Sahih Mouslim — Hadith #14831
Hadith #14831
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، وَمُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ أَبُو كُرَيْبٍ، جَمِيعًا عَنْ أَبِي، مُعَاوِيَةَ قَالَ ابْنُ الْعَلاَءِ حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنْ شَقِيقٍ، عَنْ حُذَيْفَةَ، قَالَ كُنَّا عِنْدَ عُمَرَ فَقَالَ أَيُّكُمْ يَحْفَظُ حَدِيثَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْفِتْنَةِ كَمَا قَالَ قَالَ فَقُلْتُ أَنَا . قَالَ إِنَّكَ لَجَرِيءٌ وَكَيْفَ قَالَ قَالَ قُلْتُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " فِتْنَةُ الرَّجُلِ فِي أَهْلِهِ وَمَالِهِ وَنَفْسِهِ وَوَلَدِهِ وَجَارِهِ يُكَفِّرُهَا الصِّيَامُ وَالصَّلاَةُ وَالصَّدَقَةُ وَالأَمْرُ بِالْمَعْرُوفِ وَالنَّهْىُ عَنِ الْمُنْكَرِ " . فَقَالَ عُمَرُ لَيْسَ هَذَا أُرِيدُ إِنَّمَا أُرِيدُ الَّتِي تَمُوجُ كَمَوْجِ الْبَحْرِ - قَالَ - فَقُلْتُ مَا لَكَ وَلَهَا يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ إِنَّ بَيْنَكَ وَبَيْنَهَا بَابًا مُغْلَقًا قَالَ أَفَيُكْسَرُ الْبَابُ أَمْ يُفْتَحُ قَالَ قُلْتُ لاَ بَلْ يُكْسَرُ . قَالَ ذَلِكَ أَحْرَى أَنْ لاَ يُغْلَقَ أَبَدًا . قَالَ فَقُلْنَا لِحُذَيْفَةَ هَلْ كَانَ عُمَرُ يَعْلَمُ مَنِ الْبَابُ قَالَ نَعَمْ كَمَا يَعْلَمُ أَنَّ دُونَ غَدٍ اللَّيْلَةَ إِنِّي حَدَّثْتُهُ حَدِيثًا لَيْسَ بِالأَغَالِيطِ . قَالَ فَهِبْنَا أَنْ نَسْأَلَ حُذَيْفَةَ مَنِ الْبَابُ فَقُلْنَا لِمَسْرُوقٍ سَلْهُ فَسَأَلَهُ فَقَالَ عُمَرُ .
Rapporté par Hudhayfa رضي الله عنه : Un jour, nous étions en compagnie de ‘Umar رضي الله عنه et il a dit : « Qui parmi vous a retenu le mieux le hadith du Messager d’Allah ﷺ concernant les troubles, tel qu’il l’a raconté ? » J’ai dit : « C’est moi. » Il a répondu : « Tu es audacieux de dire cela. » Puis il a demandé : « Comment cela ? » J’ai dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Il y aura d’abord des troubles pour une personne à propos de sa famille, de ses biens, de sa propre personne, de ses enfants et de ses voisins, et les péchés commis à ce sujet seront effacés par le jeûne, la prière, l’aumône, le fait de recommander le bien et d’interdire le mal.” » ‘Umar a dit : « Je ne parle pas de ces petits troubles, mais de celui qui surgira comme les vagues déchaînées de la mer. » J’ai dit : « Commandeur des croyants, tu n’as rien à craindre de cela, car une porte est fermée entre toi et ce trouble. » Il a demandé : « Cette porte sera-t-elle ouverte ou brisée ? » J’ai répondu : « Non, elle sera brisée. » Il a dit : « Alors elle ne sera plus jamais fermée, malgré tous les efforts. » Nous avons demandé à Hudhayfa : « Est-ce que ‘Umar connaissait cette porte ? » Il a répondu : « Oui, il la connaissait aussi sûrement que l’on sait que la nuit précède le jour. » Et je lui ai raconté quelque chose sans rien inventer. Shaqiq (l’un des rapporteurs) a dit : Nous n’avons pas osé demander à Hudhayfa ce qu’était cette porte. Nous avons donc demandé à Masruq de l’interroger, et il l’a fait. Hudhayfa a répondu : « Cette porte, c’était ‘Umar. »
Source
Sahih Mouslim # 54/7268
Grade
Sahih
Catégorie
Chapitre 54: Épreuves et signes de l'Heure