Sunan Abu Dawud — Hadith #19279
Hadith #19279
حَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ بَقِيَّةَ، أَخْبَرَنَا خَالِدٌ، عَنْ سُهَيْلٍ، - يَعْنِي ابْنَ أَبِي صَالِحٍ - عَنْ سَعِيدِ بْنِ يَسَارٍ الأَنْصَارِيِّ، عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ، عَنْ أَبِي طَلْحَةَ الأَنْصَارِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " لاَ تَدْخُلُ الْمَلاَئِكَةُ بَيْتًا فِيهِ كَلْبٌ وَلاَ تِمْثَالٌ " . وَقَالَ انْطَلِقْ بِنَا إِلَى أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ عَائِشَةَ نَسْأَلُهَا عَنْ ذَلِكَ . فَانْطَلَقْنَا فَقُلْنَا يَا أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ إِنَّ أَبَا طَلْحَةَ حَدَّثَنَا عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِكَذَا وَكَذَا فَهَلْ سَمِعْتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَذْكُرُ ذَلِكَ قَالَتْ لاَ وَلَكِنْ سَأُحَدِّثُكُمْ بِمَا رَأَيْتُهُ فَعَلَ خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَعْضِ مَغَازِيهِ وَكُنْتُ أَتَحَيَّنُ قُفُولَهُ فَأَخَذْتُ نَمَطًا كَانَ لَنَا فَسَتَرْتُهُ عَلَى الْعَرَضِ فَلَمَّا جَاءَ اسْتَقْبَلْتُهُ فَقُلْتُ السَّلاَمُ عَلَيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي أَعَزَّكَ وَأَكْرَمَكَ فَنَظَرَ إِلَى الْبَيْتِ فَرَأَى النَّمَطَ فَلَمْ يَرُدَّ عَلَىَّ شَيْئًا وَرَأَيْتُ الْكَرَاهِيَةَ فِي وَجْهِهِ فَأَتَى النَّمَطَ حَتَّى هَتَكَهُ ثُمَّ قَالَ " إِنَّ اللَّهَ لَمْ يَأْمُرْنَا فِيمَا رَزَقَنَا أَنْ نَكْسُوَ الْحِجَارَةَ وَاللَّبِنَ " . قَالَتْ فَقَطَعْتُهُ وَجَعَلْتُهُ وِسَادَتَيْنِ وَحَشَوْتُهُمَا لِيفًا فَلَمْ يُنْكِرْ ذَلِكَ عَلَىَّ .
Rapporté par Abu Talhah al-Ansari رضي الله عنه : J’ai entendu le Prophète ﷺ dire : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a un chien ou une image. » Zayd ibn Khalid al-Juhani a dit à Sa’id ibn Yasar al-Ansari, le transmetteur de ce récit : « Viens avec moi chez Aishah, la mère des croyants, pour lui demander à ce sujet. » Nous sommes donc allés la voir et nous lui avons dit : « Mère des croyants, Abu Talhah nous a rapporté un tel hadith. L’as-tu entendu du Prophète ﷺ ? » Elle répondit : « Non, mais je vais vous dire ce que j’ai vu de lui. Le Messager d’Allah ﷺ est parti en expédition et je l’attendais à la maison. J’ai acheté un tapis que j’ai accroché comme rideau sur une baguette à la porte. À son retour, je l’ai accueilli et j’ai dit : “Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur toi, Messager d’Allah. Louange à Allah qui t’a accordé la victoire et l’honneur.” Il a regardé la maison, a vu le tapis, et ne m’a pas répondu. J’ai vu sur son visage qu’il n’était pas content. Il s’est alors approché du tapis et l’a arraché. Puis il a dit : “Allah ne nous a pas ordonné de vêtir des pierres et de la terre avec la subsistance qu’Il nous a donnée.” » Elle ajouta : « Je l’ai alors découpé pour en faire deux coussins que j’ai remplis de fibres de palmier, et il ne m’a rien reproché à ce sujet. »
Rapporté par
Abou Talhat al-Ansari (RA)
Source
Sunan Abu Dawud # 34/4153
Grade
Sahih
Catégorie
Chapitre 34: Vêtements