Hadiths sur Death

1247 hadiths authentiques trouves

Sahih Al-Boukhari : 101
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي ​بِشْرُ ​بْنُ ​مُحَمَّدٍ، ‌أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنِي مَعْمَرٌ، وَيُونُسُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عَائِشَةَ، وَابْنَ، عَبَّاسٍ رضى الله عنهم قَالاَ لَمَّا نَزَلَ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم طَفِقَ يَطْرَحُ خَمِيصَةً عَلَى وَجْهِهِ، فَإِذَا اغْتَمَّ كَشَفَهَا عَنْ وَجْهِهِ، فَقَالَ وَهْوَ كَذَلِكَ ‏ "‏ لَعْنَةُ اللَّهِ عَلَى الْيَهُودِ وَالنَّصَارَى، اتَّخَذُوا قُبُورَ أَنْبِيَائِهِمْ مَسَاجِدَ ‏"‏‏.‏ يُحَذِّرُ مَا صَنَعُوا‏.‏
Rapporté ​par ​`Aisha ​et ‌Ibn `Abbas : Sur son lit de mort, l’Envoyé d’Allah (ﷺ) mettait un drap sur son visage et, quand il avait chaud, il l’enlevait. Dans cet état, il dit : « Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont construit des lieux de culte sur les tombes de leurs prophètes. » Par ces paroles, il voulait mettre en garde (les musulmans) contre ce qu’avaient fait les Juifs et les Chrétiens
Aïcha (RA) Sahih Al-Boukhari #3454 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 102
Jundub (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي ‌مُحَمَّدٌ، ​قَالَ ​حَدَّثَنِي ​حَجَّاجٌ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنِ الْحَسَنِ، حَدَّثَنَا جُنْدُبُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، فِي هَذَا الْمَسْجِدِ، وَمَا نَسِينَا مُنْذُ حَدَّثَنَا، وَمَا نَخْشَى أَنْ يَكُونَ جُنْدُبٌ كَذَبَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ كَانَ فِيمَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ رَجُلٌ بِهِ جُرْحٌ، فَجَزِعَ فَأَخَذَ سِكِّينًا فَحَزَّ بِهَا يَدَهُ، فَمَا رَقَأَ الدَّمُ حَتَّى مَاتَ، قَالَ اللَّهُ تَعَالَى بَادَرَنِي عَبْدِي بِنَفْسِهِ، حَرَّمْتُ عَلَيْهِ الْجَنَّةَ ‏"‏‏.‏
Rapporté ‌par ​Jundub ​: ​L’Envoyé d’Allah (ﷺ) a dit : « Parmi les nations avant vous, il y avait un homme qui s’est blessé, et, ne supportant plus la douleur, il a pris un couteau et s’est coupé la main. Le sang ne s’est pas arrêté jusqu’à sa mort. Allah a dit : Mon serviteur s’est précipité pour se donner la mort, alors Je lui interdis l’entrée au Paradis. »
Jundub (RA) Sahih Al-Boukhari #3463 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 103
Abou Saïd Al Khudri (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​مُحَمَّدُ ​بْنُ ​بَشَّارٍ، ‌حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَبِي الصِّدِّيقِ النَّاجِيِّ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ كَانَ فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ رَجُلٌ قَتَلَ تِسْعَةً وَتِسْعِينَ إِنْسَانًا ثُمَّ خَرَجَ يَسْأَلُ، فَأَتَى رَاهِبًا فَسَأَلَهُ، فَقَالَ لَهُ هَلْ مِنْ تَوْبَةٍ قَالَ لاَ‏.‏ فَقَتَلَهُ، فَجَعَلَ يَسْأَلُ، فَقَالَ لَهُ رَجُلٌ ائْتِ قَرْيَةَ كَذَا وَكَذَا‏.‏ فَأَدْرَكَهُ الْمَوْتُ فَنَاءَ بِصَدْرِهِ نَحْوَهَا، فَاخْتَصَمَتْ فِيهِ مَلاَئِكَةُ الرَّحْمَةِ وَمَلاَئِكَةُ الْعَذَابِ، فَأَوْحَى اللَّهُ إِلَى هَذِهِ أَنْ تَقَرَّبِي‏.‏ وَأَوْحَى اللَّهُ إِلَى هَذِهِ أَنْ تَبَاعَدِي‏.‏ وَقَالَ قِيسُوا مَا بَيْنَهُمَا‏.‏ فَوُجِدَ إِلَى هَذِهِ أَقْرَبُ بِشِبْرٍ، فَغُفِرَ لَهُ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ​Abu ​Sa`id ‌Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Parmi les hommes des Bani Israël, il y avait un homme qui avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes. Il partit alors demander si son repentir pouvait être accepté. Il rencontra un moine et lui demanda si son repentir pouvait être accepté. Le moine répondit non, alors l’homme le tua. Il continua à demander jusqu’à ce qu’un homme lui conseille d’aller dans un certain village. (Il s’y rendit) mais la mort le surprit en chemin. En mourant, il tourna sa poitrine vers le village (où il espérait que son repentir serait accepté), et alors les anges de la miséricorde et les anges du châtiment se disputèrent à son sujet. Allah ordonna au village (vers lequel il allait) de se rapprocher de lui, et au village (d’où il venait) de s’éloigner, puis Il ordonna aux anges de mesurer la distance entre son corps et les deux villages. Il fut trouvé plus proche d’une empan du village (où il se rendait). Ainsi, il fut pardonné. »
Abou Saïd Al Khudri (RA) Sahih Al-Boukhari #3470 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 104
Abou Saïd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌أَبُو ​الْوَلِيدِ، ​حَدَّثَنَا ‌أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ عُقْبَةَ بْنِ عَبْدِ الْغَافِرِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ أَنَّ رَجُلاً كَانَ قَبْلَكُمْ رَغَسَهُ اللَّهُ مَالاً فَقَالَ لِبَنِيهِ لَمَّا حُضِرَ أَىَّ أَبٍ كُنْتُ لَكُمْ قَالُوا خَيْرَ أَبٍ‏.‏ قَالَ فَإِنِّي لَمْ أَعْمَلْ خَيْرًا قَطُّ، فَإِذَا مُتُّ فَأَحْرِقُونِي ثُمَّ اسْحَقُونِي ثُمَّ ذَرُّونِي فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ‏.‏ فَفَعَلُوا، فَجَمَعَهُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ، فَقَالَ مَا حَمَلَكَ قَالَ مَخَافَتُكَ‏.‏ فَتَلَقَّاهُ بِرَحْمَتِهِ ‏"‏‏.‏ وَقَالَ مُعَاذٌ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، سَمِعْتُ عُقْبَةَ بْنَ عَبْدِ الْغَافِرِ، سَمِعْتُ أَبَا سَعِيدٍ الْخُدْرِيَّ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏
Rapporté ‌par ​Abu ​Sa`id ‌: Le Prophète (ﷺ) a dit : Parmi les gens d’avant vous, il y avait un homme à qui Allah avait donné beaucoup d’argent. Sur son lit de mort, il a appelé ses fils et leur a dit : « Quel genre de père ai-je été pour vous ? » Ils ont répondu : « Tu as été un bon père. » Il a dit : « Je n’ai jamais fait une seule bonne action. Donc, quand je mourrai, brûlez-moi, réduisez mon corps en cendres et dispersez-les un jour de vent. » Ses fils ont fait ce qu’il avait demandé, mais Allah a rassemblé ses particules et lui a demandé : « Qu’est-ce qui t’a poussé à faire cela ? » Il a répondu : « La crainte de Toi. » Alors Allah lui a accordé Sa miséricorde et lui a pardonné
Abou Saïd (RA) Sahih Al-Boukhari #3478 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 105
Rabi Ben Hirash
Sahih
حَدَّثَنَا ‌مُسَدَّدٌ، ​حَدَّثَنَا ​أَبُو ​عَوَانَةَ، عَنْ عَبْدِ الْمَلِكِ بْنِ عُمَيْرٍ، عَنْ رِبْعِيِّ بْنِ حِرَاشٍ، قَالَ قَالَ عُقْبَةُ لِحُذَيْفَةَ أَلاَ تُحَدِّثُنَا مَا سَمِعْتَ مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏ قَالَ سَمِعْتُهُ يَقُولُ ‏"‏ إِنَّ رَجُلاً حَضَرَهُ الْمَوْتُ، لَمَّا أَيِسَ مِنَ الْحَيَاةِ، أَوْصَى أَهْلَهُ إِذَا مُتُّ فَاجْمَعُوا لِي حَطَبًا كَثِيرًا، ثُمَّ أَوْرُوا نَارًا حَتَّى إِذَا أَكَلَتْ لَحْمِي، وَخَلَصَتْ إِلَى عَظْمِي، فَخُذُوهَا فَاطْحَنُوهَا، فَذَرُّونِي فِي الْيَمِّ فِي يَوْمٍ حَارٍّ أَوْ رَاحٍ‏.‏ فَجَمَعَهُ اللَّهُ، فَقَالَ لِمَ فَعَلْتَ قَالَ خَشْيَتَكَ‏.‏ فَغَفَرَ لَهُ ‏"‏‏.‏ قَالَ عُقْبَةُ وَأَنَا سَمِعْتُهُ يَقُولُ‏.‏ حَدَّثَنَا مُوسَى حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ وَقَالَ ‏"‏ فِي يَوْمٍ رَاحٍ ‏"‏‏.‏
Rapporté ‌par ​Rabi` ​bin ​Hirash : `Uqba a dit à Hudhaifa : « Ne veux-tu pas nous raconter ce que tu as entendu du Messager d’Allah (ﷺ) ? » Hudhaifa a dit : « Je l’ai entendu dire : La mort est venue à un homme et, n’ayant plus d’espoir de survivre, il a dit à sa famille : ‘Quand je mourrai, rassemblez beaucoup de bois et faites un feu pour me brûler. Quand le feu aura consumé ma chair et atteint mes os, broyez les os et dispersez la poudre dans la mer un jour de grande chaleur (ou de vent).’ Ils l’ont fait. Mais Allah a rassemblé ses particules et lui a demandé : ‘Pourquoi as-tu fait cela ?’ Il a répondu : ‘Par crainte de Toi.’ Alors Allah lui a pardonné. » Rapporté aussi par `Abdu Malik : Comme ci-dessus, en précisant : « Un jour de vent. »
Rabi Ben Hirash Sahih Al-Boukhari #3479 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 106
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​عَبْدُ ‌الْعَزِيزِ ‌بْنُ ‌عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ كَانَ الرَّجُلُ يُدَايِنُ النَّاسَ، فَكَانَ يَقُولُ لِفَتَاهُ إِذَا أَتَيْتَ مُعْسِرًا فَتَجَاوَزْ عَنْهُ، لَعَلَّ اللَّهُ أَنْ يَتَجَاوَزَ عَنَّا‏.‏ قَالَ فَلَقِيَ اللَّهَ فَتَجَاوَزَ عَنْهُ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ‌Abu ‌Huraira ‌: Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Un homme prêtait de l’argent aux gens et disait à son serviteur : « Si le débiteur est pauvre, pardonne-lui, afin qu’Allah nous pardonne. » Quand il a rencontré Allah après sa mort, Allah lui a pardonné
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #3480 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 107
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي ​عَبْدُ ‌اللَّهِ ‌بْنُ ​مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ كَانَ رَجُلٌ يُسْرِفُ عَلَى نَفْسِهِ، فَلَمَّا حَضَرَهُ الْمَوْتُ قَالَ لِبَنِيهِ إِذَا أَنَا مُتُّ فَأَحْرِقُونِي ثُمَّ اطْحَنُونِي ثُمَّ ذَرُّونِي فِي الرِّيحِ، فَوَاللَّهِ لَئِنْ قَدَرَ عَلَىَّ رَبِّي لَيُعَذِّبَنِّي عَذَابًا مَا عَذَّبَهُ أَحَدًا‏.‏ فَلَمَّا مَاتَ فُعِلَ بِهِ ذَلِكَ، فَأَمَرَ اللَّهُ الأَرْضَ، فَقَالَ اجْمَعِي مَا فِيكِ مِنْهُ‏.‏ فَفَعَلَتْ فَإِذَا هُوَ قَائِمٌ، فَقَالَ مَا حَمَلَكَ عَلَى مَا صَنَعْتَ قَالَ يَا رَبِّ، خَشْيَتُكَ‏.‏ فَغَفَرَ لَهُ ‏"‏‏.‏ وَقَالَ غَيْرُهُ ‏"‏ مَخَافَتُكَ يَا رَبِّ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ‌Abu ‌Huraira ​: Le Prophète (ﷺ) a dit : Un homme faisait de mauvaises actions, et quand la mort est venue, il a dit à ses fils : « Après ma mort, brûlez-moi, puis réduisez-moi en poudre et dispersez la cendre dans l’air, car par Allah, si Allah a du pouvoir sur moi, Il me punira comme Il n’a jamais puni personne. » Quand il est mort, ses fils ont fait ce qu’il avait demandé. Allah a ordonné à la terre : « Rassemble ce que tu détiens de ses particules. » Elle l’a fait, et voilà que l’homme se tenait debout. Allah lui a demandé : « Qu’est-ce qui t’a poussé à agir ainsi ? » Il a répondu : « Ô mon Seigneur ! J’avais peur de Toi. » Alors Allah lui a pardonné. Un autre rapporteur a dit : « L’homme a dit : Par crainte de Toi, ô Seigneur. »
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #3481 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 108
Abou Jamra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌زَيْدٌ ‌ـ ​هُوَ ‌ابْنُ أَخْزَمَ ـ قَالَ أَبُو قُتَيْبَةَ سَلْمُ بْنُ قُتَيْبَةَ حَدَّثَنِي مُثَنَّى بْنُ سَعِيدٍ الْقَصِيرُ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو جَمْرَةَ، قَالَ لَنَا ابْنُ عَبَّاسِ أَلاَ أُخْبِرُكُمْ بِإِسْلاَمِ أَبِي ذَرٍّ، قَالَ قُلْنَا بَلَى‏.‏ قَالَ قَالَ أَبُو ذَرٍّ كُنْتُ رَجُلاً مِنْ غِفَارٍ، فَبَلَغَنَا أَنَّ رَجُلاً قَدْ خَرَجَ بِمَكَّةَ، يَزْعُمُ أَنَّهُ نَبِيٌّ، فَقُلْتُ لأَخِي انْطَلِقْ إِلَى هَذَا الرَّجُلِ كَلِّمْهُ وَأْتِنِي بِخَبَرِهِ‏.‏ فَانْطَلَقَ فَلَقِيَهُ، ثُمَّ رَجَعَ فَقُلْتُ مَا عِنْدَكَ فَقَالَ وَاللَّهِ لَقَدْ رَأَيْتُ رَجُلاً يَأْمُرُ بِالْخَيْرِ وَيَنْهَى عَنِ الشَّرِّ‏.‏ فَقُلْتُ لَهُ لَمْ تَشْفِنِي مِنَ الْخَبَرِ‏.‏ فَأَخَذْتُ جِرَابًا وَعَصًا، ثُمَّ أَقْبَلْتُ إِلَى مَكَّةَ فَجَعَلْتُ لاَ أَعْرِفُهُ، وَأَكْرَهُ أَنْ أَسْأَلَ عَنْهُ، وَأَشْرَبُ مِنْ مَاءِ زَمْزَمَ وَأَكُونُ فِي الْمَسْجِدِ‏.‏ قَالَ فَمَرَّ بِي عَلِيٌّ فَقَالَ كَأَنَّ الرَّجُلَ غَرِيبٌ‏.‏ قَالَ قُلْتُ نَعَمْ‏.‏ قَالَ فَانْطَلِقْ إِلَى الْمَنْزِلِ‏.‏ قَالَ فَانْطَلَقْتُ مَعَهُ لاَ يَسْأَلُنِي عَنْ شَىْءٍ، وَلاَ أُخْبِرُهُ، فَلَمَّا أَصْبَحْتُ غَدَوْتُ إِلَى الْمَسْجِدِ لأَسْأَلَ عَنْهُ، وَلَيْسَ أَحَدٌ يُخْبِرُنِي عَنْهُ بِشَىْءٍ‏.‏ قَالَ فَمَرَّ بِي عَلِيٌّ فَقَالَ أَمَا نَالَ لِلرَّجُلِ يَعْرِفُ مَنْزِلَهُ بَعْدُ قَالَ قُلْتُ لاَ‏.‏ قَالَ انْطَلِقْ مَعِي‏.‏ قَالَ فَقَالَ مَا أَمْرُكَ وَمَا أَقْدَمَكَ هَذِهِ الْبَلْدَةَ قَالَ قُلْتُ لَهُ إِنْ كَتَمْتَ عَلَىَّ أَخْبَرْتُكَ‏.‏ قَالَ فَإِنِّي أَفْعَلُ‏.‏ قَالَ قُلْتُ لَهُ بَلَغَنَا أَنَّهُ قَدْ خَرَجَ هَا هُنَا رَجُلٌ يَزْعُمُ أَنَّهُ نَبِيٌّ، فَأَرْسَلْتُ أَخِي لِيُكَلِّمَهُ فَرَجَعَ وَلَمْ يَشْفِنِي مِنَ الْخَبَرِ، فَأَرَدْتُ أَنْ أَلْقَاهُ‏.‏ فَقَالَ لَهُ أَمَا إِنَّكَ قَدْ رَشَدْتَ، هَذَا وَجْهِي إِلَيْهِ، فَاتَّبِعْنِي، ادْخُلْ حَيْثُ أَدْخُلُ، فَإِنِّي إِنْ رَأَيْتُ أَحَدًا أَخَافُهُ عَلَيْكَ، قُمْتُ إِلَى الْحَائِطِ، كَأَنِّي أُصْلِحُ نَعْلِي، وَامْضِ أَنْتَ، فَمَضَى وَمَضَيْتُ مَعَهُ، حَتَّى دَخَلَ وَدَخَلْتُ مَعَهُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ لَهُ اعْرِضْ عَلَىَّ الإِسْلاَمَ‏.‏ فَعَرَضَهُ فَأَسْلَمْتُ مَكَانِي، فَقَالَ لِي ‏ "‏ يَا أَبَا ذَرٍّ اكْتُمْ هَذَا الأَمْرَ، وَارْجِعْ إِلَى بَلَدِكَ، فَإِذَا بَلَغَكَ ظُهُورُنَا فَأَقْبِلْ ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لأَصْرُخَنَّ بِهَا بَيْنَ أَظْهُرِهِمْ‏.‏ فَجَاءَ إِلَى الْمَسْجِدِ، وَقُرَيْشٌ فِيهِ فَقَالَ يَا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ، إِنِّي أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ‏.‏ فَقَالُوا قُومُوا إِلَى هَذَا الصَّابِئِ‏.‏ فَقَامُوا فَضُرِبْتُ لأَمُوتَ فَأَدْرَكَنِي الْعَبَّاسُ، فَأَكَبَّ عَلَىَّ ثُمَّ أَقْبَلَ عَلَيْهِمْ، فَقَالَ وَيْلَكُمْ تَقْتُلُونَ رَجُلاً مِنْ غِفَارَ، وَمَتْجَرُكُمْ وَمَمَرُّكُمْ عَلَى غِفَارَ‏.‏ فَأَقْلَعُوا عَنِّي، فَلَمَّا أَنْ أَصْبَحْتُ الْغَدَ رَجَعْتُ فَقُلْتُ مِثْلَ مَا قُلْتُ بِالأَمْسِ، فَقَالُوا قُومُوا إِلَى هَذَا الصَّابِئِ‏.‏ فَصُنِعَ ‏{‏بِي‏}‏ مِثْلَ مَا صُنِعَ بِالأَمْسِ وَأَدْرَكَنِي الْعَبَّاسُ فَأَكَبَّ عَلَىَّ، وَقَالَ مِثْلَ مَقَالَتِهِ بِالأَمْسِ‏.‏ قَالَ فَكَانَ هَذَا أَوَّلَ إِسْلاَمِ أَبِي ذَرٍّ رَحِمَهُ اللَّهُ‏.‏
Rapporté ‌par ‌Abu ​Jamra ‌: Ibn `Abbas nous a dit : « Voulez-vous que je vous raconte l'histoire de la conversion d'Abu Dhar à l'islam ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Abu Dhar a raconté : J'étais un homme de la tribu de Ghifar. Nous avons entendu dire qu'un homme était apparu à La Mecque, prétendant être un Prophète. J'ai dit à mon frère : 'Va voir cet homme, parle-lui et rapporte-moi ses nouvelles.' Il est parti, l'a rencontré et est revenu. Je lui ai demandé : 'Quelles sont tes nouvelles ?' Il a répondu : 'Par Allah, j'ai vu un homme qui ordonne le bien et interdit le mal.' Je lui ai dit : 'Tu ne m'as pas satisfait avec si peu d'informations.' J'ai donc pris une outre et un bâton et je suis parti pour La Mecque. Je ne le connaissais pas (c'est-à-dire le Prophète (ﷺ)), et je n'aimais pas demander à quelqu'un à son sujet. Je buvais de l'eau de Zamzam et restais dans la Mosquée. Puis `Ali est passé près de moi et a dit : 'Il semble que tu sois un étranger ?' J'ai dit : 'Oui.' Il est allé chez lui et je l'ai accompagné. Il ne m'a rien demandé et je ne lui ai rien dit. Le lendemain matin, je suis allé à la Mosquée pour demander des informations sur le Prophète, mais personne ne m'a rien dit. `Ali est repassé près de moi et a demandé : 'L'homme n'a-t-il pas encore trouvé où loger ?' J'ai dit : 'Non.' Il a dit : 'Viens avec moi.' Il m'a demandé : 'Que fais-tu ici ? Qu'est-ce qui t'amène dans cette ville ?' J'ai dit : 'Si tu gardes mon secret, je te le dirai.' Il a répondu : 'Je le garderai.' Je lui ai dit : 'Nous avons entendu qu'une personne est apparue ici, prétendant être un Prophète. J'ai envoyé mon frère lui parler et, à son retour, il ne m'a pas apporté de nouvelles satisfaisantes ; alors j'ai voulu le rencontrer moi-même.' `Ali a dit (à Abu Dhar) : 'Tu es arrivé à ton but ; je vais justement le voir, alors suis-moi, et où j'entrerai, entre après moi. Si je vois quelqu'un qui pourrait te causer des ennuis, je me mettrai près d'un mur en faisant semblant de réparer mes sandales (comme avertissement), et tu devras alors partir.' `Ali est parti et je l'ai suivi jusqu'à ce qu'il entre dans un endroit, et j'y suis entré avec lui pour voir le Prophète (ﷺ) à qui j'ai dit : 'Présente-moi les principes de l'islam.' Quand il l'a fait, j'ai accepté l'islam immédiatement. Il m'a dit : 'Ô Abu Dhar ! Garde ta conversion secrète et retourne dans ta tribu ; et quand tu entendras parler de notre victoire, reviens vers nous.' J'ai dit : 'Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, j'annoncerai ma conversion à l'islam publiquement parmi eux (c'est-à-dire les infidèles).' Abu Dhar est allé à la Mosquée, où se trouvaient des gens de Quraish, et a dit : 'Ô gens de Quraish ! J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah, et j'atteste aussi que Muhammad est l'esclave d'Allah et Son Messager.' (En entendant cela) les hommes de Quraish ont dit : 'Attrapez ce Sabi (c'est-à-dire ce musulman) !' Ils se sont levés et m'ont frappé presque à mort. Al-`Abbas m'a vu et s'est jeté sur moi pour me protéger. Il s'est alors tourné vers eux et a dit : 'Malheur à vous ! Vous voulez tuer un homme de la tribu de Ghifar, alors que votre commerce et vos communications passent par le territoire de Ghifar ?' Ils m'ont donc laissé. Le lendemain matin, je suis retourné (à la Mosquée) et j'ai dit la même chose que la veille. Ils ont encore dit : 'Attrapez ce Sabi !' J'ai été traité de la même façon que la veille, et encore une fois Al-`Abbas m'a trouvé, s'est jeté sur moi pour me protéger et leur a dit la même chose que la veille.' Voilà comment Abu Dhar (qu'Allah lui fasse miséricorde) s'est converti à l'islam. »
Abou Jamra (RA) Sahih Al-Boukhari #3522 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 109
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌أَبُو ​نُعَيْمٍ، ​حَدَّثَنَا ​زَكَرِيَّاءُ، عَنْ فِرَاسٍ، عَنْ عَامِرٍ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ أَقْبَلَتْ فَاطِمَةُ تَمْشِي، كَأَنَّ مِشْيَتَهَا مَشْىُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَرْحَبًا بِابْنَتِي ‏"‏‏.‏ ثُمَّ أَجْلَسَهَا عَنْ يَمِينِهِ أَوْ عَنْ شِمَالِهِ، ثُمَّ أَسَرَّ إِلَيْهَا حَدِيثًا، فَبَكَتْ فَقُلْتُ لَهَا لِمَ تَبْكِينَ ثُمَّ أَسَرَّ إِلَيْهَا حَدِيثًا فَضَحِكَتْ فَقُلْتُ مَا رَأَيْتُ كَالْيَوْمِ فَرَحًا أَقْرَبَ مِنْ حُزْنٍ، فَسَأَلْتُهَا عَمَّا قَالَ‏.‏ فَقَالَتْ مَا كُنْتُ لأُفْشِيَ سِرَّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى قُبِضَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلْتُهَا فَقَالَتْ أَسَرَّ إِلَىَّ ‏"‏ إِنَّ جِبْرِيلَ كَانَ يُعَارِضُنِي الْقُرْآنَ كُلَّ سَنَةٍ مَرَّةً، وَإِنَّهُ عَارَضَنِي الْعَامَ مَرَّتَيْنِ، وَلاَ أُرَاهُ إِلاَّ حَضَرَ أَجَلِي، وَإِنَّكِ أَوَّلُ أَهْلِ بَيْتِي لَحَاقًا بِي ‏"‏‏.‏ فَبَكَيْتُ فَقَالَ ‏"‏ أَمَا تَرْضَيْنَ أَنْ تَكُونِي سَيِّدَةَ نِسَاءِ أَهْلِ الْجَنَّةِ ـ أَوْ نِسَاءِ الْمُؤْمِنِينَ ‏"‏‏.‏ فَضَحِكْتُ لِذَلِكَ‏.‏
Rapporté ‌par ​`Aisha ​: ​Un jour, Fatima est venue en marchant et sa démarche ressemblait à celle du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Bienvenue, ma fille ! » Puis il l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche, puis il lui a dit un secret et elle s’est mise à pleurer. Je lui ai demandé : « Pourquoi pleures-tu ? » Il lui a de nouveau dit un secret et elle s’est mise à rire. J’ai dit : « Je n’ai jamais vu la joie aussi proche de la tristesse que ce jour-là. » Je lui ai demandé ce que le Prophète (ﷺ) lui avait dit. Elle a répondu : « Je ne révélerai jamais le secret du Messager d’Allah (ﷺ). » Quand le Prophète (ﷺ) est mort, je lui ai demandé à ce sujet. Elle a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a dit : “Chaque année, Gabriel révisait le Coran avec moi une seule fois, mais cette année il l’a fait deux fois. Je pense que cela annonce ma mort, et tu seras la première de ma famille à me rejoindre.” Alors j’ai pleuré. Puis il a dit : “N’aimerais-tu pas être la cheffe de toutes les femmes du Paradis ou la cheffe des femmes croyantes ?” Alors j’ai ri pour cela. »
Aïcha (RA) Sahih Al-Boukhari #3623 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 110
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​أَبُو ‌نُعَيْمٍ، ‌حَدَّثَنَا ‌زَكَرِيَّاءُ، عَنْ فِرَاسٍ، عَنْ عَامِرٍ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ أَقْبَلَتْ فَاطِمَةُ تَمْشِي، كَأَنَّ مِشْيَتَهَا مَشْىُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَرْحَبًا بِابْنَتِي ‏"‏‏.‏ ثُمَّ أَجْلَسَهَا عَنْ يَمِينِهِ أَوْ عَنْ شِمَالِهِ، ثُمَّ أَسَرَّ إِلَيْهَا حَدِيثًا، فَبَكَتْ فَقُلْتُ لَهَا لِمَ تَبْكِينَ ثُمَّ أَسَرَّ إِلَيْهَا حَدِيثًا فَضَحِكَتْ فَقُلْتُ مَا رَأَيْتُ كَالْيَوْمِ فَرَحًا أَقْرَبَ مِنْ حُزْنٍ، فَسَأَلْتُهَا عَمَّا قَالَ‏.‏ فَقَالَتْ مَا كُنْتُ لأُفْشِيَ سِرَّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى قُبِضَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلْتُهَا فَقَالَتْ أَسَرَّ إِلَىَّ ‏"‏ إِنَّ جِبْرِيلَ كَانَ يُعَارِضُنِي الْقُرْآنَ كُلَّ سَنَةٍ مَرَّةً، وَإِنَّهُ عَارَضَنِي الْعَامَ مَرَّتَيْنِ، وَلاَ أُرَاهُ إِلاَّ حَضَرَ أَجَلِي، وَإِنَّكِ أَوَّلُ أَهْلِ بَيْتِي لَحَاقًا بِي ‏"‏‏.‏ فَبَكَيْتُ فَقَالَ ‏"‏ أَمَا تَرْضَيْنَ أَنْ تَكُونِي سَيِّدَةَ نِسَاءِ أَهْلِ الْجَنَّةِ ـ أَوْ نِسَاءِ الْمُؤْمِنِينَ ‏"‏‏.‏ فَضَحِكْتُ لِذَلِكَ‏.‏
Rapporté ​par ‌`Aisha ‌: ‌Un jour, Fatima est venue en marchant et sa démarche ressemblait à celle du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Bienvenue, ma fille ! » Puis il l’a fait asseoir à sa droite ou à sa gauche, puis il lui a dit un secret et elle s’est mise à pleurer. Je lui ai demandé : « Pourquoi pleures-tu ? » Il lui a de nouveau dit un secret et elle s’est mise à rire. J’ai dit : « Je n’ai jamais vu la joie aussi proche de la tristesse que ce jour-là. » Je lui ai demandé ce que le Prophète (ﷺ) lui avait dit. Elle a répondu : « Je ne révélerai jamais le secret du Messager d’Allah (ﷺ). » Quand le Prophète (ﷺ) est mort, je lui ai demandé à ce sujet. Elle a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a dit : “Chaque année, Gabriel révisait le Coran avec moi une seule fois, mais cette année il l’a fait deux fois. Je pense que cela annonce ma mort, et tu seras la première de ma famille à me rejoindre.” Alors j’ai pleuré. Puis il a dit : “N’aimerais-tu pas être la cheffe de toutes les femmes du Paradis ou la cheffe des femmes croyantes ?” Alors j’ai ri pour cela. »
Aïcha (RA) Sahih Al-Boukhari #3624 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 111
Sa'id bin Jubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​مُحَمَّدُ ‌بْنُ ​عَرْعَرَةَ، ​حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ كَانَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ يُدْنِي ابْنَ عَبَّاسٍ، فَقَالَ لَهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ إِنَّ لَنَا أَبْنَاءً مِثْلَهُ‏.‏ فَقَالَ إِنَّهُ مِنْ حَيْثُ تَعْلَمُ‏.‏ فَسَأَلَ عُمَرُ ابْنَ عَبَّاسٍ عَنْ هَذِهِ الآيَةِ ‏{‏إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللَّهِ وَالْفَتْحُ‏}‏‏.‏ فَقَالَ أَجَلُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَعْلَمَهُ إِيَّاهُ‏.‏ قَالَ مَا أَعْلَمُ مِنْهَا إِلاَّ مَا تَعْلَمُ‏.‏
Rapporté ​par ‌Sa`id ​bin ​Jubair, au sujet d’Ibn `Abbas : `Umar bin Al-Khattab traitait Ibn `Abbas avec beaucoup de faveur. `Abdur Rahman bin `Auf lui a dit : « Nous avons aussi des fils qui lui sont égaux (mais tu lui accordes une préférence). » `Umar a répondu : « C’est à cause de sa connaissance. » Puis `Umar a demandé à Ibn `Abbas l’interprétation du verset : « Quand vient le secours d’Allah et la victoire (de La Mecque) » (110.1). Ibn `Abbas a dit : « Cela annonçait la mort du Messager d’Allah (ﷺ), qu’Allah lui avait annoncée. » `Umar a dit : « Je ne comprends de ce verset que ce que tu comprends. »
Sa'id bin Jubair (RA) Sahih Al-Boukhari #3627 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 112
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​سُلَيْمَانُ ​بْنُ ​حَرْبٍ، ‌حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ هِلاَلٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَعَى جَعْفَرًا وَزَيْدًا قَبْلَ أَنْ يَجِيءَ خَبَرُهُمْ، وَعَيْنَاهُ تَذْرِفَانِ‏.‏
Rapporté ​par ​Anas ​bin ‌Malik : Le Prophète (ﷺ) nous avait annoncé la mort de Ja`far et de Zaid avant même que la nouvelle ne nous parvienne, et ses yeux étaient remplis de larmes
Anas ibn Malik (RA) Sahih Al-Boukhari #3630 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 113
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَبْدُ ‌اللَّهِ ​بْنُ ​يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكُ بْنُ أَنَسٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ الْيَهُودَ، جَاءُوا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرُوا لَهُ أَنَّ رَجُلاً مِنْهُمْ وَامْرَأَةً زَنَيَا فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ مَا تَجِدُونَ فِي التَّوْرَاةِ فِي شَأْنِ الرَّجْمِ ‏"‏‏.‏ فَقَالُوا نَفْضَحُهُمْ وَيُجْلَدُونَ‏.‏ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ كَذَبْتُمْ، إِنَّ فِيهَا الرَّجْمَ‏.‏ فَأَتَوْا بِالتَّوْرَاةِ فَنَشَرُوهَا، فَوَضَعَ أَحَدُهُمْ يَدَهُ عَلَى آيَةِ الرَّجْمِ، فَقَرَأَ مَا قَبْلَهَا وَمَا بَعْدَهَا‏.‏ فَقَالَ لَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ ارْفَعْ يَدَكَ‏.‏ فَرَفَعَ يَدَهُ فَإِذَا فِيهَا آيَةُ الرَّجْمِ‏.‏ فَقَالُوا صَدَقَ يَا مُحَمَّدُ، فِيهَا آيَةُ الرَّجْمِ‏.‏ فَأَمَرَ بِهِمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرُجِمَا‏.‏ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ فَرَأَيْتُ الرَّجُلَ يَجْنَأُ عَلَى الْمَرْأَةِ يَقِيهَا الْحِجَارَةَ‏.‏
Rapporté ‌par ‌`Abdullah ​bin ​`Umar : Les Juifs sont venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui ont dit qu’un homme et une femme parmi eux avaient commis un acte sexuel interdit. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Que trouvez-vous dans la Torah à propos de la punition légale du Rajm (la lapidation) ? » Ils ont répondu : « Nous annonçons leur crime et nous les fouettons. » `Abdullah bin Salam a dit : « Vous mentez ; la Torah contient l’ordre de la lapidation. » Ils ont apporté la Torah et l’ont ouverte, et l’un d’eux a posé sa main sur le verset du Rajm et a lu les versets avant et après. `Abdullah bin Salam lui a dit : « Lève ta main. » Quand il a levé la main, le verset du Rajm était écrit là. Ils ont dit : « Muhammad a dit la vérité ; la Torah contient le verset du Rajm. » Le Prophète (ﷺ) a alors ordonné que tous deux soient lapidés. (`Abdullah bin `Umar a dit : « J’ai vu l’homme se pencher sur la femme pour la protéger des pierres. »)
Abdullah ibn Umar (RA) Sahih Al-Boukhari #3635 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 114
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌إِسْمَاعِيلُ ‌بْنُ ​عَبْدِ ​اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَاتَ وَأَبُو بَكْرٍ بِالسُّنْحِ ـ قَالَ إِسْمَاعِيلُ يَعْنِي بِالْعَالِيَةِ ـ فَقَامَ عُمَرُ يَقُولُ وَاللَّهِ مَا مَاتَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ قَالَتْ وَقَالَ عُمَرُ وَاللَّهِ مَا كَانَ يَقَعُ فِي نَفْسِي إِلاَّ ذَاكَ وَلَيَبْعَثَنَّهُ اللَّهُ فَلَيَقْطَعَنَّ أَيْدِيَ رِجَالٍ وَأَرْجُلَهُمْ‏.‏ فَجَاءَ أَبُو بَكْرٍ فَكَشَفَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَبَّلَهُ قَالَ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي طِبْتَ حَيًّا وَمَيِّتًا، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لاَ يُذِيقُكَ اللَّهُ الْمَوْتَتَيْنِ أَبَدًا‏.‏ ثُمَّ خَرَجَ فَقَالَ أَيُّهَا الْحَالِفُ عَلَى رِسْلِكَ‏.‏ فَلَمَّا تَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ جَلَسَ عُمَرُ‏.‏ فَحَمِدَ اللَّهَ أَبُو بَكْرٍ وَأَثْنَى عَلَيْهِ وَقَالَ أَلاَ مَنْ كَانَ يَعْبُدُ مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم فَإِنَّ مُحَمَّدًا قَدْ مَاتَ، وَمَنْ كَانَ يَعْبُدُ اللَّهَ فَإِنَّ اللَّهَ حَىٌّ لاَ يَمُوتُ‏.‏ وَقَالَ ‏{‏إِنَّكَ مَيِّتٌ وَإِنَّهُمْ مَيِّتُونَ‏}‏ وَقَالَ ‏{‏وَمَا مُحَمَّدٌ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِنْ قَبْلِهِ الرُّسُلُ أَفَإِنْ مَاتَ أَوْ قُتِلَ انْقَلَبْتُمْ عَلَى أَعْقَابِكُمْ وَمَنْ يَنْقَلِبْ عَلَى عَقِبَيْهِ فَلَنْ يَضُرَّ اللَّهَ شَيْئًا وَسَيَجْزِي اللَّهُ الشَّاكِرِينَ‏}‏ قَالَ فَنَشَجَ النَّاسُ يَبْكُونَ ـ قَالَ ـ وَاجْتَمَعَتِ الأَنْصَارُ إِلَى سَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ فِي سَقِيفَةِ بَنِي سَاعِدَةَ فَقَالُوا مِنَّا أَمِيرٌ وَمِنْكُمْ أَمِيرٌ، فَذَهَبَ إِلَيْهِمْ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ وَأَبُو عُبَيْدَةَ بْنُ الْجَرَّاحِ، فَذَهَبَ عُمَرُ يَتَكَلَّمُ فَأَسْكَتَهُ أَبُو بَكْرٍ، وَكَانَ عُمَرُ يَقُولُ وَاللَّهِ مَا أَرَدْتُ بِذَلِكَ إِلاَّ أَنِّي قَدْ هَيَّأْتُ كَلاَمًا قَدْ أَعْجَبَنِي خَشِيتُ أَنْ لاَ يَبْلُغَهُ أَبُو بَكْرٍ، ثُمَّ تَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ فَتَكَلَّمَ أَبْلَغَ النَّاسِ فَقَالَ فِي كَلاَمِهِ نَحْنُ الأُمَرَاءُ وَأَنْتُمُ الْوُزَرَاءُ‏.‏ فَقَالَ حُبَابُ بْنُ الْمُنْذِرِ لاَ وَاللَّهِ لاَ نَفْعَلُ، مِنَّا أَمِيرٌ وَمِنْكُمْ أَمِيرٌ‏.‏ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ لاَ، وَلَكِنَّا الأُمَرَاءُ وَأَنْتُمُ الْوُزَرَاءُ هُمْ أَوْسَطُ الْعَرَبِ دَارًا، وَأَعْرَبُهُمْ أَحْسَابًا فَبَايِعُوا عُمَرَ أَوْ أَبَا عُبَيْدَةَ‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ بَلْ نُبَايِعُكَ أَنْتَ، فَأَنْتَ سَيِّدُنَا وَخَيْرُنَا وَأَحَبُّنَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَأَخَذَ عُمَرُ بِيَدِهِ فَبَايَعَهُ، وَبَايَعَهُ النَّاسُ، فَقَالَ قَائِلٌ قَتَلْتُمْ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ قَتَلَهُ اللَّهُ‏.‏
Rapporté ‌par ‌`Aïcha ​: ​(l’épouse du Prophète) Le Messager d’Allah (ﷺ) est mort alors qu’Abou Bakr se trouvait à un endroit appelé As-Sunah (Al-‘Aliya). `Umar s’est levé et a dit : « Par Allah ! Le Messager d’Allah (ﷺ) n’est pas mort ! » `Umar a dit plus tard : « Par Allah ! Rien d’autre ne m’est venu à l’esprit. » Il a dit : « En vérité ! Allah le ressuscitera et il coupera les mains et les jambes de certains hommes. » Puis Abou Bakr est venu, a découvert le visage du Messager d’Allah (ﷺ), l’a embrassé et a dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Messager d’Allah (ﷺ), tu es bon dans la vie comme dans la mort. Par Allah, dans la Main de qui est ma vie, Allah ne te fera jamais goûter la mort deux fois. » Puis il est sorti et a dit : « Ô toi qui jures, ne sois pas pressé. » Quand Abou Bakr a parlé, `Umar s’est assis. Abou Bakr a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Sans aucun doute ! Celui qui adorait Muhammad, Muhammad est mort. Mais celui qui adorait Allah, Allah est Vivant et ne mourra jamais. » Puis il a récité la parole d’Allah : « (Ô Muhammad) En vérité tu mourras, et eux aussi mourront. » (39.30) Il a aussi récité : « Muhammad n’est qu’un Messager ; avant lui, beaucoup de Messagers sont passés. S’il meurt ou s’il est tué, allez-vous faire demi-tour ? Quiconque fait demi-tour ne nuira en rien à Allah, et Allah récompensera les reconnaissants. » (3.144) Les gens ont pleuré bruyamment, et les Ansar se sont réunis avec Sa’d bin ‘Ubada dans la salle de Bani Saida. Ils ont dit (aux émigrants) : « Il devrait y avoir un chef parmi nous et un parmi vous. » Puis Abou Bakr, ‘Umar bin Al-Khattab et Abou ‘Ubaida bin Al-Jarrah sont allés les voir. ‘Umar voulait parler, mais Abou Bakr l’a arrêté. ‘Umar disait plus tard : « Par Allah, je voulais seulement dire quelque chose qui me plaisait et j’avais peur qu’Abou Bakr ne parle pas aussi bien. » Puis Abou Bakr a parlé, et son discours était très éloquent. Il a dit dans sa déclaration : « Nous sommes les dirigeants et vous (les Ansar) êtes les ministres (c’est-à-dire les conseillers). » Hubab bin Al-Mundhir a dit : « Non, par Allah, nous n’accepterons pas cela. Il doit y avoir un chef parmi nous et un parmi vous. » Abou Bakr a dit : « Non, nous serons les dirigeants et vous serez les ministres, car ils (c’est-à-dire les Quraish) sont la meilleure famille parmi les Arabes et de la meilleure origine. Vous devriez donc élire soit ‘Umar, soit Abou ‘Ubaida bin Al-Jarrah comme chef. » ‘Umar a dit (à Abou Bakr) : « Non, mais nous t’élisons, car tu es notre chef, le meilleur d’entre nous et le plus aimé de tous du Messager d’Allah (ﷺ). » Alors ‘Umar a pris la main d’Abou Bakr et lui a donné l’allégeance, et les gens ont aussi prêté allégeance à Abou Bakr. Quelqu’un a dit : « Vous avez tué Sa’d bin Ubada. » ‘Umar a dit : « Allah l’a tué. »
Aïcha (RA) Sahih Al-Boukhari #3667 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 115
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌إِسْمَاعِيلُ ​بْنُ ‌عَبْدِ ‌اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَاتَ وَأَبُو بَكْرٍ بِالسُّنْحِ ـ قَالَ إِسْمَاعِيلُ يَعْنِي بِالْعَالِيَةِ ـ فَقَامَ عُمَرُ يَقُولُ وَاللَّهِ مَا مَاتَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ قَالَتْ وَقَالَ عُمَرُ وَاللَّهِ مَا كَانَ يَقَعُ فِي نَفْسِي إِلاَّ ذَاكَ وَلَيَبْعَثَنَّهُ اللَّهُ فَلَيَقْطَعَنَّ أَيْدِيَ رِجَالٍ وَأَرْجُلَهُمْ‏.‏ فَجَاءَ أَبُو بَكْرٍ فَكَشَفَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَبَّلَهُ قَالَ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي طِبْتَ حَيًّا وَمَيِّتًا، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لاَ يُذِيقُكَ اللَّهُ الْمَوْتَتَيْنِ أَبَدًا‏.‏ ثُمَّ خَرَجَ فَقَالَ أَيُّهَا الْحَالِفُ عَلَى رِسْلِكَ‏.‏ فَلَمَّا تَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ جَلَسَ عُمَرُ‏.‏ فَحَمِدَ اللَّهَ أَبُو بَكْرٍ وَأَثْنَى عَلَيْهِ وَقَالَ أَلاَ مَنْ كَانَ يَعْبُدُ مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم فَإِنَّ مُحَمَّدًا قَدْ مَاتَ، وَمَنْ كَانَ يَعْبُدُ اللَّهَ فَإِنَّ اللَّهَ حَىٌّ لاَ يَمُوتُ‏.‏ وَقَالَ ‏{‏إِنَّكَ مَيِّتٌ وَإِنَّهُمْ مَيِّتُونَ‏}‏ وَقَالَ ‏{‏وَمَا مُحَمَّدٌ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِنْ قَبْلِهِ الرُّسُلُ أَفَإِنْ مَاتَ أَوْ قُتِلَ انْقَلَبْتُمْ عَلَى أَعْقَابِكُمْ وَمَنْ يَنْقَلِبْ عَلَى عَقِبَيْهِ فَلَنْ يَضُرَّ اللَّهَ شَيْئًا وَسَيَجْزِي اللَّهُ الشَّاكِرِينَ‏}‏ قَالَ فَنَشَجَ النَّاسُ يَبْكُونَ ـ قَالَ ـ وَاجْتَمَعَتِ الأَنْصَارُ إِلَى سَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ فِي سَقِيفَةِ بَنِي سَاعِدَةَ فَقَالُوا مِنَّا أَمِيرٌ وَمِنْكُمْ أَمِيرٌ، فَذَهَبَ إِلَيْهِمْ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ وَأَبُو عُبَيْدَةَ بْنُ الْجَرَّاحِ، فَذَهَبَ عُمَرُ يَتَكَلَّمُ فَأَسْكَتَهُ أَبُو بَكْرٍ، وَكَانَ عُمَرُ يَقُولُ وَاللَّهِ مَا أَرَدْتُ بِذَلِكَ إِلاَّ أَنِّي قَدْ هَيَّأْتُ كَلاَمًا قَدْ أَعْجَبَنِي خَشِيتُ أَنْ لاَ يَبْلُغَهُ أَبُو بَكْرٍ، ثُمَّ تَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ فَتَكَلَّمَ أَبْلَغَ النَّاسِ فَقَالَ فِي كَلاَمِهِ نَحْنُ الأُمَرَاءُ وَأَنْتُمُ الْوُزَرَاءُ‏.‏ فَقَالَ حُبَابُ بْنُ الْمُنْذِرِ لاَ وَاللَّهِ لاَ نَفْعَلُ، مِنَّا أَمِيرٌ وَمِنْكُمْ أَمِيرٌ‏.‏ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ لاَ، وَلَكِنَّا الأُمَرَاءُ وَأَنْتُمُ الْوُزَرَاءُ هُمْ أَوْسَطُ الْعَرَبِ دَارًا، وَأَعْرَبُهُمْ أَحْسَابًا فَبَايِعُوا عُمَرَ أَوْ أَبَا عُبَيْدَةَ‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ بَلْ نُبَايِعُكَ أَنْتَ، فَأَنْتَ سَيِّدُنَا وَخَيْرُنَا وَأَحَبُّنَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَأَخَذَ عُمَرُ بِيَدِهِ فَبَايَعَهُ، وَبَايَعَهُ النَّاسُ، فَقَالَ قَائِلٌ قَتَلْتُمْ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ قَتَلَهُ اللَّهُ‏.‏
Rapporté ‌par ​`Aïcha ‌: ‌(l’épouse du Prophète) Le Messager d’Allah (ﷺ) est mort alors qu’Abou Bakr se trouvait à un endroit appelé As-Sunah (Al-‘Aliya). `Umar s’est levé et a dit : « Par Allah ! Le Messager d’Allah (ﷺ) n’est pas mort ! » `Umar a dit plus tard : « Par Allah ! Rien d’autre ne m’est venu à l’esprit. » Il a dit : « En vérité ! Allah le ressuscitera et il coupera les mains et les jambes de certains hommes. » Puis Abou Bakr est venu, a découvert le visage du Messager d’Allah (ﷺ), l’a embrassé et a dit : « Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ô Messager d’Allah (ﷺ), tu es bon dans la vie comme dans la mort. Par Allah, dans la Main de qui est ma vie, Allah ne te fera jamais goûter la mort deux fois. » Puis il est sorti et a dit : « Ô toi qui jures, ne sois pas pressé. » Quand Abou Bakr a parlé, `Umar s’est assis. Abou Bakr a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Sans aucun doute ! Celui qui adorait Muhammad, Muhammad est mort. Mais celui qui adorait Allah, Allah est Vivant et ne mourra jamais. » Puis il a récité la parole d’Allah : « (Ô Muhammad) En vérité tu mourras, et eux aussi mourront. » (39.30) Il a aussi récité : « Muhammad n’est qu’un Messager ; avant lui, beaucoup de Messagers sont passés. S’il meurt ou s’il est tué, allez-vous faire demi-tour ? Quiconque fait demi-tour ne nuira en rien à Allah, et Allah récompensera les reconnaissants. » (3.144) Les gens ont pleuré bruyamment, et les Ansar se sont réunis avec Sa’d bin ‘Ubada dans la salle de Bani Saida. Ils ont dit (aux émigrants) : « Il devrait y avoir un chef parmi nous et un parmi vous. » Puis Abou Bakr, ‘Umar bin Al-Khattab et Abou ‘Ubaida bin Al-Jarrah sont allés les voir. ‘Umar voulait parler, mais Abou Bakr l’a arrêté. ‘Umar disait plus tard : « Par Allah, je voulais seulement dire quelque chose qui me plaisait et j’avais peur qu’Abou Bakr ne parle pas aussi bien. » Puis Abou Bakr a parlé, et son discours était très éloquent. Il a dit dans sa déclaration : « Nous sommes les dirigeants et vous (les Ansar) êtes les ministres (c’est-à-dire les conseillers). » Hubab bin Al-Mundhir a dit : « Non, par Allah, nous n’accepterons pas cela. Il doit y avoir un chef parmi nous et un parmi vous. » Abou Bakr a dit : « Non, nous serons les dirigeants et vous serez les ministres, car ils (c’est-à-dire les Quraish) sont la meilleure famille parmi les Arabes et de la meilleure origine. Vous devriez donc élire soit ‘Umar, soit Abou ‘Ubaida bin Al-Jarrah comme chef. » ‘Umar a dit (à Abou Bakr) : « Non, mais nous t’élisons, car tu es notre chef, le meilleur d’entre nous et le plus aimé de tous du Messager d’Allah (ﷺ). » Alors ‘Umar a pris la main d’Abou Bakr et lui a donné l’allégeance, et les gens ont aussi prêté allégeance à Abou Bakr. Quelqu’un a dit : « Vous avez tué Sa’d bin Ubada. » ‘Umar a dit : « Allah l’a tué. »
Aïcha (RA) Sahih Al-Boukhari #3668 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 116
Sahih
وَقَالَ ‌عَبْدُ ​اللَّهِ ‌بْنُ ​سَالِمٍ عَنِ الزُّبَيْدِيِّ، قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ الْقَاسِمِ أَخْبَرَنِي الْقَاسِمُ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ شَخَصَ بَصَرُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ ‏"‏ فِي الرَّفِيقِ الأَعْلَى ‏"‏‏.‏ ثَلاَثًا، وَقَصَّ الْحَدِيثَ، قَالَتْ فَمَا كَانَتْ مِنْ خُطْبَتِهِمَا مِنْ خُطْبَةٍ إِلاَّ نَفَعَ اللَّهُ بِهَا، لَقَدْ خَوَّفَ عُمَرُ النَّاسَ وَإِنَّ فِيهِمْ لَنِفَاقًا، فَرَدَّهُمُ اللَّهُ بِذَلِكَ‏.‏ ثُمَّ لَقَدْ بَصَّرَ أَبُو بَكْرٍ النَّاسَ الْهُدَى وَعَرَّفَهُمُ الْحَقَّ الَّذِي عَلَيْهِمْ وَخَرَجُوا بِهِ يَتْلُونَ ‏{‏وَمَا مُحَمَّدٌ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِنْ قَبْلِهِ الرُّسُلُ‏}‏ إِلَى ‏{‏الشَّاكِرِينَ‏}‏
Rapporté ‌par ​`Aïcha ‌(dans ​une autre version) : « (Quand le Prophète (ﷺ) était sur son lit de mort), il a levé les yeux et a dit trois fois : “Le Compagnon Suprême (voir Coran 4.69).” » `Aïcha a dit : Allah a fait du bien aux gens grâce à leurs deux discours. `Umar a effrayé les gens, dont certains étaient des hypocrites qu’Allah a fait quitter l’Islam à cause du discours de `Umar. Puis Abou Bakr a guidé les gens vers la bonne voie et leur a montré le chemin à suivre, si bien qu’ils sont sortis en récitant : « Muhammad n’est qu’un Messager, et beaucoup de Messagers sont passés avant lui. »
Sahih Al-Boukhari #3669 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 117
Aïcha (RA)
Sahih
وَقَالَ ‌عَبْدُ ​اللَّهِ ​بْنُ ‌سَالِمٍ عَنِ الزُّبَيْدِيِّ، قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ الْقَاسِمِ أَخْبَرَنِي الْقَاسِمُ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ شَخَصَ بَصَرُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ ‏"‏ فِي الرَّفِيقِ الأَعْلَى ‏"‏‏.‏ ثَلاَثًا، وَقَصَّ الْحَدِيثَ، قَالَتْ فَمَا كَانَتْ مِنْ خُطْبَتِهِمَا مِنْ خُطْبَةٍ إِلاَّ نَفَعَ اللَّهُ بِهَا، لَقَدْ خَوَّفَ عُمَرُ النَّاسَ وَإِنَّ فِيهِمْ لَنِفَاقًا، فَرَدَّهُمُ اللَّهُ بِذَلِكَ‏.‏ ثُمَّ لَقَدْ بَصَّرَ أَبُو بَكْرٍ النَّاسَ الْهُدَى وَعَرَّفَهُمُ الْحَقَّ الَّذِي عَلَيْهِمْ وَخَرَجُوا بِهِ يَتْلُونَ ‏{‏وَمَا مُحَمَّدٌ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِنْ قَبْلِهِ الرُّسُلُ‏}‏ إِلَى ‏{‏الشَّاكِرِينَ‏}‏
Rapporté ‌par ​Aisha ​: ‌(Dans une autre narration), « Lorsque le Prophète (ﷺ) était sur son lit de mort, il leva les yeux et dit trois fois : Parmi les plus hauts compagnons (voir Coran 4.69) ». Aisha a dit : Allah a apporté un bienfait aux gens grâce à leurs deux discours. ‘Umar a effrayé certaines personnes, dont des hypocrites, qu’Allah a fait quitter l’islam à cause de ses paroles. Ensuite, Abu Bakr a guidé les gens vers la bonne direction et leur a montré le droit chemin à suivre, si bien qu’ils sont sortis en récitant : « Muhammad n’est qu’un Messager, et beaucoup de Messagers sont passés avant lui. »
Aïcha (RA) Sahih Al-Boukhari #3670 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 118
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَبْدَانُ، ​أَخْبَرَنَا ‌عَبْدُ ​اللَّهِ، حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ سَعِيدٍ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ ابْنَ عَبَّاسٍ، يَقُولُ وُضِعَ عُمَرُ عَلَى سَرِيرِهِ، فَتَكَنَّفَهُ النَّاسُ يَدْعُونَ وَيُصَلُّونَ قَبْلَ أَنْ يُرْفَعَ، وَأَنَا فِيهِمْ، فَلَمْ يَرُعْنِي إِلاَّ رَجُلٌ آخِذٌ مَنْكِبِي، فَإِذَا عَلِيٌّ فَتَرَحَّمَ عَلَى عُمَرَ، وَقَالَ مَا خَلَّفْتَ أَحَدًا أَحَبَّ إِلَىَّ أَنْ أَلْقَى اللَّهَ بِمِثْلِ عَمَلِهِ مِنْكَ، وَايْمُ اللَّهِ، إِنْ كُنْتُ لأَظُنُّ أَنْ يَجْعَلَكَ اللَّهُ مَعَ صَاحِبَيْكَ، وَحَسِبْتُ أَنِّي كُنْتُ كَثِيرًا أَسْمَعُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ذَهَبْتُ أَنَا وَأَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ، وَدَخَلْتُ أَنَا وَأَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ، وَخَرَجْتُ أَنَا وَأَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ‏.‏
Rapporté ‌par ​Ibn ‌‘Abbas ​: Lorsque (‘Umar) a été placé sur son lit de mort, les gens se sont rassemblés autour de lui, ont invoqué (Allah) et prié pour lui avant que son corps ne soit emporté, et j’étais parmi eux. Soudain, j’ai senti quelqu’un me prendre par l’épaule et j’ai vu que c’était ‘Ali ibn Abi Talib. ‘Ali a invoqué la miséricorde d’Allah pour ‘Umar et a dit : « Ô ‘Umar ! Tu n’as laissé derrière toi personne dont j’aimerais autant imiter les actes et rencontrer Allah avec que les tiens. Par Allah ! J’ai toujours pensé qu’Allah te réunirait avec tes deux compagnons, car très souvent j’entendais le Prophète (ﷺ) dire : ‘Moi, Abu Bakr et ‘Umar sommes allés (quelque part) ; moi, Abu Bakr et ‘Umar sommes entrés (quelque part) ; et moi, Abu Bakr et ‘Umar sommes sortis.’ »
Ibn Abbas (RA) Sahih Al-Boukhari #3685 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 119
Amr bin Maimun (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌مُوسَى ​بْنُ ‌إِسْمَاعِيلَ، ‌حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ حُصَيْنٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مَيْمُونٍ، قَالَ رَأَيْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ قَبْلَ أَنْ يُصَابَ بِأَيَّامٍ بِالْمَدِينَةِ وَقَفَ عَلَى حُذَيْفَةَ بْنِ الْيَمَانِ وَعُثْمَانَ بْنِ حُنَيْفٍ، قَالَ كَيْفَ فَعَلْتُمَا أَتَخَافَانِ أَنْ تَكُونَا قَدْ حَمَّلْتُمَا الأَرْضَ مَا لاَ تُطِيقُ قَالاَ حَمَّلْنَاهَا أَمْرًا هِيَ لَهُ مُطِيقَةٌ، مَا فِيهَا كَبِيرُ فَضْلٍ‏.‏ قَالَ انْظُرَا أَنْ تَكُونَا حَمَّلْتُمَا الأَرْضَ مَا لاَ تُطِيقُ، قَالَ قَالاَ لاَ‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ لَئِنْ سَلَّمَنِي اللَّهُ لأَدَعَنَّ أَرَامِلَ أَهْلِ الْعِرَاقِ لاَ يَحْتَجْنَ إِلَى رَجُلٍ بَعْدِي أَبَدًا‏.‏ قَالَ فَمَا أَتَتْ عَلَيْهِ إِلاَّ رَابِعَةٌ حَتَّى أُصِيبَ‏.‏ قَالَ إِنِّي لَقَائِمٌ مَا بَيْنِي وَبَيْنَهُ إِلاَّ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبَّاسٍ غَدَاةَ أُصِيبَ، وَكَانَ إِذَا مَرَّ بَيْنَ الصَّفَّيْنِ قَالَ اسْتَوُوا‏.‏ حَتَّى إِذَا لَمْ يَرَ فِيهِنَّ خَلَلاً تَقَدَّمَ فَكَبَّرَ، وَرُبَّمَا قَرَأَ سُورَةَ يُوسُفَ، أَوِ النَّحْلَ، أَوْ نَحْوَ ذَلِكَ، فِي الرَّكْعَةِ الأُولَى حَتَّى يَجْتَمِعَ النَّاسُ، فَمَا هُوَ إِلاَّ أَنْ كَبَّرَ فَسَمِعْتُهُ يَقُولُ قَتَلَنِي ـ أَوْ أَكَلَنِي ـ الْكَلْبُ‏.‏ حِينَ طَعَنَهُ، فَطَارَ الْعِلْجُ بِسِكِّينٍ ذَاتِ طَرَفَيْنِ لاَ يَمُرُّ عَلَى أَحَدٍ يَمِينًا وَلاَ شِمَالاً إِلاَّ طَعَنَهُ حَتَّى طَعَنَ ثَلاَثَةَ عَشَرَ رَجُلاً، مَاتَ مِنْهُمْ سَبْعَةٌ، فَلَمَّا رَأَى ذَلِكَ رَجُلٌ مِنَ الْمُسْلِمِينَ، طَرَحَ عَلَيْهِ بُرْنُسًا، فَلَمَّا ظَنَّ الْعِلْجُ أَنَّهُ مَأْخُوذٌ نَحَرَ نَفْسَهُ، وَتَنَاوَلَ عُمَرُ يَدَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ فَقَدَّمَهُ، فَمَنْ يَلِي عُمَرَ فَقَدْ رَأَى الَّذِي أَرَى، وَأَمَّا نَوَاحِي الْمَسْجِدِ فَإِنَّهُمْ لاَ يَدْرُونَ غَيْرَ أَنَّهُمْ قَدْ فَقَدُوا صَوْتَ عُمَرَ وَهُمْ يَقُولُونَ سُبْحَانَ اللَّهِ سُبْحَانَ اللَّهِ‏.‏ فَصَلَّى بِهِمْ عَبْدُ الرَّحْمَنِ صَلاَةً خَفِيفَةً، فَلَمَّا انْصَرَفُوا‏.‏ قَالَ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ، انْظُرْ مَنْ قَتَلَنِي‏.‏ فَجَالَ سَاعَةً، ثُمَّ جَاءَ، فَقَالَ غُلاَمُ الْمُغِيرَةِ‏.‏ قَالَ الصَّنَعُ قَالَ نَعَمْ‏.‏ قَالَ قَاتَلَهُ اللَّهُ لَقَدْ أَمَرْتُ بِهِ مَعْرُوفًا، الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي لَمْ يَجْعَلْ مَنِيَّتِي بِيَدِ رَجُلٍ يَدَّعِي الإِسْلاَمَ، قَدْ كُنْتَ أَنْتَ وَأَبُوكَ تُحِبَّانِ أَنْ تَكْثُرَ الْعُلُوجُ بِالْمَدِينَةِ وَكَانَ ‏{‏الْعَبَّاسُ‏}‏ أَكْثَرَهُمْ رَقِيقًا‏.‏ فَقَالَ إِنْ شِئْتَ فَعَلْتُ‏.‏ أَىْ إِنْ شِئْتَ قَتَلْنَا‏.‏ قَالَ كَذَبْتَ، بَعْدَ مَا تَكَلَّمُوا بِلِسَانِكُمْ، وَصَلَّوْا قِبْلَتَكُمْ وَحَجُّوا حَجَّكُمْ فَاحْتُمِلَ إِلَى بَيْتِهِ فَانْطَلَقْنَا مَعَهُ، وَكَأَنَّ النَّاسَ لَمْ تُصِبْهُمْ مُصِيبَةٌ قَبْلَ يَوْمَئِذٍ، فَقَائِلٌ يَقُولُ لاَ بَأْسَ‏.‏ وَقَائِلٌ يَقُولُ أَخَافُ عَلَيْهِ، فَأُتِيَ بِنَبِيذٍ فَشَرِبَهُ فَخَرَجَ مِنْ جَوْفِهِ، ثُمَّ أُتِيَ بِلَبَنٍ فَشَرِبَهُ فَخَرَجَ مِنْ جُرْحِهِ، فَعَلِمُوا أَنَّهُ مَيِّتٌ، فَدَخَلْنَا عَلَيْهِ، وَجَاءَ النَّاسُ يُثْنُونَ عَلَيْهِ، وَجَاءَ رَجُلٌ شَابٌّ، فَقَالَ أَبْشِرْ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ بِبُشْرَى اللَّهِ لَكَ مِنْ صُحْبَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَقَدَمٍ فِي الإِسْلاَمِ مَا قَدْ عَلِمْتَ، ثُمَّ وَلِيتَ فَعَدَلْتَ، ثُمَّ شَهَادَةٌ‏.‏ قَالَ وَدِدْتُ أَنَّ ذَلِكَ كَفَافٌ لاَ عَلَىَّ وَلاَ لِي‏.‏ فَلَمَّا أَدْبَرَ، إِذَا إِزَارُهُ يَمَسُّ الأَرْضَ‏.‏ قَالَ رُدُّوا عَلَىَّ الْغُلاَمَ قَالَ ابْنَ أَخِي ارْفَعْ ثَوْبَكَ، فَإِنَّهُ أَبْقَى لِثَوْبِكَ وَأَتْقَى لِرَبِّكَ، يَا عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ انْظُرْ مَا عَلَىَّ مِنَ الدَّيْنِ‏.‏ فَحَسَبُوهُ فَوَجَدُوهُ سِتَّةً وَثَمَانِينَ أَلْفًا أَوْ نَحْوَهُ، قَالَ إِنْ وَفَى لَهُ مَالُ آلِ عُمَرَ، فَأَدِّهِ مِنْ أَمْوَالِهِمْ، وَإِلاَّ فَسَلْ فِي بَنِي عَدِيِّ بْنِ كَعْبٍ، فَإِنْ لَمْ تَفِ أَمْوَالُهُمْ فَسَلْ فِي قُرَيْشٍ، وَلاَ تَعْدُهُمْ إِلَى غَيْرِهِمْ، فَأَدِّ عَنِّي هَذَا الْمَالَ، انْطَلِقْ إِلَى عَائِشَةَ أُمِّ الْمُؤْمِنِينَ فَقُلْ يَقْرَأُ عَلَيْكِ عُمَرُ السَّلاَمَ‏.‏ وَلاَ تَقُلْ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ‏.‏ فَإِنِّي لَسْتُ الْيَوْمَ لِلْمُؤْمِنِينَ أَمِيرًا، وَقُلْ يَسْتَأْذِنُ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ أَنْ يُدْفَنَ مَعَ صَاحِبَيْهِ‏.‏ فَسَلَّمَ وَاسْتَأْذَنَ، ثُمَّ دَخَلَ عَلَيْهَا، فَوَجَدَهَا قَاعِدَةً تَبْكِي فَقَالَ يَقْرَأُ عَلَيْكِ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ السَّلاَمَ وَيَسْتَأْذِنُ أَنْ يُدْفَنَ مَعَ صَاحِبَيْهِ‏.‏ فَقَالَتْ كُنْتُ أُرِيدُهُ لِنَفْسِي، وَلأُوثِرَنَّ بِهِ الْيَوْمَ عَلَى نَفْسِي‏.‏ فَلَمَّا أَقْبَلَ قِيلَ هَذَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ قَدْ جَاءَ‏.‏ قَالَ ارْفَعُونِي، فَأَسْنَدَهُ رَجُلٌ إِلَيْهِ، فَقَالَ مَا لَدَيْكَ قَالَ الَّذِي تُحِبُّ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ أَذِنَتْ‏.‏ قَالَ الْحَمْدُ لِلَّهِ، مَا كَانَ مِنْ شَىْءٍ أَهَمُّ إِلَىَّ مِنْ ذَلِكَ، فَإِذَا أَنَا قَضَيْتُ فَاحْمِلُونِي ثُمَّ سَلِّمْ فَقُلْ يَسْتَأْذِنُ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ، فَإِنْ أَذِنَتْ لِي فَأَدْخِلُونِي، وَإِنْ رَدَّتْنِي رُدُّونِي إِلَى مَقَابِرِ الْمُسْلِمِينَ‏.‏ وَجَاءَتْ أُمُّ الْمُؤْمِنِينَ حَفْصَةُ وَالنِّسَاءُ تَسِيرُ مَعَهَا، فَلَمَّا رَأَيْنَاهَا قُمْنَا، فَوَلَجَتْ عَلَيْهِ فَبَكَتْ عِنْدَهُ سَاعَةً، وَاسْتَأْذَنَ الرِّجَالُ، فَوَلَجَتْ دَاخِلاً لَهُمْ، فَسَمِعْنَا بُكَاءَهَا مِنَ الدَّاخِلِ‏.‏ فَقَالُوا أَوْصِ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ اسْتَخْلِفْ‏.‏ قَالَ مَا أَجِدُ أَحَقَّ بِهَذَا الأَمْرِ مِنْ هَؤُلاَءِ النَّفَرِ أَوِ الرَّهْطِ الَّذِينَ تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ عَنْهُمْ رَاضٍ‏.‏ فَسَمَّى عَلِيًّا وَعُثْمَانَ وَالزُّبَيْرَ وَطَلْحَةَ وَسَعْدًا وَعَبْدَ الرَّحْمَنِ وَقَالَ يَشْهَدُكُمْ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ وَلَيْسَ لَهُ مِنَ الأَمْرِ شَىْءٌ ـ كَهَيْئَةِ التَّعْزِيَةِ لَهُ ـ فَإِنْ أَصَابَتِ الإِمْرَةُ سَعْدًا فَهْوَ ذَاكَ، وَإِلاَّ فَلْيَسْتَعِنْ بِهِ أَيُّكُمْ مَا أُمِّرَ، فَإِنِّي لَمْ أَعْزِلْهُ عَنْ عَجْزٍ وَلاَ خِيَانَةٍ وَقَالَ أُوصِي الْخَلِيفَةَ مِنْ بَعْدِي بِالْمُهَاجِرِينَ الأَوَّلِينَ أَنْ يَعْرِفَ لَهُمْ حَقَّهُمْ، وَيَحْفَظَ لَهُمْ حُرْمَتَهُمْ، وَأُوصِيهِ بِالأَنْصَارِ خَيْرًا، الَّذِينَ تَبَوَّءُوا الدَّارَ وَالإِيمَانَ مِنْ قَبْلِهِمْ، أَنْ يُقْبَلَ مِنْ مُحْسِنِهِمْ، وَأَنْ يُعْفَى عَنْ مُسِيئِهِمْ، وَأُوصِيهِ بِأَهْلِ الأَمْصَارِ خَيْرًا فَإِنَّهُمْ رِدْءُ الإِسْلاَمِ، وَجُبَاةُ الْمَالِ، وَغَيْظُ الْعَدُوِّ، وَأَنْ لاَ يُؤْخَذَ مِنْهُمْ إِلاَّ فَضْلُهُمْ عَنْ رِضَاهُمْ، وَأُوصِيهِ بِالأَعْرَابِ خَيْرًا، فَإِنَّهُمْ أَصْلُ الْعَرَبِ وَمَادَّةُ الإِسْلاَمِ أَنْ يُؤْخَذَ مِنْ حَوَاشِي أَمْوَالِهِمْ وَتُرَدَّ عَلَى فُقَرَائِهِمْ، وَأُوصِيهِ بِذِمَّةِ اللَّهِ وَذِمَّةِ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يُوفَى لَهُمْ بِعَهْدِهِمْ، وَأَنْ يُقَاتَلَ مِنْ وَرَائِهِمْ، وَلاَ يُكَلَّفُوا إِلاَّ طَاقَتَهُمْ‏.‏ فَلَمَّا قُبِضَ خَرَجْنَا بِهِ فَانْطَلَقْنَا نَمْشِي فَسَلَّمَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ قَالَ يَسْتَأْذِنُ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ‏.‏ قَالَتْ أَدْخِلُوهُ‏.‏ فَأُدْخِلَ، فَوُضِعَ هُنَالِكَ مَعَ صَاحِبَيْهِ، فَلَمَّا فُرِغَ مِنْ دَفْنِهِ اجْتَمَعَ هَؤُلاَءِ الرَّهْطُ، فَقَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ اجْعَلُوا أَمْرَكُمْ إِلَى ثَلاَثَةٍ مِنْكُمْ‏.‏ فَقَالَ الزُّبَيْرُ قَدْ جَعَلْتُ أَمْرِي إِلَى عَلِيٍّ‏.‏ فَقَالَ طَلْحَةُ قَدْ جَعَلْتُ أَمْرِي إِلَى عُثْمَانَ‏.‏ وَقَالَ سَعْدٌ قَدْ جَعَلْتُ أَمْرِي إِلَى عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ‏.‏ فَقَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ أَيُّكُمَا تَبَرَّأَ مِنْ هَذَا الأَمْرِ فَنَجْعَلُهُ إِلَيْهِ، وَاللَّهُ عَلَيْهِ وَالإِسْلاَمُ لَيَنْظُرَنَّ أَفْضَلَهُمْ فِي نَفْسِهِ‏.‏ فَأُسْكِتَ الشَّيْخَانِ، فَقَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ أَفَتَجْعَلُونَهُ إِلَىَّ، وَاللَّهُ عَلَىَّ أَنْ لاَ آلُوَ عَنْ أَفْضَلِكُمْ قَالاَ نَعَمْ، فَأَخَذَ بِيَدِ أَحَدِهِمَا فَقَالَ لَكَ قَرَابَةٌ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَالْقَدَمُ فِي الإِسْلاَمِ مَا قَدْ عَلِمْتَ، فَاللَّهُ عَلَيْكَ لَئِنْ أَمَّرْتُكَ لَتَعْدِلَنَّ، وَلَئِنْ أَمَّرْتُ عُثْمَانَ لَتَسْمَعَنَّ وَلَتُطِيعَنَّ‏.‏ ثُمَّ خَلاَ بِالآخَرِ فَقَالَ لَهُ مِثْلَ ذَلِكَ، فَلَمَّا أَخَذَ الْمِيثَاقَ قَالَ ارْفَعْ يَدَكَ يَا عُثْمَانُ‏.‏ فَبَايَعَهُ، فَبَايَعَ لَهُ عَلِيٌّ، وَوَلَجَ أَهْلُ الدَّارِ فَبَايَعُوهُ‏.‏
Rapporté ‌par ​`Amr ‌bin ‌Maimun : J’ai vu ‘Umar bin Al-Khattab quelques jours avant qu’il ne soit poignardé à Médine. Il se tenait avec Hudhaifa bin Al-Yaman et ‘Uthman bin Hunaif, à qui il a dit : « Qu’avez-vous fait ? Pensez-vous avoir imposé plus d’impôts à la terre (‘As-Swad, c’est-à-dire l’Irak) qu’elle ne peut en supporter ? » Ils ont répondu : « Nous avons imposé ce qu’elle peut supporter à cause de son abondance. » ‘Umar a répété : « Vérifiez que vous n’avez pas imposé à la terre plus qu’elle ne peut supporter. » Ils ont dit : « Non, nous ne l’avons pas fait. » ‘Umar ajouta : « Si Allah me garde en vie, je ferai en sorte que les veuves d’Irak n’aient plus besoin de personne après moi. » Mais seulement quatre jours plus tard, il a été poignardé. Le jour où il a été attaqué, je me tenais là, et il n’y avait personne entre lui et moi sauf ‘Abdullah bin ‘Abbas. Chaque fois que ‘Umar passait entre les rangs, il disait : « Mettez-vous bien en rang. » Quand il ne voyait aucun défaut, il avançait et commençait la prière avec le Takbir. Il récitait la sourate Yusuf ou An-Nahl ou une sourate semblable dans la première rak‘a pour que les gens aient le temps de rejoindre la prière. Dès qu’il a dit le Takbir, je l’ai entendu dire : « Le chien m’a tué ou m’a mangé », au moment où il a été poignardé. Un non-Arabe, mécréant, est passé avec un couteau à double tranchant, frappant tous ceux qu’il croisait à droite et à gauche, jusqu’à en blesser treize, dont sept sont morts. Quand un musulman a vu cela, il lui a jeté un manteau dessus. Voyant qu’il était capturé, le non-Arabe s’est tué. ‘Umar a pris la main de ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf et l’a fait diriger la prière. Ceux qui étaient près de ‘Umar ont vu ce que j’ai vu, mais les autres, dans la mosquée, n’ont rien vu, ils ont juste remarqué que la voix de ‘Umar avait disparu et disaient : « Subhan Allah ! Subhan Allah ! (Gloire à Allah !) » ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf a dirigé une prière courte. Quand la prière fut terminée, ‘Umar a dit : « Ô Ibn ‘Abbas ! Découvre qui m’a attaqué. » Ibn ‘Abbas a cherché un moment, puis a dit : « L’esclave d’Al-Mughira. » ‘Umar a dit : « L’artisan ? » Ibn ‘Abbas a dit : « Oui. » ‘Umar a dit : « Qu’Allah le maudisse. Je ne l’ai pas traité injustement. Louange à Allah qui n’a pas fait que je meure de la main d’un homme qui se dit musulman. Vous et votre père (Abbas), vous aimiez avoir plus de non-Arabes à Médine. » Al-Abbas avait le plus grand nombre d’esclaves. Ibn ‘Abbas a dit à ‘Umar : « Si tu veux, nous le ferons. » Il voulait dire : « Si tu veux, nous les tuerons. » ‘Umar a dit : « Vous vous trompez (car vous ne pouvez pas les tuer) après qu’ils aient appris votre langue, prié vers votre qibla et accompli le Hajj comme vous. » Puis ‘Umar a été transporté chez lui, et nous l’avons accompagné. Les gens étaient comme s’ils n’avaient jamais connu un tel malheur. Certains disaient : « Ne vous inquiétez pas (il ira mieux). » D’autres disaient : « Nous craignons qu’il meure. » On lui a apporté une infusion de dattes, il l’a bue, mais elle est ressortie par sa blessure. On lui a donné du lait, il l’a bu, mais il est aussi ressorti. Les gens ont compris qu’il allait mourir. Nous sommes allés le voir, et les gens venaient le louer. Un jeune homme est venu et a dit : « Ô chef des croyants ! Reçois la bonne nouvelle d’Allah pour ta compagnie avec le Messager d’Allah (ﷺ), ta supériorité en Islam que tu connais, puis tu es devenu calife et tu as gouverné avec justice, et enfin tu es tombé en martyr. » ‘Umar a dit : « J’espère que tous ces privilèges compenseront (mes manquements), afin que je ne perde ni ne gagne rien. » Quand le jeune homme est parti, ses vêtements touchaient le sol. ‘Umar a dit : « Rappelez-moi ce jeune homme. » (Quand il est revenu) ‘Umar a dit : « Ô fils de mon frère ! Lève un peu tes vêtements, cela les gardera propres et t’évitera le châtiment de ton Seigneur. » ‘Umar ajouta : « Ô ‘Abdullah bin ‘Umar ! Vérifie combien je dois aux gens. » Après vérification, la dette s’élevait à environ quatre-vingt-six mille. ‘Umar a dit : « Si les biens de la famille de ‘Umar couvrent la dette, paie-la avec cela ; sinon, demande à Bani ‘Adi bin Ka‘b, et si ce n’est pas suffisant, demande à la tribu des Quraish, mais à personne d’autre, et paie cette dette pour moi. » ‘Umar dit ensuite (à ‘Abdullah) : « Va voir ‘Aisha (la mère des croyants) et dis-lui : ‘Umar te salue. Mais ne dis pas : “le chef des croyants”, car aujourd’hui je ne le suis plus. Dis-lui : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons (le Prophète et Abu Bakr). » ‘Abdullah a salué ‘Aisha, a demandé la permission d’entrer, est entré et l’a trouvée assise en train de pleurer. Il lui a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab te salue et demande la permission d’être enterré avec ses deux compagnons. » Elle a dit : « J’avais l’intention de garder cette place pour moi, mais aujourd’hui je préfère ‘Umar à moi-même. » Quand il est revenu, on a dit (à ‘Umar) : « ‘Abdullah bin ‘Umar est arrivé. » ‘Umar a dit : « Faites-moi asseoir. » Quelqu’un l’a soutenu, et ‘Umar a demandé (‘Abdullah) : « Quelles nouvelles ? » Il a répondu : « Ô chef des croyants ! C’est comme tu le voulais. Elle a donné la permission. » ‘Umar a dit : « Louange à Allah, rien n’était plus important pour moi que cela. Quand je mourrai, emmenez-moi, saluez ‘Aisha et dites : ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission (d’être enterré avec le Prophète (ﷺ)), et si elle donne la permission, enterrez-moi là, sinon emmenez-moi au cimetière des musulmans. » Ensuite, Hafsa (la mère des croyants) est venue avec d’autres femmes. Quand nous l’avons vue, nous nous sommes écartés. Elle est entrée (auprès de ‘Umar) et a pleuré un moment. Quand les hommes ont demandé la permission d’entrer, elle est allée dans une autre pièce, et nous l’avons entendue pleurer. Les gens ont dit (à ‘Umar) : « Ô chef des croyants ! Désigne un successeur. » ‘Umar a dit : « Je ne vois personne de plus apte que les personnes dont le Messager d’Allah (ﷺ) était satisfait avant de mourir. » Puis ‘Umar a cité ‘Ali, ‘Uthman, Az-Zubair, Talha, Sa‘d et ‘Abdur-Rahman (bin ‘Auf) et a dit : « ‘Abdullah bin ‘Umar sera témoin pour vous, mais il n’aura pas de part dans le pouvoir. Son témoignage compensera le fait qu’il ne dirige pas. Si Sa‘d devient calife, ce sera bien ; sinon, que celui qui sera choisi demande son aide, car je ne l’ai pas écarté pour incapacité ou malhonnêteté. » ‘Umar ajouta : « Je recommande à mon successeur de prendre soin des premiers émigrants, de connaître leurs droits et de protéger leur honneur et leurs biens sacrés. Je recommande aussi d’être bon envers les Ansar qui vivaient à Médine avant les émigrants et dont la foi est entrée dans les cœurs avant eux. J’ajoute que le dirigeant doit accepter le bien des justes parmi eux et pardonner à leurs fautifs, et qu’il doit bien traiter tous les habitants des villes (les Ansar), car ils sont les protecteurs de l’Islam, la source de richesse et aussi de difficultés pour l’ennemi. Je recommande de ne rien prendre d’eux sauf leur surplus et avec leur consentement. Je recommande aussi de bien traiter les Bédouins arabes, car ils sont l’origine des Arabes et la base de l’Islam. Il doit prendre ce qu’il y a de moins précieux parmi leurs biens et le distribuer aux pauvres d’entre eux. Je recommande aussi de bien traiter les protégés d’Allah et de Son Messager (les Dhimmis), de respecter leurs contrats, de se battre pour eux et de ne pas leur imposer plus qu’ils ne peuvent supporter. » Quand ‘Umar est décédé, nous l’avons transporté et sommes partis à pied. ‘Abdullah bin ‘Umar a salué (‘Aisha) et a dit : « ‘Umar bin Al-Khattab demande la permission. » ‘Aisha a dit : « Faites-le entrer. » Il a été amené et enterré à côté de ses deux compagnons. Après l’enterrement, le groupe désigné par ‘Umar s’est réuni. ‘Abdur-Rahman a dit : « Réduisez les candidats au califat à trois d’entre vous. » Az-Zubair a dit : « Je cède mon droit à ‘Ali. » Talha a dit : « Je cède mon droit à ‘Uthman. » Sa‘d : « Je cède mon droit à ‘Abdur-Rahman bin ‘Auf. » ‘Abdur-Rahman a alors dit (à ‘Uthman et ‘Ali) : « Lequel de vous deux est prêt à céder son droit pour que je choisisse le meilleur des deux, en prenant Allah et l’Islam à témoin ? » Les deux cheikhs (‘Uthman et ‘Ali) sont restés silencieux. ‘Abdur-Rahman a dit : « Me laissez-vous décider, en prenant Allah à témoin que je ne choisirai que le meilleur de vous deux ? » Ils ont dit : « Oui. » ‘Abdur-Rahman a alors pris la main de l’un d’eux (‘Ali) et a dit : « Tu es proche du Messager d’Allah (ﷺ) et parmi les premiers musulmans, comme tu le sais. Je te demande, par Allah, de promettre que si je te choisis comme calife, tu agiras avec justice, et si je choisis ‘Uthman, tu l’écouteras et lui obéiras. » Puis il a pris l’autre (‘Uthman) à part et lui a dit la même chose. Quand ‘Abdur-Rahman a obtenu leur accord, il a dit : « Ô ‘Uthman ! Lève la main. » Il (c’est-à-dire ‘Abdur-Rahman) lui a prêté allégeance solennellement, puis ‘Ali a fait de même, puis tous les habitants de Médine lui ont prêté allégeance
Amr bin Maimun (RA) Sahih Al-Boukhari #3700 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 120
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌يَحْيَى ‌بْنُ ​قَزَعَةَ، ​حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ دَعَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَاطِمَةَ ابْنَتَهُ فِي شَكْوَاهُ الَّذِي قُبِضَ فِيهَا، فَسَارَّهَا بِشَىْءٍ فَبَكَتْ، ثُمَّ دَعَاهَا فَسَارَّهَا فَضَحِكَتْ، قَالَتْ فَسَأَلْتُهَا عَنْ ذَلِكَ‏.‏ فَقَالَتْ سَارَّنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرَنِي أَنَّهُ يُقْبَضُ فِي وَجَعِهِ الَّذِي تُوُفِّيَ فِيهِ فَبَكَيْتُ، ثُمَّ سَارَّنِي فَأَخْبَرَنِي أَنِّي أَوَّلُ أَهْلِ بَيْتِهِ أَتْبَعُهُ فَضَحِكْتُ‏.‏
Rapporté ‌par ‌‘Aisha ​: ​Le Prophète (ﷺ) a appelé sa fille Fatima pendant sa maladie qui a causé sa mort et lui a confié un secret, ce qui l’a fait pleurer. Puis il l’a rappelée et lui a confié un autre secret, ce qui l’a fait rire. Quand je lui ai demandé à ce sujet, elle a répondu : « Le Prophète (ﷺ) m’a parlé en secret et m’a informée qu’il allait mourir pendant cette maladie, alors j’ai pleuré. Il m’a ensuite parlé en secret et m’a dit que je serais la première de sa famille à le rejoindre (après sa mort), et c’est pour cela que j’ai ri. »
Aïcha (RA) Sahih Al-Boukhari #3715 Sahih