Mariage
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01
Sahih Al-Boukhari # 67/5063
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، أَخْبَرَنَا حُمَيْدُ بْنُ أَبِي حُمَيْدٍ الطَّوِيلُ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ جَاءَ ثَلاَثَةُ رَهْطٍ إِلَى بُيُوتِ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَسْأَلُونَ عَنْ عِبَادَةِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا أُخْبِرُوا كَأَنَّهُمْ تَقَالُّوهَا فَقَالُوا وَأَيْنَ نَحْنُ مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَدْ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ وَمَا تَأَخَّرَ. قَالَ أَحَدُهُمْ أَمَّا أَنَا فَإِنِّي أُصَلِّي اللَّيْلَ أَبَدًا. وَقَالَ آخَرُ أَنَا أَصُومُ الدَّهْرَ وَلاَ أُفْطِرُ. وَقَالَ آخَرُ أَنَا أَعْتَزِلُ النِّسَاءَ فَلاَ أَتَزَوَّجُ أَبَدًا. فَجَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ
" أَنْتُمُ الَّذِينَ قُلْتُمْ كَذَا وَكَذَا أَمَا وَاللَّهِ إِنِّي لأَخْشَاكُمْ لِلَّهِ وَأَتْقَاكُمْ لَهُ، لَكِنِّي أَصُومُ وَأُفْطِرُ، وَأُصَلِّي وَأَرْقُدُ وَأَتَزَوَّجُ النِّسَاءَ، فَمَنْ رَغِبَ عَنْ سُنَّتِي فَلَيْسَ مِنِّي ".
" أَنْتُمُ الَّذِينَ قُلْتُمْ كَذَا وَكَذَا أَمَا وَاللَّهِ إِنِّي لأَخْشَاكُمْ لِلَّهِ وَأَتْقَاكُمْ لَهُ، لَكِنِّي أَصُومُ وَأُفْطِرُ، وَأُصَلِّي وَأَرْقُدُ وَأَتَزَوَّجُ النِّسَاءَ، فَمَنْ رَغِبَ عَنْ سُنَّتِي فَلَيْسَ مِنِّي ".
Rapporté par Anas bin Malik : Un groupe de trois hommes est venu aux maisons des épouses du Prophète ﷺ pour demander comment le Prophète ﷺ adorait Allah. Quand ils ont eu la réponse, ils ont trouvé leur propre adoration insuffisante et ont dit : « Où sommes-nous comparés au Prophète ﷺ alors que ses péchés passés et futurs lui ont été pardonnés ? » L’un d’eux a dit : « Je prierai toute la nuit, sans arrêt. » Un autre a dit : « Je jeûnerai toute l’année et je ne romprai pas mon jeûne. » Le troisième a dit : « Je resterai éloigné des femmes et ne me marierai jamais. » Le Messager d’Allah ﷺ est venu les voir et a dit : « Êtes-vous ceux qui ont dit cela ? Par Allah, je suis le plus soumis à Allah et le plus craintif envers Lui parmi vous ; pourtant, je jeûne et je romps mon jeûne, je dors et je me marie aussi. Celui qui ne suit pas ma tradition dans la religion ne fait pas partie de moi (n’est pas de mes disciples). »
02
Sahih Al-Boukhari # 67/5064
حَدَّثَنَا عَلِيٌّ، سَمِعَ حَسَّانَ بْنَ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ يُونُسَ بْنِ يَزِيدَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، أَنَّهُ سَأَلَ عَائِشَةَ عَنْ قَوْلِهِ تَعَالَى {وَإِنْ خِفْتُمْ أَنْ لاَ تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَى فَانْكِحُوا مَا طَابَ لَكُمْ مِنَ النِّسَاءِ مَثْنَى وَثُلاَثَ وَرُبَاعَ فَإِنْ خِفْتُمْ أَنْ لاَ تَعْدِلُوا فَوَاحِدَةً أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُكُمْ ذَلِكَ أَدْنَى أَنْ لاَ تَعُولُوا}. قَالَتْ يَا ابْنَ أُخْتِي، الْيَتِيمَةُ تَكُونُ فِي حَجْرِ وَلِيِّهَا، فَيَرْغَبُ فِي مَالِهَا وَجَمَالِهَا، يُرِيدُ أَنْ يَتَزَوَّجَهَا بِأَدْنَى مِنْ سُنَّةِ صَدَاقِهَا، فَنُهُوا أَنْ يَنْكِحُوهُنَّ إِلاَّ أَنْ يُقْسِطُوا لَهُنَّ فَيُكْمِلُوا الصَّدَاقَ، وَأُمِرُوا بِنِكَاحِ مَنْ سِوَاهُنَّ مِنَ النِّسَاءِ.
Rapporté par 'Urwa : Il a demandé à `Aisha au sujet de la parole d’Allah : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes qui vous plaisent, deux, trois ou quatre ; mais si vous craignez de ne pas être justes, alors une seule, ou ce que possèdent vos mains droites. Cela est plus proche d’éviter l’injustice. » (4.3) `Aisha a dit : « Ô mon neveu ! (Ce verset a été révélé à propos) d’une orpheline sous la tutelle de son tuteur, qui est attiré par sa richesse et sa beauté et veut l’épouser en lui donnant une dot inférieure à ce que méritent d’autres femmes de son rang. Ces tuteurs ont donc été interdits de les épouser à moins d’être justes envers elles et de leur donner leur dot complète, et il leur est ordonné d’épouser d’autres femmes à la place. »
03
Sahih Al-Boukhari # 67/5065
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ، عَنْ عَلْقَمَةَ، قَالَ كُنْتُ مَعَ عَبْدِ اللَّهِ فَلَقِيَهُ عُثْمَانُ بِمِنًى فَقَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ إِنَّ لِي إِلَيْكَ حَاجَةً. فَخَلَيَا فَقَالَ عُثْمَانُ هَلْ لَكَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ فِي أَنْ نُزَوِّجَكَ بِكْرًا، تُذَكِّرُكَ مَا كُنْتَ تَعْهَدُ، فَلَمَّا رَأَى عَبْدُ اللَّهِ أَنْ لَيْسَ لَهُ حَاجَةٌ إِلَى هَذَا أَشَارَ إِلَىَّ فَقَالَ يَا عَلْقَمَةُ، فَانْتَهَيْتُ إِلَيْهِ وَهْوَ يَقُولُ أَمَا لَئِنْ قُلْتَ ذَلِكَ لَقَدْ قَالَ لَنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" يَا مَعْشَرَ الشَّبَابِ مَنِ اسْتَطَاعَ مِنْكُمُ الْبَاءَةَ فَلْيَتَزَوَّجْ، وَمَنْ لَمْ يَسْتَطِعْ فَعَلَيْهِ بِالصَّوْمِ فَإِنَّهُ لَهُ وِجَاءٌ ".
" يَا مَعْشَرَ الشَّبَابِ مَنِ اسْتَطَاعَ مِنْكُمُ الْبَاءَةَ فَلْيَتَزَوَّجْ، وَمَنْ لَمْ يَسْتَطِعْ فَعَلَيْهِ بِالصَّوْمِ فَإِنَّهُ لَهُ وِجَاءٌ ".
Rapporté par 'Alqama : Alors que j’étais avec `Abdullah, `Uthman l’a rencontré à Mina et lui a dit : « Ô Abu `Abdur-Rahman ! J’ai quelque chose à te dire. » Ils se sont donc écartés et `Uthman a dit : « Ô Abu `Abdur-Rahman ! Veux-tu que nous te marions à une jeune fille vierge qui te rappellera tes jeunes années ? » Quand `Abdullah a senti qu’il n’en avait pas besoin, il m’a fait signe de le rejoindre en disant : « Ô 'Alqama ! » Puis je l’ai entendu répondre à `Uthman : « Puisque tu as parlé de cela, je te rappelle que le Prophète ﷺ nous a dit : ‘Ô jeunes gens ! Celui d’entre vous qui en a la capacité doit se marier, et celui qui ne le peut pas, il lui est recommandé de jeûner, car le jeûne diminue le désir sexuel.’ »
04
Sahih Al-Boukhari # 67/5066
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصِ بْنِ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ حَدَّثَنِي عُمَارَةُ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ يَزِيدَ، قَالَ دَخَلْتُ مَعَ عَلْقَمَةَ وَالأَسْوَدِ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم شَبَابًا لاَ نَجِدُ شَيْئًا فَقَالَ لَنَا رَسُولُ اللَّهُ صلى الله عليه وسلم
" يَا مَعْشَرَ الشَّبَابِ مَنِ اسْتَطَاعَ الْبَاءَةَ فَلْيَتَزَوَّجْ، فَإِنَّهُ أَغَضُّ لِلْبَصَرِ، وَأَحْصَنُ لِلْفَرْجِ، وَمَنْ لَمْ يَسْتَطِعْ فَعَلَيْهِ بِالصَّوْمِ، فَإِنَّهُ لَهُ وِجَاءٌ ".
" يَا مَعْشَرَ الشَّبَابِ مَنِ اسْتَطَاعَ الْبَاءَةَ فَلْيَتَزَوَّجْ، فَإِنَّهُ أَغَضُّ لِلْبَصَرِ، وَأَحْصَنُ لِلْفَرْجِ، وَمَنْ لَمْ يَسْتَطِعْ فَعَلَيْهِ بِالصَّوْمِ، فَإِنَّهُ لَهُ وِجَاءٌ ".
Rapporté par `Abdullah : Nous étions avec le Prophète ﷺ alors que nous étions jeunes et sans fortune. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô jeunes gens ! Celui d’entre vous qui peut se marier, qu’il se marie, car cela l’aide à baisser le regard et à préserver sa pudeur (c’est-à-dire à se protéger de tout rapport illicite). Et celui qui ne peut pas se marier, qu’il jeûne, car le jeûne diminue le désir sexuel. »
05
Sahih Al-Boukhari # 67/5067
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، أَنَّ ابْنَ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَهُمْ قَالَ أَخْبَرَنِي عَطَاءٌ، قَالَ حَضَرْنَا مَعَ ابْنِ عَبَّاسٍ جَنَازَةَ مَيْمُونَةَ بِسَرِفَ، فَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ هَذِهِ زَوْجَةُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا رَفَعْتُمْ نَعْشَهَا فَلاَ تُزَعْزِعُوهَا وَلاَ تُزَلْزِلُوهَا وَارْفُقُوا، فَإِنَّهُ كَانَ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم تِسْعٌ، كَانَ يَقْسِمُ لِثَمَانٍ وَلاَ يَقْسِمُ لِوَاحِدَةٍ.
Rapporté par 'Ata : Nous nous sommes rendus, avec Ibn `Abbas, aux funérailles de Maymouna dans un endroit appelé Sarif. Ibn `Abbas a dit : « C'est l'épouse du Prophète (ﷺ), alors lorsque vous porterez son cercueil, ne le secouez pas et ne le bougez pas brusquement, mais marchez doucement. En effet, le Prophète (ﷺ) avait neuf épouses et il passait la nuit chez huit d'entre elles, et pour l'une d'elles il n'y avait pas de tour de nuit. »
06
Sahih Al-Boukhari # 67/5068
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَطُوفُ عَلَى نِسَائِهِ فِي لَيْلَةٍ وَاحِدَةٍ، وَلَهُ تِسْعُ نِسْوَةٍ. وَقَالَ لِي خَلِيفَةُ حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، عَنْ قَتَادَةَ، أَنَّ أَنَسًا، حَدَّثَهُمْ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) avait l'habitude de passer auprès de toutes ses épouses en une seule nuit, et il avait neuf épouses
07
Sahih Al-Boukhari # 67/5069
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ الْحَكَمِ الأَنْصَارِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ رَقَبَةَ، عَنْ طَلْحَةَ الْيَامِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، قَالَ قَالَ لِي ابْنُ عَبَّاسٍ هَلْ تَزَوَّجْتَ قُلْتُ لاَ. قَالَ فَتَزَوَّجْ فَإِنَّ خَيْرَ هَذِهِ الأُمَّةِ أَكْثَرُهَا نِسَاءً.
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Ibn `Abbas m'a demandé : « Es-tu marié ? » J'ai répondu : « Non. » Il a dit : « Marie-toi, car la meilleure personne de cette communauté (musulmane), c'est-à-dire Muhammad, avait le plus grand nombre d'épouses. »
08
Sahih Al-Boukhari # 67/5070
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ قَزَعَةَ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ الْحَارِثِ، عَنْ عَلْقَمَةَ بْنِ وَقَّاصٍ، عَنْ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" الْعَمَلُ بِالنِّيَّةِ، وَإِنَّمَا لاِمْرِئٍ مَا نَوَى، فَمَنْ كَانَتْ هِجْرَتُهُ إِلَى اللَّهِ وَرَسُولِهِ فَهِجْرَتُهُ إِلَى اللَّهِ وَرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم وَمَنْ كَانَتْ هِجْرَتُهُ إِلَى دُنْيَا يُصِيبُهَا أَوِ امْرَأَةٍ يَنْكِحُهَا، فَهِجْرَتُهُ إِلَى مَا هَاجَرَ إِلَيْهِ ".
" الْعَمَلُ بِالنِّيَّةِ، وَإِنَّمَا لاِمْرِئٍ مَا نَوَى، فَمَنْ كَانَتْ هِجْرَتُهُ إِلَى اللَّهِ وَرَسُولِهِ فَهِجْرَتُهُ إِلَى اللَّهِ وَرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم وَمَنْ كَانَتْ هِجْرَتُهُ إِلَى دُنْيَا يُصِيبُهَا أَوِ امْرَأَةٍ يَنْكِحُهَا، فَهِجْرَتُهُ إِلَى مَا هَاجَرَ إِلَيْهِ ".
Rapporté par `Umar bin Al-Khattab : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les récompenses des actions dépendent de l’intention, et chacun recevra selon ce qu’il a eu l’intention de faire. Donc, celui qui a émigré pour Allah et Son Messager, son émigration sera pour Allah et Son Messager ; et celui qui a émigré pour obtenir des biens matériels ou pour épouser une femme, son émigration sera pour ce pour quoi il a émigré. »
09
Sahih Al-Boukhari # 67/5071
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي قَيْسٌ، عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنَّا نَغْزُو مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَلَيْسَ لَنَا نِسَاءٌ فَقُلْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ أَلاَ نَسْتَخْصِي فَنَهَانَا عَنْ ذَلِكَ.
Rapporté par Ibn Masud : Nous participions aux batailles sacrées avec le Prophète (ﷺ) et nous n’avions pas d’épouses avec nous. Nous avons donc dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Devons-nous nous faire castrer ? » Le Prophète (ﷺ) nous l’a interdit
10
Sahih Al-Boukhari # 67/5072
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ حُمَيْدٍ الطَّوِيلِ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، قَالَ قَدِمَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ فَآخَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَهُ وَبَيْنَ سَعْدِ بْنِ الرَّبِيعِ الأَنْصَارِيِّ وَعِنْدَ الأَنْصَارِيِّ امْرَأَتَانِ، فَعَرَضَ عَلَيْهِ أَنْ يُنَاصِفَهُ أَهْلَهُ وَمَالَهُ فَقَالَ بَارَكَ اللَّهُ لَكَ فِي أَهْلِكَ وَمَالِكَ دُلُّونِي عَلَى السُّوقِ، فَأَتَى السُّوقَ فَرَبِحَ شَيْئًا مِنْ أَقِطٍ وَشَيْئًا مِنْ سَمْنٍ فَرَآهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَعْدَ أَيَّامٍ وَعَلَيْهِ وَضَرٌ مِنْ صُفْرَةٍ فَقَالَ " مَهْيَمْ يَا عَبْدَ الرَّحْمَنِ ". فَقَالَ تَزَوَّجْتُ أَنْصَارِيَّةً. قَالَ " فَمَا سُقْتَ ". قَالَ وَزْنَ نَوَاةٍ مِنْ ذَهَبٍ. قَالَ " أَوْلِمْ وَلَوْ بِشَاةٍ ".
Rapporté par Anas bin Malik : `Abdur-Rahman bin `Auf est arrivé (de La Mecque à Médine) et le Prophète (ﷺ) a créé un lien de fraternité entre lui et Sa`d bin Ar-Rabi` Al-Ansari. Al-Ansari avait deux épouses, alors il a proposé à `Abdur-Rahman de partager avec lui la moitié de ses biens et de ses épouses. `Abdur-Rahman a répondu : « Qu’Allah te bénisse dans tes épouses et tes biens. Montre-moi simplement le marché. » `Abdur-Rahman est donc allé au marché et a gagné un peu de yaourt séché et de beurre. Quelques jours plus tard, le Prophète (ﷺ) a vu des taches jaunes sur les vêtements de `Abdur-Rahman et lui a demandé : « Qu’est-ce que c’est, ô `Abdur-Rahman ? » Il a répondu : « Je me suis marié avec une femme Ansari. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Quelle dot lui as-tu donnée ? » Il a répondu : « Le poids d’un noyau de datte en or. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Organise un festin, même avec un seul mouton. »
11
Sahih Al-Boukhari # 67/5073
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، أَخْبَرَنَا ابْنُ شِهَابٍ، سَمِعَ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيَّبِ، يَقُولُ سَمِعْتُ سَعْدَ بْنَ أَبِي وَقَّاصٍ، يَقُولُ رَدَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى عُثْمَانَ بْنِ مَظْعُونٍ التَّبَتُّلَ، وَلَوْ أَذِنَ لَهُ لاَخْتَصَيْنَا.
Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit à `Uthman bin Maz'un de s’abstenir de se marier (et des autres plaisirs), et s’il lui avait permis, nous nous serions fait castrer
12
Sahih Al-Boukhari # 67/5074
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، أَنَّهُ سَمِعَ سَعْدَ بْنَ أَبِي وَقَّاصٍ، يَقُولُ لَقَدْ رَدَّ ذَلِكَ ـ يَعْنِي النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم ـ عَلَى عُثْمَانَ، وَلَوْ أَجَازَ لَهُ التَّبَتُّلَ لاَخْتَصَيْنَا.
Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : Le Prophète (ﷺ) a empêché `Uthman bin Maz'un de faire cela (ne pas se marier), et s’il le lui avait permis, nous nous serions fait castrer
13
Sahih Al-Boukhari # 67/5075
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ قَيْسٍ، قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ كُنَّا نَغْزُو مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلَيْسَ لَنَا شَىْءٌ فَقُلْنَا أَلاَ نَسْتَخْصِي فَنَهَانَا عَنْ ذَلِكَ ثُمَّ رَخَّصَ لَنَا أَنْ نَنْكِحَ الْمَرْأَةَ بِالثَّوْبِ، ثُمَّ قَرَأَ عَلَيْنَا {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تُحَرِّمُوا طَيِّبَاتِ مَا أَحَلَّ اللَّهُ لَكُمْ وَلاَ تَعْتَدُوا إِنَّ اللَّهَ لاَ يُحِبُّ الْمُعْتَدِينَ}.
Rapporté par 'Abdullah : Nous participions aux batailles saintes menées par le Messager d’Allah (ﷺ) et nous n’avions rien (pas d’épouses) avec nous. Nous avons donc dit : « Devons-nous nous faire castrer ? » Il nous l’a interdit, puis il nous a permis de nous marier temporairement avec des femmes et il nous a récité : « Ô vous qui croyez ! Ne rendez pas illicites les bonnes choses qu’Allah vous a rendues licites, mais ne dépassez pas les limites. »
14
Sahih Al-Boukhari # 67/5076
وَقَالَ أَصْبَغُ أَخْبَرَنِي ابْنُ وَهْبٍ، عَنْ يُونُسَ بْنِ يَزِيدَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي رَجُلٌ شَابٌّ وَأَنَا أَخَافُ عَلَى نَفْسِي الْعَنَتَ وَلاَ أَجِدُ مَا أَتَزَوَّجُ بِهِ النِّسَاءَ، فَسَكَتَ عَنِّي، ثُمَّ قُلْتُ مِثْلَ ذَلِكَ، فَسَكَتَ عَنِّي ثُمَّ قُلْتُ مِثْلَ ذَلِكَ، فَسَكَتَ عَنِّي ثُمَّ قُلْتُ مِثْلَ ذَلِكَ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" يَا أَبَا هُرَيْرَةَ جَفَّ الْقَلَمُ بِمَا أَنْتَ لاَقٍ، فَاخْتَصِ عَلَى ذَلِكَ أَوْ ذَرْ ".
" يَا أَبَا هُرَيْرَةَ جَفَّ الْقَلَمُ بِمَا أَنْتَ لاَقٍ، فَاخْتَصِ عَلَى ذَلِكَ أَوْ ذَرْ ".
Rapporté par Abu Huraira : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je suis un jeune homme et j’ai peur de commettre un acte sexuel interdit, et je n’ai pas les moyens de me marier. » Il est resté silencieux, puis j’ai répété ma question une deuxième fois, mais il est resté silencieux. J’ai dit la même chose une troisième fois et il est encore resté silencieux. Puis j’ai répété ma question une quatrième fois, et c’est seulement alors que le Prophète a dit : « Ô Abu Huraira ! La plume a séché après avoir écrit ce que tu vas affronter. Donc (cela ne change rien que tu) te fasses castrer ou non. »
15
Sahih Al-Boukhari # 67/5077
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي أَخِي، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَرَأَيْتَ لَوْ نَزَلْتَ وَادِيًا وَفِيهِ شَجَرَةٌ قَدْ أُكِلَ مِنْهَا، وَوَجَدْتَ شَجَرًا لَمْ يُؤْكَلْ مِنْهَا، فِي أَيِّهَا كُنْتَ تُرْتِعُ بَعِيرَكَ قَالَ
" فِي الَّذِي لَمْ يُرْتَعْ مِنْهَا ". تَعْنِي أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ يَتَزَوَّجْ بِكْرًا غَيْرَهَا.
" فِي الَّذِي لَمْ يُرْتَعْ مِنْهَا ". تَعْنِي أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ يَتَزَوَّجْ بِكْرًا غَيْرَهَا.
Rapporté par `Aisha : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Imaginons que tu arrives dans une vallée où il y a un arbre dont une partie a déjà été mangée, puis tu trouves d’autres arbres intacts. Sur quel arbre laisserais-tu paître ton chameau ? » Il a répondu : « Je le laisserais paître sur celui dont rien n’a encore été mangé. » (Le sous-narrateur précise : `Aisha voulait dire que le Messager d’Allah (ﷺ) n’avait épousé aucune vierge en dehors d’elle
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Sahih Al-Boukhari # 67/5078
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" أُرِيتُكِ فِي الْمَنَامِ مَرَّتَيْنِ، إِذَا رَجُلٌ يَحْمِلُكِ فِي سَرَقَةِ حَرِيرٍ فَيَقُولُ هَذِهِ امْرَأَتُكَ، فَأَكْشِفُهَا فَإِذَا هِيَ أَنْتِ، فَأَقُولُ إِنْ يَكُنْ هَذَا مِنْ عِنْدِ اللَّهِ يُمْضِهِ ".
" أُرِيتُكِ فِي الْمَنَامِ مَرَّتَيْنِ، إِذَا رَجُلٌ يَحْمِلُكِ فِي سَرَقَةِ حَرِيرٍ فَيَقُولُ هَذِهِ امْرَأَتُكَ، فَأَكْشِفُهَا فَإِذَا هِيَ أَنْتِ، فَأَقُولُ إِنْ يَكُنْ هَذَا مِنْ عِنْدِ اللَّهِ يُمْضِهِ ".
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Tu m’as été montrée deux fois en rêve. Un homme te portait dans un tissu de soie et m’a dit : “C’est ta femme.” J’ai soulevé le tissu, et c’était toi. Je me suis dit : “Si ce rêve vient d’Allah, Il le réalisera.” »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5079
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، حَدَّثَنَا سَيَّارٌ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَفَلْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِنْ غَزْوَةٍ فَتَعَجَّلْتُ عَلَى بَعِيرٍ لِي قَطُوفٍ، فَلَحِقَنِي رَاكِبٌ مِنْ خَلْفِي، فَنَخَسَ بَعِيرِي بِعَنَزَةٍ كَانَتْ مَعَهُ، فَانْطَلَقَ بَعِيرِي كَأَجْوَدِ مَا أَنْتَ رَاءٍ مِنَ الإِبِلِ، فَإِذَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَا يُعْجِلُكَ ". قُلْتُ كُنْتُ حَدِيثَ عَهْدٍ بِعُرُسٍ. قَالَ " بِكْرًا أَمْ ثَيِّبًا ". قُلْتُ ثَيِّبٌ. قَالَ " فَهَلاَّ جَارِيَةً تُلاَعِبُهَا وَتُلاَعِبُكَ ". قَالَ فَلَمَّا ذَهَبْنَا لِنَدْخُلَ قَالَ " أَمْهِلُوا حَتَّى تَدْخُلُوا لَيْلاً ـ أَىْ عِشَاءً ـ لِكَىْ تَمْتَشِطَ الشَّعِثَةُ وَتَسْتَحِدَّ الْمُغِيبَةُ ".
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Alors que nous revenions d’une expédition avec le Prophète, je me suis mis à faire avancer mon chameau rapidement, car il était paresseux. Un cavalier est arrivé derrière moi et a piqué mon chameau avec sa lance, et il s’est mis à courir aussi vite que les meilleurs chameaux. C’était le Prophète (ﷺ) lui-même. Il m’a dit : « Pourquoi es-tu si pressé ? » J’ai répondu : « Je viens de me marier. » Il a demandé : « As-tu épousé une vierge ou une femme déjà mariée ? » J’ai répondu : « Une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi n’as-tu pas épousé une jeune fille pour pouvoir jouer avec elle et qu’elle joue avec toi ? » Quand nous étions sur le point d’entrer à Médine, le Prophète (ﷺ) a dit : « Attends, entre plutôt la nuit, pour que la femme aux cheveux en désordre ait le temps de se coiffer et que celle dont le mari était absent puisse s’épiler. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5080
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا مُحَارِبٌ، قَالَ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، رضى الله عنهما يَقُولُ تَزَوَّجْتُ فَقَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا تَزَوَّجْتَ ". فَقُلْتُ تَزَوَّجْتُ ثَيِّبًا. فَقَالَ " مَا لَكَ وَلِلْعَذَارَى وَلِعَابِهَا ". فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِعَمْرِو بْنِ دِينَارٍ فَقَالَ عَمْرٌو سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ يَقُولُ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَلاَّ جَارِيَةً تُلاَعِبُهَا وَتُلاَعِبُكَ ".
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Quand je me suis marié, le Messager d’Allah (ﷺ) m’a demandé : « Quel genre de femme as-tu épousé ? » J’ai répondu : « Une femme déjà mariée. » Il a dit : « Tu n’aimes pas les vierges et les moments de tendresse avec elles ? » Jabir a aussi rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pourquoi n’as-tu pas épousé une jeune fille pour que tu puisses jouer avec elle et qu’elle joue avec toi ? »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5081
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يَزِيدَ، عَنْ عِرَاكٍ، عَنْ عُرْوَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم خَطَبَ عَائِشَةَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ فَقَالَ لَهُ أَبُو بَكْرٍ إِنَّمَا أَنَا أَخُوكَ، فَقَالَ
" أَنْتَ أَخِي فِي دِينِ اللَّهِ وَكِتَابِهِ وَهْىَ لِي حَلاَلٌ ".
" أَنْتَ أَخِي فِي دِينِ اللَّهِ وَكِتَابِهِ وَهْىَ لِي حَلاَلٌ ".
Rapporté par 'Urwa : Le Prophète (ﷺ) a demandé à Abu Bakr la main de `Aisha en mariage. Abu Bakr a dit : « Mais je suis ton frère. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Tu es mon frère en religion et dans le Livre d’Allah, mais elle (`Aisha) m’est permise en mariage. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5082
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" خَيْرُ نِسَاءٍ رَكِبْنَ الإِبِلَ صَالِحُو نِسَاءِ قُرَيْشٍ، أَحْنَاهُ عَلَى وَلَدٍ فِي صِغَرِهِ وَأَرْعَاهُ عَلَى زَوْجٍ فِي ذَاتِ يَدِهِ ".
" خَيْرُ نِسَاءٍ رَكِبْنَ الإِبِلَ صَالِحُو نِسَاءِ قُرَيْشٍ، أَحْنَاهُ عَلَى وَلَدٍ فِي صِغَرِهِ وَأَرْعَاهُ عَلَى زَوْجٍ فِي ذَاتِ يَدِهِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les meilleures femmes sont celles qui montent les chameaux et les femmes pieuses parmi les Quraysh. Ce sont les femmes les plus tendres avec leurs enfants pendant leur enfance et celles qui prennent le plus soin des biens de leurs maris. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5083
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا صَالِحُ بْنُ صَالِحٍ الْهَمْدَانِيُّ، حَدَّثَنَا الشَّعْبِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو بُرْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَيُّمَا رَجُلٍ كَانَتْ عِنْدَهُ وَلِيدَةٌ فَعَلَّمَهَا فَأَحْسَنَ تَعْلِيمَهَا، وَأَدَّبَهَا فَأَحْسَنَ تَأْدِيبَهَا، ثُمَّ أَعْتَقَهَا وَتَزَوَّجَهَا فَلَهُ أَجْرَانِ، وَأَيُّمَا رَجُلٍ مِنْ أَهْلِ الْكِتَابِ آمَنَ بِنَبِيِّهِ وَآمَنَ بِي فَلَهُ أَجْرَانِ، وَأَيُّمَا مَمْلُوكٍ أَدَّى حَقَّ مَوَالِيهِ وَحَقَّ رَبِّهِ فَلَهُ أَجْرَانِ ". قَالَ الشَّعْبِيُّ خُذْهَا بِغَيْرِ شَىْءٍ قَدْ كَانَ الرَّجُلُ يَرْحَلُ فِيمَا دُونَهُ إِلَى الْمَدِينَةِ. وَقَالَ أَبُو بَكْرٍ عَنْ أَبِي حَصِينٍ عَنْ أَبِي بُرْدَةَ عَنْ أَبِيهِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " أَعْتَقَهَا ثُمَّ أَصْدَقَهَا ".
Rapporté par le père d'Abu Burda : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Tout homme qui a une esclave, qui l’éduque bien, lui apprend de bonnes manières, l’affranchit et l’épouse, recevra une double récompense. Et si un homme parmi les gens des Écritures croit en son propre prophète puis croit aussi en moi, il recevra (aussi) une double récompense. Et tout esclave qui accomplit son devoir envers son maître et envers son Seigneur recevra (aussi) une double récompense. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5084
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ تَلِيدٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي جَرِيرُ بْنُ حَازِمٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم. حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ عَنْ حَمَّادِ بْنِ زَيْدٍ عَنْ أَيُّوبَ عَنْ مُحَمَّدٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ {قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم}
" لَمْ يَكْذِبْ إِبْرَاهِيمُ إِلاَّ ثَلاَثَ كَذَبَاتٍ بَيْنَمَا إِبْرَاهِيمُ مَرَّ بِجَبَّارٍ وَمَعَهُ سَارَةُ ـ فَذَكَرَ الْحَدِيثَ ـ فَأَعْطَاهَا هَاجَرَ قَالَتْ كَفَّ اللَّهُ يَدَ الْكَافِرِ وَأَخْدَمَنِي آجَرَ ". قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ فَتِلْكَ أُمُّكُمْ يَا بَنِي مَاءِ السَّمَاءِ.
" لَمْ يَكْذِبْ إِبْرَاهِيمُ إِلاَّ ثَلاَثَ كَذَبَاتٍ بَيْنَمَا إِبْرَاهِيمُ مَرَّ بِجَبَّارٍ وَمَعَهُ سَارَةُ ـ فَذَكَرَ الْحَدِيثَ ـ فَأَعْطَاهَا هَاجَرَ قَالَتْ كَفَّ اللَّهُ يَدَ الْكَافِرِ وَأَخْدَمَنِي آجَرَ ". قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ فَتِلْكَ أُمُّكُمْ يَا بَنِي مَاءِ السَّمَاءِ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Abraham n’a menti que trois fois. (L’une de ces fois) c’est quand Abraham est passé devant un tyran alors que (sa femme) Sara l’accompagnait. » (Abu Huraira a ensuite raconté toute l’histoire et a dit :) « (Le tyran) lui a donné Hajar. Sara a dit : ‘Allah m’a sauvée des mains de ce mécréant et m’a donné Hajar pour me servir.’ » (Abu Huraira a ajouté :) « C’est elle (Hajar) votre mère, ô Banu Ma’-As-Sama’ (c’est-à-dire, les Arabes). »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5085
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ حُمَيْدٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ خَيْبَرَ وَالْمَدِينَةِ ثَلاَثًا يُبْنَى عَلَيْهِ بِصَفِيَّةَ بِنْتِ حُيَىٍّ فَدَعَوْتُ الْمُسْلِمِينَ إِلَى وَلِيمَتِهِ فَمَا كَانَ فِيهَا مِنْ خُبْزٍ وَلاَ لَحْمٍ، أُمِرَ بِالأَنْطَاعِ فَأَلْقَى فِيهَا مِنَ التَّمْرِ وَالأَقِطِ وَالسَّمْنِ فَكَانَتْ وَلِيمَتَهُ، فَقَالَ الْمُسْلِمُونَ إِحْدَى أُمَّهَاتِ الْمُؤْمِنِينَ أَوْ مِمَّا مَلَكَتْ يَمِينُهُ، فَقَالُوا إِنْ حَجَبَهَا فَهْىَ مِنْ أُمَّهَاتِ الْمُؤْمِنِينَ، وَإِنْ لَمْ يَحْجُبْهَا فَهْىَ مِمَّا مَلَكَتْ يَمِينُهُ، فَلَمَّا ارْتَحَلَ وَطَّى لَهَا خَلْفَهُ وَمَدَّ الْحِجَابَ بَيْنَهَا وَبَيْنَ النَّاسِ.
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) est resté trois jours entre Khaybar et Médine, et c’est là qu’il a consommé son mariage avec Safiyya bint Huyai. J’ai invité les musulmans au repas de noces où il n’y avait ni viande ni pain. Il a demandé qu’on étende des nappes en cuir, puis on y a mis des dattes, du yaourt séché et du beurre, et c’était le repas de noces du Prophète. Les musulmans se demandaient : « Est-ce qu’elle (Safiyya) est considérée comme sa femme ou son esclave ? » Ils ont alors dit : « S’il lui demande de se voiler, elle sera l’une des Mères des Croyants ; mais s’il ne lui demande pas de se voiler, elle sera une esclave. » Quand le Prophète (ﷺ) est parti de là, il lui a réservé une place derrière lui (sur sa chamelle) et a mis un voile entre elle et les gens
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Sahih Al-Boukhari # 67/5086
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ ثَابِتٍ، وَشُعَيْبِ بْنِ الْحَبْحَابِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَعْتَقَ صَفِيَّةَ، وَجَعَلَ عِتْقَهَا صَدَاقَهَا.
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a affranchi Safiyya et a considéré son affranchissement comme sa dot
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Sahih Al-Boukhari # 67/5087
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ السَّاعِدِيِّ، قَالَ جَاءَتِ امْرَأَةٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ جِئْتُ أَهَبُ لَكَ نَفْسِي قَالَ فَنَظَرَ إِلَيْهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَصَعَّدَ النَّظَرَ فِيهَا وَصَوَّبَهُ ثُمَّ طَأْطَأَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَأْسَهُ فَلَمَّا رَأَتِ الْمَرْأَةُ أَنَّهُ لَمْ يَقْضِ فِيهَا شَيْئًا جَلَسَتْ فَقَامَ رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِهِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنْ لَمْ يَكُنْ لَكَ بِهَا حَاجَةٌ فَزَوِّجْنِيهَا. فَقَالَ " وَهَلْ عِنْدَكَ مِنْ شَىْءٍ ". قَالَ لاَ وَاللَّهِ يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَالَ " اذْهَبْ إِلَى أَهْلِكَ فَانْظُرْ هَلْ تَجِدُ شَيْئًا ". فَذَهَبَ ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ لاَ وَاللَّهِ مَا وَجَدْتُ شَيْئًا. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " انْظُرْ وَلَوْ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ ". فَذَهَبَ ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ لاَ وَاللَّهِ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَلاَ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ وَلَكِنْ هَذَا إِزَارِي ـ قَالَ سَهْلٌ مَا لَهُ رِدَاءٌ فَلَهَا نِصْفُهُ ـ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا تَصْنَعُ بِإِزَارِكَ إِنْ لَبِسْتَهُ لَمْ يَكُنْ عَلَيْهَا مِنْهُ شَىْءٌ وَإِنْ لَبِسَتْهُ لَمْ يَكُنْ عَلَيْكَ شَىْءٌ ". فَجَلَسَ الرَّجُلُ حَتَّى إِذَا طَالَ مَجْلِسُهُ قَامَ فَرَآهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مُوَلِّيًا فَأَمَرَ بِهِ فَدُعِيَ فَلَمَّا جَاءَ قَالَ " مَاذَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ ". قَالَ مَعِي سُورَةُ كَذَا وَسُورَةُ كَذَا عَدَّدَهَا. فَقَالَ " تَقْرَؤُهُنَّ عَنْ ظَهْرِ قَلْبِكَ ". قَالَ نَعَمْ. قَالَ " اذْهَبْ فَقَدْ مَلَّكْتُكَهَا بِمَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ ".
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je viens t’offrir ma main en mariage (sans dot). » Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a regardée attentivement, puis il a baissé la tête. Comme il ne disait rien, la femme s’est assise. Un homme parmi ses compagnons s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si tu n’as pas besoin d’elle, alors marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « As-tu quelque chose à offrir ? » L’homme a répondu : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va voir dans ta famille si tu trouves quelque chose. » L’homme est parti puis revenu en disant : « Non, par Allah, je n’ai rien trouvé. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « (Retourne) et cherche quelque chose, même une bague en fer. » Il est reparti puis revenu en disant : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai même pas trouvé une bague en fer, mais voici mon izar (tissu de taille). » Il n’avait pas de rida (manteau). Il a ajouté : « Je donne la moitié à cette femme. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a dit : « Que fera-t-elle avec ton izar ? Si tu le portes, elle sera découverte, et si elle le porte, tu seras découvert. » L’homme s’est alors assis longtemps, puis s’est levé pour partir. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu s’en aller, il a ordonné qu’on le rappelle. Quand il est revenu, le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Combien de sourates du Coran connais-tu ? » Il a répondu : « Je connais telle et telle sourate, » en les énumérant. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Les connais-tu par cœur ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va, je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5088
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ أَبَا حُذَيْفَةَ بْنَ عُتْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ بْنِ عَبْدِ شَمْسٍ،، وَكَانَ، مِمَّنْ شَهِدَ بَدْرًا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم تَبَنَّى سَالِمًا، وَأَنْكَحَهُ بِنْتَ أَخِيهِ هِنْدَ بِنْتَ الْوَلِيدِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ وَهْوَ مَوْلًى لاِمْرَأَةٍ مِنَ الأَنْصَارِ، كَمَا تَبَنَّى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم زَيْدًا، وَكَانَ مَنْ تَبَنَّى رَجُلاً فِي الْجَاهِلِيَّةِ دَعَاهُ النَّاسُ إِلَيْهِ وَوَرِثَ مِنْ مِيرَاثِهِ حَتَّى أَنْزَلَ اللَّهُ {ادْعُوهُمْ لآبَائِهِمْ} إِلَى قَوْلِهِ {وَمَوَالِيكُمْ} فَرُدُّوا إِلَى آبَائِهِمْ، فَمَنْ لَمْ يُعْلَمْ لَهُ أَبٌ كَانَ مَوْلًى وَأَخًا فِي الدِّينِ، فَجَاءَتْ سَهْلَةُ بِنْتُ سُهَيْلِ بْنِ عَمْرٍو الْقُرَشِيِّ ثُمَّ الْعَامِرِيِّ ـ وَهْىَ امْرَأَةُ أَبِي حُذَيْفَةَ ـ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّا كُنَّا نَرَى سَالِمًا وَلَدًا وَقَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ فِيهِ مَا قَدْ عَلِمْتَ فَذَكَرَ الْحَدِيثَ.
Rapporté par `Aisha : Abou Houdaïfa bin `Utba bin Rabi`a bin `Abdi Shams, qui avait participé à la bataille de Badr avec le Prophète (ﷺ), avait adopté Salim comme fils et l’avait marié à sa nièce, Hind bint Al-Walid bin `Utba bin Rabi`a. Salim était l’esclave affranchi d’une femme des Ansar, tout comme le Prophète (ﷺ) avait adopté Zaid comme fils. À l’époque préislamique, quand quelqu’un adoptait un garçon, les gens l’appelaient du nom de son père adoptif et il héritait de lui. Mais quand Allah a révélé les versets : « Appelez-les par le nom de leurs pères… vos esclaves affranchis, » (33.5), les personnes adoptées ont été appelées par le nom de leur père biologique. Celui dont le père était inconnu était considéré comme un maula et un frère en religion. Plus tard, Sahla bint Suhail bin `Amr Al-Quraishi Al-`Amiri — qui était l’épouse d’Abou Houdaïfa bin `Utba — est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous considérions Salim comme notre fils adopté, et maintenant Allah a révélé ce que tu sais à propos des fils adoptifs. » Le narrateur a ensuite mentionné la suite du récit
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Sahih Al-Boukhari # 67/5089
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ دَخَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى ضُبَاعَةَ بِنْتِ الزُّبَيْرِ فَقَالَ لَهَا " لَعَلَّكِ أَرَدْتِ الْحَجَّ ". قَالَتْ وَاللَّهِ لاَ أَجِدُنِي إِلاَّ وَجِعَةً. فَقَالَ لَهَا " حُجِّي وَاشْتَرِطِي، قُولِي اللَّهُمَّ مَحِلِّي حَيْثُ حَبَسْتَنِي ". وَكَانَتْ تَحْتَ الْمِقْدَادِ بْنِ الأَسْوَدِ.
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré chez Dubaa bint Az-Zubair et lui a dit : « As-tu l’intention de faire le Hajj ? » Elle a répondu : « Par Allah, je ne me sens pas bien. » Il lui a dit : « Formule l’intention de faire le Hajj et pose une condition en disant : “Ô Allah, je mettrai fin à mon ihram à l’endroit où Tu m’arrêteras (si je ne peux pas aller plus loin).” » Elle était l’épouse d’Al-Miqdad bin Al-Aswad
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Sahih Al-Boukhari # 67/5090
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدُ بْنُ أَبِي سَعِيدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" تُنْكَحُ الْمَرْأَةُ لأَرْبَعٍ لِمَالِهَا وَلِحَسَبِهَا وَجَمَالِهَا وَلِدِينِهَا، فَاظْفَرْ بِذَاتِ الدِّينِ تَرِبَتْ يَدَاكَ ".
" تُنْكَحُ الْمَرْأَةُ لأَرْبَعٍ لِمَالِهَا وَلِحَسَبِهَا وَجَمَالِهَا وَلِدِينِهَا، فَاظْفَرْ بِذَاتِ الدِّينِ تَرِبَتْ يَدَاكَ ".
Rapporté par Abou Hourayra : Le Prophète (ﷺ) a dit : « On épouse une femme pour quatre raisons : sa richesse, sa famille, sa beauté et sa religion. Choisis la femme pieuse, sinon tu seras perdant. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5091
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ حَمْزَةَ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ سَهْلٍ، قَالَ مَرَّ رَجُلٌ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَا تَقُولُونَ فِي هَذَا ". قَالُوا حَرِيٌّ إِنْ خَطَبَ أَنْ يُنْكَحَ، وَإِنْ شَفَعَ أَنْ يُشَفَّعَ، وَإِنْ قَالَ أَنْ يُسْتَمَعَ. قَالَ ثُمَّ سَكَتَ فَمَرَّ رَجُلٌ مِنَ فُقَرَاءِ الْمُسْلِمِينَ فَقَالَ " مَا تَقُولُونَ فِي هَذَا ". قَالُوا حَرِيٌّ إِنْ خَطَبَ أَنْ لاَ يُنْكَحَ وَإِنْ شَفَعَ أَنْ لاَ يُشَفَّعَ، وَإِنْ قَالَ أَنْ لاَ يُسْتَمَعَ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَذَا خَيْرٌ مِنْ مِلْءِ الأَرْضِ مِثْلَ هَذَا ".
Rapporté par Sahl : Un homme est passé devant le Messager d’Allah (ﷺ) et le Messager d’Allah a demandé à ses compagnons : « Que pensez-vous de cet homme ? » Ils ont répondu : « S’il demande la main d’une femme, il mérite qu’on la lui donne en mariage ; s’il intercède pour quelqu’un, son intercession doit être acceptée ; et s’il parle, on doit l’écouter. » Le Messager d’Allah (ﷺ) est resté silencieux. Puis un homme parmi les musulmans pauvres est passé, et le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé : « Que pensez-vous de cet homme ? » Ils ont répondu : « S’il demande la main d’une femme, il ne mérite pas qu’on la lui donne en mariage ; s’il intercède, son intercession ne doit pas être acceptée ; et s’il parle, on ne doit pas l’écouter. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Cet homme pauvre vaut mieux que toute une terre remplie d’hommes comme le premier. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5092
حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، أَنَّهُ سَأَلَ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ {وَإِنْ خِفْتُمْ أَنْ لاَ تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَى} قَالَتْ يَا ابْنَ أُخْتِي هَذِهِ الْيَتِيمَةُ تَكُونُ فِي حَجْرِ وَلِيِّهَا فَيَرْغَبُ فِي جَمَالِهَا وَمَالِهَا، وَيُرِيدُ أَنْ يَنْتَقِصَ صَدَاقَهَا، فَنُهُوا عَنْ نِكَاحِهِنَّ إِلاَّ أَنْ يُقْسِطُوا فِي إِكْمَالِ الصَّدَاقِ، وَأُمِرُوا بِنِكَاحِ مَنْ سِوَاهُنَّ، قَالَتْ وَاسْتَفْتَى النَّاسُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْدَ ذَلِكَ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ {وَيَسْتَفْتُونَكَ فِي النِّسَاءِ} إِلَى {وَتَرْغَبُونَ أَنْ تَنْكِحُوهُنَّ} فَأَنْزَلَ اللَّهُ لَهُمْ أَنَّ الْيَتِيمَةَ إِذَا كَانَتْ ذَاتَ جَمَالٍ وَمَالٍ رَغِبُوا فِي نِكَاحِهَا وَنَسَبِهَا فِي إِكْمَالِ الصَّدَاقِ، وَإِذَا كَانَتْ مَرْغُوبَةً عَنْهَا فِي قِلَّةِ الْمَالِ وَالْجَمَالِ تَرَكُوهَا وَأَخَذُوا غَيْرَهَا مِنَ النِّسَاءِ، قَالَتْ فَكَمَا يَتْرُكُونَهَا حِينَ يَرْغَبُونَ عَنْهَا فَلَيْسَ لَهُمْ أَنْ يَنْكِحُوهَا إِذَا رَغِبُوا فِيهَا إِلاَّ أَنْ يُقْسِطُوا لَهَا وَيُعْطُوهَا حَقَّهَا الأَوْفَى فِي الصَّدَاقِ.
Rapporté par ‘Urwa : Il a demandé à ‘Aisha au sujet du verset : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines » (4.3). Elle a répondu : « Ô mon neveu ! Ce verset parle de la jeune orpheline qui est sous la tutelle d’un homme qui apprécie sa beauté et sa richesse, et qui veut l’épouser tout en diminuant sa dot. Ces tuteurs n’ont pas le droit de les épouser, sauf s’ils leur donnent leur dot complète et sont justes envers elles. Sinon, ils doivent épouser d’autres femmes. Les gens ont ensuite demandé l’avis du Messager d’Allah (ﷺ), alors Allah a révélé : “Ils te consultent au sujet des femmes… que vous souhaitez épouser.” (4.127) Allah leur a ainsi expliqué que si la jeune orpheline avait beauté et richesse, ils voulaient l’épouser pour sa situation familiale. Ils ne pouvaient l’épouser qu’en lui donnant sa dot complète. Mais s’ils n’avaient aucun intérêt pour elle à cause de son manque de beauté ou de richesse, ils la laissaient et épousaient d’autres femmes. Donc, comme ils les laissaient quand elles ne les intéressaient pas, il leur a été interdit de les épouser quand elles les intéressaient, sauf s’ils étaient justes et leur donnaient leur dot complète. Le Prophète a dit : “S’il y a un mauvais présage, il se trouve dans le cheval, la femme et la maison.” Une femme doit être protégée. Et la parole d’Allah : “En vérité, parmi vos épouses et vos enfants, il y a des ennemis pour vous (c’est-à-dire qu’ils peuvent vous détourner de l’obéissance à Allah).”
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Sahih Al-Boukhari # 67/5093
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حَمْزَةَ، وَسَالِمٍ، ابْنَىْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" الشُّؤْمُ فِي الْمَرْأَةِ وَالدَّارِ وَالْفَرَسِ ".
" الشُّؤْمُ فِي الْمَرْأَةِ وَالدَّارِ وَالْفَرَسِ ".
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le mauvais présage se trouve dans la femme, la maison et le cheval. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5094
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ مُحَمَّدٍ الْعَسْقَلاَنِيُّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ ذَكَرُوا الشُّؤْمَ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" إِنْ كَانَ الشُّؤْمُ فِي شَىْءٍ فَفِي الدَّارِ وَالْمَرْأَةِ وَالْفَرَسِ ".
" إِنْ كَانَ الشُّؤْمُ فِي شَىْءٍ فَفِي الدَّارِ وَالْمَرْأَةِ وَالْفَرَسِ ".
Rapporté par Ibn ‘Umar : On a parlé de mauvais présage devant le Prophète. Le Prophète (ﷺ) a dit : « S’il y a un mauvais présage dans quelque chose, c’est dans la maison, la femme et le cheval. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5095
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" إِنْ كَانَ فِي شَىْءٍ فَفِي الْفَرَسِ وَالْمَرْأَةِ وَالْمَسْكَنِ ".
" إِنْ كَانَ فِي شَىْءٍ فَفِي الْفَرَسِ وَالْمَرْأَةِ وَالْمَسْكَنِ ".
Rapporté par Sahl ibn Sa’d : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « S’il y a un mauvais présage, il est dans le cheval, la femme et la maison. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5096
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سُلَيْمَانَ التَّيْمِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عُثْمَانَ النَّهْدِيَّ، عَنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" مَا تَرَكْتُ بَعْدِي فِتْنَةً أَضَرَّ عَلَى الرِّجَالِ مِنَ النِّسَاءِ ".
" مَا تَرَكْتُ بَعْدِي فِتْنَةً أَضَرَّ عَلَى الرِّجَالِ مِنَ النِّسَاءِ ".
Rapporté par Usama ibn Zaid : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Après moi, je n’ai laissé aucune épreuve plus difficile pour les hommes que les femmes. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5097
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ كَانَ فِي بَرِيرَةَ ثَلاَثُ سُنَنٍ عَتَقَتْ فَخُيِّرَتْ، وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " الْوَلاَءُ لِمَنْ أَعْتَقَ ". وَدَخَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبُرْمَةٌ عَلَى النَّارِ، فَقُرِّبَ إِلَيْهِ خُبْزٌ وَأُدْمٌ مِنْ أُدْمِ الْبَيْتِ فَقَالَ " لَمْ أَرَ الْبُرْمَةَ ". فَقِيلَ لَحْمٌ تُصُدِّقَ عَلَى بَرِيرَةَ، وَأَنْتَ لاَ تَأْكُلُ الصَّدَقَةَ قَالَ " هُوَ عَلَيْهَا صَدَقَةٌ، وَلَنَا هَدِيَّةٌ ".
Rapporté par `Aisha : Trois principes ont été établis à cause de Barira : (i) Quand Barira a été affranchie, on lui a donné le choix de rester ou non avec son mari esclave. (ii) Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le droit d’allégeance (Wala) de l’esclave revient à celui qui l’a affranchi. » (iii) Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est entré dans la maison, il a vu une marmite sur le feu, mais on lui a servi du pain et du bouillon de viande préparé à la maison. Le Prophète (ﷺ) a dit : « N’ai-je pas vu une marmite sur le feu ? » On lui a répondu : « C’est de la viande donnée en aumône à Barira, et tu ne manges pas ce qui est donné en aumône. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est une aumône pour Barira, mais c’est un cadeau pour nous. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5098
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدَةُ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، {وَإِنْ خِفْتُمْ أَنْ لاَ، تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَى}. قَالَتِ الْيَتِيمَةُ تَكُونُ عِنْدَ الرَّجُلِ وَهْوَ وَلِيُّهَا، فَيَتَزَوَّجُهَا عَلَى مَالِهَا، وَيُسِيءُ صُحْبَتَهَا، وَلاَ يَعْدِلُ فِي مَالِهَا، فَلْيَتَزَوَّجْ مَا طَابَ لَهُ مِنَ النِّسَاءِ سِوَاهَا مَثْنَى وَثُلاَثَ وَرُبَاعَ.
Rapporté par `Aisha : À propos du verset : « Et si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines… » (4.3), il s’agit d’une jeune orpheline sous la garde d’un homme qui est son tuteur. Il veut l’épouser à cause de sa richesse, mais il la traite mal et ne gère pas ses biens de façon honnête et équitable. Un tel homme devrait plutôt épouser d’autres femmes de son choix, deux, trois ou quatre. « Vous sont interdites (en mariage) : …vos mères de lait (qui vous ont allaités). » (4.23) Le mariage est interdit entre des personnes liées par l’allaitement, de la même façon qu’il l’est par le lien du sang
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Sahih Al-Boukhari # 67/5099
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ عَائِشَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَخْبَرَتْهَا أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ عِنْدَهَا، وَأَنَّهَا سَمِعَتْ صَوْتَ رَجُلٍ يَسْتَأْذِنُ فِي بَيْتِ حَفْصَةَ، قَالَتْ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَذَا رَجُلٌ يَسْتَأْذِنُ فِي بَيْتِكَ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أُرَاهُ فُلاَنًا ". لِعَمِّ حَفْصَةَ مِنَ الرَّضَاعَةِ. قَالَتْ عَائِشَةُ لَوْ كَانَ فُلاَنٌ حَيًّا، لِعَمِّهَا مِنَ الرَّضَاعَةِ دَخَلَ عَلَىَّ فَقَالَ " نَعَمِ الرَّضَاعَةُ تُحَرِّمُ مَا تُحَرِّمُ الْوِلاَدَةُ ".
Rapporté par `Aisha : (l’épouse du Prophète) Alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était avec moi, j’ai entendu la voix d’un homme qui demandait la permission d’entrer dans la maison de Hafsa. `Aisha a ajouté : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Cet homme demande à entrer dans ta maison. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je pense que c’est un tel », en nommant l’oncle de lait de Hafsa. `Aisha a dit : « Si un tel », en nommant son propre oncle de lait, « était vivant, pourrait-il entrer chez moi ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Oui, car les liens d’allaitement rendent interdites les mêmes choses que les liens du sang. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5100
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ زَيْدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ قِيلَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَلاَ تَزَوَّجُ ابْنَةَ حَمْزَةَ قَالَ
" إِنَّهَا ابْنَةُ أَخِي مِنَ الرَّضَاعَةِ ". وَقَالَ بِشْرُ بْنُ عُمَرَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ سَمِعْتُ قَتَادَةَ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ زَيْدٍ مِثْلَهُ.
" إِنَّهَا ابْنَةُ أَخِي مِنَ الرَّضَاعَةِ ". وَقَالَ بِشْرُ بْنُ عُمَرَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ سَمِعْتُ قَتَادَةَ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ زَيْدٍ مِثْلَهُ.
Rapporté par Ibn `Abbas : On a dit au Prophète : « Ne veux-tu pas épouser la fille de Hamza ? » Il a répondu : « C’est ma nièce par l’allaitement (fille de mon frère de lait). »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5101
حَدَّثَنَا الْحَكَمُ بْنُ نَافِعٍ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ زَيْنَبَ ابْنَةَ أَبِي سَلَمَةَ، أَخْبَرَتْهُ أَنَّ أُمَّ حَبِيبَةَ بِنْتَ أَبِي سُفْيَانَ أَخْبَرَتْهَا أَنَّهَا، قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ انْكِحْ أُخْتِي بِنْتَ أَبِي سُفْيَانَ فَقَالَ " أَوَتُحِبِّينَ ذَلِكَ ". فَقُلْتُ نَعَمْ، لَسْتُ لَكَ بِمُخْلِيَةٍ، وَأَحَبُّ مَنْ شَارَكَنِي فِي خَيْرٍ أُخْتِي. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ ذَلِكَ لاَ يَحِلُّ لِي ". قُلْتُ فَإِنَّا نُحَدَّثُ أَنَّكَ تُرِيدُ أَنْ تَنْكِحَ بِنْتَ أَبِي سَلَمَةَ. قَالَ " بِنْتَ أُمِّ سَلَمَةَ ". قُلْتُ نَعَمْ. فَقَالَ " لَوْ أَنَّهَا لَمْ تَكُنْ رَبِيبَتِي فِي حَجْرِي مَا حَلَّتْ لِي إِنَّهَا لاَبْنَةُ أَخِي مِنَ الرَّضَاعَةِ، أَرْضَعَتْنِي وَأَبَا سَلَمَةَ ثُوَيْبَةُ فَلاَ تَعْرِضْنَ عَلَىَّ بَنَاتِكُنَّ وَلاَ أَخَوَاتِكُنَّ ". قَالَ عُرْوَةُ وَثُوَيْبَةُ مَوْلاَةٌ لأَبِي لَهَبٍ كَانَ أَبُو لَهَبٍ أَعْتَقَهَا فَأَرْضَعَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا مَاتَ أَبُو لَهَبٍ أُرِيَهُ بَعْضُ أَهْلِهِ بِشَرِّ حِيبَةٍ قَالَ لَهُ مَاذَا لَقِيتَ قَالَ أَبُو لَهَبٍ لَمْ أَلْقَ بَعْدَكُمْ غَيْرَ أَنِّي سُقِيتُ فِي هَذِهِ بِعَتَاقَتِي ثُوَيْبَةَ.
Rapporté par Um Habiba (fille d’Abu Sufyan) : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Épouse ma sœur, la fille d’Abu Sufyan. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu veux cela ? » J’ai répondu : « Oui, car je ne suis déjà pas ta seule épouse et j’aimerais que ma sœur partage ce bien avec moi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Mais cela ne m’est pas permis. » J’ai dit : « Nous avons entendu dire que tu veux épouser la fille d’Abu Salama. » Il a dit : « (Tu veux dire) la fille d’Um Salama ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Même si elle n’était pas ma belle-fille, il m’est interdit de l’épouser car c’est ma nièce par l’allaitement. Abu Salama et moi avons été allaités par Thuwayba. Donc, ne me proposez pas vos filles ou vos sœurs en mariage. » Rapporté par ‘Urwa : Thuwayba était l’esclave affranchie d’Abu Lahb, qu’il avait libérée, puis elle a allaité le Prophète. Quand Abu Lahb est mort, un de ses proches l’a vu en rêve dans un mauvais état et lui a demandé : « Qu’as-tu rencontré ? » Abu Lahb a répondu : « Je n’ai pas eu de repos depuis que je vous ai quittés, sauf qu’on m’a permis de boire un peu d’eau dans cet espace (entre le pouce et les autres doigts), et cela à cause de l’affranchissement de Thuwayba. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5102
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنِ الأَشْعَثِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم دَخَلَ عَلَيْهَا وَعِنْدَهَا رَجُلٌ، فَكَأَنَّهُ تَغَيَّرَ وَجْهُهُ، كَأَنَّهُ كَرِهَ ذَلِكَ فَقَالَتْ إِنَّهُ أَخِي. فَقَالَ
" انْظُرْنَ مَا إِخْوَانُكُنَّ، فَإِنَّمَا الرَّضَاعَةُ مِنَ الْمَجَاعَةِ ".
" انْظُرْنَ مَا إِخْوَانُكُنَّ، فَإِنَّمَا الرَّضَاعَةُ مِنَ الْمَجَاعَةِ ".
Rapporté par `Aisha : Le Prophète ﷺ est entré chez moi alors qu’un homme était assis avec moi. Des signes de gêne sont apparus sur son visage, comme s’il n’aimait pas cela. J’ai dit : « C’est mon frère de lait. » Il a dit : « Sois certaine de qui est ton frère de lait, car le lien de fraternité de lait n’est établi que lorsque le lait est la seule nourriture de l’enfant. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5103
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ أَفْلَحَ، أَخَا أَبِي الْقُعَيْسِ جَاءَ يَسْتَأْذِنُ عَلَيْهَا ـ وَهْوَ عَمُّهَا مِنَ الرَّضَاعَةِ ـ بَعْدَ أَنْ نَزَلَ الْحِجَابُ، فَأَبَيْتُ أَنْ آذَنَ لَهُ، فَلَمَّا جَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَخْبَرْتُهُ بِالَّذِي صَنَعْتُ، فَأَمَرَنِي أَنْ آذَنَ لَهُ.
Rapporté par `Aisha : Aflah, le frère d’Abu Al-Qu’ais, son oncle de lait, est venu demander la permission d’entrer chez elle après la révélation du verset sur le hijab (le port du voile par les femmes). `Aisha a ajouté : Je ne lui ai pas permis d’entrer, mais quand le Messager d’Allah ﷺ est venu, je lui ai raconté ce que j’avais fait, et il m’a ordonné de lui donner la permission d’entrer
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Sahih Al-Boukhari # 67/5104
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا أَيُّوبُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي عُبَيْدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، عَنْ عُقْبَةَ بْنِ الْحَارِثِ، قَالَ وَقَدْ سَمِعْتُهُ مِنْ، عُقْبَةَ لَكِنِّي لِحَدِيثِ عُبَيْدٍ أَحْفَظُ قَالَ تَزَوَّجْتُ امْرَأَةً، فَجَاءَتْنَا امْرَأَةٌ سَوْدَاءُ فَقَالَتْ أَرْضَعْتُكُمَا. فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ تَزَوَّجْتُ فُلاَنَةَ بِنْتَ فُلاَنٍ فَجَاءَتْنَا امْرَأَةٌ سَوْدَاءُ فَقَالَتْ لِي إِنِّي قَدْ أَرْضَعْتُكُمَا. وَهْىَ كَاذِبَةٌ فَأَعْرَضَ، فَأَتَيْتُهُ مِنْ قِبَلِ وَجْهِهِ، قُلْتُ إِنَّهَا كَاذِبَةٌ. قَالَ
" كَيْفَ بِهَا وَقَدْ زَعَمَتْ أَنَّهَا قَدْ أَرْضَعَتْكُمَا، دَعْهَا عَنْكَ " وَأَشَارَ إِسْمَاعِيلُ بِإِصْبَعَيْهِ السَّبَّابَةِ وَالْوُسْطَى يَحْكِي أَيُّوبَ.
" كَيْفَ بِهَا وَقَدْ زَعَمَتْ أَنَّهَا قَدْ أَرْضَعَتْكُمَا، دَعْهَا عَنْكَ " وَأَشَارَ إِسْمَاعِيلُ بِإِصْبَعَيْهِ السَّبَّابَةِ وَالْوُسْطَى يَحْكِي أَيُّوبَ.
Rapporté par `Uqba bin Al-Harith : J’ai épousé une femme, puis une femme noire est venue vers nous et a dit : « J’ai allaité vous deux (toi et ta femme). » Je suis donc allé voir le Prophète ﷺ et j’ai dit : « J’ai épousé telle femme, puis une femme noire est venue nous dire : “J’ai allaité vous deux.” Mais je pense qu’elle ment. » Le Prophète ﷺ a détourné son visage de moi et je me suis déplacé pour lui faire face, et j’ai répété : « Elle ment. » Le Prophète ﷺ a dit : « Comment peux-tu la garder comme épouse alors que cette femme a dit qu’elle vous a allaités tous les deux ? Sépare-toi donc d’elle (divorce-la). »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5105
وَقَالَ لَنَا أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ سُفْيَانَ، حَدَّثَنِي حَبِيبٌ، عَنْ سَعِيدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، حَرُمَ مِنَ النَّسَبِ سَبْعٌ، وَمِنَ الصِّهْرِ سَبْعٌ. ثُمَّ قَرَأَ {حُرِّمَتْ عَلَيْكُمْ أُمَّهَاتُكُمْ} الآيَةَ. وَجَمَعَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ بَيْنَ ابْنَةِ عَلِيٍّ وَامْرَأَةِ عَلِيٍّ. وَقَالَ ابْنُ سِيرِينَ لاَ بَأْسَ بِهِ. وَكَرِهَهُ الْحَسَنُ مَرَّةً ثُمَّ قَالَ لاَ بَأْسَ بِهِ. وَجَمَعَ الْحَسَنُ بْنُ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ بَيْنَ ابْنَتَىْ عَمٍّ فِي لَيْلَةٍ، وَكَرِهَهُ جَابِرُ بْنُ زَيْدٍ لِلْقَطِيعَةِ، وَلَيْسَ فِيهِ تَحْرِيمٌ لِقَوْلِهِ تَعَالَى {وَأُحِلَّ لَكُمْ مَا وَرَاءَ ذَلِكُمْ} وَقَالَ عِكْرِمَةُ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ إِذَا زَنَى بِأُخْتِ امْرَأَتِهِ لَمْ تَحْرُمْ عَلَيْهِ امْرَأَتُهُ. وَيُرْوَى عَنْ يَحْيَى الْكِنْدِيِّ عَنِ الشَّعْبِيِّ وَأَبِي جَعْفَرٍ، فِيمَنْ يَلْعَبُ بِالصَّبِيِّ إِنْ أَدْخَلَهُ فِيهِ، فَلاَ يَتَزَوَّجَنَّ أُمَّهُ، وَيَحْيَى هَذَا غَيْرُ مَعْرُوفٍ، لَمْ يُتَابَعْ عَلَيْهِ. وَقَالَ عِكْرِمَةُ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ إِذَا زَنَى بِهَا لَمْ تَحْرُمْ عَلَيْهِ امْرَأَتُهُ. وَيُذْكَرُ عَنْ أَبِي نَصْرٍ أَنَّ ابْنَ عَبَّاسٍ حَرَّمَهُ. وَأَبُو نَصْرٍ هَذَا لَمْ يُعْرَفْ بِسَمَاعِهِ مِنِ ابْنِ عَبَّاسٍ. وَيُرْوَى عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ وَجَابِرِ بْنِ زَيْدٍ وَالْحَسَنِ وَبَعْضِ أَهْلِ الْعِرَاقِ تَحْرُمُ عَلَيْهِ. وَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ لاَ تَحْرُمُ حَتَّى يُلْزِقَ بِالأَرْضِ يَعْنِي يُجَامِعَ. وَجَوَّزَهُ ابْنُ الْمُسَيَّبِ وَعُرْوَةُ وَالزُّهْرِيُّ. وَقَالَ الزُّهْرِيُّ قَالَ عَلِيٌّ لاَ تَحْرُمُ. وَهَذَا مُرْسَلٌ.
Rapporté par Ibn 'Abbas : Il a dit : « Sept types de mariages sont interdits à cause des liens du sang, et sept à cause des liens du mariage. » Puis Ibn 'Abbas a récité le verset : « Il vous est interdit (en mariage) vos mères… » (4:23). 'Abdullah bin Ja'far a épousé la fille et la femme de 'Ali en même temps (elles étaient belle-fille et belle-mère). Ibn Sirin a dit : « Il n’y a pas de mal à cela. » Mais Al-Hasan Al-Basri l’a d’abord désapprouvé, puis a dit qu’il n’y avait pas de mal. Al-Hasan bin Al-Hasan bin 'Ali a épousé deux de ses cousines la même nuit. Ja'far bin Zaid a désapprouvé cela car cela pouvait causer de la jalousie entre les cousines, mais ce n’est pas interdit, car Allah a dit : « Toutes les autres vous sont permises [en dehors de celles mentionnées]. » (4:24). Ibn 'Abbas a dit : « Si quelqu’un commet un acte sexuel illicite avec la sœur de sa femme, sa femme ne devient pas interdite pour lui. » Et selon Abu Ja'far : « Si une personne commet l’homosexualité avec un garçon, alors la mère de ce garçon lui est interdite en mariage. » Ibn 'Abbas a rapporté : « Si quelqu’un commet un acte sexuel illicite avec sa belle-mère, son mariage avec sa femme ne devient pas interdit. » Abu Nasr a rapporté qu’Ibn 'Abbas, dans ce cas, considérait le mariage interdit, mais Abu Nasr n’est pas bien connu pour avoir entendu des hadiths d’Ibn 'Abbas. Imran bin Hussain, Jabir b. Zaid, Al-Hasan et certains autres Irakiens ont jugé que son mariage devenait interdit. Dans ce cas, Abu Hurairah a dit : « Le mariage ne devient interdit que si la personne a eu des relations sexuelles (avec la mère de sa femme). » Ibn Al-Musaiyab, 'Urwa et Az-Zuhri permettent à la personne de garder sa femme. 'Ali a dit : « Son mariage ne devient pas interdit. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5106
حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ زَيْنَبَ، عَنْ أُمِّ حَبِيبَةَ، قَالَتْ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلْ لَكَ فِي بِنْتِ أَبِي سُفْيَانَ قَالَ " فَأَفْعَلُ مَاذَا ". قُلْتُ تَنْكِحُ. قَالَ " أَتُحِبِّينَ ". قُلْتُ لَسْتُ لَكَ بِمُخْلِيَةٍ، وَأَحَبُّ مَنْ شَرِكَنِي فِيكَ أُخْتِي. قَالَ " إِنَّهَا لاَ تَحِلُّ لِي ". قُلْتُ بَلَغَنِي أَنَّكَ تَخْطُبُ. قَالَ " ابْنَةَ أُمِّ سَلَمَةَ ". قُلْتُ نَعَمْ. قَالَ " لَوْ لَمْ تَكُنْ رَبِيبَتِي مَا حَلَّتْ لِي، أَرْضَعَتْنِي وَأَبَاهَا ثُوَيْبَةُ، فَلاَ تَعْرِضْنَ عَلَىَّ بَنَاتِكُنَّ وَلاَ أَخَوَاتِكُنَّ ". وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنَا هِشَامٌ دُرَّةُ بِنْتُ أَبِي سَلَمَةَ.
Rapporté par Um Habiba : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Veux-tu épouser (ma sœur), la fille d’Abu Sufyan ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Que devrais-je faire avec elle ? » J’ai dit : « Épouse-la. » Il a dit : « Tu aimerais cela ? » J’ai dit : « (Oui), car je ne suis déjà pas ta seule épouse, alors j’aimerais que ma sœur partage cela avec moi. » Il a dit : « Elle ne m’est pas permise (en mariage). » J’ai dit : « Nous avons entendu dire que tu voulais te marier. » Il a dit : « La fille d’Um Salama ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Même si elle n’était pas ma belle-fille, elle m’est interdite en mariage, car Thuwaiba nous a allaités, son père (Abu Salama) et moi. Donc, ne me proposez ni vos filles, ni vos sœurs. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5107
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ عُرْوَةَ بْنَ الزُّبَيْرِ، أَخْبَرَهُ أَنَّ زَيْنَبَ ابْنَةَ أَبِي سَلَمَةَ أَخْبَرَتْهُ أَنَّ أُمَّ حَبِيبَةَ قَالَتْ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ انْكِحْ أُخْتِي بِنْتَ أَبِي سُفْيَانَ. قَالَ " وَتُحِبِّينَ ". قُلْتُ نَعَمْ، لَسْتُ بِمُخْلِيَةٍ، وَأَحَبُّ مَنْ شَارَكَنِي فِي خَيْرٍ أُخْتِي. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ ذَلِكَ لاَ يَحِلُّ لِي ". قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَوَاللَّهِ إِنَّا لَنَتَحَدَّثُ أَنَّكَ تُرِيدُ أَنْ تَنْكِحَ دُرَّةَ بِنْتَ أَبِي سَلَمَةَ. قَالَ " بِنْتَ أُمِّ سَلَمَةَ ". فَقُلْتُ نَعَمْ. قَالَ " فَوَاللَّهِ لَوْ لَمْ تَكُنْ فِي حَجْرِي مَا حَلَّتْ لِي إِنَّهَا لاَبْنَةُ أَخِي مِنَ الرَّضَاعَةِ، أَرْضَعَتْنِي وَأَبَا سَلَمَةَ ثُوَيْبَةُ فَلاَ تَعْرِضْنَ عَلَىَّ بَنَاتِكُنَّ وَلاَ أَخَوَاتِكُنَّ ".
Rapporté par Um Habiba : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Épouse ma sœur, la fille d’Abu Sufyan. » Il a dit : « Tu aimerais cela ? » J’ai répondu : « Oui, car je ne suis déjà pas ta seule épouse ; et la personne avec qui j’aimerais le plus partager le bien, c’est ma sœur. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Mais cela ne m’est pas permis (c’est-à-dire d’être marié à deux sœurs en même temps). » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, nous avons entendu que tu veux épouser Durra, la fille d’Abu Salama. » Il a dit : « Tu veux dire la fille d’Um Salama ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Par Allah ! Même si elle n’était pas ma belle-fille, il ne m’aurait pas été permis de l’épouser, car elle est ma nièce de lait : Thuwaiba a allaité à la fois moi et Abu Salama. Donc, ne me proposez ni vos filles, ni vos sœurs. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5108
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا عَاصِمٌ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، سَمِعَ جَابِرًا، رضى الله عنه قَالَ نَهَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ تُنْكَحَ الْمَرْأَةُ عَلَى عَمَّتِهَا أَوْ خَالَتِهَا. وَقَالَ دَاوُدُ وَابْنُ عَوْنٍ عَنِ الشَّعْبِيِّ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ.
Rapporté par Jabir : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit qu’une femme soit mariée à un homme en même temps que sa tante paternelle ou maternelle
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Sahih Al-Boukhari # 67/5109
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، رضى الله عنه أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" لاَ يُجْمَعُ بَيْنَ الْمَرْأَةِ وَعَمَّتِهَا، وَلاَ بَيْنَ الْمَرْأَةِ وَخَالَتِهَا ".
" لاَ يُجْمَعُ بَيْنَ الْمَرْأَةِ وَعَمَّتِهَا، وَلاَ بَيْنَ الْمَرْأَةِ وَخَالَتِهَا ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Une femme et sa tante paternelle ne doivent pas être mariées au même homme ; de même, une femme et sa tante maternelle ne doivent pas être mariées au même homme. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5110
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، قَالَ أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي قَبِيصَةُ بْنُ ذُؤَيْبٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ، يَقُولُ نَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ تُنْكَحَ الْمَرْأَةُ عَلَى عَمَّتِهَا وَالْمَرْأَةُ وَخَالَتُهَا. فَنُرَى خَالَةَ أَبِيهَا بِتِلْكَ الْمَنْزِلَةِ. لأَنَّ عُرْوَةَ حَدَّثَنِي عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ حَرِّمُوا مِنَ الرَّضَاعَةِ مَا يَحْرُمُ مِنَ النَّسَبِ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a interdit qu’une femme soit mariée à un homme en même temps que sa tante paternelle ou maternelle. Az-Zuhri (le sous-narrateur) a dit : Il y a un ordre similaire concernant la tante paternelle du père de l’épouse, car ‘Urwa m’a dit qu’Aïcha رضي الله عنها a dit : « Ce qui est interdit à cause des liens du sang est aussi interdit à cause des liens d’allaitement. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5111
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، قَالَ أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي قَبِيصَةُ بْنُ ذُؤَيْبٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ، يَقُولُ نَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ تُنْكَحَ الْمَرْأَةُ عَلَى عَمَّتِهَا وَالْمَرْأَةُ وَخَالَتُهَا. فَنُرَى خَالَةَ أَبِيهَا بِتِلْكَ الْمَنْزِلَةِ. لأَنَّ عُرْوَةَ حَدَّثَنِي عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ حَرِّمُوا مِنَ الرَّضَاعَةِ مَا يَحْرُمُ مِنَ النَّسَبِ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a interdit qu’une femme soit mariée à un homme en même temps que sa tante paternelle ou maternelle. Az-Zuhri (le sous-narrateur) a dit : Il y a un ordre similaire concernant la tante paternelle du père de l’épouse, car ‘Urwa m’a dit qu’Aïcha رضي الله عنها a dit : « Ce qui est interdit à cause des liens du sang est aussi interdit à cause des liens d’allaitement. »
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Sahih Al-Boukhari # 67/5112
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنِ الشِّغَارِ، وَالشِّغَارُ أَنْ يُزَوِّجَ الرَّجُلُ ابْنَتَهُ عَلَى أَنْ يُزَوِّجَهُ الآخَرُ ابْنَتَهُ، لَيْسَ بَيْنَهُمَا صَدَاقٌ.
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d'Allah (ﷺ) a interdit le mariage appelé Ash-Shighar, c’est-à-dire quand une personne donne sa fille en mariage à quelqu’un à condition que ce dernier lui donne aussi sa fille en mariage, sans verser de dot