Hadiths sur Marriage
523 hadiths authentiques trouves
Sahih Al-Boukhari : 61
Sahl (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ سَهْلٍ، أَنَّ امْرَأَةً، أَتَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَعَرَضَتْ عَلَيْهِ نَفْسَهَا فَقَالَ " مَا لِي الْيَوْمَ فِي النِّسَاءِ مِنْ حَاجَةٍ ". فَقَالَ رَجُلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ زَوِّجْنِيهَا. قَالَ " مَا عِنْدَكَ ". قَالَ مَا عِنْدِي شَىْءٌ. قَالَ " أَعْطِهَا وَلَوْ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ ". قَالَ مَا عِنْدِي شَىْءٌ. قَالَ " فَمَا عِنْدَكَ مِنَ الْقُرْآنِ ". قَالَ عِنْدِي كَذَا وَكَذَا. قَالَ " فَقَدْ مَلَّكْتُكَهَا بِمَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ ".
Rapporté par Sahl : Une femme est venue voir le Prophète et s’est proposée à lui pour le mariage. Il a dit : « Je n’ai pas besoin de femmes en ce moment. » Un homme a alors dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Qu’as-tu à offrir ? » Il a répondu : « Je n’ai rien. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Donne-lui quelque chose, même une bague en fer. » Il a répondu : « Je n’ai rien. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Combien connais-tu de Coran par cœur ? » Il a répondu : « J’en connais une certaine quantité. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je t’ai marié avec elle pour ce que tu connais du Coran. »
Sahih Al-Boukhari : 62
al-Rabi (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ الْمُفَضَّلِ، حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ ذَكْوَانَ، قَالَ قَالَتِ الرُّبَيِّعُ بِنْتُ مُعَوِّذٍ ابْنِ عَفْرَاءَ. جَاءَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَدَخَلَ حِينَ بُنِيَ عَلَىَّ، فَجَلَسَ عَلَى فِرَاشِي كَمَجْلِسِكَ مِنِّي، فَجَعَلَتْ جُوَيْرِيَاتٌ لَنَا يَضْرِبْنَ بِالدُّفِّ وَيَنْدُبْنَ مَنْ قُتِلَ مِنْ آبَائِي يَوْمَ بَدْرٍ، إِذْ قَالَتْ إِحْدَاهُنَّ وَفِينَا نَبِيٌّ يَعْلَمُ مَا فِي غَدٍ. فَقَالَ
" دَعِي هَذِهِ، وَقُولِي بِالَّذِي كُنْتِ تَقُولِينَ ".
Rapporté par Ar-Rabi` (la fille de Muawwidh bin Afra) : Après la consommation de mon mariage, le Prophète (ﷺ) est venu et s’est assis sur mon lit, à la même distance que celle à laquelle tu es assis maintenant. Nos petites filles ont commencé à jouer du tambourin et à réciter des vers en mémoire de mon père, qui avait été tué à la bataille de Badr. L’une d’elles a dit : « Parmi nous se trouve un Prophète qui sait ce qui arrivera demain. » À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) a dit : « Laissez cela et continuez à dire les vers que vous disiez avant. »
Sahih Al-Boukhari : 63
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ صُهَيْبٍ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ عَوْفٍ، تَزَوَّجَ امْرَأَةً عَلَى وَزْنِ نَوَاةٍ، فَرَأَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَشَاشَةَ الْعُرْسِ فَسَأَلَهُ فَقَالَ إِنِّي تَزَوَّجْتُ امْرَأَةً عَلَى وَزْنِ نَوَاةٍ. وَعَنْ قَتَادَةَ عَنْ أَنَسٍ أَنَّ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ عَوْفٍ تَزَوَّجَ امْرَأَةً عَلَى وَزْنِ نَوَاةٍ مِنْ ذَهَبٍ.
Rapporté par Anas : `Abdur Rahman bin `Auf a épousé une femme et lui a donné en dot de l’or équivalent au poids d’un noyau de datte. Quand le Prophète (ﷺ) a remarqué des signes de joie liés au mariage sur son visage et l’a interrogé à ce sujet, il a répondu : « J’ai épousé une femme et je lui ai donné de l’or équivalent au poids d’un noyau de datte comme dot. »
Sahih Al-Boukhari : 64
Sahl bin Sa'd al-Sa'idi (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، سَمِعْتُ أَبَا حَازِمٍ، يَقُولُ سَمِعْتُ سَهْلَ بْنَ سَعْدٍ السَّاعِدِيَّ، يَقُولُ إِنِّي لَفِي الْقَوْمِ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذْ قَامَتِ امْرَأَةٌ فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّهَا قَدْ وَهَبَتْ نَفْسَهَا لَكَ فَرَ فِيهَا رَأْيَكَ فَلَمْ يُجِبْهَا شَيْئًا ثُمَّ قَامَتْ فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّهَا قَدْ وَهَبَتْ نَفْسَهَا لَكَ فَرَ فِيهَا رَأْيَكَ فَلَمْ يُجِبْهَا شَيْئًا ثُمَّ قَامَتِ الثَّالِثَةَ فَقَالَتْ إِنَّهَا قَدْ وَهَبَتْ نَفْسَهَا لَكَ فَرَ فِيهَا رَأْيَكَ فَقَامَ رَجُلٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنْكِحْنِيهَا. قَالَ " هَلْ عِنْدَكَ مِنْ شَىْءٍ ". قَالَ لاَ. قَالَ " اذْهَبْ فَاطْلُبْ وَلَوْ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ ". فَذَهَبَ فَطَلَبَ ثُمَّ جَاءَ فَقَالَ مَا وَجَدْتُ شَيْئًا وَلاَ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ. فَقَالَ " هَلْ مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ شَىْءٌ ". قَالَ مَعِي سُورَةُ كَذَا وَسُورَةُ كَذَا. قَالَ " اذْهَبْ فَقَدْ أَنْكَحْتُكَهَا بِمَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ ".
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : Alors que j’étais assis parmi les gens en compagnie du Messager d’Allah (ﷺ), une femme s’est levée et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Elle s’est offerte à toi en mariage ; donne ton avis sur elle. » Le Prophète ne lui a pas répondu. Elle s’est levée de nouveau et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Elle s’est offerte à toi en mariage ; donne ton avis sur elle. » Le Prophète (ﷺ) ne lui a pas répondu. Elle s’est levée une troisième fois et a dit : « Elle s’est offerte à toi en mariage : donne ton avis sur elle. » Alors un homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Maries-la-moi. » Le Prophète lui a demandé : « As-tu quelque chose ? » Il a répondu : « Non. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va chercher quelque chose, même une bague en fer. » L’homme est parti chercher, puis il est revenu en disant : « Je n’ai rien trouvé, même pas une bague en fer. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Connais-tu quelque chose du Coran par cœur ? » Il a répondu : « Je connais telle sourate et telle sourate. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va ! Je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran par cœur. »
Sahih Al-Boukhari : 65
Uqba (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، هِشَامُ بْنُ عَبْدِ الْمَلِكِ حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي حَبِيبٍ، عَنْ أَبِي الْخَيْرِ، عَنْ عُقْبَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" أَحَقُّ مَا أَوْفَيْتُمْ مِنَ الشُّرُوطِ أَنْ تُوفُوا بِهِ مَا اسْتَحْلَلْتُمْ بِهِ الْفُرُوجَ ".
Rapporté par `Uqba : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les engagements auxquels il faut le plus tenir sont ceux qui vous donnent le droit de profiter des parties intimes (c’est-à-dire les conditions du contrat de mariage). »
Sahih Al-Boukhari : 66
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ حُمَيْدٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ أَوْلَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِزَيْنَبَ فَأَوْسَعَ الْمُسْلِمِينَ خَيْرًا فَخَرَجَ ـ كَمَا يَصْنَعُ إِذَا تَزَوَّجَ ـ فَأَتَى حُجَرَ أُمَّهَاتِ الْمُؤْمِنِينَ يَدْعُو وَيَدْعُونَ {لَهُ} ثُمَّ انْصَرَفَ فَرَأَى رَجُلَيْنِ فَرَجَعَ لاَ أَدْرِي آخْبَرْتُهُ أَوْ أُخْبِرَ بِخُرُوجِهِمَا.
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a offert un repas de mariage à l’occasion de son union avec Zaynab et a servi un bon repas aux musulmans. Ensuite, comme il en avait l’habitude après un mariage, il est allé rendre visite aux demeures des Mères des Croyants (c’est-à-dire ses épouses), en invoquant le bien pour elles, et elles invoquaient aussi le bien pour lui. Puis il est parti (et revenu) et a vu deux hommes encore assis là. Alors il est reparti. Je ne me souviens plus si c’est moi qui l’ai informé ou si quelqu’un d’autre lui a dit qu’ils étaient partis
Sahih Al-Boukhari : 67
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا ابْنُ الْمُبَارَكِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" غَزَا نَبِيٌّ مِنَ الأَنْبِيَاءِ فَقَالَ لِقَوْمِهِ لاَ يَتْبَعْنِي رَجُلٌ مَلَكَ بُضْعَ امْرَأَةٍ وَهْوَ يُرِيدُ أَنْ يَبْنِيَ بِهَا وَلَمْ يَبْنِ بِهَا ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : Un prophète parmi les prophètes est parti en expédition militaire et a dit à son peuple : « Un homme qui s’est marié et souhaite consommer son mariage mais ne l’a pas encore fait ne doit pas m’accompagner. »
Sahih Al-Boukhari : 68
Urwa (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ بْنُ عُقْبَةَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ عُرْوَةَ، تَزَوَّجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَائِشَةَ وَهْىَ ابْنَةُ سِتٍّ وَبَنَى بِهَا وَهْىَ ابْنَةُ تِسْعٍ وَمَكَثَتْ عِنْدَهُ تِسْعًا.
Rapporté par 'Urwa : Le Prophète (ﷺ) a conclu le contrat de mariage avec `Aisha alors qu’elle avait six ans, et il a consommé le mariage avec elle quand elle avait neuf ans. Elle est restée avec lui pendant neuf ans (jusqu’à sa mort)
Sahih Al-Boukhari : 69
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلاَمٍ، أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ حُمَيْدٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ أَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ خَيْبَرَ وَالْمَدِينَةِ ثَلاَثًا يُبْنَى عَلَيْهِ بِصَفِيَّةَ بِنْتِ حُيَىٍّ فَدَعَوْتُ الْمُسْلِمِينَ إِلَى وَلِيمَتِهِ، فَمَا كَانَ فِيهَا مِنْ خُبْزٍ وَلاَ لَحْمٍ، أَمَرَ بِالأَنْطَاعِ فَأُلْقِيَ فِيهَا مِنَ التَّمْرِ وَالأَقِطِ وَالسَّمْنِ فَكَانَتْ وَلِيمَتَهُ، فَقَالَ الْمُسْلِمُونَ إِحْدَى أُمَّهَاتِ الْمُؤْمِنِينَ أَوْ مِمَّا مَلَكَتْ يَمِينُهُ فَقَالُوا إِنْ حَجَبَهَا فَهْىَ مِنْ أُمَّهَاتِ الْمُؤْمِنِينَ، وَإِنْ لَمْ يَحْجُبْهَا فَهْىَ مِمَّا مَلَكَتْ يَمِينُهُ فَلَمَّا ارْتَحَلَ وَطَّى لَهَا خَلْفَهُ وَمَدَّ الْحِجَابَ بَيْنَهَا وَبَيْنَ النَّاسِ.
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) est resté trois jours dans un endroit entre Khaybar et Médine, et c’est là qu’il a consommé son mariage avec Safiyya bint Huyay. J’ai invité les musulmans à un banquet où il n’y avait ni viande ni pain. Le Prophète (ﷺ) a demandé qu’on étende des nappes en cuir, puis on y a servi des dattes, du yaourt sec et du beurre. C’était le walima (banquet de mariage) du Prophète. Les musulmans se sont demandé si Safiyya serait considérée comme son épouse ou comme une esclave parmi celles qu’il possédait. Ils ont dit : « Si le Prophète (ﷺ) la met à l’écart des gens, alors c’est son épouse, sinon c’est une esclave. » Quand le Prophète (ﷺ) est reparti, il a fait une place pour elle derrière lui sur le chameau et l’a couverte des regards
Sahih Al-Boukhari : 70
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا الْفَضْلُ بْنُ يَعْقُوبَ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَابِقٍ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّهَا زَفَّتِ امْرَأَةً إِلَى رَجُلٍ مِنَ الأَنْصَارِ فَقَالَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" يَا عَائِشَةُ مَا كَانَ مَعَكُمْ لَهْوٌ فَإِنَّ الأَنْصَارَ يُعْجِبُهُمُ اللَّهْوُ ".
Rapporté par 'Aisha : J'ai préparé une femme des Ansar pour qu'elle se marie avec un homme, et le Prophète m'a dit : « Ô 'Aisha ! N'as-tu pas prévu un peu de divertissement (pour la cérémonie de mariage) ? Les Ansar aiment les distractions. »
Sahih Al-Boukhari : 71
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
وَقَالَ إِبْرَاهِيمُ عَنْ أَبِي عُثْمَانَ ـ وَاسْمُهُ الْجَعْدُ ـ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ مَرَّ بِنَا فِي مَسْجِدِ بَنِي رِفَاعَةَ فَسَمِعْتُهُ يَقُولُ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِذَا مَرَّ بِجَنَبَاتِ أُمِّ سُلَيْمٍ دَخَلَ عَلَيْهَا فَسَلَّمَ عَلَيْهَا، ثُمَّ قَالَ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَرُوسًا بِزَيْنَبَ فَقَالَتْ لِي أُمُّ سُلَيْمٍ لَوْ أَهْدَيْنَا لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هَدِيَّةً فَقُلْتُ لَهَا افْعَلِي. فَعَمَدَتْ إِلَى تَمْرٍ وَسَمْنٍ وَأَقِطٍ، فَاتَّخَذَتْ حَيْسَةً فِي بُرْمَةٍ، فَأَرْسَلَتْ بِهَا مَعِي إِلَيْهِ، فَانْطَلَقْتُ بِهَا إِلَيْهِ فَقَالَ لِي " ضَعْهَا ". ثُمَّ أَمَرَنِي فَقَالَ " ادْعُ لِي رِجَالاً ـ سَمَّاهُمْ ـ وَادْعُ لِي مَنْ لَقِيتَ ". قَالَ فَفَعَلْتُ الَّذِي أَمَرَنِي فَرَجَعْتُ فَإِذَا الْبَيْتُ غَاصٌّ بِأَهْلِهِ، فَرَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَضَعَ يَدَيْهِ عَلَى تِلْكَ الْحَيْسَةِ، وَتَكَلَّمَ بِهَا مَا شَاءَ اللَّهُ، ثُمَّ جَعَلَ يَدْعُو عَشَرَةً عَشَرَةً، يَأْكُلُونَ مِنْهُ، وَيَقُولُ لَهُمُ " اذْكُرُوا اسْمَ اللَّهِ، وَلْيَأْكُلْ كُلُّ رَجُلٍ مِمَّا يَلِيهِ ". قَالَ حَتَّى تَصَدَّعُوا كُلُّهُمْ عَنْهَا، فَخَرَجَ مِنْهُمْ مَنْ خَرَجَ، وَبَقِيَ نَفَرٌ يَتَحَدَّثُونَ قَالَ وَجَعَلْتُ أَغْتَمُّ، ثُمَّ خَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نَحْوَ الْحُجُرَاتِ، وَخَرَجْتُ فِي إِثْرِهِ فَقُلْتُ إِنَّهُمْ قَدْ ذَهَبُوا. فَرَجَعَ فَدَخَلَ الْبَيْتَ، وَأَرْخَى السِّتْرَ، وَإِنِّي لَفِي الْحُجْرَةِ، وَهْوَ يَقُولُ {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تَدْخُلُوا بُيُوتَ النَّبِيِّ إِلاَّ أَنْ يُؤْذَنَ لَكُمْ إِلَى طَعَامٍ غَيْرَ نَاظِرِينَ إِنَاهُ وَلَكِنْ إِذَا دُعِيتُمْ فَادْخُلُوا فَإِذَا طَعِمْتُمْ فَانْتَشِرُوا وَلاَ مُسْتَأْنِسِينَ لِحَدِيثٍ إِنَّ ذَلِكُمْ كَانَ يُؤْذِي النَّبِيَّ فَيَسْتَحْيِي مِنْكُمْ وَاللَّهُ لاَ يَسْتَحْيِي مِنَ الْحَقِّ}. قَالَ أَبُو عُثْمَانَ قَالَ أَنَسٌ إِنَّهُ خَدَمَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَشْرَ سِنِينَ.
Rapporté par Anas ibn Malik : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) passait devant (ma mère, Um-Sulaim), il entrait chez elle et la saluait. Anas a ajouté : Un jour, le Prophète (ﷺ) était un jeune marié lors de son mariage avec Zainab. Um Sulaim m'a dit : « Offrons un cadeau au Messager d'Allah (ﷺ). » Je lui ai répondu : « Fais-le. » Elle a alors préparé un plat sucré appelé Haisa, à base de dattes, de beurre et de yaourt séché, et elle m'a demandé de l'apporter au Prophète (ﷺ). Je l'ai apporté, et il m'a dit : « Pose-le », puis il m'a demandé d'appeler certains hommes qu'il a nommés, et d'inviter aussi ceux que je rencontrerais. J'ai fait ce qu'il m'a demandé. Quand je suis revenu, la maison était pleine de monde et j'ai vu le Prophète (ﷺ) poser sa main sur le Haisa et prononcer dessus ce qu'Allah voulait. Ensuite, il a fait entrer les hommes par groupes de dix pour qu'ils mangent, et il leur a dit : « Dites le nom d'Allah, et que chacun mange ce qui est devant lui. » Quand tout le monde a fini de manger, certains sont partis et quelques-uns sont restés à discuter, ce qui m'a dérangé. Le Prophète (ﷺ) est alors sorti vers les habitations de ses femmes, et je l'ai suivi pour lui dire que les gens étaient partis. Il est revenu, est entré chez lui et a tiré le rideau pendant que j'étais encore là, et il récitait les versets : « Ô vous qui croyez ! N'entrez pas dans la maison du Prophète sans y être invités pour un repas, et n'y allez pas trop tôt pour attendre sa préparation. Mais quand on vous invite, entrez ; et quand vous avez mangé, dispersez-vous sans rester pour discuter. Un tel comportement dérange le Prophète ; il est trop pudique pour vous le dire, mais Allah ne craint pas de dire la vérité. » (33:53) Abou Uthman a dit : Anas a dit : « J'ai servi le Prophète pendant dix ans. »
Sahih Al-Boukhari : 72
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ كَانَ ابْنَ عَشْرِ سِنِينَ مَقْدَمَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَدِينَةَ، فَكَانَ أُمَّهَاتِي يُوَاظِبْنَنِي عَلَى خِدْمَةِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَخَدَمْتُهُ عَشْرَ سِنِينَ، وَتُوُفِّيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا ابْنُ عِشْرِينَ سَنَةً، فَكُنْتُ أَعْلَمَ النَّاسِ بِشَأْنِ الْحِجَابِ حِينَ أُنْزِلَ، وَكَانَ أَوَّلَ مَا أُنْزِلَ فِي مُبْتَنَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِزَيْنَبَ ابْنَةِ جَحْشٍ، أَصْبَحَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِهَا عَرُوسًا، فَدَعَا الْقَوْمَ فَأَصَابُوا مِنَ الطَّعَامِ، ثُمَّ خَرَجُوا وَبَقِيَ رَهْطٌ مِنْهُمْ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَطَالُوا الْمُكْثَ، فَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَخَرَجَ وَخَرَجْتُ مَعَهُ لِكَىْ يَخْرُجُوا، فَمَشَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَمَشَيْتُ، حَتَّى جَاءَ عَتَبَةَ حُجْرَةِ عَائِشَةَ، ثُمَّ ظَنَّ أَنَّهُمْ خَرَجُوا فَرَجَعَ وَرَجَعْتُ مَعَهُ، حَتَّى إِذَا دَخَلَ عَلَى زَيْنَبَ فَإِذَا هُمْ جُلُوسٌ لَمْ يَقُومُوا، فَرَجَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَرَجَعْتُ مَعَهُ، حَتَّى إِذَا بَلَغَ عَتَبَةَ حُجْرَةِ عَائِشَةَ، وَظَنَّ أَنَّهُمْ خَرَجُوا، فَرَجَعَ وَرَجَعْتُ مَعَهُ فَإِذَا هُمْ قَدْ خَرَجُوا فَضَرَبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنِي وَبَيْنَهُ بِالسِّتْرِ، وَأُنْزِلَ الْحِجَابُ.
Rapporté par Anas ibn Malik : J'avais dix ans quand le Messager d'Allah (ﷺ) est arrivé à Médine. Ma mère et mes tantes m'encourageaient à servir régulièrement le Prophète (ﷺ), et je l'ai servi pendant dix ans. Quand le Prophète (ﷺ) est décédé, j'avais vingt ans, et je connaissais mieux que quiconque le sujet du voile (Al-Hijab) au moment où il a été révélé. Il a été révélé pour la première fois lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) a consommé son mariage avec Zainab bint Jahsh. Au lever du jour, le Prophète (ﷺ) était un jeune marié et il a invité les gens à un repas. Ils sont venus, ont mangé, puis tous sont partis sauf quelques-uns qui sont restés longtemps avec le Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) s’est levé et est sorti, et je l’ai suivi pour que ces gens partent aussi. Le Prophète (ﷺ) est allé jusqu’à la porte de la maison de `Aisha. Pensant que les gens étaient partis, il est revenu, et moi aussi. Quand il est entré chez Zainab, ils étaient toujours là. Le Prophète (ﷺ) est donc ressorti, et je l’ai suivi. Arrivés à la porte de la maison de `Aisha, il a pensé qu’ils étaient partis, alors il est revenu, et moi aussi, et nous avons constaté qu’ils étaient partis. Le Prophète (ﷺ) a alors tiré un rideau entre lui et moi, et les versets sur le voile ont été révélés
Sahih Al-Boukhari : 73
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، عَنْ بَيَانٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا، يَقُولُ بَنَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِامْرَأَةٍ فَأَرْسَلَنِي فَدَعَوْتُ رِجَالاً إِلَى الطَّعَامِ.
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a consommé son mariage avec une femme (Zainab), puis il m’a envoyé inviter des hommes au repas
Sahih Al-Boukhari : 74
Thabit (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ ثَابِتٍ، قَالَ ذُكِرَ تَزْوِيجُ زَيْنَبَ ابْنَةِ جَحْشٍ عِنْدَ أَنَسٍ فَقَالَ مَا رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَوْلَمَ عَلَى أَحَدٍ مِنْ نِسَائِهِ مَا أَوْلَمَ عَلَيْهَا أَوْلَمَ بِشَاةٍ.
Rapporté par Thabit : On a parlé du mariage de Zainab bint Jahash en présence d’Anas, et il a dit : « Je n’ai jamais vu le Prophète (ﷺ) offrir un meilleur banquet pour le mariage d’une de ses épouses que celui qu’il a donné pour Zainab. Il a alors organisé un banquet avec un seul mouton. »
Sahih Al-Boukhari : 75
Nafi' bin Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا الْحَجَّاجُ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ قَالَ ابْنُ جُرَيْجٍ أَخْبَرَنِي مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ، عَنْ نَافِعٍ، قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" أَجِيبُوا هَذِهِ الدَّعْوَةَ إِذَا دُعِيتُمْ لَهَا ". قَالَ كَانَ عَبْدُ اللَّهِ يَأْتِي الدَّعْوَةَ فِي الْعُرْسِ وَغَيْرِ الْعُرْسِ وَهْوَ صَائِمٌ.
Rapporté par Nafi‘ : ‘Abdullah ibn ‘Umar a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Acceptez l’invitation à un mariage si vous y êtes conviés.’ » Ibn ‘Umar acceptait l’invitation, que ce soit pour un banquet de mariage ou pour toute autre fête, même lorsqu’il jeûnait
Sahih Al-Boukhari : 76
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا خَلاَّدُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ نَافِعٍ، عَنِ الْحَسَنِ ـ هُوَ ابْنُ مُسْلِمٍ ـ عَنْ صَفِيَّةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ امْرَأَةً، مِنَ الأَنْصَارِ زَوَّجَتِ ابْنَتَهَا فَتَمَعَّطَ شَعَرُ رَأْسِهَا، فَجَاءَتْ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَتْ ذَلِكَ لَهُ، فَقَالَتْ إِنَّ زَوْجَهَا أَمَرَنِي أَنْ أَصِلَ فِي شَعَرِهَا. فَقَالَ
" لاَ إِنَّهُ قَدْ لُعِنَ الْمُوصِلاَتُ ".
Rapporté par `Aisha : Une femme des Ansar a marié sa fille, et les cheveux de cette dernière ont commencé à tomber. Les femmes Ansar sont allées voir le Prophète (ﷺ) et lui ont parlé de cela, en disant : « Le mari de ma fille a proposé que je lui mette des faux cheveux. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non, ne fais pas cela, car Allah maudit les femmes qui rallongent leurs cheveux artificiellement. »
Sahih Al-Boukhari : 77
Um Salama (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدَةُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ زَيْنَبَ ابْنَةِ أُمِّ سَلَمَةَ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ عِنْدَهَا وَفِي الْبَيْتِ مُخَنَّثٌ، فَقَالَ الْمُخَنَّثُ لأَخِي أُمِّ سَلَمَةَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي أُمَيَّةَ إِنْ فَتَحَ اللَّهُ عَلَيْكُمُ الطَّائِفَ غَدًا أَدُلُّكَ عَلَى ابْنَةِ غَيْلاَنَ، فَإِنَّهَا تُقْبِلُ بِأَرْبَعٍ وَتُدْبِرُ بِثَمَانٍ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" لاَ يَدْخُلَنَّ هَذَا عَلَيْكُنَّ ".
Rapporté par Um Salama : Alors que le Prophète (ﷺ) était avec moi, un homme efféminé se trouvait dans la maison. Cet homme a dit au frère d’Um Salama, `Abdullah bin Abi Umaiyya : « Si Allah te fait conquérir Ta’if demain, je te conseille d’épouser la fille de Ghailan, car elle est tellement forte qu’on voit quatre plis de chair de face et huit de dos. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Cet homme (efféminé) ne doit plus entrer chez vous. »
Sahih Al-Boukhari : 78
Abou Oussaïd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ غَسِيلٍ، عَنْ حَمْزَةَ بْنِ أَبِي أُسَيْدٍ، عَنْ أَبِي أُسَيْدٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ خَرَجْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى انْطَلَقْنَا إِلَى حَائِطٍ يُقَالُ لَهُ الشَّوْطُ، حَتَّى انْتَهَيْنَا إِلَى حَائِطَيْنِ فَجَلَسْنَا بَيْنَهُمَا فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اجْلِسُوا هَا هُنَا ". وَدَخَلَ وَقَدْ أُتِيَ بِالْجَوْنِيَّةِ، فَأُنْزِلَتْ فِي بَيْتٍ فِي نَخْلٍ فِي بَيْتٍ أُمَيْمَةُ بِنْتُ النُّعْمَانِ بْنِ شَرَاحِيلَ وَمَعَهَا دَايَتُهَا حَاضِنَةٌ لَهَا، فَلَمَّا دَخَلَ عَلَيْهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " هَبِي نَفْسَكِ لِي ". قَالَتْ وَهَلْ تَهَبُ الْمَلِكَةُ نَفْسَهَا لِلسُّوقَةِ. قَالَ فَأَهْوَى بِيَدِهِ يَضَعُ يَدَهُ عَلَيْهَا لِتَسْكُنَ فَقَالَتْ أَعُوذُ بِاللَّهِ مِنْكَ. فَقَالَ " قَدْ عُذْتِ بِمَعَاذٍ ". ثُمَّ خَرَجَ عَلَيْنَا، فَقَالَ " يَا أَبَا أُسَيْدٍ اكْسُهَا رَازِقِيَّتَيْنِ وَأَلْحِقْهَا بِأَهْلِهَا".
Rapporté par Abu Usaid : Nous sommes sortis avec le Prophète ﷺ vers un jardin appelé Ash-Shaut jusqu’à ce que nous arrivions entre deux murs où nous nous sommes assis. Le Prophète ﷺ a dit : « Asseyez-vous ici », puis il est entré (dans le jardin). La Jauniyya (une femme des Bani Jaun) avait été amenée et installée dans une maison dans un jardin de palmiers, chez Umaima bint An-Nu`man bin Sharahil, avec sa nourrice. Quand le Prophète ﷺ est entré auprès d’elle, il lui a dit : « Offre-toi à moi (en mariage) comme cadeau. » Elle a répondu : « Une princesse peut-elle se donner en mariage à un homme ordinaire ? » Le Prophète ﷺ a levé la main pour la rassurer. Elle a dit : « Je cherche refuge auprès d’Allah contre toi. » Il a dit : « Tu as cherché refuge auprès de Celui qui protège. » Puis le Prophète ﷺ est sorti vers nous et a dit : « Ô Abu Usaid ! Donne-lui deux robes blanches en lin et laisse-la retourner auprès de sa famille. »
Sahih Al-Boukhari : 79
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُفَيْرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ، أَخْبَرَتْهُ أَنَّ امْرَأَةَ رِفَاعَةَ الْقُرَظِيِّ جَاءَتْ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ رِفَاعَةَ طَلَّقَنِي فَبَتَّ طَلاَقِي، وَإِنِّي نَكَحْتُ بَعْدَهُ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ الزَّبِيرِ الْقُرَظِيَّ، وَإِنَّمَا مَعَهُ مِثْلُ الْهُدْبَةِ. قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" لَعَلَّكِ تُرِيدِينَ أَنْ تَرْجِعِي إِلَى رِفَاعَةَ، لاَ، حَتَّى يَذُوقَ عُسَيْلَتَكِ وَتَذُوقِي عُسَيْلَتَهُ ".
Rapporté par `Aisha : La femme de Rifa`a Al-Qurazi est venue voir le Messager d'Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Rifa`a m'a divorcée de façon définitive. Après lui, j'ai épousé `Abdur-Rahman bin Az-Zubair Al-Qurazi, mais il s'est avéré impuissant. » Le Messager d'Allah (ﷺ) lui a dit : « Peut-être veux-tu retourner avec Rifa`a ? Non, tu ne pourras pas retourner avec Rifa`a tant que toi et `Abdur-Rahman n'aurez pas consommé votre mariage. »
Sahih Al-Boukhari : 80
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي الْقَاسِمُ بْنُ مُحَمَّدٍ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ رَجُلاً، طَلَّقَ امْرَأَتَهُ ثَلاَثًا، فَتَزَوَّجَتْ فَطَلَّقَ فَسُئِلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَتَحِلُّ لِلأَوَّلِ قَالَ
" لاَ، حَتَّى يَذُوقَ عُسَيْلَتَهَا كَمَا ذَاقَ الأَوَّلُ ".
Rapporté par `Aisha : Un homme a divorcé de sa femme trois fois (en prononçant trois fois sa décision), puis elle a épousé un autre homme qui l'a aussi divorcée. On a demandé au Prophète (ﷺ) si elle pouvait légalement se remarier avec son premier mari. Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Non, elle ne peut pas se remarier avec le premier mari tant que le second mari n'a pas consommé son mariage avec elle, comme l'avait fait le premier. »