Sunan Abu Dawud — Hadith #18544
Hadith #18544
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ أَبِي الْمُتَوَكِّلِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، أَنَّ رَهْطًا، مِنْ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم انْطَلَقُوا فِي سَفْرَةٍ سَافَرُوهَا فَنَزَلُوا بِحَىٍّ مِنْ أَحْيَاءِ الْعَرَبِ فَاسْتَضَافُوهُمْ فَأَبَوْا أَنْ يُضَيِّفُوهُمْ - قَالَ - فَلُدِغَ سَيِّدُ ذَلِكَ الْحَىِّ فَشَفَوْا لَهُ بِكُلِّ شَىْءٍ لاَ يَنْفَعُهُ شَىْءٌ . فَقَالَ بَعْضُهُمْ لَوْ أَتَيْتُمْ هَؤُلاَءِ الرَّهْطَ الَّذِينَ نَزَلُوا بِكُمْ لَعَلَّ أَنْ يَكُونَ عِنْدَ بَعْضِهِمْ شَىْءٌ يَنْفَعُ صَاحِبَكُمْ فَقَالَ بَعْضُهُمْ إِنَّ سَيِّدَنَا لُدِغَ فَشَفَيْنَا لَهُ بِكُلِّ شَىْءٍ فَلاَ يَنْفَعُهُ شَىْءٌ فَهَلْ عِنْدَ أَحَدٍ مِنْكُمْ شَىْءٌ يَشْفِي صَاحِبَنَا يَعْنِي رُقْيَةً . فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ إِنِّي لأَرْقِي وَلَكِنِ اسْتَضَفْنَاكُمْ فَأَبَيْتُمْ أَنْ تُضَيِّفُونَا مَا أَنَا بِرَاقٍ حَتَّى تَجْعَلُوا لِي جُعْلاً . فَجَعَلُوا لَهُ قَطِيعًا مِنَ الشَّاءِ فَأَتَاهُ فَقَرَأَ عَلَيْهِ بِأُمِّ الْكِتَابِ وَيَتْفُلُ حَتَّى بَرِئَ كَأَنَّمَا أُنْشِطَ مِنْ عِقَالٍ فَأَوْفَاهُمْ جُعْلَهُمُ الَّذِي صَالَحُوهُ عَلَيْهِ . فَقَالُوا اقْتَسِمُوا فَقَالَ الَّذِي رَقَى لاَ تَفْعَلُوا حَتَّى نَأْتِيَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَنَسْتَأْمِرَهُ . فَغَدَوْا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرُوا لَهُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" مِنْ أَيْنَ عَلِمْتُمْ أَنَّهَا رُقْيَةٌ أَحْسَنْتُمْ وَاضْرِبُوا لِي مَعَكُمْ بِسَهْمٍ " .
Rapporté par Abu Sa’id Al Khudri : Certains compagnons du Prophète ﷺ sont partis en voyage. Ils se sont arrêtés près d’un clan arabe et leur ont demandé l’hospitalité, mais ils ont refusé de les accueillir. Le chef du clan a alors été piqué par un scorpion ou mordu par un serpent. Ils lui ont donné toutes sortes de traitements, mais rien ne l’a soulagé. L’un d’eux a dit : « Si seulement vous alliez voir ces gens qui campent près de vous ; peut-être que l’un d’eux aurait quelque chose pour soulager votre compagnon. » (Ils y sont donc allés et) l’un d’eux a dit : « Notre chef a été piqué par un scorpion ou mordu par un serpent. Nous avons essayé tous les remèdes, mais rien ne l’a soulagé. L’un de vous a-t-il un charme qui pourrait guérir notre compagnon ? » L’un d’eux a dit : « Je veux bien faire un charme ; nous vous avons demandé l’hospitalité, mais vous avez refusé de nous recevoir. Je ne ferai le charme que si vous nous donnez une récompense. » Ils leur ont alors offert plusieurs moutons. Il est venu, a récité la Fatiha et a soufflé jusqu’à ce que le chef soit guéri, comme s’il était libéré d’un lien. Ensuite, ils ont payé la récompense convenue. Ils ont dit : « Partageons la récompense. » Celui qui avait fait le charme a dit : « N’en faites rien avant que nous allions voir le Messager d’Allah ﷺ et que nous lui demandions. » Ils sont donc allés voir le Messager d’Allah ﷺ le lendemain matin et lui ont raconté l’histoire. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Comment avez-vous su que c’était un charme ? Vous avez bien fait. Donnez-moi une part avec vous. »
Rapporté par
Abou Saïd Al Khudri (RA)
Source
Sunan Abu Dawud # 24/3418
Grade
Sahih
Catégorie
Chapitre 24: Salaires