Hadiths sur Forgiveness
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Sunan An-Nassai : 161
Aïcha (RA)
Sahih
أَخْبَرَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى، قَالَ حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، ح وَأَخْبَرَنَا حُمَيْدُ بْنُ مَسْعَدَةَ، عَنْ خَالِدِ بْنِ الْحَارِثِ، قَالَ حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ زُرَارَةَ، عَنْ سَعْدِ بْنِ هِشَامٍ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ أَحَبَّ لِقَاءَ اللَّهِ أَحَبَّ اللَّهُ لِقَاءَهُ وَمَنْ كَرِهَ لِقَاءَ اللَّهِ كَرِهَ اللَّهُ لِقَاءَهُ " . زَادَ عَمْرٌو فِي حَدِيثِهِ فَقِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ كَرَاهِيَةُ لِقَاءِ اللَّهِ كَرَاهِيَةُ الْمَوْتِ كُلُّنَا نَكْرَهُ الْمَوْتَ . قَالَ " ذَاكَ عِنْدَ مَوْتِهِ إِذَا بُشِّرَ بِرَحْمَةِ اللَّهِ وَمَغْفِرَتِهِ أَحَبَّ لِقَاءَ اللَّهِ وَأَحَبَّ اللَّهُ لِقَاءَهُ وَإِذَا بُشِّرَ بِعَذَابِ اللَّهِ كَرِهَ لِقَاءَ اللَّهِ وَكَرِهَ اللَّهُ لِقَاءَهُ " .
Rapporté par 'Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : "Celui qui aime rencontrer Allah, Allah aime Le rencontrer, et celui qui déteste rencontrer Allah, Allah déteste Le rencontrer." Amr (un des rapporteurs) a ajouté dans son récit : "On a demandé : 'Ô Messager d’Allah, est-ce que cela veut dire détester la mort ? Car nous détestons tous la mort.' Il a répondu : 'C’est au moment de mourir ; si on lui annonce la miséricorde et le pardon d’Allah, il aime rencontrer Allah et Allah aime Le rencontrer. Mais si on lui annonce le châtiment d’Allah, il déteste rencontrer Allah et Allah déteste Le rencontrer
Sunan An-Nassai : 162
Abu Salamah et ibn al-Musayyab (RA)
Sahih
أَخْبَرَنَا أَبُو دَاوُدَ، قَالَ حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبِي، عَنْ صَالِحٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو سَلَمَةَ، وَابْنُ الْمُسَيَّبِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، أَخْبَرَهُمَا أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَعَى لَهُمُ النَّجَاشِيَّ صَاحِبَ الْحَبَشَةِ الْيَوْمَ الَّذِي مَاتَ فِيهِ وَقَالَ
" اسْتَغْفِرُوا لأَخِيكُمْ " .
Rapporté par Abu Salamah et Ibn Al-Musayyab : Abu Hurairah leur a raconté que le Messager d’Allah leur avait annoncé la mort d’An-Najashi, le roi d’Éthiopie, le jour même de son décès, et il a dit : « Priez Allah de pardonner à votre frère. »
Sunan An-Nassai : 163
It Was
Sahih
أَخْبَرَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، قَالَ حَدَّثَنَا يَحْيَى، قَالَ حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنَا نَافِعٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، قَالَ لَمَّا مَاتَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ جَاءَ ابْنُهُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَعْطِنِي قَمِيصَكَ حَتَّى أُكَفِّنَهُ فِيهِ وَصَلِّ عَلَيْهِ وَاسْتَغْفِرْ لَهُ . فَأَعْطَاهُ قَمِيصَهُ ثُمَّ قَالَ " إِذَا فَرَغْتُمْ فَآذِنُونِي أُصَلِّي عَلَيْهِ " . فَجَذَبَهُ عُمَرُ وَقَالَ قَدْ نَهَاكَ اللَّهُ أَنْ تُصَلِّيَ عَلَى الْمُنَافِقِينَ . فَقَالَ " أَنَا بَيْنَ خِيرَتَيْنِ " . قَالَ { اسْتَغْفِرْ لَهُمْ أَوْ لاَ تَسْتَغْفِرْ لَهُمْ } فَصَلَّى عَلَيْهِ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى { وَلاَ تُصَلِّ عَلَى أَحَدٍ مِنْهُمْ مَاتَ أَبَدًا وَلاَ تَقُمْ عَلَى قَبْرِهِ } فَتَرَكَ الصَّلاَةَ عَلَيْهِمْ .
Rapporté par 'Abdullah bin 'Umar : Quand 'Abdullah bin Ubayy est décédé, son fils est venu voir le Prophète et lui a dit : « Donne-moi ta chemise pour que je l’enveloppe avec, et fais la prière funéraire pour lui, et prie Allah de lui pardonner. » Il lui a donné sa chemise puis a dit : « Quand vous aurez terminé, informez-moi et je ferai la prière funéraire pour lui. » Mais 'Umar l’en a empêché et a dit : « Allah ne t’a-t-Il pas interdit de prier pour les hypocrites ? » Il a répondu : « J’ai le choix. Que tu demandes pardon pour eux ou que tu ne demandes pas pardon pour eux. » Il a donc fait la prière funéraire pour lui. Ensuite, Allah, le Très-Haut, a révélé : « Et ne prie jamais pour aucun d’eux (les hypocrites) qui meurt, et ne te tiens pas sur sa tombe. » Il a donc arrêté de faire la prière funéraire pour eux
Sunan An-Nassai : 164
It Was
Sahih
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْمُبَارَكِ، قَالَ حَدَّثَنَا حُجَيْنُ بْنُ الْمُثَنَّى، قَالَ حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، عَنْ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ، قَالَ لَمَّا مَاتَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىِّ ابْنِ سَلُولَ دُعِي لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِيُصَلِّيَ عَلَيْهِ فَلَمَّا قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَثَبْتُ إِلَيْهِ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ تُصَلِّي عَلَى ابْنِ أُبَىٍّ وَقَدْ قَالَ يَوْمَ كَذَا وَكَذَا كَذَا وَكَذَا أُعَدِّدُ عَلَيْهِ فَتَبَسَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَقَالَ " أَخِّرْ عَنِّي يَا عُمَرُ " . فَلَمَّا أَكْثَرْتُ عَلَيْهِ قَالَ " إِنِّي قَدْ خُيِّرْتُ فَاخْتَرْتُ فَلَوْ عَلِمْتُ أَنِّي لَوْ زِدْتُ عَلَى السَّبْعِينَ غُفِرَ لَهُ لَزِدْتُ عَلَيْهَا " . فَصَلَّى عَلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ انْصَرَفَ فَلَمْ يَمْكُثْ إِلاَّ يَسِيرًا حَتَّى نَزَلَتِ الآيَتَانِ مِنْ بَرَاءَةَ { وَلاَ تُصَلِّ عَلَى أَحَدٍ مِنْهُمْ مَاتَ أَبَدًا وَلاَ تَقُمْ عَلَى قَبْرِهِ إِنَّهُمْ كَفَرُوا بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ وَمَاتُوا وَهُمْ فَاسِقُونَ } فَعَجِبْتُ بَعْدُ مِنْ جُرْأَتِي عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَئِذٍ وَاللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ .
Rapporté par ‘Umar bin Al-Khattab : Quand ‘Abdullah bin Ubayy bin Salul est mort, on a demandé au Messager d’Allah ﷺ de faire la prière funéraire pour lui. Quand le Messager d’Allah ﷺ s’est levé pour prier, je me suis levé rapidement et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah, vas-tu prier pour Ibn Ubayy alors qu’il a dit ceci et cela à telle occasion ? » Et j’ai commencé à énumérer tout ce qu’il avait dit. Le Messager d’Allah ﷺ a souri et a dit : « Laisse-moi, ô ‘Umar. » Quand j’ai trop insisté, il a dit : « J’ai reçu le choix et j’ai choisi (de prier pour lui). Si je savais qu’il pouvait être pardonné en demandant le pardon d’Allah plus de soixante-dix fois, je le ferais. » Le Messager d’Allah ﷺ a fait la prière funéraire pour lui, puis il est parti. Peu après, deux versets de la sourate Bara’a ont été révélés : « Et ne prie jamais pour aucun d’eux (hypocrites) qui meurt, et ne te tiens pas sur sa tombe. Ils ont certes mécru en Allah et en Son Messager, et sont morts rebelles. » Plus tard, j’ai été étonné de mon audace envers le Messager d’Allah ce jour-là. Et Allah et Son Messager savent mieux
Sunan An-Nassai : 165
It Was
Sahih
أَخْبَرَنَا قُتَيْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ : زَارَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَبْرَ أُمِّهِ فَبَكَى وَأَبْكَى مَنْ حَوْلَهُ وَقَالَ :
" اسْتَأْذَنْتُ رَبِّي عَزَّ وَجَلَّ فِي أَنْ أَسْتَغْفِرَ لَهَا فَلَمْ يُؤْذَنْ لِي، وَاسْتَأْذَنْتُ فِي أَنْ أَزُورَ قَبْرَهَا فَأَذِنَ لِي، فَزُورُوا الْقُبُورَ فَإِنَّهَا تُذَكِّرُكُمُ الْمَوْتَ " .
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a visité la tombe de sa mère et a pleuré, ce qui a fait pleurer ceux qui étaient autour de lui. Il a dit : "J’ai demandé à mon Seigneur la permission de prier pour son pardon, mais Il ne me l’a pas accordée. J’ai demandé la permission de visiter sa tombe et Il me l’a accordée. Alors visitez les tombes, car elles vous rappellent la mort
Sunan An-Nassai : 166
Sa'eed bin al-Musayyab (RA)
Sahih
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الأَعْلَى، قَالَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، - وَهُوَ ابْنُ ثَوْرٍ - عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ : لَمَّا حَضَرَتْ أَبَا طَالِبٍ الْوَفَاةُ دَخَلَ عَلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَعِنْدَهُ أَبُو جَهْلٍ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي أُمَيَّةَ فَقَالَ : " أَىْ عَمِّ قُلْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ كَلِمَةً أُحَاجُّ لَكَ بِهَا عِنْدَ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ " . فَقَالَ لَهُ أَبُو جَهْلٍ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي أُمَيَّةَ : يَا أَبَا طَالِبٍ أَتَرْغَبُ عَنْ مِلَّةِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ . فَلَمْ يَزَالاَ يُكَلِّمَانِهِ حَتَّى كَانَ آخِرُ شَىْءٍ كَلَّمَهُمْ بِهِ عَلَى مِلَّةِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ . فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم : " لأَسْتَغْفِرَنَّ لَكَ مَا لَمْ أُنْهَ عَنْكَ " . فَنَزَلَتْ { مَا كَانَ لِلنَّبِيِّ وَالَّذِينَ آمَنُوا أَنْ يَسْتَغْفِرُوا لِلْمُشْرِكِينَ } وَنَزَلَتْ { إِنَّكَ لاَ تَهْدِي مَنْ أَحْبَبْتَ } .
Rapporté par Sa’eed bin Al-Musayyab, d’après son père : Quand Abu Talib était mourant, le Prophète est venu le voir et a trouvé Abu Jahl et 'Abdullah bin Abi Umayyah avec lui. Il a dit : "Ô mon oncle, dis La ilaha illallah (il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah), un mot avec lequel je plaiderai pour toi auprès d’Allah." Abu Jahl et 'Abdullah bin Abi Umayyah ont dit : "Ô Abu Talib, vas-tu renier la religion de 'Abdul-Muttalib ?" Puis le Prophète a dit : "Je continuerai à demander pardon à Allah pour toi, à moins qu’on me l’interdise." Ensuite, ce verset a été révélé : Il n’est pas permis au Prophète et à ceux qui croient de demander pardon à Allah pour les polythéistes. Et ce verset a aussi été révélé : En vérité, tu (Ô Muhammad) ne guides pas qui tu aimes
Sunan An-Nassai : 167
It Was
Hasan
أَخْبَرَنَا إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ أَبِي الْخَلِيلِ، عَنْ عَلِيٍّ، قَالَ : سَمِعْتُ رَجُلاً، يَسْتَغْفِرُ لأَبَوَيْهِ وَهُمَا مُشْرِكَانِ فَقُلْتُ : أَتَسْتَغْفِرُ لَهُمَا وَهُمَا مُشْرِكَانِ فَقَالَ أَوَلَمْ يَسْتَغْفِرْ إِبْرَاهِيمُ لأَبِيهِ . فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لَهُ فَنَزَلَتْ { وَمَا كَانَ اسْتِغْفَارُ إِبْرَاهِيمَ لأَبِيهِ إِلاَّ عَنْ مَوْعِدَةٍ وَعَدَهَا إِيَّاهُ } .
Rapporté par 'Ali : J’ai entendu un homme prier pour le pardon de ses parents qui étaient idolâtres, et je lui ai dit : "Pries-tu pour eux alors qu’ils étaient idolâtres ?" Il a répondu : "N’est-ce pas qu’Ibrahim a prié pour le pardon de son père ?" Je suis allé voir le Prophète et je lui ai raconté cela, puis ce verset a été révélé : Et l’invocation d’Ibrahim pour le pardon de son père n’était que pour honorer une promesse qu’il lui avait faite. (Daif)
Sunan An-Nassai : 168
Muhammad bin Qais bin Makhramah (RA)
Sahih
أَخْبَرَنَا يُوسُفُ بْنُ سَعِيدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا حَجَّاجٌ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ مُحَمَّدَ بْنَ قَيْسِ بْنِ مَخْرَمَةَ، يَقُولُ سَمِعْتُ عَائِشَةَ، تُحَدِّثُ قَالَتْ : أَلاَ أُحَدِّثُكُمْ عَنِّي وَعَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قُلْنَا : بَلَى . قَالَتْ : لَمَّا كَانَتْ لَيْلَتِي الَّتِي هُوَ عِنْدِي تَعْنِي النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم انْقَلَبَ فَوَضَعَ نَعْلَيْهِ عِنْدَ رِجْلَيْهِ، وَبَسَطَ طَرَفَ إِزَارِهِ عَلَى فِرَاشِهِ، فَلَمْ يَلْبَثْ إِلاَّ رَيْثَمَا ظَنَّ أَنِّي قَدْ رَقَدْتُ، ثُمَّ انْتَعَلَ رُوَيْدًا وَأَخَذَ رِدَاءَهُ رُوَيْدًا، ثُمَّ فَتَحَ الْبَابَ رُوَيْدًا وَخَرَجَ رُوَيْدًا وَجَعَلْتُ دِرْعِي فِي رَأْسِي وَاخْتَمَرْتُ وَتَقَنَّعْتُ إِزَارِي، وَانْطَلَقْتُ فِي إِثْرِهِ حَتَّى جَاءَ الْبَقِيعَ، فَرَفَعَ يَدَيْهِ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ فَأَطَالَ، ثُمَّ انْحَرَفَ فَانْحَرَفْتُ، فَأَسْرَعَ فَأَسْرَعْتُ، فَهَرْوَلَ فَهَرْوَلْتُ، فَأَحْضَرَ فَأَحْضَرْتُ وَسَبَقْتُهُ فَدَخَلْتُ، فَلَيْسَ إِلاَّ أَنِ اضْطَجَعْتُ فَدَخَلَ فَقَالَ : " مَا لَكِ يَا عَائِشَةُ حَشْيَا رَابِيَةً " . قَالَتْ : لاَ . قَالَ : " لَتُخْبِرِنِّي أَوْ لَيُخْبِرَنِّي اللَّطِيفُ الْخَبِيرُ " . قُلْتُ : يَا رَسُولَ اللَّهِ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي، فَأَخْبَرْتُهُ الْخَبَرَ . قَالَ : " فَأَنْتِ السَّوَادُ الَّذِي رَأَيْتُ أَمَامِي " . قَالَتْ : نَعَمْ، فَلَهَزَنِي فِي صَدْرِي لَهْزَةً أَوْجَعَتْنِي، ثُمَّ قَالَ : " أَظَنَنْتِ أَنْ يَحِيفَ اللَّهُ عَلَيْكِ وَرَسُولُهُ " . قُلْتُ : مَهْمَا يَكْتُمُ النَّاسُ فَقَدْ عَلِمَهُ اللَّهُ . قَالَ : " فَإِنَّ جِبْرِيلَ أَتَانِي حِينَ رَأَيْتِ وَلَمْ يَدْخُلْ عَلَىَّ وَقَدْ وَضَعْتِ ثِيَابَكِ فَنَادَانِي، فَأَخْفَى مِنْكِ فَأَجَبْتُهُ فَأَخْفَيْتُهُ مِنْكِ، فَظَنَنْتُ أَنْ قَدْ رَقَدْتِ وَكَرِهْتُ أَنْ أُوقِظَكِ، وَخَشِيتُ أَنْ تَسْتَوْحِشِي، فَأَمَرَنِي أَنْ آتِيَ الْبَقِيعَ فَأَسْتَغْفِرَ لَهُمْ " . قُلْتُ : كَيْفَ أَقُولُ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ : " قُولِي السَّلاَمُ عَلَى أَهْلِ الدِّيَارِ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ وَالْمُسْلِمِينَ، يَرْحَمُ اللَّهُ الْمُسْتَقْدِمِينَ مِنَّا وَالْمُسْتَأْخِرِينَ، وَإِنَّا إِنْ شَاءَ اللَّهُ بِكُمْ لاَحِقُونَ " .
Rapporté par Muhammad bin Qais bin Makhramah : 'Aïcha a dit : "Voulez-vous que je vous raconte ce qui m’est arrivé avec le Prophète ?" Nous avons répondu : "Oui." Elle a dit : "Quand c’était ma nuit avec lui" – c’est-à-dire le Prophète – "il est revenu de la prière d’Isha, a posé ses sandales à ses pieds et a étendu le bord de son vêtement sur le lit. Il est resté jusqu’à ce qu’il pense que je dormais. Ensuite, il a remis ses sandales doucement, a pris son manteau doucement, a ouvert la porte doucement et est sorti doucement. J’ai couvert ma tête, mis mon voile et serré ma ceinture, puis je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Al-Baqi’. Il a levé les mains trois fois et est resté là longtemps, puis il est parti et je suis partie aussi. Il s’est mis à marcher vite et j’ai fait de même ; il s’est mis à courir et j’ai couru aussi. Il est rentré à la maison et j’y suis arrivée avant lui et je me suis allongée. Quand il est entré, il a dit : "Dis-moi la vérité, ou le Subtil, le Parfaitement Connaisseur me le dira." J’ai dit : "Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi," puis je lui ai tout raconté. Il a dit : "C’était donc toi la silhouette noire que j’ai vue devant moi ?" J’ai répondu : "Oui." Il m’a donné une petite tape sur la poitrine que j’ai ressentie, puis il a dit : "As-tu pensé qu’Allah et Son Messager te feraient du tort ?" J’ai dit : "Quoi que les gens cachent, Allah le sait." Il a dit : "Jibril est venu me voir quand je t’ai vue, mais il n’est pas entré parce que tu n’étais pas complètement habillée. Il m’a appelé mais il te l’a caché, et je lui ai répondu mais je te l’ai aussi caché. Je pensais que tu dormais et je ne voulais pas te réveiller, et j’avais peur que tu sois effrayée. Il m’a dit d’aller à Al-Baqi’ et de prier pour eux." J’ai demandé : "Que dois-je dire, ô Messager d’Allah ?" Il a dit : "Dis : 'Que la paix soit sur les habitants de ce lieu parmi les croyants et les musulmans. Qu’Allah fasse miséricorde à ceux qui nous ont précédés et à ceux qui viendront après nous, et nous vous rejoindrons, si Allah le veut
Sunan An-Nassai : 169
It Was
Sahih
أَخْبَرَنَا قُتَيْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ : لَمَّا مَاتَ النَّجَاشِيُّ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم :
" اسْتَغْفِرُوا لَهُ " .
Rapporté par Abu Hurairah : Quand An-Najashi est décédé, le Prophète a dit : "Priez pour lui afin qu’Allah lui pardonne
Sunan An-Nassai : 170
It Was
Sahih
أَخْبَرَنَا أَبُو دَاوُدَ، قَالَ حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبِي، عَنْ صَالِحٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو سَلَمَةَ، وَابْنُ الْمُسَيَّبِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، أَخْبَرَهُمَا : أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَعَى لَهُمُ النَّجَاشِيَّ صَاحِبَ الْحَبَشَةِ فِي الْيَوْمِ الَّذِي مَاتَ فِيهِ فَقَالَ :
" اسْتَغْفِرُوا لأَخِيكُمْ " .
Rapporté par Abu Hurairah : Le Messager d’Allah a annoncé la mort d’An-Najashi, le roi d’Éthiopie, le jour même de sa mort, et il a dit : "Priez pour le pardon de votre frère
Sunan An-Nassai : 171
Ousma bin Zayd (RA)
Sahih Isnaad
أَخْبَرَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، قَالَ حَدَّثَنَا يَحْيَى، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ أَبِي سُلَيْمَانَ، قَالَ حَدَّثَنَا عَطَاءٌ، عَنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ، أَنَّهُ دَخَلَ هُوَ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْبَيْتَ فَأَمَرَ بِلاَلاً فَأَجَافَ الْبَابَ - وَالْبَيْتُ إِذْ ذَاكَ عَلَى سِتَّةِ أَعْمِدَةٍ - فَمَضَى حَتَّى إِذَا كَانَ بَيْنَ الأُسْطُوَانَتَيْنِ اللَّتَيْنِ تَلِيَانِ بَابَ الْكَعْبَةِ جَلَسَ فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ وَسَأَلَهُ وَاسْتَغْفَرَهُ ثُمَّ قَامَ حَتَّى أَتَى مَا اسْتَقْبَلَ مِنْ دُبُرِ الْكَعْبَةِ فَوَضَعَ وَجْهَهُ وَخَدَّهُ عَلَيْهِ وَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ وَسَأَلَهُ وَاسْتَغْفَرَهُ ثُمَّ انْصَرَفَ إِلَى كُلِّ رُكْنٍ مِنْ أَرْكَانِ الْكَعْبَةِ فَاسْتَقْبَلَهُ بِالتَّكْبِيرِ وَالتَّهْلِيلِ وَالتَّسْبِيحِ وَالثَّنَاءِ عَلَى اللَّهِ وَالْمَسْأَلَةِ وَالاِسْتَغْفَارِ ثُمَّ خَرَجَ فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ مُسْتَقْبِلَ وَجْهِ الْكَعْبَةِ ثُمَّ انْصَرَفَ فَقَالَ
" هَذِهِ الْقِبْلَةُ هَذِهِ الْقِبْلَةُ " .
Rapporté par Usamah bin Zaid : Lui et le Messager d’Allah ﷺ sont entrés dans la Maison, et il a dit à Bilal de fermer la porte. À ce moment-là, la Maison était construite sur six piliers. Il a avancé jusqu’à ce qu’il soit entre les deux colonnes de chaque côté de la porte de la Kaaba, il s’est assis, a loué Allah, lui a demandé et a demandé pardon. Ensuite, il s’est levé, est allé au mur du fond de la Kaaba, a posé son visage et sa joue contre lui, a loué Allah, lui a demandé et a demandé pardon. Ensuite, il est allé à chaque coin de la Kaaba et s’est tourné vers lui, récitant le takbir, le tahlil et le tasbih, louant Allah, lui demandant et demandant pardon. Ensuite, il est sorti et a prié deux rak‘as en face de la Kaaba, puis il s’est éloigné et a dit : "Voici la Qiblah, voici la Qiblah
Sunan An-Nassai : 172
It Was
Sahih
أَخْبَرَنَا قُتَيْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْثَرٌ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ أَبِي الأَحْوَصِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ عَلَّمَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم التَّشَهُّدَ فِي الصَّلاَةِ وَالتَّشَهُّدَ فِي الْحَاجَةِ قَالَ التَّشَهُّدُ فِي الْحَاجَةِ
" أَنِ الْحَمْدُ لِلَّهِ نَسْتَعِينُهُ وَنَسْتَغْفِرُهُ وَنَعُوذُ بِاللَّهِ مِنْ شُرُورِ أَنْفُسِنَا مَنْ يَهْدِهِ اللَّهُ فَلاَ مُضِلَّ لَهُ وَمَنْ يُضْلِلِ اللَّهُ فَلاَ هَادِيَ لَهُ وَأَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ " . وَيَقْرَأُ ثَلاَثَ آيَاتٍ .
Rapporté par 'Abdullah : Le Messager d’Allah nous a appris le Tashahhud pour la prière et le Tashahhud lors d’un besoin important. Il a dit : « Le Tashahhud à l’occasion du mariage est : Alhamdu lillahi nasta'inahu wa nastaghfiruhu, wa na'udhu billahi min shururi anfusina, man yahdih Illahu fala mudilla lahu wa man yudlil Illahu fala hadiya lahu, wa ashhadu an la ilaha illallah, wa ashhadu anna Muhammadan 'abduhu wa rasuluhu » (Louange à Allah, nous cherchons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal de nos propres âmes. Celui qu’Allah guide ne sera jamais égaré, et celui qu’Allah égare, personne ne pourra le guider. J’atteste qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son Messager). » Ensuite, il a récité trois versets
Sunan An-Nassai : 173
Hammad bin Zaid (RA)
Daif
أَخْبَرَنَا عَلِيُّ بْنُ نَصْرِ بْنِ عَلِيٍّ، قَالَ حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، قَالَ حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، قَالَ قُلْتُ لأَيُّوبَ هَلْ عَلِمْتَ أَحَدًا قَالَ فِي أَمْرِكِ بِيَدِكِ أَنَّهَا ثَلاَثٌ غَيْرَ الْحَسَنِ فَقَالَ لاَ ثُمَّ قَالَ اللَّهُمَّ غَفْرًا إِلاَّ مَا حَدَّثَنِي قَتَادَةُ عَنْ كَثِيرٍ مَوْلَى ابْنِ سَمُرَةَ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" ثَلاَثٌ " . فَلَقِيتُ كَثِيرًا فَسَأَلْتُهُ فَلَمْ يَعْرِفْهُ فَرَجَعْتُ إِلَى قَتَادَةَ فَأَخْبَرْتُهُ فَقَالَ نَسِيَ . قَالَ أَبُو عَبْدِ الرَّحْمَنِ هَذَا حَدِيثٌ مُنْكَرٌ .
Rapporté par Hammad bin Zaid : J'ai dit à Ayyub : "Connais-tu quelqu'un d'autre qu'Al-Hasan qui a dit, à propos de l'expression 'C'est à toi de voir', que cela équivaut à trois (divorces) ?" Il a dit : "Non." Puis il a dit : "Ô Allah, pardonne-moi, désolé." Qatadah m'a rapporté de Kathir, l'affranchi d'Ibn Samurah, d'Abu Salamah, d'Abu Hurairah, que le Prophète a dit : "Trois." J'ai rencontré Kathir et lui ai demandé, mais il ne s'en souvenait pas. Je suis retourné voir Qatadah et lui ai dit, et il a dit : "Il a oublié
Sunan An-Nassai : 174
Aïcha (RA)
Sahih
أَخْبَرَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ، قَالَ أَنْبَأَنَا ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي ابْنُ جُرَيْجٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَثِيرٍ، أَنَّهُ سَمِعَ مُحَمَّدَ بْنَ قَيْسٍ، يَقُولُ سَمِعْتُ عَائِشَةَ، تَقُولُ أَلاَ أُحَدِّثُكُمْ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَعَنِّي قُلْنَا بَلَى . قَالَتْ لَمَّا كَانَتْ لَيْلَتِي انْقَلَبَ فَوَضَعَ نَعْلَيْهِ عِنْدَ رِجْلَيْهِ وَوَضَعَ رِدَاءَهُ وَبَسَطَ إِزَارَهُ عَلَى فِرَاشِهِ وَلَمْ يَلْبَثْ إِلاَّ رَيْثَمَا ظَنَّ أَنِّي قَدْ رَقَدْتُ ثُمَّ انْتَعَلَ رُوَيْدًا وَأَخَذَ رِدَاءَهُ رُوَيْدًا ثُمَّ فَتَحَ الْبَابَ رُوَيْدًا وَخَرَجَ وَأَجَافَهُ رُوَيْدًا وَجَعَلْتُ دِرْعِي فِي رَأْسِي فَاخْتَمَرْتُ وَتَقَنَّعْتُ إِزَارِي وَانْطَلَقْتُ فِي إِثْرِهِ حَتَّى جَاءَ الْبَقِيعَ فَرَفَعَ يَدَيْهِ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ وَأَطَالَ الْقِيَامَ ثُمَّ انْحَرَفَ وَانْحَرَفْتُ فَأَسْرَعَ فَأَسْرَعْتُ فَهَرْوَلَ فَهَرْوَلْتُ فَأَحْضَرَ فَأَحْضَرْتُ وَسَبَقْتُهُ فَدَخَلْتُ وَلَيْسَ إِلاَّ أَنِ اضْطَجَعْتُ فَدَخَلَ فَقَالَ " مَا لَكِ يَا عَائِشُ رَابِيَةً " . قَالَ سُلَيْمَانُ حَسِبْتُهُ قَالَ حَشْيَا قَالَ " لَتُخْبِرِنِّي أَوْ لَيُخْبِرَنِّي اللَّطِيفُ الْخَبِيرُ " . قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي فَأَخْبَرْتُهُ الْخَبَرَ قَالَ " أَنْتِ السَّوَادُ الَّذِي رَأَيْتُ أَمَامِي " . قُلْتُ نَعَمْ - قَالَتْ - فَلَهَدَنِي لَهْدَةً فِي صَدْرِي أَوْجَعَتْنِي . قَالَ " أَظَنَنْتِ أَنْ يَحِيفَ اللَّهُ عَلَيْكِ وَرَسُولُهُ " . قَالَتْ مَهْمَا يَكْتُمِ النَّاسُ فَقَدْ عَلِمَهُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ . قَالَ " نَعَمْ - قَالَ - فَإِنَّ جِبْرِيلَ عَلَيْهِ السَّلاَمُ أَتَانِي حِينَ رَأَيْتِ وَلَمْ يَكُنْ يَدْخُلُ عَلَيْكِ وَقَدْ وَضَعْتِ ثِيَابَكِ فَنَادَانِي فَأَخْفَى مِنْكِ فَأَجَبْتُهُ وَأَخْفَيْتُهُ مِنْكِ وَظَنَنْتُ أَنَّكِ قَدْ رَقَدْتِ فَكَرِهْتُ أَنْ أُوقِظَكِ وَخَشِيتُ أَنْ تَسْتَوْحِشِي فَأَمَرَنِي أَنْ آتِيَ أَهْلَ الْبَقِيعِ فَأَسْتَغْفِرَ لَهُمْ " . خَالَفَهُ حَجَّاجُ بْنُ مُحَمَّدٍ فَقَالَ عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ قَيْسٍ .
Rapporté par ‘Aïcha : "Voulez-vous que je vous raconte une histoire à propos du Prophète et moi ?" Nous avons dit : "Oui." Elle a dit : "Quand c’était ma nuit, il est entré, a posé ses chaussures près de ses pieds, a enlevé son manteau et a étendu son vêtement sur le lit. Dès qu’il a pensé que je dormais, il a remis ses chaussures doucement, a pris son manteau doucement, a ouvert la porte doucement, est sorti et l’a refermée doucement. J’ai mis mon vêtement sur ma tête, je me suis couverte et j’ai mis mon vêtement du bas, puis je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Al-Baqi’, il a levé les mains trois fois et il est resté longtemps. Ensuite, il est parti et je suis partie, il s’est dépêché et je me suis dépêchée, il a couru et j’ai couru, et je suis arrivée avant lui et je suis entrée (dans la maison). Je venais à peine de m’allonger quand il est entré et a dit : "Ô ‘Aïcha, pourquoi es-tu essoufflée ?" (Un des rapporteurs, Souleiman, a dit : Je crois qu’il a dit : "à bout de souffle.") Il a dit : "Soit tu me dis la vérité, soit l’Omniscient, le Savant me le dira." J’ai dit : "Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ;" et je lui ai raconté l’histoire. Il a dit : "C’était donc toi la forme noire que j’ai vue devant moi ?" J’ai dit : "Oui." Elle a dit : "Il m’a donné une petite tape sur la poitrine qui m’a fait mal et a dit : "Tu as pensé qu’Allah et Son Messager seraient injustes envers toi." Elle a dit : "Tout ce que les gens cachent, Allah, le Puissant et Majestueux, le sait." Il a dit : "Oui." Il a dit : "Jibril est venu à moi quand tu m’as vu partir, mais il n’est pas entré chez toi parce que tu avais enlevé tes vêtements. Alors il m’a appelé mais il s’est caché de toi, et je lui ai répondu mais je l’ai caché de toi. Je pensais que tu dormais et je ne voulais pas te réveiller, et j’avais peur que tu te sentes seule. Il m’a dit d’aller à Al-Baqi’ et de demander pardon pour eux." Hajjaj bin Muhammad l’a contredit (Ibn Wahb), il a dit : "De Ibn Juraij, de Ibn Abi Mulaikah, de Muhammad bin Qais
Sunan An-Nassai : 175
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ سَعِيدِ بْنِ مُسْلَّمٍ الْمِصِّيصِيُّ، قَالَ حَدَّثَنَا حَجَّاجٌ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ مُحَمَّدَ بْنَ قَيْسِ بْنِ مَخْرَمَةَ، يَقُولُ سَمِعْتُ عَائِشَةَ، تُحَدِّثُ قَالَتْ أَلاَ أُحَدِّثُكُمْ عَنِّي وَعَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قُلْنَا بَلَى . قَالَتْ لَمَّا كَانَتْ لَيْلَتِي الَّتِي هُوَ عِنْدِي تَعْنِي النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم انْقَلَبَ فَوَضَعَ نَعْلَيْهِ عِنْدَ رِجْلَيْهِ وَوَضَعَ رِدَاءَهُ وَبَسَطَ طَرَفَ إِزَارِهِ عَلَى فِرَاشِهِ فَلَمْ يَلْبَثْ إِلاَّ رَيْثَمَا ظَنَّ أَنِّي قَدْ رَقَدْتُ ثُمَّ انْتَعَلَ رُوَيْدًا وَأَخَذَ رِدَاءَهُ رُوَيْدًا ثُمَّ فَتَحَ الْبَابَ رُوَيْدًا وَخَرَجَ وَأَجَافَهُ رُوَيْدًا وَجَعَلْتُ دِرْعِي فِي رَأْسِي وَاخْتَمَرْتُ وَتَقَنَّعْتُ إِزَارِي فَانْطَلَقْتُ فِي إِثْرِهِ حَتَّى جَاءَ الْبَقِيعَ فَرَفَعَ يَدَيْهِ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ وَأَطَالَ الْقِيَامَ ثُمَّ انْحَرَفَ فَانْحَرَفْتُ فَأَسْرَعَ فَأَسْرَعْتُ فَهَرْوَلَ فَهَرْوَلْتُ فَأَحْضَرَ فَأَحْضَرْتُ وَسَبَقْتُهُ فَدَخَلْتُ فَلَيْسَ إِلاَّ أَنِ اضْطَجَعْتُ فَدَخَلَ فَقَالَ " مَا لَكِ يَا عَائِشَةُ حَشْيَا رَابِيَةً " . قَالَتْ لاَ . قَالَ " لَتُخْبِرِنِّي أَوْ لَيُخْبِرَنِّي اللَّطِيفُ الْخَبِيرُ " . قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي فَأَخْبَرْتُهُ الْخَبَرَ . قَالَ " فَأَنْتِ السَّوَادُ الَّذِي رَأَيْتُهُ أَمَامِي " . قَالَتْ نَعَمْ - قَالَتْ - فَلَهَدَنِي فِي صَدْرِي لَهْدَةً أَوْجَعَتْنِي ثُمَّ قَالَ " أَظَنَنْتِ أَنْ يَحِيفَ اللَّهُ عَلَيْكِ وَرَسُولُهُ " . قَالَتْ مَهْمَا يَكْتُمِ النَّاسُ فَقَدْ عَلِمَهُ اللَّهُ . قَالَ " نَعَمْ - قَالَ - فَإِنَّ جِبْرِيلَ عَلَيْهِ السَّلاَمُ أَتَانِي حِينَ رَأَيْتِ وَلَمْ يَكُنْ يَدْخُلُ عَلَيْكِ وَقَدْ وَضَعْتِ ثِيَابَكِ فَنَادَانِي فَأَخْفَى مِنْكِ فَأَجَبْتُهُ فَأَخْفَيْتُ مِنْكِ فَظَنَنْتُ أَنْ قَدْ رَقَدْتِ وَخَشِيتُ أَنْ تَسْتَوْحِشِي فَأَمَرَنِي أَنْ آتِيَ أَهْلَ الْبَقِيعِ فَأَسْتَغْفِرَ لَهُمْ " . رَوَاهُ عَاصِمٌ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَامِرٍ عَنْ عَائِشَةَ عَلَى غَيْرِ هَذَا اللَّفْظِ .
Rapporté par ‘Aïcha : "Voulez-vous que je vous raconte une histoire à propos du Prophète et moi ?" Nous avons dit : "Oui." Elle a dit : "Quand c’était ma nuit où il" – c’est-à-dire le Prophète – "était avec moi, il est entré, a posé ses chaussures près de ses pieds, a enlevé son manteau et a étendu le bord de son vêtement du bas sur le lit. Dès qu’il a pensé que je dormais, il a remis ses chaussures doucement, a pris son manteau doucement, a ouvert la porte doucement, est sorti et l’a refermée doucement. J’ai mis mon vêtement sur ma tête, je me suis couverte et j’ai mis mon vêtement du bas, puis je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Al-Baqi’, il a levé les mains trois fois et il est resté longtemps. Ensuite, il est parti et je suis partie, il s’est dépêché et je me suis dépêchée, il a couru et j’ai couru, et je suis arrivée avant lui et je suis entrée (dans la maison). Je venais à peine de m’allonger quand il est entré et a dit : "Ô ‘Aïcha, pourquoi es-tu essoufflée ?" Elle a dit : "Non." Il a dit : "Soit tu me dis la vérité, soit Allah, l’Omniscient, le Savant, me le dira." J’ai dit : "Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ;" et je lui ai raconté l’histoire. Il a dit : "C’était donc toi la forme noire que j’ai vue devant moi ?" J’ai dit : "Oui." Elle a dit : "Il m’a donné une petite tape sur la poitrine qui m’a fait mal et a dit : "Tu as pensé qu’Allah et Son Messager seraient injustes envers toi." Elle a dit : "Tout ce que les gens cachent, Allah le sait." Il a dit : "Oui." Il a dit : "Jibril est venu à moi quand tu m’as vu partir, mais il n’est pas entré chez toi parce que tu avais enlevé tes vêtements. Alors il m’a appelé mais il s’est caché de toi, et je lui ai répondu mais je l’ai caché de toi. Je pensais que tu dormais et je ne voulais pas te réveiller, et j’avais peur que tu te sentes seule. Il m’a dit d’aller à Al-Baqi’ et de demander pardon pour eux." ‘Asim l’a rapporté de ‘Abdullah bin ‘Amir, de ‘Aïcha, avec un texte différent
Sunan An-Nassai : 176
It Was
Daif
أَخْبَرَنَا سُوَيْدُ بْنُ نَصْرٍ، قَالَ أَنْبَأَنَا عَبْدُ اللَّهِ، - يَعْنِي ابْنَ الْمُبَارَكِ - عَنْ يَحْيَى، - وَهُوَ ابْنُ زُرَارَةَ بْنِ كُرَيْمِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ عَمْرٍو الْبَاهِلِيُّ - قَالَ سَمِعْتُ أَبِي يَذْكُرُ، أَنَّهُ سَمِعَ جَدَّهُ الْحَارِثَ بْنَ عَمْرٍو، يُحَدِّثُ أَنَّهُ لَقِيَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي حَجَّةِ الْوَدَاعِ وَهُوَ عَلَى نَاقَتِهِ الْعَضْبَاءِ فَأَتَيْتُهُ مِنْ أَحَدِ شِقَّيْهِ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي اسْتَغْفِرْ لِي . فَقَالَ " غَفَرَ اللَّهُ لَكُمْ " . ثُمَّ أَتَيْتُهُ مِنَ الشِّقِّ الآخَرِ أَرْجُو أَنْ يَخُصَّنِي دُونَهُمْ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ اسْتَغْفِرْ لِي . فَقَالَ بِيَدِهِ " غَفَرَ اللَّهُ لَكُمْ " . فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ النَّاسِ يَا رَسُولَ اللَّهِ الْعَتَائِرُ وَالْفَرَائِعُ . قَالَ " مَنْ شَاءَ عَتَرَ وَمَنْ شَاءَ لَمْ يَعْتِرْ وَمَنْ شَاءَ فَرَّعَ وَمَنْ شَاءَ لَمْ يُفَرِّعْ فِي الْغَنَمِ أُضْحِيَتُهَا " . وَقَبَضَ أَصَابِعَهُ إِلاَّ وَاحِدَةً .
Rapporté par Yahya bin Zurarah bin Karim bin Al-Harith bin 'Amr Al-Bahili : J’ai entendu mon père dire qu’il a entendu son grand-père Al-Harith bin 'Amr, qui a rencontré le Messager d’Allah ﷺ pendant le pèlerinage d’adieu, alors qu’il était sur sa chamelle à l’oreille fendue. (Il a dit) : "J’ai dit : Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ; prie Allah de me pardonner." Il a dit : "Qu’Allah vous pardonne (au pluriel)." Puis je suis revenu de l’autre côté, espérant qu’il prie juste pour moi seul, et pas pour eux. J’ai dit : "Ô Messager d’Allah, prie Allah de me pardonner." Il a dit : "Qu’Allah vous pardonne (au pluriel)." Puis un homme parmi les gens a dit : "Ô Messager d’Allah, qu’en est-il de la ‘Atirah et du Fara’ ?" Il a dit : "Celui qui veut offrir une ‘Atirah peut le faire, et celui qui ne veut pas, ne le fait pas. Celui qui veut offrir un Fara’ peut le faire, et celui qui ne veut pas, ne le fait pas. Et pour les moutons, il faut offrir un sacrifice." Et il a joint ses doigts sauf un
Sunan An-Nassai : 177
Yahya ben Zurarah al-Sahmi (RA)
Daif
أَخْبَرَنِي هَارُونُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنَا عَفَّانُ، قَالَ حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ زُرَارَةَ السَّهْمِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ جَدِّهِ الْحَارِثِ بْنِ عَمْرٍو، ح وَأَنْبَأَنَا هَارُونُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عَبْدِ الْمَلِكِ، قَالَ حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ زُرَارَةَ السَّهْمِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ جَدِّهِ الْحَارِثِ بْنِ عَمْرٍو، أَنَّهُ لَقِيَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي حَجَّةِ الْوَدَاعِ فَقُلْتُ بِأَبِي أَنْتَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَأُمِّي اسْتَغْفِرْ لِي . فَقَالَ
" غَفَرَ اللَّهُ لَكُمْ " . وَهُوَ عَلَى نَاقَتِهِ الْعَضْبَاءِ ثُمَّ اسْتَدَرْتُ مِنَ الشِّقِّ الآخَرِ وَسَاقَ الْحَدِيثَ .
Rapporté par Yahya bin Zurarah As-Sahmi : Mon père m’a raconté de la part de son grand-père, Al-Harith bin 'Amr, qu’il a rencontré le Messager d’Allah ﷺ pendant le pèlerinage d’adieu et lui a dit : "Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! Ô Messager d’Allah, prie Allah de me pardonner." Il a dit : "Qu’Allah vous pardonne (au pluriel)." Il était sur sa chamelle à l’oreille fendue et je suis passé de l’autre côté." Et il a rapporté le hadith
Sunan An-Nassai : 178
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
أَخْبَرَنَا حُمَيْدُ بْنُ مَسْعَدَةَ، وَإِسْمَاعِيلُ بْنُ مَسْعُودٍ، قَالاَ حَدَّثَنَا بِشْرٌ، عَنْ حُمَيْدٍ، قَالَ ذَكَرَ أَنَسٌ أَنَّ عَمَّتَهُ، كَسَرَتْ ثَنِيَّةَ جَارِيَةٍ فَقَضَى نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالْقِصَاصِ فَقَالَ أَخُوهَا أَنَسُ بْنُ النَّضْرِ أَتُكْسَرُ ثَنِيَّةُ فُلاَنَةَ لاَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لاَ تُكْسَرُ ثَنِيَّةُ فُلاَنَةَ . قَالَ وَكَانُوا قَبْلَ ذَلِكَ سَأَلُوا أَهْلَهَا الْعَفْوَ وَالأَرْشَ فَلَمَّا حَلَفَ أَخُوهَا - وَهُوَ عَمُّ أَنَسٍ وَهُوَ الشَّهِيدُ يَوْمَ أُحُدٍ - رَضِيَ الْقَوْمُ بِالْعَفْوِ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" إِنَّ مِنْ عِبَادِ اللَّهِ مَنْ لَوْ أَقْسَمَ عَلَى اللَّهِ لأَبَرَّهُ " .
Rapporté par Anas : Sa tante paternelle a cassé la dent de devant d’une fille et le Prophète d’Allah a ordonné une représaille. Son frère, Anas bin An-Nadr, a dit : "Vas-tu casser la dent de devant d’untelle ? Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, la dent de devant d’untelle ne sera pas cassée !" Avant cela, ils avaient demandé à la famille de la fille de pardonner et proposé une compensation financière. Quand son frère – qui était l’oncle paternel d’Anas et a été martyr à Uhud – a juré ainsi, les gens ont accepté de pardonner. Le Prophète a dit : "Il y a parmi les serviteurs d’Allah ceux qui, s’ils jurent par Allah, Allah exauce leur serment
Sunan An-Nassai : 179
It Was
Daif
أَخْبَرَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عَلِيِّ بْنِ مَيْمُونٍ، قَالَ حَدَّثَنِي الْقَعْنَبِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ هِلاَلٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ كُنَّا نَقْعُدُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْمَسْجِدِ فَإِذَا قَامَ قُمْنَا فَقَامَ يَوْمًا وَقُمْنَا مَعَهُ حَتَّى لَمَّا بَلَغَ وَسَطَ الْمَسْجِدِ أَدْرَكَهُ رَجُلٌ فَجَبَذَ بِرِدَائِهِ مِنْ وَرَائِهِ - وَكَانَ رِدَاؤُهُ خَشِنًا - فَحَمَّرَ رَقَبَتَهُ فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ احْمِلْ لِي عَلَى بَعِيرَىَّ هَذَيْنِ فَإِنَّكَ لاَ تَحْمِلُ مِنْ مَالِكَ وَلاَ مِنْ مَالِ أَبِيكَ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ وَأَسْتَغْفِرُ اللَّهَ لاَ أَحْمِلُ لَكَ حَتَّى تُقِيدَنِي مِمَّا جَبَذْتَ بِرَقَبَتِي " . فَقَالَ الأَعْرَابِيُّ لاَ وَاللَّهِ لاَ أُقِيدُكَ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ذَلِكَ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ كُلُّ ذَلِكَ يَقُولُ لاَ وَاللَّهِ لاَ أُقِيدُكَ . فَلَمَّا سَمِعْنَا قَوْلَ الأَعْرَابِيِّ أَقْبَلْنَا إِلَيْهِ سِرَاعًا فَالْتَفَتَ إِلَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " عَزَمْتُ عَلَى مَنْ سَمِعَ كَلاَمِي أَنْ لاَ يَبْرَحَ مَقَامَهُ حَتَّى آذَنَ لَهُ " . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِرَجُلٍ مِنَ الْقَوْمِ " يَا فُلاَنُ احْمِلْ لَهُ عَلَى بَعِيرٍ شَعِيرًا وَعَلَى بَعِيرٍ تَمْرًا " . ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " انْصَرِفُوا " .
Rapporté par Abu Hurairah : Nous étions assis avec le Messager d’Allah dans la mosquée et quand il se levait, nous nous levions aussi. Un jour, il s’est levé et nous nous sommes levés avec lui, et quand il a atteint le milieu de la mosquée, un homme l’a rattrapé et a tiré violemment sur son manteau par derrière. Son manteau était en tissu rugueux, ce qui a laissé une marque rouge sur son cou. Il a dit : "Ô Muhammad ! Charge ces deux chameaux à moi, car tu ne me donnes rien de ta richesse ni de celle de ton père !" Le Messager d’Allah a dit : "Non, et je demande pardon à Allah. Je ne chargerai rien (sur tes chameaux) tant que tu ne me laisseras pas me venger de la marque que tu as laissée sur mon cou." Le bédouin a dit : "Non, par Allah, je ne te laisserai pas te venger." Le Messager d’Allah a répété cela trois fois, et chaque fois l’homme disait : "Non, par Allah, je ne te laisserai pas te venger." Quand nous avons entendu ce que disait le bédouin, nous nous sommes tournés rapidement vers lui. Le Messager d’Allah s’est tourné vers nous et a dit : "Je demande à toute personne qui m’entend de ne pas quitter sa place tant que je ne lui ai pas donné la permission." Puis le Messager d’Allah a dit : "Ô untel, charge un de ses chameaux d’orge et l’autre de dattes." Ensuite, le Messager d’Allah a dit : "Laissez-le partir
Sunan An-Nassai : 180
It Was
Sahih
قَالَ الْحَارِثُ بْنُ مِسْكِينٍ قِرَاءَةً عَلَيْهِ وَأَنَا أَسْمَعُ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ مُجَاهِدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ كَانَ فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ الْقِصَاصُ وَلَمْ تَكُنْ فِيهِمُ الدِّيَةُ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ { كُتِبَ عَلَيْكُمُ الْقِصَاصُ فِي الْقَتْلَى الْحُرُّ بِالْحُرِّ وَالْعَبْدُ بِالْعَبْدِ وَالأُنْثَى بِالأُنْثَى } إِلَى قَوْلِهِ { فَمَنْ عُفِيَ لَهُ مِنْ أَخِيهِ شَىْءٌ فَاتِّبَاعٌ بِالْمَعْرُوفِ وَأَدَاءٌ إِلَيْهِ بِإِحْسَانٍ } فَالْعَفْوُ أَنْ يَقْبَلَ الدِّيَةَ فِي الْعَمْدِ وَاتِّبَاعٌ بِمَعْرُوفٍ يَقُولُ يَتَّبِعُ هَذَا بِالْمَعْرُوفِ وَأَدَاءٌ بِإِحْسَانٍ وَيُؤَدِّي هَذَا بِإِحْسَانٍ { ذَلِكَ تَخْفِيفٌ مِنْ رَبِّكُمْ وَرَحْمَةٌ } مِمَّا كُتِبَ عَلَى مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ إِنَّمَا هُوَ الْقِصَاصُ لَيْسَ الدِّيَةَ .
Rapporté par Ibn 'Abbas : Il y avait la loi du talion (Qisas) parmi les Enfants d’Israël, mais ils ne connaissaient pas la compensation financière (Diyah). Puis Allah, le Tout-Puissant et Majestueux, a révélé : « Le talion (Qisas) vous est prescrit en cas de meurtre : la personne libre pour la personne libre, l’esclave pour l’esclave, et la femme pour la femme. » Jusqu’à Sa parole : « Mais si le meurtrier est pardonné par le frère (ou les proches) de la victime contre une compensation, alors il faut agir avec équité et payer la compensation à l’héritier de façon juste. » Le pardon signifie accepter la Diyah dans le cas d’un meurtre volontaire. Agir avec équité signifie demander la Diyah de manière équitable, et payer équitablement signifie donner la Diyah de manière juste. « C’est un allègement et une miséricorde de la part de votre Seigneur » signifie : c’est plus facile que ce qui était prescrit à ceux qui vous ont précédés, où il n’y avait que le talion et pas de Diyah