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14 Hadiths
01
Sahih Al-Boukhari # 45/2426
Oubai bin Ka'b (RA)
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ،‏.‏ وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سَلَمَةَ، سَمِعْتُ سُوَيْدَ بْنَ غَفَلَةَ، قَالَ لَقِيتُ أُبَىَّ بْنَ كَعْبٍ ـ رضى الله عنه ـ فَقَالَ أَخَذْتُ صُرَّةً مِائَةَ دِينَارٍ فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ عَرِّفْهَا حَوْلاً‏"‏‏.‏ فَعَرَّفْتُهَا حَوْلَهَا فَلَمْ أَجِدْ مَنْ يَعْرِفُهَا، ثُمَّ أَتَيْتُهُ فَقَالَ ‏"‏ عَرِّفْهَا حَوْلاً ‏"‏ فَعَرَّفْتُهَا فَلَمْ أَجِدْ، ثُمَّ أَتَيْتُهُ ثَلاَثًا فَقَالَ ‏"‏ احْفَظْ وِعَاءَهَا وَعَدَدَهَا وَوِكَاءَهَا، فَإِنْ جَاءَ صَاحِبُهَا، وَإِلاَّ فَاسْتَمْتِعْ بِهَا ‏"‏‏.‏ فَاسْتَمْتَعْتُ فَلَقِيتُهُ بَعْدُ بِمَكَّةَ فَقَالَ لاَ أَدْرِي ثَلاَثَةَ أَحْوَالٍ أَوْ حَوْلاً وَاحِدًا‏.‏
Rapporté par Ubai bin Ka`b : J’ai trouvé une bourse contenant cent dinars. Je suis allé voir le Prophète (et je l’en ai informé), il a dit : « Fais une annonce publique à ce sujet pendant un an. » Je l’ai fait, mais personne n’est venu la réclamer. Je suis retourné voir le Prophète (ﷺ) qui a dit : « Fais une annonce publique pendant une autre année. » Je l’ai fait, mais personne n’est venu. Je suis allé le voir une troisième fois et il a dit : « Garde la bourse et la ficelle qui la ferme, compte l’argent qu’elle contient et si son propriétaire se présente, rends-la-lui ; sinon, utilise-la. » Le sous-rappoteur Salama a dit : « Je l’ai rencontré (Suwaid, un autre sous-rappoteur) à La Mecque et il a dit : ‘Je ne sais pas si Ubai a fait l’annonce pendant trois ans ou seulement un an.’ »
02
Sahih Al-Boukhari # 45/2427
Zaid ben Khalid al-Juhani (RA)
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَبَّاسٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ رَبِيعَةَ، حَدَّثَنِي يَزِيدُ، مَوْلَى الْمُنْبَعِثِ عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَاءَ أَعْرَابِيٌّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلَهُ عَمَّا يَلْتَقِطُهُ فَقَالَ ‏"‏ عَرِّفْهَا سَنَةً، ثُمَّ احْفَظْ عِفَاصَهَا وَوِكَاءَهَا، فَإِنْ جَاءَ أَحَدٌ يُخْبِرُكَ بِهَا، وَإِلاَّ فَاسْتَنْفِقْهَا ‏"‏‏.‏ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَضَالَّةُ الْغَنَمِ قَالَ ‏"‏ لَكَ أَوْ لأَخِيكَ أَوْ لِلذِّئْبِ ‏"‏‏.‏ قَالَ ضَالَّةُ الإِبِلِ فَتَمَعَّرَ وَجْهُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ مَا لَكَ وَلَهَا، مَعَهَا حِذَاؤُهَا وَسِقَاؤُهَا، تَرِدُ الْمَاءَ وَتَأْكُلُ الشَّجَرَ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Zaid bin Khalid Al-Juhani : Un bédouin est allé voir le Prophète (ﷺ) et lui a demandé ce qu’il fallait faire lorsqu’on trouve un objet perdu. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Fais une annonce publique à ce sujet pendant un an. Souviens-toi de la description de son contenant et de la ficelle qui le ferme ; si quelqu’un vient et le décrit correctement, (donne-le-lui) ; sinon, utilise-le. » Il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Et si c’est une brebis perdue ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Elle est pour toi, pour ton frère (c’est-à-dire son propriétaire), ou pour le loup. » Il a demandé ensuite : « Et si c’est un chameau perdu ? » À ce moment-là, le visage du Prophète (ﷺ) est devenu rouge (de colère) et il a dit : « Tu n’as rien à voir avec lui, car il a ses pieds, sa réserve d’eau et peut atteindre les points d’eau, boire et manger des arbres. »
03
Sahih Al-Boukhari # 45/2428
Sulaiman bin Bilal de Yahya (RA)
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي سُلَيْمَانُ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ يَزِيدَ، مَوْلَى الْمُنْبَعِثِ أَنَّهُ سَمِعَ زَيْدَ بْنَ خَالِدٍ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ سُئِلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنِ اللُّقَطَةِ فَزَعَمَ أَنَّهُ قَالَ ‏"‏ اعْرِفْ عِفَاصَهَا وَوِكَاءَهَا، ثُمَّ عَرِّفْهَا سَنَةً ‏"‏‏.‏ يَقُولُ يَزِيدُ إِنْ لَمْ تُعْتَرَفِ اسْتَنْفَقَ بِهَا صَاحِبُهَا وَكَانَتْ وَدِيعَةً، عِنْدَهُ‏.‏ قَالَ يَحْيَى فَهَذَا الَّذِي لاَ أَدْرِي أَفِي حَدِيثِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هُوَ أَمْ شَىْءٌ مِنْ عِنْدِهِ ـ ثُمَّ قَالَ كَيْفَ تَرَى فِي ضَالَّةِ الْغَنَمِ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ خُذْهَا فَإِنَّمَا هِيَ لَكَ أَوْ لأَخِيكَ أَوْ لِلذِّئْبِ ‏"‏‏.‏ قَالَ يَزِيدُ وَهْىَ تُعَرَّفُ أَيْضًا‏.‏ ثُمَّ قَالَ كَيْفَ تَرَى فِي ضَالَّةِ الإِبِلِ قَالَ فَقَالَ ‏"‏ دَعْهَا فَإِنَّ مَعَهَا حِذَاءَهَا وَسِقَاءَهَا، تَرِدُ الْمَاءَ وَتَأْكُلُ الشَّجَرَ، حَتَّى يَجِدَهَا رَبُّهَا ‏"‏‏.‏
Rapporté par Sulaiman bin Bilal d’après Yahya : Yazid Maula Al-Munba’ith a entendu Zaid bin Khalid al-Juham dire : « Le Prophète (ﷺ) a été interrogé au sujet de la Luqata (objet trouvé). Il a dit : ‘Souviens-toi de la description de son contenant et de la ficelle qui la ferme, et annonce-la publiquement pendant un an.’ » Yazid a ajouté : « Si personne ne la réclame, alors celui qui l’a trouvée peut l’utiliser, mais il doit la considérer comme un dépôt confié. » Yahya a dit : « Je ne sais pas si ces dernières phrases ont été dites par le Prophète (ﷺ) ou par Yazid. » Zaid a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) a été interrogé : ‘Et une brebis perdue ?’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Prends-la, car elle est pour toi, pour ton frère (c’est-à-dire son propriétaire) ou pour le loup.’ » Yazid a ajouté qu’il fallait aussi l’annoncer publiquement. L’homme a ensuite demandé au Prophète (ﷺ) au sujet d’un chameau perdu. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laisse-le, car il a ses pieds, sa réserve d’eau, et il atteindra un point d’eau et mangera des arbres jusqu’à ce que son propriétaire le retrouve. »
04
Sahih Al-Boukhari # 45/2429
Zaid ben Khalid Al-Juhani (RA)
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ يَزِيدَ، مَوْلَى الْمُنْبَعِثِ عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلَهُ عَنِ اللُّقَطَةِ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ اعْرِفْ عِفَاصَهَا وَوِكَاءَهَا، ثُمَّ عَرِّفْهَا سَنَةً، فَإِنْ جَاءَ صَاحِبُهَا، وَإِلاَّ فَشَأْنَكَ بِهَا ‏"‏‏.‏ قَالَ فَضَالَّةُ الْغَنَمِ قَالَ ‏"‏ هِيَ لَكَ أَوْ لأَخِيكَ أَوْ لِلذِّئْبِ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَضَالَّةُ الإِبِلِ قَالَ ‏"‏ مَا لَكَ وَلَهَا، مَعَهَا سِقَاؤُهَا وَحِذَاؤُهَا، تَرِدُ الْمَاءَ وَتَأْكُلُ الشَّجَرَ، حَتَّى يَلْقَاهَا رَبُّهَا ‏"‏‏.‏
Rapporté par Zaid bin Khalid : Un homme est venu demander au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’il fallait faire lorsqu’on trouve un objet perdu. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Souviens-toi de la description de son contenant et de la ficelle qui la ferme, et fais une annonce publique pendant un an. Si le propriétaire se présente, rends-le-lui ; sinon, fais-en ce que tu veux. » Il a ensuite demandé : « Et une brebis perdue ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Elle est pour toi, pour ton frère (c’est-à-dire son propriétaire), ou pour le loup. » Il a demandé ensuite : « Et un chameau perdu ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cela ne te concerne pas. Il a sa réserve d’eau et ses pieds, et il atteindra l’eau, boira et mangera des arbres jusqu’à ce que son propriétaire le retrouve. »
05
Sahih Al-Boukhari # 45/2430
Abd al-Rahman bin Hurmuz (RA)
وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي جَعْفَرُ بْنُ رَبِيعَةَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ هُرْمُزَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ ذَكَرَ رَجُلاً مِنْ بَنِي إِسْرَائِيلَ ـ وَسَاقَ الْحَدِيثَ ـ ‏
"‏فَخَرَجَ يَنْظُرُ لَعَلَّ مَرْكَبًا قَدْ جَاءَ بِمَالِهِ، فَإِذَا هُوَ بِالْخَشَبَةِ فَأَخَذَهَا لأَهْلِهِ حَطَبًا، فَلَمَّا نَشَرَهَا وَجَدَ الْمَالَ وَالصَّحِيفَةَ ‏"‏‏.‏
Rapporté par 'Abdur-Rahman bin Hurmuz : Abu Huraira (رضي الله عنه) a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a parlé d’un homme israélite. » (Abu Huraira a ensuite raconté toute l’histoire.) (À la fin du récit, il est mentionné que le créancier) est allé vers la mer, espérant qu’un bateau lui aurait apporté son argent. Soudain, il a vu un morceau de bois et l’a emporté chez lui pour en faire du bois de chauffage. En le sciant, il a trouvé son argent et une lettre à l’intérieur. [Voir le hadith n°2291 pour les détails]
06
Sahih Al-Boukhari # 45/2431
Anas ibn Malik (RA)
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ طَلْحَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ مَرَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِتَمْرَةٍ فِي الطَّرِيقِ قَالَ ‏
"‏ لَوْلاَ أَنِّي أَخَافُ أَنْ تَكُونَ مِنَ الصَّدَقَةِ لأَكَلْتُهَا ‏"‏‏.‏ وَقَالَ يَحْيَى حَدَّثَنَا سُفْيَانُ حَدَّثَنِي مَنْصُورٌ وَقَالَ زَائِدَةُ عَنْ مَنْصُورٍ عَنْ طَلْحَةَ حَدَّثَنَا أَنَسٌ‏.‏
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) est passé près d’une datte tombée sur le chemin et a dit : « Si je n’avais pas peur qu’elle provienne d’une aumône, je l’aurais mangée. »
07
Sahih Al-Boukhari # 45/2432
Abou Hourayra (RA)
وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏
"‏ إِنِّي لأَنْقَلِبُ إِلَى أَهْلِي، فَأَجِدُ التَّمْرَةَ سَاقِطَةً عَلَى فِرَاشِي فَأَرْفَعُهَا لآكُلَهَا، ثُمَّ أَخْشَى أَنْ تَكُونَ صَدَقَةً فَأُلْفِيَهَا ‏"‏‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Parfois, quand je rentre chez moi et que je trouve une datte tombée sur mon lit, je la ramasse pour la manger, mais j’ai peur qu’elle provienne d’une aumône, alors je la jette. »
08
Sahih Al-Boukhari # 45/2433
Ibn Abbas (RA)
وَقَالَ أَحْمَدُ بْنُ سَعِيدٍ حَدَّثَنَا رَوْحٌ، حَدَّثَنَا زَكَرِيَّاءُ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ لاَ يُعْضَدُ عِضَاهُهَا، وَلاَ يُنَفَّرُ صَيْدُهَا، وَلاَ تَحِلُّ لُقَطَتُهَا إِلاَّ لِمُنْشِدٍ، وَلاَ يُخْتَلَى خَلاَهَا ‏"‏‏.‏ فَقَالَ عَبَّاسٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِلاَّ الإِذْخِرَ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ إِلاَّ الإِذْخِرَ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Ibn 'Abbas (رضي الله عنه) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi dit : « On ne doit pas arracher les buissons épineux de La Mecque, ni chasser ses animaux, et ramasser ce qui est tombé n’est permis qu’à celui qui en fait l’annonce publique, et on ne doit pas couper son herbe. » ‘Abbas a dit : « Ô Messager d’Allah ! Sauf l’Idhkhir (une sorte d’herbe). » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Sauf l’Idhkhir. »
09
Sahih Al-Boukhari # 45/2434
Abou Hourayra (RA)
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا الْوَلِيدُ بْنُ مُسْلِمٍ، حَدَّثَنَا الأَوْزَاعِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ أَبِي كَثِيرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا فَتَحَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم مَكَّةَ قَامَ فِي النَّاسِ، فَحَمِدَ اللَّهَ، وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ إِنَّ اللَّهَ حَبَسَ عَنْ مَكَّةَ الْفِيلَ، وَسَلَّطَ عَلَيْهَا رَسُولَهُ وَالْمُؤْمِنِينَ، فَإِنَّهَا لاَ تَحِلُّ لأَحَدٍ كَانَ قَبْلِي، وَإِنَّهَا أُحِلَّتْ لِي سَاعَةً مِنْ نَهَارٍ، وَإِنَّهَا لاَ تَحِلُّ لأَحَدٍ بَعْدِي، فَلاَ يُنَفَّرُ صَيْدُهَا وَلاَ يُخْتَلَى شَوْكُهَا، وَلاَ تَحِلُّ سَاقِطَتُهَا إِلاَّ لِمُنْشِدٍ، وَمَنْ قُتِلَ لَهُ قَتِيلٌ فَهْوَ بِخَيْرِ النَّظَرَيْنِ، إِمَّا أَنْ يُفْدَى، وَإِمَّا أَنْ يُقِيدَ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ الْعَبَّاسُ إِلاَّ الإِذْخِرَ، فَإِنَّا نَجْعَلُهُ لِقُبُورِنَا وَبُيُوتِنَا‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِلاَّ الإِذْخِرَ ‏"‏‏.‏ فَقَامَ أَبُو شَاهٍ ـ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْيَمَنِ ـ فَقَالَ اكْتُبُوا لِي يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ اكْتُبُوا لأَبِي شَاهٍ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ لِلأَوْزَاعِيِّ مَا قَوْلُهُ اكْتُبُوا لِي يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ هَذِهِ الْخُطْبَةَ الَّتِي سَمِعَهَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏
Rapporté par Abu Huraira : Quand Allah a accordé la victoire à Son Messager sur les gens de La Mecque, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé parmi les gens et, après avoir glorifié Allah, a dit : « Allah a interdit le combat à La Mecque et a donné l’autorité à Son Messager et aux croyants sur elle. Le combat y était interdit pour tout le monde avant moi, il m’a été permis pour une partie d’un jour, et il ne sera plus permis à personne après moi. On ne doit pas chasser ses animaux, ni arracher ses buissons épineux, et ramasser ce qui est tombé n’est permis qu’à celui qui en fait l’annonce publique. Celui dont un proche a été tué a le choix d’accepter une compensation ou de demander justice. » Al-‘Abbas a dit : « Sauf l’Idhkhir, car nous l’utilisons dans nos tombes et nos maisons. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Sauf l’Idhkhir. » Abu Shah, un Yéménite, s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Fais-le écrire pour moi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Écrivez-le pour Abu Shah. » (Le sous-narrateur a demandé à Al-Auza’i) : Que voulait-il dire par « Fais-le écrire, ô Messager d’Allah ? » Il a répondu : « Le discours qu’il avait entendu du Messager d’Allah (ﷺ). »
10
Sahih Al-Boukhari # 45/2435
Abdullah ibn Umar (RA)
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏
"‏ لاَ يَحْلُبَنَّ أَحَدٌ مَاشِيَةَ امْرِئٍ بِغَيْرِ إِذْنِهِ، أَيُحِبُّ أَحَدُكُمْ أَنْ تُؤْتَى مَشْرُبَتُهُ فَتُكْسَرَ خِزَانَتُهُ، فَيُنْتَقَلَ طَعَامُهُ فَإِنَّمَا تَخْزُنُ لَهُمْ ضُرُوعُ مَوَاشِيهِمْ أَطْعِمَاتِهِمْ، فَلاَ يَحْلُبَنَّ أَحَدٌ مَاشِيَةَ أَحَدٍ إِلاَّ بِإِذْنِهِ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « On ne doit pas traire un animal sans la permission de son propriétaire. Est-ce que l’un de vous aimerait que quelqu’un entre dans son magasin, casse son récipient et emporte sa nourriture ? Les pis des animaux sont comme les réserves de leurs propriétaires, là où leur nourriture est gardée. Donc, personne ne doit traire les animaux de quelqu’un d’autre sans sa permission. »
11
Sahih Al-Boukhari # 45/2436
Zaid ben Khalid al-Juhani (RA)
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ يَزِيدَ، مَوْلَى الْمُنْبَعِثِ عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَجُلاً سَأَلَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ اللُّقَطَةِ قَالَ ‏"‏ عَرِّفْهَا سَنَةً، ثُمَّ اعْرِفْ وِكَاءَهَا وَعِفَاصَهَا، ثُمَّ اسْتَنْفِقْ بِهَا، فَإِنْ جَاءَ رَبُّهَا فَأَدِّهَا إِلَيْهِ ‏"‏‏.‏ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ فَضَالَّةُ الْغَنَمِ قَالَ ‏"‏ خُذْهَا فَإِنَّمَا هِيَ لَكَ أَوْ لأَخِيكَ أَوْ لِلذِّئْبِ ‏"‏‏.‏ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَضَالَّةُ الإِبِلِ قَالَ فَغَضِبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى احْمَرَّتْ وَجْنَتَاهُ ـ أَوِ احْمَرَّ وَجْهُهُ ـ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ مَا لَكَ وَلَهَا، مَعَهَا حِذَاؤُهَا وَسِقَاؤُهَا، حَتَّى يَلْقَاهَا رَبُّهَا ‏"‏‏.‏
Rapporté par Zaid bin Khalid Al-Juhani : Un homme a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet de la Luqata (objet trouvé). Il a dit : « Annonce-le publiquement pendant un an, puis retiens la description de son contenant et de la corde avec laquelle il est attaché, utilise l’argent, et si son propriétaire revient après cela, rends-le-lui. » Les gens ont demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Et pour une brebis perdue ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Prends-la, elle est pour toi, pour ton frère ou pour le loup. » L’homme a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Et pour un chameau perdu ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est fâché, son visage est devenu rouge, et il a dit : « Tu n’as rien à voir avec lui, il a ses pieds et sa gourde d’eau, jusqu’à ce que son propriétaire le retrouve. »
12
Sahih Al-Boukhari # 45/2437
Salama (RA)
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سَلَمَةَ بْنِ كُهَيْلٍ، قَالَ سَمِعْتُ سُوَيْدَ بْنَ غَفَلَةَ، قَالَ كُنْتُ مَعَ سَلْمَانَ بْنِ رَبِيعَةَ، وَزَيْدِ بْنِ صُوحَانَ فِي غَزَاةٍ، فَوَجَدْتُ سَوْطًا‏.‏ فَقَالَ لِي أَلْقِهِ‏.‏ قُلْتُ لاَ، وَلَكِنْ إِنْ وَجَدْتُ صَاحِبَهُ، وَإِلاَّ اسْتَمْتَعْتُ بِهِ‏.‏ فَلَمَّا رَجَعْنَا حَجَجْنَا فَمَرَرْتُ بِالْمَدِينَةِ، فَسَأَلْتُ أُبَىَّ بْنَ كَعْبٍ ـ رضى الله عنه ـ فَقَالَ وَجَدْتُ صُرَّةً عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِيهَا مِائَةُ دِينَارٍ، فَأَتَيْتُ بِهَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ عَرِّفْهَا حَوْلاً ‏"‏‏.‏ فَعَرَّفْتُهَا حَوْلاً ثُمَّ أَتَيْتُ، فَقَالَ ‏"‏ عَرِّفْهَا حَوْلاً ‏"‏‏.‏ فَعَرَّفْتُهَا حَوْلاً ثُمَّ أَتَيْتُهُ، فَقَالَ ‏"‏ عَرِّفْهَا حَوْلاً ‏"‏‏.‏ فَعَرَّفْتُهَا حَوْلاً ثُمَّ أَتَيْتُهُ الرَّابِعَةَ فَقَالَ ‏"‏ اعْرِفْ عِدَّتَهَا وَوِكَاءَهَا وَوِعَاءَهَا، فَإِنْ جَاءَ صَاحِبُهَا وَإِلاَّ اسْتَمْتِعْ بِهَا ‏"‏‏.‏
Rapporté par Salama : (Il a rapporté) le récit ci-dessus (Hadith 616) d’Ubai bin Ka‘b, en ajoutant : « J’ai rencontré le sous-narrateur plus tard à La Mecque, mais il ne se souvenait plus si Ka‘b avait annoncé ce qu’il avait trouvé pendant un an ou trois ans. »
13
Sahih Al-Boukhari # 45/2438
Zaid ben Khalid Al-Juhani (RA)
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ رَبِيعَةَ، عَنْ يَزِيدَ، مَوْلَى الْمُنْبَعِثِ عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ أَعْرَابِيًّا، سَأَلَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَنِ اللُّقَطَةِ قَالَ ‏"‏ عَرِّفْهَا سَنَةً، فَإِنْ جَاءَ أَحَدٌ يُخْبِرُكَ بِعِفَاصِهَا وَوِكَائِهَا، وَإِلاَّ فَاسْتَنْفِقْ بِهَا ‏"‏‏.‏ وَسَأَلَهُ عَنْ ضَالَّةِ الإِبِلِ فَتَمَعَّرَ وَجْهُهُ، قَالَ ‏"‏ مَا لَكَ وَلَهَا مَعَهَا سِقَاؤُهَا وَحِذَاؤُهَا، تَرِدُ الْمَاءَ وَتَأْكُلُ الشَّجَرَ، دَعْهَا حَتَّى يَجِدَهَا رَبُّهَا ‏"‏‏.‏ وَسَأَلَهُ عَنْ ضَالَّةِ الْغَنَمِ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ هِيَ لَكَ أَوْ لأَخِيكَ، أَوْ لِلذِّئْبِ ‏"‏‏.‏
Rapporté par Zaid bin Khalid : Un bédouin a demandé au Prophète (ﷺ) au sujet de la Luqata (objet trouvé). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Annonce-le publiquement pendant un an et si quelqu’un vient ensuite et décrit le contenant de la Luqata et la corde avec laquelle elle était attachée, (donne-la-lui) ; sinon, utilise-la. » Il a ensuite demandé au Prophète (ﷺ) au sujet d’un chameau perdu. Le visage du Prophète (ﷺ) est devenu rouge et il a dit : « Tu n’as rien à voir avec lui, il a sa gourde d’eau et ses pieds, il trouvera de l’eau et mangera des arbres. Laisse-le jusqu’à ce que son propriétaire le retrouve. » Il a ensuite demandé au Prophète (ﷺ) au sujet d’une brebis perdue. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Elle est pour toi, pour ton frère ou pour le loup. »
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Sahih Al-Boukhari # 45/2439
Abu Bakr
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا النَّضْرُ، أَخْبَرَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ أَخْبَرَنِي الْبَرَاءُ، عَنْ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنهما ـ‏.‏ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَجَاءٍ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ، عَنْ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ انْطَلَقْتُ، فَإِذَا أَنَا بِرَاعِي غَنَمٍ يَسُوقُ غَنَمَهُ فَقُلْتُ لِمَنْ أَنْتَ قَالَ لِرَجُلٍ مِنْ قُرَيْشٍ‏.‏ فَسَمَّاهُ فَعَرَفْتُهُ‏.‏ فَقُلْتُ هَلْ فِي غَنَمِكَ مِنْ لَبَنٍ فَقَالَ نَعَمْ‏.‏ فَقُلْتُ هَلْ أَنْتَ حَالِبٌ لِي قَالَ نَعَمْ‏.‏ فَأَمَرْتُهُ فَاعْتَقَلَ شَاةً مِنْ غَنَمِهِ، ثُمَّ أَمَرْتُهُ أَنْ يَنْفُضَ ضَرْعَهَا مِنَ الْغُبَارِ، ثُمَّ أَمَرْتُهُ أَنْ يَنْفُضَ كَفَّيْهِ، فَقَالَ هَكَذَا ـ ضَرَبَ إِحْدَى كَفَّيْهِ بِالأُخْرَى ـ فَحَلَبَ كُثْبَةً مِنْ لَبَنٍ وَقَدْ جَعَلْتُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِدَاوَةً عَلَى فَمِهَا خِرْقَةٌ، فَصَبَبْتُ عَلَى اللَّبَنِ، حَتَّى بَرَدَ أَسْفَلُهُ، فَانْتَهَيْتُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ اشْرَبْ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَشَرِبَ حَتَّى رَضِيتُ‏.‏
Rapporté par Abu Bakr : Alors que j’étais en route, j’ai soudain vu un berger qui conduisait ses moutons. Je lui ai demandé à qui il appartenait. Il a répondu qu’il était le serviteur d’un homme des Quraysh, puis il a mentionné son nom et je l’ai reconnu. J’ai demandé : « Tes moutons ont-ils du lait ? » Il a répondu oui. J’ai dit : « Peux-tu traire pour moi ? » Il a accepté. Je lui ai demandé d’attacher les pattes d’une des brebis, puis de nettoyer le pis de la poussière et de se nettoyer les mains. Il a enlevé la poussière de ses mains en les frappant l’une contre l’autre. Il a ensuite trait un peu de lait. J’ai mis le lait pour le Messager d’Allah (ﷺ) dans un récipient, j’en ai fermé l’ouverture avec un morceau de tissu et j’ai versé de l’eau dessus jusqu’à ce qu’il soit froid. Je l’ai apporté au Prophète (ﷺ) et j’ai dit : « Bois, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il en a bu jusqu’à ce que je sois satisfait