44 Hadiths
01
Sahih Al-Boukhari # 55/2738
Abdullah ibn Umar (RA)
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏
"‏ مَا حَقُّ امْرِئٍ مُسْلِمٍ لَهُ شَىْءٌ، يُوصِي فِيهِ يَبِيتُ لَيْلَتَيْنِ، إِلاَّ وَوَصِيَّتُهُ مَكْتُوبَةٌ عِنْدَهُ ‏"‏‏.‏ تَابَعَهُ مُحَمَّدُ بْنُ مُسْلِمٍ عَنْ عَمْرٍو عَنِ ابْنِ عُمَرَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’est pas permis à un musulman qui a quelque chose à léguer de rester deux nuits sans avoir écrit son testament et l’avoir gardé prêt auprès de lui. »
02
Sahih Al-Boukhari # 55/2739
Amr bin al-Harith (RA)
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ الْحَارِثِ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ أَبِي بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا زُهَيْرُ بْنُ مُعَاوِيَةَ الْجُعْفِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ، خَتَنِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَخِي جُوَيْرِيَةَ بِنْتِ الْحَارِثِ قَالَ مَا تَرَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عِنْدَ مَوْتِهِ دِرْهَمًا وَلاَ دِينَارًا وَلاَ عَبْدًا وَلاَ أَمَةً وَلاَ شَيْئًا، إِلاَّ بَغْلَتَهُ الْبَيْضَاءَ وَسِلاَحَهُ وَأَرْضًا جَعَلَهَا صَدَقَةً‏.‏
Rapporté par ‘Amr bin Al-Harith : (Le frère de l’épouse du Messager d’Allah (ﷺ), Juwairiya bint Al-Harith) Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé, il n’a laissé ni dirham ni dinar (c’est-à-dire d’argent), ni esclave homme ou femme, ni rien d’autre, sauf sa mule blanche, ses armes et un terrain qu’il avait donné en aumône
03
Sahih Al-Boukhari # 55/2740
Talha bin Musarrif (RA)
حَدَّثَنَا خَلاَّدُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، حَدَّثَنَا طَلْحَةُ بْنُ مُصَرِّفٍ، قَالَ سَأَلْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما ـ هَلْ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَوْصَى فَقَالَ لاَ‏.‏ فَقُلْتُ كَيْفَ كُتِبَ عَلَى النَّاسِ الْوَصِيَّةُ أَوْ أُمِرُوا بِالْوَصِيَّةِ قَالَ أَوْصَى بِكِتَابِ اللَّهِ‏.‏
Rapporté par Talha bin Musarrif : J’ai demandé à ‘Abdullah bin Abu ‘Awfa : « Le Prophète (ﷺ) a-t-il fait un testament ? » Il a répondu : « Non. » Je lui ai demandé : « Comment se fait-il alors que le testament soit recommandé aux gens ? » Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a légué le Livre d’Allah (c’est-à-dire le Coran). »
04
Sahih Al-Boukhari # 55/2741
al-Aswad (RA)
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ زُرَارَةَ، أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ، عَنِ ابْنِ عَوْنٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنِ الأَسْوَدِ، قَالَ ذَكَرُوا عِنْدَ عَائِشَةَ أَنَّ عَلِيًّا ـ رضى الله عنهما ـ كَانَ وَصِيًّا‏.‏ فَقَالَتْ مَتَى أَوْصَى إِلَيْهِ وَقَدْ كُنْتُ مُسْنِدَتَهُ إِلَى صَدْرِي ـ أَوْ قَالَتْ حَجْرِي ـ فَدَعَا بِالطَّسْتِ، فَلَقَدِ انْخَنَثَ فِي حَجْرِي، فَمَا شَعَرْتُ أَنَّهُ قَدْ مَاتَ، فَمَتَى أَوْصَى إِلَيْهِ
Rapporté par Al-Aswad : En présence de ‘Aisha, certaines personnes ont mentionné que le Prophète (ﷺ) aurait désigné ‘Ali comme successeur par testament. ‘Aisha a dit : « Quand l’a-t-il désigné par testament ? En vérité, lorsqu’il est mort, il était appuyé contre ma poitrine (ou elle a dit : sur mes genoux), il a demandé un bassin pour se laver puis il s’est effondré dans cet état, et je n’ai même pas réalisé qu’il était mort. Alors, quand aurait-il pu faire un testament ? »
05
Sahih Al-Boukhari # 55/2742
Sa'd bin Abu Waqqas (RA)
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَاءَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي وَأَنَا بِمَكَّةَ، وَهْوَ يَكْرَهُ أَنْ يَمُوتَ بِالأَرْضِ الَّتِي هَاجَرَ مِنْهَا قَالَ ‏"‏ يَرْحَمُ اللَّهُ ابْنَ عَفْرَاءَ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أُوصِي بِمَالِي كُلِّهِ قَالَ ‏"‏ لاَ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ فَالشَّطْرُ قَالَ ‏"‏ لاَ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ الثُّلُثُ‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَالثُّلُثُ، وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ، إِنَّكَ أَنْ تَدَعَ وَرَثَتَكَ أَغْنِيَاءَ خَيْرٌ مِنْ أَنْ تَدَعَهُمْ عَالَةً يَتَكَفَّفُونَ النَّاسَ فِي أَيْدِيهِمْ، وَإِنَّكَ مَهْمَا أَنْفَقْتَ مِنْ نَفَقَةٍ فَإِنَّهَا صَدَقَةٌ، حَتَّى اللُّقْمَةُ الَّتِي تَرْفَعُهَا إِلَى فِي امْرَأَتِكَ، وَعَسَى اللَّهُ أَنْ يَرْفَعَكَ فَيَنْتَفِعَ بِكَ نَاسٌ وَيُضَرَّ بِكَ آخَرُونَ ‏"‏‏.‏ وَلَمْ يَكُنْ لَهُ يَوْمَئِذٍ إِلاَّ ابْنَةٌ‏.‏
Rapporté par Sa’d bin Abu Waqqas : Le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite alors que j’étais malade à La Mecque (‘Amir, le sous-narrateur, a dit qu’il n’aimait pas mourir dans la terre d’où il avait émigré). Il (le Prophète) a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Ibn Afra (Sa’d bin Khaula). » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), puis-je léguer tous mes biens (en aumône) ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Alors puis-je léguer la moitié ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Un tiers ? » Il a dit : « Oui, un tiers, mais même un tiers c’est trop. Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que pauvres et dépendants des autres, et tout ce que tu dépenses pour la cause d’Allah sera considéré comme une aumône, même la bouchée que tu mets dans la bouche de ta femme. Allah peut prolonger ta vie afin que certains profitent de toi et que d’autres soient affectés par toi. » À ce moment-là, Sa’d n’avait qu’une seule fille
06
Sahih Al-Boukhari # 55/2743
Ibn Abbas (RA)
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَوْ غَضَّ النَّاسُ إِلَى الرُّبْعِ، لأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏
"‏ الثُّلُثُ، وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ أَوْ كَبِيرٌ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Je recommande aux gens de réduire la part de ce qu’ils lèguent par testament au quart (de tout l’héritage), car le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un tiers, mais même un tiers c’est trop. »
07
Sahih Al-Boukhari # 55/2744
Sa'd
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحِيمِ، حَدَّثَنَا زَكَرِيَّاءُ بْنُ عَدِيٍّ، حَدَّثَنَا مَرْوَانُ، عَنْ هَاشِمِ بْنِ هَاشِمٍ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ مَرِضْتُ فَعَادَنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ ادْعُ اللَّهَ أَنْ لاَ يَرُدَّنِي عَلَى عَقِبِي‏.‏ قَالَ ‏"‏ لَعَلَّ اللَّهَ يَرْفَعُكَ وَيَنْفَعُ بِكَ نَاسًا ‏"‏‏.‏ قُلْتُ أُرِيدُ أَنْ أُوصِيَ، وَإِنَّمَا لِي ابْنَةٌ ـ قُلْتُ ـ أُوصِي بِالنِّصْفِ قَالَ ‏"‏ النِّصْفُ كَثِيرٌ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ فَالثُّلُثِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ الثُّلُثُ، وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ أَوْ كَبِيرٌ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَأَوْصَى النَّاسُ بِالثُّلُثِ، وَجَازَ ذَلِكَ لَهُمْ‏.‏
Rapporté par Sa’d : Je suis tombé malade et le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite. Je lui ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), j’invoque Allah pour qu’Il ne me fasse pas mourir dans la terre d’où j’ai émigré (c’est-à-dire La Mecque). » Il a dit : « Qu’Allah te donne la santé et que les gens profitent de toi. » J’ai dit : « Je veux léguer mes biens, et je n’ai qu’une fille, je veux donner la moitié (en aumône). » Il a dit : « La moitié, c’est trop. » J’ai dit : « Alors, un tiers. » Il a dit : « Un tiers, mais même un tiers c’est trop. » (Le narrateur a ajouté : « Les gens ont alors commencé à léguer un tiers de leurs biens et cela leur a été permis. »)
08
Sahih Al-Boukhari # 55/2745
Aïcha (RA)
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهَا قَالَتْ كَانَ عُتْبَةُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ عَهِدَ إِلَى أَخِيهِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ أَنَّ ابْنَ وَلِيدَةِ زَمْعَةَ مِنِّي، فَاقْبِضْهُ إِلَيْكَ‏.‏ فَلَمَّا كَانَ عَامُ الْفَتْحِ أَخَذَهُ سَعْدٌ فَقَالَ ابْنُ أَخِي، قَدْ كَانَ عَهِدَ إِلَىَّ فِيهِ‏.‏ فَقَامَ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ فَقَالَ أَخِي، وَابْنُ أَمَةِ أَبِي، وُلِدَ عَلَى فِرَاشِهِ‏.‏ فَتَسَاوَقَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَقَالَ سَعْدٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ابْنُ أَخِي، كَانَ عَهِدَ إِلَىَّ فِيهِ‏.‏ فَقَالَ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ أَخِي وَابْنُ وَلِيدَةِ أَبِي‏.‏ وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ هُوَ لَكَ يَا عَبْدُ ابْنَ زَمْعَةَ، الْوَلَدُ لِلْفِرَاشِ، وَلِلْعَاهِرِ الْحَجَرُ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ قَالَ لِسَوْدَةَ بِنْتِ زَمْعَةَ ‏"‏ احْتَجِبِي مِنْهُ ‏"‏‏.‏ لِمَا رَأَى مِنْ شَبَهِهِ بِعُتْبَةَ، فَمَا رَآهَا حَتَّى لَقِيَ اللَّهَ‏.‏
Rapporté par ‘Aisha (l’épouse du Prophète) : ‘Utba bin Abi Waqqas a confié (son fils) à son frère Sa’d bin Abi Waqqas en disant : « Le fils de la servante de Zam’a est mon fils (illégitime), prends-le sous ta garde. » Lors de l’année de la conquête de La Mecque, Sa’d a pris le garçon et a dit : « C’est le fils de mon frère, que mon frère m’a confié. » ‘Abu bin Zam’a s’est levé et a dit : « C’est mon frère et le fils de la servante de mon père, il est né sur le lit de mon père. » Tous deux sont allés voir le Messager d’Allah (ﷺ). Sa’d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), c’est le fils de mon frère, que mon frère m’a confié. » ‘Abu bin Zam’a a dit : « C’est mon frère et le fils de la servante de mon père. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Abu bin Zam’a ! Ce garçon est pour toi, car l’enfant appartient au lit (où il est né), et pour l’adultère il n’y a que la pierre (c’est-à-dire rien). » Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit à sa femme Sauda bint Zam’a : « Voile-toi devant ce garçon, » car il avait remarqué sa ressemblance avec ‘Utba. Depuis ce jour, le garçon n’a plus vu Sauda jusqu’à sa mort
09
Sahih Al-Boukhari # 55/2746
Anas ibn Malik (RA)
حَدَّثَنَا حَسَّانُ بْنُ أَبِي عَبَّادٍ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ يَهُوِدِيًّا، رَضَّ رَأْسَ جَارِيَةٍ بَيْنَ حَجَرَيْنِ، فَقِيلَ لَهَا مَنْ فَعَلَ بِكِ، أَفُلاَنٌ أَوْ فُلاَنٌ حَتَّى سُمِّيَ الْيَهُودِيُّ، فَأَوْمَأَتْ بِرَأْسِهَا، فَجِيءَ بِهِ، فَلَمْ يَزَلْ حَتَّى اعْتَرَفَ، فَأَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَرُضَّ رَأْسُهُ بِالْحِجَارَةِ‏.‏
Rapporté par Anas : Un Juif a écrasé la tête d’une fille entre deux pierres. On lui a demandé : « Qui t’a fait cela ? Untel ? Untel ? » Jusqu’à ce qu’on cite le nom du Juif, et elle a acquiescé. On a amené le Juif, il a été interrogé jusqu’à ce qu’il avoue. Le Prophète (ﷺ) a alors ordonné qu’on lui écrase la tête avec des pierres
10
Sahih Al-Boukhari # 55/2747
Ibn Abbas (RA)
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، عَنْ وَرْقَاءَ، عَنِ ابْنِ أَبِي نَجِيحٍ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كَانَ الْمَالُ لِلْوَلَدِ، وَكَانَتِ الْوَصِيَّةُ لِلْوَالِدَيْنِ، فَنَسَخَ اللَّهُ مِنْ ذَلِكَ مَا أَحَبَّ، فَجَعَلَ لِلذَّكَرِ مِثْلَ حَظِّ الأُنْثَيَيْنِ، وَجَعَلَ لِلأَبَوَيْنِ لِكُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا السُّدُسَ، وَجَعَلَ لِلْمَرْأَةِ الثُّمُنَ وَالرُّبْعَ، وَلِلزَّوْجِ الشَّطْرَ وَالرُّبُعَ‏.‏
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La coutume autrefois était que les biens du défunt étaient hérités par ses enfants ; quant aux parents du défunt, ils héritaient selon la volonté du défunt. Puis Allah a abrogé cette coutume comme Il l’a voulu et a fixé que l’homme hérite le double de la femme, que chaque parent hérite d’un sixième (de tout l’héritage), que la femme hérite d’un huitième ou d’un quart, et que le mari hérite de la moitié ou du quart
11
Sahih Al-Boukhari # 55/2748
Abou Hourayra (RA)
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ عُمَارَةَ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَجُلٌ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَىُّ الصَّدَقَةِ أَفْضَلُ قَالَ ‏
"‏ أَنْ تَصَدَّقَ وَأَنْتَ صَحِيحٌ حَرِيصٌ‏.‏ تَأْمُلُ الْغِنَى، وَتَخْشَى الْفَقْرَ، وَلاَ تُمْهِلْ حَتَّى إِذَا بَلَغَتِ الْحُلْقُومَ قُلْتَ لِفُلاَنٍ كَذَا وَلِفُلاَنٍ كَذَا، وَقَدْ كَانَ لِفُلاَنٍ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Un homme a demandé au Prophète : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), quelle est la meilleure aumône ? » Il a répondu : « Donner en aumône quand tu es en bonne santé, avide de richesse, espérant devenir riche et craignant la pauvreté. Ne tarde pas à donner l’aumône jusqu’au moment où tu es sur ton lit de mort, en disant : “Donne tant à untel et tant à untel”, car à ce moment-là, tes biens ne t’appartiennent plus, mais à tes héritiers. »
12
Sahih Al-Boukhari # 55/2749
Abou Hourayra (RA)
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ أَبُو الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا نَافِعُ بْنُ مَالِكِ بْنِ أَبِي عَامِرٍ أَبُو سُهَيْلٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏
"‏ آيَةُ الْمُنَافِقِ ثَلاَثٌ، إِذَا حَدَّثَ كَذَبَ، وَإِذَا اؤْتُمِنَ خَانَ، وَإِذَا وَعَدَ أَخْلَفَ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les signes d’un hypocrite sont au nombre de trois : quand il parle, il ment ; quand on lui confie quelque chose, il trahit ; quand il promet, il ne tient pas sa promesse. »
13
Sahih Al-Boukhari # 55/2750
Urwa bin al-Zubair (RA)
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا الأَوْزَاعِيُّ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، وَعُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّ حَكِيمَ بْنَ حِزَامٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَعْطَانِي، ثُمَّ سَأَلْتُهُ فَأَعْطَانِي ثُمَّ قَالَ لِي ‏
"‏ يَا حَكِيمُ، إِنَّ هَذَا الْمَالَ خَضِرٌ حُلْوٌ، فَمَنْ أَخَذَهُ بِسَخَاوَةِ نَفْسٍ بُورِكَ لَهُ فِيهِ، وَمَنْ أَخَذَهُ بِإِشْرَافِ نَفْسٍ لَمْ يُبَارَكْ لَهُ فِيهِ، وَكَانَ كَالَّذِي يَأْكُلُ وَلاَ يَشْبَعُ، وَالْيَدُ الْعُلْيَا خَيْرٌ مِنَ الْيَدِ السُّفْلَى ‏"‏‏.‏ قَالَ حَكِيمٌ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لاَ أَرْزَأُ أَحَدًا بَعْدَكَ شَيْئًا حَتَّى أُفَارِقَ الدُّنْيَا‏.‏ فَكَانَ أَبُو بَكْرٍ يَدْعُو حَكِيمًا لِيُعْطِيَهُ الْعَطَاءَ فَيَأْبَى أَنْ يَقْبَلَ مِنْهُ شَيْئًا، ثُمَّ إِنَّ عُمَرَ دَعَاهُ لِيُعْطِيَهُ فَيَأْبَى أَنْ يَقْبَلَهُ فَقَالَ يَا مَعْشَرَ الْمُسْلِمِينَ، إِنِّي أَعْرِضُ عَلَيْهِ حَقَّهُ الَّذِي قَسَمَ اللَّهُ لَهُ مِنْ هَذَا الْفَىْءِ فَيَأْبَى أَنْ يَأْخُذَهُ‏.‏ فَلَمْ يَرْزَأْ حَكِيمٌ أَحَدًا مِنَ النَّاسِ بَعْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى تُوُفِّيَ رَحِمَهُ اللَّهُ‏.‏
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Hakim bin Hizam a dit : « J’ai demandé quelque chose au Messager d’Allah (ﷺ), il m’a donné, puis j’ai redemandé et il m’a donné encore, puis il m’a dit : “Ô Hakim ! Cette richesse est verte et douce (c’est-à-dire attirante comme des fruits), et celui qui la prend sans avidité est béni avec, mais celui qui la prend avec avidité n’est pas béni et ressemble à celui qui mange sans jamais être rassasié. La main qui donne est meilleure que celle qui reçoit.” » Hakim a ajouté : « J’ai dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ), par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne demanderai plus jamais rien à personne après toi jusqu’à ma mort. » Par la suite, Abu Bakr appelait Hakim pour lui donner quelque chose, mais il refusait. Puis ‘Umar l’a appelé pour lui donner aussi, mais il a refusé. ‘Umar a alors dit : « Ô musulmans ! Je lui ai proposé sa part que Dieu lui a attribuée dans le butin, mais il refuse de la prendre. » Ainsi, Hakim n’a plus rien demandé à personne après le Prophète, jusqu’à sa mort – qu’Allah lui fasse miséricorde
14
Sahih Al-Boukhari # 55/2751
Abdullah ibn Umar (RA)
حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ مُحَمَّدٍ السَّخْتِيَانِيُّ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا يُونُسُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَالِمٌ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏"‏ كُلُّكُمْ رَاعٍ وَمَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالإِمَامُ رَاعٍ وَمَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالرَّجُلُ رَاعٍ فِي أَهْلِهِ وَمَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالْمَرْأَةُ فِي بَيْتِ زَوْجِهَا رَاعِيَةٌ وَمَسْئُولَةٌ عَنْ رَعِيَّتِهَا، وَالْخَادِمُ فِي مَالِ سَيِّدِهِ رَاعٍ وَمَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ ‏"‏‏.‏ قَالَ وَحَسِبْتُ أَنْ قَدْ قَالَ ‏"‏ وَالرَّجُلُ رَاعٍ فِي مَالِ أَبِيهِ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Ibn ‘Umar : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Vous êtes tous des bergers et chacun est responsable de ce qu’il garde : le dirigeant (imam) est un berger et responsable de ses sujets ; un homme est berger de sa famille et responsable de ceux qui sont sous sa garde ; une femme est bergère dans la maison de son mari et responsable de ce qu’elle garde ; un serviteur est berger des biens de son maître et responsable de ce qu’il garde. » Je pense qu’il a aussi dit : « Et un homme est berger des biens de son père. »
15
Sahih Al-Boukhari # 55/2752
Anas ibn Malik (RA)
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لأَبِي طَلْحَةَ ‏"‏ أَرَى أَنْ تَجْعَلَهَا فِي الأَقْرَبِينَ ‏"‏‏.‏ قَالَ أَبُو طَلْحَةَ أَفْعَلُ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَقَسَمَهَا أَبُو طَلْحَةَ فِي أَقَارِبِهِ وَبَنِي عَمِّهِ‏.‏ وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ لَمَّا نَزَلَتْ ‏{‏وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِينَ‏}‏ جَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُنَادِي ‏"‏ يَا بَنِي فِهْرٍ، يَا بَنِي عَدِيٍّ ‏"‏‏.‏ لِبُطُونِ قُرَيْشٍ‏.‏ وَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ لَمَّا نَزَلَتْ ‏{‏وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِينَ‏}‏ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ يَا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit à Abu Talha : « Je te conseille de partager (ce jardin) entre tes proches. » Abu Talha répondit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je vais faire ainsi. » Alors Abu Talha le partagea entre ses proches et ses cousins. Ibn ‘Abbas a dit : Lorsque le verset coranique : « Avertis tes plus proches parents » (26.214) a été révélé, le Prophète (ﷺ) a commencé à appeler les différentes grandes familles de Quraish : « Ô Bani Fihr ! Ô Bani Adi ! » Abu Huraira a dit : Lorsque le verset : « Avertis tes plus proches parents » fut révélé, le Prophète (ﷺ) a dit d’une voix forte : « Ô gens de Quraish ! »
16
Sahih Al-Boukhari # 55/2753
Abou Hourayra (RA)
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، وَأَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ أَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ‏{‏وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِينَ ‏}‏ قَالَ ‏"‏ يَا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ ـ أَوْ كَلِمَةً نَحْوَهَا ـ اشْتَرُوا أَنْفُسَكُمْ، لاَ أُغْنِي عَنْكُمْ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا، يَا بَنِي عَبْدِ مَنَافٍ لاَ أُغْنِي عَنْكُمْ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا، يَا عَبَّاسُ بْنَ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ لاَ أُغْنِي عَنْكَ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا، وَيَا صَفِيَّةُ عَمَّةَ رَسُولِ اللَّهِ لاَ أُغْنِي عَنْكِ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا، وَيَا فَاطِمَةُ بِنْتَ مُحَمَّدٍ سَلِينِي مَا شِئْتِ مِنْ مَالِي لاَ أُغْنِي عَنْكِ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا ‏"‏‏.‏ تَابَعَهُ أَصْبَغُ عَنِ ابْنِ وَهْبٍ عَنْ يُونُسَ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Lorsque Allah a révélé le verset : « Avertis tes plus proches parents », le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a dit : « Ô gens de Quraish (ou des paroles similaires) ! Sauvez-vous (du Feu de l’Enfer), car je ne peux pas vous protéger du châtiment d’Allah ; Ô Bani ‘Abd Manaf ! Je ne peux pas vous protéger du châtiment d’Allah ; Ô Safiya, tante du Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne peux pas te protéger du châtiment d’Allah ; Ô Fatima bint Muhammad ! Demande-moi ce que tu veux de mes biens, mais je ne peux pas te protéger du châtiment d’Allah. »
17
Sahih Al-Boukhari # 55/2754
Anas ibn Malik (RA)
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم رَأَى رَجُلاً يَسُوقُ بَدَنَةً، فَقَالَ لَهُ ‏"‏ ارْكَبْهَا ‏"‏‏.‏ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّهَا بَدَنَةٌ‏.‏ قَالَ فِي الثَّالِثَةِ أَوِ الرَّابِعَةِ ‏"‏ ارْكَبْهَا، وَيْلَكَ، أَوْ وَيْحَكَ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a vu un homme conduire une Badana (c’est-à-dire un chameau destiné au sacrifice) et lui a dit : « Monte dessus. » L’homme répondit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est une Badana. » (Le Prophète (ﷺ) répéta son ordre) et, à la troisième ou quatrième fois, il dit : « Monte dessus, malheur à toi ! » ou il a dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde. »
18
Sahih Al-Boukhari # 55/2755
Abou Hourayra (RA)
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَأَى رَجُلاً يَسُوقُ بَدَنَةً، فَقَالَ ‏"‏ ارْكَبْهَا ‏"‏‏.‏ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّهَا بَدَنَةٌ‏.‏ قَالَ ‏"‏ ارْكَبْهَا، وَيْلَكَ ‏"‏‏.‏ فِي الثَّانِيَةِ أَوْ فِي الثَّالِثَةِ‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a vu un homme conduire une Badana et lui a dit : « Monte dessus », puis, à la deuxième ou troisième fois, il ajouta : « Malheur à toi ! »
19
Sahih Al-Boukhari # 55/2756
Ibn Abbas (RA)
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا مَخْلَدُ بْنُ يَزِيدَ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي يَعْلَى، أَنَّهُ سَمِعَ عِكْرِمَةَ، يَقُولُ أَنْبَأَنَا ابْنُ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ ـ رضى الله عنه ـ تُوُفِّيَتْ أُمُّهُ وَهْوَ غَائِبٌ عَنْهَا، فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أُمِّي تُوُفِّيَتْ وَأَنَا غَائِبٌ عَنْهَا، أَيَنْفَعُهَا شَىْءٌ إِنْ تَصَدَّقْتُ بِهِ عَنْهَا قَالَ ‏
"‏ نَعَمْ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَإِنِّي أُشْهِدُكَ أَنَّ حَائِطِي الْمِخْرَافَ صَدَقَةٌ عَلَيْهَا‏.‏
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La mère de Sa‘d bin ‘Ubada est décédée en son absence. Il dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ma mère est morte alors que je n’étais pas là ; cela lui sera-t-il utile si je donne une aumône pour elle ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Oui. » Sa‘d dit : « Je te prends à témoin que j’ai donné mon jardin appelé Al Makhraf en aumône pour elle. »
20
Sahih Al-Boukhari # 55/2757
Ka'b bin Malik
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ كَعْبٍ، قَالَ سَمِعْتُ كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه‏.‏ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ مِنْ تَوْبَتِي أَنْ أَنْخَلِعَ مِنْ مَالِي صَدَقَةً إِلَى اللَّهِ وَإِلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ قَالَ ‏
"‏ أَمْسِكْ عَلَيْكَ بَعْضَ مَالِكَ فَهُوَ خَيْرٌ لَكَ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ فَإِنِّي أُمْسِكُ سَهْمِي الَّذِي بِخَيْبَرَ‏.‏
Rapporté par Ka‘b bin Malik : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pour que mon repentir soit accepté, je souhaite donner tous mes biens en aumône pour Allah par l’intermédiaire de Son Messager. » Il dit : « Il vaut mieux que tu gardes une partie de tes biens pour toi. » J’ai dit : « Alors je garderai ma part à Khaibar. »
21
Sahih Al-Boukhari # 55/2758
Anas ibn Malik (RA)
وَقَالَ إِسْمَاعِيلُ أَخْبَرَنِي عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ،، لاَ أَعْلَمُهُ إِلاَّ عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا نَزَلَتْ ‏{‏لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ‏}‏ جَاءَ أَبُو طَلْحَةَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ يَقُولُ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى فِي كِتَابِهِ ‏{‏لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ‏}‏ وَإِنَّ أَحَبَّ أَمْوَالِي إِلَىَّ بِيرُحَاءَ ـ قَالَ وَكَانَتْ حَدِيقَةً كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدْخُلُهَا وَيَسْتَظِلُّ بِهَا وَيَشْرَبُ مِنْ مَائِهَا ـ فَهِيَ إِلَى اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ وَإِلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم أَرْجُو بِرَّهُ وَذُخْرَهُ، فَضَعْهَا أَىْ رَسُولَ اللَّهِ حَيْثُ أَرَاكَ اللَّهُ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ بَخْ يَا أَبَا طَلْحَةَ، ذَلِكَ مَالٌ رَابِحٌ، قَبِلْنَاهُ مِنْكَ وَرَدَدْنَاهُ عَلَيْكَ، فَاجْعَلْهُ فِي الأَقْرَبِينَ ‏"‏‏.‏ فَتَصَدَّقَ بِهِ أَبُو طَلْحَةَ عَلَى ذَوِي رَحِمِهِ، قَالَ وَكَانَ مِنْهُمْ أُبَىٌّ وَحَسَّانُ، قَالَ وَبَاعَ حَسَّانُ حِصَّتَهُ مِنْهُ مِنْ مُعَاوِيَةَ، فَقِيلَ لَهُ تَبِيعُ صَدَقَةَ أَبِي طَلْحَةَ فَقَالَ أَلاَ أَبِيعُ صَاعًا مِنْ تَمْرٍ بِصَاعٍ مِنْ دَرَاهِمَ قَالَ وَكَانَتْ تِلْكَ الْحَدِيقَةُ فِي مَوْضِعِ قَصْرِ بَنِي حُدَيْلَةَ الَّذِي بَنَاهُ مُعَاوِيَةُ‏.‏
Rapporté par Anas (ra) : Lorsque le verset sacré : « Vous n’atteindrez jamais la piété (la récompense d’Allah, c’est-à-dire le Paradis) tant que vous ne dépenserez pas de ce que vous aimez… » (3:92) a été révélé, Abu Talha est allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah ! Allah, le Béni, le Très-Haut, a dit dans Son Livre : “Vous n’atteindrez jamais la piété tant que vous ne dépenserez pas de ce que vous aimez…” et le bien que j’aime le plus est Bairuha’ (un jardin où le Messager d’Allah (ﷺ) venait s’asseoir à l’ombre et boire de son eau). Je l’offre à Allah et à Son Messager (ﷺ) en espérant la récompense d’Allah dans l’au-delà. Ô Messager d’Allah ! Utilise-le comme Allah te l’ordonne. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Bravo ! Ô Abu Talha, c’est un bien fructueux. Nous l’acceptons de toi et maintenant nous te le rendons. Distribue-le parmi tes proches. » Alors Abu Talha le distribua parmi ses proches, dont Ubai et Hassan. Quand Hassan a vendu sa part de ce jardin à Mu‘awiya, on lui demanda : « Que penses-tu de l’aumône d’Abu Talha ? » Il répondit : « Pourquoi ne vendrais-je pas un Sa’ de dattes contre un Sa’ d’argent ? » Le jardin était situé dans la cour du palais de Bani Jadila construit par Mu‘awiya
22
Sahih Al-Boukhari # 55/2759
Ibn Abbas (RA)
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْفَضْلِ أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ إِنَّ نَاسًا يَزْعُمُونَ أَنَّ هَذِهِ الآيَةَ نُسِخَتْ، وَلاَ وَاللَّهِ مَا نُسِخَتْ، وَلَكِنَّهَا مِمَّا تَهَاوَنَ النَّاسُ، هُمَا وَالِيَانِ وَالٍ يَرِثُ، وَذَاكَ الَّذِي يَرْزُقُ، وَوَالٍ لاَ يَرِثُ، فَذَاكَ الَّذِي يَقُولُ بِالْمَعْرُوفِ، يَقُولُ لاَ أَمْلِكُ لَكَ أَنْ أُعْطِيَكَ‏.‏
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Certaines personnes prétendent que l’ordre dans le verset ci-dessus est annulé. Par Allah, il n’est pas annulé, mais les gens ont cessé de l’appliquer. Il y a deux sortes de tuteurs (chargés de l’héritage) : Celui qui hérite ; il doit donner (de ce qu’il hérite aux proches, orphelins, nécessiteux, etc.), et celui qui n’hérite pas (par exemple, le tuteur des orphelins) : il doit parler avec bonté et dire (à ceux qui sont présents lors du partage) : « Je ne peux pas vous le donner (car la richesse appartient aux orphelins). »
23
Sahih Al-Boukhari # 55/2760
Aïcha (RA)
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، رضى الله عنها أَنَّ رَجُلاً، قَالَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِنَّ أُمِّي افْتُلِتَتْ نَفْسَهَا، وَأُرَاهَا لَوْ تَكَلَّمَتْ تَصَدَّقَتْ، أَفَأَتَصَدَّقُ عَنْهَا قَالَ ‏
"‏ نَعَمْ، تَصَدَّقْ عَنْهَا ‏"‏‏.‏
Rapporté par ‘Aisha : Un homme a dit au Prophète : « Ma mère est morte subitement, et je pense que si elle avait pu parler, elle aurait donné en aumône. Puis-je donner en aumône pour elle ? » Il répondit : « Oui ! Donne en aumône pour elle. »
24
Sahih Al-Boukhari # 55/2761
Ibn Abbas (RA)
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ ـ رضى الله عنه ـ اسْتَفْتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ إِنَّ أُمِّي مَاتَتْ وَعَلَيْهَا نَذْرٌ‏.‏ فَقَالَ ‏
"‏ اقْضِهِ عَنْهَا ‏"‏‏.‏
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Sa‘d bin Ubada a consulté le Messager d’Allah (ﷺ) en disant : « Ma mère est morte et elle avait un vœu non accompli. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Accomplis-le pour elle. »
25
Sahih Al-Boukhari # 55/2762
Ibn Abbas (RA)
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، أَنَّ ابْنَ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَهُمْ قَالَ أَخْبَرَنِي يَعْلَى، أَنَّهُ سَمِعَ عِكْرِمَةَ، مَوْلَى ابْنِ عَبَّاسٍ يَقُولُ أَنْبَأَنَا ابْنُ عَبَّاسٍ، أَنَّ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ ـ رضى الله عنهم ـ أَخَا بَنِي سَاعِدَةَ تُوُفِّيَتْ أُمُّهُ وَهْوَ غَائِبٌ، فَأَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أُمِّي تُوُفِّيَتْ وَأَنَا غَائِبٌ عَنْهَا، فَهَلْ يَنْفَعُهَا شَىْءٌ إِنْ تَصَدَّقْتُ بِهِ عَنْهَا قَالَ ‏
"‏ نَعَمْ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَإِنِّي أُشْهِدُكَ أَنَّ حَائِطِي الْمِخْرَافَ صَدَقَةٌ عَلَيْهَا‏.‏
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La mère de Sa‘d bin Ubada, le frère de Bani Saida, est morte en l’absence de Sa‘d. Il est donc allé voir le Prophète et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ma mère est morte en mon absence, cela lui sera-t-il utile si je donne en aumône pour elle ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Oui. » Sa‘d dit : « Je te prends à témoin que je donne mon jardin Al-Makhraf en aumône pour elle. »
26
Sahih Al-Boukhari # 55/2763
al-Zuhri (RA)
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ كَانَ عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ يُحَدِّثُ أَنَّهُ سَأَلَ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها – ‏{‏وَإِنْ خِفْتُمْ أَنْ لاَ تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَى فَانْكِحُوا مَا طَابَ لَكُمْ مِنَ النِّسَاءِ‏}‏ قَالَتْ هِيَ الْيَتِيمَةُ فِي حَجْرِ وَلِيِّهَا، فَيَرْغَبُ فِي جَمَالِهَا وَمَالِهَا، وَيُرِيدُ أَنْ يَتَزَوَّجَهَا بِأَدْنَى مِنْ سُنَّةِ نِسَائِهَا، فَنُهُوا عَنْ نِكَاحِهِنَّ، إِلاَّ أَنْ يُقْسِطُوا لَهُنَّ فِي إِكْمَالِ الصَّدَاقِ، وَأُمِرُوا بِنِكَاحِ مَنْ سِوَاهُنَّ مِنَ النِّسَاءِ قَالَتْ عَائِشَةُ ثُمَّ اسْتَفْتَى النَّاسُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْدُ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ‏{‏وَيَسْتَفْتُونَكَ فِي النِّسَاءِ قُلِ اللَّهُ يُفْتِيكُمْ فِيهِنَّ‏}‏ قَالَتْ فَبَيَّنَ اللَّهُ فِي هَذِهِ أَنَّ الْيَتِيمَةَ إِذَا كَانَتْ ذَاتَ جَمَالٍ وَمَالٍ رَغِبُوا فِي نِكَاحِهَا، وَلَمْ يُلْحِقُوهَا بِسُنَّتِهَا بِإِكْمَالِ الصَّدَاقِ، فَإِذَا كَانَتْ مَرْغُوبَةً عَنْهَا فِي قِلَّةِ الْمَالِ وَالْجَمَالِ تَرَكُوهَا وَالْتَمَسُوا غَيْرَهَا مِنَ النِّسَاءِ، قَالَ فَكَمَا يَتْرُكُونَهَا حِينَ يَرْغَبُونَ عَنْهَا فَلَيْسَ لَهُمْ أَنْ يَنْكِحُوهَا إِذَا رَغِبُوا فِيهَا إِلاَّ أَنْ يُقْسِطُوا لَهَا الأَوْفَى مِنَ الصَّدَاقِ وَيُعْطُوهَا حَقَّهَا‏.‏
Rapporté par Az-Zuhri : ‘Urwa bin Az-Zubair a dit qu’il a demandé à ‘Aisha la signification du verset coranique : « Et si vous craignez de ne pas être équitables envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes de votre choix. » (4.2-3) ‘Aisha a dit : « Il s’agit d’une orpheline sous la tutelle de son tuteur, qui est attiré par elle à cause de sa beauté et de sa richesse, et veut l’épouser en lui donnant une dot inférieure à celle des femmes de son rang. Ils (les tuteurs) ont donc été interdits d’épouser les orphelines à moins de leur donner une dot complète et appropriée. Sinon, ils devaient épouser d’autres femmes. Plus tard, les gens ont interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet. Alors Allah a révélé ce verset : « Ils te demandent une instruction (Ô Muhammad !) au sujet des femmes. Dis : Allah vous instruit à leur sujet… » (4.127) et dans ce verset, Allah a indiqué que si l’orpheline était belle et riche, son tuteur voudrait l’épouser sans lui donner une dot appropriée, mais si elle n’était pas désirable par manque de beauté ou de richesse, il ne l’épouserait pas et chercherait à épouser une autre femme. Donc, puisqu’il ne l’épousait pas quand elle ne lui plaisait pas, il n’avait pas le droit de l’épouser quand il était intéressé, à moins de la traiter avec justice en lui donnant une dot complète et en respectant tous ses droits. »
27
Sahih Al-Boukhari # 55/2764
Abdullah ibn Umar (RA)
حَدَّثَنَا هَارُونُ، حَدَّثَنَا أَبُو سَعِيدٍ، مَوْلَى بَنِي هَاشِمٍ حَدَّثَنَا صَخْرُ بْنُ جُوَيْرِيَةَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ عُمَرَ، تَصَدَّقَ بِمَالٍ لَهُ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ يُقَالُ لَهُ ثَمْغٌ، وَكَانَ نَخْلاً، فَقَالَ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي اسْتَفَدْتُ مَالاً وَهُوَ عِنْدِي نَفِيسٌ فَأَرَدْتُ أَنْ أَتَصَدَّقَ بِهِ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏
"‏ تَصَدَّقْ بِأَصْلِهِ، لاَ يُبَاعُ وَلاَ يُوهَبُ وَلاَ يُورَثُ، وَلَكِنْ يُنْفَقُ ثَمَرُهُ ‏"‏‏.‏ فَتَصَدَّقَ بِهِ عُمَرُ، فَصَدَقَتُهُ ذَلِكَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ وَفِي الرِّقَابِ وَالْمَسَاكِينِ وَالضَّيْفِ وَابْنِ السَّبِيلِ وَلِذِي الْقُرْبَى، وَلاَ جُنَاحَ عَلَى مَنْ وَلِيَهُ أَنْ يَأْكُلَ مِنْهُ بِالْمَعْرُوفِ، أَوْ يُوكِلَ صَدِيقَهُ غَيْرَ مُتَمَوِّلٍ بِهِ‏.‏
Rapporté par Ibn ‘Umar : Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), ‘Umar a donné en aumône une partie de ses biens, un jardin de palmiers appelé Thamgh. ‘Umar dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai des biens auxquels je tiens beaucoup et je veux les donner en aumône. » Le Prophète dit : « Donne-les en aumône (c’est-à-dire comme fondation pieuse) avec son terrain et ses arbres, à condition que le terrain et les arbres ne soient ni vendus, ni donnés en cadeau, ni légués, mais que les fruits soient distribués en aumône. » Ainsi, ‘Umar l’a donné en aumône, et cela servait à la cause d’Allah, à l’affranchissement des esclaves, aux pauvres, aux invités, aux voyageurs et aux proches. La personne chargée de l’administrer pouvait en manger raisonnablement et équitablement, et pouvait en faire profiter un ami, à condition de ne pas chercher à s’enrichir grâce à cela
28
Sahih Al-Boukhari # 55/2765
Aïcha (RA)
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها – ‏{‏وَمَنْ كَانَ غَنِيًّا فَلْيَسْتَعْفِفْ وَمَنْ كَانَ فَقِيرًا فَلْيَأْكُلْ بِالْمَعْرُوفِ‏}‏‏.‏ قَالَتْ أُنْزِلَتْ فِي وَالِي الْيَتِيمِ أَنْ يُصِيبَ مِنْ مَالِهِ إِذَا كَانَ مُحْتَاجًا بِقَدْرِ مَالِهِ بِالْمَعْرُوفِ‏.‏
Rapporté par ‘Aisha : Le verset suivant : « Si le tuteur est aisé, qu’il ne prenne pas de salaire (c’est-à-dire de rémunération), mais s’il est pauvre, qu’il prenne pour lui ce qui est juste et raisonnable. » (4.6) a été révélé à propos du tuteur d’un orphelin, et cela signifie que s’il est pauvre, il peut prendre pour lui (dans les biens de l’orphelin) ce qui est juste et raisonnable selon la part de l’orphelin dans l’héritage
29
Sahih Al-Boukhari # 55/2766
Abou Hourayra (RA)
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ ثَوْرِ بْنِ زَيْدٍ الْمَدَنِيِّ، عَنْ أَبِي الْغَيْثِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ اجْتَنِبُوا السَّبْعَ الْمُوبِقَاتِ ‏"‏‏.‏ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَمَا هُنَّ قَالَ ‏"‏ الشِّرْكُ بِاللَّهِ، وَالسِّحْرُ، وَقَتْلُ النَّفْسِ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ إِلاَّ بِالْحَقِّ، وَأَكْلُ الرِّبَا، وَأَكْلُ مَالِ الْيَتِيمِ، وَالتَّوَلِّي يَوْمَ الزَّحْفِ، وَقَذْفُ الْمُحْصَنَاتِ الْمُؤْمِنَاتِ الْغَافِلاَتِ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Évitez les sept grands péchés destructeurs. » Les gens demandèrent : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Quels sont-ils ? » Il répondit : « Associer d’autres à Allah dans l’adoration, pratiquer la sorcellerie, tuer une vie qu’Allah a rendue sacrée sauf pour une raison valable, manger l’usure (riba), dévorer les biens de l’orphelin, fuir le champ de bataille au moment du combat, et accuser des femmes chastes, croyantes, qui n’ont jamais pensé à rien de mal. »
30
Sahih Al-Boukhari # 55/2767
Nafi' bin Umar (RA)
وَقَالَ لَنَا سُلَيْمَانُ حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ نَافِعٍ، قَالَ مَا رَدَّ ابْنُ عُمَرَ عَلَى أَحَدٍ وَصِيَّةً‏.‏ وَكَانَ ابْنُ سِيرِينَ أَحَبَّ الأَشْيَاءِ إِلَيْهِ فِي مَالِ الْيَتِيمِ أَنْ يَجْتَمِعَ إِلَيْهِ نُصَحَاؤُهُ وَأَوْلِيَاؤُهُ فَيَنْظُرُوا الَّذِي هُوَ خَيْرٌ لَهُ‏.‏ وَكَانَ طَاوُسٌ إِذَا سُئِلَ عَنْ شَىْءٍ مِنْ أَمْرِ الْيَتَامَى قَرَأَ ‏{‏وَاللَّهُ يَعْلَمُ الْمُفْسِدَ مِنَ الْمُصْلِحِ‏}‏‏.‏ وَقَالَ عَطَاءٌ فِي يَتَامَى الصَّغِيرُ وَالْكَبِيرُ يُنْفِقُ الْوَلِيُّ عَلَى كُلِّ إِنْسَانٍ بِقَدْرِهِ مِنْ حِصَّتِهِ‏.‏
Rapporté par Nafi’ : « Ibn ‘Umar n’a jamais refusé d’être nommé tuteur. » Ce que préférait Ibn Sirin concernant les biens de l’orphelin, c’était que le conseiller et les tuteurs de l’orphelin se réunissent pour décider de ce qui est le mieux pour lui. Quand on interrogeait Tawus à propos des affaires d’un orphelin, il récitait : « …Et Allah sait qui cherche à nuire et qui veut du bien… » (2:220). ‘Ata a dit à propos de certains orphelins : « Le tuteur doit subvenir aux besoins des orphelins, jeunes ou âgés, selon leurs besoins et à partir de leurs parts. »
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Sahih Al-Boukhari # 55/2768
Anas ibn Malik (RA)
حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ كَثِيرٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُلَيَّةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَدِينَةَ لَيْسَ لَهُ خَادِمٌ، فَأَخَذَ أَبُو طَلْحَةَ بِيَدِي، فَانْطَلَقَ بِي إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أَنَسًا غُلاَمٌ كَيِّسٌ، فَلْيَخْدُمْكَ‏.‏ قَالَ فَخَدَمْتُهُ فِي السَّفَرِ وَالْحَضَرِ، مَا قَالَ لِي لِشَىْءٍ صَنَعْتُهُ لِمَ صَنَعْتَ هَذَا هَكَذَا وَلاَ لِشَىْءٍ لَمْ أَصْنَعْهُ لِمَ لَمْ تَصْنَعْ هَذَا هَكَذَا
Rapporté par Anas : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, il n’avait aucun serviteur. Abu Talha (le beau-père d’Anas) a amené Anas au Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Anas est un garçon intelligent, alors laisse-le te servir. » J’ai donc servi le Prophète chez lui et lors de ses voyages. Si je faisais quelque chose, il ne me demandait jamais pourquoi je l’avais fait, et si je ne faisais pas quelque chose, il ne me demandait jamais pourquoi je ne l’avais pas fait
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Sahih Al-Boukhari # 55/2769
Anas ibn Malik (RA)
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ كَانَ أَبُو طَلْحَةَ أَكْثَرَ أَنْصَارِيٍّ بِالْمَدِينَةِ مَالاً مِنْ نَخْلٍ، وَكَانَ أَحَبُّ مَالِهِ إِلَيْهِ بَيْرَحَاءَ مُسْتَقْبِلَةَ الْمَسْجِدِ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَدْخُلُهَا وَيَشْرَبُ مِنْ مَاءٍ فِيهَا طَيِّبٍ‏.‏ قَالَ أَنَسٌ فَلَمَّا نَزَلَتْ ‏{‏لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ‏}‏ قَامَ أَبُو طَلْحَةَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ اللَّهَ يَقُولُ ‏{‏لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ‏}‏ وَإِنَّ أَحَبَّ أَمْوَالِي إِلَىَّ بِيرُحَاءَ، وَإِنَّهَا صَدَقَةٌ لِلَّهِ أَرْجُو بِرَّهَا وَذُخْرَهَا عِنْدَ اللَّهِ، فَضَعْهَا حَيْثُ أَرَاكَ اللَّهُ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ بَخْ، ذَلِكَ مَالٌ رَابِحٌ ـ أَوْ رَايِحٌ ـ شَكَّ ابْنُ مَسْلَمَةَ وَقَدْ سَمِعْتُ مَا قُلْتَ، وَإِنِّي أَرَى أَنْ تَجْعَلَهَا فِي الأَقْرَبِينَ ‏"‏‏.‏ قَالَ أَبُو طَلْحَةَ أَفْعَلُ ذَلِكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَقَسَمَهَا أَبُو طَلْحَةَ فِي أَقَارِبِهِ وَفِي بَنِي عَمِّهِ‏.‏ وَقَالَ إِسْمَاعِيلُ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ وَيَحْيَى بْنُ يَحْيَى عَنْ مَالِكٍ ‏"‏ رَايِحٌ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha possédait la plus grande richesse en palmiers parmi les Ansar de Médine, et il tenait le plus à son jardin Bairuha’, situé en face de la mosquée du Prophète (ﷺ). Le Prophète y entrait et buvait de son eau fraîche. Lorsque ce verset divin fut révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez » (3:92), Abu Talha se leva et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah dit : “Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez”, et le bien que j’aime le plus, c’est Bairuha’, que je veux donner en aumône pour Allah, en espérant Sa récompense. Utilise-le comme Allah te le dira. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Bravo ! C’est un bien profitable (ou périssable). (Ibn Maslama n’est pas sûr du mot exact, profitable ou périssable.) J’ai entendu ce que tu as dit, et je te conseille de le distribuer à tes proches. » Abu Talha dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je vais faire ce que tu as suggéré. » Ainsi, Abu Talha distribua ce jardin à ses proches et cousins
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Sahih Al-Boukhari # 55/2770
Ibn Abbas (RA)
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحِيمِ، أَخْبَرَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ، حَدَّثَنَا زَكَرِيَّاءُ بْنُ إِسْحَاقَ، قَالَ حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما أَنَّ رَجُلاً، قَالَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِنَّ أُمَّهُ تُوُفِّيَتْ أَيَنْفَعُهَا إِنْ تَصَدَّقْتُ عَنْهَا قَالَ ‏
"‏ نَعَمْ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَإِنَّ لِي مِخْرَافًا وَأُشْهِدُكَ أَنِّي قَدْ تَصَدَّقْتُ عَنْهَا‏.‏
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Un homme a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Ma mère est morte, cela lui sera-t-il utile si je donne en aumône pour elle ? » Le Prophète (ﷺ) répondit par l’affirmative. L’homme dit : « J’ai un jardin et je te prends à témoin que je le donne en aumône pour elle. »
34
Sahih Al-Boukhari # 55/2771
Anas ibn Malik (RA)
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، عَنْ أَبِي التَّيَّاحِ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِبِنَاءِ الْمَسْجِدِ فَقَالَ ‏
"‏ يَا بَنِي النَّجَّارِ ثَامِنُونِي بِحَائِطِكُمْ هَذَا ‏"‏‏.‏ قَالُوا لاَ‏.‏ وَاللَّهِ لاَ نَطْلُبُ ثَمَنَهُ إِلاَّ إِلَى اللَّهِ‏.‏
Rapporté par Anas : Quand le Prophète (ﷺ) a ordonné la construction de la mosquée, il a dit : « Ô Bani An-Najjar ! Proposez-moi un prix pour votre jardin. » Ils répondirent : « Par Allah ! Nous n’en demanderons le prix à personne d’autre qu’Allah. »
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Sahih Al-Boukhari # 55/2772
Abdullah ibn Umar (RA)
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ عَوْنٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أَصَابَ عُمَرُ بِخَيْبَرَ أَرْضًا فَأَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَصَبْتُ أَرْضًا لَمْ أُصِبْ مَالاً قَطُّ أَنْفَسَ مِنْهُ، فَكَيْفَ تَأْمُرُنِي بِهِ قَالَ ‏
"‏ إِنْ شِئْتَ حَبَّسْتَ أَصْلَهَا، وَتَصَدَّقْتَ بِهَا ‏"‏‏.‏ فَتَصَدَّقَ عُمَرُ أَنَّهُ لاَ يُبَاعُ أَصْلُهَا وَلاَ يُوهَبُ وَلاَ يُورَثُ، فِي الْفُقَرَاءِ وَالْقُرْبَى وَالرِّقَابِ وَفِي سَبِيلِ اللَّهِ وَالضَّيْفِ وَابْنِ السَّبِيلِ، وَلاَ جُنَاحَ عَلَى مَنْ وَلِيَهَا أَنْ يَأْكُلَ مِنْهَا بِالْمَعْرُوفِ، أَوْ يُطْعِمَ صَدِيقًا غَيْرَ مُتَمَوِّلٍ فِيهِ‏.‏
Rapporté par Ibn `Umar : Quand `Umar a obtenu un terrain à Khaybar, il est allé voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit : « J’ai acquis un terrain, le meilleur que j’aie jamais eu. Que me conseilles-tu d’en faire ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Si tu veux, tu peux en faire un don pour des œuvres de charité. » Alors, `Umar a donné ce terrain en aumône (c’est-à-dire comme fondation pieuse) à condition que la terre ne soit ni vendue, ni offerte, ni transmise en héritage, et que ses revenus servent aux pauvres, aux proches, à l’affranchissement des esclaves, au combat pour la cause d’Allah, ainsi qu’aux invités et aux voyageurs. Celui qui gère cette fondation pouvait en manger raisonnablement et aussi nourrir ses amis, sans chercher à s’enrichir grâce à elle
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Sahih Al-Boukhari # 55/2773
Abdullah ibn Umar (RA)
حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ عَوْنٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، أَنَّ عُمَرَ، رضى الله عنه وَجَدَ مَالاً بِخَيْبَرَ، فَأَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرَهُ، قَالَ ‏
"‏ إِنْ شِئْتَ تَصَدَّقْتَ بِهَا ‏"‏‏.‏ فَتَصَدَّقَ بِهَا فِي الْفُقَرَاءِ وَالْمَسَاكِينِ وَذِي الْقُرْبَى وَالضَّيْفِ‏.‏
Rapporté par Ibn `Umar : `Umar a acquis un bien à Khaybar et il est allé voir le Prophète (ﷺ) pour l’en informer. Le Prophète lui a dit : « Si tu veux, tu peux le donner en aumône. » Alors, `Umar l’a donné en aumône (c’est-à-dire comme fondation pieuse) et ses revenus devaient servir au bien des pauvres, des nécessiteux, des proches et des invités
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Sahih Al-Boukhari # 55/2774
Anas ibn Malik (RA)
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ، قَالَ سَمِعْتُ أَبِي، حَدَّثَنَا أَبُو التَّيَّاحِ، قَالَ حَدَّثَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ لَمَّا قَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَدِينَةَ أَمَرَ بِالْمَسْجِدِ وَقَالَ ‏
"‏ يَا بَنِي النَّجَّارِ ثَامِنُونِي بِحَائِطِكُمْ هَذَا ‏"‏‏.‏ قَالُوا لاَ وَاللَّهِ لاَ نَطْلُبُ ثَمَنَهُ إِلاَّ إِلَى اللَّهِ‏.‏
Rapporté par Anas bin Malik : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, il a ordonné la construction d’une mosquée. Il a dit : « Ô Bani An-Najjar ! Proposez-moi un prix pour votre jardin. » Ils ont répondu : « Par Allah, nous ne demandons son prix qu’à Allah. »
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Sahih Al-Boukhari # 55/2775
Abdullah ibn Umar (RA)
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي نَافِعٌ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ عُمَرَ، حَمَلَ عَلَى فَرَسٍ لَهُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ أَعْطَاهَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِيَحْمِلَ عَلَيْهَا رَجُلاً، فَأُخْبِرَ عُمَرُ أَنَّهُ قَدْ وَقَفَهَا يَبِيعُهَا، فَسَأَلَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَبْتَاعَهَا فَقَالَ ‏
"‏ لاَ تَبْتَعْهَا، وَلاَ تَرْجِعَنَّ فِي صَدَقَتِكَ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Ibn `Umar : Un jour, `Umar a donné un cheval en aumône pour qu’il soit utilisé dans le combat pour la cause d’Allah. Ce cheval lui avait été donné par le Messager d’Allah. `Umar l’a confié à un homme pour qu’il le monte. Plus tard, il a appris que cet homme voulait vendre le cheval, alors il a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) s’il pouvait le racheter. Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Tu ne dois pas le racheter, car on ne doit pas reprendre ce qu’on a donné en aumône. »
39
Sahih Al-Boukhari # 55/2776
Abou Hourayra (RA)
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏
"‏ لاَ يَقْتَسِمْ وَرَثَتِي دِينَارًا، مَا تَرَكْتُ بَعْدَ نَفَقَةِ نِسَائِي وَمَئُونَةِ عَامِلِي فَهْوَ صَدَقَةٌ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Mes héritiers n’hériteront ni dinar ni dirham (c’est-à-dire d’argent), car tout ce que je laisse (sauf ce qui est nécessaire pour subvenir aux besoins de mes épouses et payer les salaires de mes employés) sera donné en aumône. »
40
Sahih Al-Boukhari # 55/2777
Abdullah ibn Umar (RA)
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ عُمَرَ، اشْتَرَطَ فِي وَقْفِهِ أَنْ يَأْكُلَ مَنْ وَلِيَهُ وَيُوكِلَ صَدِيقَهُ غَيْرَ مُتَمَوِّلٍ مَالاً‏.‏
Rapporté par Ibn `Umar : Quand `Umar a créé une fondation pieuse, il a précisé que son gestionnaire pouvait en manger et aussi nourrir ses amis, à condition de ne rien mettre de côté pour lui-même
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Sahih Al-Boukhari # 55/2778
Abou 'Abd al-Rahman (RA)
وَقَالَ عَبْدَانُ أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ عُثْمَانَ ـ رضى الله عنه ـ حَيْثُ حُوصِرَ أَشْرَفَ عَلَيْهِمْ وَقَالَ أَنْشُدُكُمْ وَلاَ أَنْشُدُ إِلاَّ أَصْحَابَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، أَلَسْتُمْ تَعْلَمُونَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ مَنْ حَفَرَ رُومَةَ فَلَهُ الْجَنَّةُ ‏"‏‏.‏ فَحَفَرْتُهَا، أَلَسْتُمْ تَعْلَمُونَ أَنَّهُ قَالَ ‏"‏ مَنْ جَهَّزَ جَيْشَ الْعُسْرَةِ فَلَهُ الْجَنَّةُ ‏"‏‏.‏ فَجَهَّزْتُهُمْ‏.‏ قَالَ فَصَدَّقُوهُ بِمَا قَالَ‏.‏ وَقَالَ عُمَرُ فِي وَقْفِهِ لاَ جُنَاحَ عَلَى مَنْ وَلِيَهُ أَنْ يَأْكُلَ‏.‏ وَقَدْ يَلِيهِ الْوَاقِفُ وَغَيْرُهُ فَهْوَ وَاسِعٌ لِكُلٍّ‏.‏
Rapporté par Abu 'Abdur-Rahman : Quand 'Uthman (رضي الله عنه) a été assiégé (par les rebelles), il les a regardés d’en haut et a dit : « Je vous demande par Allah, je ne demande qu’aux compagnons du Prophète (ﷺ), ne savez-vous pas que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Celui qui achètera et creusera le puits de Ruma aura droit au Paradis’, et je l’ai acheté et creusé ? Ne savez-vous pas qu’il a dit : ‘Celui qui équipera l’armée de la difficulté (c’est-à-dire l’expédition de Tabuk) aura droit au Paradis’, et je l’ai équipée ? » Ils ont confirmé ce qu’il disait. Quand `Umar a créé sa fondation pieuse, il a dit : « Son gestionnaire peut en manger. » La gestion de la fondation peut être assurée par le fondateur lui-même ou par une autre personne, les deux sont permis
42
Sahih Al-Boukhari # 55/2779
Anas ibn Malik (RA)
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، عَنْ أَبِي التَّيَّاحِ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏
"‏ يَا بَنِي النَّجَّارِ ثَامِنُونِي بِحَائِطِكُمْ ‏"‏‏.‏ قَالُوا لاَ نَطْلُبُ ثَمَنَهُ إِلاَّ إِلَى اللَّهِ‏.‏
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit (au moment de la construction de la Mosquée) : « Ô Bani An-Najjar ! Proposez-moi un prix pour votre jardin. » Ils ont répondu : « Nous ne demandons son prix qu’à Allah. »
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Sahih Al-Boukhari # 55/2780
وَقَالَ لِي عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي زَائِدَةَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي الْقَاسِمِ، عَنْ عَبْدِ الْمَلِكِ بْنِ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ خَرَجَ رَجُلٌ مِنْ بَنِي سَهْمٍ مَعَ تَمِيمٍ الدَّارِيِّ وَعَدِيِّ بْنِ بَدَّاءٍ فَمَاتَ السَّهْمِيُّ بِأَرْضٍ لَيْسَ بِهَا مُسْلِمٌ، فَلَمَّا قَدِمَا بِتَرِكَتِهِ فَقَدُوا جَامًا مِنْ فِضَّةٍ مُخَوَّصًا مِنْ ذَهَبٍ، فَأَحْلَفَهُمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، ثُمَّ وُجِدَ الْجَامُ بِمَكَّةَ فَقَالُوا ابْتَعْنَاهُ مِنْ تَمِيمٍ وَعَدِيٍّ‏.‏ فَقَامَ رَجُلاَنِ مِنْ أَوْلِيَائِهِ، فَحَلَفَا لَشَهَادَتُنَا أَحَقُّ مِنْ شَهَادَتِهِمَا، وَإِنَّ الْجَامَ لِصَاحِبِهِمْ‏.‏ قَالَ وَفِيهِمْ نَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُ ‏{‏يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا شَهَادَةُ بَيْنِكُمْ ‏إِذَا حَضَرَ أَحَدَكُمُ الْمَوْتُ}‏
Rapporté par Ibn 'Abbas (رضي الله عنه) : Un homme de la tribu de Bani Sahm est parti en voyage avec Tamim Ad-Dari et 'Adi bin Badda'. Cet homme est mort dans une région où il n’y avait pas de musulmans. Quand Tamim et 'Adi sont revenus avec les biens du défunt, ils ont affirmé avoir perdu un bol en argent décoré d’or. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a fait prêter serment (pour confirmer leur déclaration), puis le bol a été retrouvé à La Mecque chez des gens qui disaient l’avoir acheté à Tamim et 'Adi. Deux témoins parmi les proches du défunt se sont alors levés et ont juré que leur témoignage était plus valable que celui de 'Adi et Tamim, et que le bol appartenait bien à leur parent décédé. C’est à propos de cette affaire que ce verset a été révélé : « Ô vous qui croyez ! Quand la mort approche l’un de vous… » (V 5:)
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Sahih Al-Boukhari # 55/2781
Jabir bin Abdullah al-Ansari (RA)
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَابِقٍ، أَوِ الْفَضْلُ بْنُ يَعْقُوبَ عَنْهُ حَدَّثَنَا شَيْبَانُ أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنْ فِرَاسٍ، قَالَ قَالَ الشَّعْبِيُّ حَدَّثَنِي جَابِرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الأَنْصَارِيُّ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ أَبَاهُ اسْتُشْهِدَ يَوْمَ أُحُدٍ، وَتَرَكَ سِتَّ بَنَاتٍ، وَتَرَكَ عَلَيْهِ دَيْنًا، فَلَمَّا حَضَرَ جِدَادُ النَّخْلِ أَتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ عَلِمْتَ أَنَّ وَالِدِي اسْتُشْهِدَ يَوْمَ أُحُدٍ وَتَرَكَ عَلَيْهِ دَيْنًا كَثِيرًا، وَإِنِّي أُحِبُّ أَنْ يَرَاكَ الْغُرَمَاءُ قَالَ ‏"‏ اذْهَبْ فَبَيْدِرْ كُلَّ تَمْرٍ عَلَى نَاحِيَتِهِ ‏"‏‏.‏ فَفَعَلْتُ ثُمَّ دَعَوْتُهُ، فَلَمَّا نَظَرُوا إِلَيْهِ أُغْرُوا بِي تِلْكَ السَّاعَةَ، فَلَمَّا رَأَى مَا يَصْنَعُونَ أَطَافَ حَوْلَ أَعْظَمِهَا بَيْدَرًا ثَلاَثَ مَرَّاتٍ ثُمَّ جَلَسَ عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ ادْعُ أَصْحَابَكَ ‏"‏‏.‏ فَمَا زَالَ يَكِيلُ لَهُمْ حَتَّى أَدَّى اللَّهُ أَمَانَةَ وَالِدِي، وَأَنَا وَاللَّهِ رَاضٍ أَنْ يُؤَدِّيَ اللَّهُ أَمَانَةَ وَالِدِي وَلاَ أَرْجِعَ إِلَى أَخَوَاتِي بِتَمْرَةٍ، فَسَلِمَ وَاللَّهِ الْبَيَادِرُ كُلُّهَا حَتَّى أَنِّي أَنْظُرُ إِلَى الْبَيْدَرِ الَّذِي عَلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَأَنَّهُ لَمْ يَنْقُصْ تَمْرَةً وَاحِدَةً‏.‏
قَالَ أَبُو عَبْد اللَّهِ أُغْرُوا بِي يَعْنِي هِيجُوا بِي فَأَغْرَيْنَا بَيْنَهُمْ الْعَدَاوَةَ وَالْبَغْضَاءَ
Rapporté par Jabir bin `Abdullah Al-Ansari : Mon père est tombé en martyr le jour de la bataille d’Uhud. Il a laissé six filles et des dettes à rembourser. Quand la saison de la récolte des dattes est arrivée, je suis allé voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Tu sais que mon père est tombé en martyr à Uhud et qu’il avait beaucoup de dettes. J’aimerais que les créanciers te voient. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va, rassemble les différents types de dattes et mets-les en tas séparés. » J’ai fait ainsi et je l’ai appelé. En le voyant, les créanciers ont commencé à réclamer leur dû avec insistance. Quand le Prophète (ﷺ) a vu leur attitude, il a fait le tour du plus grand tas trois fois, puis s’est assis dessus et a dit : « Appelle tes compagnons (c’est-à-dire les créanciers). » Il a alors continué à mesurer et à leur donner jusqu’à ce qu’Allah ait remboursé toutes les dettes de mon père. Par Allah, cela m’aurait suffi qu’Allah rembourse les dettes de mon père même si je n’avais rien gardé pour mes sœurs. Mais par Allah, tous les tas étaient intacts, et j’ai regardé celui où le Messager d’Allah (ﷺ) était assis et j’ai vu qu’il n’en manquait pas une seule datte