Sahih Mouslim — Hadith #12481

Hadith #12481
وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ حَاتِمٍ، حَدَّثَنَا بَهْزٌ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ الْمُغِيرَةِ، عَنْ ثَابِتٍ، قَالَ قَالَ أَنَسٌ عَمِّيَ الَّذِي سُمِّيتُ بِهِ لَمْ يَشْهَدْ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَدْرًا - قَالَ - فَشَقَّ عَلَيْهِ قَالَ أَوَّلُ مَشْهَدٍ شَهِدَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غُيِّبْتُ عَنْهُ وَإِنْ أَرَانِيَ اللَّهُ مَشْهَدًا فِيمَا بَعْدُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَيَرَانِيَ اللَّهُ مَا أَصْنَعُ - قَالَ - فَهَابَ أَنْ يَقُولَ غَيْرَهَا - قَالَ - فَشَهِدَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ أُحُدٍ - قَالَ - فَاسْتَقْبَلَ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ فَقَالَ لَهُ أَنَسٌ يَا أَبَا عَمْرٍو أَيْنَ فَقَالَ وَاهًا لِرِيحِ الْجَنَّةِ أَجِدُهُ دُونَ أُحُدٍ - قَالَ - فَقَاتَلَهُمْ حَتَّى قُتِلَ - قَالَ - فَوُجِدَ فِي جَسَدِهِ بِضْعٌ وَثَمَانُونَ مِنْ بَيْنِ ضَرْبَةٍ وَطَعْنَةٍ وَرَمْيَةٍ - قَالَ - فَقَالَتْ أُخْتُهُ عَمَّتِيَ الرُّبَيِّعُ بِنْتُ النَّضْرِ فَمَا عَرَفْتُ أَخِي إِلاَّ بِبَنَانِهِ ‏.‏ وَنَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُ ‏{‏ رِجَالٌ صَدَقُوا مَا عَاهَدُوا اللَّهَ عَلَيْهِ فَمِنْهُمْ مَنْ قَضَى نَحْبَهُ وَمِنْهُمْ مَنْ يَنْتَظِرُ وَمَا بَدَّلُوا تَبْدِيلاً‏}‏ قَالَ فَكَانُوا يُرَوْنَ أَنَّهَا نَزَلَتْ فِيهِ وَفِي أَصْحَابِهِ ‏.‏
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Mon oncle, dont je porte le nom, n’était pas présent avec le Messager d’Allah ﷺ le jour de Badr. Il en était très peiné et disait : « J’ai raté la première bataille menée par le Messager d’Allah ﷺ. Si Allah me donne une autre occasion de combattre avec le Messager d’Allah ﷺ, Allah verra ce que je ferai. » Il n’osait pas en dire plus, de peur de ne pas tenir sa promesse envers Allah. Il fut présent avec le Messager d’Allah ﷺ le jour de Uhud. Il rencontra Sa’d ibn Mu’adh (qui battait en retraite). Anas lui dit : « Ô Abu ‘Amr, où vas-tu ? Malheur à toi ! Je sens le parfum du Paradis près de la montagne de Uhud. » (En réprimandant Sa’d ainsi), il avança et se battit jusqu’à être tué. (Le narrateur dit) : On trouva sur son corps plus de quatre-vingts blessures d’épée, de lance et de flèche. Sa sœur, ma tante ar-Rubayyi’, fille de Nadr, dit : « Je n’ai reconnu le corps de mon frère qu’à ses doigts. » (C’est à cette occasion que fut révélée la parole du Coran : « Parmi les croyants, il y a des hommes qui ont tenu fidèlement leur engagement envers Allah. Certains ont accompli leur promesse, d’autres attendent encore, et ils n’ont rien changé à leur engagement. » (Coran 33:23)) Le narrateur précise que ce verset a été révélé à propos de lui (Anas ibn Nadr) et de ses compagnons
Source
Sahih Mouslim # 33/4918
Grade
Sahih
Catégorie
Chapitre 33: Jihad
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