Sahih Mouslim — Hadith #11288
Hadith #11288
وَحَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، قَالَ قَرَأْتُ عَلَى مَالِكٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ نَافِعٍ، عَنْ زَيْنَبَ بِنْتِ أَبِي سَلَمَةَ، أَنَّهَا أَخْبَرَتْهُ هَذِهِ الأَحَادِيثَ الثَّلاَثَةَ، قَالَ قَالَتْ زَيْنَبُ دَخَلْتُ عَلَى أُمِّ حَبِيبَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حِينَ تُوُفِّيَ أَبُوهَا أَبُو سُفْيَانَ فَدَعَتْ أُمُّ حَبِيبَةَ بِطِيبٍ فِيهِ صُفْرَةٌ خَلُوقٌ أَوْ غَيْرُهُ فَدَهَنَتْ مِنْهُ جَارِيَةً ثُمَّ مَسَّتْ بِعَارِضَيْهَا ثُمَّ قَالَتْ وَاللَّهِ مَا لِي بِالطِّيبِ مِنْ حَاجَةٍ غَيْرَ أَنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ عَلَى الْمِنْبَرِ " لاَ يَحِلُّ لاِمْرَأَةٍ تُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ تُحِدُّ عَلَى مَيِّتٍ فَوْقَ ثَلاَثٍ إِلاَّ عَلَى زَوْجٍ أَرْبَعَةَ أَشْهُرٍ وَعَشْرًا " . قَالَتْ زَيْنَبُ ثُمَّ دَخَلْتُ عَلَى زَيْنَبَ بِنْتِ جَحْشٍ حِينَ تُوُفِّيَ أَخُوهَا فَدَعَتْ بِطِيبٍ فَمَسَّتْ مِنْهُ ثُمَّ قَالَتْ وَاللَّهِ مَا لِي بِالطِّيبِ مِنْ حَاجَةٍ غَيْرَ أَنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ عَلَى الْمِنْبَرِ " لاَ يَحِلُّ لاِمْرَأَةٍ تُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ تُحِدُّ عَلَى مَيِّتٍ فَوْقَ ثَلاَثٍ إِلاَّ عَلَى زَوْجٍ أَرْبَعَةَ أَشْهُرٍ وَعَشْرًا " . قَالَتْ زَيْنَبُ سَمِعْتُ أُمِّي أُمَّ سَلَمَةَ، تَقُولُ جَاءَتِ امْرَأَةٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ ابْنَتِي تُوُفِّيَ عَنْهَا زَوْجُهَا وَقَدِ اشْتَكَتْ عَيْنُهَا أَفَنَكْحُلُهَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ " . مَرَّتَيْنِ أَوْ ثَلاَثًا كُلَّ ذَلِكَ يَقُولُ لاَ ثُمَّ قَالَ " إِنَّمَا هِيَ أَرْبَعَةُ أَشْهُرٍ وَعَشْرٌ وَقَدْ كَانَتْ إِحْدَاكُنَّ فِي الْجَاهِلِيَّةِ تَرْمِي بِالْبَعَرَةِ عَلَى رَأْسِ الْحَوْلِ " . قَالَ حُمَيْدٌ قُلْتُ لِزَيْنَبَ وَمَا تَرْمِي بِالْبَعَرَةِ عَلَى رَأْسِ الْحَوْلِ فَقَالَتْ زَيْنَبُ كَانَتِ الْمَرْأَةُ إِذَا تُوُفِّيَ عَنْهَا زَوْجُهَا دَخَلَتْ حِفْشًا وَلَبِسَتْ شَرَّ ثِيَابِهَا وَلَمْ تَمَسَّ طِيبًا وَلاَ شَيْئًا حَتَّى تَمُرَّ بِهَا سَنَةٌ ثُمَّ تُؤْتَى بِدَابَّةٍ حِمَارٍ أَوْ شَاةٍ أَوْ طَيْرٍ فَتَفْتَضُّ بِهِ فَقَلَّمَا تَفْتَضُّ بِشَىْءٍ إِلاَّ مَاتَ ثُمَّ تَخْرُجُ فَتُعْطَى بَعَرَةً فَتَرْمِي بِهَا ثُمَّ تُرَاجِعُ بَعْدُ مَا شَاءَتْ مِنْ طِيبٍ أَوْ غَيْرِهِ .
Zaynab (fille d'Abu Salama) (qu'Allah l'agrée) a rapporté : Je suis allée voir Umm Habiba, l'épouse du Messager d'Allah (ﷺ), après le décès de son père, Abu Sufyan. Umm Habiba fit venir un parfum à dominante jaune ou similaire, qu'elle appliqua sur une jeune fille, puis lui frotta les joues. Elle dit alors : « Par Allah, je n'ai besoin d'aucun parfum, car j'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire en chaire : "Il n'est pas permis à une femme croyant en Allah et en la vie après la mort de porter le deuil plus de trois jours, mais (en cas de décès) de son mari, cela est permis pendant quatre mois et dix jours." » Zaynab dit : J'ai ensuite rendu visite à Zaynab Jahsh (qu'Allah l'agrée) lorsque son frère est décédé. Elle a fait venir du parfum, s'en est appliqué, puis a dit : « Par Allah, je n'en ressens pas le besoin, mais j'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire en chaire : "Il n'est pas permis à une femme croyant en Allah et au Maître de porter le deuil plus de trois jours, sauf dans le cas de son mari (pour lequel elle peut porter le deuil) pendant quatre mois et dix jours." » Zaynab (qu'Allah l'agrée) dit : J'ai entendu ma mère, Umm Salama (qu'Allah l'agrée), dire : Une femme est venue trouver le Messager d'Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d'Allah, j'ai une fille dont le mari est décédé et qui souffre d'une affection oculaire ; devons-nous lui appliquer du collyre ? » Alors le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Non » (répétant cela deux ou trois fois, ne disant que « NON » sans cesse). Puis il dit : « Ce n'est que quatre mois et dix jours, alors qu'avant l'islam, aucun d'entre vous ne jetait les excréments avant qu'une année ne se soit écoulée. » Humaid dit : « J'ai demandé à Zaynab : Que signifie ce fait de jeter les excréments pendant un an ? » Zaynab répondit : « Lorsqu'une femme perdait son mari, elle se retirait dans une hutte, revêtait ses plus vieux vêtements et ne se parfumait pas avant un an. On lui amenait alors un animal, comme un âne, une chèvre ou un oiseau, qu'elle caressait. Or, l'animal qu'elle avait caressé mourait. Elle sortait ensuite de sa maison, on lui donnait des excréments qu'elle jetait, puis elle utilisait à sa guise du parfum ou tout autre produit. »
Source
Sahih Mouslim # 18/3725
Grade
Sahih
Catégorie
Chapitre 18: Allaitement