Hadiths sur Fasting
1026 hadiths authentiques trouves
Sahih Al-Boukhari : 101
Bara (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ، وَحَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ عُثْمَانَ، حَدَّثَنَا شُرَيْحُ بْنُ مَسْلَمَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ يُوسُفَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ ـ رضى الله عنه ـ. لَمَّا نَزَلَ صَوْمُ رَمَضَانَ كَانُوا لاَ يَقْرَبُونَ النِّسَاءَ رَمَضَانَ كُلَّهُ، وَكَانَ رِجَالٌ يَخُونُونَ أَنْفُسَهُمْ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ {عَلِمَ اللَّهُ أَنَّكُمْ كُنْتُمْ تَخْتَانُونَ أَنْفُسَكُمْ فَتَابَ عَلَيْكُمْ وَعَفَا عَنْكُمْ}.
Rapporté par Al-Bara' : Quand l'ordre du jeûne obligatoire du Ramadan a été révélé, les gens ne pouvaient pas avoir de relations sexuelles avec leurs femmes pendant tout le mois de Ramadan, mais certains hommes se sont trompés eux-mêmes (en ne respectant pas cette interdiction). Alors Allah a révélé : « Allah sait que vous vous trompiez vous-mêmes, mais Il a accepté votre repentir et vous a pardonnés. »
Sahih Al-Boukhari : 102
Nafi' bin Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَتَاهُ رَجُلاَنِ فِي فِتْنَةِ ابْنِ الزُّبَيْرِ فَقَالاَ إِنَّ النَّاسَ قَدْ ضُيِّعُوا، وَأَنْتَ ابْنُ عُمَرَ وَصَاحِبُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَمَا يَمْنَعُكَ أَنْ تَخْرُجَ فَقَالَ يَمْنَعُنِي أَنَّ اللَّهَ حَرَّمَ دَمَ أَخِي. فَقَالاَ أَلَمْ يَقُلِ اللَّهُ {وَقَاتِلُوهُمْ حَتَّى لاَ تَكُونَ فِتْنَةٌ } فَقَالَ قَاتَلْنَا حَتَّى لَمْ تَكُنْ فِتْنَةٌ، وَكَانَ الدِّينُ لِلَّهِ، وَأَنْتُمْ تُرِيدُونَ أَنْ تُقَاتِلُوا حَتَّى تَكُونَ فِتْنَةٌ، وَيَكُونَ الدِّينُ لِغَيْرِ اللَّهِ. وَزَادَ عُثْمَانُ بْنُ صَالِحٍ عَنِ ابْنِ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي فُلاَنٌ، وَحَيْوَةُ بْنُ شُرَيْحٍ، عَنْ بَكْرِ بْنِ عَمْرٍو الْمَعَافِرِيِّ، أَنَّ بُكَيْرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَهُ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ رَجُلاً، أَتَى ابْنَ عُمَرَ فَقَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ مَا حَمَلَكَ عَلَى أَنْ تَحُجَّ عَامًا وَتَعْتَمِرَ عَامًا، وَتَتْرُكَ الْجِهَادَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ، وَقَدْ عَلِمْتَ مَا رَغَّبَ اللَّهُ فِيهِ قَالَ يَا ابْنَ أَخِي بُنِيَ الإِسْلاَمُ عَلَى خَمْسٍ إِيمَانٍ بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ، وَالصَّلاَةِ الْخَمْسِ، وَصِيَامِ رَمَضَانَ، وَأَدَاءِ الزَّكَاةِ، وَحَجِّ الْبَيْتِ. قَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَلاَ تَسْمَعُ مَا ذَكَرَ اللَّهُ فِي كِتَابِهِ {وَإِنْ طَائِفَتَانِ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ اقْتَتَلُوا فَأَصْلِحُوا بَيْنَهُمَا} {إِلَى أَمْرِ اللَّهِ} {قَاتِلُوهُمْ حَتَّى لاَ تَكُونَ فِتْنَةٌ} قَالَ فَعَلْنَا عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ الإِسْلاَمُ قَلِيلاً، فَكَانَ الرَّجُلُ يُفْتَنُ فِي دِينِهِ إِمَّا قَتَلُوهُ، وَإِمَّا يُعَذِّبُوهُ، حَتَّى كَثُرَ الإِسْلاَمُ فَلَمْ تَكُنْ فِتْنَةٌ. قَالَ فَمَا قَوْلُكَ فِي عَلِيٍّ وَعُثْمَانَ قَالَ أَمَّا عُثْمَانُ فَكَأَنَّ اللَّهَ عَفَا عَنْهُ، وَأَمَّا أَنْتُمْ فَكَرِهْتُمْ أَنْ تَعْفُوا عَنْهُ، وَأَمَّا عَلِيٌّ فَابْنُ عَمِّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَخَتَنُهُ. وَأَشَارَ بِيَدِهِ فَقَالَ هَذَا بَيْتُهُ حَيْثُ تَرَوْنَ.
Rapporté par Nafi` : Pendant la période de troubles d'Ibn Az-Zubair, deux hommes sont venus voir Ibn `Umar et lui ont dit : « Les gens sont perdus, et tu es le fils de `Umar et le compagnon du Prophète, alors qu'est-ce qui t'empêche d'agir ? » Il répondit : « Ce qui m'en empêche, c'est qu'Allah a interdit de verser le sang de mon frère. » Ils dirent : « Allah n'a-t-Il pas dit : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve ?' » Il répondit : « Nous avons combattu jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve et que l'adoration soit vouée à Allah seul, alors que vous voulez combattre jusqu'à ce qu'il y ait de nouveau de l'épreuve et que l'adoration soit pour autre qu'Allah. » Rapporté aussi par Nafi` (par un autre groupe de transmetteurs) : Un homme est venu voir Ibn `Umar et lui a dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! Qu'est-ce qui t'a poussé à faire le Hajj une année, la `Umra une autre année, et à délaisser le Jihad pour la cause d'Allah alors que tu sais combien Allah le recommande ? » Ibn `Umar répondit : « Ô fils de mon frère ! L'islam est fondé sur cinq principes : croire en Allah et en Son Messager, accomplir les cinq prières obligatoires, jeûner le mois de Ramadan, payer la Zakat, et faire le Hajj à la Maison (d'Allah). » L'homme dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! N'entends-tu pas ce qu'Allah a mentionné dans Son Livre : 'Si deux groupes de croyants se combattent, faites la paix entre eux, mais si l'un d'eux transgresse contre l'autre, combattez tous contre celui qui transgresse.' (49.9) et : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve (c'est-à-dire plus d'adoration d'autres qu'Allah).' » Ibn `Umar répondit : « Nous l'avons fait du vivant du Messager d'Allah (ﷺ) quand l'islam comptait peu de fidèles. Un homme était persécuté à cause de sa religion ; il pouvait être tué ou torturé. Mais quand les musulmans sont devenus nombreux, il n'y a plus eu d'épreuve ni d'oppression. » L'homme demanda : « Que penses-tu de `Uthman et de `Ali ? » Ibn `Umar répondit : « Quant à `Uthman, il semble qu'Allah lui ait pardonné, mais vous n'aimez pas qu'il soit pardonné. Quant à `Ali, c'est le cousin du Messager d'Allah (ﷺ) et son gendre. » Puis il montra de la main et dit : « Voilà sa maison que tu vois. »
Sahih Al-Boukhari : 103
Nafi' bin Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَتَاهُ رَجُلاَنِ فِي فِتْنَةِ ابْنِ الزُّبَيْرِ فَقَالاَ إِنَّ النَّاسَ قَدْ ضُيِّعُوا، وَأَنْتَ ابْنُ عُمَرَ وَصَاحِبُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَمَا يَمْنَعُكَ أَنْ تَخْرُجَ فَقَالَ يَمْنَعُنِي أَنَّ اللَّهَ حَرَّمَ دَمَ أَخِي. فَقَالاَ أَلَمْ يَقُلِ اللَّهُ {وَقَاتِلُوهُمْ حَتَّى لاَ تَكُونَ فِتْنَةٌ } فَقَالَ قَاتَلْنَا حَتَّى لَمْ تَكُنْ فِتْنَةٌ، وَكَانَ الدِّينُ لِلَّهِ، وَأَنْتُمْ تُرِيدُونَ أَنْ تُقَاتِلُوا حَتَّى تَكُونَ فِتْنَةٌ، وَيَكُونَ الدِّينُ لِغَيْرِ اللَّهِ. وَزَادَ عُثْمَانُ بْنُ صَالِحٍ عَنِ ابْنِ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي فُلاَنٌ، وَحَيْوَةُ بْنُ شُرَيْحٍ، عَنْ بَكْرِ بْنِ عَمْرٍو الْمَعَافِرِيِّ، أَنَّ بُكَيْرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَهُ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ رَجُلاً، أَتَى ابْنَ عُمَرَ فَقَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ مَا حَمَلَكَ عَلَى أَنْ تَحُجَّ عَامًا وَتَعْتَمِرَ عَامًا، وَتَتْرُكَ الْجِهَادَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ، وَقَدْ عَلِمْتَ مَا رَغَّبَ اللَّهُ فِيهِ قَالَ يَا ابْنَ أَخِي بُنِيَ الإِسْلاَمُ عَلَى خَمْسٍ إِيمَانٍ بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ، وَالصَّلاَةِ الْخَمْسِ، وَصِيَامِ رَمَضَانَ، وَأَدَاءِ الزَّكَاةِ، وَحَجِّ الْبَيْتِ. قَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَلاَ تَسْمَعُ مَا ذَكَرَ اللَّهُ فِي كِتَابِهِ {وَإِنْ طَائِفَتَانِ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ اقْتَتَلُوا فَأَصْلِحُوا بَيْنَهُمَا} {إِلَى أَمْرِ اللَّهِ} {قَاتِلُوهُمْ حَتَّى لاَ تَكُونَ فِتْنَةٌ} قَالَ فَعَلْنَا عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ الإِسْلاَمُ قَلِيلاً، فَكَانَ الرَّجُلُ يُفْتَنُ فِي دِينِهِ إِمَّا قَتَلُوهُ، وَإِمَّا يُعَذِّبُوهُ، حَتَّى كَثُرَ الإِسْلاَمُ فَلَمْ تَكُنْ فِتْنَةٌ. قَالَ فَمَا قَوْلُكَ فِي عَلِيٍّ وَعُثْمَانَ قَالَ أَمَّا عُثْمَانُ فَكَأَنَّ اللَّهَ عَفَا عَنْهُ، وَأَمَّا أَنْتُمْ فَكَرِهْتُمْ أَنْ تَعْفُوا عَنْهُ، وَأَمَّا عَلِيٌّ فَابْنُ عَمِّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَخَتَنُهُ. وَأَشَارَ بِيَدِهِ فَقَالَ هَذَا بَيْتُهُ حَيْثُ تَرَوْنَ.
Rapporté par Nafi` : Pendant la période de troubles d'Ibn Az-Zubair, deux hommes sont venus voir Ibn `Umar et lui ont dit : « Les gens sont perdus, et tu es le fils de `Umar et le compagnon du Prophète, alors qu'est-ce qui t'empêche d'agir ? » Il répondit : « Ce qui m'en empêche, c'est qu'Allah a interdit de verser le sang de mon frère. » Ils dirent : « Allah n'a-t-Il pas dit : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve ?' » Il répondit : « Nous avons combattu jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve et que l'adoration soit vouée à Allah seul, alors que vous voulez combattre jusqu'à ce qu'il y ait de nouveau de l'épreuve et que l'adoration soit pour autre qu'Allah. » Rapporté aussi par Nafi` (par un autre groupe de transmetteurs) : Un homme est venu voir Ibn `Umar et lui a dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! Qu'est-ce qui t'a poussé à faire le Hajj une année, la `Umra une autre année, et à délaisser le Jihad pour la cause d'Allah alors que tu sais combien Allah le recommande ? » Ibn `Umar répondit : « Ô fils de mon frère ! L'islam est fondé sur cinq principes : croire en Allah et en Son Messager, accomplir les cinq prières obligatoires, jeûner le mois de Ramadan, payer la Zakat, et faire le Hajj à la Maison (d'Allah). » L'homme dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! N'entends-tu pas ce qu'Allah a mentionné dans Son Livre : 'Si deux groupes de croyants se combattent, faites la paix entre eux, mais si l'un d'eux transgresse contre l'autre, combattez tous contre celui qui transgresse.' (49.9) et : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve (c'est-à-dire plus d'adoration d'autres qu'Allah).' » Ibn `Umar répondit : « Nous l'avons fait du vivant du Messager d'Allah (ﷺ) quand l'islam comptait peu de fidèles. Un homme était persécuté à cause de sa religion ; il pouvait être tué ou torturé. Mais quand les musulmans sont devenus nombreux, il n'y a plus eu d'épreuve ni d'oppression. » L'homme demanda : « Que penses-tu de `Uthman et de `Ali ? » Ibn `Umar répondit : « Quant à `Uthman, il semble qu'Allah lui ait pardonné, mais vous n'aimez pas qu'il soit pardonné. Quant à `Ali, c'est le cousin du Messager d'Allah (ﷺ) et son gendre. » Puis il montra de la main et dit : « Voilà sa maison que tu vois. »
Sahih Al-Boukhari : 104
Nafi' bin Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَتَاهُ رَجُلاَنِ فِي فِتْنَةِ ابْنِ الزُّبَيْرِ فَقَالاَ إِنَّ النَّاسَ قَدْ ضُيِّعُوا، وَأَنْتَ ابْنُ عُمَرَ وَصَاحِبُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَمَا يَمْنَعُكَ أَنْ تَخْرُجَ فَقَالَ يَمْنَعُنِي أَنَّ اللَّهَ حَرَّمَ دَمَ أَخِي. فَقَالاَ أَلَمْ يَقُلِ اللَّهُ {وَقَاتِلُوهُمْ حَتَّى لاَ تَكُونَ فِتْنَةٌ } فَقَالَ قَاتَلْنَا حَتَّى لَمْ تَكُنْ فِتْنَةٌ، وَكَانَ الدِّينُ لِلَّهِ، وَأَنْتُمْ تُرِيدُونَ أَنْ تُقَاتِلُوا حَتَّى تَكُونَ فِتْنَةٌ، وَيَكُونَ الدِّينُ لِغَيْرِ اللَّهِ. وَزَادَ عُثْمَانُ بْنُ صَالِحٍ عَنِ ابْنِ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي فُلاَنٌ، وَحَيْوَةُ بْنُ شُرَيْحٍ، عَنْ بَكْرِ بْنِ عَمْرٍو الْمَعَافِرِيِّ، أَنَّ بُكَيْرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَهُ عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ رَجُلاً، أَتَى ابْنَ عُمَرَ فَقَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ مَا حَمَلَكَ عَلَى أَنْ تَحُجَّ عَامًا وَتَعْتَمِرَ عَامًا، وَتَتْرُكَ الْجِهَادَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ، وَقَدْ عَلِمْتَ مَا رَغَّبَ اللَّهُ فِيهِ قَالَ يَا ابْنَ أَخِي بُنِيَ الإِسْلاَمُ عَلَى خَمْسٍ إِيمَانٍ بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ، وَالصَّلاَةِ الْخَمْسِ، وَصِيَامِ رَمَضَانَ، وَأَدَاءِ الزَّكَاةِ، وَحَجِّ الْبَيْتِ. قَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَلاَ تَسْمَعُ مَا ذَكَرَ اللَّهُ فِي كِتَابِهِ {وَإِنْ طَائِفَتَانِ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ اقْتَتَلُوا فَأَصْلِحُوا بَيْنَهُمَا} {إِلَى أَمْرِ اللَّهِ} {قَاتِلُوهُمْ حَتَّى لاَ تَكُونَ فِتْنَةٌ} قَالَ فَعَلْنَا عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ الإِسْلاَمُ قَلِيلاً، فَكَانَ الرَّجُلُ يُفْتَنُ فِي دِينِهِ إِمَّا قَتَلُوهُ، وَإِمَّا يُعَذِّبُوهُ، حَتَّى كَثُرَ الإِسْلاَمُ فَلَمْ تَكُنْ فِتْنَةٌ. قَالَ فَمَا قَوْلُكَ فِي عَلِيٍّ وَعُثْمَانَ قَالَ أَمَّا عُثْمَانُ فَكَأَنَّ اللَّهَ عَفَا عَنْهُ، وَأَمَّا أَنْتُمْ فَكَرِهْتُمْ أَنْ تَعْفُوا عَنْهُ، وَأَمَّا عَلِيٌّ فَابْنُ عَمِّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَخَتَنُهُ. وَأَشَارَ بِيَدِهِ فَقَالَ هَذَا بَيْتُهُ حَيْثُ تَرَوْنَ.
Rapporté par Nafi` : Pendant la période de troubles d'Ibn Az-Zubair, deux hommes sont venus voir Ibn `Umar et lui ont dit : « Les gens sont perdus, et tu es le fils de `Umar et le compagnon du Prophète, alors qu'est-ce qui t'empêche d'agir ? » Il répondit : « Ce qui m'en empêche, c'est qu'Allah a interdit de verser le sang de mon frère. » Ils dirent : « Allah n'a-t-Il pas dit : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve ?' » Il répondit : « Nous avons combattu jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve et que l'adoration soit vouée à Allah seul, alors que vous voulez combattre jusqu'à ce qu'il y ait de nouveau de l'épreuve et que l'adoration soit pour autre qu'Allah. » Rapporté aussi par Nafi` (par un autre groupe de transmetteurs) : Un homme est venu voir Ibn `Umar et lui a dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! Qu'est-ce qui t'a poussé à faire le Hajj une année, la `Umra une autre année, et à délaisser le Jihad pour la cause d'Allah alors que tu sais combien Allah le recommande ? » Ibn `Umar répondit : « Ô fils de mon frère ! L'islam est fondé sur cinq principes : croire en Allah et en Son Messager, accomplir les cinq prières obligatoires, jeûner le mois de Ramadan, payer la Zakat, et faire le Hajj à la Maison (d'Allah). » L'homme dit : « Ô Abu `Abdur Rahman ! N'entends-tu pas ce qu'Allah a mentionné dans Son Livre : 'Si deux groupes de croyants se combattent, faites la paix entre eux, mais si l'un d'eux transgresse contre l'autre, combattez tous contre celui qui transgresse.' (49.9) et : 'Et combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'épreuve (c'est-à-dire plus d'adoration d'autres qu'Allah).' » Ibn `Umar répondit : « Nous l'avons fait du vivant du Messager d'Allah (ﷺ) quand l'islam comptait peu de fidèles. Un homme était persécuté à cause de sa religion ; il pouvait être tué ou torturé. Mais quand les musulmans sont devenus nombreux, il n'y a plus eu d'épreuve ni d'oppression. » L'homme demanda : « Que penses-tu de `Uthman et de `Ali ? » Ibn `Umar répondit : « Quant à `Uthman, il semble qu'Allah lui ait pardonné, mais vous n'aimez pas qu'il soit pardonné. Quant à `Ali, c'est le cousin du Messager d'Allah (ﷺ) et son gendre. » Puis il montra de la main et dit : « Voilà sa maison que tu vois. »
Sahih Al-Boukhari : 105
Abdullah bin Ma'qil (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الأَصْبَهَانِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ مَعْقِلٍ، قَالَ قَعَدْتُ إِلَى كَعْبِ بْنِ عُجْرَةَ فِي هَذَا الْمَسْجِدِ ـ يَعْنِي مَسْجِدَ الْكُوفَةِ ـ فَسَأَلْتُهُ عَنْ فِدْيَةٌ مِنْ صِيَامٍ فَقَالَ حُمِلْتُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَالْقَمْلُ يَتَنَاثَرُ عَلَى وَجْهِي فَقَالَ " مَا كُنْتُ أُرَى أَنَّ الْجَهْدَ قَدْ بَلَغَ بِكَ هَذَا، أَمَا تَجِدُ شَاةً ". قُلْتُ لاَ. قَالَ " صُمْ ثَلاَثَةَ أَيَّامٍ، أَوْ أَطْعِمْ سِتَّةَ مَسَاكِينَ، لِكُلِّ مِسْكِينٍ نِصْفُ صَاعٍ مِنْ طَعَامٍ، وَاحْلِقْ رَأْسَكَ ". فَنَزَلَتْ فِيَّ خَاصَّةً وَهْىَ لَكُمْ عَامَّةً.
Rapporté par `Abdullah bin Maqal : Je me suis assis avec Ka`b bin Ujra dans cette mosquée, c'est-à-dire la mosquée de Kufa, et je lui ai demandé la signification de : « Payez une compensation (Fidya) soit par le jeûne, soit... (2.196) » Il a dit : « On m'a amené au Prophète (ﷺ) alors que des poux tombaient de mon visage. Le Prophète (ﷺ) a dit : 'Je ne pensais pas que ton problème était aussi grave. Peux-tu offrir un mouton en sacrifice (comme compensation pour t'être rasé la tête) ?' J'ai répondu : 'Non.' Il a dit : 'Alors jeûne trois jours, ou nourris six pauvres en donnant un demi Sa de nourriture à chacun, puis rase ta tête.' Ce verset a donc été révélé spécialement pour moi et en général pour vous tous. »
Sahih Al-Boukhari : 106
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي بَكْرٍ، حَدَّثَنَا فُضَيْلُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ، أَخْبَرَنِي كُرَيْبٌ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ يَطَوَّفُ الرَّجُلُ بِالْبَيْتِ مَا كَانَ حَلاَلاً حَتَّى يُهِلَّ بِالْحَجِّ، فَإِذَا رَكِبَ إِلَى عَرَفَةَ فَمَنْ تَيَسَّرَ لَهُ هَدِيَّةٌ مِنَ الإِبِلِ أَوِ الْبَقَرِ أَوِ الْغَنَمِ، مَا تَيَسَّرَ لَهُ مِنْ ذَلِكَ أَىَّ ذَلِكَ شَاءَ، غَيْرَ إِنْ لَمْ يَتَيَسَّرْ لَهُ فَعَلَيْهِ ثَلاَثَةُ أَيَّامٍ فِي الْحَجِّ، وَذَلِكَ قَبْلَ يَوْمِ عَرَفَةَ، فَإِنْ كَانَ آخِرُ يَوْمٍ مِنَ الأَيَّامِ الثَّلاَثَةِ يَوْمَ عَرَفَةَ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِ، ثُمَّ لِيَنْطَلِقْ حَتَّى يَقِفَ بِعَرَفَاتٍ مِنْ صَلاَةِ الْعَصْرِ إِلَى أَنْ يَكُونَ الظَّلاَمُ، ثُمَّ لِيَدْفَعُوا مِنْ عَرَفَاتٍ إِذَا أَفَاضُوا مِنْهَا حَتَّى يَبْلُغُوا جَمْعًا الَّذِي يُتَبَرَّرُ فِيهِ، ثُمَّ لِيَذْكُرُوا اللَّهَ كَثِيرًا، أَوْ أَكْثِرُوا التَّكْبِيرَ وَالتَّهْلِيلَ قَبْلَ أَنْ تُصْبِحُوا ثُمَّ أَفِيضُوا، فَإِنَّ النَّاسَ كَانُوا يُفِيضُونَ، وَقَالَ اللَّهُ تَعَالَى {ثُمَّ أَفِيضُوا مِنْ حَيْثُ أَفَاضَ النَّاسُ وَاسْتَغْفِرُوا اللَّهَ إِنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَحِيمٌ} حَتَّى تَرْمُوا الْجَمْرَةَ.
Rapporté par Ibn `Abbas : Un homme qui veut accomplir le Hajj (depuis La Mecque) peut faire le Tawaf autour de la Ka`ba tant qu’il n’est pas en état d’Ihram, jusqu’à ce qu’il entre en Ihram pour le Hajj. Ensuite, s’il monte et se rend à `Arafat, il doit emmener un Hadi (c’est-à-dire un animal pour le sacrifice), que ce soit un chameau, une vache ou un mouton, selon ses moyens ; mais s’il n’en a pas les moyens, il doit jeûner trois jours pendant le Hajj avant le jour de `Arafat. Si le troisième jour de son jeûne tombe le jour de `Arafat (le 9 Dhul-Hijja), il n’y a pas de mal à cela. Ensuite, il doit aller à `Arafat et y rester à partir de la prière de `Asr jusqu’à la tombée de la nuit. Puis les pèlerins quittent `Arafat, et lorsqu’ils en partent, ils arrivent à Jam' (c’est-à-dire Al-Muzdalifa) où ils demandent à Allah de les aider à être pieux et obéissants envers Lui, et là ils se souviennent beaucoup d’Allah ou disent souvent le Takbir (Allah est le Plus Grand) et le Tahlil (Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah) avant l’aube. Après avoir accompli la prière du matin (Fajr), vous devez vous rendre à Mina, car les gens faisaient ainsi et Allah a dit : « Ensuite, partez du lieu d’où partent les gens. Et demandez pardon à Allah. En vérité, Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (2.199) Continuez ainsi jusqu’à ce que vous jetiez les cailloux sur la Jamra
Sahih Al-Boukhari : 107
Abdullah Bin Amr Bin Al As
Sahih
حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ مُغِيرَةَ، عَنْ مُجَاهِدٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، قَالَ أَنْكَحَنِي أَبِي امْرَأَةً ذَاتَ حَسَبٍ فَكَانَ يَتَعَاهَدُ كَنَّتَهُ فَيَسْأَلُهَا عَنْ بَعْلِهَا فَتَقُولُ نِعْمَ الرَّجُلُ مِنْ رَجُلٍ لَمْ يَطَأْ لَنَا فِرَاشًا وَلَمْ يُفَتِّشْ لَنَا كَنَفًا مُذْ أَتَيْنَاهُ فَلَمَّا طَالَ ذَلِكَ عَلَيْهِ ذَكَرَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " الْقَنِي بِهِ ". فَلَقِيتُهُ بَعْدُ فَقَالَ " كَيْفَ تَصُومُ ". قَالَ كُلَّ يَوْمٍ. قَالَ " وَكَيْفَ تَخْتِمُ ". قَالَ كُلَّ لَيْلَةً. قَالَ " صُمْ فِي كُلِّ شَهْرٍ ثَلاَثَةً وَاقْرَإِ الْقُرْآنَ فِي كُلِّ شَهْرٍ ". قَالَ قُلْتُ أُطِيقُ أَكْثَرَ مِنْ ذَلِكَ. قَالَ " صُمْ ثَلاَثَةَ أَيَّامٍ فِي الْجُمُعَةِ ". قُلْتُ أُطِيقُ أَكْثَرَ مِنْ ذَلِكَ. قَالَ " أَفْطِرْ يَوْمَيْنِ وَصُمْ يَوْمًا ". قَالَ قُلْتُ أُطِيقُ أَكْثَرَ مِنْ ذَلِكَ. قَالَ " صُمْ أَفْضَلَ الصَّوْمِ صَوْمِ دَاوُدَ صِيَامَ يَوْمٍ وَإِفْطَارَ يَوْمٍ وَاقْرَأْ فِي كُلِّ سَبْعِ لَيَالٍ مَرَّةً ". فَلَيْتَنِي قَبِلْتُ رُخْصَةَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَذَاكَ أَنِّي كَبِرْتُ وَضَعُفْتُ فَكَانَ يَقْرَأُ عَلَى بَعْضِ أَهْلِهِ السُّبْعَ مِنَ الْقُرْآنِ بِالنَّهَارِ وَالَّذِي يَقْرَؤُهُ يَعْرِضُهُ مِنَ النَّهَارِ لِيَكُونَ أَخَفَّ عَلَيْهِ بِاللَّيْلِ وَإِذَا أَرَادَ أَنْ يَتَقَوَّى أَفْطَرَ أَيَّامًا وَأَحْصَى وَصَامَ مِثْلَهُنَّ كَرَاهِيةَ أَنْ يَتْرُكَ شَيْئًا فَارَقَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَلَيْهِ. قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ وَقَالَ بَعْضُهُمْ فِي ثَلاَثٍ وَفِي خَمْسٍ وَأَكْثَرُهُمْ عَلَى سَبْعٍ.
Rapporté par `Abdullah bin `Amr bin Al `As : Mon père m’a marié à une femme d’une famille noble. Il demandait souvent à ma femme comment j’étais, et elle répondait : « Quel homme formidable ! Il ne vient jamais dans mon lit et ne m’a pas approchée depuis notre mariage. » Cette situation a duré longtemps, alors mon père en a parlé au Prophète qui lui a dit : « Laisse-moi le rencontrer. » Je l’ai donc rencontré et il m’a demandé : « Comment jeûnes-tu ? » J’ai répondu : « Je jeûne tous les jours. » Il a demandé : « En combien de temps termines-tu la récitation complète du Coran ? » J’ai répondu : « Je la termine chaque nuit. » Il m’a alors dit : « Jeûne trois jours par mois et récite le Coran (et termine-le) en un mois. » J’ai dit : « Mais je peux faire plus. » Il a dit : « Alors jeûne trois jours par semaine. » J’ai dit : « Je peux faire plus. » Il a dit : « Alors, fais le jeûne le plus méritoire, celui du prophète David, qui jeûnait un jour sur deux ; et termine la récitation du Coran en sept jours. » J’aurais aimé avoir accepté la permission du Messager d’Allah (ﷺ), car je suis devenu un vieil homme faible. On dit que `Abdullah récitait un septième du Coran dans la journée à certains membres de sa famille, car il vérifiait sa mémorisation de ce qu’il allait réciter la nuit, pour que cela lui soit plus facile le soir. Et quand il voulait reprendre des forces, il arrêtait de jeûner quelques jours et compensait ces jours plus tard, car il n’aimait pas abandonner les habitudes qu’il avait prises du vivant du Prophète
Sahih Al-Boukhari : 108
Abou Saïd Al Khudri (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ بْنِ الْحَارِثِ التَّيْمِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" يَخْرُجُ فِيكُمْ قَوْمٌ تَحْقِرُونَ صَلاَتَكُمْ مَعَ صَلاَتِهِمْ، وَصِيَامَكُمْ مَعَ صِيَامِهِمْ، وَعَمَلَكُمْ مَعَ عَمَلِهِمْ، وَيَقْرَءُونَ الْقُرْآنَ لاَ يُجَاوِزُ حَنَاجِرَهُمْ، يَمْرُقُونَ مِنَ الدِّينَ كَمَا يَمْرُقُ السَّهْمُ مِنَ الرَّمِيَّةِ، يَنْظُرُ فِي النَّصْلِ فَلاَ يَرَى شَيْئًا، وَيَنْظُرُ فِي الْقِدْحِ فَلاَ يَرَى شَيْئًا، وَيَنْظُرُ فِي الرِّيشِ فَلاَ يَرَى شَيْئًا، وَيَتَمَارَى فِي الْفُوقِ ".
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : « Il apparaîtra parmi vous des gens dont la prière vous fera mépriser la vôtre, et dont le jeûne vous fera mépriser le vôtre, mais ils réciteront le Coran qui ne dépassera pas leur gorge (ils n'agiront pas selon lui) et ils sortiront de l'islam comme une flèche traverse la proie. L'archer examine alors la pointe de la flèche mais ne voit rien, regarde la partie sans plumes mais ne voit rien, regarde les plumes mais ne voit rien, et finit par chercher quelque chose dans la partie inférieure de la flèche. »
Sahih Al-Boukhari : 109
Alqama (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ، عَنْ عَلْقَمَةَ، قَالَ كُنْتُ مَعَ عَبْدِ اللَّهِ فَلَقِيَهُ عُثْمَانُ بِمِنًى فَقَالَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ إِنَّ لِي إِلَيْكَ حَاجَةً. فَخَلَيَا فَقَالَ عُثْمَانُ هَلْ لَكَ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ فِي أَنْ نُزَوِّجَكَ بِكْرًا، تُذَكِّرُكَ مَا كُنْتَ تَعْهَدُ، فَلَمَّا رَأَى عَبْدُ اللَّهِ أَنْ لَيْسَ لَهُ حَاجَةٌ إِلَى هَذَا أَشَارَ إِلَىَّ فَقَالَ يَا عَلْقَمَةُ، فَانْتَهَيْتُ إِلَيْهِ وَهْوَ يَقُولُ أَمَا لَئِنْ قُلْتَ ذَلِكَ لَقَدْ قَالَ لَنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" يَا مَعْشَرَ الشَّبَابِ مَنِ اسْتَطَاعَ مِنْكُمُ الْبَاءَةَ فَلْيَتَزَوَّجْ، وَمَنْ لَمْ يَسْتَطِعْ فَعَلَيْهِ بِالصَّوْمِ فَإِنَّهُ لَهُ وِجَاءٌ ".
Rapporté par 'Alqama : Alors que j’étais avec `Abdullah, `Uthman l’a rencontré à Mina et lui a dit : « Ô Abu `Abdur-Rahman ! J’ai quelque chose à te dire. » Ils se sont donc écartés et `Uthman a dit : « Ô Abu `Abdur-Rahman ! Veux-tu que nous te marions à une jeune fille vierge qui te rappellera tes jeunes années ? » Quand `Abdullah a senti qu’il n’en avait pas besoin, il m’a fait signe de le rejoindre en disant : « Ô 'Alqama ! » Puis je l’ai entendu répondre à `Uthman : « Puisque tu as parlé de cela, je te rappelle que le Prophète ﷺ nous a dit : ‘Ô jeunes gens ! Celui d’entre vous qui en a la capacité doit se marier, et celui qui ne le peut pas, il lui est recommandé de jeûner, car le jeûne diminue le désir sexuel.’ »
Sahih Al-Boukhari : 110
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصِ بْنِ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ حَدَّثَنِي عُمَارَةُ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ يَزِيدَ، قَالَ دَخَلْتُ مَعَ عَلْقَمَةَ وَالأَسْوَدِ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم شَبَابًا لاَ نَجِدُ شَيْئًا فَقَالَ لَنَا رَسُولُ اللَّهُ صلى الله عليه وسلم
" يَا مَعْشَرَ الشَّبَابِ مَنِ اسْتَطَاعَ الْبَاءَةَ فَلْيَتَزَوَّجْ، فَإِنَّهُ أَغَضُّ لِلْبَصَرِ، وَأَحْصَنُ لِلْفَرْجِ، وَمَنْ لَمْ يَسْتَطِعْ فَعَلَيْهِ بِالصَّوْمِ، فَإِنَّهُ لَهُ وِجَاءٌ ".
Rapporté par `Abdullah : Nous étions avec le Prophète ﷺ alors que nous étions jeunes et sans fortune. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô jeunes gens ! Celui d’entre vous qui peut se marier, qu’il se marie, car cela l’aide à baisser le regard et à préserver sa pudeur (c’est-à-dire à se protéger de tout rapport illicite). Et celui qui ne peut pas se marier, qu’il jeûne, car le jeûne diminue le désir sexuel. »
Sahih Al-Boukhari : 111
Nafi' bin Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا الْحَجَّاجُ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ قَالَ ابْنُ جُرَيْجٍ أَخْبَرَنِي مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ، عَنْ نَافِعٍ، قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" أَجِيبُوا هَذِهِ الدَّعْوَةَ إِذَا دُعِيتُمْ لَهَا ". قَالَ كَانَ عَبْدُ اللَّهِ يَأْتِي الدَّعْوَةَ فِي الْعُرْسِ وَغَيْرِ الْعُرْسِ وَهْوَ صَائِمٌ.
Rapporté par Nafi‘ : ‘Abdullah ibn ‘Umar a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Acceptez l’invitation à un mariage si vous y êtes conviés.’ » Ibn ‘Umar acceptait l’invitation, que ce soit pour un banquet de mariage ou pour toute autre fête, même lorsqu’il jeûnait
Sahih Al-Boukhari : 112
Abdullah bin Abi Awfa (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا جَرِيرُ بْنُ عَبْدِ الْحَمِيدِ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ الشَّيْبَانِيِّ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي أَوْفَى، قَالَ كُنَّا فِي سَفَرٍ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا غَرَبَتِ الشَّمْسُ قَالَ لِرَجُلٍ " انْزِلْ فَاجْدَحْ لِي ". قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَوْ أَمْسَيْتَ. ثُمَّ قَالَ " انْزِلْ فَاجْدَحْ ". قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَوْ أَمْسَيْتَ إِنَّ عَلَيْكَ نَهَارًا. ثُمَّ قَالَ " انْزِلْ فَاجْدَحْ ". فَنَزَلَ فَجَدَحَ لَهُ فِي الثَّالِثَةِ، فَشَرِبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ أَوْمَأَ بِيَدِهِ إِلَى الْمَشْرِقِ فَقَالَ " إِذَا رَأَيْتُمُ اللَّيْلَ قَدْ أَقْبَلَ مِنْ هَا هُنَا فَقَدْ أَفْطَرَ الصَّائِمُ ".
Rapporté par `Abdullah bin Abi A'ufa : Nous étions en voyage avec le Messager d’Allah (ﷺ). Quand le soleil s’est couché, il a dit à un homme : « Descends et prépare-moi une boisson de sawiq. » L’homme a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Attends-tu qu’il fasse vraiment nuit ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répété : « Descends et prépare-moi une boisson de sawiq. » L’homme a dit : « Ô Messager d’Allah ! Attends-tu qu’il fasse vraiment nuit ? Il fait encore jour. » Le Prophète (ﷺ) a répété une troisième fois : « Descends et prépare-moi une boisson de sawiq. » Alors, la troisième fois, l’homme est descendu et a préparé la boisson. Le Messager d’Allah (ﷺ) en a bu, puis il a montré l’Est de la main en disant : « Quand vous voyez la nuit arriver de ce côté, alors celui qui jeûne doit rompre son jeûne. »
Sahih Al-Boukhari : 113
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم رَجُلٌ فَقَالَ هَلَكْتُ. قَالَ " وَلِمَ ". قَالَ وَقَعْتُ عَلَى أَهْلِي فِي رَمَضَانَ. قَالَ " فَأَعْتِقْ رَقَبَةً ". قَالَ لَيْسَ عِنْدِي. قَالَ " فَصُمْ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ ". قَالَ لاَ أَسْتَطِيعُ. قَالَ " فَأَطْعِمْ سِتِّينَ مِسْكِينًا ". قَالَ لاَ أَجِدُ. فَأُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِعَرَقٍ فِيهِ تَمْرٌ فَقَالَ " أَيْنَ السَّائِلُ ". قَالَ هَا أَنَا ذَا. قَالَ " تَصَدَّقْ بِهَذَا ". قَالَ عَلَى أَحْوَجَ مِنَّا يَا رَسُولَ اللَّهِ فَوَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ مَا بَيْنَ لاَبَتَيْهَا أَهْلُ بَيْتٍ أَحْوَجُ مِنَّا فَضَحِكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى بَدَتْ أَنْيَابُهُ قَالَ " فَأَنْتُمْ إِذًا ".
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Je suis perdu ! » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Pourquoi ? » Il a répondu : « J’ai eu un rapport avec ma femme alors que je jeûnais (pendant le Ramadan). » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Affranchis un esclave (en expiation). » Il a répondu : « Je n’en ai pas les moyens. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors jeûne deux mois consécutifs. » Il a dit : « Je ne peux pas. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors nourris soixante pauvres. » Il a répondu : « Je n’ai rien pour cela. » À ce moment, un panier rempli de dattes a été apporté au Prophète (ﷺ). Il a demandé : « Où est celui qui a posé la question ? » L’homme a répondu : « Je suis là. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Donne ce panier de dattes en aumône (en expiation). » Il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Dois-je le donner à des gens plus pauvres que nous ? Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, il n’y a pas de famille plus pauvre que la nôtre entre les deux montagnes de Médine. » Le Prophète (ﷺ) a souri jusqu’à ce que ses dents apparaissent, puis il a dit : « Alors prends-le. »
Sahih Al-Boukhari : 114
Um al-Fadl (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، سَمِعَ سُفْيَانَ، أَخْبَرَنَا سَالِمٌ أَبُو النَّضْرِ، أَنَّهُ سَمِعَ عُمَيْرًا، مَوْلَى أُمِّ الْفَضْلِ يُحَدِّثُ عَنْ أُمِّ الْفَضْلِ، قَالَتْ شَكَّ النَّاسُ فِي صِيَامِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ عَرَفَةَ، فَأَرْسَلْتُ إِلَيْهِ بِإِنَاءٍ فِيهِ لَبَنٌ فَشَرِبَ. فَكَانَ سُفْيَانُ رُبَّمَا قَالَ شَكَّ النَّاسُ فِي صِيَامِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ عَرَفَةَ فَأَرْسَلَتْ إِلَيْهِ أُمُّ الْفَضْلِ. فَإِذَا وُقِفَ عَلَيْهِ قَالَ هُوَ عَنْ أُمِّ الْفَضْلِ.
Rapporté par Um Al-Fadl : Les gens doutaient si le Messager d’Allah (ﷺ) jeûnait ou non le jour de `Arafat. Alors, je lui ai envoyé une tasse de lait et il l’a bue
Sahih Al-Boukhari : 115
Um al-Fadl (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ عَبَّاسٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ سَالِمٍ أَبِي النَّضْرِ، عَنْ عُمَيْرٍ، مَوْلَى أُمِّ الْفَضْلِ عَنْ أُمِّ الْفَضْلِ، أَنَّهُمْ شَكُّوا فِي صَوْمِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ عَرَفَةَ، فَبُعِثَ إِلَيْهِ بِقَدَحٍ مِنْ لَبَنٍ فَشَرِبَهُ.
Rapporté par Um Al-Fadl : Les gens se demandaient si le Prophète (ﷺ) jeûnait ou non le jour de `Arafat. Alors, on lui a envoyé un récipient en bois rempli de lait, et il l’a bu
Sahih Al-Boukhari : 116
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ احْتَجَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ صَائِمٌ.
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) s’est fait faire une saignée alors qu’il jeûnait
Sahih Al-Boukhari : 117
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنِ ابْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" كُلُّ عَمَلِ ابْنِ آدَمَ لَهُ، إِلاَّ الصَّوْمَ فَإِنَّهُ لِي، وَأَنَا أَجْزِي بِهِ، وَلَخَلُوفُ فَمِ الصَّائِمِ أَطْيَبُ عِنْدَ اللَّهِ مِنْ رِيحِ الْمِسْكِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « (Allah a dit) : 'Chaque bonne action du fils d’Adam est pour lui, sauf le jeûne ; il est pour Moi, et c’est Moi qui en donnerai la récompense.' En vérité, l’odeur de la bouche du jeûneur est meilleure auprès d’Allah que celle du musc. »
Sahih Al-Boukhari : 118
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، عَنِ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" مَنْ لَمْ يَدَعْ قَوْلَ الزُّورِ وَالْعَمَلَ بِهِ وَالْجَهْلَ فَلَيْسَ لِلَّهِ حَاجَةٌ أَنْ يَدَعَ طَعَامَهُ وَشَرَابَهُ ". قَالَ أَحْمَدُ أَفْهَمَنِي رَجُلٌ إِسْنَادَهُ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui ne renonce pas aux mensonges, aux mauvaises actions et aux paroles blessantes envers les autres, Allah n’a pas besoin qu’il s’abstienne de manger et de boire pendant le jeûne. »
Sahih Al-Boukhari : 119
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ، أَخْبَرَنَا ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَتَى رَجُلٌ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ هَلَكْتُ وَقَعْتُ عَلَى أَهْلِي فِي رَمَضَانَ. قَالَ " أَعْتِقْ رَقَبَةً ". قَالَ لَيْسَ لِي. قَالَ " فَصُمْ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ ". قَالَ لاَ أَسْتَطِيعُ. قَالَ " فَأَطْعِمْ سِتِّينَ مِسْكِينًا ". قَالَ لاَ أَجِدُ. فَأُتِيَ بِعَرَقٍ فِيهِ تَمْرٌ ـ قَالَ إِبْرَاهِيمُ الْعَرَقُ الْمِكْتَلُ فَقَالَ " أَيْنَ السَّائِلُ تَصَدَّقْ بِهَا ". قَالَ عَلَى أَفْقَرَ مِنِّي وَاللَّهِ مَا بَيْنَ لاَبَتَيْهَا أَهْلُ بَيْتٍ أَفْقَرُ مِنَّا. فَضَحِكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى بَدَتْ نَوَاجِذُهُ. قَالَ " فَأَنْتُمْ إِذًا ".
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Je suis perdu car j’ai eu une relation avec ma femme pendant le Ramadan (alors que je jeûnais). » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Affranchis un esclave. » L’homme a répondu : « Je n’en ai pas les moyens. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors, jeûne deux mois consécutifs. » L’homme a dit : « Je ne peux pas. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors, nourris soixante pauvres. » L’homme a dit : « Je n’ai rien pour les nourrir. » Ensuite, un grand panier rempli de dattes a été apporté au Prophète. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Où est celui qui a posé la question ? Va et donne ceci en aumône. » L’homme a dit : « (Dois-je le donner en aumône) à quelqu’un de plus pauvre que moi ? Par Allah, il n’y a pas de famille entre ces deux montagnes (de Médine) plus pauvre que la nôtre. » Le Prophète (ﷺ) a alors souri jusqu’à ce que ses dents du fond soient visibles, et a dit : « Alors (nourris) ta famille avec. »
Sahih Al-Boukhari : 120
Abdullah Ibin Amr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، حَدَّثَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ، حَدَّثَنَا حُسَيْنٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي كَثِيرٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، قَالَ دَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " أَلَمْ أُخْبَرْ أَنَّكَ تَقُومُ اللَّيْلَ وَتَصُومُ النَّهَارَ ". قُلْتُ بَلَى. قَالَ " فَلاَ تَفْعَلْ، قُمْ وَنَمْ، وَصُمْ وَأَفْطِرْ، فَإِنَّ لِجَسَدِكَ عَلَيْكَ حَقًّا، وَإِنَّ لِعَيْنِكَ عَلَيْكَ حَقًّا، وَإِنَّ لِزَوْرِكَ عَلَيْكَ حَقًّا، وَإِنَّ لِزَوْجِكَ عَلَيْكَ حَقًّا، وَإِنَّكَ عَسَى أَنْ يَطُولَ بِكَ عُمُرٌ، وَإِنَّ مِنْ حَسْبِكَ أَنْ تَصُومَ مِنْ كُلِّ شَهْرٍ ثَلاَثَةَ أَيَّامٍ، فَإِنَّ بِكُلِّ حَسَنَةٍ عَشْرَ أَمْثَالِهَا فَذَلِكَ الدَّهْرُ كُلُّهُ ". قَالَ فَشَدَّدْتُ فَشُدِّدَ عَلَىَّ فَقُلْتُ فَإِنِّي أُطِيقُ غَيْرَ ذَلِكَ. قَالَ " فَصُمْ مِنْ كُلِّ جُمُعَةٍ ثَلاَثَةَ أَيَّامٍ ". قَالَ فَشَدَّدْتُ فَشُدِّدَ عَلَىَّ قُلْتُ أُطِيقُ غَيْرَ ذَلِكَ. قَالَ " فَصُمْ صَوْمَ نَبِيِّ اللَّهِ دَاوُدَ ". قُلْتُ وَمَا صَوْمُ نَبِيِّ اللَّهِ دَاوُدَ قَالَ " نِصْفُ الدَّهْرِ ".
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir et a dit : « N’ai-je pas appris que tu pries toute la nuit et que tu jeûnes toute la journée ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Ne fais pas cela ; prie une partie de la nuit et dors aussi ; jeûne certains jours et arrête-toi certains jours, car ton corps a des droits sur toi, tes yeux ont des droits sur toi, ton invité a des droits sur toi, et ta femme a des droits sur toi. J’espère que tu vivras longtemps, et il te suffit de jeûner trois jours par mois, car la récompense d’une bonne action est multipliée par dix, ce qui revient à jeûner toute l’année. » J’ai insisté (pour jeûner plus) alors j’ai reçu une consigne plus difficile. J’ai dit : « Je peux faire plus que cela (jeûner). » Le Prophète a dit : « Jeûne trois jours chaque semaine. » Mais comme j’ai continué à insister, on m’a imposé une règle plus stricte. J’ai dit : « Je peux jeûner plus que cela. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Jeûne comme le faisait le prophète Dawud. » J’ai demandé : « Comment jeûnait le prophète Dawud ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « La moitié de l’année, c’est-à-dire un jour sur deux. »