Mérites des Ansar
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01
Sahih Al-Boukhari # 63/3776
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا مَهْدِيُّ بْنُ مَيْمُونٍ، حَدَّثَنَا غَيْلاَنُ بْنُ جَرِيرٍ، قَالَ قُلْتُ لأَنَسٍ أَرَأَيْتَ اسْمَ الأَنْصَارِ كُنْتُمْ تُسَمَّوْنَ بِهِ، أَمْ سَمَّاكُمُ اللَّهُ قَالَ بَلْ سَمَّانَا اللَّهُ، كُنَّا نَدْخُلُ عَلَى أَنَسٍ فَيُحَدِّثُنَا مَنَاقِبَ الأَنْصَارِ وَمَشَاهِدَهُمْ، وَيُقْبِلُ عَلَىَّ أَوْ عَلَى رَجُلٍ مِنَ الأَزْدِ فَيَقُولُ فَعَلَ قَوْمُكَ يَوْمَ كَذَا وَكَذَا كَذَا وَكَذَا.
Rapporté par Ghailan bin Jarir : J'ai demandé à Anas : Parle-moi du nom "Al-Ansar". Est-ce vous qui vous êtes appelés ainsi ou est-ce Allah qui vous a donné ce nom ? Il a répondu : C'est Allah qui nous a appelés ainsi. Nous avions l'habitude de rendre visite à Anas (à Bassora) et il nous racontait les mérites et les actions des Ansar, et il s'adressait à moi ou à une personne de la tribu d'Al-Azd en disant : Votre tribu a fait ceci et cela tel jour
02
Sahih Al-Boukhari # 63/3777
حَدَّثَنِي عُبَيْدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ كَانَ يَوْمُ بُعَاثَ يَوْمًا قَدَّمَهُ اللَّهُ لِرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم فَقَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَقَدِ افْتَرَقَ مَلَؤُهُمْ، وَقُتِلَتْ سَرَوَاتُهُمْ، وَجُرِّحُوا، فَقَدَّمَهُ اللَّهُ لِرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم فِي دُخُولِهِمْ فِي الإِسْلاَمِ.
Rapporté par `Aisha : Le jour de Bu'ath (c'est-à-dire le jour du combat entre les deux tribus des Ansar, les Aus et les Khazraj) a été provoqué par Allah pour le bien de Son Prophète, afin que lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, les tribus étaient déjà divisées et leurs chefs tués ou blessés. Ainsi, Allah a permis cette bataille pour le bien de Son Prophète afin qu'ils (les Ansar) acceptent l'islam
03
Sahih Al-Boukhari # 63/3778
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي التَّيَّاحِ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ قَالَتِ الأَنْصَارُ يَوْمَ فَتْحِ مَكَّةَ ـ وَأَعْطَى قُرَيْشًا ـ وَاللَّهِ إِنَّ هَذَا لَهُوَ الْعَجَبُ، إِنَّ سُيُوفَنَا تَقْطُرُ مِنْ دِمَاءِ قُرَيْشٍ، وَغَنَائِمُنَا تُرَدُّ عَلَيْهِمْ. فَبَلَغَ ذَلِكَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَدَعَا الأَنْصَارَ قَالَ فَقَالَ " مَا الَّذِي بَلَغَنِي عَنْكُمْ ". وَكَانُوا لاَ يَكْذِبُونَ. فَقَالُوا هُوَ الَّذِي بَلَغَكَ. قَالَ " أَوَلاَ تَرْضَوْنَ أَنْ يَرْجِعَ النَّاسُ بِالْغَنَائِمِ إِلَى بُيُوتِهِمْ، وَتَرْجِعُونَ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى بُيُوتِكُمْ لَوْ سَلَكَتِ الأَنْصَارُ وَادِيًا أَوْ شِعْبًا، لَسَلَكْتُ وَادِيَ الأَنْصَارِ أَوْ شِعْبَهُمْ ".
Rapporté par Anas : Le jour de la conquête de La Mecque, lorsque le Prophète (ﷺ) a donné (du butin) aux Quraish, les Ansar ont dit : Par Allah, c'est vraiment étrange : alors que nos épées sont encore tachées du sang des Quraish, notre butin de guerre est distribué parmi eux. Quand cette nouvelle est parvenue au Prophète (ﷺ), il a appelé les Ansar et a dit : Quelle est cette nouvelle que j'ai entendue de votre part ? Ils ne mentaient pas, alors ils ont répondu : Ce que tu as entendu est vrai. Il a dit : Cela ne vous fait-il pas plaisir que les gens repartent chez eux avec le butin et que vous, vous repartiez chez vous avec le Messager d'Allah (ﷺ) ? Si les Ansar prenaient un chemin dans une vallée ou un col de montagne, je prendrais le chemin des Ansar
04
Sahih Al-Boukhari # 63/3779
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ زِيَادٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَوْ قَالَ أَبُو الْقَاسِمِ صلى الله عليه وسلم
" لَوْ أَنَّ الأَنْصَارَ سَلَكُوا وَادِيًا أَوْ شِعْبًا، لَسَلَكْتُ فِي وَادِي الأَنْصَارِ، وَلَوْلاَ الْهِجْرَةُ لَكُنْتُ امْرَأً مِنَ الأَنْصَارِ ". فَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ مَا ظَلَمَ بِأَبِي وَأُمِّي، آوَوْهُ وَنَصَرُوهُ. أَوْ كَلِمَةً أُخْرَى.
" لَوْ أَنَّ الأَنْصَارَ سَلَكُوا وَادِيًا أَوْ شِعْبًا، لَسَلَكْتُ فِي وَادِي الأَنْصَارِ، وَلَوْلاَ الْهِجْرَةُ لَكُنْتُ امْرَأً مِنَ الأَنْصَارِ ". فَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ مَا ظَلَمَ بِأَبِي وَأُمِّي، آوَوْهُ وَنَصَرُوهُ. أَوْ كَلِمَةً أُخْرَى.
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) ou Abul-Qasim a dit : Si les Ansar prenaient un chemin dans une vallée ou un col de montagne, je prendrais le chemin des Ansar. Et si ce n'était pas pour l'émigration, j'aurais été un des Ansar. Abu Huraira disait : Le Prophète (ﷺ) n'est pas injuste en disant cela. Que mes parents soient sacrifiés pour lui, car les Ansar l'ont accueilli et aidé, ou il a dit une phrase similaire
05
Sahih Al-Boukhari # 63/3780
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، قَالَ لَمَّا قَدِمُوا الْمَدِينَةَ آخَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ وَسَعْدِ بْنِ الرَّبِيعِ، قَالَ لِعَبْدِ الرَّحْمَنِ إِنِّي أَكْثَرُ الأَنْصَارِ مَالاً فَأَقْسِمُ مَالِي نِصْفَيْنِ، وَلِي امْرَأَتَانِ، فَانْظُرْ أَعْجَبَهُمَا إِلَيْكَ فَسَمِّهَا لِي أُطَلِّقْهَا، فَإِذَا انْقَضَتْ عِدَّتُهَا فَتَزَوَّجْهَا. قَالَ بَارَكَ اللَّهُ لَكَ فِي أَهْلِكَ وَمَالِكَ، أَيْنَ سُوقُكُمْ فَدَلُّوهُ عَلَى سُوقِ بَنِي قَيْنُقَاعَ، فَمَا انْقَلَبَ إِلاَّ وَمَعَهُ فَضْلٌ مِنْ أَقِطٍ وَسَمْنٍ، ثُمَّ تَابَعَ الْغُدُوَّ، ثُمَّ جَاءَ يَوْمًا وَبِهِ أَثَرُ صُفْرَةٍ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَهْيَمْ ". قَالَ تَزَوَّجْتُ. قَالَ " كَمْ سُقْتَ إِلَيْهَا ". قَالَ نَوَاةً مِنْ ذَهَبٍ. أَوْ وَزْنَ نَوَاةٍ مِنْ ذَهَبٍ، شَكَّ إِبْرَاهِيمُ.
Rapporté par le père de Sa`d : Lorsque les émigrants sont arrivés à Médine, le Messager d'Allah (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre `Abdur-Rahman et Sa`d bin Ar-Rabi. Sa`d a dit à `Abdur-Rahman : Je suis le plus riche de tous les Ansar, alors je veux partager mes biens avec toi, et j'ai deux épouses, regarde laquelle tu préfères et dis-le-moi, afin que je la divorce, et quand elle aura terminé sa période prescrite (`idda), tu pourras l'épouser. `Abdur-Rahman a dit : Qu'Allah bénisse ta famille et tes biens ; où est ton marché ? On lui a montré le marché de Qainuqa'. (Il y est allé et) est revenu avec un bénéfice sous forme de yaourt séché et de beurre. Il a continué à aller au marché jusqu'au jour où il est revenu en portant des traces de parfum jaune. Le Prophète (ﷺ) a demandé : Qu'est-ce que ce parfum ? Il a répondu : Je me suis marié. Le Prophète (ﷺ) a demandé : Combien de mahr lui as-tu donné ? Il a répondu : Un noyau de datte en or ou une pièce d'or du poids d'un noyau de datte. (Le narrateur, Ibrahim, n'est pas sûr de la version correcte)
06
Sahih Al-Boukhari # 63/3781
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ حُمَيْدٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ قَالَ قَدِمَ عَلَيْنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ، وَآخَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْنَهُ وَبَيْنَ سَعْدِ بْنِ الرَّبِيعِ، وَكَانَ كَثِيرَ الْمَالِ، فَقَالَ سَعْدٌ قَدْ عَلِمَتِ الأَنْصَارُ أَنِّي مِنْ أَكْثَرِهَا مَالاً، سَأَقْسِمُ مَالِي بَيْنِي وَبَيْنَكَ شَطْرَيْنِ، وَلِي امْرَأَتَانِ، فَانْظُرْ أَعْجَبَهُمَا إِلَيْكَ فَأُطَلِّقُهَا، حَتَّى إِذَا حَلَّتْ تَزَوَّجْتَهَا. فَقَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بَارَكَ اللَّهُ لَكَ فِي أَهْلِكَ. فَلَمْ يَرْجِعْ يَوْمَئِذٍ حَتَّى أَفْضَلَ شَيْئًا مِنْ سَمْنٍ وَأَقِطٍ، فَلَمْ يَلْبَثْ إِلاَّ يَسِيرًا، حَتَّى جَاءَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَعَلَيْهِ وَضَرٌ مِنْ صُفْرَةٍ فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَهْيَمْ ". قَالَ تَزَوَّجْتُ امْرَأَةً مِنَ الأَنْصَارِ. فَقَالَ " مَا سُقْتَ فِيهَا ". قَالَ وَزْنَ نَوَاةٍ مِنْ ذَهَبٍ، أَوْ نَوَاةً مِنْ ذَهَبٍ، فَقَالَ " أَوْلِمْ وَلَوْ بِشَاةٍ ".
Rapporté par Anas : Quand `Abdur-Rahman bin `Auf est venu chez nous, le Messager d'Allah (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi`, qui était un homme riche. Sa`d a dit : Les Ansar savent que je suis le plus riche d'entre eux, alors je vais partager mes biens en deux parts entre toi et moi, et j'ai deux épouses ; vois laquelle tu préfères afin que je la divorce et que tu puisses l'épouser après qu'elle soit devenue licite pour toi, une fois sa période (`idda) terminée. `Abdur-Rahman a dit : Qu'Allah bénisse ta famille (c'est-à-dire tes épouses) pour toi. (Mais `Abdur-Rahman est allé au marché) et n'est pas revenu ce jour-là sans un peu de gain en yaourt séché et en beurre. Il a continué à commercer quelques jours jusqu'à ce qu'il vienne voir le Messager d'Allah (ﷺ) en portant des traces de parfum jaune sur ses vêtements. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui a demandé : Qu'est-ce que ce parfum ? Il a répondu : J'ai épousé une femme des Ansar. Le Prophète (ﷺ) a demandé : Quel mahr as-tu donné ? Il a dit : Un noyau de datte en or ou un noyau de datte en or. Le Prophète (ﷺ) a dit : Organise un repas de mariage, même avec un mouton
07
Sahih Al-Boukhari # 63/3782
حَدَّثَنَا الصَّلْتُ بْنُ مُحَمَّدٍ أَبُو هَمَّامٍ، قَالَ سَمِعْتُ الْمُغِيرَةَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَتِ الأَنْصَارُ اقْسِمْ بَيْنَنَا وَبَيْنَهُمُ النَّخْلَ. قَالَ
" لاَ ". قَالَ يَكْفُونَا الْمَئُونَةَ وَتُشْرِكُونَا فِي التَّمْرِ. قَالُوا سَمِعْنَا وَأَطَعْنَا.
" لاَ ". قَالَ يَكْفُونَا الْمَئُونَةَ وَتُشْرِكُونَا فِي التَّمْرِ. قَالُوا سَمِعْنَا وَأَطَعْنَا.
Rapporté par Abu Huraira : Les Ansar ont dit (au Prophète (ﷺ)) : S'il te plaît, partage les palmiers entre nous et eux (c'est-à-dire les émigrants). Le Prophète (ﷺ) a dit : Non. Les Ansar ont dit : Qu'ils (c'est-à-dire les émigrants) travaillent dans nos jardins et partagent les dattes avec nous. Les émigrants ont dit : Nous acceptons
08
Sahih Al-Boukhari # 63/3783
حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَدِيُّ بْنُ ثَابِتٍ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَوْ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" الأَنْصَارُ لاَ يُحِبُّهُمْ إِلاَّ مُؤْمِنٌ، وَلاَ يُبْغِضُهُمْ إِلاَّ مُنَافِقٌ، فَمَنْ أَحَبَّهُمْ أَحَبَّهُ اللَّهُ، وَمَنْ أَبْغَضَهُمْ أَبْغَضَهُ اللَّهُ ".
" الأَنْصَارُ لاَ يُحِبُّهُمْ إِلاَّ مُؤْمِنٌ، وَلاَ يُبْغِضُهُمْ إِلاَّ مُنَافِقٌ، فَمَنْ أَحَبَّهُمْ أَحَبَّهُ اللَّهُ، وَمَنْ أَبْغَضَهُمْ أَبْغَضَهُ اللَّهُ ".
Rapporté par Al-Bara : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire (ou le Prophète (ﷺ) a dit) : Nul n'aime les Ansar sauf un croyant, et nul ne les déteste sauf un hypocrite. Allah aimera celui qui les aime, et Il détestera celui qui les déteste
09
Sahih Al-Boukhari # 63/3784
حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ جَبْرٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" آيَةُ الإِيمَانِ حُبُّ الأَنْصَارِ، وَآيَةُ النِّفَاقِ بُغْضُ الأَنْصَارِ ".
" آيَةُ الإِيمَانِ حُبُّ الأَنْصَارِ، وَآيَةُ النِّفَاقِ بُغْضُ الأَنْصَارِ ".
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : Le signe de la foi, c'est d'aimer les Ansar, et le signe de l'hypocrisie, c'est de les détester
10
Sahih Al-Boukhari # 63/3785
حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ رَأَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم النِّسَاءَ وَالصِّبْيَانَ مُقْبِلِينَ ـ قَالَ حَسِبْتُ أَنَّهُ قَالَ مِنْ عُرُسٍ ـ فَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مُمْثِلاً، فَقَالَ
" اللَّهُمَّ أَنْتُمْ مِنْ أَحَبِّ النَّاسِ إِلَىَّ ". قَالَهَا ثَلاَثَ مِرَارٍ.
" اللَّهُمَّ أَنْتُمْ مِنْ أَحَبِّ النَّاسِ إِلَىَّ ". قَالَهَا ثَلاَثَ مِرَارٍ.
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a vu les femmes et les enfants (des Ansar) s'avancer. (Le sous-narrateur a dit : Je pense qu'Anas a dit : Ils revenaient d'une fête de mariage.) Le Prophète (ﷺ) s'est levé et a dit trois fois : Par Allah ! Vous êtes parmi les gens que j'aime le plus
11
Sahih Al-Boukhari # 63/3786
حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ كَثِيرٍ، حَدَّثَنَا بَهْزُ بْنُ أَسَدٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي هِشَامُ بْنُ زَيْدٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَاءَتِ امْرَأَةٌ مِنَ الأَنْصَارِ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَعَهَا صَبِيٌّ لَهَا، فَكَلَّمَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ
" وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، إِنَّكُمْ أَحَبُّ النَّاسِ إِلَىَّ ". مَرَّتَيْنِ.
" وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، إِنَّكُمْ أَحَبُّ النَّاسِ إِلَىَّ ". مَرَّتَيْنِ.
Rapporté par Anas bin Malik : Une fois, une femme Ansari, accompagnée de son fils, est venue voir le Messager d'Allah (ﷺ). Le Messager d'Allah (ﷺ) lui a parlé et a dit deux fois : Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, vous êtes les gens que j'aime le plus
12
Sahih Al-Boukhari # 63/3787
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَمْرٍو، سَمِعْتُ أَبَا حَمْزَةَ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَرْقَمَ، قَالَتِ الأَنْصَارُ: يَا رَسُولَ اللَّهِ لِكُلِّ نَبِيٍّ أَتْبَاعٌ، وَإِنَّا قَدِ اتَّبَعْنَاكَ، فَادْعُ اللَّهَ أَنْ يَجْعَلَ أَتْبَاعَنَا مِنَّا. فَدَعَا بِهِ. فَنَمَيْتُ ذَلِكَ إِلَى ابْنِ أَبِي لَيْلَى. قَالَ قَدْ زَعَمَ ذَلِكَ زَيْدٌ.
Rapporté par Zaid bin Al-Arqam : Les Ansar ont dit : Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Chaque prophète a ses propres partisans et nous t'avons suivi. Peux-tu invoquer Allah pour que nos partisans soient considérés comme faisant partie de nous (en tant qu'Ansar aussi) ? Alors il a invoqué Allah en ce sens
13
Sahih Al-Boukhari # 63/3788
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ مُرَّةَ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا حَمْزَةَ ـ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ ـ قَالَتِ الأَنْصَارُ إِنَّ لِكُلِّ قَوْمٍ أَتْبَاعًا، وَإِنَّا قَدِ اتَّبَعْنَاكَ، فَادْعُ اللَّهَ أَنْ يَجْعَلَ أَتْبَاعَنَا مِنَّا. قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" اللَّهُمَّ اجْعَلْ أَتْبَاعَهُمْ مِنْهُمْ ". قَالَ عَمْرٌو فَذَكَرْتُهُ لاِبْنِ أَبِي لَيْلَى. قَالَ قَدْ زَعَمَ ذَاكَ زَيْدٌ. قَالَ شُعْبَةُ أَظُنُّهُ زَيْدَ بْنَ أَرْقَمَ.
" اللَّهُمَّ اجْعَلْ أَتْبَاعَهُمْ مِنْهُمْ ". قَالَ عَمْرٌو فَذَكَرْتُهُ لاِبْنِ أَبِي لَيْلَى. قَالَ قَدْ زَعَمَ ذَاكَ زَيْدٌ. قَالَ شُعْبَةُ أَظُنُّهُ زَيْدَ بْنَ أَرْقَمَ.
Rapporté par Abu Hamza (un homme des Ansar) : Les Ansar ont dit : Chaque peuple a des partisans et (Ô Prophète) nous t'avons suivi, alors invoque Allah pour que nos partisans soient considérés comme des Ansar comme nous. Alors le Prophète (ﷺ) a dit : Ô Allah ! Que leurs partisans soient considérés comme des Ansar comme eux-mêmes
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Sahih Al-Boukhari # 63/3789
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ سَمِعْتُ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي أُسَيْدٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" خَيْرُ دُورِ الأَنْصَارِ بَنُو النَّجَّارِ، ثُمَّ بَنُو عَبْدِ الأَشْهَلِ، ثُمَّ بَنُو الْحَارِثِ بْنِ خَزْرَجٍ، ثُمَّ بَنُو سَاعِدَةَ، وَفِي كُلِّ دُورِ الأَنْصَارِ خَيْرٌ ". فَقَالَ سَعْدٌ مَا أَرَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم إِلاَّ قَدْ فَضَّلَ عَلَيْنَا فَقِيلَ قَدْ فَضَّلَكُمْ عَلَى كَثِيرٍ.
وَقَالَ عَبْدُ الصَّمَدِ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، سَمِعْتُ أَنَسًا، قَالَ أَبُو أُسَيْدٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِهَذَا، وَقَالَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ.
" خَيْرُ دُورِ الأَنْصَارِ بَنُو النَّجَّارِ، ثُمَّ بَنُو عَبْدِ الأَشْهَلِ، ثُمَّ بَنُو الْحَارِثِ بْنِ خَزْرَجٍ، ثُمَّ بَنُو سَاعِدَةَ، وَفِي كُلِّ دُورِ الأَنْصَارِ خَيْرٌ ". فَقَالَ سَعْدٌ مَا أَرَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم إِلاَّ قَدْ فَضَّلَ عَلَيْنَا فَقِيلَ قَدْ فَضَّلَكُمْ عَلَى كَثِيرٍ.
وَقَالَ عَبْدُ الصَّمَدِ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، سَمِعْتُ أَنَسًا، قَالَ أَبُو أُسَيْدٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِهَذَا، وَقَالَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ.
Rapporté par Abu Usaid : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les meilleures familles parmi les Ansar sont celles des Banu An-Najjar, puis celles des Banu `Abdul Ash-hal, ensuite celles des Banu Al-Harith bin Al-Khazraj et enfin celles des Banu Sa`ida. Cependant, il y a du bien dans toutes les familles des Ansar. » À cela, Sa`d (bin Ubada) a dit : « Je vois que le Prophète (ﷺ) a préféré certaines personnes à nous. » Quelqu’un lui a répondu : « Non, mais il t’a donné la supériorité sur beaucoup d’autres. »
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Sahih Al-Boukhari # 63/3790
حَدَّثَنَا سَعْدُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، عَنْ يَحْيَى، قَالَ أَبُو سَلَمَةَ أَخْبَرَنِي أَبُو أُسَيْدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" خَيْرُ الأَنْصَارِ ـ أَوْ قَالَ خَيْرُ دُورِ الأَنْصَارِ ـ بَنُو النَّجَّارِ وَبَنُو عَبْدِ الأَشْهَلِ وَبَنُو الْحَارِثِ وَبَنُو سَاعِدَةَ ".
" خَيْرُ الأَنْصَارِ ـ أَوْ قَالَ خَيْرُ دُورِ الأَنْصَارِ ـ بَنُو النَّجَّارِ وَبَنُو عَبْدِ الأَشْهَلِ وَبَنُو الْحَارِثِ وَبَنُو سَاعِدَةَ ".
Rapporté par Abu Usaid : Il a entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Les meilleurs parmi les Ansar, ou les meilleures familles des Ansar, sont les Banu An-Najjar, les Bani `Abdul Ash-hal, les Banu Al-Harith et les Banu Sa`ida. »
16
Sahih Al-Boukhari # 63/3791
حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ مَخْلَدٍ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ، قَالَ حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ يَحْيَى، عَنْ عَبَّاسِ بْنِ سَهْلٍ، عَنْ أَبِي حُمَيْدٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ خَيْرَ دُورِ الأَنْصَارِ دَارُ بَنِي النَّجَّارِ، ثُمَّ عَبْدِ الأَشْهَلِ، ثُمَّ دَارُ بَنِي الْحَارِثِ، ثُمَّ بَنِي سَاعِدَةَ، وَفِي كُلِّ دُورِ الأَنْصَارِ خَيْرٌ ". فَلَحِقْنَا سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ فَقَالَ أَبَا أُسَيْدٍ أَلَمْ تَرَ أَنَّ نَبِيَّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَيَّرَ الأَنْصَارَ فَجَعَلَنَا أَخِيرًا فَأَدْرَكَ سَعْدٌ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، خُيِّرَ دُورُ الأَنْصَارِ فَجُعِلْنَا آخِرًا. فَقَالَ " أَوَلَيْسَ بِحَسْبِكُمْ أَنْ تَكُونُوا مِنَ الْخِيَارِ ".
Rapporté par Abu Humaid : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les meilleures familles des Ansar sont celles des Banu An-Najjar, puis celles des Banu `Abdul Ash-hal, ensuite celles des Banu Al-Harith, et enfin celles des Banu Saida. Mais il y a du bien dans toutes les familles des Ansar. » Sa`d bin 'Ubada nous a suivis et a dit : « Ô Abu Usaid ! Tu ne vois pas que le Prophète (ﷺ) a fait une comparaison entre les Ansar et nous a placés les derniers ? » Puis Sa`d a rencontré le Prophète (ﷺ) et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! En comparant les familles des Ansar, tu nous as mis en dernier. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « N’est-ce pas suffisant d’être considérés parmi les meilleurs ? »
17
Sahih Al-Boukhari # 63/3792
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ سَمِعْتُ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أُسَيْدِ بْنِ حُضَيْرٍ، أَنَّ رَجُلاً، مِنَ الأَنْصَارِ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَلاَ تَسْتَعْمِلُنِي كَمَا اسْتَعْمَلْتَ فُلاَنًا قَالَ
" سَتَلْقَوْنَ بَعْدِي أَثَرَةً فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوْنِي عَلَى الْحَوْضِ ".
" سَتَلْقَوْنَ بَعْدِي أَثَرَةً فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوْنِي عَلَى الْحَوْضِ ".
Rapporté par Usaid bin Hudair : Un homme parmi les Ansar a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Vas-tu me nommer comme tu as nommé untel ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Après moi, vous verrez d’autres personnes recevoir la préférence sur vous ; alors soyez patients jusqu’à ce que vous me retrouviez au Bassin (c’est-à-dire le Bassin d’Al-Kawthar, au Jour de la Résurrection). »
18
Sahih Al-Boukhari # 63/3793
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ هِشَامٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِلأَنْصَارِ
" إِنَّكُمْ سَتَلْقَوْنَ بَعْدِي أَثَرَةً فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوْنِي، وَمَوْعِدُكُمُ الْحَوْضُ ".
" إِنَّكُمْ سَتَلْقَوْنَ بَعْدِي أَثَرَةً فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوْنِي، وَمَوْعِدُكُمُ الْحَوْضُ ".
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit aux Ansar : « Après moi, vous verrez d’autres personnes recevoir la préférence sur vous ; alors soyez patients jusqu’à ce que vous me retrouviez, et votre lieu de rendez-vous sera le Bassin (c’est-à-dire le Bassin d’Al-Kawthar). »
19
Sahih Al-Boukhari # 63/3794
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ حِينَ خَرَجَ مَعَهُ إِلَى الْوَلِيدِ قَالَ دَعَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الأَنْصَارَ إِلَى أَنْ يُقْطِعَ لَهُمُ الْبَحْرَيْنِ. فَقَالُوا لاَ، إِلاَّ أَنْ تُقْطِعَ لإِخْوَانِنَا مِنَ الْمُهَاجِرِينَ مِثْلَهَا. قَالَ
" إِمَّا لاَ، فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوْنِي، فَإِنَّهُ سَيُصِيبُكُمْ بَعْدِي أُثْرَةٌ ".
" إِمَّا لاَ، فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوْنِي، فَإِنَّهُ سَيُصِيبُكُمْ بَعْدِي أُثْرَةٌ ".
Rapporté par Yahya bin Sa`id : Il a entendu Anas bin Malik, alors qu’il l’accompagnait chez Al-Walid, dire : « Un jour, le Prophète (ﷺ) a réuni les Ansar pour leur donner le territoire de Bahreïn. Ils ont dit : ‘Non, sauf si tu donnes à nos frères émigrés une part égale.’ Il a alors dit : ‘Si vous n’acceptez pas, alors soyez patients jusqu’à ce que vous me retrouviez, car après moi d’autres seront préférés à vous.’ »
20
Sahih Al-Boukhari # 63/3795
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا أَبُو إِيَاسٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" لاَ عَيْشَ إِلاَّ عَيْشُ الآخِرَةِ، فَأَصْلِحِ الأَنْصَارَ وَالْمُهَاجِرَةَ ". وَعَنْ قَتَادَةَ عَنْ أَنَسٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِثْلَهُ، وَقَالَ فَاغْفِرْ لِلأَنْصَارِ.
" لاَ عَيْشَ إِلاَّ عَيْشُ الآخِرَةِ، فَأَصْلِحِ الأَنْصَارَ وَالْمُهَاجِرَةَ ". وَعَنْ قَتَادَةَ عَنْ أَنَسٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِثْلَهُ، وَقَالَ فَاغْفِرْ لِلأَنْصَارِ.
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’y a de vraie vie que celle de l’au-delà. Ô Allah ! Améliore la situation des Ansar et des Muhajirun. » Et Anas a ajouté que le Prophète (ﷺ) a aussi dit : « Ô Allah ! Pardonne aux Ansar. »
21
Sahih Al-Boukhari # 63/3796
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ حُمَيْدٍ الطَّوِيلِ، سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَانَتِ الأَنْصَارُ يَوْمَ الْخَنْدَقِ تَقُولُ نَحْنُ الَّذِينَ بَايَعُوا مُحَمَّدَا عَلَى الْجِهَادِ مَا حَيِينَا أَبَدَا فَأَجَابَهُمُ اللَّهُمَّ لاَ عَيْشَ إِلاَّ عَيْشُ الآخِرَهْ فَأَكْرِمِ الأَنْصَارَ وَالْمُهَاجِرَهْ
Rapporté par Anas bin Malik : Le jour de la bataille du Fossé (Ghazwat-ul-Khandaq), les Ansar disaient : « Nous sommes ceux qui ont prêté serment d’allégeance à Muhammad pour le combat tant que nous vivrons. » Le Prophète (ﷺ) leur a répondu : « Ô Allah ! Il n’y a de vraie vie que celle de l’au-delà ; alors honore les Ansar et les Émigrés. »
22
Sahih Al-Boukhari # 63/3797
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ سَهْلٍ، قَالَ جَاءَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَنَحْنُ نَحْفِرُ الْخَنْدَقَ وَنَنْقُلُ التُّرَابَ عَلَى أَكْتَادِنَا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" اللَّهُمَّ لاَ عَيْشَ إِلاَّ عَيْشُ الآخِرَهْ فَاغْفِرْ لِلْمُهَاجِرِينَ وَالأَنْصَارِ ".
" اللَّهُمَّ لاَ عَيْشَ إِلاَّ عَيْشُ الآخِرَهْ فَاغْفِرْ لِلْمُهَاجِرِينَ وَالأَنْصَارِ ".
Rapporté par Sahl : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu vers nous pendant que nous creusions le fossé et que nous portions la terre sur nos dos. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors dit : « Ô Allah ! Il n’y a de vraie vie que celle de l’au-delà, alors pardonne aux Émigrés et aux Ansar. »
23
Sahih Al-Boukhari # 63/3798
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دَاوُدَ، عَنْ فُضَيْلِ بْنِ غَزْوَانَ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَجُلاً، أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَبَعَثَ إِلَى نِسَائِهِ فَقُلْنَ مَا مَعَنَا إِلاَّ الْمَاءُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ يَضُمُّ، أَوْ يُضِيفُ هَذَا ". فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ أَنَا. فَانْطَلَقَ بِهِ إِلَى امْرَأَتِهِ، فَقَالَ أَكْرِمِي ضَيْفَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ مَا عِنْدَنَا إِلاَّ قُوتُ صِبْيَانِي. فَقَالَ هَيِّئِي طَعَامَكِ، وَأَصْبِحِي سِرَاجَكِ، وَنَوِّمِي صِبْيَانَكِ إِذَا أَرَادُوا عَشَاءً. فَهَيَّأَتْ طَعَامَهَا وَأَصْبَحَتْ سِرَاجَهَا، وَنَوَّمَتْ صِبْيَانَهَا، ثُمَّ قَامَتْ كَأَنَّهَا تُصْلِحُ سِرَاجَهَا فَأَطْفَأَتْهُ، فَجَعَلاَ يُرِيَانِهِ أَنَّهُمَا يَأْكُلاَنِ، فَبَاتَا طَاوِيَيْنِ، فَلَمَّا أَصْبَحَ، غَدَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " ضَحِكَ اللَّهُ اللَّيْلَةَ ـ أَوْ عَجِبَ ـ مِنْ فَعَالِكُمَا " فَأَنْزَلَ اللَّهُ {وَيُؤْثِرُونَ عَلَى أَنْفُسِهِمْ وَلَوْ كَانَ بِهِمْ خَصَاصَةٌ وَمَنْ يُوقَ شُحَّ نَفْسِهِ فَأُولَئِكَ هُمُ الْمُفْلِحُونَ}
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Prophète. Le Prophète (ﷺ) a envoyé quelqu’un auprès de ses épouses pour demander de quoi nourrir cet homme, mais elles ont répondu qu’elles n’avaient rien sauf de l’eau. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qui accueillera cet homme ou l’invitera comme hôte ? » Un homme des Ansar a dit : « Moi. » Il l’a donc emmené chez lui et a dit à sa femme : « Accueille généreusement l’hôte du Messager d’Allah (ﷺ). » Elle a répondu : « Nous n’avons que le repas de nos enfants. » Il a dit : « Prépare ton repas, allume ta lampe et fais dormir les enfants s’ils demandent à manger. » Elle a préparé le repas, allumé la lampe et fait dormir les enfants, puis elle s’est levée comme si elle réparait la lampe, mais elle l’a éteinte. Tous deux ont fait semblant de manger, mais en réalité ils se sont couchés le ventre vide. Le matin, l’Ansari est allé voir le Messager d’Allah (ﷺ), qui lui a dit : « Cette nuit, Allah a souri ou s’est émerveillé de votre action. » Puis Allah a révélé : « Ils (les émigrés) leur donnent la préférence sur eux-mêmes, même s’ils sont dans le besoin. Et ceux qui sont préservés de leur propre avidité, ceux-là réussiront. »
24
Sahih Al-Boukhari # 63/3799
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى أَبُو عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا شَاذَانُ، أَخُو عَبْدَانَ حَدَّثَنَا أَبِي، أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ بْنُ الْحَجَّاجِ، عَنْ هِشَامِ بْنِ زَيْدٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، يَقُولُ مَرَّ أَبُو بَكْرٍ وَالْعَبَّاسُ ـ رضى الله عنهما ـ بِمَجْلِسٍ مِنْ مَجَالِسِ الأَنْصَارِ وَهُمْ يَبْكُونَ، فَقَالَ مَا يُبْكِيكُمْ قَالُوا ذَكَرْنَا مَجْلِسَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِنَّا. فَدَخَلَ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرَهُ بِذَلِكَ ـ قَالَ ـ فَخَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَقَدْ عَصَبَ عَلَى رَأْسِهِ حَاشِيَةَ بُرْدٍ ـ قَالَ ـ فَصَعِدَ الْمِنْبَرَ وَلَمْ يَصْعَدْهُ بَعْدَ ذَلِكَ الْيَوْمِ، فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ، ثُمَّ قَالَ
" أُوصِيكُمْ بِالأَنْصَارِ، فَإِنَّهُمْ كَرِشِي وَعَيْبَتِي، وَقَدْ قَضَوُا الَّذِي عَلَيْهِمْ، وَبَقِيَ الَّذِي لَهُمْ، فَاقْبَلُوا مِنْ مُحْسِنِهِمْ، وَتَجَاوَزُوا عَنْ مُسِيئِهِمْ ".
" أُوصِيكُمْ بِالأَنْصَارِ، فَإِنَّهُمْ كَرِشِي وَعَيْبَتِي، وَقَدْ قَضَوُا الَّذِي عَلَيْهِمْ، وَبَقِيَ الَّذِي لَهُمْ، فَاقْبَلُوا مِنْ مُحْسِنِهِمْ، وَتَجَاوَزُوا عَنْ مُسِيئِهِمْ ".
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Bakr et Al-`Abbas sont passés devant un groupe d’Ansar qui pleuraient. L’un d’eux (Abu Bakr ou Al-`Abbas) a demandé : « Pourquoi pleurez-vous ? » Ils ont répondu : « Nous pleurons parce que nous nous rappelons les moments passés avec le Prophète (ﷺ) parmi nous. » Alors Abu Bakr est allé voir le Prophète (ﷺ) et lui a rapporté cela. Le Prophète (ﷺ) est sorti, la tête couverte d’un pan de son vêtement. Il est monté sur le minbar, ce qu’il n’a plus fait après ce jour-là. Il a glorifié et loué Allah, puis a dit : « Je vous demande de prendre soin des Ansar, car ils sont mes proches et ceux à qui j’ai confié mes secrets. Ils ont accompli leurs devoirs et leurs droits, mais il leur reste ce qui leur est dû. Alors acceptez le bien des meilleurs d’entre eux et pardonnez aux fautifs parmi eux. »
25
Sahih Al-Boukhari # 63/3800
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يَعْقُوبَ، حَدَّثَنَا ابْنُ الْغَسِيلِ، سَمِعْتُ عِكْرِمَةَ، يَقُولُ سَمِعْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَعَلَيْهِ مِلْحَفَةٌ، مُتَعَطِّفًا بِهَا عَلَى مَنْكِبَيْهِ، وَعَلَيْهِ عِصَابَةٌ دَسْمَاءُ حَتَّى جَلَسَ عَلَى الْمِنْبَرِ، فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ، ثُمَّ قَالَ
" أَمَّا بَعْدُ، أَيُّهَا النَّاسُ، فَإِنَّ النَّاسَ يَكْثُرُونَ وَتَقِلُّ الأَنْصَارُ، حَتَّى يَكُونُوا كَالْمِلْحِ فِي الطَّعَامِ، فَمَنْ وَلِيَ مِنْكُمْ أَمْرًا يَضُرُّ فِيهِ أَحَدًا أَوْ يَنْفَعُهُ، فَلْيَقْبَلْ مِنْ مُحْسِنِهِمْ، وَيَتَجَاوَزْ عَنْ مُسِيئِهِمْ ".
" أَمَّا بَعْدُ، أَيُّهَا النَّاسُ، فَإِنَّ النَّاسَ يَكْثُرُونَ وَتَقِلُّ الأَنْصَارُ، حَتَّى يَكُونُوا كَالْمِلْحِ فِي الطَّعَامِ، فَمَنْ وَلِيَ مِنْكُمْ أَمْرًا يَضُرُّ فِيهِ أَحَدًا أَوْ يَنْفَعُهُ، فَلْيَقْبَلْ مِنْ مُحْسِنِهِمْ، وَيَتَجَاوَزْ عَنْ مُسِيئِهِمْ ".
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ), lors de sa maladie mortelle, est sorti enveloppé dans un drap couvrant ses épaules, la tête attachée avec une bande de tissu imprégnée d’huile, puis il s’est assis sur le minbar. Après avoir loué et glorifié Allah, il a dit : « Ensuite, ô gens ! Les gens vont devenir de plus en plus nombreux, mais les Ansar vont diminuer jusqu’à devenir comme le sel dans un plat. Donc, quiconque parmi vous sera gouverneur et aura le pouvoir de faire du bien ou du mal, qu’il accepte le bien des meilleurs d’entre eux et qu’il pardonne aux fautifs parmi eux. »
26
Sahih Al-Boukhari # 63/3801
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ سَمِعْتُ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" الأَنْصَارُ كَرِشِي وَعَيْبَتِي، وَالنَّاسُ سَيَكْثُرُونَ وَيَقِلُّونَ، فَاقْبَلُوا مِنْ مُحْسِنِهِمْ، وَتَجَاوَزُوا عَنْ مُسِيئِهِمْ ".
" الأَنْصَارُ كَرِشِي وَعَيْبَتِي، وَالنَّاسُ سَيَكْثُرُونَ وَيَقِلُّونَ، فَاقْبَلُوا مِنْ مُحْسِنِهِمْ، وَتَجَاوَزُوا عَنْ مُسِيئِهِمْ ".
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les Ansar sont mes proches à qui j’ai confié mes secrets. Les gens vont devenir de plus en plus nombreux, mais les Ansar vont diminuer ; alors acceptez le bien des meilleurs d’entre eux et pardonnez aux fautifs parmi eux. »
27
Sahih Al-Boukhari # 63/3802
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ أُهْدِيَتْ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حُلَّةُ حَرِيرٍ، فَجَعَلَ أَصْحَابُهُ يَمَسُّونَهَا وَيَعْجَبُونَ مِنْ لِينِهَا فَقَالَ
" أَتَعْجَبُونَ مِنْ لِينِ هَذِهِ لَمَنَادِيلُ سَعْدِ بْنِ مُعَاذٍ خَيْرٌ مِنْهَا ". أَوْ أَلْيَنُ. رَوَاهُ قَتَادَةُ وَالزُّهْرِيُّ سَمِعَا أَنَسًا عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
" أَتَعْجَبُونَ مِنْ لِينِ هَذِهِ لَمَنَادِيلُ سَعْدِ بْنِ مُعَاذٍ خَيْرٌ مِنْهَا ". أَوْ أَلْيَنُ. رَوَاهُ قَتَادَةُ وَالزُّهْرِيُّ سَمِعَا أَنَسًا عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Al-Bara : Un tissu de soie a été offert au Prophète (ﷺ). Ses compagnons ont commencé à le toucher et à admirer sa douceur. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Admirez-vous sa douceur ? Les mouchoirs de Sa`d bin Mu`adh (au Paradis) sont meilleurs et plus doux que cela. »
28
Sahih Al-Boukhari # 63/3803
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا فَضْلُ بْنُ مُسَاوِرٍ، خَتَنُ أَبِي عَوَانَةَ حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي سُفْيَانَ، عَنْ جَابِرٍ ـ رضى الله عنه ـ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " اهْتَزَّ الْعَرْشُ لِمَوْتِ سَعْدِ بْنِ مُعَاذٍ ". وَعَنِ الأَعْمَشِ حَدَّثَنَا أَبُو صَالِحٍ عَنْ جَابِرٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِثْلَهُ. فَقَالَ رَجُلٌ لِجَابِرٍ فَإِنَّ الْبَرَاءَ يَقُولُ اهْتَزَّ السَّرِيرُ. فَقَالَ إِنَّهُ كَانَ بَيْنَ هَذَيْنِ الْحَيَّيْنِ ضَغَائِنُ، سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " اهْتَزَّ عَرْشُ الرَّحْمَنِ لِمَوْتِ سَعْدِ بْنِ مُعَاذٍ ".
Rapporté par Jabir : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Le Trône (d’Allah) a tremblé à la mort de Sa`d bin Mu`adh. » Selon un autre groupe de rapporteurs, Jabir a ajouté : « J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Le Trône du Tout Miséricordieux a tremblé à cause de la mort de Sa`d bin Mu`adh.’ »
29
Sahih Al-Boukhari # 63/3804
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَرْعَرَةَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أَبِي أُمَامَةَ بْنِ سَهْلِ بْنِ حُنَيْفٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ أُنَاسًا نَزَلُوا عَلَى حُكْمِ سَعْدِ بْنِ مُعَاذٍ، فَأَرْسَلَ إِلَيْهِ فَجَاءَ عَلَى حِمَارٍ، فَلَمَّا بَلَغَ قَرِيبًا مِنَ الْمَسْجِدِ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " قُومُوا إِلَى خَيْرِكُمْ أَوْ سَيِّدِكُمْ ". فَقَالَ " يَا سَعْدُ، إِنَّ هَؤُلاَءِ نَزَلُوا عَلَى حُكْمِكَ ". قَالَ فَإِنِّي أَحْكُمُ فِيهِمْ أَنْ تُقْتَلَ مُقَاتِلَتُهُمْ وَتُسْبَى ذَرَارِيُّهُمْ. قَالَ " حَكَمْتَ بِحُكْمِ اللَّهِ، أَوْ بِحُكْمِ الْمَلِكِ ".
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Certains (c’est-à-dire les Juifs de Bani Quraiza) ont accepté que Sa`d bin Mu`adh rende son jugement sur eux, alors le Prophète (ﷺ) a envoyé chercher Sa`d bin Mu`adh. Il est venu à dos d’âne, et en approchant de la mosquée, le Prophète (ﷺ) a dit : « Levez-vous pour le meilleur d’entre vous » ou « Levez-vous pour votre chef. » Puis le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Sa`d ! Ces gens ont accepté ton jugement. » Sa`d a dit : « Je juge que leurs combattants soient tués et que leurs femmes et enfants soient faits prisonniers. » Le Prophète a dit : « Tu as jugé selon le jugement d’Allah (ou du Roi). »
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Sahih Al-Boukhari # 63/3805
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مُسْلِمٍ، حَدَّثَنَا حَبَّانُ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، أَخْبَرَنَا قَتَادَةُ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَجُلَيْنِ، خَرَجَا مِنْ عِنْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي لَيْلَةٍ مُظْلِمَةٍ، وَإِذَا نُورٌ بَيْنَ أَيْدِيهِمَا حَتَّى تَفَرَّقَا، فَتَفَرَّقَ النُّورُ مَعَهُمَا. وَقَالَ مَعْمَرٌ عَنْ ثَابِتٍ عَنْ أَنَسٍ أَنَّ أُسَيْدَ بْنَ حُضَيْرٍ وَرَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ. قَالَ حَمَّادٌ أَخْبَرَنَا ثَابِتٌ عَنْ أَنَسٍ كَانَ أُسَيْدُ بْنُ حُضَيْرٍ وَعَبَّادُ بْنُ بِشْرٍ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Anas : Deux hommes ont quitté le Prophète (ﷺ) par une nuit très sombre. Soudain, une lumière est apparue devant eux, et lorsqu’ils se sont séparés, la lumière s’est séparée avec chacun d’eux
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Sahih Al-Boukhari # 63/3806
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو ـ رضى الله عنهما ـ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" اسْتَقْرِئُوا الْقُرْآنَ مِنْ أَرْبَعَةٍ مِنَ ابْنِ مَسْعُودٍ وَسَالِمٍ مَوْلَى أَبِي حُذَيْفَةَ، وَأُبَىٍّ، وَمُعَاذِ بْنِ جَبَلٍ ".
" اسْتَقْرِئُوا الْقُرْآنَ مِنْ أَرْبَعَةٍ مِنَ ابْنِ مَسْعُودٍ وَسَالِمٍ مَوْلَى أَبِي حُذَيْفَةَ، وَأُبَىٍّ، وَمُعَاذِ بْنِ جَبَلٍ ".
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Apprenez la récitation du Coran auprès de quatre personnes : Ibn Mas`ud, Salim, l’affranchi d’Abu Hudhaifa, Ubai et Mu`adh bin Jabal. »
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Sahih Al-Boukhari # 63/3807
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَبُو أُسَيْدٍ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" خَيْرُ دُورِ الأَنْصَارِ بَنُو النَّجَّارِ، ثُمَّ بَنُو عَبْدِ الأَشْهَلِ، ثُمَّ بَنُو الْحَارِثِ بْنِ الْخَزْرَجِ، ثُمَّ بَنُو سَاعِدَةَ وَفِي كُلِّ دُورِ الأَنْصَارِ خَيْرٌ ". فَقَالَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ ـ وَكَانَ ذَا قِدَمٍ فِي الإِسْلاَمِ ـ أَرَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ فَضَّلَ عَلَيْنَا. فَقِيلَ لَهُ قَدْ فَضَّلَكُمْ عَلَى نَاسٍ كَثِيرٍ.
" خَيْرُ دُورِ الأَنْصَارِ بَنُو النَّجَّارِ، ثُمَّ بَنُو عَبْدِ الأَشْهَلِ، ثُمَّ بَنُو الْحَارِثِ بْنِ الْخَزْرَجِ، ثُمَّ بَنُو سَاعِدَةَ وَفِي كُلِّ دُورِ الأَنْصَارِ خَيْرٌ ". فَقَالَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ ـ وَكَانَ ذَا قِدَمٍ فِي الإِسْلاَمِ ـ أَرَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ فَضَّلَ عَلَيْنَا. فَقِيلَ لَهُ قَدْ فَضَّلَكُمْ عَلَى نَاسٍ كَثِيرٍ.
Rapporté par Abu Usaid : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les meilleures maisons des Ansar sont celles des Bani An-Najjar, puis celles des Bani `Abdul Ash-hal, ensuite celles des Bani Al-Harith bin Al-Khazraj, puis celles des Bani Saida ; mais il y a du bien dans toutes les maisons des Ansar. » Sa`d bin Ubada, qui a été parmi les premiers à embrasser l’islam, a dit : « Je vois que le Messager d’Allah (ﷺ) donne la préférence à d’autres au-dessus de nous. » Certaines personnes lui ont dit : « Mais il t’a donné la supériorité sur beaucoup d’autres. »
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Sahih Al-Boukhari # 63/3808
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مُرَّةَ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ مَسْرُوقٍ، قَالَ ذُكِرَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْعُودٍ عِنْدَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو فَقَالَ ذَاكَ رَجُلٌ لاَ أَزَالُ أُحِبُّهُ، سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" خُذُوا الْقُرْآنَ مِنْ أَرْبَعَةٍ مِنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ ـ فَبَدَأَ بِهِ ـ وَسَالِمٍ مَوْلَى أَبِي حُذَيْفَةَ، وَمُعَاذِ بْنِ جَبَلٍ، وَأُبَىِّ بْنِ كَعْبٍ ".
" خُذُوا الْقُرْآنَ مِنْ أَرْبَعَةٍ مِنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ ـ فَبَدَأَ بِهِ ـ وَسَالِمٍ مَوْلَى أَبِي حُذَيْفَةَ، وَمُعَاذِ بْنِ جَبَلٍ، وَأُبَىِّ بْنِ كَعْبٍ ".
Rapporté par Masruq : On a parlé de `Abdullah bin Masud devant `Abdullah bin `Amr, qui a dit : « C’est un homme que j’aime toujours, car j’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Apprenez la récitation du Coran auprès de quatre personnes : `Abdullah bin Mas`ud — il a commencé par lui — Salim, l’affranchi d’Abu Hudaifa, Mu`adh bin Jabal et Ubai bin Ka`b.’ »
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Sahih Al-Boukhari # 63/3809
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، قَالَ سَمِعْتُ شُعْبَةَ، سَمِعْتُ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لأُبَىٍّ " إِنَّ اللَّهَ أَمَرَنِي أَنْ أَقْرَأَ عَلَيْكَ {لَمْ يَكُنِ الَّذِينَ كَفَرُوا} ". قَالَ وَسَمَّانِي قَالَ " نَعَمْ " فَبَكَى.
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit à Ubai : « Allah m’a ordonné de te réciter : “Ceux qui ne croient pas (Sourate al-Bayyina 98).” » Ubai a demandé : « A-t-Il mentionné mon nom ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui. » En entendant cela, Ubai s’est mis à pleurer
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Sahih Al-Boukhari # 63/3810
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَمَعَ الْقُرْآنَ عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَرْبَعَةٌ، كُلُّهُمْ مِنَ الأَنْصَارِ أُبَىٌّ، وَمُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ، وَأَبُو زَيْدٍ، وَزَيْدُ بْنُ ثَابِتٍ. قُلْتُ لأَنَسِ مَنْ أَبُو زَيْدٍ قَالَ أَحَدُ عُمُومَتِي.
Rapporté par Qatada : Anas a dit : « Le Coran a été rassemblé du vivant du Prophète (ﷺ) par quatre hommes, tous des Ansar : Ubai, Mu‘adh bin Jabal, Abu Zaid et Zaid bin Thabit. » J’ai demandé à Anas : « Qui est Abu Zaid ? » Il a répondu : « C’est un de mes oncles. »
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Sahih Al-Boukhari # 63/3811
حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمُ أُحُدٍ انْهَزَمَ النَّاسُ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو طَلْحَةَ بَيْنَ يَدَىِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مُجَوِّبٌ بِهِ عَلَيْهِ بِحَجَفَةٍ لَهُ، وَكَانَ أَبُو طَلْحَةَ رَجُلاً رَامِيًا شَدِيدَ الْقِدِّ، يَكْسِرُ يَوْمَئِذٍ قَوْسَيْنِ أَوْ ثَلاَثًا، وَكَانَ الرَّجُلُ يَمُرُّ مَعَهُ الْجَعْبَةُ مِنَ النَّبْلِ فَيَقُولُ انْشُرْهَا لأَبِي طَلْحَةَ. فَأَشْرَفَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَنْظُرُ إِلَى الْقَوْمِ، فَيَقُولُ أَبُو طَلْحَةَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي، لاَ تُشْرِفْ يُصِيبُكَ سَهْمٌ مِنْ سِهَامِ الْقَوْمِ، نَحْرِي دُونَ نَحْرِكَ. وَلَقَدْ رَأَيْتُ عَائِشَةَ بِنْتَ أَبِي بَكْرٍ وَأُمَّ سُلَيْمٍ وَإِنَّهُمَا لَمُشَمِّرَتَانِ، أَرَى خَدَمَ سُوقِهِمَا، تُنْقِزَانِ الْقِرَبَ عَلَى مُتُونِهِمَا، تُفْرِغَانِهِ فِي أَفْوَاهِ الْقَوْمِ، ثُمَّ تَرْجِعَانِ فَتَمْلآنِهَا، ثُمَّ تَجِيآنِ فَتُفْرِغَانِهِ فِي أَفْوَاهِ الْقَوْمِ، وَلَقَدْ وَقَعَ السَّيْفُ مِنْ يَدَىْ أَبِي طَلْحَةَ إِمَّا مَرَّتَيْنِ، وَإِمَّا ثَلاَثًا.
Rapporté par Anas : Le jour de la bataille de Uhud, les gens se sont enfuis en laissant le Prophète (ﷺ), mais Abu Talha protégeait le Prophète (ﷺ) avec son bouclier devant lui. Abu Talha était un archer fort et expérimenté qui gardait toujours son arc bien tendu. Ce jour-là, il a cassé deux ou trois arcs. Si un homme passait avec un carquois plein de flèches, le Prophète (ﷺ) lui disait : « Vide-le devant Abu Talha. » Quand le Prophète (ﷺ) levait la tête pour regarder l’ennemi, Abu Talha disait : « Ô Prophète d’Allah ! Que mes parents soient sacrifiés pour toi ! S’il te plaît, ne lève pas la tête pour ne pas être vu, de peur qu’une flèche ennemie ne t’atteigne. Que ce soit mon cou et ma poitrine qui soient touchés à ta place. » Ce jour-là, j’ai vu ‘Aisha, la fille d’Abu Bakr, et Umm Sulaim soulever leurs robes, si bien que j’ai pu voir les bijoux à leurs jambes, et elles portaient des outres d’eau sur leurs bras pour donner à boire aux assoiffés, puis elles retournaient les remplir et revenaient donner à boire encore. Ce jour-là, l’épée d’Abu Talha est tombée de sa main deux ou trois fois
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Sahih Al-Boukhari # 63/3812
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، قَالَ سَمِعْتُ مَالِكًا، يُحَدِّثُ عَنْ أَبِي النَّضْرِ، مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ مَا سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ لأَحَدٍ يَمْشِي عَلَى الأَرْضِ إِنَّهُ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ. إِلاَّ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَلاَمٍ قَالَ وَفِيهِ نَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُ {وَشَهِدَ شَاهِدٌ مِنْ بَنِي إِسْرَائِيلَ} الآيَةَ. قَالَ لاَ أَدْرِي قَالَ مَالِكٌ الآيَةَ أَوْ فِي الْحَدِيثِ.
Rapporté par Sa‘d bin Abi Waqqas : Je n’ai jamais entendu le Prophète (ﷺ) dire à propos de quelqu’un marchant sur la terre qu’il fait partie des gens du Paradis, sauf pour ‘Abdullah bin Salam. Le verset suivant a été révélé à son sujet : « Et un témoin parmi les enfants d’Israël atteste que ce Coran est vrai. »
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Sahih Al-Boukhari # 63/3813
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا أَزْهَرُ السَّمَّانُ، عَنِ ابْنِ عَوْنٍ، عَنْ مُحَمَّدٍ، عَنْ قَيْسِ بْنِ عُبَادٍ، قَالَ كُنْتُ جَالِسًا فِي مَسْجِدِ الْمَدِينَةِ، فَدَخَلَ رَجُلٌ عَلَى وَجْهِهِ أَثَرُ الْخُشُوعِ، فَقَالُوا هَذَا رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ. فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ تَجَوَّزَ فِيهِمَا ثُمَّ خَرَجَ، وَتَبِعْتُهُ فَقُلْتُ إِنَّكَ حِينَ دَخَلْتَ الْمَسْجِدَ قَالُوا هَذَا رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ. قَالَ وَاللَّهِ مَا يَنْبَغِي لأَحَدٍ أَنْ يَقُولَ مَا لاَ يَعْلَمُ وَسَأُحَدِّثُكَ لِمَ ذَاكَ رَأَيْتُ رُؤْيَا عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَصَصْتُهَا عَلَيْهِ، وَرَأَيْتُ كَأَنِّي فِي رَوْضَةٍ ـ ذَكَرَ مِنْ سَعَتِهَا وَخُضْرَتِهَا ـ وَسْطَهَا عَمُودٌ مِنْ حَدِيدٍ، أَسْفَلُهُ فِي الأَرْضِ وَأَعْلاَهُ فِي السَّمَاءِ، فِي أَعْلاَهُ عُرْوَةٌ فَقِيلَ لَهُ ارْقَهْ. قُلْتُ لاَ أَسْتَطِيعُ. فَأَتَانِي مِنْصَفٌ فَرَفَعَ ثِيَابِي مِنْ خَلْفِي، فَرَقِيتُ حَتَّى كُنْتُ فِي أَعْلاَهَا، فَأَخَذْتُ بِالْعُرْوَةِ، فَقِيلَ لَهُ اسْتَمْسِكْ. فَاسْتَيْقَظْتُ وَإِنَّهَا لَفِي يَدِي، فَقَصَصْتُهَا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" تِلْكَ الرَّوْضَةُ الإِسْلاَمُ، وَذَلِكَ الْعَمُودُ عَمُودُ الإِسْلاَمِ، وَتِلْكَ الْعُرْوَةُ عُرْوَةُ الْوُثْقَى، فَأَنْتَ عَلَى الإِسْلاَمِ حَتَّى تَمُوتَ ". وَذَاكَ الرَّجُلُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ. وَقَالَ لِي خَلِيفَةُ حَدَّثَنَا مُعَاذٌ، حَدَّثَنَا ابْنُ عَوْنٍ، عَنْ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا قَيْسُ بْنُ عُبَادٍ، عَنِ ابْنِ سَلاَمٍ، قَالَ وَصِيفٌ مَكَانَ مِنْصَفٌ.
" تِلْكَ الرَّوْضَةُ الإِسْلاَمُ، وَذَلِكَ الْعَمُودُ عَمُودُ الإِسْلاَمِ، وَتِلْكَ الْعُرْوَةُ عُرْوَةُ الْوُثْقَى، فَأَنْتَ عَلَى الإِسْلاَمِ حَتَّى تَمُوتَ ". وَذَاكَ الرَّجُلُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ. وَقَالَ لِي خَلِيفَةُ حَدَّثَنَا مُعَاذٌ، حَدَّثَنَا ابْنُ عَوْنٍ، عَنْ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا قَيْسُ بْنُ عُبَادٍ، عَنِ ابْنِ سَلاَمٍ، قَالَ وَصِيفٌ مَكَانَ مِنْصَفٌ.
Rapporté par Qais bin Ubad : Alors que j’étais assis dans la mosquée de Médine, un homme (Abdullah bin Salam) est entré avec des signes de piété sur son visage. Les gens ont dit : « C’est un des gens du Paradis. » Il a prié deux courtes rak‘at puis il est parti. Je l’ai suivi et lui ai dit : « Quand tu es entré dans la mosquée, les gens ont dit : “C’est un des gens du Paradis.” » Il a répondu : « Par Allah, on ne doit pas dire ce qu’on ne sait pas ; je vais t’expliquer pourquoi. Du vivant du Prophète (ﷺ), j’ai fait un rêve que je lui ai raconté. J’ai vu comme si j’étais dans un jardin. » Il a ensuite décrit sa taille et sa verdure. Il a ajouté : « Au centre, il y avait une colonne de fer dont la base était fixée dans la terre et le sommet dans le ciel, et tout en haut, il y avait une poignée en forme d’anneau. On m’a dit de grimper. J’ai dit : “Je ne peux pas.” Alors un serviteur est venu, a soulevé mes vêtements par derrière et j’ai grimpé jusqu’en haut de la colonne. J’ai saisi la poignée et on m’a dit de la tenir fermement. Puis je me suis réveillé et j’avais encore la sensation de la poignée dans la main. J’ai raconté tout cela au Prophète (ﷺ) qui a dit : “Le jardin, c’est l’Islam, et la poignée, c’est la Poignée la plus sûre. Tu resteras musulman jusqu’à ta mort.” » Le narrateur a ajouté : « Cet homme était ‘Abdullah bin Salam. »
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Sahih Al-Boukhari # 63/3814
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَتَيْتُ الْمَدِينَةَ فَلَقِيتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ سَلاَمٍ ـ رضى الله عنه ـ فَقَالَ أَلاَ تَجِيءُ فَأُطْعِمَكَ سَوِيقًا وَتَمْرًا، وَتَدْخُلَ فِي بَيْتٍ ثُمَّ قَالَ إِنَّكَ بِأَرْضٍ الرِّبَا بِهَا فَاشٍ، إِذَا كَانَ لَكَ عَلَى رَجُلٍ حَقٌّ فَأَهْدَى إِلَيْكَ حِمْلَ تِبْنٍ، أَوْ حِمْلَ شَعِيرٍ أَوْ حِمْلَ قَتٍّ، فَلاَ تَأْخُذْهُ، فَإِنَّهُ رِبًا. وَلَمْ يَذْكُرِ النَّضْرُ وَأَبُو دَاوُدَ وَوَهْبٌ عَنْ شُعْبَةَ الْبَيْتَ.
Rapporté par Abu Burda : Quand je suis arrivé à Médine, j’ai rencontré ‘Abdullah bin Salam. Il m’a dit : « Viens chez moi, je t’offrirai du sawiq (c’est-à-dire de l’orge moulue) et des dattes, et je te ferai entrer dans une maison bénie où le Prophète (ﷺ) est entré. » Puis il a ajouté : « Tu es dans un pays où l’usure (riba) est courante ; donc si quelqu’un te doit quelque chose et t’envoie un cadeau, que ce soit de la paille coupée, de l’orge ou du fourrage, ne l’accepte pas, car c’est de l’usure. »
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Sahih Al-Boukhari # 63/3815
حَدَّثَنِي مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدَةُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ جَعْفَرٍ، قَالَ سَمِعْتُ عَلِيًّا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ح حَدَّثَنِي صَدَقَةُ أَخْبَرَنَا عَبْدَةُ عَنْ هِشَامٍ عَنْ أَبِيهِ قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ جَعْفَرٍ عَنْ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنهم ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" خَيْرُ نِسَائِهَا مَرْيَمُ، وَخَيْرُ نِسَائِهَا خَدِيجَةُ ".
" خَيْرُ نِسَائِهَا مَرْيَمُ، وَخَيْرُ نِسَائِهَا خَدِيجَةُ ".
Rapporté par ‘Ali : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire (comme suit). Rapporté par ‘Ali : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La meilleure femme du monde à son époque était Marie, et la meilleure femme du monde à son époque était Khadija. »
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Sahih Al-Boukhari # 63/3816
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُفَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ كَتَبَ إِلَىَّ هِشَامٌ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ مَا غِرْتُ عَلَى امْرَأَةٍ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مَا غِرْتُ عَلَى خَدِيجَةَ، هَلَكَتْ قَبْلَ أَنْ يَتَزَوَّجَنِي، لِمَا كُنْتُ أَسْمَعُهُ يَذْكُرُهَا، وَأَمَرَهُ اللَّهُ أَنْ يُبَشِّرَهَا بِبَيْتٍ مِنْ قَصَبٍ، وَإِنْ كَانَ لَيَذْبَحُ الشَّاةَ فَيُهْدِي فِي خَلاَئِلِهَا مِنْهَا مَا يَسَعُهُنَّ.
Rapporté par ‘Aisha : Je n’ai jamais été jalouse d’aucune des femmes du Prophète (ﷺ) autant que de Khadija (bien qu’elle soit morte avant qu’il m’épouse), car je l’entendais souvent parler d’elle, et Allah lui avait annoncé la bonne nouvelle qu’elle aurait un palais de qasab (tuyaux de pierres précieuses et de perles au Paradis), et chaque fois qu’il abattait un mouton, il en envoyait une bonne part aux amies de Khadija
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Sahih Al-Boukhari # 63/3817
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حُمَيْدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ مَا غِرْتُ عَلَى امْرَأَةٍ مَا غِرْتُ عَلَى خَدِيجَةَ، مِنْ كَثْرَةِ ذِكْرِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِيَّاهَا. قَالَتْ وَتَزَوَّجَنِي بَعْدَهَا بِثَلاَثِ سِنِينَ، وَأَمَرَهُ رَبُّهُ عَزَّ وَجَلَّ أَوْ جِبْرِيلُ ـ عَلَيْهِ السَّلاَمُ ـ أَنْ يُبَشِّرَهَا بِبَيْتٍ فِي الْجَنَّةِ مِنْ قَصَبٍ.
Rapporté par ‘Aisha : Je n’ai jamais été jalouse d’une femme autant que de Khadija, car le Messager d’Allah (ﷺ) parlait très souvent d’elle. Il m’a épousée trois ans après sa mort, et son Seigneur (ou Gabriel) lui a ordonné de lui annoncer la bonne nouvelle d’un palais de qasab au Paradis
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Sahih Al-Boukhari # 63/3818
حَدَّثَنِي عُمَرُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ حَسَنٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا حَفْصٌ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ مَا غِرْتُ عَلَى أَحَدٍ مِنْ نِسَاءِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مَا غِرْتُ عَلَى خَدِيجَةَ، وَمَا رَأَيْتُهَا، وَلَكِنْ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُكْثِرُ ذِكْرَهَا، وَرُبَّمَا ذَبَحَ الشَّاةَ، ثُمَّ يُقَطِّعُهَا أَعْضَاءً، ثُمَّ يَبْعَثُهَا فِي صَدَائِقِ خَدِيجَةَ، فَرُبَّمَا قُلْتُ لَهُ كَأَنَّهُ لَمْ يَكُنْ فِي الدُّنْيَا امْرَأَةٌ إِلاَّ خَدِيجَةُ. فَيَقُولُ إِنَّهَا كَانَتْ وَكَانَتْ، وَكَانَ لِي مِنْهَا وَلَدٌ.
Rapporté par ‘Aisha : Je n’ai jamais été jalouse d’aucune des femmes du Prophète (ﷺ) autant que de Khadija, même si je ne l’ai jamais vue, mais le Prophète (ﷺ) parlait très souvent d’elle, et chaque fois qu’il abattait un mouton, il découpait des morceaux et les envoyait aux amies de Khadija. Quand je lui disais parfois : « (Tu traites Khadija comme si) il n’y avait pas d’autre femme sur terre qu’elle », il répondait : « Khadija était telle ou telle, et c’est d’elle que j’ai eu des enfants. »
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Sahih Al-Boukhari # 63/3819
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، قَالَ قُلْتُ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما ـ بَشَّرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَدِيجَةَ قَالَ نَعَمْ بِبَيْتٍ مِنْ قَصَبٍ، لاَ صَخَبَ فِيهِ وَلاَ نَصَبَ.
Rapporté par Isma‘il : J’ai demandé à ‘Abdullah bin Abi ‘Aufa : « Le Prophète (ﷺ) a-t-il annoncé une bonne nouvelle à Khadija ? » Il a répondu : « Oui, un palais de qasab (au Paradis) où il n’y aura ni bruit ni fatigue. »
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Sahih Al-Boukhari # 63/3820
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ فُضَيْلٍ، عَنْ عُمَارَةَ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَتَى جِبْرِيلُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَذِهِ خَدِيجَةُ قَدْ أَتَتْ مَعَهَا إِنَاءٌ فِيهِ إِدَامٌ أَوْ طَعَامٌ أَوْ شَرَابٌ، فَإِذَا هِيَ أَتَتْكَ فَاقْرَأْ عَلَيْهَا السَّلاَمَ مِنْ رَبِّهَا وَمِنِّي، وَبَشِّرْهَا بِبَيْتٍ فِي الْجَنَّةِ مِنْ قَصَبٍ، لاَ صَخَبَ فِيهِ وَلاَ نَصَبَ.
Rapporté par Abu Huraira : Gabriel est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Voici Khadija qui vient vers toi avec un plat contenant du ragoût (ou de la nourriture ou une boisson). Quand elle arrivera, transmets-lui le salut de son Seigneur (c’est-à-dire Allah) et de ma part, et annonce-lui la bonne nouvelle d’un palais de qasab au Paradis où il n’y aura ni bruit ni fatigue. »
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Sahih Al-Boukhari # 63/3821
وَقَالَ إِسْمَاعِيلُ بْنُ خَلِيلٍ أَخْبَرَنَا عَلِيُّ بْنُ مُسْهِرٍ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتِ اسْتَأْذَنَتْ هَالَةُ بِنْتُ خُوَيْلِدٍ أُخْتُ خَدِيجَةَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، فَعَرَفَ اسْتِئْذَانَ خَدِيجَةَ فَارْتَاعَ لِذَلِكَ، فَقَالَ
" اللَّهُمَّ هَالَةَ ". قَالَتْ فَغِرْتُ فَقُلْتُ مَا تَذْكُرُ مِنْ عَجُوزٍ مِنْ عَجَائِزِ قُرَيْشٍ، حَمْرَاءِ الشِّدْقَيْنِ، هَلَكَتْ فِي الدَّهْرِ، قَدْ، أَبْدَلَكَ اللَّهُ خَيْرًا مِنْهَا
" اللَّهُمَّ هَالَةَ ". قَالَتْ فَغِرْتُ فَقُلْتُ مَا تَذْكُرُ مِنْ عَجُوزٍ مِنْ عَجَائِزِ قُرَيْشٍ، حَمْرَاءِ الشِّدْقَيْنِ، هَلَكَتْ فِي الدَّهْرِ، قَدْ، أَبْدَلَكَ اللَّهُ خَيْرًا مِنْهَا
Rapporté par ‘Aisha : Un jour, Hala bint Khuwailid, la sœur de Khadija, a demandé la permission d’entrer auprès du Prophète (ﷺ). À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) s’est souvenu de la façon dont Khadija demandait la permission, et cela l’a touché. Il a dit : « Ô Allah ! Hala ! » Alors je suis devenue jalouse et j’ai dit : « Pourquoi te rappelles-tu une vieille femme parmi les vieilles femmes de Quraish, une vieille femme (sans dents) aux gencives rouges qui est morte depuis longtemps, alors qu’Allah t’a donné quelqu’un de meilleur qu’elle ? »
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Sahih Al-Boukhari # 63/3822
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ الْوَاسِطِيُّ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ بَيَانٍ، عَنْ قَيْسٍ، قَالَ سَمِعْتُهُ يَقُولُ قَالَ جَرِيرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه مَا حَجَبَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مُنْذُ أَسْلَمْتُ، وَلاَ رَآنِي إِلاَّ ضَحِكَ.
Rapporté par Jarir bin ‘Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) ne m’a jamais refusé l’entrée depuis que je suis devenu musulman, et chaque fois qu’il me voyait, il me souriait
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Sahih Al-Boukhari # 63/3823
وَعَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ كَانَ فِي الْجَاهِلِيَّةِ بَيْتٌ يُقَالَ لَهُ ذُو الْخَلَصَةِ، وَكَانَ يُقَالُ لَهُ الْكَعْبَةُ الْيَمَانِيَةُ، أَوِ الْكَعْبَةُ الشَّأْمِيَّةُ، فَقَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" هَلْ أَنْتَ مُرِيحِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ ". قَالَ فَنَفَرْتُ إِلَيْهِ فِي خَمْسِينَ وَمِائَةِ فَارِسٍ مِنْ أَحْمَسَ ـ قَالَ ـ فَكَسَرْنَا، وَقَتَلْنَا مَنْ وَجَدْنَا عِنْدَهُ، فَأَتَيْنَاهُ، فَأَخْبَرْنَاهُ، فَدَعَا لَنَا وَلأَحْمَسَ.
" هَلْ أَنْتَ مُرِيحِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ ". قَالَ فَنَفَرْتُ إِلَيْهِ فِي خَمْسِينَ وَمِائَةِ فَارِسٍ مِنْ أَحْمَسَ ـ قَالَ ـ فَكَسَرْنَا، وَقَتَلْنَا مَنْ وَجَدْنَا عِنْدَهُ، فَأَتَيْنَاهُ، فَأَخْبَرْنَاهُ، فَدَعَا لَنَا وَلأَحْمَسَ.
Rapporté par Jarir bin ‘Abdullah : Il y avait une maison appelée Dhul-Khalasa à l’époque préislamique, qu’on appelait aussi la Ka‘ba du Yémen ou la Ka‘ba du Shâm. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Veux-tu me débarrasser de Dhul-Khalasa ? » Je suis donc parti avec 150 cavaliers de la tribu d’Ahmas et nous l’avons détruite et tué ceux que nous avons trouvés là-bas. Ensuite, nous sommes revenus informer le Prophète (ﷺ) de ce que nous avions fait. Il a invoqué le bien pour nous et pour la tribu d’Ahmas
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Sahih Al-Boukhari # 63/3824
حَدَّثَنِي إِسْمَاعِيلُ بْنُ خَلِيلٍ، أَخْبَرَنَا سَلَمَةُ بْنُ رَجَاءٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، رضى الله عنها قَالَتْ لَمَّا كَانَ يَوْمُ أُحُدٍ هُزِمَ الْمُشْرِكُونَ هَزِيمَةً بَيِّنَةً، فَصَاحَ إِبْلِيسُ أَىْ عِبَادَ اللَّهِ أُخْرَاكُمْ، فَرَجَعَتْ أُولاَهُمْ عَلَى أُخْرَاهُمْ، فَاجْتَلَدَتْ أُخْرَاهُمْ، فَنَظَرَ حُذَيْفَةُ، فَإِذَا هُوَ بِأَبِيهِ فَنَادَى أَىْ عِبَادَ اللَّهِ، أَبِي أَبِي. فَقَالَتْ فَوَاللَّهِ مَا احْتَجَزُوا حَتَّى قَتَلُوهُ، فَقَالَ حُذَيْفَةُ غَفَرَ اللَّهُ لَكُمْ. قَالَ أَبِي فَوَاللَّهِ مَا زَالَتْ فِي حُذَيْفَةَ مِنْهَا بَقِيَّةُ خَيْرٍ حَتَّى لَقِيَ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ.
Rapporté par ‘Aisha : Le jour de la bataille de Uhud, les polythéistes ont été complètement vaincus. Puis Satan a crié fort : « Ô serviteurs d’Allah ! Attention à ceux qui sont derrière vous ! » Alors les premiers rangs ont attaqué les derniers. Hudhaifa a alors regardé et a vu son père, et il a crié fort : « Ô serviteurs d’Allah ! Mon père ! Mon père ! » Par Allah, ils ne se sont pas arrêtés avant de le tuer (c’est-à-dire le père de Hudhaifa). Hudhaifa a dit : « Qu’Allah vous pardonne ! » Le narrateur a ajouté : « Par Allah, grâce à ce qu’a dit Hudhaifa, il est resté dans un bon état jusqu’à sa mort. »
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Sahih Al-Boukhari # 63/3825
وَقَالَ عَبْدَانُ أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا يُونُسُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، حَدَّثَنِي عُرْوَةُ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ جَاءَتْ هِنْدٌ بِنْتُ عُتْبَةَ قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، مَا كَانَ عَلَى ظَهْرِ الأَرْضِ مِنْ أَهْلِ خِبَاءٍ أَحَبُّ إِلَىَّ أَنْ يَذِلُّوا مِنْ أَهْلِ خِبَائِكَ، ثُمَّ مَا أَصْبَحَ الْيَوْمَ عَلَى ظَهْرِ الأَرْضِ أَهْلُ خِبَاءٍ أَحَبَّ إِلَىَّ أَنْ يَعِزُّوا مِنْ أَهْلِ خِبَائِكَ. قَالَ وَأَيْضًا وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أَبَا سُفْيَانَ رَجُلٌ مِسِّيكٌ، فَهَلْ عَلَىَّ حَرَجٌ أَنْ أُطْعِمَ مِنَ الَّذِي لَهُ عِيَالَنَا قَالَ
" لاَ أُرَاهُ إِلاَّ بِالْمَعْرُوفِ ".
" لاَ أُرَاهُ إِلاَّ بِالْمَعْرُوفِ ".
Rapporté par ‘Aisha (رضي الله عنها) : Hind bint ‘Utba est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah ! (Avant que je devienne musulmane) il n’y avait pas de famille sur terre que je voulais voir humiliée plus que la tienne, mais aujourd’hui il n’y a pas de famille que je souhaite voir honorée plus que la tienne. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’ai pensé la même chose, par Celui qui tient mon âme dans Sa main ! » Elle a ajouté : « Ô Messager d’Allah ! Abu Sufyan est avare, alors est-ce un péché si je prends dans ses biens pour nourrir mes enfants ? » Il a répondu : « Je ne le permets que si tu prends ce qui est juste et raisonnable pour tes besoins. »