Exégèse
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01
Sahih Al-Boukhari # 65/4474
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ شُعْبَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي خُبَيْبُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ حَفْصِ بْنِ عَاصِمٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدِ بْنِ الْمُعَلَّى، قَالَ كُنْتُ أُصَلِّي فِي الْمَسْجِدِ فَدَعَانِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ أُجِبْهُ، فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي كُنْتُ أُصَلِّي. فَقَالَ " أَلَمْ يَقُلِ اللَّهُ {اسْتَجِيبُوا لِلَّهِ وَلِلرَّسُولِ إِذَا دَعَاكُمْ} ثُمَّ قَالَ لِي لأُعَلِّمَنَّكَ سُورَةً هِيَ أَعْظَمُ السُّوَرِ فِي الْقُرْآنِ قَبْلَ أَنْ تَخْرُجَ مِنَ الْمَسْجِدِ ". ثُمَّ أَخَذَ بِيَدِي، فَلَمَّا أَرَادَ أَنْ يَخْرُجَ قُلْتُ لَهُ أَلَمْ تَقُلْ " لأُعَلِّمَنَّكَ سُورَةً هِيَ أَعْظَمُ سُورَةٍ فِي الْقُرْآنِ ". قَالَ " {الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ} هِيَ السَّبْعُ الْمَثَانِي وَالْقُرْآنُ الْعَظِيمُ الَّذِي أُوتِيتُهُ ".
Rapporté par Abu Sa`id bin Al-Mu'alla : Alors que je priais dans la mosquée, le Messager d'Allah (ﷺ) m'a appelé mais je n'ai pas répondu. Plus tard, j'ai dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Je priais. » Il a dit : « Allah n’a-t-Il pas dit : ‘Répondez à Allah (en Lui obéissant) et à Son Messager quand il vous appelle.’ (8.24) » Il m’a ensuite dit : « Je vais t’apprendre une sourate qui est la plus grande du Coran, avant que tu ne quittes la mosquée. » Puis il m’a pris la main, et quand il a voulu sortir, je lui ai dit : « N’as-tu pas dit que tu m’apprendrais une sourate qui est la plus grande du Coran ? » Il a dit : « Al-Hamdu-Li l-lah Rabbi-l-`alamin (Louange à Allah, Seigneur des mondes), c’est-à-dire Al-Sab'a Al-Mathani (les sept versets répétés) et le Grand Coran qui m’a été donné. »
02
Sahih Al-Boukhari # 65/4475
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ سُمَىٍّ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِذَا قَالَ الإِمَامُ {غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلاَ الضَّالِّينَ} فَقُولُوا آمِينَ. فَمَنْ وَافَقَ قَوْلُهُ قَوْلَ الْمَلاَئِكَةِ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’imam dit : ‘Ghair-il-Maghdubi `alaihim Walad-Dallin’ (c’est-à-dire : non le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère, ni de ceux qui se sont égarés (1.7)), alors vous devez dire : ‘Ameen’. Si le ‘Ameen’ de quelqu’un coïncide avec celui des anges, ses péchés passés seront pardonnés. »
03
Sahih Al-Boukhari # 65/4476
حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. وَقَالَ لِي خَلِيفَةُ حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ حَدَّثَنَا سَعِيدٌ عَنْ قَتَادَةَ عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " يَجْتَمِعُ الْمُؤْمِنُونَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ فَيَقُولُونَ لَوِ اسْتَشْفَعْنَا إِلَى رَبِّنَا فَيَأْتُونَ آدَمَ فَيَقُولُونَ أَنْتَ أَبُو النَّاسِ، خَلَقَكَ اللَّهُ بِيَدِهِ وَأَسْجَدَ لَكَ مَلاَئِكَتَهُ، وَعَلَّمَكَ أَسْمَاءَ كُلِّ شَىْءٍ، فَاشْفَعْ لَنَا عِنْدَ رَبِّكَ حَتَّى يُرِيحَنَا مِنْ مَكَانِنَا هَذَا. فَيَقُولُ لَسْتُ هُنَاكُمْ ـ وَيَذْكُرُ ذَنْبَهُ فَيَسْتَحِي ـ ائْتُوا نُوحًا فَإِنَّهُ أَوَّلُ رَسُولٍ بَعَثَهُ اللَّهُ إِلَى أَهْلِ الأَرْضِ. فَيَأْتُونَهُ فَيَقُولُ لَسْتُ هُنَاكُمْ. وَيَذْكُرُ سُؤَالَهُ رَبَّهُ مَا لَيْسَ لَهُ بِهِ عِلْمٌ فَيَسْتَحِي، فَيَقُولُ ائْتُوا خَلِيلَ الرَّحْمَنِ. فَيَأْتُونَهُ فَيَقُولُ لَسْتُ هُنَاكُمْ، ائْتُوا مُوسَى عَبْدًا كَلَّمَهُ اللَّهُ وَأَعْطَاهُ التَّوْرَاةَ. فَيَأْتُونَهُ فَيَقُولُ لَسْتُ هُنَاكُمْ. وَيَذْكُرُ قَتْلَ النَّفْسِ بِغَيْرِ نَفْسٍ فَيَسْتَحِي مِنْ رَبِّهِ فَيَقُولُ ائْتُوا عِيسَى عَبْدَ اللَّهِ وَرَسُولَهُ، وَكَلِمَةَ اللَّهِ وَرُوحَهُ. فَيَقُولُ لَسْتُ هُنَاكُمْ، ائْتُوا مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم عَبْدًا غَفَرَ اللَّهُ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ وَمَا تَأَخَّرَ. فَيَأْتُونِي فَأَنْطَلِقُ حَتَّى أَسْتَأْذِنَ عَلَى رَبِّي فَيُؤْذَنُ {لِي} فَإِذَا رَأَيْتُ رَبِّي وَقَعْتُ سَاجِدًا، فَيَدَعُنِي مَا شَاءَ اللَّهُ ثُمَّ يُقَالُ ارْفَعْ رَأْسَكَ، وَسَلْ تُعْطَهْ، وَقُلْ يُسْمَعْ، وَاشْفَعْ تُشَفَّعْ. فَأَرْفَعُ رَأْسِي فَأَحْمَدُهُ بِتَحْمِيدٍ يُعَلِّمُنِيهِ، ثُمَّ أَشْفَعُ، فَيَحُدُّ لِي حَدًّا، فَأُدْخِلُهُمُ الْجَنَّةَ، ثُمَّ أَعُودُ إِلَيْهِ، فَإِذَا رَأَيْتُ رَبِّي ـ مِثْلَهُ ـ ثُمَّ أَشْفَعُ، فَيَحُدُّ لِي حَدًّا، فَأُدْخِلُهُمُ الْجَنَّةَ {ثُمَّ أَعُودُ الثَّالِثَةَ} ثُمَّ أَعُودُ الرَّابِعَةَ فَأَقُولُ مَا بَقِيَ فِي النَّارِ إِلاَّ مَنْ حَبَسَهُ الْقُرْآنُ وَوَجَبَ عَلَيْهِ الْخُلُودُ ". قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ " إِلاَّ مَنْ حَبَسَهُ الْقُرْآنُ ". يَعْنِي قَوْلَ اللَّهِ تَعَالَى {خَالِدِينَ فِيهَا}.
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le Jour de la Résurrection, les croyants se rassembleront et diront : ‘Demandons à quelqu’un d’intercéder pour nous auprès de notre Seigneur.’ Ils iront voir Adam et lui diront : ‘Tu es le père de tous les gens, Allah t’a créé de Ses propres mains, a ordonné aux anges de se prosterner devant toi et t’a appris les noms de toutes choses ; intercède donc pour nous auprès de ton Seigneur afin qu’Il nous soulage de notre situation.’ Adam dira : ‘Je ne suis pas digne de cela (c’est-à-dire d’intercéder pour vous).’ Puis Adam se souviendra de son péché et en aura honte. Il dira : ‘Allez voir Noé, car il a été le premier messager qu’Allah a envoyé aux habitants de la terre.’ Ils iront voir Noé, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche.’ Il se souviendra de sa demande à son Seigneur sur ce dont il n’avait pas connaissance, en aura honte et dira : ‘Allez voir le Khalil-ur-Rahman (c’est-à-dire Abraham).’ Ils iront voir Abraham, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche. Allez voir Moïse, le serviteur à qui Allah a parlé (directement) et à qui Il a donné la Torah.’ Ils iront voir Moïse, qui dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche.’ Il mentionnera le fait d’avoir tué une personne qui n’était pas un meurtrier, en aura honte devant son Seigneur et dira : ‘Allez voir Jésus, le serviteur d’Allah, Son messager, Sa parole et un esprit venant de Lui.’ Jésus dira : ‘Je ne suis pas digne de cette tâche, allez voir Muhammad, le serviteur d’Allah dont les péchés passés et futurs ont été pardonnés par Allah.’ Ils viendront alors à moi et j’avancerai jusqu’à demander la permission à mon Seigneur, et elle me sera accordée. Quand je verrai mon Seigneur, je me prosternerai et Il me laissera dans cette position aussi longtemps qu’Il le voudra, puis Il me dira : ‘(Muhammad !) Lève la tête. Demande, et ta demande sera exaucée ; parle, et tu seras écouté ; intercède, et ton intercession sera acceptée.’ Je lèverai la tête et louerai Allah avec une invocation qu’Il m’enseignera, puis j’intercéderai. Il fixera une limite pour moi (pour intercéder) en faveur de ceux que je ferai entrer au Paradis. Puis je reviendrai à Allah, et quand je verrai mon Seigneur, la même chose se produira. J’intercéderai à nouveau, et Allah fixera une limite pour moi pour ceux que je ferai entrer au Paradis. Je reviendrai une troisième fois, puis une quatrième, et je dirai : ‘Il ne reste en Enfer que ceux que le Coran a condamnés (à y rester) et qui ont été destinés à y demeurer éternellement.’ » (Le compilateur) Abu `Abdullah a dit : « Mais ceux que le Coran a condamnés à l’Enfer » fait référence à la parole d’Allah : « Ils y demeureront pour toujours. »
04
Sahih Al-Boukhari # 65/4477
حَدَّثَنِي عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُرَحْبِيلَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ سَأَلْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَىُّ الذَّنْبِ أَعْظَمُ عِنْدَ اللَّهِ قَالَ " أَنْ تَجْعَلَ لِلَّهِ نِدًّا وَهْوَ خَلَقَكَ ". قُلْتُ إِنَّ ذَلِكَ لَعَظِيمٌ، قُلْتُ ثُمَّ أَىُّ قَالَ " وَأَنْ تَقْتُلَ وَلَدَكَ تَخَافُ أَنْ يَطْعَمَ مَعَكَ ". قُلْتُ ثُمَّ أَىُّ قَالَ " أَنْ تُزَانِيَ حَلِيلَةَ جَارِكَ ".
Rapporté par `Abdullah : J'ai demandé au Prophète : « Quel est le plus grand péché aux yeux d'Allah ? » Il a dit : « Que tu donnes un égal à Allah alors que c’est Lui seul qui t’a créé. » J’ai dit : « C’est vraiment un grand péché. » J’ai ensuite demandé : « Et après ? » Il a dit : « Tuer ton enfant par crainte qu’il ne partage ta nourriture. » J’ai demandé : « Et après ? » Il a dit : « Commettre l’adultère avec la femme de ton voisin. »
05
Sahih Al-Boukhari # 65/4478
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَبْدِ الْمَلِكِ، عَنْ عَمْرِو بْنِ حُرَيْثٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ زَيْدٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" الْكَمْأَةُ مِنَ الْمَنِّ، وَمَاؤُهَا شِفَاءٌ لِلْعَيْنِ ".
" الْكَمْأَةُ مِنَ الْمَنِّ، وَمَاؤُهَا شِفَاءٌ لِلْعَيْنِ ".
Rapporté par Sa`id bin Zaid : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « La Kam'a (c’est-à-dire une sorte de champignon comestible) est comme la manne (car on l’obtient sans effort) et son eau est un remède pour les problèmes des yeux. »
06
Sahih Al-Boukhari # 65/4479
حَدَّثَنِي مُحَمَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ، عَنِ ابْنِ الْمُبَارَكِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " قِيلَ لِبَنِي إِسْرَائِيلَ {ادْخُلُوا الْبَابَ سُجَّدًا وَقُولُوا حِطَّةٌ} فَدَخَلُوا يَزْحَفُونَ عَلَى أَسْتَاهِهِمْ، فَبَدَّلُوا وَقَالُوا حِطَّةٌ، حَبَّةٌ فِي شَعَرَةٍ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il a été dit aux enfants d’Israël : ‘Entrez par la porte (de la ville), prosternez-vous (avec humilité) et dites : Hittatun (c’est-à-dire repentir), c’est-à-dire : Ô Allah ! Pardonne nos péchés.’ Mais ils sont entrés en traînant sur leurs fesses, ils ont donc fait autre chose que ce qui leur avait été ordonné et ont dit : ‘Hittatun’, mais ont ajouté : ‘Un grain dans un cheveu.’ »
07
Sahih Al-Boukhari # 65/4480
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُنِيرٍ، سَمِعَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ بَكْرٍ، حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ سَمِعَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ، بِقُدُومِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ فِي أَرْضٍ يَخْتَرِفُ، فَأَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ إِنِّي سَائِلُكَ عَنْ ثَلاَثٍ لاَ يَعْلَمُهُنَّ إِلاَّ نَبِيٌّ فَمَا أَوَّلُ أَشْرَاطِ السَّاعَةِ وَمَا أَوَّلُ طَعَامِ أَهْلِ الْجَنَّةِ وَمَا يَنْزِعُ الْوَلَدُ إِلَى أَبِيهِ أَوْ إِلَى أُمِّهِ قَالَ " أَخْبَرَنِي بِهِنَّ جِبْرِيلُ آنِفًا ". قَالَ جِبْرِيلُ قَالَ " نَعَمْ ". قَالَ ذَاكَ عَدُوُّ الْيَهُودِ مِنَ الْمَلاَئِكَةِ. فَقَرَأَ هَذِهِ الآيَةَ {مَنْ كَانَ عَدُوًّا لِجِبْرِيلَ فَإِنَّهُ نَزَّلَهُ عَلَى قَلْبِكَ} أَمَّا أَوَّلُ أَشْرَاطِ السَّاعَةِ فَنَارٌ تَحْشُرُ النَّاسَ مِنَ الْمَشْرِقِ إِلَى الْمَغْرِبِ، وَأَمَّا أَوَّلُ طَعَامِ أَهْلِ الْجَنَّةِ فَزِيَادَةُ كَبِدِ حُوتٍ، وَإِذَا سَبَقَ مَاءُ الرَّجُلِ مَاءَ الْمَرْأَةِ نَزَعَ الْوَلَدَ، وَإِذَا سَبَقَ مَاءُ الْمَرْأَةِ نَزَعَتْ ". قَالَ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ. يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ الْيَهُودَ قَوْمٌ بُهُتٌ، وَإِنَّهُمْ إِنْ يَعْلَمُوا بِإِسْلاَمِي قَبْلَ أَنْ تَسْأَلَهُمْ يَبْهَتُونِي. فَجَاءَتِ الْيَهُودُ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَىُّ رَجُلٍ عَبْدُ اللَّهِ فِيكُمْ ". قَالُوا خَيْرُنَا وَابْنُ خَيْرِنَا، وَسَيِّدُنَا وَابْنُ سَيِّدِنَا. قَالَ " أَرَأَيْتُمْ إِنْ أَسْلَمَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ ". فَقَالُوا أَعَاذَهُ اللَّهُ مِنْ ذَلِكَ. فَخَرَجَ عَبْدُ اللَّهِ فَقَالَ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ. فَقَالُوا شَرُّنَا وَابْنُ شَرِّنَا. وَانْتَقَصُوهُ. قَالَ فَهَذَا الَّذِي كُنْتُ أَخَافُ يَا رَسُولَ اللَّهِ.
Rapporté par Anas : `Abdullah bin Salam a entendu la nouvelle de l’arrivée du Messager d’Allah (ﷺ) à Médine alors qu’il était dans une ferme en train de récolter ses fruits. Il est donc venu voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit : « Je vais te poser trois questions que seul un prophète peut connaître. Premièrement, quel est le premier signe de l’Heure ? Quel sera le premier repas des gens du Paradis ? Et qu’est-ce qui fait qu’un bébé ressemble à son père ou à sa mère ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Gabriel vient tout juste de m’en informer. » `Abdullah a dit : « Gabriel ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui. » `Abdullah a dit : « Parmi les anges, il est l’ennemi des Juifs. » Le Prophète (ﷺ) a alors récité ce verset : « Quiconque est ennemi de Gabriel (qu’il meure dans sa colère !), car c’est lui qui l’a fait descendre (c’est-à-dire le Coran) sur ton cœur avec la permission d’Allah. » (2.97) Puis il a ajouté : « Le premier signe de l’Heure sera un feu qui rassemblera les gens de l’Est à l’Ouest. Le premier repas des gens du Paradis sera le lobe supplémentaire du foie du poisson. Et si la semence de l’homme précède celle de la femme, l’enfant ressemblera à son père, et si celle de la femme précède celle de l’homme, l’enfant ressemblera à sa mère. » En entendant cela, `Abdullah a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que tu es le Messager d’Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ; les Juifs sont des menteurs, et s’ils apprennent que je me suis converti à l’islam, ils diront que je mens. » Entre-temps, des Juifs sont venus (voir le Prophète) et il leur a demandé : « Quel est le statut de `Abdullah parmi vous ? » Ils ont répondu : « C’est le meilleur d’entre nous, notre chef et le fils de notre chef. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que penseriez-vous si `Abdullah bin Salam embrassait l’islam ? » Ils ont répondu : « Qu’Allah le protège de cela ! » Puis `Abdullah est sorti et a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah. » Les Juifs ont alors dit : « `Abdullah est le pire d’entre nous et le fils du pire d’entre nous », et l’ont rabaissé. `Abdullah a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est ce que je redoutais. »
08
Sahih Al-Boukhari # 65/4481
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ حَبِيبٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ قَالَ عُمَرُ ـ رضى الله عنه ـ أَقْرَؤُنَا أُبَىٌّ، وَأَقْضَانَا عَلِيٌّ، وَإِنَّا لَنَدَعُ مِنْ قَوْلِ أُبَىٍّ، وَذَاكَ أَنَّ أُبَيًّا يَقُولُ لاَ أَدَعُ شَيْئًا سَمِعْتُهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَقَدْ قَالَ اللَّهُ تَعَالَى {مَا نَنْسَخْ مِنْ آيَةٍ أَوْ نَنْسَأْهَا}
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar a dit : « Notre meilleur lecteur du Coran est Ubai et notre meilleur juge est `Ali ; et malgré cela, nous laissons de côté certaines paroles d’Ubai parce qu’il dit : ‘Je ne laisse rien de ce que j’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’Allah a dit : “Toute révélation que Nous abrogeons ou faisons oublier, Nous en apportons une meilleure ou semblable.”’ »
09
Sahih Al-Boukhari # 65/4482
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي حُسَيْنٍ، حَدَّثَنَا نَافِعُ بْنُ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" قَالَ اللَّهُ كَذَّبَنِي ابْنُ آدَمَ وَلَمْ يَكُنْ لَهُ ذَلِكَ، وَشَتَمَنِي وَلَمْ يَكُنْ لَهُ ذَلِكَ، فَأَمَّا تَكْذِيبُهُ إِيَّاىَ فَزَعَمَ أَنِّي لاَ أَقْدِرُ أَنْ أُعِيدَهُ كَمَا كَانَ، وَأَمَّا شَتْمُهُ إِيَّاىَ فَقَوْلُهُ لِي وَلَدٌ، فَسُبْحَانِي أَنْ أَتَّخِذَ صَاحِبَةً أَوْ وَلَدًا ".
" قَالَ اللَّهُ كَذَّبَنِي ابْنُ آدَمَ وَلَمْ يَكُنْ لَهُ ذَلِكَ، وَشَتَمَنِي وَلَمْ يَكُنْ لَهُ ذَلِكَ، فَأَمَّا تَكْذِيبُهُ إِيَّاىَ فَزَعَمَ أَنِّي لاَ أَقْدِرُ أَنْ أُعِيدَهُ كَمَا كَانَ، وَأَمَّا شَتْمُهُ إِيَّاىَ فَقَوْلُهُ لِي وَلَدٌ، فَسُبْحَانِي أَنْ أَتَّخِذَ صَاحِبَةً أَوْ وَلَدًا ".
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah a dit : ‘Le fils d’Adam ment à Mon sujet alors qu’il n’en a pas le droit, et il Me fait du tort alors qu’il n’en a pas le droit. Quant à son mensonge à Mon sujet, c’est quand il prétend que Je ne peux pas le recréer comme Je l’ai créé la première fois ; et quant au tort qu’il Me fait, c’est quand il dit que J’ai un enfant. Non ! Gloire à Moi ! Je suis bien au-dessus d’avoir une épouse ou un enfant.’ »
10
Sahih Al-Boukhari # 65/4483
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ حُمَيْدٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ قَالَ عُمَرُ وَافَقْتُ اللَّهَ فِي ثَلاَثٍ ـ أَوْ وَافَقَنِي رَبِّي فِي ثَلاَثٍ ـ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، لَوِ اتَّخَذْتَ مَقَامَ إِبْرَاهِيمَ مُصَلًّى وَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ يَدْخُلُ عَلَيْكَ الْبَرُّ وَالْفَاجِرُ، فَلَوْ أَمَرْتَ أُمَّهَاتِ الْمُؤْمِنِينَ بِالْحِجَابِ فَأَنْزَلَ اللَّهُ آيَةَ الْحِجَابِ قَالَ وَبَلَغَنِي مُعَاتَبَةُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بَعْضَ نِسَائِهِ، فَدَخَلْتُ عَلَيْهِنَّ قُلْتُ إِنِ انْتَهَيْتُنَّ أَوْ لَيُبَدِّلَنَّ اللَّهُ رَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم خَيْرًا مِنْكُنَّ. حَتَّى أَتَيْتُ إِحْدَى نِسَائِهِ، قَالَتْ يَا عُمَرُ، أَمَا فِي رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَا يَعِظُ نِسَاءَهُ حَتَّى تَعِظَهُنَّ أَنْتَ فَأَنْزَلَ اللَّهُ {عَسَى رَبُّهُ إِنْ طَلَّقَكُنَّ أَنْ يُبَدِّلَهُ أَزْوَاجًا خَيْرًا مِنْكُنَّ مُسْلِمَاتٍ} الآيَةَ.
وَقَالَ ابْنُ أَبِي مَرْيَمَ أَخْبَرَنَا يَحْيَى بْنُ أَيُّوبَ حَدَّثَنِي حُمَيْدٌ سَمِعْتُ أَنَسًا عَنْ عُمَرَ.
وَقَالَ ابْنُ أَبِي مَرْيَمَ أَخْبَرَنَا يَحْيَى بْنُ أَيُّوبَ حَدَّثَنِي حُمَيْدٌ سَمِعْتُ أَنَسًا عَنْ عُمَرَ.
Rapporté par Anas : `Umar a dit : « Je suis tombé d’accord avec Allah sur trois choses », ou il a dit : « Mon Seigneur est tombé d’accord avec moi sur trois choses. J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si seulement tu prenais la station d’Abraham comme lieu de prière.’ J’ai aussi dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Des gens bons et mauvais viennent te voir ! Si seulement tu ordonnais aux Mères des croyants de se couvrir d’un voile.’ Alors les versets sur le voile (Al-Hijab) ont été révélés. J’ai appris que le Prophète (ﷺ) avait blâmé certaines de ses femmes, alors je suis allé les voir et j’ai dit : ‘Vous devriez arrêter (de causer du tort au Prophète (ﷺ)) ou bien Allah donnera à Son Messager de meilleures épouses que vous.’ Quand je suis arrivé chez l’une d’elles, elle m’a dit : ‘Ô `Umar ! Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a-t-il pas de quoi conseiller ses femmes, pour que tu essaies de les conseiller ?’ » Là-dessus, Allah a révélé : « Il se peut que s’il vous répudie (toutes), son Seigneur lui donne à la place des épouses meilleures que vous, des musulmanes (qui se soumettent à Allah). »
11
Sahih Al-Boukhari # 65/4484
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، أَخْبَرَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أَلَمْ تَرَىْ أَنَّ قَوْمَكِ بَنَوُا الْكَعْبَةَ وَاقْتَصَرُوا عَنْ قَوَاعِدِ إِبْرَاهِيمَ ". فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَلاَ تَرُدُّهَا عَلَى قَوَاعِدِ إِبْرَاهِيمَ قَالَ " لَوْلاَ حِدْثَانُ قَوْمِكِ بِالْكُفْرِ ". فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ لَئِنْ كَانَتْ عَائِشَةُ سَمِعَتْ هَذَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَا أُرَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَرَكَ اسْتِلاَمَ الرُّكْنَيْنِ اللَّذَيْنِ يَلِيَانِ الْحِجْرَ، إِلاَّ أَنَّ الْبَيْتَ لَمْ يُتَمَّمْ عَلَى قَوَاعِدِ إِبْرَاهِيمَ.
Rapporté par `Aisha : (L’épouse du Prophète) Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ne vois-tu pas que lorsque ton peuple a construit la Ka`ba, ils ne l’ont pas bâtie sur toutes les fondations d’Abraham ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Pourquoi ne la reconstruis-tu pas sur les fondations d’Abraham ? » Il a dit : « Si ton peuple n’était pas si proche de la période de l’ignorance (c’est-à-dire la période entre leur conversion à l’islam et leur idolâtrie), je l’aurais fait. » Le sous-narrateur, `Abdullah bin `Umar, a dit : « `Aisha avait sûrement entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire cela, car je pense que le Messager d’Allah (ﷺ) ne touchait pas les deux coins de la Ka`ba faisant face à Al-Hijr sauf parce que la Ka`ba n’était pas construite sur toutes les fondations d’Abraham. »
12
Sahih Al-Boukhari # 65/4485
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ عُمَرَ، أَخْبَرَنَا عَلِيُّ بْنُ الْمُبَارَكِ، عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي كَثِيرٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَانَ أَهْلُ الْكِتَابِ يَقْرَءُونَ التَّوْرَاةَ بِالْعِبْرَانِيَّةِ، وَيُفَسِّرُونَهَا بِالْعَرَبِيَّةِ لأَهْلِ الإِسْلاَمِ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ تُصَدِّقُوا أَهْلَ الْكِتَابِ وَلاَ تُكَذِّبُوهُمْ، وَقُولُوا {آمَنَّا بِاللَّهِ وَمَا أُنْزِلَ} الآيَةَ".
Rapporté par Abu Huraira : Les gens du Livre (les Juifs) récitaient la Torah en hébreu et l’expliquaient en arabe aux musulmans. À ce sujet, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ne croyez pas les gens du Livre et ne les rejetez pas non plus, mais dites : Nous croyons en Allah et en ce qui nous a été révélé. »
13
Sahih Al-Boukhari # 65/4486
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، سَمِعَ زُهَيْرًا، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ، رضى الله عنه أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم صَلَّى إِلَى بَيْتِ الْمَقْدِسِ سِتَّةَ عَشَرَ شَهْرًا أَوْ سَبْعَةَ عَشَرَ شَهْرًا، وَكَانَ يُعْجِبُهُ أَنْ تَكُونَ قِبْلَتُهُ قِبَلَ الْبَيْتِ، وَإِنَّهُ صَلَّى ـ أَوْ صَلاَّهَا ـ صَلاَةَ الْعَصْرِ، وَصَلَّى مَعَهُ قَوْمٌ، فَخَرَجَ رَجُلٌ مِمَّنْ كَانَ صَلَّى مَعَهُ، فَمَرَّ عَلَى أَهْلِ الْمَسْجِدِ وَهُمْ رَاكِعُونَ قَالَ أَشْهَدُ بِاللَّهِ لَقَدْ صَلَّيْتُ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قِبَلَ مَكَّةَ، فَدَارُوا كَمَا هُمْ قِبَلَ الْبَيْتِ، وَكَانَ الَّذِي مَاتَ عَلَى الْقِبْلَةِ قَبْلَ أَنْ تُحَوَّلَ قِبَلَ الْبَيْتِ رِجَالٌ قُتِلُوا لَمْ نَدْرِ مَا نَقُولُ فِيهِمْ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ {وَمَا كَانَ اللَّهُ لِيُضِيعَ إِيمَانَكُمْ إِنَّ اللَّهَ بِالنَّاسِ لَرَءُوفٌ رَحِيمٌ }
Rapporté par Al-Bara : Le Prophète (ﷺ) priait en direction de Bayt al-Maqdis (c’est-à-dire Jérusalem) pendant seize ou dix-sept mois, mais il souhaitait que sa Qibla soit la Ka`ba (à La Mecque). (Alors Allah a révélé (2.144) et il a accompli la prière d’Asr dans sa mosquée en direction de la Ka`ba à La Mecque et certaines personnes ont prié avec lui. Un homme parmi ceux qui avaient prié avec lui est sorti et a croisé des gens en train de prier dans une autre mosquée, alors qu’ils étaient en inclinaison. Il a dit : « Je jure par Allah que j’ai prié avec le Prophète (ﷺ) en direction de La Mecque. » En entendant cela, ils ont tourné leur visage vers la Ka`ba alors qu’ils étaient encore en inclinaison. Certains hommes étaient morts avant que la Qibla ne soit changée vers la Ka`ba. Ils avaient été tués et nous ne savions pas quoi dire à leur sujet (c’est-à-dire si leurs prières vers Jérusalem étaient acceptées ou non). Alors Allah a révélé : « Et Allah ne laissera jamais perdre votre foi (c’est-à-dire vos prières faites vers Jérusalem). En vérité, Allah est Plein de bonté, Très Miséricordieux envers les gens. »
14
Sahih Al-Boukhari # 65/4487
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ رَاشِدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، وَأَبُو أُسَامَةَ ـ وَاللَّفْظُ لِجَرِيرٍ ـ عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، وَقَالَ أَبُو أُسَامَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو صَالِحٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يُدْعَى نُوحٌ يَوْمَ الْقِيَامَةِ فَيَقُولُ لَبَّيْكَ وَسَعْدَيْكَ يَا رَبِّ. فَيَقُولُ هَلْ بَلَّغْتَ فَيَقُولُ نَعَمْ. فَيُقَالُ لأُمَّتِهِ هَلْ بَلَّغَكُمْ فَيَقُولُونَ مَا أَتَانَا مِنْ نَذِيرٍ. فَيَقُولُ مَنْ يَشْهَدُ لَكَ فَيَقُولُ مُحَمَّدٌ وَأُمَّتُهُ. فَتَشْهَدُونَ أَنَّهُ قَدْ بَلَّغَ ". {وَيَكُونَ الرَّسُولُ عَلَيْكُمْ شَهِيدًا} فَذَلِكَ قَوْلُهُ جَلَّ ذِكْرُهُ {وَكَذَلِكَ جَعَلْنَاكُمْ أُمَّةً وَسَطًا لِتَكُونُوا شُهَدَاءَ عَلَى النَّاسِ وَيَكُونَ الرَّسُولُ عَلَيْكُمْ شَهِيدًا} وَالْوَسَطُ الْعَدْلُ.
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Noé sera appelé le Jour de la Résurrection et il dira : ‘Me voici, ô mon Seigneur !’ Allah dira : ‘As-tu transmis le message ?’ Noé dira : ‘Oui.’ Sa communauté sera alors interrogée : ‘A-t-il transmis le message ?’ Ils diront : ‘Aucun avertisseur n’est venu à nous.’ Alors Allah dira (à Noé) : ‘Qui témoignera en ta faveur ?’ Il dira : ‘Muhammad et ses partisans.’ Ainsi, ils (c’est-à-dire les musulmans) témoigneront qu’il a transmis le message. Et le Messager (Muhammad) sera un témoin contre vous, et c’est ce que signifie la parole d’Allah : « Ainsi Nous avons fait de vous une communauté juste et la meilleure afin que vous soyez témoins pour l’humanité et que le Messager (Muhammad) soit témoin contre vous. »
15
Sahih Al-Boukhari # 65/4488
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ بَيْنَا النَّاسُ يُصَلُّونَ الصُّبْحَ فِي مَسْجِدِ قُبَاءٍ إِذْ جَاءَ جَاءٍ فَقَالَ أَنْزَلَ اللَّهُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قُرْآنًا أَنْ يَسْتَقْبِلَ الْكَعْبَةَ فَاسْتَقْبِلُوهَا. فَتَوَجَّهُوا إِلَى الْكَعْبَةِ.
Rapporté par Ibn `Umar : Pendant que des gens faisaient la prière du Fajr dans la mosquée de Quba', quelqu’un est venu et a dit : « Allah a révélé au Prophète (ﷺ) des instructions dans le Coran selon lesquelles vous devez vous tourner vers la Ka`ba (en priant), alors faites-le aussi. » Ces gens se sont alors tournés vers la Ka`ba
16
Sahih Al-Boukhari # 65/4489
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمْ يَبْقَ مِمَّنْ صَلَّى الْقِبْلَتَيْنِ غَيْرِي.
Rapporté par Anas : Il ne reste plus personne, à part moi, parmi ceux qui ont prié en direction des deux Qiblas (c’est-à-dire Jérusalem et La Mecque)
17
Sahih Al-Boukhari # 65/4490
حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ مَخْلَدٍ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ، حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ بَيْنَمَا النَّاسُ فِي الصُّبْحِ بِقُبَاءٍ جَاءَهُمْ رَجُلٌ فَقَالَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ أُنْزِلَ عَلَيْهِ اللَّيْلَةَ قُرْآنٌ، وَأُمِرَ أَنْ يَسْتَقْبِلَ الْكَعْبَةَ أَلاَ فَاسْتَقْبِلُوهَا. وَكَانَ وَجْهُ النَّاسِ إِلَى الشَّأْمِ فَاسْتَدَارُوا بِوُجُوهِهِمْ إِلَى الْكَعْبَةِ.
Rapporté par Ibn `Umar : Pendant que des gens faisaient la prière du matin à Quba', un homme est venu leur dire : « Un ordre du Coran a été révélé cette nuit au Messager d’Allah (ﷺ) pour qu’il se tourne vers la Ka`ba à La Mecque (pendant la prière), alors tournez-vous aussi vers elle. » À ce moment-là, ils étaient tournés vers le Sham (c’est-à-dire Jérusalem), et en entendant cela, ils se sont tournés vers la Ka`ba (à La Mecque)
18
Sahih Al-Boukhari # 65/4491
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ قَزَعَةَ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ بَيْنَا النَّاسُ بِقُبَاءٍ فِي صَلاَةِ الصُّبْحِ إِذْ جَاءَهُمْ آتٍ فَقَالَ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَدْ أُنْزِلَ عَلَيْهِ اللَّيْلَةَ قُرْآنٌ، وَقَدْ أُمِرَ أَنْ يَسْتَقْبِلَ الْكَعْبَةَ فَاسْتَقْبِلُوهَا. وَكَانَتْ وُجُوهُهُمْ إِلَى الشَّأْمِ فَاسْتَدَارُوا إِلَى الْكَعْبَةِ.
Rapporté par Ibn `Umar : Pendant que certaines personnes faisaient la prière du Fajr à la mosquée de Quba', quelqu'un est venu leur dire : « Cette nuit, des versets du Coran ont été révélés au Prophète (ﷺ) et il a reçu l'ordre de se tourner vers la Ka`ba (à La Mecque) pendant la prière, alors tournez-vous aussi vers elle. » À ce moment-là, ils étaient tournés vers le Sham (Jérusalem), alors ils se sont tournés vers la Ka`ba (à La Mecque)
19
Sahih Al-Boukhari # 65/4492
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ سُفْيَانَ، حَدَّثَنِي أَبُو إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ صَلَّيْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نَحْوَ بَيْتِ الْمَقْدِسِ سِتَّةَ عَشَرَ ـ أَوْ سَبْعَةَ عَشَرَ ـ شَهْرًا، ثُمَّ صَرَفَهُ نَحْوَ الْقِبْلَةِ.
Rapporté par Al-Bara : Nous avons prié avec le Prophète (ﷺ) en direction de Jérusalem pendant seize ou dix-sept mois. Puis Allah lui a ordonné de se tourner vers la Qibla (à La Mecque) : « Et d'où que tu partes (pour la prière), tourne ton visage vers la direction de la Mosquée Sacrée de La Mecque (Al-Masjid-ul-Haram). »
20
Sahih Al-Boukhari # 65/4493
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ مُسْلِمٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ بَيْنَا النَّاسُ فِي الصُّبْحِ بِقُبَاءٍ إِذْ جَاءَهُمْ رَجُلٌ فَقَالَ أُنْزِلَ اللَّيْلَةَ قُرْآنٌ، فَأُمِرَ أَنْ يَسْتَقْبِلَ الْكَعْبَةَ، فَاسْتَقْبِلُوهَا. وَاسْتَدَارُوا كَهَيْئَتِهِمْ، فَتَوَجَّهُوا إِلَى الْكَعْبَةِ وَكَانَ وَجْهُ النَّاسِ إِلَى الشَّأْمِ.
Rapporté par Ibn `Umar : Pendant que des gens étaient à Quba pour la prière du matin, un homme est venu leur dire : « La nuit dernière, des versets du Coran ont été révélés, ordonnant au Prophète (ﷺ) de se tourner vers la Ka`ba (à La Mecque), alors tournez-vous aussi vers elle. » Ils se sont donc tournés vers la Ka`ba tout en gardant leur position. Avant cela, les gens priaient en direction du Sham (Jérusalem). (Allah a dit) : « Et d'où que tu partes (pour la prière), tourne ton visage vers la Mosquée Sacrée de La Mecque (Al-Masjid-ul-Haram), et où que vous soyez, tournez votre visage vers elle (lorsque vous priez). »
21
Sahih Al-Boukhari # 65/4494
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ بَيْنَمَا النَّاسُ فِي صَلاَةِ الصُّبْحِ بِقُبَاءٍ إِذْ جَاءَهُمْ آتٍ فَقَالَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ أُنْزِلَ عَلَيْهِ اللَّيْلَةَ، وَقَدْ أُمِرَ أَنْ يَسْتَقْبِلَ الْكَعْبَةَ، فَاسْتَقْبِلُوهَا. وَكَانَتْ وُجُوهُهُمْ إِلَى الشَّأْمِ فَاسْتَدَارُوا إِلَى الْقِبْلَةِ.
Rapporté par Ibn `Umar : Pendant que certaines personnes faisaient la prière du Fajr à la mosquée de Quba, quelqu'un est venu leur dire : « Un texte coranique a été révélé cette nuit au Messager d'Allah (ﷺ), et il a reçu l'ordre de se tourner vers la Ka`ba (de La Mecque), alors tournez-vous aussi vers elle. » À ce moment-là, ils étaient tournés vers le Sham (Jérusalem), alors ils se sont tournés vers la Qibla (c'est-à-dire la Ka`ba de La Mecque)
22
Sahih Al-Boukhari # 65/4495
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ قُلْتُ لِعَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا يَوْمَئِذٍ حَدِيثُ السِّنِّ أَرَأَيْتِ قَوْلَ اللَّهِ تَبَارَكَ وَتَعَالَى {إِنَّ الصَّفَا وَالْمَرْوَةَ مِنْ شَعَائِرِ اللَّهِ فَمَنْ حَجَّ الْبَيْتَ أَوِ اعْتَمَرَ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِ أَنْ يَطَّوَّفَ بِهِمَا} فَمَا أُرَى عَلَى أَحَدٍ شَيْئًا أَنْ لاَ يَطَّوَّفَ بِهِمَا. فَقَالَتْ عَائِشَةُ كَلاَّ لَوْ كَانَتْ كَمَا تَقُولُ كَانَتْ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِ أَنْ لاَ يَطَّوَّفَ بِهِمَا، إِنَّمَا أُنْزِلَتْ هَذِهِ الآيَةُ فِي الأَنْصَارِ، كَانُوا يُهِلُّونَ لِمَنَاةَ، وَكَانَتْ مَنَاةُ حَذْوَ قُدَيْدٍ، وَكَانُوا يَتَحَرَّجُونَ أَنْ يَطُوفُوا بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ، فَلَمَّا جَاءَ الإِسْلاَمُ سَأَلُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ ذَلِكَ فَأَنْزَلَ اللَّهُ {إِنَّ الصَّفَا وَالْمَرْوَةَ مِنْ شَعَائِرِ اللَّهِ فَمَنْ حَجَّ الْبَيْتَ أَوِ اعْتَمَرَ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِ أَنْ يَطَّوَّفَ بِهِمَا}
Rapporté par `Urwa : J'ai dit à `Aisha, l'épouse du Prophète, alors que j'étais encore un jeune garçon : « Comment comprends-tu la parole d'Allah : "En vérité, Safa et Marwa (deux montagnes à La Mecque) font partie des symboles d'Allah." Donc, il n'y a pas de mal pour ceux qui accomplissent le Hajj à la Maison d'Allah ou la `Umra, de faire le va-et-vient (Tawaf) entre elles. À mon avis, il n'est pas pécheur de ne pas faire ce va-et-vient entre elles. » `Aisha a répondu : « Ton interprétation est incorrecte, car si c'était comme tu dis, le verset aurait dû être : "Il n'y a pas de mal pour ceux qui accomplissent le Hajj ou la `Umra à la Maison, de ne pas faire le va-et-vient entre elles." Ce verset a été révélé à propos des Ansar qui, à l'époque préislamique, allaient voir Manat (une idole) après avoir mis l'ihram, et elle se trouvait près de Qudaid (un endroit à La Mecque), et ils considéraient comme un péché de faire le va-et-vient entre Safa et Marwa après avoir embrassé l'islam. Quand l'islam est venu, ils ont interrogé le Messager d'Allah (ﷺ) à ce sujet, et Allah a alors révélé : "En vérité, Safa et Marwa (deux montagnes à La Mecque) font partie des symboles d'Allah. Donc, il n'y a pas de mal pour ceux qui accomplissent le Hajj à la Maison (d'Allah) ou la `Umra, de faire le va-et-vient entre elles." »
23
Sahih Al-Boukhari # 65/4496
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَاصِمِ بْنِ سُلَيْمَانَ، قَالَ سَأَلْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ الصَّفَا، وَالْمَرْوَةِ،. فَقَالَ كُنَّا نَرَى أَنَّهُمَا مِنْ أَمْرِ الْجَاهِلِيَّةِ، فَلَمَّا كَانَ الإِسْلاَمُ أَمْسَكْنَا عَنْهُمَا، فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى {إِنَّ الصَّفَا وَالْمَرْوَةَ } إِلَى قَوْلِهِ {أَنْ يَطَّوَّفَ بِهِمَا}.
Rapporté par `Asim bin Sulaiman : J'ai demandé à Anas bin Malik au sujet de Safa et Marwa. Anas a répondu : « Nous considérions (le fait de tourner autour d'elles) comme une coutume de l'époque préislamique, donc quand l'islam est venu, nous avons arrêté de le faire. Puis Allah a révélé : "En vérité, Safa et Marwa (deux montagnes à La Mecque) font partie des symboles d'Allah. Donc, il n'y a pas de mal pour ceux qui accomplissent le Hajj à la Maison (d'Allah) ou la `Umra de faire le va-et-vient (Tawaf) entre elles." »
24
Sahih Al-Boukhari # 65/4497
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، عَنْ أَبِي حَمْزَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ شَقِيقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم كَلِمَةً وَقُلْتُ أُخْرَى قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" مَنْ مَاتَ وَهْوَ يَدْعُو مِنْ دُونِ اللَّهِ نِدًّا دَخَلَ النَّارَ ". وَقُلْتُ أَنَا مَنْ مَاتَ وَهْوَ لاَ يَدْعُو لِلَّهِ نِدًّا دَخَلَ الْجَنَّةَ.
" مَنْ مَاتَ وَهْوَ يَدْعُو مِنْ دُونِ اللَّهِ نِدًّا دَخَلَ النَّارَ ". وَقُلْتُ أَنَا مَنْ مَاتَ وَهْوَ لاَ يَدْعُو لِلَّهِ نِدًّا دَخَلَ الْجَنَّةَ.
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit une parole et j'en ai dit une autre. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui meurt en invoquant autre chose qu'Allah comme rival à Allah, entrera en Enfer. » Et j'ai dit : « Celui qui meurt sans invoquer de rival à Allah, entrera au Paradis. »
25
Sahih Al-Boukhari # 65/4498
حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا عَمْرٌو، قَالَ سَمِعْتُ مُجَاهِدًا، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ كَانَ فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ الْقِصَاصُ، وَلَمْ تَكُنْ فِيهِمُ الدِّيَةُ فَقَالَ اللَّهُ تَعَالَى لِهَذِهِ الأُمَّةِ {كُتِبَ عَلَيْكُمُ الْقِصَاصُ فِي الْقَتْلَى الْحُرُّ بِالْحُرِّ وَالْعَبْدُ بِالْعَبْدِ وَالأُنْثَى بِالأُنْثَى فَمَنْ عُفِيَ لَهُ مِنْ أَخِيهِ شَىْءٌ} فَالْعَفْوُ أَنْ يَقْبَلَ الدِّيَةَ فِي الْعَمْدِ {فَاتِّبَاعٌ بِالْمَعْرُوفِ وَأَدَاءٌ إِلَيْهِ بِإِحْسَانٍ} يَتَّبِعُ بِالْمَعْرُوفِ وَيُؤَدِّي بِإِحْسَانٍ، {ذَلِكَ تَخْفِيفٌ مِنْ رَبِّكُمْ} وَرَحْمَةٌ مِمَّا كُتِبَ عَلَى مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ. {فَمَنِ اعْتَدَى بَعْدَ ذَلِكَ فَلَهُ عَذَابٌ أَلِيمٌ} قَتَلَ بَعْدَ قَبُولِ الدِّيَةِ.
Rapporté par Ibn `Abbas : La loi du Qisas (c'est-à-dire l'égalité dans la punition) a été prescrite pour les enfants d'Israël, mais la Diya (c'est-à-dire le prix du sang) ne l'était pas pour eux. Alors Allah a dit à cette communauté (les musulmans) : « Ô vous qui croyez ! La loi du Qisas (égalité dans la punition) vous est prescrite en cas de meurtre : le libre pour le libre, l'esclave pour l'esclave, et la femme pour la femme. Mais si les proches (ou l'un d'eux) de la victime pardonnent quelque chose au tueur (c'est-à-dire n'exigent pas la peine de mort et acceptent le prix du sang en cas de meurtre intentionnel), alors les proches de la victime doivent demander le prix du sang de façon raisonnable et le tueur doit payer avec reconnaissance. C'est un allègement et une miséricorde de la part de votre Seigneur (par rapport à ce qui était prescrit aux nations avant vous). Après cela, quiconque dépasse les limites (c'est-à-dire tue le tueur après avoir accepté le prix du sang) aura un châtiment douloureux. »
26
Sahih Al-Boukhari # 65/4499
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الأَنْصَارِيُّ، حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ، أَنَّ أَنَسًا، حَدَّثَهُمْ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" كِتَابُ اللَّهِ الْقِصَاصُ ".
" كِتَابُ اللَّهِ الْقِصَاصُ ".
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La loi prescrite par Allah est l'égalité dans la punition (c'est-à-dire le Qisas). » (Dans les cas de meurtre, etc)
27
Sahih Al-Boukhari # 65/4500
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُنِيرٍ، سَمِعَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ بَكْرٍ السَّهْمِيَّ، حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ الرُّبَيِّعَ، عَمَّتَهُ كَسَرَتْ ثَنِيَّةَ جَارِيَةٍ، فَطَلَبُوا إِلَيْهَا الْعَفْوَ فَأَبَوْا، فَعَرَضُوا الأَرْشَ فَأَبَوْا، فَأَتَوْا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبَوْا إِلاَّ الْقِصَاصَ، فَأَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالْقِصَاصِ، فَقَالَ أَنَسُ بْنُ النَّضْرِ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَتُكْسَرُ ثَنِيَّةُ الرُّبَيِّعِ لاَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لاَ تُكْسَرُ ثَنِيَّتُهَا. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا أَنَسُ كِتَابُ اللَّهِ الْقِصَاصُ ". فَرَضِيَ الْقَوْمُ فَعَفَوْا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ مِنْ عِبَادِ اللَّهِ مَنْ لَوْ أَقْسَمَ عَلَى اللَّهِ لأَبَرَّهُ ".
Rapporté par Anas : Sa tante, Ar-Rubai', a cassé une dent d'une fille. La famille de ma tante a demandé pardon à la famille de la fille, mais ils ont refusé ; puis ils ont proposé une compensation, mais ils ont encore refusé. Ils sont alors allés voir le Messager d'Allah (ﷺ) et n'ont accepté que le Qisas (l'égalité dans la punition). Le Messager d'Allah (ﷺ) a donc jugé en faveur du Qisas. Anas bin Al-Nadr a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Est-ce que la dent d'Ar-Rubai' sera cassée ? Non, par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, sa dent ne sera pas cassée. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ô Anas ! La loi prescrite par Allah est l'égalité dans la punition (le Qisas). » À ce moment-là, les gens ont été satisfaits et ont pardonné à Ar-Rubai'. Puis le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Parmi les serviteurs d'Allah, il y en a qui, s'ils font un serment au nom d'Allah, Allah exauce leur serment. »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4501
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، قَالَ أَخْبَرَنِي نَافِعٌ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كَانَ عَاشُورَاءُ يَصُومُهُ أَهْلُ الْجَاهِلِيَّةِ، فَلَمَّا نَزَلَ رَمَضَانُ قَالَ
" مَنْ شَاءَ صَامَهُ، وَمَنْ شَاءَ لَمْ يَصُمْهُ ".
" مَنْ شَاءَ صَامَهُ، وَمَنْ شَاءَ لَمْ يَصُمْهُ ".
Rapporté par Ibn `Umar : Les gens jeûnaient le jour de 'Ashura' (le 10 Muharram) à l'époque préislamique. Mais quand l'ordre du jeûne obligatoire du mois de Ramadan a été révélé, le Prophète a dit : « Chacun est libre de jeûner ce jour-là ('Ashura') ou non. »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4502
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ كَانَ عَاشُورَاءُ يُصَامُ قَبْلَ رَمَضَانَ، فَلَمَّا نَزَلَ رَمَضَانُ قَالَ
" مَنْ شَاءَ صَامَ، وَمَنْ شَاءَ أَفْطَرَ ".
" مَنْ شَاءَ صَامَ، وَمَنْ شَاءَ أَفْطَرَ ".
Rapporté par `Aisha : Les gens avaient l'habitude de jeûner le jour de 'Ashura' avant que le jeûne du Ramadan ne soit prescrit, mais quand l'ordre du jeûne obligatoire du Ramadan a été révélé, chacun était libre de jeûner ce jour-là ('Ashura') ou non
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Sahih Al-Boukhari # 65/4503
حَدَّثَنِي مَحْمُودٌ، أَخْبَرَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ دَخَلَ عَلَيْهِ الأَشْعَثُ وَهْوَ يَطْعَمُ فَقَالَ الْيَوْمُ عَاشُورَاءُ. فَقَالَ كَانَ يُصَامُ قَبْلَ أَنْ يَنْزِلَ رَمَضَانُ، فَلَمَّا نَزَلَ رَمَضَانُ تُرِكَ، فَادْنُ فَكُلْ.
Rapporté par `Abdullah : Al-Ash'ath est venu me voir pendant que je mangeais. Al-Ash'ath a dit : « Aujourd'hui, c'est 'Ashura'. » Je lui ai dit : « On jeûnait ce jour-là avant que le jeûne obligatoire du Ramadan ne soit révélé. Mais quand le jeûne du Ramadan a été prescrit, on a abandonné le jeûne de 'Ashura', alors viens manger. »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4504
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ كَانَ يَوْمُ عَاشُورَاءَ تَصُومُهُ قُرَيْشٌ فِي الْجَاهِلِيَّةِ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَصُومُهُ، فَلَمَّا قَدِمَ الْمَدِينَةَ صَامَهُ وَأَمَرَ بِصِيَامِهِ، فَلَمَّا نَزَلَ رَمَضَانُ كَانَ رَمَضَانُ الْفَرِيضَةَ، وَتُرِكَ عَاشُورَاءُ، فَكَانَ مَنْ شَاءَ صَامَهُ، وَمَنْ شَاءَ لَمْ يَصُمْهُ.
Rapporté par Aisha : À l'époque préislamique, les Quraish jeûnaient le jour de 'Ashura', et le Prophète (ﷺ) jeûnait aussi ce jour-là. Mais quand il est arrivé à Médine, il a jeûné ce jour-là et a ordonné aux musulmans de jeûner aussi. Quand l'ordre du jeûne obligatoire du Ramadan a été révélé, le jeûne du Ramadan est devenu une obligation, et le jeûne de 'Ashura' a été abandonné. Celui qui voulait jeûner ce jour-là le faisait, et celui qui ne voulait pas, ne jeûnait pas
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Sahih Al-Boukhari # 65/4505
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا رَوْحٌ، حَدَّثَنَا زَكَرِيَّاءُ بْنُ إِسْحَاقَ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، عَنْ عَطَاءٍ، سَمِعَ ابْنَ عَبَّاسٍ، يَقْرَأُ {وَعَلَى الَّذِينَ يُطَوَّقُونَهُ فِدْيَةٌ طَعَامُ مِسْكِينٍ }. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ لَيْسَتْ بِمَنْسُوخَةٍ، هُوَ الشَّيْخُ الْكَبِيرُ وَالْمَرْأَةُ الْكَبِيرَةُ لاَ يَسْتَطِيعَانِ أَنْ يَصُومَا، فَلْيُطْعِمَانِ مَكَانَ كُلِّ يَوْمٍ مِسْكِينًا.
Rapporté par 'Ata : Il a entendu Ibn `Abbas réciter le verset divin : « Et pour ceux qui peuvent jeûner, ils avaient le choix soit de jeûner, soit de nourrir un pauvre pour chaque jour... » (2.184) Ibn `Abbas a dit : « Ce verset n'est pas abrogé, mais il concerne les personnes âgées qui n'ont pas la force de jeûner, alors ils doivent nourrir un pauvre pour chaque jour de jeûne (au lieu de jeûner). »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4506
حَدَّثَنَا عَيَّاشُ بْنُ الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ قَرَأَ {فِدْيَةٌ طَعَامُ مَسَاكِينَ} قَالَ هِيَ مَنْسُوخَةٌ.
Rapporté par Nafi` : Ibn `Umar a récité : « Ils avaient le choix, soit de jeûner, soit de nourrir un pauvre pour chaque jour... » et il a ajouté : « Ce verset est abrogé. »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4507
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا بَكْرُ بْنُ مُضَرَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ، عَنْ بُكَيْرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ يَزِيدَ، مَوْلَى سَلَمَةَ بْنِ الأَكْوَعِ عَنْ سَلَمَةَ، قَالَ لَمَّا نَزَلَتْ {وَعَلَى الَّذِينَ يُطِيقُونَهُ فِدْيَةٌ طَعَامُ مِسْكِينٍ} كَانَ مَنْ أَرَادَ أَنْ يُفْطِرَ وَيَفْتَدِيَ حَتَّى نَزَلَتِ الآيَةُ الَّتِي بَعْدَهَا فَنَسَخَتْهَا. مَاتَ بُكَيْرٌ قَبْلَ يَزِيدَ.
Rapporté par Salama : Quand la révélation divine : « Pour ceux qui peuvent jeûner, ils avaient le choix soit de jeûner, soit de nourrir un pauvre pour chaque jour, » (2.184) a été révélée, il était permis de donner une compensation et de ne pas jeûner, jusqu'à ce que le verset suivant soit révélé et l'abroge
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Sahih Al-Boukhari # 65/4508
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ، وَحَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ عُثْمَانَ، حَدَّثَنَا شُرَيْحُ بْنُ مَسْلَمَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ يُوسُفَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ ـ رضى الله عنه ـ. لَمَّا نَزَلَ صَوْمُ رَمَضَانَ كَانُوا لاَ يَقْرَبُونَ النِّسَاءَ رَمَضَانَ كُلَّهُ، وَكَانَ رِجَالٌ يَخُونُونَ أَنْفُسَهُمْ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ {عَلِمَ اللَّهُ أَنَّكُمْ كُنْتُمْ تَخْتَانُونَ أَنْفُسَكُمْ فَتَابَ عَلَيْكُمْ وَعَفَا عَنْكُمْ}.
Rapporté par Al-Bara' : Quand l'ordre du jeûne obligatoire du Ramadan a été révélé, les gens ne pouvaient pas avoir de relations sexuelles avec leurs femmes pendant tout le mois de Ramadan, mais certains hommes se sont trompés eux-mêmes (en ne respectant pas cette interdiction). Alors Allah a révélé : « Allah sait que vous vous trompiez vous-mêmes, mais Il a accepté votre repentir et vous a pardonnés. »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4509
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ حُصَيْنٍ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ عَدِيٍّ، قَالَ أَخَذَ عَدِيٌّ عِقَالاً أَبْيَضَ وَعِقَالاً أَسْوَدَ حَتَّى كَانَ بَعْضُ اللَّيْلِ نَظَرَ فَلَمْ يَسْتَبِينَا، فَلَمَّا أَصْبَحَ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، جَعَلْتُ تَحْتَ وِسَادَتِي. قَالَ
" إِنَّ وِسَادَكَ إِذًا لَعَرِيضٌ أَنْ كَانَ الْخَيْطُ الأَبْيَضُ وَالأَسْوَدُ تَحْتَ وِسَادَتِكَ ".
" إِنَّ وِسَادَكَ إِذًا لَعَرِيضٌ أَنْ كَانَ الْخَيْطُ الأَبْيَضُ وَالأَسْوَدُ تَحْتَ وِسَادَتِكَ ".
Rapporté par Ash-Shu`bi : `Adi a pris une corde blanche (ou un fil) et une noire, et quand une partie de la nuit était passée, il les a regardées mais n'a pas pu les distinguer l'une de l'autre. Le lendemain matin, il a dit : « Ô Messager d'Allah ! J'ai mis (un fil blanc et un fil noir) sous mon oreiller. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors ton oreiller est bien large si le fil blanc (de l'aube) et le fil noir (de la nuit) sont sous ton oreiller. »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4510
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مُطَرِّفٍ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ عَدِيِّ بْنِ حَاتِمٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الْخَيْطُ الأَبْيَضُ مِنَ الْخَيْطِ الأَسْوَدِ أَهُمَا الْخَيْطَانِ قَالَ " إِنَّكَ لَعَرِيضُ الْقَفَا إِنْ أَبْصَرْتَ الْخَيْطَيْنِ ". ثُمَّ قَالَ " لاَ بَلْ هُوَ سَوَادُ اللَّيْلِ وَبَيَاضُ النَّهَارِ ".
Rapporté par `Adi bin Hatim : J'ai dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Que signifie le fil blanc distinct du fil noir ? S'agit-il de deux fils ? » Il a dit : « Tu n'es pas très intelligent si tu surveilles deux fils. » Puis il a ajouté : « Non, il s'agit de l'obscurité de la nuit et de la clarté du jour. »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4511
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي مَرْيَمَ، حَدَّثَنَا أَبُو غَسَّانَ، مُحَمَّدُ بْنُ مُطَرِّفٍ حَدَّثَنِي أَبُو حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، قَالَ وَأُنْزِلَتْ {وَكُلُوا وَاشْرَبُوا حَتَّى يَتَبَيَّنَ لَكُمُ الْخَيْطُ الأَبْيَضُ مِنَ الْخَيْطِ الأَسْوَدِ} وَلَمْ يُنْزَلْ {مِنَ الْفَجْرِ} وَكَانَ رِجَالٌ إِذَا أَرَادُوا الصَّوْمَ رَبَطَ أَحَدُهُمْ فِي رِجْلَيْهِ الْخَيْطَ الأَبْيَضَ وَالْخَيْطَ الأَسْوَدَ، وَلاَ يَزَالُ يَأْكُلُ حَتَّى يَتَبَيَّنَ لَهُ رُؤْيَتُهُمَا، فَأَنْزَلَ اللَّهُ بَعْدَهُ {مِنَ الْفَجْرِ} فَعَلِمُوا أَنَّمَا يَعْنِي اللَّيْلَ مِنَ النَّهَارِ.
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le verset « Et mangez et buvez jusqu'à ce que le fil blanc vous apparaisse distinct : du fil noir. » a été révélé, mais : « ... de l'aube » n'a pas été révélé en même temps. Donc certains hommes, voulant jeûner, attachaient à leurs jambes un fil blanc et un fil noir et continuaient à manger jusqu'à pouvoir les distinguer l'un de l'autre. Puis Allah a révélé : « ... de l'aube », et ils ont compris que cela signifiait la nuit et le jour
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Sahih Al-Boukhari # 65/4512
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ، قَالَ كَانُوا إِذَا أَحْرَمُوا فِي الْجَاهِلِيَّةِ أَتَوُا الْبَيْتَ مِنْ ظَهْرِهِ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ {وَلَيْسَ الْبِرُّ بِأَنْ تَأْتُوا الْبُيُوتَ مِنْ ظُهُورِهَا وَلَكِنَّ الْبِرَّ مَنِ اتَّقَى وَأْتُوا الْبُيُوتَ مِنْ أَبْوَابِهَا}
Rapporté par Al-Bara : À l'époque préislamique, quand les gens entraient en état d'ihram, ils entraient dans leurs maisons par l'arrière. Alors Allah a révélé : « Ce n'est pas un acte de piété d'entrer dans les maisons par l'arrière, mais l'homme pieux est celui qui craint Allah, obéit à Ses ordres et évite ce qu'Il a interdit. Entrez donc dans les maisons par leurs portes. »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4513
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَتَاهُ رَجُلاَنِ فِي فِتْنَةِ ابْنِ الزُّبَيْرِ فَقَالاَ إِنَّ النَّاسَ قَدْ ضُيِّعُوا، وَأَنْتَ ابْنُ عُمَرَ وَصَاحِبُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَمَا يَمْنَعُكَ أَنْ تَخْرُجَ فَقَالَ يَمْنَعُنِي أَنَّ اللَّهَ حَرَّمَ دَمَ أَخِي. فَقَالاَ أَلَمْ يَقُلِ اللَّهُ {وَقَاتِلُوهُمْ حَتَّى لاَ تَكُونَ فِتْنَةٌ } فَقَالَ قَاتَلْنَا حَتَّى لَمْ تَكُنْ فِتْنَةٌ، وَكَانَ الدِّينُ لِلَّهِ، وَأَنْتُمْ تُرِيدُونَ أَنْ تُقَاتِلُوا حَتَّى تَكُونَ فِتْنَةٌ، وَيَكُونَ الدِّينُ لِغَيْرِ اللَّهِ. وَزَادَ عُثْمَانُ بْنُ صَالِحٍ عَنِ ابْنِ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي فُلاَنٌ، وَحَيْوَةُ بْنُ شُرَيْحٍ، عَنْ بَكْرِ بْنِ عَمْرٍو الْمَعَافِرِيِّ، أَنَّ بُكَيْرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَهُ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ رَجُلاً، أَتَى ابْنَ عُمَرَ فَقَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ مَا حَمَلَكَ عَلَى أَنْ تَحُجَّ عَامًا وَتَعْتَمِرَ عَامًا، وَتَتْرُكَ الْجِهَادَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ، وَقَدْ عَلِمْتَ مَا رَغَّبَ اللَّهُ فِيهِ قَالَ يَا ابْنَ أَخِي بُنِيَ الإِسْلاَمُ عَلَى خَمْسٍ إِيمَانٍ بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ، وَالصَّلاَةِ الْخَمْسِ، وَصِيَامِ رَمَضَانَ، وَأَدَاءِ الزَّكَاةِ، وَحَجِّ الْبَيْتِ. قَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَلاَ تَسْمَعُ مَا ذَكَرَ اللَّهُ فِي كِتَابِهِ {وَإِنْ طَائِفَتَانِ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ اقْتَتَلُوا فَأَصْلِحُوا بَيْنَهُمَا} {إِلَى أَمْرِ اللَّهِ} {قَاتِلُوهُمْ حَتَّى لاَ تَكُونَ فِتْنَةٌ} قَالَ فَعَلْنَا عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ الإِسْلاَمُ قَلِيلاً، فَكَانَ الرَّجُلُ يُفْتَنُ فِي دِينِهِ إِمَّا قَتَلُوهُ، وَإِمَّا يُعَذِّبُوهُ، حَتَّى كَثُرَ الإِسْلاَمُ فَلَمْ تَكُنْ فِتْنَةٌ. قَالَ فَمَا قَوْلُكَ فِي عَلِيٍّ وَعُثْمَانَ قَالَ أَمَّا عُثْمَانُ فَكَأَنَّ اللَّهَ عَفَا عَنْهُ، وَأَمَّا أَنْتُمْ فَكَرِهْتُمْ أَنْ تَعْفُوا عَنْهُ، وَأَمَّا عَلِيٌّ فَابْنُ عَمِّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَخَتَنُهُ. وَأَشَارَ بِيَدِهِ فَقَالَ هَذَا بَيْتُهُ حَيْثُ تَرَوْنَ.
Rapporté par Nafi` : Pendant la période de troubles d'Ibn Az-Zubair, deux hommes sont venus voir Ibn `Umar et lui ont dit : « Les gens sont perdus, et tu es le fils de `Umar et le compagnon du Prophète, alors qu'est-ce qui t'empêche d'agir ? » Il répondit : « Ce qui m'en empêche, c'est qu'Allah a interdit de verser le sang de mon frère. » Ils dirent : « Allah n'a-t-Il pas dit : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve ?' » Il répondit : « Nous avons combattu jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve et que l'adoration soit vouée à Allah seul, alors que vous voulez combattre jusqu'à ce qu'il y ait de nouveau de l'épreuve et que l'adoration soit pour autre qu'Allah. » Rapporté aussi par Nafi` (par un autre groupe de transmetteurs) : Un homme est venu voir Ibn `Umar et lui a dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! Qu'est-ce qui t'a poussé à faire le Hajj une année, la `Umra une autre année, et à délaisser le Jihad pour la cause d'Allah alors que tu sais combien Allah le recommande ? » Ibn `Umar répondit : « Ô fils de mon frère ! L'islam est fondé sur cinq principes : croire en Allah et en Son Messager, accomplir les cinq prières obligatoires, jeûner le mois de Ramadan, payer la Zakat, et faire le Hajj à la Maison (d'Allah). » L'homme dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! N'entends-tu pas ce qu'Allah a mentionné dans Son Livre : 'Si deux groupes de croyants se combattent, faites la paix entre eux, mais si l'un d'eux transgresse contre l'autre, combattez tous contre celui qui transgresse.' (49.9) et : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve (c'est-à-dire plus d'adoration d'autres qu'Allah).' » Ibn `Umar répondit : « Nous l'avons fait du vivant du Messager d'Allah (ﷺ) quand l'islam comptait peu de fidèles. Un homme était persécuté à cause de sa religion ; il pouvait être tué ou torturé. Mais quand les musulmans sont devenus nombreux, il n'y a plus eu d'épreuve ni d'oppression. » L'homme demanda : « Que penses-tu de `Uthman et de `Ali ? » Ibn `Umar répondit : « Quant à `Uthman, il semble qu'Allah lui ait pardonné, mais vous n'aimez pas qu'il soit pardonné. Quant à `Ali, c'est le cousin du Messager d'Allah (ﷺ) et son gendre. » Puis il montra de la main et dit : « Voilà sa maison que tu vois. »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4514
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَتَاهُ رَجُلاَنِ فِي فِتْنَةِ ابْنِ الزُّبَيْرِ فَقَالاَ إِنَّ النَّاسَ قَدْ ضُيِّعُوا، وَأَنْتَ ابْنُ عُمَرَ وَصَاحِبُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَمَا يَمْنَعُكَ أَنْ تَخْرُجَ فَقَالَ يَمْنَعُنِي أَنَّ اللَّهَ حَرَّمَ دَمَ أَخِي. فَقَالاَ أَلَمْ يَقُلِ اللَّهُ {وَقَاتِلُوهُمْ حَتَّى لاَ تَكُونَ فِتْنَةٌ } فَقَالَ قَاتَلْنَا حَتَّى لَمْ تَكُنْ فِتْنَةٌ، وَكَانَ الدِّينُ لِلَّهِ، وَأَنْتُمْ تُرِيدُونَ أَنْ تُقَاتِلُوا حَتَّى تَكُونَ فِتْنَةٌ، وَيَكُونَ الدِّينُ لِغَيْرِ اللَّهِ. وَزَادَ عُثْمَانُ بْنُ صَالِحٍ عَنِ ابْنِ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي فُلاَنٌ، وَحَيْوَةُ بْنُ شُرَيْحٍ، عَنْ بَكْرِ بْنِ عَمْرٍو الْمَعَافِرِيِّ، أَنَّ بُكَيْرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَهُ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ رَجُلاً، أَتَى ابْنَ عُمَرَ فَقَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ مَا حَمَلَكَ عَلَى أَنْ تَحُجَّ عَامًا وَتَعْتَمِرَ عَامًا، وَتَتْرُكَ الْجِهَادَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ، وَقَدْ عَلِمْتَ مَا رَغَّبَ اللَّهُ فِيهِ قَالَ يَا ابْنَ أَخِي بُنِيَ الإِسْلاَمُ عَلَى خَمْسٍ إِيمَانٍ بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ، وَالصَّلاَةِ الْخَمْسِ، وَصِيَامِ رَمَضَانَ، وَأَدَاءِ الزَّكَاةِ، وَحَجِّ الْبَيْتِ. قَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَلاَ تَسْمَعُ مَا ذَكَرَ اللَّهُ فِي كِتَابِهِ {وَإِنْ طَائِفَتَانِ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ اقْتَتَلُوا فَأَصْلِحُوا بَيْنَهُمَا} {إِلَى أَمْرِ اللَّهِ} {قَاتِلُوهُمْ حَتَّى لاَ تَكُونَ فِتْنَةٌ} قَالَ فَعَلْنَا عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ الإِسْلاَمُ قَلِيلاً، فَكَانَ الرَّجُلُ يُفْتَنُ فِي دِينِهِ إِمَّا قَتَلُوهُ، وَإِمَّا يُعَذِّبُوهُ، حَتَّى كَثُرَ الإِسْلاَمُ فَلَمْ تَكُنْ فِتْنَةٌ. قَالَ فَمَا قَوْلُكَ فِي عَلِيٍّ وَعُثْمَانَ قَالَ أَمَّا عُثْمَانُ فَكَأَنَّ اللَّهَ عَفَا عَنْهُ، وَأَمَّا أَنْتُمْ فَكَرِهْتُمْ أَنْ تَعْفُوا عَنْهُ، وَأَمَّا عَلِيٌّ فَابْنُ عَمِّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَخَتَنُهُ. وَأَشَارَ بِيَدِهِ فَقَالَ هَذَا بَيْتُهُ حَيْثُ تَرَوْنَ.
Rapporté par Nafi` : Pendant la période de troubles d'Ibn Az-Zubair, deux hommes sont venus voir Ibn `Umar et lui ont dit : « Les gens sont perdus, et tu es le fils de `Umar et le compagnon du Prophète, alors qu'est-ce qui t'empêche d'agir ? » Il répondit : « Ce qui m'en empêche, c'est qu'Allah a interdit de verser le sang de mon frère. » Ils dirent : « Allah n'a-t-Il pas dit : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve ?' » Il répondit : « Nous avons combattu jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve et que l'adoration soit vouée à Allah seul, alors que vous voulez combattre jusqu'à ce qu'il y ait de nouveau de l'épreuve et que l'adoration soit pour autre qu'Allah. » Rapporté aussi par Nafi` (par un autre groupe de transmetteurs) : Un homme est venu voir Ibn `Umar et lui a dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! Qu'est-ce qui t'a poussé à faire le Hajj une année, la `Umra une autre année, et à délaisser le Jihad pour la cause d'Allah alors que tu sais combien Allah le recommande ? » Ibn `Umar répondit : « Ô fils de mon frère ! L'islam est fondé sur cinq principes : croire en Allah et en Son Messager, accomplir les cinq prières obligatoires, jeûner le mois de Ramadan, payer la Zakat, et faire le Hajj à la Maison (d'Allah). » L'homme dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! N'entends-tu pas ce qu'Allah a mentionné dans Son Livre : 'Si deux groupes de croyants se combattent, faites la paix entre eux, mais si l'un d'eux transgresse contre l'autre, combattez tous contre celui qui transgresse.' (49.9) et : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve (c'est-à-dire plus d'adoration d'autres qu'Allah).' » Ibn `Umar répondit : « Nous l'avons fait du vivant du Messager d'Allah (ﷺ) quand l'islam comptait peu de fidèles. Un homme était persécuté à cause de sa religion ; il pouvait être tué ou torturé. Mais quand les musulmans sont devenus nombreux, il n'y a plus eu d'épreuve ni d'oppression. » L'homme demanda : « Que penses-tu de `Uthman et de `Ali ? » Ibn `Umar répondit : « Quant à `Uthman, il semble qu'Allah lui ait pardonné, mais vous n'aimez pas qu'il soit pardonné. Quant à `Ali, c'est le cousin du Messager d'Allah (ﷺ) et son gendre. » Puis il montra de la main et dit : « Voilà sa maison que tu vois. »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4515
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَتَاهُ رَجُلاَنِ فِي فِتْنَةِ ابْنِ الزُّبَيْرِ فَقَالاَ إِنَّ النَّاسَ قَدْ ضُيِّعُوا، وَأَنْتَ ابْنُ عُمَرَ وَصَاحِبُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَمَا يَمْنَعُكَ أَنْ تَخْرُجَ فَقَالَ يَمْنَعُنِي أَنَّ اللَّهَ حَرَّمَ دَمَ أَخِي. فَقَالاَ أَلَمْ يَقُلِ اللَّهُ {وَقَاتِلُوهُمْ حَتَّى لاَ تَكُونَ فِتْنَةٌ } فَقَالَ قَاتَلْنَا حَتَّى لَمْ تَكُنْ فِتْنَةٌ، وَكَانَ الدِّينُ لِلَّهِ، وَأَنْتُمْ تُرِيدُونَ أَنْ تُقَاتِلُوا حَتَّى تَكُونَ فِتْنَةٌ، وَيَكُونَ الدِّينُ لِغَيْرِ اللَّهِ. وَزَادَ عُثْمَانُ بْنُ صَالِحٍ عَنِ ابْنِ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي فُلاَنٌ، وَحَيْوَةُ بْنُ شُرَيْحٍ، عَنْ بَكْرِ بْنِ عَمْرٍو الْمَعَافِرِيِّ، أَنَّ بُكَيْرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَهُ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ رَجُلاً، أَتَى ابْنَ عُمَرَ فَقَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ مَا حَمَلَكَ عَلَى أَنْ تَحُجَّ عَامًا وَتَعْتَمِرَ عَامًا، وَتَتْرُكَ الْجِهَادَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ، وَقَدْ عَلِمْتَ مَا رَغَّبَ اللَّهُ فِيهِ قَالَ يَا ابْنَ أَخِي بُنِيَ الإِسْلاَمُ عَلَى خَمْسٍ إِيمَانٍ بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ، وَالصَّلاَةِ الْخَمْسِ، وَصِيَامِ رَمَضَانَ، وَأَدَاءِ الزَّكَاةِ، وَحَجِّ الْبَيْتِ. قَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَلاَ تَسْمَعُ مَا ذَكَرَ اللَّهُ فِي كِتَابِهِ {وَإِنْ طَائِفَتَانِ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ اقْتَتَلُوا فَأَصْلِحُوا بَيْنَهُمَا} {إِلَى أَمْرِ اللَّهِ} {قَاتِلُوهُمْ حَتَّى لاَ تَكُونَ فِتْنَةٌ} قَالَ فَعَلْنَا عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ الإِسْلاَمُ قَلِيلاً، فَكَانَ الرَّجُلُ يُفْتَنُ فِي دِينِهِ إِمَّا قَتَلُوهُ، وَإِمَّا يُعَذِّبُوهُ، حَتَّى كَثُرَ الإِسْلاَمُ فَلَمْ تَكُنْ فِتْنَةٌ. قَالَ فَمَا قَوْلُكَ فِي عَلِيٍّ وَعُثْمَانَ قَالَ أَمَّا عُثْمَانُ فَكَأَنَّ اللَّهَ عَفَا عَنْهُ، وَأَمَّا أَنْتُمْ فَكَرِهْتُمْ أَنْ تَعْفُوا عَنْهُ، وَأَمَّا عَلِيٌّ فَابْنُ عَمِّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَخَتَنُهُ. وَأَشَارَ بِيَدِهِ فَقَالَ هَذَا بَيْتُهُ حَيْثُ تَرَوْنَ.
Rapporté par Nafi` : Pendant la période de troubles d'Ibn Az-Zubair, deux hommes sont venus voir Ibn `Umar et lui ont dit : « Les gens sont perdus, et tu es le fils de `Umar et le compagnon du Prophète, alors qu'est-ce qui t'empêche d'agir ? » Il répondit : « Ce qui m'en empêche, c'est qu'Allah a interdit de verser le sang de mon frère. » Ils dirent : « Allah n'a-t-Il pas dit : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve ?' » Il répondit : « Nous avons combattu jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve et que l'adoration soit vouée à Allah seul, alors que vous voulez combattre jusqu'à ce qu'il y ait de nouveau de l'épreuve et que l'adoration soit pour autre qu'Allah. » Rapporté aussi par Nafi` (par un autre groupe de transmetteurs) : Un homme est venu voir Ibn `Umar et lui a dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! Qu'est-ce qui t'a poussé à faire le Hajj une année, la `Umra une autre année, et à délaisser le Jihad pour la cause d'Allah alors que tu sais combien Allah le recommande ? » Ibn `Umar répondit : « Ô fils de mon frère ! L'islam est fondé sur cinq principes : croire en Allah et en Son Messager, accomplir les cinq prières obligatoires, jeûner le mois de Ramadan, payer la Zakat, et faire le Hajj à la Maison (d'Allah). » L'homme dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! N'entends-tu pas ce qu'Allah a mentionné dans Son Livre : 'Si deux groupes de croyants se combattent, faites la paix entre eux, mais si l'un d'eux transgresse contre l'autre, combattez tous contre celui qui transgresse.' (49.9) et : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve (c'est-à-dire plus d'adoration d'autres qu'Allah).' » Ibn `Umar répondit : « Nous l'avons fait du vivant du Messager d'Allah (ﷺ) quand l'islam comptait peu de fidèles. Un homme était persécuté à cause de sa religion ; il pouvait être tué ou torturé. Mais quand les musulmans sont devenus nombreux, il n'y a plus eu d'épreuve ni d'oppression. » L'homme demanda : « Que penses-tu de `Uthman et de `Ali ? » Ibn `Umar répondit : « Quant à `Uthman, il semble qu'Allah lui ait pardonné, mais vous n'aimez pas qu'il soit pardonné. Quant à `Ali, c'est le cousin du Messager d'Allah (ﷺ) et son gendre. » Puis il montra de la main et dit : « Voilà sa maison que tu vois. »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4516
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا النَّضْرُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سُلَيْمَانَ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا وَائِلٍ، عَنْ حُذَيْفَةَ، {وَأَنْفِقُوا فِي سَبِيلِ اللَّهِ وَلاَ تُلْقُوا بِأَيْدِيكُمْ إِلَى التَّهْلُكَةِ} قَالَ نَزَلَتْ فِي النَّفَقَةِ.
Rapporté par Abu Wail : Hudhaifa a dit : « Le verset : "Et dépensez (de vos biens) dans la cause d'Allah et ne vous jetez pas vous-mêmes dans la destruction," (2.195) a été révélé à propos des dépenses dans la cause d'Allah (c'est-à-dire le Jihad). »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4517
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الأَصْبَهَانِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ مَعْقِلٍ، قَالَ قَعَدْتُ إِلَى كَعْبِ بْنِ عُجْرَةَ فِي هَذَا الْمَسْجِدِ ـ يَعْنِي مَسْجِدَ الْكُوفَةِ ـ فَسَأَلْتُهُ عَنْ فِدْيَةٌ مِنْ صِيَامٍ فَقَالَ حُمِلْتُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَالْقَمْلُ يَتَنَاثَرُ عَلَى وَجْهِي فَقَالَ " مَا كُنْتُ أُرَى أَنَّ الْجَهْدَ قَدْ بَلَغَ بِكَ هَذَا، أَمَا تَجِدُ شَاةً ". قُلْتُ لاَ. قَالَ " صُمْ ثَلاَثَةَ أَيَّامٍ، أَوْ أَطْعِمْ سِتَّةَ مَسَاكِينَ، لِكُلِّ مِسْكِينٍ نِصْفُ صَاعٍ مِنْ طَعَامٍ، وَاحْلِقْ رَأْسَكَ ". فَنَزَلَتْ فِيَّ خَاصَّةً وَهْىَ لَكُمْ عَامَّةً.
Rapporté par `Abdullah bin Maqal : Je me suis assis avec Ka`b bin Ujra dans cette mosquée, c'est-à-dire la mosquée de Kufa, et je lui ai demandé la signification de : « Payez une compensation (Fidya) soit par le jeûne, soit... (2.196) » Il a dit : « On m'a amené au Prophète (ﷺ) alors que des poux tombaient de mon visage. Le Prophète (ﷺ) a dit : 'Je ne pensais pas que ton problème était aussi grave. Peux-tu offrir un mouton en sacrifice (comme compensation pour t'être rasé la tête) ?' J'ai répondu : 'Non.' Il a dit : 'Alors jeûne trois jours, ou nourris six pauvres en donnant un demi Sa de nourriture à chacun, puis rase ta tête.' Ce verset a donc été révélé spécialement pour moi et en général pour vous tous. »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4518
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ عِمْرَانَ أَبِي بَكْرٍ، حَدَّثَنَا أَبُو رَجَاءٍ، عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أُنْزِلَتْ آيَةُ الْمُتْعَةِ فِي كِتَابِ اللَّهِ فَفَعَلْنَاهَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَلَمْ يُنْزَلْ قُرْآنٌ يُحَرِّمُهُ، وَلَمْ يَنْهَ عَنْهَا حَتَّى مَاتَ قَالَ رَجُلٌ بِرَأْيِهِ مَا شَاءَ.
Rapporté par `Imran bin Husain : Le verset concernant le Hajj-at-Tamatu a été révélé dans le Livre d'Allah, alors nous l'avons accompli avec le Messager d'Allah (ﷺ), et rien n'a été révélé dans le Coran pour l'interdire, ni le Prophète (ﷺ) ne l'a interdit jusqu'à sa mort. Mais l'homme (qui l'a interdit) n'a fait qu'exprimer ce que sa propre pensée lui a suggéré
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Sahih Al-Boukhari # 65/4519
حَدَّثَنِي مُحَمَّدٌ، قَالَ أَخْبَرَنِي ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ عَمْرٍو، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كَانَتْ عُكَاظٌ وَمَجَنَّةُ وَذُو الْمَجَازِ أَسْوَاقًا فِي الْجَاهِلِيَّةِ فَتَأَثَّمُوا أَنْ يَتَّجِرُوا فِي الْمَوَاسِمِ فَنَزَلَتْ {لَيْسَ عَلَيْكُمْ جُنَاحٌ أَنْ تَبْتَغُوا فَضْلاً مِنْ رَبِّكُمْ} فِي مَوَاسِمِ الْحَجِّ.
Rapporté par Ibn `Abbas : `Ukaz, Mijanna et Dhul-Majaz étaient des marchés à l'époque préislamique. Les musulmans pensaient qu'il était interdit d'y commercer pendant la période du Hajj, alors ce verset a été révélé : « Il n'y a pas de mal pour vous à rechercher la grâce de votre Seigneur pendant la saison du Hajj. »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4520
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ خَازِمٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ كَانَتْ قُرَيْشٌ وَمَنْ دَانَ دِينَهَا يَقِفُونَ بِالْمُزْدَلِفَةِ، وَكَانُوا يُسَمَّوْنَ الْحُمْسَ، وَكَانَ سَائِرُ الْعَرَبِ يَقِفُونَ بِعَرَفَاتٍ، فَلَمَّا جَاءَ الإِسْلاَمُ أَمَرَ اللَّهُ نَبِيَّهُ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَأْتِيَ عَرَفَاتٍ، ثُمَّ يَقِفَ بِهَا ثُمَّ يُفِيضَ مِنْهَا، فَذَلِكَ قَوْلُهُ تَعَالَى {ثُمَّ أَفِيضُوا مِنْ حَيْثُ أَفَاضَ النَّاسُ}
Rapporté par `Aisha : Les Quraish et ceux qui suivaient leur religion restaient à Muzdalifa et s'appelaient eux-mêmes Al-Hums, alors que le reste des Arabes restait à `Arafat. Quand l'islam est arrivé, Allah a ordonné à Son Prophète d'aller à `Arafat et d'y rester, puis de partir de là, et c'est ce que signifie la parole d'Allah : « Partez ensuite du lieu d'où partent tous les gens. »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4521
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي بَكْرٍ، حَدَّثَنَا فُضَيْلُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ، أَخْبَرَنِي كُرَيْبٌ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ يَطَوَّفُ الرَّجُلُ بِالْبَيْتِ مَا كَانَ حَلاَلاً حَتَّى يُهِلَّ بِالْحَجِّ، فَإِذَا رَكِبَ إِلَى عَرَفَةَ فَمَنْ تَيَسَّرَ لَهُ هَدِيَّةٌ مِنَ الإِبِلِ أَوِ الْبَقَرِ أَوِ الْغَنَمِ، مَا تَيَسَّرَ لَهُ مِنْ ذَلِكَ أَىَّ ذَلِكَ شَاءَ، غَيْرَ إِنْ لَمْ يَتَيَسَّرْ لَهُ فَعَلَيْهِ ثَلاَثَةُ أَيَّامٍ فِي الْحَجِّ، وَذَلِكَ قَبْلَ يَوْمِ عَرَفَةَ، فَإِنْ كَانَ آخِرُ يَوْمٍ مِنَ الأَيَّامِ الثَّلاَثَةِ يَوْمَ عَرَفَةَ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِ، ثُمَّ لِيَنْطَلِقْ حَتَّى يَقِفَ بِعَرَفَاتٍ مِنْ صَلاَةِ الْعَصْرِ إِلَى أَنْ يَكُونَ الظَّلاَمُ، ثُمَّ لِيَدْفَعُوا مِنْ عَرَفَاتٍ إِذَا أَفَاضُوا مِنْهَا حَتَّى يَبْلُغُوا جَمْعًا الَّذِي يُتَبَرَّرُ فِيهِ، ثُمَّ لِيَذْكُرُوا اللَّهَ كَثِيرًا، أَوْ أَكْثِرُوا التَّكْبِيرَ وَالتَّهْلِيلَ قَبْلَ أَنْ تُصْبِحُوا ثُمَّ أَفِيضُوا، فَإِنَّ النَّاسَ كَانُوا يُفِيضُونَ، وَقَالَ اللَّهُ تَعَالَى {ثُمَّ أَفِيضُوا مِنْ حَيْثُ أَفَاضَ النَّاسُ وَاسْتَغْفِرُوا اللَّهَ إِنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَحِيمٌ} حَتَّى تَرْمُوا الْجَمْرَةَ.
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme qui veut accomplir le Hajj (depuis La Mecque) peut faire le Tawaf autour de la Ka`ba tant qu’il n’est pas en état d’Ihram, jusqu’à ce qu’il entre en Ihram pour le Hajj. Ensuite, s’il monte et se rend à `Arafat, il doit emmener un Hadi (c’est-à-dire un animal pour le sacrifice), que ce soit un chameau, une vache ou un mouton, selon ses moyens ; mais s’il n’en a pas les moyens, il doit jeûner trois jours pendant le Hajj avant le jour de `Arafat. Si le troisième jour de son jeûne tombe le jour de `Arafat (le 9 Dhul-Hijja), il n’y a pas de mal à cela. Ensuite, il doit aller à `Arafat et y rester à partir de la prière de `Asr jusqu’à la tombée de la nuit. Puis les pèlerins quittent `Arafat, et lorsqu’ils en partent, ils arrivent à Jam' (c’est-à-dire Al-Muzdalifa) où ils demandent à Allah de les aider à être pieux et obéissants envers Lui, et là ils se souviennent beaucoup d’Allah ou disent souvent le Takbir (Allah est le Plus Grand) et le Tahlil (Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah) avant l’aube. Après avoir accompli la prière du matin (Fajr), vous devez vous rendre à Mina, car les gens faisaient ainsi et Allah a dit : « Ensuite, partez du lieu d’où partent les gens. Et demandez pardon à Allah. En vérité, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (2.199) Continuez ainsi jusqu’à ce que vous jetiez les cailloux sur la Jamra
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Sahih Al-Boukhari # 65/4522
حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" اللَّهُمَّ رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ ".
" اللَّهُمَّ رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ ".
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) avait l’habitude de dire : « Ô Allah ! Notre Seigneur ! Accorde-nous le bien dans cette vie, et le bien dans l’au-delà, et protège-nous du châtiment du Feu. »
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Sahih Al-Boukhari # 65/4523
حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، تَرْفَعُهُ قَالَ
" أَبْغَضُ الرِّجَالِ إِلَى اللَّهِ الأَلَدُّ الْخَصِمُ ".
وَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنِي ابْنُ جُرَيْجٍ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
" أَبْغَضُ الرِّجَالِ إِلَى اللَّهِ الأَلَدُّ الْخَصِمُ ".
وَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنِي ابْنُ جُرَيْجٍ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’homme le plus détesté par Allah est celui qui cherche toujours la dispute. »