Hadiths sur Marriage
523 hadiths authentiques trouves
Sahih Al-Boukhari : 81
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ طَلَّقَ رَجُلٌ امْرَأَتَهُ فَتَزَوَّجَتْ زَوْجًا غَيْرَهُ فَطَلَّقَهَا، وَكَانَتْ مَعَهُ مِثْلُ الْهُدْبَةِ فَلَمْ تَصِلْ مِنْهُ إِلَى شَىْءٍ تُرِيدُهُ، فَلَمْ يَلْبَثْ أَنْ طَلَّقَهَا فَأَتَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ زَوْجِي طَلَّقَنِي، وَإِنِّي تَزَوَّجْتُ زَوْجًا غَيْرَهُ فَدَخَلَ بِي، وَلَمْ يَكُنْ مَعَهُ إِلاَّ مِثْلُ الْهُدْبَةِ فَلَمْ يَقْرَبْنِي إِلاَّ هَنَةً وَاحِدَةً، لَمْ يَصِلْ مِنِّي إِلَى شَىْءٍ، فَأَحِلُّ لِزَوْجِي الأَوَّلِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" لاَ تَحِلِّينَ لِزَوْجِكِ الأَوَّلِ حَتَّى يَذُوقَ الآخَرُ عُسَيْلَتَكِ، وَتَذُوقِي عُسَيْلَتَهُ ".
Rapporté par `Aisha : Un homme a divorcé de sa femme, puis elle a épousé un autre homme qui s’est révélé impuissant et l’a divorcée. Elle n’a pas pu être satisfaite avec lui, et après un certain temps il l’a divorcée. Elle est alors venue voir le Prophète et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Mon premier mari m’a divorcée, puis j’ai épousé un autre homme qui est venu vers moi pour consommer le mariage, mais il s’est avéré impuissant et ne m’a approchée qu’une seule fois, sans rien en retirer. Puis-je alors me remarier avec mon premier mari dans ce cas ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’est pas permis de te remarier avec ton premier mari tant que l’autre mari n’a pas consommé le mariage avec toi. »
Sahih Al-Boukhari : 82
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامٌ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، وَقَالَ، عَطَاءٌ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، كَانَ الْمُشْرِكُونَ عَلَى مَنْزِلَتَيْنِ مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَالْمُؤْمِنِينَ، كَانُوا مُشْرِكِي أَهْلِ حَرْبٍ يُقَاتِلُهُمْ وَيُقَاتِلُونَهُ، وَمُشْرِكِي أَهْلِ عَهْدٍ لاَ يُقَاتِلُهُمْ وَلاَ يُقَاتِلُونَهُ، وَكَانَ إِذَا هَاجَرَتِ امْرَأَةٌ مِنْ أَهْلِ الْحَرْبِ لَمْ تُخْطَبْ حَتَّى تَحِيضَ وَتَطْهُرَ، فَإِذَا طَهُرَتْ حَلَّ لَهَا النِّكَاحُ، فَإِنْ هَاجَرَ زَوْجُهَا قَبْلَ أَنْ تَنْكِحَ رُدَّتْ إِلَيْهِ، وَإِنْ هَاجَرَ عَبْدٌ مِنْهُمْ أَوْ أَمَةٌ فَهُمَا حُرَّانِ وَلَهُمَا مَا لِلْمُهَاجِرِينَ. ثُمَّ ذَكَرَ مِنْ أَهْلِ الْعَهْدِ مِثْلَ حَدِيثِ مُجَاهِدٍ وَإِنْ هَاجَرَ عَبْدٌ أَوْ أَمَةٌ لِلْمُشْرِكِينَ أَهْلِ الْعَهْدِ لَمْ يُرَدُّوا، وَرُدَّتْ أَثْمَانُهُمْ.
Rapporté par Ibn 'Abbas : Les polythéistes étaient de deux sortes selon leur relation avec le Prophète et les croyants. Certains étaient en guerre contre le Prophète et combattaient contre lui, et il les combattait aussi. Les autres étaient ceux avec qui le Prophète (ﷺ) avait conclu un traité ; ni le Prophète (ﷺ) ne les combattait, ni eux ne le combattaient. Si une femme du premier groupe de polythéistes émigrait vers les musulmans, elle ne pouvait se marier qu’après avoir eu ses règles et s’être purifiée. Une fois purifiée, elle pouvait se marier. Si son mari émigrait avant qu’elle ne se remarie, elle lui était rendue. Si un esclave ou une esclave fuyait ces polythéistes pour rejoindre les musulmans, il ou elle devenait libre et bénéficiait des mêmes droits que les autres émigrants. Le rapporteur a ensuite mentionné le cas des polythéistes liés aux musulmans par un traité, comme dans le récit de Mujahid. Si un esclave ou une esclave fuyait ces polythéistes ayant un traité avec les musulmans, il ou elle n’était pas rendu, mais leur prix était payé aux polythéistes
Sahih Al-Boukhari : 83
Sa'id bin Jubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ زُرَارَةَ، أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، قَالَ قُلْتُ لاِبْنِ عُمَرَ رَجُلٌ قَذَفَ امْرَأَتَهُ فَقَالَ فَرَّقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ أَخَوَىْ بَنِي الْعَجْلاَنِ، وَقَالَ " اللَّهُ يَعْلَمُ أَنَّ أَحَدَكُمَا كَاذِبٌ، فَهَلْ مِنْكُمَا تَائِبٌ ". فَأَبَيَا. وَقَالَ " اللَّهُ يَعْلَمُ أَنَّ أَحَدَكُمَا كَاذِبٌ، فَهَلْ مِنْكُمَا تَائِبُ ". فَأَبَيَا. فَقَالَ " اللَّهُ يَعْلَمُ أَنَّ أَحَدَكُمَا كَاذِبٌ، فَهَلْ مِنْكُمَا تَائِبٌ " فَأَبَيَا فَفَرَّقَ بَيْنَهُمَا. قَالَ أَيُّوبُ فَقَالَ لِي عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ إِنَّ فِي الْحَدِيثِ شَيْئًا لاَ أَرَاكَ تُحَدِّثُهُ قَالَ قَالَ الرَّجُلُ مَالِي قَالَ قِيلَ لاَ مَالَ لَكَ، إِنْ كُنْتَ صَادِقًا فَقَدْ دَخَلْتَ بِهَا، وَإِنْ كُنْتَ كَاذِبًا فَهْوَ أَبْعَدُ مِنْكَ.
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J’ai demandé à Ibn `Umar : « (Quel est le jugement si) un homme accuse sa femme d’adultère ? » Ibn `Umar a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a séparé par divorce le couple des Bani Al-Ajlan, et leur a dit : ‘Allah sait que l’un de vous deux ment ; est-ce que l’un de vous veut se repentir ?’ Mais tous les deux ont refusé. Il a répété : ‘Allah sait que l’un de vous deux ment ; est-ce que l’un de vous veut se repentir ?’ Mais tous les deux ont refusé. Alors il les a séparés par divorce. » (Aiyub, un des rapporteurs, a ajouté : `Amr bin Dinar m’a dit : « Il y a autre chose dans ce hadith que tu n’as pas mentionné. Cela dit : L’homme a demandé : ‘Qu’en est-il de mon argent (c’est-à-dire la dot que j’ai donnée à ma femme) ?’ On lui a répondu : ‘Tu n’as aucun droit de récupérer ton argent, car si tu dis la vérité dans ton accusation, tu as aussi consommé ton mariage avec elle ; et si tu as menti, tu as encore moins le droit de reprendre ton argent.’ »
Sahih Al-Boukhari : 84
Sa'id bin Jubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ عَمْرٌو سَمِعْتُ سَعِيدَ بْنَ جُبَيْرٍ، قَالَ سَأَلْتُ ابْنَ عُمَرَ عَنِ الْمُتَلاَعِنَيْنِ،، فَقَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِلْمُتَلاَعِنَيْنِ " حِسَابُكُمَا عَلَى اللَّهِ أَحَدُكُمَا كَاذِبٌ، لاَ سَبِيلَ لَكَ عَلَيْهَا ". قَالَ مَالِي قَالَ " لاَ مَالَ لَكَ، إِنْ كُنْتَ صَدَقْتَ عَلَيْهَا، فَهْوَ بِمَا اسْتَحْلَلْتَ مِنْ فَرْجِهَا، وَإِنْ كُنْتَ كَذَبْتَ عَلَيْهَا، فَذَاكَ أَبْعَدُ لَكَ ". قَالَ سُفْيَانُ حَفِظْتُهُ مِنْ عَمْرٍو. وَقَالَ أَيُّوبُ سَمِعْتُ سَعِيدَ بْنَ جُبَيْرٍ قَالَ قُلْتُ لاِبْنِ عُمَرَ رَجُلٌ لاَعَنَ امْرَأَتَهُ فَقَالَ بِإِصْبَعَيْهِ ـ وَفَرَّقَ سُفْيَانُ بَيْنَ إِصْبَعَيْهِ السَّبَّابَةِ وَالْوُسْطَى ـ فَرَّقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ أَخَوَىْ بَنِي الْعَجْلاَنِ، وَقَالَ " اللَّهُ يَعْلَمُ إِنَّ أَحَدَكُمَا كَاذِبٌ فَهَلْ مِنْكُمَا تَائِبٌ ". ثَلاَثَ مَرَّاتٍ. قَالَ سُفْيَانُ حَفِظْتُهُ مِنْ عَمْرٍو وَأَيُّوبَ كَمَا أَخْبَرْتُكَ.
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J'ai demandé à Ibn `Umar au sujet de ceux qui étaient impliqués dans une affaire de Lian. Il a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit à ceux qui étaient concernés par une affaire de Lian : « Vos comptes sont avec Allah. L’un de vous deux ment, et toi (le mari), tu n’as plus aucun droit sur elle (elle est divorcée). » L’homme a demandé : « Qu’en est-il de ma dot (Mahr) ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Tu n’as pas le droit de récupérer ta dot. Si tu as dit la vérité à son sujet, alors ta dot était pour la consommation de ton mariage avec elle ; et si tu as menti à son sujet, tu as encore moins le droit de la reprendre. » Sufyan, un des rapporteurs, a dit : J’ai appris ce hadith de `Amr. Rapporté par Aiyub : J’ai entendu Sa`id bin Jubair dire : J’ai demandé à Ibn `Umar : « Si un homme (accuse sa femme d’adultère et) engage la procédure de Lian, que se passe-t-il ? » Ibn `Umar a écarté deux de ses doigts. (Sufyan a écarté son index et son majeur.) Ibn `Umar a dit : Le Prophète (ﷺ) a séparé le couple de Bani Al-Ajlan par divorce et a dit trois fois : « Allah sait que l’un de vous deux ment ; est-ce que l’un de vous va se repentir auprès d’Allah ? »
Sahih Al-Boukhari : 85
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ عَائِشَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدَةُ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ رِفَاعَةَ، الْقُرَظِيَّ تَزَوَّجَ امْرَأَةً، ثُمَّ طَلَّقَهَا فَتَزَوَّجَتْ آخَرَ فَأَتَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَتْ لَهُ أَنَّهُ لاَ يَأْتِيهَا، وَإِنَّهُ لَيْسَ مَعَهُ إِلاَّ مِثْلُ هُدْبَةٍ فَقَالَ
" لاَ حَتَّى تَذُوقِي عُسَيْلَتَهُ، وَيَذُوقَ عُسَيْلَتَكِ ".
Rapporté par `Aisha : Rifa`a Al-Qurazi a épousé une femme puis l’a divorcée. Elle s’est alors mariée avec un autre homme. Elle est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit que son nouveau mari ne l’approchait pas et qu’il était complètement impuissant. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Non, tu ne peux pas te remarier avec ton premier mari tant que tu n’as pas eu de relation avec le second et que lui n’a pas eu de relation avec toi. »
Sahih Al-Boukhari : 86
Um Salama (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ رَبِيعَةَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ هُرْمُزَ الأَعْرَجِ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ زَيْنَبَ ابْنَةَ أَبِي سَلَمَةَ، أَخْبَرَتْهُ عَنْ أُمِّهَا أُمِّ سَلَمَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ امْرَأَةً مِنْ أَسْلَمَ يُقَالُ لَهَا سُبَيْعَةُ كَانَتْ تَحْتَ زَوْجِهَا، تُوُفِّيَ عَنْهَا وَهْىَ حُبْلَى، فَخَطَبَهَا أَبُو السَّنَابِلِ بْنُ بَعْكَكٍ، فَأَبَتْ أَنْ تَنْكِحَهُ، فَقَالَ وَاللَّهِ مَا يَصْلُحُ أَنْ تَنْكِحِيهِ حَتَّى تَعْتَدِّي آخِرَ الأَجَلَيْنِ. فَمَكُثَتْ قَرِيبًا مِنْ عَشْرِ لَيَالٍ ثُمَّ جَاءَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ
" انْكِحِي ".
Rapporté par Um Salama (l’épouse du Prophète) : Une femme de Bani Aslam, appelée Subai’a, est devenue veuve alors qu’elle était enceinte. Abu As-Sanabil bin Ba'kak lui a demandé sa main, mais elle a refusé en disant : « Par Allah, je ne peux pas me marier tant que je n’ai pas terminé l’une des deux périodes prescrites. » Environ dix jours après avoir accouché, elle est allée voir le Prophète (ﷺ) et il lui a dit : « Tu peux te marier maintenant. »
Sahih Al-Boukhari : 87
Al Hasan (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا يُونُسُ، عَنِ الْحَسَنِ، قَالَ زَوَّجَ مَعْقِلٌ أُخْتَهُ فَطَلَّقَهَا تَطْلِيقَةً.
Rapporté par Al-Hasan : Ma'qil a marié sa sœur, puis plus tard, son mari l’a divorcée une fois
Sahih Al-Boukhari : 88
Al Hasan (RA)
Sahih
وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، عَنْ قَتَادَةَ، حَدَّثَنَا الْحَسَنُ، أَنَّ مَعْقِلَ بْنَ يَسَارٍ، كَانَتْ أُخْتُهُ تَحْتَ رَجُلٍ فَطَلَّقَهَا، ثُمَّ خَلَّى عَنْهَا حَتَّى انْقَضَتْ عِدَّتُهَا، ثُمَّ خَطَبَهَا فَحَمِيَ مَعْقِلٌ مِنَ ذَلِكَ أَنَفًا فَقَالَ خَلَّى عَنْهَا وَهْوَ يَقْدِرُ عَلَيْهَا، ثُمَّ يَخْطُبُهَا فَحَالَ بَيْنَهُ وَبَيْنَهَا، فَأَنْزَلَ اللَّهُ {وَإِذَا طَلَّقْتُمُ النِّسَاءَ فَبَلَغْنَ أَجَلَهُنَّ فَلاَ تَعْضُلُوهُنَّ} إِلَى آخِرِ الآيَةِ، فَدَعَاهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَرَأَ عَلَيْهِ، فَتَرَكَ الْحَمِيَّةَ وَاسْتَقَادَ لأَمْرِ اللَّهِ.
Rapporté par Al-Hasan : La sœur de Ma'qil ibn Yasar était mariée à un homme, puis cet homme l’a divorcée et il est resté éloigné d’elle jusqu’à la fin de sa période de ‘Idda. Ensuite, il a demandé à l’épouser de nouveau, mais Ma'qil s’est mis en colère, par fierté et orgueil, et a dit : « Il s’est éloigné d’elle alors qu’il pouvait encore la garder, et maintenant il veut l’épouser à nouveau ? » Ma'qil a donc refusé de la lui redonner en mariage. Alors Allah a révélé : « Lorsque vous divorcez des femmes et qu’elles ont terminé leur délai, ne les empêchez pas d’épouser leurs anciens maris. » (2.232) Le Prophète (ﷺ) a donc envoyé chercher Ma'qil et lui a récité (l’ordre d’Allah), et Ma'qil a alors abandonné sa fierté et son orgueil, et il a accepté l’ordre d’Allah
Sahih Al-Boukhari : 89
Moudjahid (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، أَخْبَرَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ، حَدَّثَنَا شِبْلٌ، عَنِ ابْنِ أَبِي نَجِيحٍ، عَنْ مُجَاهِدٍ، {وَالَّذِينَ يُتَوَفَّوْنَ مِنْكُمْ وَيَذَرُونَ أَزْوَاجًا} قَالَ كَانَتْ هَذِهِ الْعِدَّةُ تَعْتَدُّ عِنْدَ أَهْلِ زَوْجِهَا وَاجِبًا، فَأَنْزَلَ اللَّهُ {وَالَّذِينَ يُتَوَفَّوْنَ مِنْكُمْ وَيَذَرُونَ أَزْوَاجًا وَصِيَّةً لأَزْوَاجِهِمْ مَتَاعًا إِلَى الْحَوْلِ غَيْرَ إِخْرَاجٍ فَإِنْ خَرَجْنَ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْكُمْ فِيمَا فَعَلْنَ فِي أَنْفُسِهِنَّ مِنْ مَعْرُوفٍ} قَالَ جَعَلَ اللَّهُ لَهَا تَمَامَ السَّنَةِ سَبْعَةَ أَشْهُرٍ وَعِشْرِينَ لَيْلَةً وَصِيَّةً إِنْ شَاءَتْ سَكَنَتْ فِي وَصِيَّتِهَا، وَإِنْ شَاءَتْ خَرَجَتْ، وَهْوَ قَوْلُ اللَّهِ تَعَالَى {غَيْرَ إِخْرَاجٍ فَإِنْ خَرَجْنَ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْكُمْ} فَالْعِدَّةُ كَمَا هِيَ، وَاجِبٌ عَلَيْهَا، زَعَمَ ذَلِكَ عَنْ مُجَاهِدٍ. وَقَالَ عَطَاءٌ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ نَسَخَتْ هَذِهِ الآيَةُ عِدَّتَهَا عِنْدَ أَهْلِهَا، فَتَعْتَدُّ حَيْثُ شَاءَتْ، وَقَوْلُ اللَّهِ تَعَالَى {غَيْرَ إِخْرَاجٍ}. وَقَالَ عَطَاءٌ إِنْ شَاءَتِ اعْتَدَّتْ عِنْدَ أَهْلِهَا، وَسَكَنَتْ فِي وَصِيَّتِهَا، وَإِنْ شَاءَتْ خَرَجَتْ لِقَوْلِ اللَّهِ {فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْكُمْ فِيمَا فَعَلْنَ}. قَالَ عَطَاءٌ ثُمَّ جَاءَ الْمِيرَاثُ فَنَسَخَ السُّكْنَى، فَتَعْتَدُّ حَيْثُ شَاءَتْ، وَلاَ سُكْنَى لَهَا.
Rapporté par Mujahid : (à propos du verset) : « Si l’un de vous meurt et laisse des épouses derrière lui. » C’était la période de l’‘Idda que la veuve devait passer dans la maison de son défunt mari. Puis Allah a révélé : « Et ceux d’entre vous qui meurent et laissent des épouses doivent leur léguer une année d’entretien et de résidence sans les chasser. Mais si elles partent, il n’y a pas de faute sur vous pour ce qu’elles font d’elles-mêmes, à condition que ce soit honorable (c’est-à-dire un mariage licite) » (2.240). Mujahid a dit : Allah a ordonné qu’une veuve a le droit de rester sept mois et vingt jours avec la famille de son mari grâce au testament de celui-ci, afin qu’elle complète une année d’‘Idda. Mais la veuve a le droit de rester cette période supplémentaire ou de quitter la maison de son mari, comme l’indique la parole d’Allah : « Mais si elles partent, il n’y a pas de faute sur vous... » (2.240). Ibn ‘Abbas a dit : Ce verset a annulé l’obligation de passer la période de l’‘Idda dans la maison du défunt mari, et elle peut donc la passer où elle veut. Et Allah dit : « Sans les chasser. » ‘Ata a dit : Si elle le souhaite, elle peut passer sa période de l’‘Idda dans la maison de son mari et y vivre selon le testament de celui-ci, et si elle le souhaite, elle peut sortir de la maison de son mari, comme Allah dit : « Il n’y a pas de faute sur vous pour ce qu’elles font d’elles-mêmes. » (2.240). ‘Ata a ajouté : Ensuite, les versets sur l’héritage ont été révélés et l’obligation d’hébergement pour la veuve a été annulée, et elle peut passer sa période de l’‘Idda où elle veut, sans avoir droit à l’hébergement par la famille de son mari
Sahih Al-Boukhari : 90
Sa'id bin Jubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ زُرَارَةَ، أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، قَالَ قُلْتُ لاِبْنِ عُمَرَ رَجُلٌ قَذَفَ امْرَأَتَهُ فَقَالَ فَرَّقَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ أَخَوَىْ بَنِي الْعَجْلاَنِ وَقَالَ " اللَّهُ يَعْلَمُ أَنَّ أَحَدَكُمَا كَاذِبٌ، فَهَلْ مِنْكُمَا تَائِبٌ ". فَأَبَيَا، فَقَالَ " اللَّهُ يَعْلَمُ أَنَّ أَحَدَكُمَا كَاذِبٌ، فَهَلْ مِنْكُمَا تَائِبٌ ". فَأَبَيَا، فَفَرَّقَ بَيْنَهُمَا. قَالَ أَيُّوبُ فَقَالَ لِي عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ فِي الْحَدِيثِ شَىْءٌ لاَ أَرَاكَ تُحَدِّثُهُ قَالَ قَالَ الرَّجُلُ مَالِي. قَالَ " لاَ مَالَ لَكَ، إِنْ كُنْتَ صَادِقًا فَقَدْ دَخَلْتَ بِهَا، وَإِنْ كُنْتَ كَاذِبًا فَهْوَ أَبْعَدُ مِنْكَ ".
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J’ai demandé à Ibn `Umar : « Si un homme accuse sa femme d’adultère, quel est le jugement ? » Il a répondu : « Le Prophète d’Allah a séparé le couple des Bani 'Ajlan (quand le mari a accusé sa femme d’adultère). Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Allah sait que l’un de vous deux ment ; l’un de vous veut-il se repentir ?’ Mais ils ont refusé. Il a répété : ‘Allah sait que l’un de vous deux ment ; l’un de vous veut-il se repentir ?’ Mais ils ont encore refusé, alors il les a séparés par le divorce. » Aiyub (un sous-narrateur) a dit : `Amr bin Dinar m’a dit : « Dans le récit, il y a quelque chose que je ne t’ai pas entendu mentionner, c’est-à-dire que le mari a dit : ‘Et mon argent (Mahr) ?’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Tu n’as pas le droit de reprendre cet argent, car si tu dis la vérité, tu as déjà eu des relations avec elle (et consommé le mariage), et si tu mens, tu as encore moins le droit de le reprendre.’ »
Sahih Al-Boukhari : 91
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي مَرْيَمَ، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، أَخْبَرَنِي حُمَيْدٌ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسًا، يَقُولُ قَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَبْنِي بِصَفِيَّةَ فَدَعَوْتُ الْمُسْلِمِينَ إِلَى وَلِيمَتِهِ أَمَرَ بِالأَنْطَاعِ فَبُسِطَتْ فَأُلْقِيَ عَلَيْهَا التَّمْرُ وَالأَقِطُ وَالسَّمْنُ. وَقَالَ عَمْرٌو عَنْ أَنَسٍ بَنَى بِهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ صَنَعَ حَيْسًا فِي نِطَعٍ.
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) s’est arrêté pour consommer son mariage avec Safiyya. J’ai invité les musulmans à son repas de noces. Il a demandé qu’on étende des nappes en cuir. On y a mis des dattes, du yaourt sec et du beurre. Anas a ajouté : Le Prophète (ﷺ) a consommé son mariage avec Safiyya (pendant un voyage), et on a alors servi du Hais (un dessert sucré) sur une nappe en cuir
Sahih Al-Boukhari : 92
Ali ibn Abi Talib (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، وَالْحَسَنِ، ابْنَىْ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ أَبِيهِمَا، عَنْ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنهم ـ قَالَ نَهَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْمُتْعَةِ عَامَ خَيْبَرَ وَلُحُومِ حُمُرِ الإِنْسِيَّةِ.
Rapporté par `Ali : Le Messager d'Allah (ﷺ) a interdit le mariage temporaire (Al-Mut'a) et la consommation de viande d'âne l'année de la bataille de Khaybar
Sahih Al-Boukhari : 93
Sahl bin Sa'd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، حَدَّثَنَا أَبُو غَسَّانَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ ذُكِرَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم امْرَأَةٌ مِنَ الْعَرَبِ، فَأَمَرَ أَبَا أُسَيْدٍ السَّاعِدِيَّ أَنْ يُرْسِلَ إِلَيْهَا فَأَرْسَلَ إِلَيْهَا، فَقَدِمَتْ فَنَزَلَتْ فِي أُجُمِ بَنِي سَاعِدَةَ، فَخَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى جَاءَهَا فَدَخَلَ عَلَيْهَا فَإِذَا امْرَأَةٌ مُنَكِّسَةٌ رَأْسَهَا، فَلَمَّا كَلَّمَهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ أَعُوذُ بِاللَّهِ مِنْكَ. فَقَالَ " قَدْ أَعَذْتُكِ مِنِّي ". فَقَالُوا لَهَا أَتَدْرِينَ مَنْ هَذَا قَالَتْ لاَ. قَالُوا هَذَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جَاءَ لِيَخْطُبَكِ. قَالَتْ كُنْتُ أَنَا أَشْقَى مِنْ ذَلِكَ. فَأَقْبَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَئِذٍ حَتَّى جَلَسَ فِي سَقِيفَةِ بَنِي سَاعِدَةَ هُوَ وَأَصْحَابُهُ، ثُمَّ قَالَ " اسْقِنَا يَا سَهْلُ ". فَخَرَجْتُ لَهُمْ بِهَذَا الْقَدَحِ فَأَسْقَيْتُهُمْ فِيهِ، فَأَخْرَجَ لَنَا سَهْلٌ ذَلِكَ الْقَدَحَ فَشَرِبْنَا مِنْهُ. قَالَ ثُمَّ اسْتَوْهَبَهُ عُمَرُ بْنُ عَبْدِ الْعَزِيزِ بَعْدَ ذَلِكَ فَوَهَبَهُ لَهُ.
Rapporté par Sahl bin Sa`d : On a parlé d'une femme arabe au Prophète (ﷺ), alors il a demandé à Abu Usaid As-Sa`idi d’aller la chercher. Il l’a fait venir et elle est restée dans le château de Bani Sa`ida. Le Prophète (ﷺ) est sorti, est allé la voir et est entré auprès d’elle. C’était une femme assise, la tête baissée. Quand le Prophète (ﷺ) lui a parlé, elle a dit : « Je cherche protection auprès d’Allah contre toi. » Il a répondu : « Je t’accorde la protection contre moi. » On lui a alors dit : « Sais-tu qui c’est ? » Elle a répondu : « Non. » On lui a dit : « C’est le Messager d’Allah (ﷺ) venu te demander en mariage. » Elle a dit : « Je suis vraiment malchanceuse de rater cette occasion. » Ensuite, le Prophète et ses compagnons sont allés vers l’abri de Bani Sa`ida et s’y sont assis. Puis il a dit : « Apporte-nous de l’eau, ô Sahl ! » J’ai donc sorti ce bol et je leur ai donné de l’eau dedans. Le sous-rappoteur ajoute : Sahl nous a sorti ce même bol et nous avons tous bu dedans. Plus tard, `Umar bin `Abdul `Aziz a demandé à Sahl de le lui offrir, et il le lui a donné en cadeau
Sahih Al-Boukhari : 94
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ جَاءَتِ امْرَأَةُ رِفَاعَةَ الْقُرَظِيِّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا جَالِسَةٌ وَعِنْدَهُ أَبُو بَكْرٍ فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي كُنْتُ تَحْتَ رِفَاعَةَ فَطَلَّقَنِي فَبَتَّ طَلاَقِي، فَتَزَوَّجْتُ بَعْدَهُ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ الزَّبِيرِ، وَإِنَّهُ وَاللَّهِ مَا مَعَهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِلاَّ مِثْلُ هَذِهِ الْهُدْبَةِ. وَأَخَذَتْ هُدْبَةً مِنْ جِلْبَابِهَا، فَسَمِعَ خَالِدُ بْنُ سَعِيدٍ قَوْلَهَا وَهْوَ بِالْبَابِ لَمْ يُؤْذَنْ لَهُ، قَالَتْ فَقَالَ خَالِدٌ يَا أَبَا بَكْرٍ أَلاَ تَنْهَى هَذِهِ عَمَّا تَجْهَرُ بِهِ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلاَ وَاللَّهِ مَا يَزِيدُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى التَّبَسُّمِ، فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" لَعَلَّكِ تُرِيدِينَ أَنْ تَرْجِعِي إِلَى رِفَاعَةَ، لاَ، حَتَّى يَذُوقَ عُسَيْلَتَكِ وَتَذُوقِي عُسَيْلَتَهُ ". فَصَارَ سُنَّةً بَعْدُ.
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : L’épouse de Rifa`a Al-Qurazi est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) pendant que j’étais assise, et Abu Bakr était aussi là. Elle a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’étais la femme de Rifa`a et il m’a divorcée définitivement. Ensuite, j’ai épousé `AbdurRahman bin Az-Zubair qui, par Allah, ô Messager d’Allah (ﷺ), n’a que quelque chose comme une frange de vêtement », en montrant la frange de son voile. Khalid bin Sa`id, qui se trouvait à la porte car il n’était pas encore entré, a entendu ses paroles et a dit : « Ô Abu Bakr ! Pourquoi ne demandes-tu pas à cette femme d’arrêter de parler ainsi devant le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Non, par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’a rien fait d’autre que sourire. Puis il a dit à la femme : « Peut-être veux-tu retourner auprès de Rifa`a ? Cela est impossible à moins que `Abdur-Rahman n’ait consommé le mariage avec toi. » Cela est devenu la règle après lui
Sahih Al-Boukhari : 95
Sahl (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ سَمِعَ سَهْلاً، يَقُولُ جَاءَتِ امْرَأَةٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ جِئْتُ أَهَبُ نَفْسِي. فَقَامَتْ طَوِيلاً فَنَظَرَ وَصَوَّبَ، فَلَمَّا طَالَ مُقَامُهَا فَقَالَ رَجُلٌ زَوِّجْنِيهَا، إِنْ لَمْ تَكُنْ لَكَ بِهَا حَاجَةٌ. قَالَ " عِنْدَكَ شَىْءٌ تُصْدِقُهَا ". قَالَ لاَ. قَالَ " انْظُرْ ". فَذَهَبَ ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ وَاللَّهِ إِنْ وَجَدْتُ شَيْئًا. قَالَ " اذْهَبْ فَالْتَمِسْ وَلَوْ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ ". فَذَهَبَ ثُمَّ رَجَعَ قَالَ لاَ وَاللَّهِ وَلاَ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ. وَعَلَيْهِ إِزَارٌ مَا عَلَيْهِ رِدَاءٌ. فَقَالَ أُصْدِقُهَا إِزَارِي فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِزَارُكَ إِنْ لَبِسَتْهُ لَمْ يَكُنْ عَلَيْكَ مِنْهُ شَىْءٌ، وَإِنْ لَبِسْتَهُ لَمَ يَكُنْ عَلَيْهَا مِنْهُ شَىْءٌ ". فَتَنَحَّى الرَّجُلُ فَجَلَسَ فَرَآهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مُوَلِّيًا فَأَمَرَ بِهِ فَدُعِيَ فَقَالَ " مَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ ". قَالَ سُورَةُ كَذَا وَكَذَا لِسُوَرٍ عَدَّدَهَا. قَالَ " قَدْ مَلَّكْتُكَهَا بِمَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ ".
Rapporté par Sahl : Une femme est venue voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit : « Je viens me proposer à toi (pour le mariage). » Elle est restée debout longtemps pendant que le Prophète (ﷺ) la regardait attentivement. Comme elle restait longtemps, un homme a dit au Prophète (ﷺ) : « Si tu n’as pas besoin d’elle, alors marie-la-moi. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « As-tu quelque chose à lui donner (comme dot) ? » L’homme a répondu : « Non. » Le Prophète a dit : « Va chez toi et cherche quelque chose. » L’homme est parti puis est revenu en disant : « Par Allah, je n’ai rien trouvé. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Retourne et cherche encore, même si ce n’est qu’une bague en fer. » Il est reparti puis est revenu en disant : « Non, par Allah, je n’ai même pas trouvé une bague en fer. » L’homme n’avait qu’un izar et pas de vêtement pour le haut du corps. Il a dit : « Je lui donnerai mon izar comme dot. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ton izar ? Si elle le porte, il ne te restera rien, et si tu le portes, il ne lui restera rien. » L’homme s’est alors éloigné et s’est assis. Quand le Prophète (ﷺ) l’a vu partir, il l’a rappelé et lui a demandé : « Combien de Coran connais-tu par cœur ? » Il a répondu : « Je connais telles et telles sourates, » en citant quelques sourates. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran par cœur. »
Sahih Al-Boukhari : 96
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عُقْبَةَ، قَالَ أَخْبَرَنِي نَافِعٌ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" بَيْنَمَا ثَلاَثَةُ نَفَرٍ يَتَمَاشَوْنَ أَخَذَهُمُ الْمَطَرُ، فَمَالُوا إِلَى غَارٍ فِي الْجَبَلِ، فَانْحَطَّتْ عَلَى فَمِ غَارِهِمْ صَخْرَةٌ مِنَ الْجَبَلِ، فَأَطْبَقَتْ عَلَيْهِمْ، فَقَالَ بَعْضُهُمْ لِبَعْضٍ انْظُرُوا أَعْمَالاً عَمِلْتُمُوهَا لِلَّهِ صَالِحَةً، فَادْعُوا اللَّهَ بِهَا لَعَلَّهُ يَفْرُجُهَا. فَقَالَ أَحَدُهُمُ اللَّهُمَّ إِنَّهُ كَانَ لِي وَالِدَانِ شَيْخَانِ كَبِيرَانِ، وَلِي صِبْيَةٌ صِغَارٌ كُنْتُ أَرْعَى عَلَيْهِمْ، فَإِذَا رُحْتُ عَلَيْهِمْ فَحَلَبْتُ بَدَأْتُ بِوَالِدَىَّ أَسْقِيهِمَا قَبْلَ وَلَدِي، وَإِنَّهُ نَاءَ بِيَ الشَّجَرُ فَمَا أَتَيْتُ حَتَّى أَمْسَيْتُ، فَوَجَدْتُهُمَا قَدْ نَامَا، فَحَلَبْتُ كَمَا كُنْتُ أَحْلُبُ، فَجِئْتُ بِالْحِلاَبِ فَقُمْتُ عِنْدَ رُءُوسِهِمَا، أَكْرَهُ أَنْ أُوقِظَهُمَا مِنْ نَوْمِهِمَا، وَأَكْرَهُ أَنْ أَبْدَأَ بِالصِّبْيَةِ قَبْلَهُمَا، وَالصِّبْيَةُ يَتَضَاغَوْنَ عِنْدَ قَدَمَىَّ، فَلَمْ يَزَلْ ذَلِكَ دَأْبِي وَدَأْبَهُمْ حَتَّى طَلَعَ الْفَجْرُ، فَإِنْ كُنْتَ تَعْلَمُ أَنِّي فَعَلْتُ ذَلِكَ ابْتِغَاءَ وَجْهِكَ، فَافْرُجْ لَنَا فُرْجَةً نَرَى مِنْهَا السَّمَاءَ، فَفَرَجَ اللَّهُ لَهُمْ فُرْجَةً حَتَّى يَرَوْنَ مِنْهَا السَّمَاءَ. وَقَالَ الثَّانِي اللَّهُمَّ إِنَّهُ كَانَتْ لِي ابْنَةُ عَمٍّ، أُحِبُّهَا كَأَشَدِّ مَا يُحِبُّ الرِّجَالُ النِّسَاءَ، فَطَلَبْتُ إِلَيْهَا نَفْسَهَا، فَأَبَتْ حَتَّى آتِيَهَا بِمِائَةِ دِينَارٍ، فَسَعَيْتُ حَتَّى جَمَعْتُ مِائَةَ دِينَارٍ، فَلَقِيتُهَا بِهَا، فَلَمَّا قَعَدْتُ بَيْنَ رِجْلَيْهَا قَالَتْ يَا عَبْدَ اللَّهِ اتَّقِ اللَّهَ، وَلاَ تَفْتَحِ الْخَاتَمَ. فَقُمْتُ عَنْهَا، اللَّهُمَّ فَإِنْ كُنْتَ تَعْلَمُ أَنِّي قَدْ فَعَلْتُ ذَلِكَ ابْتِغَاءَ وَجْهِكَ فَافْرُجْ لَنَا مِنْهَا فَفَرَجَ لَهُمْ فُرْجَةً. وَقَالَ الآخَرُ اللَّهُمَّ إِنِّي كُنْتُ اسْتَأْجَرْتُ أَجِيرًا بِفَرَقِ أَرُزٍّ فَلَمَّا قَضَى عَمَلَهُ قَالَ أَعْطِنِي حَقِّي. فَعَرَضْتُ عَلَيْهِ حَقَّهُ، فَتَرَكَهُ وَرَغِبَ عَنْهُ، فَلَمْ أَزَلْ أَزْرَعُهُ حَتَّى جَمَعْتُ مِنْهُ بَقَرًا وَرَاعِيَهَا، فَجَاءَنِي فَقَالَ اتَّقِ اللَّهَ وَلاَ تَظْلِمْنِي، وَأَعْطِنِي حَقِّي. فَقُلْتُ اذْهَبْ إِلَى ذَلِكَ الْبَقَرِ وَرَاعِيهَا. فَقَالَ اتَّقِ اللَّهَ وَلاَ تَهْزَأْ بِي. فَقُلْتُ إِنِّي لاَ أَهْزَأُ بِكَ، فَخُذْ ذَلِكَ الْبَقَرَ وَرَاعِيَهَا. فَأَخَذَهُ فَانْطَلَقَ بِهَا، فَإِنْ كُنْتَ تَعْلَمُ أَنِّي فَعَلْتُ ذَلِكَ ابْتِغَاءَ وَجْهِكَ، فَافْرُجْ مَا بَقِيَ، فَفَرَجَ اللَّهُ عَنْهُمْ ".
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Trois personnes voyageaient ensemble quand la pluie les a surpris. Elles se sont alors réfugiées dans une grotte sur une montagne. Un gros rocher est tombé de la montagne et a bouché l'entrée de la grotte. Ils se sont dit les uns aux autres : “Pensez à une bonne action que vous avez faite uniquement pour Allah et invoquez Allah en mentionnant cette action, afin qu’Il vous délivre de cette épreuve.” L’un d’eux a dit : “Ô Allah ! J’avais des parents très âgés et de jeunes enfants pour qui je travaillais comme berger. Quand je rentrais le soir, je trayais les moutons et j’offrais toujours le lait à mes parents avant d’en donner à mes enfants. Un jour, je suis parti loin chercher un pâturage et je ne suis rentré que très tard ; j’ai trouvé mes parents endormis. J’ai trait le bétail comme d’habitude, j’ai apporté le lait et je suis resté debout près d’eux, n’osant pas les réveiller, mais je ne voulais pas non plus donner le lait à mes enfants avant eux, même s’ils pleuraient de faim à mes pieds. Cette situation a duré jusqu’à l’aube. Ô Allah ! Si j’ai fait cela uniquement pour Te plaire, alors ouvre-nous un passage pour que nous puissions voir le ciel.” Alors Allah leur a ouvert un passage par lequel ils ont vu le ciel. Le deuxième a dit : “Ô Allah ! J’avais une cousine que j’aimais passionnément. J’ai voulu la séduire mais elle a refusé, jusqu’à ce que je lui donne cent dinars. J’ai travaillé dur pour rassembler cette somme et je suis allé la voir. Quand je me suis approché d’elle, elle a dit : ‘Ô serviteur d’Allah ! Crains Allah et ne me déshonore pas autrement que par le mariage.’ Alors je l’ai laissée. Ô Allah ! Si j’ai fait cela uniquement pour Te plaire, alors fais que le rocher s’écarte un peu plus.” Allah a alors déplacé le rocher et l’ouverture s’est agrandie. Le troisième a dit : “Ô Allah ! J’ai embauché un ouvrier pour un salaire équivalent à une certaine quantité de riz. Quand il a fini son travail, il a refusé de prendre son salaire. J’ai donc semé ce riz à sa place plusieurs fois, jusqu’à ce que j’en tire assez pour acheter des vaches et un berger. Plus tard, l’ouvrier est revenu et m’a dit : ‘Ô serviteur d’Allah ! Crains Allah et rends-moi mon dû.’ Je lui ai dit : ‘Prends ces vaches et leur berger.’ Il les a pris et est parti. Ô Allah ! Si j’ai fait cela uniquement pour Te plaire, alors libère-nous du reste du rocher.” Et Allah les a ainsi délivrés de leur difficulté
Sahih Al-Boukhari : 97
Thabit (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا مَرْحُومٌ، سَمِعْتُ ثَابِتًا، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ جَاءَتِ امْرَأَةٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم تَعْرِضُ عَلَيْهِ نَفْسَهَا فَقَالَتْ هَلْ لَكَ حَاجَةٌ فِيَّ فَقَالَتِ ابْنَتُهُ مَا أَقَلَّ حَيَاءَهَا. فَقَالَ هِيَ خَيْرٌ مِنْكِ، عَرَضَتْ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَفْسَهَا.
Rapporté par Thabit : Il a entendu Anas dire : « Une femme est venue voir le Prophète (ﷺ) pour lui proposer le mariage, en disant : ‘As-tu envie de moi (c’est-à-dire voudrais-tu m’épouser) ?’ La fille d’Anas a dit : ‘Quelle femme sans pudeur !’ Anas a alors répondu : ‘Elle est meilleure que toi, car elle s’est présentée au Messager d’Allah (ﷺ) (pour le mariage).’ »
Sahih Al-Boukhari : 98
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ إِنَّ أَفْلَحَ أَخَا أَبِي الْقُعَيْسِ اسْتَأْذَنَ عَلَىَّ بَعْدَ مَا نَزَلَ الْحِجَابُ فَقُلْتُ وَاللَّهِ لاَ آذَنُ لَهُ حَتَّى أَسْتَأْذِنَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِنَّ أَخَا أَبِي الْقُعَيْسِ لَيْسَ هُوَ أَرْضَعَنِي، وَلَكِنْ أَرْضَعَتْنِي امْرَأَةُ أَبِي الْقُعَيْسِ. فَدَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ الرَّجُلَ لَيْسَ هُوَ أَرْضَعَنِي، وَلَكِنْ أَرْضَعَتْنِي امْرَأَتُهُ. قَالَ
" ائْذَنِي لَهُ، فَإِنَّهُ عَمُّكِ، تَرِبَتْ يَمِينُكِ ". قَالَ عُرْوَةُ فَبِذَلِكَ كَانَتْ عَائِشَةُ تَقُولُ حَرِّمُوا مِنَ الرَّضَاعَةِ مَا يَحْرُمُ مِنَ النَّسَبِ.
Rapporté par `Aisha : Allah, le frère d’Abu Al-Qu’ais, m’a demandé la permission d’entrer après la révélation des versets sur le voile, et j’ai dit : Par Allah, je ne le laisserai pas entrer sans demander la permission au Messager d’Allah, car ce n’est pas le frère d’Al-Qu’ais qui m’a allaitée, mais c’est la femme d’Al-Qu’ais. Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) est entré chez moi et j’ai dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ce n’est pas l’homme qui m’a allaitée, mais sa femme. Il a dit : Laisse-le entrer, car il est ton oncle (pas par le sang, mais parce que tu as été allaitée par sa femme), Taribat Yaminuki. `Urwa a dit : C’est pour cette raison que `Aisha disait : Les liens d’allaitement rendent interdites les mêmes choses (comme le mariage, etc.) que les liens de sang
Sahih Al-Boukhari : 99
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، أَنَّهُ كَانَ ابْنَ عَشْرِ سِنِينَ مَقْدَمَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَدِينَةَ، فَخَدَمْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَشْرًا حَيَاتَهُ، وَكُنْتُ أَعْلَمَ النَّاسِ بِشَأْنِ الْحِجَابِ حِينَ أُنْزِلَ، وَقَدْ كَانَ أُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ يَسْأَلُنِي عَنْهُ، وَكَانَ أَوَّلَ مَا نَزَلَ فِي مُبْتَنَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِزَيْنَبَ ابْنَةِ جَحْشٍ، أَصْبَحَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِهَا عَرُوسًا فَدَعَا الْقَوْمَ، فَأَصَابُوا مِنَ الطَّعَامِ ثُمَّ خَرَجُوا، وَبَقِيَ مِنْهُمْ رَهْطٌ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَطَالُوا الْمُكْثَ فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَخَرَجَ وَخَرَجْتُ مَعَهُ كَىْ يَخْرُجُوا، فَمَشَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَشَيْتُ مَعَهُ حَتَّى جَاءَ عَتَبَةَ حُجْرَةِ عَائِشَةَ، ثُمَّ ظَنَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُمْ خَرَجُوا فَرَجَعَ وَرَجَعْتُ مَعَهُ، حَتَّى دَخَلَ عَلَى زَيْنَبَ فَإِذَا هُمْ جُلُوسٌ لَمْ يَتَفَرَّقُوا، فَرَجَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَرَجَعْتُ مَعَهُ، حَتَّى بَلَغَ عَتَبَةَ حُجْرَةِ عَائِشَةَ، فَظَنَّ أَنْ قَدْ خَرَجُوا، فَرَجَعَ وَرَجَعْتُ مَعَهُ، فَإِذَا هُمْ قَدْ خَرَجُوا، فَأُنْزِلَ آيَةُ الْحِجَابِ، فَضَرَبَ بَيْنِي وَبَيْنَهُ سِتْرًا.
Rapporté par Anas bin Malik : Il a dit qu’il avait dix ans lorsque le Prophète (ﷺ) a émigré à Médine. Il a ajouté : J’ai servi le Messager d’Allah pendant dix ans (la dernière partie de sa vie) et je connais mieux que les autres l’occasion où l’ordre du voile (Al-Hijab) a été révélé au Prophète. Ubai bin Ka'b me questionnait à ce sujet. Cela a été révélé pour la première fois lors du mariage du Messager d’Allah (ﷺ) avec Zainab bint Jahsh. Le matin, le Prophète (ﷺ) était son époux et il a invité des gens, qui ont mangé puis sont partis, mais un groupe est resté avec le Messager d’Allah (ﷺ) et a prolongé sa visite. Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et est sorti, et je suis sorti avec lui jusqu’à ce qu’il arrive à l’entrée de la maison de ‘Aisha. Le Messager d’Allah (ﷺ) a pensé que ces personnes étaient parties, alors il est revenu, et je suis revenu avec lui, puis il est entré auprès de Zainab et a vu qu’ils étaient encore là. Le Prophète (ﷺ) est ressorti, et moi aussi, jusqu’à l’entrée de la maison de ‘Aisha, puis il a pensé qu’ils étaient partis, alors il est revenu, et moi aussi, et cette fois ils étaient partis. C’est à ce moment-là que le verset divin sur le voile (Al-Hijab) a été révélé, et le Prophète (ﷺ) a placé un rideau entre moi et lui (sa famille)
Sahih Al-Boukhari : 100
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ أَبِي عَمْرٍو، مَوْلَى الْمُطَّلِبِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ حَنْطَبٍ أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لأَبِي طَلْحَةَ " الْتَمِسْ لَنَا غُلاَمًا مِنْ غِلْمَانِكُمْ يَخْدُمُنِي ". فَخَرَجَ بِي أَبُو طَلْحَةَ يُرْدِفُنِي وَرَاءَهُ، فَكُنْتُ أَخْدُمُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كُلَّمَا نَزَلَ، فَكُنْتُ أَسْمَعُهُ يُكْثِرُ أَنْ يَقُولَ " اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنَ الْهَمِّ وَالْحَزَنِ، وَالْعَجْزِ وَالْكَسَلِ، وَالْبُخْلِ وَالْجُبْنِ، وَضَلَعِ الدَّيْنِ، وَغَلَبَةِ الرِّجَالِ ". فَلَمْ أَزَلْ أَخْدُمُهُ حَتَّى أَقْبَلْنَا مِنْ خَيْبَرَ، وَأَقْبَلَ بِصَفِيَّةَ بِنْتِ حُيَىٍّ قَدْ حَازَهَا، فَكُنْتُ أَرَاهُ يُحَوِّي وَرَاءَهُ بِعَبَاءَةٍ أَوْ كِسَاءٍ ثُمَّ يُرْدِفُهَا وَرَاءَهُ حَتَّى إِذَا كُنَّا بِالصَّهْبَاءِ صَنَعَ حَيْسًا فِي نِطَعٍ، ثُمَّ أَرْسَلَنِي فَدَعَوْتُ رِجَالاً فَأَكَلُوا، وَكَانَ ذَلِكَ بِنَاءَهُ بِهَا، ثُمَّ أَقْبَلَ حَتَّى بَدَا لَهُ أُحُدٌ قَالَ " هَذَا جُبَيْلٌ يُحِبُّنَا وَنُحِبُّهُ ". فَلَمَّا أَشْرَفَ عَلَى الْمَدِينَةِ قَالَ " اللَّهُمَّ إِنِّي أُحَرِّمُ مَا بَيْنَ جَبَلَيْهَا مِثْلَ مَا حَرَّمَ بِهِ إِبْرَاهِيمُ مَكَّةَ، اللَّهُمَّ بَارِكْ لَهُمْ فِي مُدِّهِمْ وَصَاعِهِمْ ".
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète ﷺ a dit à Abu Talha : « Choisis un de tes garçons pour me servir. » Alors Abu Talha m’a emmené avec lui (pour servir le Prophète ﷺ) en me faisant monter derrière lui sur son chameau. Je servais le Messager d’Allah ﷺ partout où il s’arrêtait. Je l’entendais souvent dire : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre les soucis et la tristesse, contre l’incapacité et la paresse, contre l’avarice et la lâcheté, contre le poids des dettes et contre la domination des hommes. » J’ai continué à le servir jusqu’à ce qu’il revienne de (la bataille de) Khaybar. Il a alors ramené Safiya, la fille de Huyay, qu’il avait obtenue du butin. Je l’ai vu préparer un coussin avec un manteau ou un vêtement pour elle. Il l’a ensuite fait monter derrière lui. Quand nous sommes arrivés à un endroit appelé As-Sahba', il a préparé un plat spécial appelé Hais, et m’a demandé d’inviter les hommes qui sont venus manger ; c’était le repas de mariage lors de la consommation de son mariage avec elle. Ensuite, il a continué jusqu’à ce que la montagne d’Uhud apparaisse, et il a dit : « Cette montagne nous aime et nous l’aimons. » Lorsqu’il s’est approché de Médine, il a dit : « Ô Allah ! Je fais du territoire entre ses deux montagnes (c’est-à-dire celles de Médine) un sanctuaire, comme le prophète Abraham a fait de La Mecque un sanctuaire. Ô Allah ! Bénis-les (les habitants de Médine) dans leur Mudd et leur Sa' (unités de mesure). »