Sunan Abu Dawud — Hadith #17990
Hadith #17990
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَابْنُ أَبِي خَلَفٍ، قَالاَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ مَرِضَ مَرَضًا - قَالَ ابْنُ أَبِي خَلَفٍ - بِمَكَّةَ - ثُمَّ اتَّفَقَا - أَشْفَى فِيهِ فَعَادَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ لِي مَالاً كَثِيرًا وَلَيْسَ يَرِثُنِي إِلاَّ ابْنَتِي أَفَأَتَصَدَّقُ بِالثُّلُثَيْنِ قَالَ " لاَ " . قَالَ فَبِالشَّطْرِ قَالَ " لاَ " . قَالَ فَبِالثُّلُثِ قَالَ " الثُّلُثُ وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ إِنَّكَ أَنْ تَتْرُكَ وَرَثَتَكَ أَغْنِيَاءَ خَيْرٌ مِنْ أَنْ تَدَعَهُمْ عَالَةً يَتَكَفَّفُونَ النَّاسَ وَإِنَّكَ لَنْ تُنْفِقَ نَفَقَةً إِلاَّ أُجِرْتَ بِهَا حَتَّى اللُّقْمَةَ تَرْفَعُهَا إِلَى فِي امْرَأَتِكَ " . قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَتَخَلَّفُ عَنْ هِجْرَتِي قَالَ " إِنَّكَ إِنْ تُخَلَّفْ بَعْدِي فَتَعْمَلْ عَمَلاً صَالِحًا تُرِيدُ بِهِ وَجْهَ اللَّهِ لاَ تَزْدَادُ بِهِ إِلاَّ رِفْعَةً وَدَرَجَةً لَعَلَّكَ أَنْ تُخَلَّفَ حَتَّى يَنْتَفِعَ بِكَ أَقْوَامٌ وَيُضَرَّ بِكَ آخَرُونَ " . ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ أَمْضِ لأَصْحَابِي هِجْرَتَهُمْ وَلاَ تَرُدَّهُمْ عَلَى أَعْقَابِهِمْ لَكِنِ الْبَائِسُ سَعْدُ ابْنُ خَوْلَةَ يَرْثِي لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ مَاتَ بِمَكَّةَ " .
Rapporté par ‘Amir ibn Sa’d, d’après son père (Sa’d ibn Abi Waqqas) : Lorsqu’il (Sa’d) est tombé malade à La Mecque (selon la version d’Ibn Abi Khalaf) – puis la version commune précise : une maladie qui l’a rapproché de la mort – le Messager d’Allah ﷺ est venu lui rendre visite. Il a dit : « Messager d’Allah, j’ai beaucoup de biens et ma fille est mon unique héritière. Puis-je donner les deux tiers de mes biens en aumône ? » Il a répondu : « Non. » Il a demandé : « Alors la moitié ? » Il a répondu : « Non. » Il a demandé : « Alors le tiers ? » Il a répondu : « (Que tu lègues) un tiers, et un tiers c’est déjà beaucoup. Laisser tes héritiers riches vaut mieux que de les laisser pauvres à mendier auprès des gens. Tu ne dépenseras rien pour plaire à Allah sans en être récompensé, même la bouchée que tu donnes à ta femme. » J’ai dit : « Messager d’Allah, vais-je être laissé en arrière pour l’émigration (vers Médine) ? » Il a dit : « Si tu restes après moi et fais de bonnes œuvres pour plaire à Allah, ton rang sera élevé et ton degré augmenté. Peut-être ne resteras-tu pas, et certains profiteront de toi tandis que d’autres seront affectés par toi. » Puis il a dit : « Ô Allah, complète l’émigration de mes compagnons et ne les fais pas revenir en arrière. » Mais Sa’d ibn Khawlah a été malheureux. Le Messager d’Allah ﷺ s’est attristé pour lui car il est mort à La Mecque
Rapporté par
Amir B. Triste
Source
Sunan Abu Dawud # 18/2864
Grade
Sahih
Catégorie
Chapitre 18: Testaments