Sahih Mouslim — Hadith #9712
Hadith #9712
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ سَهْلٍ التَّمِيمِيُّ، وَأَبُو بَكْرِ بْنُ إِسْحَاقَ قَالاَ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي مَرْيَمَ،
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، - وَهُوَ ابْنُ مُطَرِّفٍ أَبُو غَسَّانَ - حَدَّثَنِي أَبُو حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، قَالَ
أُتِيَ بِالْمُنْذِرِ بْنِ أَبِي أُسَيْدٍ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ وُلِدَ فَوَضَعَهُ النَّبِيُّ
صلى الله عليه وسلم عَلَى فَخِذِهِ وَأَبُو أُسَيْدٍ جَالِسٌ فَلَهِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِشَىْءٍ
بَيْنَ يَدَيْهِ فَأَمَرَ أَبُو أُسَيْدٍ بِابْنِهِ فَاحْتُمِلَ مِنْ عَلَى فَخِذِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
فَأَقْلَبُوهُ فَاسْتَفَاقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " أَيْنَ الصَّبِيُّ " . فَقَالَ أَبُو
أُسَيْدٍ أَقْلَبْنَاهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ . فَقَالَ " مَا اسْمُهُ " . قَالَ فُلاَنٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ . قَالَ "
لاَ وَلَكِنِ اسْمُهُ الْمُنْذِرُ " . فَسَمَّاهُ يَوْمَئِذٍ الْمُنْذِرَ .
Abdullah ibn Abu Mulaika a rapporté : J'étais assis près d'Ibn 'Umar, et nous attendions le cercueil d'Umm Aban, fille d''Uthman. 'Amr ibn 'Uthman était également présent. Entre-temps, Ibn 'Abbas arriva, guidé par un chaperon. Je suppose qu'il avait été informé de l'endroit où se trouvait Ibn 'Umar. Il s'approcha donc et s'assit à mes côtés. Tandis que j'étais entre eux, des lamentations s'élevèrent de la maison. Ibn 'Umar dit alors à 'Amr de se lever et de les interrompre : « J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : Le défunt est puni à cause des lamentations de sa famille. » 'Abdullah généralisa ces propos. Ibn 'Abbas a dit : « Lorsque nous étions avec le Commandeur des croyants, 'Umar ibn al-Khattab, nous arrivâmes à Baida', et un homme se tenait à l'ombre d'un arbre. Il me dit : « Va me dire qui est cet homme. » J'y allai donc et découvris qu'il s'agissait de Suhaib. Je retournai auprès de lui et lui dis : « Tu m'as ordonné de te renseigner sur son identité, et c'est bien Suhaib. » Il (Hadrat 'Umar) dit : « Dis-lui de venir nous voir. » Je répondis : « Il est accompagné de sa famille. » Il rétorqua : « Cela n'a aucune importance, même s'il est accompagné de sa famille. » Alors, il (le narrateur) lui dit d'aller voir (le Commandeur des croyants et son groupe). À notre arrivée à Médine, peu de temps après, le Commandeur des croyants fut blessé, et Suhaib arriva en pleurant et en s'écriant : « Malheur à mon frère, malheur à mon compagnon ! » Sur ce, 'Umar dit : « Ne savais-tu pas, ou n'as-tu pas entendu, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Le mort est puni à cause des lamentations de sa famille" ? » Puis 'Abdullah généralisa cette affirmation et 'Umar la rapporta à des cas particuliers. Alors, moi ('Abdullah ibn Abou Mulaïka), je me levai et allai trouver 'Aïcha pour lui rapporter les paroles d'Ibn 'Umar. Elle répondit alors : « Je jure par Allah que le Messager d'Allah (ﷺ) n'a jamais dit que le mort serait puni à cause des lamentations de sa famille. Il a dit qu'Allah aggraverait le châtiment du mécréant à cause des lamentations de sa famille. En vérité, c'est Allah qui est à l'origine du rire et des larmes. Nul ne portera le fardeau d'autrui. » Ibn Abou Mulaïka rapporta qu'al-Qasim ibn Muhammad a dit que lorsque les paroles d'Umar et d'Ibn Umar furent rapportées à Aïcha, elle dit : « Tu me l'as rapporté de la part de ceux qui ne sont ni menteurs ni soupçonnés de mensonge, mais dont l'ouïe peut parfois induire en erreur. »
Source
Sahih Mouslim # 38/2149
Grade
Sahih
Catégorie
Chapitre 38: Vêtements et parure