Sahih Mouslim — Hadith #11309
Hadith #11309
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا أَبِي ح، وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، - وَاللَّفْظُ لَهُ - حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ أَبِي سُلَيْمَانَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ، جُبَيْرٍ قَالَ سُئِلْتُ عَنِ الْمُتَلاَعِنَيْنِ، فِي إِمْرَةِ مُصْعَبٍ أَيُفَرَّقُ بَيْنَهُمَا قَالَ فَمَا دَرَيْتُ مَا أَقُولُ فَمَضَيْتُ إِلَى مَنْزِلِ ابْنِ عُمَرَ بِمَكَّةَ فَقُلْتُ لِلْغُلاَمِ اسْتَأْذِنْ لِي . قَالَ إِنَّهُ قَائِلٌ فَسَمِعَ صَوْتِي . قَالَ ابْنُ جُبَيْرٍ قُلْتُ نَعَمْ . قَالَ ادْخُلْ فَوَاللَّهِ مَا جَاءَ بِكَ هَذِهِ السَّاعَةَ إِلاَّ حَاجَةٌ فَدَخَلْتُ فَإِذَا هُوَ مُفْتَرِشٌ بَرْذَعَةً مُتَوَسِّدٌ وِسَادَةً حَشْوُهَا لِيفٌ قُلْتُ أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْمُتَلاَعِنَانِ أَيُفَرَّقُ بَيْنَهُمَا قَالَ سُبْحَانَ اللَّهِ نَعَمْ إِنَّ أَوَّلَ مَنْ سَأَلَ عَنْ ذَلِكَ فُلاَنُ بْنُ فُلاَنٍ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَرَأَيْتَ أَنْ لَوْ وَجَدَ أَحَدُنَا امْرَأَتَهُ عَلَى فَاحِشَةٍ كَيْفَ يَصْنَعُ إِنْ تَكَلَّمَ تَكَلَّمَ بِأَمْرٍ عَظِيمٍ . وَإِنْ سَكَتَ سَكَتَ عَلَى مِثْلِ ذَلِكَ قَالَ فَسَكَتَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يُجِبْهُ فَلَمَّا كَانَ بَعْدَ ذَلِكَ أَتَاهُ فَقَالَ إِنَّ الَّذِي سَأَلْتُكَ عَنْهُ قَدِ ابْتُلِيتُ بِهِ . فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ هَؤُلاَءِ الآيَاتِ فِي سُورَةِ النُّورِ { وَالَّذِينَ يَرْمُونَ أَزْوَاجَهُمْ} فَتَلاَهُنَّ عَلَيْهِ وَوَعَظَهُ وَذَكَّرَهُ وَأَخْبَرَهُ أَنَّ عَذَابَ الدُّنْيَا أَهْوَنُ مِنْ عَذَابِ الآخِرَةِ قَالَ لاَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ مَا كَذَبْتُ عَلَيْهَا . ثُمَّ دَعَاهَا فَوَعَظَهَا وَذَكَّرَهَا وَأَخْبَرَهَا أَنَّ عَذَابَ الدُّنْيَا أَهْوَنُ مِنْ عَذَابِ الآخِرَةِ . قَالَتْ لاَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ إِنَّهُ لَكَاذِبٌ فَبَدَأَ بِالرَّجُلِ فَشَهِدَ أَرْبَعَ شَهَادَاتٍ بِاللَّهِ إِنَّهُ لَمِنَ الصَّادِقِينَ وَالْخَامِسَةُ أَنَّ لَعْنَةَ اللَّهِ عَلَيْهِ إِنْ كَانَ مِنَ الْكَاذِبِينَ ثُمَّ ثَنَّى بِالْمَرْأَةِ فَشَهِدَتْ أَرْبَعَ شَهَادَاتٍ بِاللَّهِ إِنَّهُ لَمِنَ الْكَاذِبِينَ وَالْخَامِسَةُ أَنَّ غَضَبَ اللَّهِ عَلَيْهَا إِنْ كَانَ مِنَ الصَّادِقِينَ ثُمَّ فَرَّقَ بَيْنَهُمَا.
Rapporté par Sa‘id ibn Jubair : On m’a interrogé sur ceux qui invoquent la malédiction (li’an) à l’époque de Mus‘ab ibn Zubair, pour savoir s’ils pouvaient se séparer ainsi. Je ne savais pas quoi répondre. Je suis donc allé chez Ibn ‘Umar رضي الله عنهما à La Mecque. J’ai demandé à son serviteur de demander la permission d’entrer. Il m’a dit qu’Ibn ‘Umar se reposait. Il m’a entendu et a dit : « Es-tu Ibn Jubair ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Entre. Par Allah, il doit y avoir une raison importante pour que tu viennes à cette heure. » Je suis entré et je l’ai trouvé allongé sur une couverture, appuyé sur un oreiller rempli de fibres de palmier. J’ai dit : « Ô Abu ‘Abd al-Rahman, doit-il y avoir séparation entre ceux qui invoquent la malédiction ? » Il a dit : « Gloire à Allah, oui. Le premier à avoir posé cette question fut un tel, qui a dit : ‘Ô Messager d’Allah, dis-moi : si l’un de nous trouve sa femme commettre l’adultère, que doit-il faire ? S’il parle, c’est grave, et s’il se tait, c’est aussi grave (et il ne peut pas supporter cela).’ Le Prophète d’Allah ﷺ est resté silencieux un moment. Plus tard, cet homme est revenu et a dit : ‘J’ai été confronté à ce cas dont je t’ai parlé.’ Allah le Très-Haut a alors révélé les versets de la sourate An-Nur : “Ceux qui accusent leurs épouses…” (verset 6), et il les lui a récités, l’a conseillé, exhorté, et lui a dit que le châtiment d’ici-bas est moins douloureux que celui de l’au-delà. Il a répondu : ‘Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai pas menti contre elle.’ Le Prophète ﷺ a alors fait venir la femme, l’a exhortée, conseillée, et lui a dit que le châtiment d’ici-bas est moins douloureux que celui de l’au-delà. Elle a répondu : ‘Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, il ment.’ L’homme a commencé à jurer par Allah quatre fois qu’il était du nombre des véridiques, et à la cinquième fois il a dit : ‘Que la malédiction d’Allah soit sur lui s’il est parmi les menteurs.’ Ensuite, la femme a juré quatre fois par Allah que son mari était du nombre des menteurs, et à la cinquième fois elle a dit : ‘Que la malédiction soit sur elle si son mari est du nombre des véridiques.’ Le Prophète ﷺ a alors prononcé la séparation entre eux. »
Source
Sahih Mouslim # 19/3746
Grade
Sahih
Catégorie
Chapitre 19: Divorce