Hadiths sur Marriage
523 hadiths authentiques trouves
Sahih Al-Boukhari : 41
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدَةُ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، {وَإِنْ خِفْتُمْ أَنْ لاَ، تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَى}. قَالَتِ الْيَتِيمَةُ تَكُونُ عِنْدَ الرَّجُلِ وَهْوَ وَلِيُّهَا، فَيَتَزَوَّجُهَا عَلَى مَالِهَا، وَيُسِيءُ صُحْبَتَهَا، وَلاَ يَعْدِلُ فِي مَالِهَا، فَلْيَتَزَوَّجْ مَا طَابَ لَهُ مِنَ النِّسَاءِ سِوَاهَا مَثْنَى وَثُلاَثَ وَرُبَاعَ.
Rapporté par `Aisha : À propos du verset : « Et si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines… » (4.3), il s’agit d’une jeune orpheline sous la garde d’un homme qui est son tuteur. Il veut l’épouser à cause de sa richesse, mais il la traite mal et ne gère pas ses biens de façon honnête et équitable. Un tel homme devrait plutôt épouser d’autres femmes de son choix, deux, trois ou quatre. « Vous sont interdites (en mariage) : …vos mères de lait (qui vous ont allaités). » (4.23) Le mariage est interdit entre des personnes liées par l’allaitement, de la même façon qu’il l’est par le lien du sang
Sahih Al-Boukhari : 42
Um Habiba (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا الْحَكَمُ بْنُ نَافِعٍ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ زَيْنَبَ ابْنَةَ أَبِي سَلَمَةَ، أَخْبَرَتْهُ أَنَّ أُمَّ حَبِيبَةَ بِنْتَ أَبِي سُفْيَانَ أَخْبَرَتْهَا أَنَّهَا، قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ انْكِحْ أُخْتِي بِنْتَ أَبِي سُفْيَانَ فَقَالَ " أَوَتُحِبِّينَ ذَلِكَ ". فَقُلْتُ نَعَمْ، لَسْتُ لَكَ بِمُخْلِيَةٍ، وَأَحَبُّ مَنْ شَارَكَنِي فِي خَيْرٍ أُخْتِي. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ ذَلِكَ لاَ يَحِلُّ لِي ". قُلْتُ فَإِنَّا نُحَدَّثُ أَنَّكَ تُرِيدُ أَنْ تَنْكِحَ بِنْتَ أَبِي سَلَمَةَ. قَالَ " بِنْتَ أُمِّ سَلَمَةَ ". قُلْتُ نَعَمْ. فَقَالَ " لَوْ أَنَّهَا لَمْ تَكُنْ رَبِيبَتِي فِي حَجْرِي مَا حَلَّتْ لِي إِنَّهَا لاَبْنَةُ أَخِي مِنَ الرَّضَاعَةِ، أَرْضَعَتْنِي وَأَبَا سَلَمَةَ ثُوَيْبَةُ فَلاَ تَعْرِضْنَ عَلَىَّ بَنَاتِكُنَّ وَلاَ أَخَوَاتِكُنَّ ". قَالَ عُرْوَةُ وَثُوَيْبَةُ مَوْلاَةٌ لأَبِي لَهَبٍ كَانَ أَبُو لَهَبٍ أَعْتَقَهَا فَأَرْضَعَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا مَاتَ أَبُو لَهَبٍ أُرِيَهُ بَعْضُ أَهْلِهِ بِشَرِّ حِيبَةٍ قَالَ لَهُ مَاذَا لَقِيتَ قَالَ أَبُو لَهَبٍ لَمْ أَلْقَ بَعْدَكُمْ غَيْرَ أَنِّي سُقِيتُ فِي هَذِهِ بِعَتَاقَتِي ثُوَيْبَةَ.
Rapporté par Um Habiba (fille d’Abu Sufyan) : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Épouse ma sœur, la fille d’Abu Sufyan. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu veux cela ? » J’ai répondu : « Oui, car je ne suis déjà pas ta seule épouse et j’aimerais que ma sœur partage ce bien avec moi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Mais cela ne m’est pas permis. » J’ai dit : « Nous avons entendu dire que tu veux épouser la fille d’Abu Salama. » Il a dit : « (Tu veux dire) la fille d’Um Salama ? » J’ai dit : « Oui. » Il a dit : « Même si elle n’était pas ma belle-fille, il m’est interdit de l’épouser car c’est ma nièce par l’allaitement. Abu Salama et moi avons été allaités par Thuwayba. Donc, ne me proposez pas vos filles ou vos sœurs en mariage. » Rapporté par ‘Urwa : Thuwayba était l’esclave affranchie d’Abu Lahb, qu’il avait libérée, puis elle a allaité le Prophète. Quand Abu Lahb est mort, un de ses proches l’a vu en rêve dans un mauvais état et lui a demandé : « Qu’as-tu rencontré ? » Abu Lahb a répondu : « Je n’ai pas eu de repos depuis que je vous ai quittés, sauf qu’on m’a permis de boire un peu d’eau dans cet espace (entre le pouce et les autres doigts), et cela à cause de l’affranchissement de Thuwayba. »
Sahih Al-Boukhari : 43
Ibn Abbas (RA)
Sahih
وَقَالَ لَنَا أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ سُفْيَانَ، حَدَّثَنِي حَبِيبٌ، عَنْ سَعِيدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، حَرُمَ مِنَ النَّسَبِ سَبْعٌ، وَمِنَ الصِّهْرِ سَبْعٌ. ثُمَّ قَرَأَ {حُرِّمَتْ عَلَيْكُمْ أُمَّهَاتُكُمْ} الآيَةَ. وَجَمَعَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ بَيْنَ ابْنَةِ عَلِيٍّ وَامْرَأَةِ عَلِيٍّ. وَقَالَ ابْنُ سِيرِينَ لاَ بَأْسَ بِهِ. وَكَرِهَهُ الْحَسَنُ مَرَّةً ثُمَّ قَالَ لاَ بَأْسَ بِهِ. وَجَمَعَ الْحَسَنُ بْنُ الْحَسَنِ بْنِ عَلِيٍّ بَيْنَ ابْنَتَىْ عَمٍّ فِي لَيْلَةٍ، وَكَرِهَهُ جَابِرُ بْنُ زَيْدٍ لِلْقَطِيعَةِ، وَلَيْسَ فِيهِ تَحْرِيمٌ لِقَوْلِهِ تَعَالَى {وَأُحِلَّ لَكُمْ مَا وَرَاءَ ذَلِكُمْ} وَقَالَ عِكْرِمَةُ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ إِذَا زَنَى بِأُخْتِ امْرَأَتِهِ لَمْ تَحْرُمْ عَلَيْهِ امْرَأَتُهُ. وَيُرْوَى عَنْ يَحْيَى الْكِنْدِيِّ عَنِ الشَّعْبِيِّ وَأَبِي جَعْفَرٍ، فِيمَنْ يَلْعَبُ بِالصَّبِيِّ إِنْ أَدْخَلَهُ فِيهِ، فَلاَ يَتَزَوَّجَنَّ أُمَّهُ، وَيَحْيَى هَذَا غَيْرُ مَعْرُوفٍ، لَمْ يُتَابَعْ عَلَيْهِ. وَقَالَ عِكْرِمَةُ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ إِذَا زَنَى بِهَا لَمْ تَحْرُمْ عَلَيْهِ امْرَأَتُهُ. وَيُذْكَرُ عَنْ أَبِي نَصْرٍ أَنَّ ابْنَ عَبَّاسٍ حَرَّمَهُ. وَأَبُو نَصْرٍ هَذَا لَمْ يُعْرَفْ بِسَمَاعِهِ مِنِ ابْنِ عَبَّاسٍ. وَيُرْوَى عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ وَجَابِرِ بْنِ زَيْدٍ وَالْحَسَنِ وَبَعْضِ أَهْلِ الْعِرَاقِ تَحْرُمُ عَلَيْهِ. وَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ لاَ تَحْرُمُ حَتَّى يُلْزِقَ بِالأَرْضِ يَعْنِي يُجَامِعَ. وَجَوَّزَهُ ابْنُ الْمُسَيَّبِ وَعُرْوَةُ وَالزُّهْرِيُّ. وَقَالَ الزُّهْرِيُّ قَالَ عَلِيٌّ لاَ تَحْرُمُ. وَهَذَا مُرْسَلٌ.
Rapporté par Ibn 'Abbas : Il a dit : « Sept types de mariages sont interdits à cause des liens du sang, et sept à cause des liens du mariage. » Puis Ibn 'Abbas a récité le verset : « Il vous est interdit (en mariage) vos mères… » (4:23). 'Abdullah bin Ja'far a épousé la fille et la femme de 'Ali en même temps (elles étaient belle-fille et belle-mère). Ibn Sirin a dit : « Il n’y a pas de mal à cela. » Mais Al-Hasan Al-Basri l’a d’abord désapprouvé, puis a dit qu’il n’y avait pas de mal. Al-Hasan bin Al-Hasan bin 'Ali a épousé deux de ses cousines la même nuit. Ja'far bin Zaid a désapprouvé cela car cela pouvait causer de la jalousie entre les cousines, mais ce n’est pas interdit, car Allah a dit : « Toutes les autres vous sont permises [en dehors de celles mentionnées]. » (4:24). Ibn 'Abbas a dit : « Si quelqu’un commet un acte sexuel illicite avec la sœur de sa femme, sa femme ne devient pas interdite pour lui. » Et selon Abu Ja'far : « Si une personne commet l’homosexualité avec un garçon, alors la mère de ce garçon lui est interdite en mariage. » Ibn 'Abbas a rapporté : « Si quelqu’un commet un acte sexuel illicite avec sa belle-mère, son mariage avec sa femme ne devient pas interdit. » Abu Nasr a rapporté qu’Ibn 'Abbas, dans ce cas, considérait le mariage interdit, mais Abu Nasr n’est pas bien connu pour avoir entendu des hadiths d’Ibn 'Abbas. Imran bin Hussain, Jabir b. Zaid, Al-Hasan et certains autres Irakiens ont jugé que son mariage devenait interdit. Dans ce cas, Abu Hurairah a dit : « Le mariage ne devient interdit que si la personne a eu des relations sexuelles (avec la mère de sa femme). » Ibn Al-Musaiyab, 'Urwa et Az-Zuhri permettent à la personne de garder sa femme. 'Ali a dit : « Son mariage ne devient pas interdit. »
Sahih Al-Boukhari : 44
Hisham (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلاَمٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ فُضَيْلٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ كَانَتْ خَوْلَةُ بِنْتُ حَكِيمٍ مِنَ اللاَّئِي وَهَبْنَ أَنْفُسَهُنَّ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ عَائِشَةُ أَمَا تَسْتَحِي الْمَرْأَةُ أَنْ تَهَبَ نَفْسَهَا لِلرَّجُلِ فَلَمَّا نَزَلَتْ {تُرْجِئُ مَنْ تَشَاءُ مِنْهُنَّ} قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا أَرَى رَبَّكَ إِلاَّ يُسَارِعُ فِي هَوَاكَ. رَوَاهُ أَبُو سَعِيدٍ الْمُؤَدِّبُ وَمُحَمَّدُ بْنُ بِشْرٍ وَعَبْدَةُ عَنْ هِشَامٍ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَائِشَةَ يَزِيدُ بَعْضُهُمْ عَلَى بَعْضٍ.
Rapporté par le père de Hisham : Khaula bint Hakim faisait partie des femmes qui se sont proposées au Prophète (ﷺ) pour le mariage. `Aisha a dit : « Une femme n’a-t-elle pas honte de se proposer à un homme ? » Mais quand le verset : « (Ô Muhammad) Tu peux retarder le tour de qui tu veux parmi elles (tes épouses) » (33.51) a été révélé, `Aisha a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je vois que ton Seigneur se dépêche de te satisfaire. »
Sahih Al-Boukhari : 45
Jabir ibn Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيٌّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ عَمْرٌو عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، وَسَلَمَةَ بْنِ الأَكْوَعِ، قَالاَ كُنَّا فِي جَيْشٍ فَأَتَانَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " إِنَّهُ قَدْ أُذِنَ لَكُمْ أَنْ تَسْتَمْتِعُوا فَاسْتَمْتِعُوا ".
Rapporté par Jabir bin `Abdullah et Salama bin Al-Akwa` : Pendant que nous étions dans une armée, le Messager d'Allah (ﷺ) est venu vers nous et a dit : « Il vous est permis de faire le Mut'a (mariage temporaire), alors faites-le. »
Sahih Al-Boukhari : 46
Jabir ibn Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيٌّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ عَمْرٌو عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، وَسَلَمَةَ بْنِ الأَكْوَعِ، قَالاَ كُنَّا فِي جَيْشٍ فَأَتَانَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ
" إِنَّهُ قَدْ أُذِنَ لَكُمْ أَنْ تَسْتَمْتِعُوا فَاسْتَمْتِعُوا ".
Rapporté par Jabir bin `Abdullah et Salama bin Al-Akwa` : Pendant que nous étions dans une armée, le Messager d'Allah (ﷺ) est venu vers nous et a dit : « Il vous est permis de faire le Mut'a (mariage temporaire), alors faites-le. »
Sahih Al-Boukhari : 47
Salama bin al-Akwa' (RA)
Sahih
وَقَالَ ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ حَدَّثَنِي إِيَاسُ بْنُ سَلَمَةَ بْنِ الأَكْوَعِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" أَيُّمَا رَجُلٍ وَامْرَأَةٍ تَوَافَقَا فَعِشْرَةُ مَا بَيْنَهُمَا ثَلاَثُ لَيَالٍ فَإِنْ أَحَبَّا أَنْ يَتَزَايَدَا أَوْ يَتَتَارَكَا تَتَارَكَا ". فَمَا أَدْرِي أَشَىْءٌ كَانَ لَنَا خَاصَّةً أَمْ لِلنَّاسِ عَامَّةً. قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ وَبَيَّنَهُ عَلِيٌّ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ مَنْسُوخٌ.
Rapporté par Salama bin Al-Akwa` : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Si un homme et une femme sont d'accord (pour se marier temporairement), leur mariage doit durer trois nuits. S'ils veulent continuer, ils le peuvent ; et s'ils veulent se séparer, ils le peuvent aussi. » Je ne sais pas si cela nous concernait seulement ou si c'était pour tout le monde en général. Abu `Abdullah (Al-Bukhari) a dit : `Ali a précisé que le Prophète a dit : « Le mariage Mut'a a été annulé (rendu interdit). »
Sahih Al-Boukhari : 48
Thabit al-Banani (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا مَرْحُومٌ، قَالَ سَمِعْتُ ثَابِتًا الْبُنَانِيَّ، قَالَ كُنْتُ عِنْدَ أَنَسٍ وَعِنْدَهُ ابْنَةٌ لَهُ، قَالَ أَنَسٌ جَاءَتِ امْرَأَةٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَعْرِضُ عَلَيْهِ نَفْسَهَا قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَلَكَ بِي حَاجَةٌ، فَقَالَتْ بِنْتُ أَنَسٍ مَا أَقَلَّ حَيَاءَهَا وَاسَوْأَتَاهْ وَاسَوْأَتَاهْ. قَالَ هِيَ خَيْرٌ مِنْكِ رَغِبَتْ فِي النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَعَرَضَتْ عَلَيْهِ نَفْسَهَا.
Rapporté par Thabit Al-Banani : J'étais avec Anas alors que sa fille était présente avec lui. Anas a dit : « Une femme est venue voir l'Envoyé d'Allah et s'est proposée à lui en disant : ‘Ô Messager d'Allah (ﷺ), as-tu besoin de moi (c'est-à-dire voudrais-tu m'épouser) ?’ » À ce moment, la fille d'Anas a dit : « Quelle femme sans pudeur ! Quelle honte ! » Anas a répondu : « Elle était meilleure que toi ; elle avait de l'affection pour le Prophète (ﷺ) et c'est pour cela qu'elle s'est proposée à lui pour le mariage. »
Sahih Al-Boukhari : 49
Sahl bin Sa'd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، حَدَّثَنَا أَبُو غَسَّانَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو حَازِمٍ، عَنْ سَهْلٍ، أَنَّ امْرَأَةً، عَرَضَتْ نَفْسَهَا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لَهُ رَجُلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ زَوِّجْنِيهَا. فَقَالَ " مَا عِنْدَكَ ". قَالَ مَا عِنْدِي شَىْءٌ. قَالَ " اذْهَبْ فَالْتَمِسْ وَلَوْ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ ". فَذَهَبَ ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ لاَ وَاللَّهِ مَا وَجَدْتُ شَيْئًا، وَلاَ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ، وَلَكِنْ هَذَا إِزَارِي وَلَهَا نِصْفُهُ ـ قَالَ سَهْلٌ وَمَا لَهُ رِدَاءٌ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " وَمَا تَصْنَعُ بِإِزَارِكَ إِنْ لَبِسْتَهُ لَمْ يَكُنْ عَلَيْهَا مِنْهُ شَىْءٌ، وَإِنْ لَبِسَتْهُ لَمْ يَكُنْ عَلَيْكَ مِنْهُ شَىْءٌ ". فَجَلَسَ الرَّجُلُ حَتَّى إِذَا طَالَ مَجْلَسُهُ قَامَ فَرَآهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَدَعَاهُ أَوْ دُعِي لَهُ فَقَالَ " مَاذَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ ". فَقَالَ مَعِي سُورَةُ كَذَا وَسُورَةُ كَذَا لِسُوَرٍ يُعَدِّدُهَا. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَمْلَكْنَاكَهَا بِمَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ ".
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Une femme s'est présentée au Prophète pour le mariage. Un homme lui a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! (Si tu n'as pas besoin d'elle) marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Qu'as-tu à offrir ? » L'homme a répondu : « Je n'ai rien. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va chercher quelque chose, même si ce n'est qu'une bague en fer. » L'homme est parti et est revenu en disant : « Non, je n'ai rien trouvé, même pas une bague en fer ; mais voici mon izar (tissu de taille), et la moitié est pour elle. » Il n'avait pas de vêtement supérieur (rida'). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que fera-t-elle de ton tissu de taille ? Si tu le portes, elle n'aura rien à mettre ; et si elle le porte, tu n'auras rien à mettre. » L'homme s'est donc assis, et après un long moment, il s'est levé pour partir. Quand le Prophète (ﷺ) l'a vu partir, il l'a rappelé, ou on l'a rappelé pour lui, et il lui a demandé : « Combien de sourates du Coran connais-tu par cœur ? » L'homme a répondu : « Je connais telle sourate et telle sourate, » en les nommant. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran. »
Sahih Al-Boukhari : 50
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ صَالِحِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَالِمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّهُ سَمِعَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يُحَدِّثُ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ حِينَ تَأَيَّمَتْ حَفْصَةُ بِنْتُ عُمَرَ مِنْ خُنَيْسِ بْنِ حُذَافَةَ السَّهْمِيِّ ـ وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَتُوُفِّيَ بِالْمَدِينَةِ ـ فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ أَتَيْتُ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ فَعَرَضْتُ عَلَيْهِ حَفْصَةَ فَقَالَ سَأَنْظُرُ فِي أَمْرِي. فَلَبِثْتُ لَيَالِيَ ثُمَّ لَقِيَنِي فَقَالَ قَدْ بَدَا لِي أَنْ لاَ أَتَزَوَّجَ يَوْمِي هَذَا. قَالَ عُمَرُ فَلَقِيتُ أَبَا بَكْرٍ الصِّدِّيقَ فَقُلْتُ إِنْ شِئْتَ زَوَّجْتُكَ حَفْصَةَ بِنْتَ عُمَرَ. فَصَمَتَ أَبُو بَكْرٍ فَلَمْ يَرْجِعْ إِلَىَّ شَيْئًا، وَكُنْتُ أَوْجَدَ عَلَيْهِ مِنِّي عَلَى عُثْمَانَ، فَلَبِثْتُ لَيَالِيَ ثُمَّ خَطَبَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَنْكَحْتُهَا إِيَّاهُ، فَلَقِيَنِي أَبُو بَكْرٍ فَقَالَ لَعَلَّكَ وَجَدْتَ عَلَىَّ حِينَ عَرَضْتَ عَلَىَّ حَفْصَةَ فَلَمْ أَرْجِعْ إِلَيْكَ شَيْئًا. قَالَ عُمَرُ قُلْتُ نَعَمْ. قَالَ أَبُو بَكْرٍ فَإِنَّهُ لَمْ يَمْنَعْنِي أَنْ أَرْجِعَ إِلَيْكَ فِيمَا عَرَضْتَ عَلَىَّ إِلاَّ أَنِّي كُنْتُ عَلِمْتُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ ذَكَرَهَا، فَلَمْ أَكُنْ لأُفْشِيَ سِرَّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلَوْ تَرَكَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَبِلْتُهَا.
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : `Umar bin Al-Khattab a dit : « Quand Hafsa bint `Umar est devenue veuve après la mort de son mari Khunais bin Hudhafa As-Sahmi, qui était l’un des compagnons du Prophète et qui est décédé à Médine, je suis allé voir `Uthman bin `Affan et je lui ai proposé la main de Hafsa. Il m’a dit : “Je vais y réfléchir.” J’ai attendu quelques jours, puis il m’a rencontré et m’a dit : “Il semble que je ne peux pas me marier en ce moment.” » `Umar a ajouté : « J’ai rencontré Abu Bakr As-Siddique et je lui ai dit : “Si tu veux, je peux te marier avec ma fille Hafsa.” Abu Bakr est resté silencieux et ne m’a rien répondu. J’ai été plus contrarié par lui que par `Uthman. J’ai attendu quelques jours, puis le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé la main de Hafsa, et je l’ai donnée en mariage au Prophète. Plus tard, j’ai rencontré Abu Bakr qui m’a dit : “Peut-être as-tu été fâché contre moi quand tu m’as proposé Hafsa et que je ne t’ai pas répondu ?” J’ai dit : “Oui.” Abu Bakr a dit : “La seule raison pour laquelle je ne t’ai pas répondu, c’est que je savais que le Messager d’Allah avait parlé d’elle, et je ne voulais pas révéler le secret du Messager d’Allah (ﷺ). Et si le Messager d’Allah avait refusé, je l’aurais épousée.” »
Sahih Al-Boukhari : 51
Ibn Abbas (RA)
Sahih
وَقَالَ لِي طَلْقٌ حَدَّثَنَا زَائِدَةُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ مُجَاهِدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، {فِيمَا عَرَّضْتُمْ} يَقُولُ إِنِّي أُرِيدُ التَّزْوِيجَ، وَلَوَدِدْتُ أَنَّهُ تَيَسَّرَ لِي امْرَأَةٌ صَالِحَةٌ. وَقَالَ الْقَاسِمُ يَقُولُ إِنَّكِ عَلَىَّ كَرِيمَةٌ، وَإِنِّي فِيكِ لَرَاغِبٌ، وَإِنَّ اللَّهَ لَسَائِقٌ إِلَيْكِ خَيْرًا. أَوْ نَحْوَ هَذَا. وَقَالَ عَطَاءٌ يُعَرِّضُ وَلاَ يَبُوحُ يَقُولُ إِنَّ لِي حَاجَةً وَأَبْشِرِي، وَأَنْتِ بِحَمْدِ اللَّهِ نَافِقَةٌ. وَتَقُولُ هِيَ قَدْ أَسْمَعُ مَا تَقُولُ. وَلاَ تَعِدُ شَيْئًا وَلاَ يُوَاعِدُ وَلِيُّهَا بِغَيْرِ عِلْمِهَا، وَإِنْ وَاعَدَتْ رَجُلاً فِي عِدَّتِهَا ثُمَّ نَكَحَهَا بَعْدُ لَمْ يُفَرَّقْ بَيْنَهُمَا. وَقَالَ الْحَسَنُ {لاَ تُوَاعِدُوهُنَّ سِرًّا} الزِّنَا. وَيُذْكَرُ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ {الْكِتَابُ أَجَلَهُ} تَنْقَضِي الْعِدَّةُ.
Rapporté par Ibn `Abbas : Il a dit : « Faire comprendre son intention de se marier se fait en disant par exemple à la veuve : “Je veux me marier et j’espère qu’Allah me donnera une femme pieuse.” » Al-Qasim a dit : On peut dire à la veuve : « J’ai beaucoup de respect pour toi et tu m’intéresses ; qu’Allah t’accorde beaucoup de bien », ou quelque chose de similaire. `Ata a dit : On doit faire allusion à son intention, sans la déclarer ouvertement. On peut dire : « J’ai un besoin. Bonne nouvelle pour toi. Louange à Allah ; tu es prête à te remarier. » Elle (la veuve) peut répondre : « J’écoute ce que tu dis », mais elle ne doit pas faire de promesse. Son tuteur ne doit pas non plus promettre à quelqu’un de la marier sans qu’elle le sache. Mais si, pendant la période de deuil (‘Idda), elle promet d’épouser quelqu’un et qu’ils se marient ensuite, ils ne doivent pas être séparés (le mariage est valable)
Sahih Al-Boukhari : 52
Sahl bin Sa'd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، أَنَّ امْرَأَةً، جَاءَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ جِئْتُ لأَهَبَ لَكَ نَفْسِي. فَنَظَرَ إِلَيْهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَصَعَّدَ النَّظَرَ إِلَيْهَا وَصَوَّبَهُ، ثُمَّ طَأْطَأَ رَأْسَهُ، فَلَمَّا رَأَتِ الْمَرْأَةُ أَنَّهُ لَمْ يَقْضِ فِيهَا شَيْئًا جَلَسَتْ، فَقَامَ رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِهِ فَقَالَ أَىْ رَسُولَ اللَّهِ إِنْ لَمْ تَكُنْ لَكَ بِهَا حَاجَةٌ فَزَوِّجْنِيهَا. فَقَالَ " هَلْ عِنْدَكَ مِنْ شَىْءٍ ". قَالَ لاَ وَاللَّهِ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " اذْهَبْ إِلَى أَهْلِكَ فَانْظُرْ هَلْ تَجِدُ شَيْئًا ". فَذَهَبَ ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ لاَ وَاللَّهِ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا وَجَدْتُ شَيْئًا. قَالَ " انْظُرْ وَلَوْ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ ". فَذَهَبَ ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ لاَ وَاللَّهِ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَلاَ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ، وَلَكِنْ هَذَا إِزَارِي ـ قَالَ سَهْلٌ مَا لَهُ رِدَاءٌ ـ فَلَهَا نِصْفُهُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا تَصْنَعُ بِإِزَارِكَ إِنْ لَبِسْتَهُ لَمْ يَكُنْ عَلَيْهَا مِنْهُ شَىْءٌ، وَإِنْ لَبِسَتْهُ لَمْ يَكُنْ عَلَيْكَ شَىْءٌ ". فَجَلَسَ الرَّجُلُ حَتَّى طَالَ مَجْلَسُهُ ثُمَّ قَامَ فَرَآهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مُوَلِّيًا فَأَمَرَ بِهِ فَدُعِيَ فَلَمَّا جَاءَ قَالَ " مَاذَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ ". قَالَ مَعِي سُورَةَ كَذَا وَسُورَةَ كَذَا وَسُورَةَ كَذَا. عَدَّدَهَا. قَالَ " أَتَقْرَؤُهُنَّ عَنْ ظَهْرِ قَلْبِكَ ". قَالَ نَعَمْ. قَالَ " اذْهَبْ فَقَدْ مَلَّكْتُكَهَا بِمَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ ".
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je viens me proposer à toi (pour le mariage). » Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a regardée attentivement, puis il a baissé la tête. Quand la femme a vu qu’il ne disait rien, elle s’est assise. Un homme parmi ses compagnons s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si tu n’as pas besoin d’elle, alors marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « As-tu quelque chose à offrir ? » L’homme a répondu : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va voir ta famille et essaie de trouver quelque chose. » L’homme est parti puis est revenu en disant : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai rien trouvé. » Le Prophète a dit : « Cherche encore, même si ce n’est qu’une bague en fer. » Il est parti puis est revenu en disant : « Non, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai même pas trouvé une bague en fer, mais voici mon Izar (vêtement de taille). » Il n’avait pas de vêtement supérieur (Rida). Il a ajouté : « Je donne la moitié de mon Izar. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Que fera-t-elle de ton Izar ? Si tu le portes, elle n’aura rien à se mettre, et si elle le porte, tu n’auras rien non plus. » L’homme s’est alors assis longtemps, puis il s’est levé pour partir. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu partir, il a demandé qu’on le rappelle. Quand il est revenu, le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Combien de sourates du Coran connais-tu par cœur ? » L’homme a répondu : « Je connais telle sourate, telle sourate et telle sourate », en les nommant. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Peux-tu les réciter par cœur ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va, je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran (comme dot). »
Sahih Al-Boukhari : 53
Urwa bin al-Zubair (RA)
Sahih
قَالَ يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، عَنْ يُونُسَ،. حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا عَنْبَسَةُ، حَدَّثَنَا يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَخْبَرَتْهُ أَنَّ النِّكَاحَ فِي الْجَاهِلِيَّةِ كَانَ عَلَى أَرْبَعَةِ أَنْحَاءٍ فَنِكَاحٌ مِنْهَا نِكَاحُ النَّاسِ الْيَوْمَ، يَخْطُبُ الرَّجُلُ إِلَى الرَّجُلِ وَلِيَّتَهُ أَوِ ابْنَتَهُ، فَيُصْدِقُهَا ثُمَّ يَنْكِحُهَا، وَنِكَاحٌ آخَرُ كَانَ الرَّجُلُ يَقُولُ لاِمْرَأَتِهِ إِذَا طَهُرَتْ مِنْ طَمْثِهَا أَرْسِلِي إِلَى فُلاَنٍ فَاسْتَبْضِعِي مِنْهُ. وَيَعْتَزِلُهَا زَوْجُهَا، وَلاَ يَمَسُّهَا أَبَدًا، حَتَّى يَتَبَيَّنَ حَمْلُهَا مِنْ ذَلِكَ الرَّجُلِ الَّذِي تَسْتَبْضِعُ مِنْهُ، فَإِذَا تَبَيَّنَ حَمْلُهَا أَصَابَهَا زَوْجُهَا إِذَا أَحَبَّ، وَإِنَّمَا يَفْعَلُ ذَلِكَ رَغْبَةً فِي نَجَابَةِ الْوَلَدِ، فَكَانَ هَذَا النِّكَاحُ نِكَاحَ الاِسْتِبْضَاعِ، وَنِكَاحٌ آخَرُ يَجْتَمِعُ الرَّهْطُ مَا دُونَ الْعَشَرَةِ فَيَدْخُلُونَ عَلَى الْمَرْأَةِ كُلُّهُمْ يُصِيبُهَا. فَإِذَا حَمَلَتْ وَوَضَعَتْ، وَمَرَّ عَلَيْهَا لَيَالِيَ بَعْدَ أَنْ تَضَعَ حَمْلَهَا، أَرْسَلَتْ إِلَيْهِمْ فَلَمْ يَسْتَطِعْ رَجُلٌ مِنْهُمْ أَنْ يَمْتَنِعَ حَتَّى يَجْتَمِعُوا عِنْدَهَا تَقُولُ لَهُمْ قَدْ عَرَفْتُمُ الَّذِي كَانَ مِنْ أَمْرِكُمْ، وَقَدْ وَلَدْتُ فَهُوَ ابْنُكَ يَا فُلاَنُ. تُسَمِّي مَنْ أَحَبَّتْ بِاسْمِهِ، فَيَلْحَقُ بِهِ وَلَدُهَا، لاَ يَسْتَطِيعُ أَنْ يَمْتَنِعَ بِهِ الرَّجُلُ. وَنِكَاحُ الرَّابِعِ يَجْتَمِعُ النَّاسُ الْكَثِيرُ فَيَدْخُلُونَ عَلَى الْمَرْأَةِ لاَ تَمْتَنِعُ مِمَّنْ جَاءَهَا وَهُنَّ الْبَغَايَا كُنَّ يَنْصِبْنَ عَلَى أَبْوَابِهِنَّ رَايَاتٍ تَكُونُ عَلَمًا فَمَنْ أَرَادَهُنَّ دَخَلَ عَلَيْهِنَّ، فَإِذَا حَمَلَتْ إِحْدَاهُنَّ وَوَضَعَتْ حَمْلَهَا جُمِعُوا لَهَا وَدَعَوْا لَهُمُ الْقَافَةَ ثُمَّ أَلْحَقُوا وَلَدَهَا بِالَّذِي يَرَوْنَ فَالْتَاطَ بِهِ، وَدُعِيَ ابْنَهُ لاَ يَمْتَنِعُ مِنْ ذَلِكَ، فَلَمَّا بُعِثَ مُحَمَّدٌ صلى الله عليه وسلم بِالْحَقِّ هَدَمَ نِكَاحَ الْجَاهِلِيَّةِ كُلَّهُ، إِلاَّ نِكَاحَ النَّاسِ الْيَوْمَ.
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : ‘Aïsha, l’épouse du Prophète (ﷺ), lui a raconté qu’il existait quatre types de mariage à l’époque préislamique de l’Ignorance. Un des types ressemblait à celui d’aujourd’hui : un homme demandait la main d’une femme à son tuteur ou à son père, lui donnait une dot, puis l’épousait. Le deuxième type était le suivant : un homme disait à sa femme, après la fin de ses règles : « Fais venir un tel et aie des rapports avec lui. » Son mari s’éloignait alors d’elle et n’avait plus de rapports avec elle jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte de l’autre homme. Quand la grossesse était évidente, il reprenait la vie conjugale s’il le souhaitait. Il faisait cela pour avoir un enfant de lignée noble. Ce type de mariage s’appelait Al-Istibda’. Un autre type était que moins de dix hommes se réunissaient et allaient voir une femme, chacun ayant des rapports avec elle. Si elle tombait enceinte et accouchait, après quelques jours, elle convoquait tous ces hommes. Aucun ne refusait de venir. Devant eux, elle disait : « Vous savez ce que vous avez fait. J’ai eu un enfant, c’est l’enfant de tel homme ! » Elle désignait celui qu’elle voulait, et l’enfant portait son nom, sans que l’homme puisse refuser. Le quatrième type était que de nombreux hommes fréquentaient une femme qui n’en refusait aucun. C’étaient des prostituées qui mettaient des drapeaux à leur porte comme signe, et quiconque le voulait pouvait avoir des rapports avec elles. Si l’une d’elles tombait enceinte et accouchait, on rassemblait tous les hommes concernés et on faisait appel à un expert pour reconnaître à qui ressemblait l’enfant. L’enfant était alors attribué à l’homme désigné, qui ne pouvait pas refuser. Mais quand Muhammad (ﷺ) a été envoyé avec la Vérité, il a aboli tous ces types de mariage de l’époque de l’Ignorance, sauf celui qui existe aujourd’hui
Sahih Al-Boukhari : 54
Sahl bin Sa'd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ الْمِقْدَامِ، حَدَّثَنَا فُضَيْلُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا أَبُو حَازِمٍ، حَدَّثَنَا سَهْلُ بْنُ سَعْدٍ، كُنَّا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم جُلُوسًا فَجَاءَتْهُ امْرَأَةٌ تَعْرِضُ نَفْسَهَا عَلَيْهِ فَخَفَّضَ فِيهَا النَّظَرَ وَرَفَعَهُ فَلَمْ يُرِدْهَا، فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِهِ زَوِّجْنِيهَا يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " أَعِنْدَكَ مِنْ شَىْءٍ ". قَالَ مَا عِنْدِي مِنْ شَىْءٍ. قَالَ " وَلاَ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ ". قَالَ وَلاَ خَاتَمًا مِنَ حَدِيدٍ وَلَكِنْ أَشُقُّ بُرْدَتِي هَذِهِ فَأُعْطِيهَا النِّصْفَ، وَآخُذُ النِّصْفَ. قَالَ " لاَ، هَلْ مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ شَىْءٌ ". قَالَ نَعَمْ. قَالَ " اذْهَبْ فَقَدْ زَوَّجْتُكَهَا بِمَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ ".
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Alors que nous étions assis avec le Prophète (ﷺ), une femme est venue vers lui et s’est proposée à lui pour le mariage. Le Prophète (ﷺ) l’a regardée, baissant et levant les yeux, mais il n’a rien répondu. L’un de ses compagnons a dit : « Mariez-la-moi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « As-tu quelque chose ? » Il a répondu : « Je n’ai rien. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Même pas une bague en fer ? » Il a dit : « Même pas une bague en fer, mais je peux déchirer mon vêtement en deux et lui en donner une moitié et garder l’autre. » Le Prophète a dit : « Non. Est-ce que tu connais quelque chose du Coran par cœur ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va, je t’ai marié à elle avec ce que tu connais du Coran comme dot. »
Sahih Al-Boukhari : 55
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم تَزَوَّجَهَا وَهْىَ بِنْتُ سِتِّ سِنِينَ، وَأُدْخِلَتْ عَلَيْهِ وَهْىَ بِنْتُ تِسْعٍ، وَمَكَثَتْ عِنْدَهُ تِسْعًا.
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) l’a épousée alors qu’elle avait six ans et il a consommé le mariage quand elle avait neuf ans, puis elle est restée avec lui pendant neuf ans (c’est-à-dire jusqu’à sa mort)
Sahih Al-Boukhari : 56
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُعَلَّى بْنُ أَسَدٍ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم تَزَوَّجَهَا وَهْىَ بِنْتُ سِتِّ سِنِينَ، وَبَنَى بِهَا وَهْىَ بِنْتُ تِسْعِ سِنِينَ. قَالَ هِشَامٌ وَأُنْبِئْتُ أَنَّهَا كَانَتْ عِنْدَهُ تِسْعَ سِنِينَ.
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) l’a épousée alors qu’elle avait six ans et il a consommé le mariage quand elle avait neuf ans. Hisham a dit : On m’a informé que `Aisha est restée avec le Prophète (ﷺ) pendant neuf ans (c’est-à-dire jusqu’à sa mort)
Sahih Al-Boukhari : 57
Sahl bin Sa'd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، قَالَ جَاءَتِ امْرَأَةٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ إِنِّي وَهَبْتُ مِنْ نَفْسِي. فَقَامَتْ طَوِيلاً فَقَالَ رَجُلٌ زَوِّجْنِيهَا، إِنْ لَمْ تَكُنْ لَكَ بِهَا حَاجَةٌ. قَالَ " هَلْ عِنْدَكَ مِنْ شَىْءٍ تُصْدِقُهَا ". قَالَ مَا عِنْدِي إِلاَّ إِزَارِي. فَقَالَ " إِنْ أَعْطَيْتَهَا إِيَّاهُ جَلَسْتَ لاَ إِزَارَ لَكَ، فَالْتَمِسْ شَيْئًا ". فَقَالَ مَا أَجِدُ شَيْئًا. فَقَالَ " الْتَمِسْ وَلَوْ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدِ ". فَلَمْ يَجِدْ. فَقَالَ " أَمَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ شَىْءٌ ". قَالَ نَعَمْ سُورَةُ كَذَا وَسُورَةُ كَذَا لِسُوَرٍ سَمَّاهَا. فَقَالَ " زَوَّجْنَاكَهَا بِمَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ ".
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Une femme est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Je me propose à toi (pour le mariage). » Elle est restée un long moment, puis un homme a dit : « Si tu n’as pas besoin d’elle, alors marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « As-tu quelque chose pour lui donner comme dot ? » Il a répondu : « Je n’ai rien d’autre que mon izar (tissu de taille). » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si tu lui donnes ton izar, tu n’auras plus rien à porter. (Va) et cherche quelque chose. » Il a dit : « Je n’ai rien trouvé. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cherche, même si c’est une bague en fer. » Mais il n’a rien trouvé, même pas cela. Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Connais-tu quelque chose du Coran par cœur ? » Il a répondu : « Oui, telle sourate et telle sourate, » en nommant ces sourates. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous t’avons marié à elle pour ce que tu connais du Coran par cœur. »
Sahih Al-Boukhari : 58
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُعَاذُ بْنُ فَضَالَةَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، حَدَّثَهُمْ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تُنْكَحُ الأَيِّمُ حَتَّى تُسْتَأْمَرَ وَلاَ تُنْكَحُ الْبِكْرُ حَتَّى تُسْتَأْذَنَ ". قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَكَيْفَ إِذْنُهَا قَالَ " أَنْ تَسْكُتَ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Une femme déjà mariée ne doit être donnée en mariage qu’après avoir été consultée, et une vierge ne doit être donnée en mariage qu’avec sa permission. » Les gens ont demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Comment savoir si elle donne sa permission ? » Il a répondu : « Son silence montre son accord. »
Sahih Al-Boukhari : 59
Khansa Bint Khidam Al-Ansariya
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، وَمُجَمِّعٍ، ابْنَىْ يَزِيدَ بْنِ جَارِيَةَ عَنْ خَنْسَاءَ بِنْتِ خِذَامٍ الأَنْصَارِيَّةِ، أَنَّ أَبَاهَا، زَوَّجَهَا وَهْىَ ثَيِّبٌ، فَكَرِهَتْ ذَلِكَ فَأَتَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرَدَّ نِكَاحَهُ.
Rapporté par Khansa bint Khidam Al-Ansariya : Son père l’a mariée alors qu’elle était déjà mariée auparavant, et elle n’aimait pas ce mariage. Elle est donc allée voir le Messager d’Allah (ﷺ), et il a annulé ce mariage
Sahih Al-Boukhari : 60
Abd al-Rahman bin Yazid (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا يَزِيدُ، أَخْبَرَنَا يَحْيَى، أَنَّ الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَهُ أَنَّ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ يَزِيدَ وَمُجَمِّعَ بْنَ يَزِيدَ حَدَّثَاهُ أَنَّ رَجُلاً يُدْعَى خِذَامًا أَنْكَحَ ابْنَةً لَهُ. نَحْوَهُ.
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Yazid et Majammi bin Yazid : Même récit que ci-dessus : Un homme appelé Khidam a marié sa fille à quelqu’un sans son accord. « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes de votre choix. » (4.3) Et si quelqu’un dit au tuteur d’une femme : « Marie-moi avec telle ou telle », et que le tuteur reste silencieux ou lui demande : « Qu’as-tu à offrir ? », et que l’autre répond : « J’ai telle et telle chose (comme dot) », ou garde le silence, puis que le tuteur dit : « Je t’ai marié avec elle », alors le mariage est valide. Ce récit a été rapporté par Sahl d’après le Prophète