Sahih Mouslim — Hadith #10015
Hadith #10015
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ أَبُو أَحْمَدَ، حَدَّثَنَا الْفَضْلُ بْنُ مُوسَى السِّيْنَانِيُّ، أَخْبَرَنَا
طَلْحَةُ بْنُ يَحْيَى بْنِ طَلْحَةَ، عَنْ عَائِشَةَ بِنْتِ طَلْحَةَ، عَنْ عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ، قَالَتْ قَالَ رَسُولُ
اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" أَسْرَعُكُنَّ لَحَاقًا بِي أَطْوَلُكُنَّ يَدًا " . قَالَتْ فَكُنَّ يَتَطَاوَلْنَ أَيَّتُهُنَّ
أَطْوَلُ يَدًا . قَالَتْ فَكَانَتْ أَطْوَلَنَا يَدًا زَيْنَبُ لأَنَّهَا كَانَتْ تَعْمَلُ بِيَدِهَا وَتَصَدَّقُ .
Rapporté par Abu Saïd al-Khudri رضي الله عنه : ‘Ali ibn Abu Talib رضي الله عنه a envoyé du Yémen au Messager d’Allah ﷺ de l’or mêlé de terre, dans une poche en cuir teinte avec des feuilles d’acacia. Le Prophète ﷺ l’a distribué à quatre hommes : ‘Uyayna ibn Hisn, Aqra’ ibn Habis, Zayd al-Khail, et le quatrième était soit ‘Alqama ibn ‘Ulatha, soit ‘Amir ibn Tufayl. Un de ses compagnons a dit : « Nous avions plus de droits sur cette richesse que ces gens. » Cette remarque est parvenue au Messager d’Allah ﷺ, qui a dit : « Ne me faites-vous pas confiance, alors que je suis le dépositaire de Celui qui est au ciel ? Les nouvelles me parviennent du ciel matin et soir. » Un homme aux yeux enfoncés, aux pommettes saillantes, au front haut, à la barbe fournie, à la tête rasée et au pagne relevé s’est alors levé et a dit : « Messager d’Allah, crains Allah. » Le Prophète ﷺ a répondu : « Malheur à toi ! Qui, parmi les gens de la terre, mérite le plus de craindre Allah, sinon moi ? » L’homme est reparti. Khalid ibn al-Walid a alors dit : « Messager d’Allah, veux-tu que je le tue ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Peut-être qu’il prie. » Khalid a dit : « Combien de gens prient avec leur langue ce qu’ils n’ont pas dans le cœur ? » Le Prophète ﷺ a dit : « Je n’ai pas été chargé de sonder les cœurs ni d’ouvrir les ventres. » Il a encore regardé l’homme qui s’en allait, puis il a dit : « De la descendance de cet homme sortiront des gens qui réciteront le Coran facilement, mais il ne dépassera pas leur gorge ; ils passeront à côté de leur religion aussi vite qu’une flèche traverse sa cible. Je pense qu’il a aussi dit : Si je les trouve, je les tuerai comme les Thamud. »
Rapporté par
Aïcha (RA)
Source
Sahih Mouslim # 12/2452
Grade
Sahih
Catégorie
Chapitre 12: Funérailles