Sahih Mouslim — Hadith #9616
Hadith #9616
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ أَيُّوبَ، وَقُتَيْبَةُ، وَابْنُ، حُجْرٍ قَالُوا حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ دَاوُدَ بْنِ قَيْسٍ، عَنْ عِيَاضِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَخْرُجُ يَوْمَ الأَضْحَى وَيَوْمَ الْفِطْرِ فَيَبْدَأُ بِالصَّلاَةِ فَإِذَا صَلَّى صَلاَتَهُ وَسَلَّمَ قَامَ فَأَقْبَلَ عَلَى النَّاسِ وَهُمْ جُلُوسٌ فِي مُصَلاَّهُمْ فَإِنْ كَانَ لَهُ حَاجَةٌ بِبَعْثٍ ذَكَرَهُ لِلنَّاسِ أَوْ كَانَتْ لَهُ حَاجَةٌ بِغَيْرِ ذَلِكَ أَمَرَهُمْ بِهَا وَكَانَ يَقُولُ " تَصَدَّقُوا تَصَدَّقُوا تَصَدَّقُوا " . وَكَانَ أَكْثَرَ مَنْ يَتَصَدَّقُ النِّسَاءُ ثُمَّ يَنْصَرِفُ فَلَمْ يَزَلْ كَذَلِكَ حَتَّى كَانَ مَرْوَانُ بْنُ الْحَكَمِ فَخَرَجْتُ مُخَاصِرًا مَرْوَانَ حَتَّى أَتَيْنَا الْمُصَلَّى فَإِذَا كَثِيرُ بْنُ الصَّلْتِ قَدْ بَنَى مِنْبَرًا مِنْ طِينٍ وَلَبِنٍ فَإِذَا مَرْوَانُ يُنَازِعُنِي يَدَهُ كَأَنَّهُ يَجُرُّنِي نَحْوَ الْمِنْبَرِ وَأَنَا أَجُرُّهُ نَحْوَ الصَّلاَةِ فَلَمَّا رَأَيْتُ ذَلِكَ مِنْهُ قُلْتُ أَيْنَ الاِبْتِدَاءُ بِالصَّلاَةِ فَقَالَ لاَ يَا أَبَا سَعِيدٍ قَدْ تُرِكَ مَا تَعْلَمُ . قُلْتُ كَلاَّ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لاَ تَأْتُونَ بِخَيْرٍ مِمَّا أَعْلَمُ . ثَلاَثَ مِرَارٍ ثُمَّ انْصَرَفَ .
Rapporté par Abu Sa’id al-Khudri : Le Messager d’Allah ﷺ sortait le jour de l’Aïd al-Adha et de l’Aïd al-Fitr et commençait par la prière. Après avoir terminé la prière et salué, il se levait face aux gens alors qu’ils étaient assis à leurs places. S’il voulait envoyer une armée, il en parlait aux gens, et s’il avait une autre chose à annoncer, il leur en donnait l’ordre. Il disait : « Donnez l’aumône, donnez l’aumône, donnez l’aumône », et la plupart de ceux qui donnaient étaient des femmes. Puis il repartait, et cette pratique a continué jusqu’à l’arrivée de Marwan b. al-Hakam (au pouvoir). Je suis sorti main dans la main avec Marwan jusqu’au lieu de prière, où Kathir b. Salt avait construit un minbar en argile et en briques. Marwan a commencé à me tirer vers le minbar, tandis que je le tirais vers la prière. Voyant cela, je lui ai dit : « Qu’est-il arrivé à la pratique de commencer par la prière ? » Il a répondu : « Non, Abu Sa’id, ce que tu connais a été abandonné. » J’ai alors dit (trois fois en repartant) : « Jamais, par Celui qui détient ma vie, tu ne fais rien de mieux que ce que je connais. »
Source
Sahih Mouslim # 8/2053
Grade
Sahih
Catégorie
Chapitre 8: Prière du vendredi