Hadiths sur Fasting
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Sahih Al-Boukhari : 121
Abou Juhaifa (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا جَعْفَرُ بْنُ عَوْنٍ، حَدَّثَنَا أَبُو الْعُمَيْسِ، عَنْ عَوْنِ بْنِ أَبِي جُحَيْفَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ آخَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ سَلْمَانَ وَأَبِي الدَّرْدَاءِ. فَزَارَ سَلْمَانُ أَبَا الدَّرْدَاءِ فَرَأَى أُمَّ الدَّرْدَاءِ مُتَبَذِّلَةً فَقَالَ لَهَا مَا شَأْنُكِ قَالَتْ أَخُوكَ أَبُو الدَّرْدَاءِ لَيْسَ لَهُ حَاجَةٌ فِي الدُّنْيَا. فَجَاءَ أَبُو الدَّرْدَاءِ فَصَنَعَ لَهُ طَعَامًا فَقَالَ كُلْ فَإِنِّي صَائِمٌ. قَالَ مَا أَنَا بِآكِلٍ حَتَّى تَأْكُلَ. فَأَكَلَ، فَلَمَّا كَانَ اللَّيْلُ ذَهَبَ أَبُو الدَّرْدَاءِ يَقُومُ فَقَالَ نَمْ. فَنَامَ، ثُمَّ ذَهَبَ يَقُومُ فَقَالَ نَمْ. فَلَمَّا كَانَ آخِرُ اللَّيْلِ قَالَ سَلْمَانُ قُمِ الآنَ. قَالَ فَصَلَّيَا فَقَالَ لَهُ سَلْمَانُ إِنَّ لِرَبِّكَ عَلَيْكَ حَقًّا، وَلِنَفْسِكَ عَلَيْكَ حَقًّا، وَلأَهْلِكَ عَلَيْكَ حَقًّا، فَأَعْطِ كُلَّ ذِي حَقٍّ حَقَّهُ. فَأَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَ ذَلِكَ لَهُ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" صَدَقَ سَلْمَانُ ". أَبُو جُحَيْفَةَ وَهْبٌ السُّوَائِيُّ، يُقَالُ وَهْبُ الْخَيْرِ.
Rapporté par Abu Juhaifa : Le Prophète (ﷺ) a établi un lien de fraternité entre Salman et Abu Darda’. Un jour, Salman est allé rendre visite à Abu Darda et a trouvé Umm Ad-Darda habillée de vêtements usés. Il lui a demandé pourquoi elle était dans cet état. Elle a répondu : « Ton frère, Abu Darda, ne s’intéresse pas aux plaisirs de ce monde. » Pendant ce temps, Abu Darda est arrivé et a préparé un repas pour Salman, puis lui a dit : « Mange, car je jeûne. » Salman a répondu : « Je ne mangerai que si tu manges aussi. » Alors Abu Darda a mangé. La nuit venue, Abu Darda s’est levé pour prier, mais Salman lui a dit : « Dors », et il s’est recouché. Abu Darda s’est relevé une nouvelle fois pour prier, et Salman lui a encore dit : « Dors. » Puis, dans la dernière partie de la nuit, Salman lui a dit : « Lève-toi maintenant pour prier. » Ils ont alors prié ensemble, puis Salman a dit à Abu Darda : « Ton Seigneur a un droit sur toi, ton âme a un droit sur toi, et ta famille a un droit sur toi. Tu dois donc donner à chacun ce qui lui revient. » Plus tard, Abu Darda est allé voir le Prophète (ﷺ) pour lui raconter cela. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Salman a dit la vérité. »
Sahih Al-Boukhari : 122
Abou Saïd Al Khudri (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا الْوَلِيدُ، عَنِ الأَوْزَاعِيِّ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، وَالضَّحَّاكِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، قَالَ بَيْنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَقْسِمُ ذَاتَ يَوْمٍ قِسْمًا فَقَالَ ذُو الْخُوَيْصِرَةِ ـ رَجُلٌ مِنْ بَنِي تَمِيمٍ ـ يَا رَسُولَ اللَّهِ اعْدِلْ. قَالَ " وَيْلَكَ مَنْ يَعْدِلُ إِذَا لَمْ أَعْدِلْ ". فَقَالَ عُمَرُ ائْذَنْ لِي فَلأَضْرِبْ عُنُقَهُ. قَالَ " لاَ، إِنَّ لَهُ أَصْحَابًا يَحْقِرُ أَحَدُكُمْ صَلاَتَهُ مَعَ صَلاَتِهِمْ، وَصِيَامَهُ مَعَ صِيَامِهِمْ، يَمْرُقُونَ مِنَ الدِّينِ كَمُرُوقِ السَّهْمِ مِنَ الرَّمِيَّةِ، يُنْظَرُ إِلَى نَصْلِهِ فَلاَ يُوجَدُ فِيهِ شَىْءٌ، ثُمَّ يُنْظَرُ إِلَى رِصَافِهِ فَلاَ يُوجَدُ فِيهِ شَىْءٌ، ثُمَّ يُنْظَرُ إِلَى نَضِيِّهِ فَلاَ يُوجَدُ فِيهِ شَىْءٌ، ثُمَّ يُنْظَرُ إِلَى قُذَذِهِ فَلاَ يُوجَدُ فِيهِ شَىْءٌ، سَبَقَ الْفَرْثَ وَالدَّمَ، يَخْرُجُونَ عَلَى حِينِ فُرْقَةٍ مِنَ النَّاسِ، آيَتُهُمْ رَجُلٌ إِحْدَى يَدَيْهِ مِثْلُ ثَدْىِ الْمَرْأَةِ، أَوْ مِثْلُ الْبَضْعَةِ تَدَرْدَرُ ". قَالَ أَبُو سَعِيدٍ أَشْهَدُ لَسَمِعْتُهُ مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَشْهَدُ أَنِّي كُنْتُ مَعَ عَلِيٍّ حِينَ قَاتَلَهُمْ، فَالْتُمِسَ فِي الْقَتْلَى، فَأُتِيَ بِهِ عَلَى النَّعْتِ الَّذِي نَعَتَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Un jour, alors que le Prophète (ﷺ) distribuait des butins, Dhul Khawaisira, un homme de la tribu de Bani Tamim, a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Sois juste. » Le Prophète a dit : « Malheur à toi ! Qui serait juste si je ne le suis pas ? » `Umar a dit au Prophète (ﷺ) : « Permets-moi de lui couper la tête. » Le Prophète a répondu : « Non, car il a des compagnons qui semblent si pieux que si l’un de vous compare sa prière à la leur, il pensera que sa propre prière est inférieure, et il en sera de même pour le jeûne. Mais ils quitteront l’islam aussi vite qu’une flèche traverse sa cible, sans que rien ne reste sur la pointe, ni sur la tige, ni sur les plumes, car la flèche est passée trop vite pour être salie par le sang ou les restes. Ces gens apparaîtront lors de divisions parmi les musulmans, et le signe pour les reconnaître sera un homme dont l’une des mains ressemblera à un sein de femme ou à un morceau de chair qui bouge. » Abu Sa`id a ajouté : « J’atteste avoir entendu cela du Prophète (ﷺ) et j’atteste aussi que j’étais avec `Ali quand il a combattu ces gens. L’homme décrit par le Prophète a été cherché parmi les morts, et il était exactement comme le Prophète (ﷺ) l’avait décrit. »
Sahih Al-Boukhari : 123
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ أَبُو الْحَسَنِ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا الأَوْزَاعِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه أَنَّ رَجُلاً، أَتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلَكْتُ. قَالَ " وَيْحَكَ ". قَالَ وَقَعْتُ عَلَى أَهْلِي فِي رَمَضَانَ. قَالَ " أَعْتِقْ رَقَبَةً ". قَالَ مَا أَجِدُهَا. قَالَ " فَصُمْ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ ". قَالَ لاَ أَسْتَطِيعُ. قَالَ " فَأَطْعِمْ سِتِّينَ مِسْكِينًا ". قَالَ مَا أَجِدُ. فَأُتِيَ بِعَرَقٍ فَقَالَ " خُذْهُ فَتَصَدَّقْ بِهِ ". فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَعَلَى غَيْرِ أَهْلِي فَوَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ مَا بَيْنَ طُنُبَىِ الْمَدِينَةِ أَحْوَجُ مِنِّي. فَضَحِكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى بَدَتْ أَنْيَابُهُ قَالَ " خُذْهُ ". تَابَعَهُ يُونُسُ عَنِ الزُّهْرِيِّ. وَقَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ خَالِدٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ وَيْلَكَ.
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je suis perdu ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Waihaka (qu’Allah te fasse miséricorde) ! » L’homme a dit : « J’ai eu un rapport avec ma femme alors que je jeûnais pendant le Ramadan. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Affranchis un esclave. » L’homme a répondu : « Je n’en ai pas les moyens. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors jeûne deux mois consécutifs. » L’homme a dit : « Je n’en suis pas capable. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors nourris soixante pauvres. » L’homme a dit : « Je n’ai rien pour nourrir soixante personnes. » Plus tard, un panier rempli de dattes a été apporté au Prophète (ﷺ) et il a dit à l’homme : « Prends-le et donne-le en aumône. » L’homme a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Dois-je le donner à des gens autres que ma famille ? Par Celui qui détient ma vie, il n’y a personne de plus pauvre que moi dans toute la ville de Médine. » Le Prophète (ﷺ) a souri au point que ses dents du fond étaient visibles, puis il a dit : « Prends-le. » Az-Zuhri a dit (que le Prophète (ﷺ) a dit) : « Wailaka. »
Sahih Al-Boukhari : 124
Abdullah Ibin Amr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ،. وَحَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَوْنٍ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو الْمَلِيحِ، قَالَ دَخَلْتُ مَعَ أَبِيكَ زَيْدٍ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو فَحَدَّثَنَا أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم ذُكِرَ لَهُ صَوْمِي، فَدَخَلَ عَلَىَّ، فَأَلْقَيْتُ لَهُ وِسَادَةً مِنْ أَدَمٍ حَشْوُهَا لِيفٌ، فَجَلَسَ عَلَى الأَرْضِ، وَصَارَتِ الْوِسَادَةُ بَيْنِي وَبَيْنَهُ، فَقَالَ لِي " أَمَا يَكْفِيكَ مِنْ كُلِّ شَهْرٍ ثَلاَثَةُ أَيَّامٍ ". قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " خَمْسًا ". قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " سَبْعًا ". قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " تِسْعًا ". قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " إِحْدَى عَشْرَةَ ". قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " لاَ صَوْمَ فَوْقَ صَوْمِ دَاوُدَ، شَطْرَ الدَّهْرِ، صِيَامُ يَوْمٍ، وَإِفْطَارُ يَوْمٍ ".
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : On a parlé au Prophète (ﷺ) de mon jeûne. Il est donc venu me voir et j’ai mis devant lui un coussin en cuir rempli de fibres de palmier. Le Prophète (ﷺ) s’est assis par terre, le coussin entre lui et moi. Il m’a dit : « Est-ce que cela ne te suffit pas de jeûner trois jours par mois ? » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! (Je peux faire plus.) » Il a dit : « (Tu peux jeûner) cinq jours par mois. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! (Je peux faire plus.) » Il a dit : « (Tu peux jeûner) sept jours. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! » Il a dit : « Neuf. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il a dit : « Onze. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il a dit : « Aucun jeûne n’est meilleur que celui du Prophète (ﷺ) David, qui jeûnait la moitié de l’année, c’est-à-dire un jour sur deux. »
Sahih Al-Boukhari : 125
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي يُوسُفُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي عَوْفٌ، عَنْ خِلاَسٍ، وَمُحَمَّدٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" مَنْ أَكَلَ نَاسِيًا وَهْوَ صَائِمٌ فَلْيُتِمَّ صَوْمَهُ، فَإِنَّمَا أَطْعَمَهُ اللَّهُ وَسَقَاهُ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si quelqu’un mange par oubli alors qu’il jeûne, il doit continuer son jeûne, car c’est Allah qui l’a nourri et abreuvé. »
Sahih Al-Boukhari : 126
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي بَكْرٍ الْمُقَدَّمِيُّ، حَدَّثَنَا فُضَيْلُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ، حَدَّثَنَا حَكِيمُ بْنُ أَبِي حُرَّةَ الأَسْلَمِيُّ، أَنَّهُ سَمِعَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ سُئِلَ عَنْ رَجُلٍ، نَذَرَ أَنْ لاَ، يَأْتِيَ عَلَيْهِ يَوْمٌ إِلاَّ صَامَ، فَوَافَقَ يَوْمَ أَضْحًى أَوْ فِطْرٍ. فَقَالَ لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ، لَمْ يَكُنْ يَصُومُ يَوْمَ الأَضْحَى وَالْفِطْرِ، وَلاَ يَرَى صِيَامَهُمَا.
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : On lui a demandé au sujet d’un homme qui avait fait le vœu de jeûner tous les jours de sa vie, puis le jour de l’`Id al-Adha ou de l’`Id al-Fitr arrivait. `Abdullah bin `Umar a dit : « Vous avez un bon exemple dans le Messager d’Allah (ﷺ). Il ne jeûnait pas le jour de l’`Id al-Adha ni le jour de l’`Id al-Fitr, et nous n’avons pas l’intention de jeûner ces deux jours. »
Sahih Al-Boukhari : 127
Ziyad bin Jubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، عَنْ يُونُسَ، عَنْ زِيَادِ بْنِ جُبَيْرٍ، قَالَ كُنْتُ مَعَ ابْنِ عُمَرَ فَسَأَلَهُ رَجُلٌ فَقَالَ نَذَرْتُ أَنْ أَصُومَ كُلَّ يَوْمِ ثَلاَثَاءَ أَوْ أَرْبِعَاءَ مَا عِشْتُ، فَوَافَقْتُ هَذَا الْيَوْمَ يَوْمَ النَّحْرِ. فَقَالَ أَمَرَ اللَّهُ بِوَفَاءِ النَّذْرِ، وَنُهِينَا أَنْ نَصُومَ يَوْمَ النَّحْرِ. فَأَعَادَ عَلَيْهِ فَقَالَ مِثْلَهُ، لاَ يَزِيدُ عَلَيْهِ.
Rapporté par Ziyad bin Jubair : J’étais avec Ibn `Umar lorsqu’un homme lui a demandé : « J’ai fait le vœu de jeûner chaque mardi ou mercredi toute ma vie, et si le jour de mon jeûne tombe sur le jour du Nahr (le premier jour de l’`Id al-Adha), que dois-je faire ? » Ibn `Umar a dit : « Allah a ordonné de tenir les vœux, mais il nous est interdit de jeûner le jour du Nahr. » L’homme a répété sa question et Ibn `Umar a répété la même réponse, sans rien ajouter
Sahih Al-Boukhari : 128
Ka'b bin Ujra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا أَبُو شِهَابٍ، عَنِ ابْنِ عَوْنٍ، عَنْ مُجَاهِدٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي لَيْلَى، عَنْ كَعْبِ بْنِ عُجْرَةَ، قَالَ أَتَيْتُهُ يَعْنِي النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " ادْنُ ". فَدَنَوْتُ فَقَالَ " أَيُؤْذِيكَ هَوَامُّكَ ". قُلْتُ نَعَمْ. قَالَ " فِدْيَةٌ مِنْ صِيَامٍ أَوْ صَدَقَةٍ أَوْ نُسُكٍ ". وَأَخْبَرَنِي ابْنُ عَوْنٍ عَنْ أَيُّوبَ قَالَ صِيَامُ ثَلاَثَةِ أَيَّامٍ، وَالنُّسُكُ شَاةٌ، وَالْمَسَاكِينُ سِتَّةٌ.
Rapporté par Ka`b bin 'Ujra : Je suis venu voir le Prophète (ﷺ) et il m’a dit : « Approche-toi. » Je me suis approché et il m’a demandé : « Les poux te dérangent-ils ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « (Rase-toi la tête et) fais une compensation par le jeûne, une aumône ou un sacrifice. » (Le sous-narrateur) Aiyub a précisé : « Le jeûne doit être de trois jours, le sacrifice est un mouton, et l’aumône doit être donnée à six pauvres. »
Sahih Al-Boukhari : 129
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ سَمِعْتُهُ مِنْ، فِيهِ عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ هَلَكْتُ. قَالَ " مَا شَأْنُكَ ". قَالَ وَقَعْتُ عَلَى امْرَأَتِي فِي رَمَضَانَ. قَالَ " تَسْتَطِيعُ تُعْتِقُ رَقَبَةً ". قَالَ لاَ. قَالَ " فَهَلْ تَسْتَطِيعُ أَنْ تَصُومَ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ ". قَالَ لاَ. قَالَ " فَهَلْ تَسْتَطِيعُ أَنْ تُطْعِمَ سِتِّينَ مِسْكِينًا ". قَالَ لاَ. قَالَ " اجْلِسْ ". فَجَلَسَ فَأُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِعَرَقٍ فِيهِ تَمْرٌ ـ وَالْعَرَقُ الْمِكْتَلُ الضَّخْمُ ـ قَالَ " خُذْ هَذَا، فَتَصَدَّقْ بِهِ ". قَالَ أَعَلَى أَفْقَرَ مِنَّا، فَضَحِكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى بَدَتْ نَوَاجِذُهُ قَالَ " أَطْعِمْهُ عِيَالَكَ ".
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Je suis perdu ! » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Qu’as-tu ? » Il a répondu : « J’ai eu une relation avec ma femme alors que je jeûnais pendant le Ramadan. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « As-tu de quoi affranchir un esclave ? » Il a répondu : « Non. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Peux-tu jeûner deux mois d’affilée ? » L’homme a dit : « Non. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Peux-tu nourrir soixante pauvres ? » L’homme a répondu : « Non. » Alors le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Assieds-toi », et il s’est assis. Plus tard, un ‘Irq, c’est-à-dire un grand panier de dattes, a été apporté au Prophète (ﷺ) et il lui a dit : « Prends ceci et donne-le en aumône. » L’homme a dit : « À des gens plus pauvres que nous ? » À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) a souri au point de laisser voir ses dents, puis il lui a dit : « Nourris ta famille avec. »
Sahih Al-Boukhari : 130
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مَحْبُوبٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ هَلَكْتُ. فَقَالَ " وَمَا ذَاكَ ". قَالَ وَقَعْتُ بِأَهْلِي فِي رَمَضَانَ. قَالَ " تَجِدُ رَقَبَةً ". قَالَ لاَ. قَالَ " هَلْ تَسْتَطِيعُ أَنْ تَصُومَ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ ". قَالَ لاَ. قَالَ " فَتَسْتَطِيعُ أَنْ تُطْعِمَ سِتِّينَ مِسْكِينًا ". قَالَ لاَ. قَالَ فَجَاءَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ بِعَرَقٍ ـ وَالْعَرَقُ الْمِكْتَلُ فِيهِ تَمْرٌ ـ فَقَالَ " اذْهَبْ بِهَذَا، فَتَصَدَّقْ بِهِ ". قَالَ عَلَى أَحْوَجَ مِنَّا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ مَا بَيْنَ لاَبَتَيْهَا أَهْلُ بَيْتٍ أَحْوَجُ مِنَّا. ثُمَّ قَالَ " اذْهَبْ، فَأَطْعِمْهُ أَهْلَكَ ".
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Je suis perdu ! » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Qu’as-tu ? » Il a répondu : « J’ai eu une relation avec ma femme alors que je jeûnais pendant le Ramadan. » Le Prophète lui a demandé : « Peux-tu affranchir un esclave ? » Il a dit : « Non. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Peux-tu jeûner deux mois d’affilée ? » Il a répondu : « Non. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Peux-tu nourrir soixante pauvres ? » Il a répondu : « Non. » Ensuite, un homme des Ansar est arrivé avec un Irq (un grand panier de dattes). Le Prophète a dit (à l’homme) : « Prends ce panier et donne-le en aumône. » L’homme a dit : « À des gens plus pauvres que nous, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Par Celui qui t’a envoyé avec la Vérité ! Il n’y a pas de maison entre les deux montagnes de Médine plus pauvre que la nôtre. » Alors le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Va et nourris ta famille avec. »
Sahih Al-Boukhari : 131
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ حُمَيْدٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ هَلَكْتُ. قَالَ " وَمَا شَأْنُكَ ". قَالَ وَقَعْتُ عَلَى امْرَأَتِي فِي رَمَضَانَ. قَالَ " هَلْ تَجِدُ مَا تُعْتِقُ رَقَبَةً ". قَالَ لاَ. قَالَ " فَهَلْ تَسْتَطِيعُ أَنْ تَصُومَ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ ". قَالَ لاَ. قَالَ " فَهَلْ تَسْتَطِيعُ أَنْ تُطْعِمَ سِتِّينَ مِسْكِينًا ". قَالَ لاَ أَجِدُ. فَأُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِعَرَقٍ فِيهِ تَمْرٌ فَقَالَ " خُذْ هَذَا فَتَصَدَّقْ بِهِ ". فَقَالَ أَعَلَى أَفْقَرَ مِنَّا مَا بَيْنَ لاَبَتَيْهَا أَفْقَرُ مِنَّا. ثُمَّ قَالَ " خُذْهُ فَأَطْعِمْهُ أَهْلَكَ ".
Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Prophète et a dit : « Je suis perdu ! » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Qu’as-tu ? » Il a répondu : « J’ai eu une relation avec ma femme alors que je jeûnais pendant le Ramadan. » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Peux-tu affranchir un esclave ? » Il a dit : « Non. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Peux-tu jeûner deux mois d’affilée ? » Il a répondu : « Non. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Peux-tu nourrir soixante pauvres ? » Il a dit : « Je n’ai rien. » Plus tard, un Irq (grand panier) rempli de dattes a été donné au Prophète, et le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Prends ce panier et donne-le en aumône. » L’homme a dit : « À des gens plus pauvres que nous ? En vérité, il n’y a personne entre les deux montagnes de Médine plus pauvre que nous. » Le Prophète a alors dit : « Prends-le et nourris ta famille avec. »
Sahih Al-Boukhari : 132
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَجُلاً، وَقَعَ بِامْرَأَتِهِ فِي رَمَضَانَ، فَاسْتَفْتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " هَلْ تَجِدُ رَقَبَةً ". قَالَ لاَ. قَالَ " هَلْ تَسْتَطِيعُ صِيَامَ شَهْرَيْنِ ". قَالَ لاَ. قَالَ " فَأَطْعِمْ سِتِّينَ مِسْكِينًا ".
Rapporté par Abu Huraira : Un homme eut une relation avec sa femme pendant le mois de Ramadan (alors qu’il jeûnait), et il vint demander au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’il devait faire. Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Peux-tu affranchir un esclave ? » L’homme répondit : « Non. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Peux-tu jeûner deux mois consécutifs ? » Il répondit : « Non. » Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Nourris soixante pauvres. »
Sahih Al-Boukhari : 133
Aïcha (RA)
Sahih
وَقَالَ اللَّيْثُ عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جَعْفَرِ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ، أَتَى رَجُلٌ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي الْمَسْجِدِ قَالَ احْتَرَقْتُ. قَالَ " مِمَّ ذَاكَ ". قَالَ وَقَعْتُ بِامْرَأَتِي فِي رَمَضَانَ. قَالَ لَهُ " تَصَدَّقْ ". قَالَ مَا عِنْدِي شَىْءٌ. فَجَلَسَ وَأَتَاهُ إِنْسَانٌ يَسُوقُ حِمَارًا وَمَعَهُ طَعَامٌ ـ قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ مَا أَدْرِي مَا هُوَ ـ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " أَيْنَ الْمُحْتَرِقُ ". فَقَالَ هَا أَنَا ذَا. قَالَ " خُذْ هَذَا فَتَصَدَّقْ بِهِ ". قَالَ عَلَى أَحْوَجَ مِنِّي مَا لأَهْلِي طَعَامٌ قَالَ " فَكُلُوهُ ". قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ الْحَدِيثُ الأَوَّلُ أَبْيَنُ قَوْلُهُ " أَطْعِمْ أَهْلَكَ ".
Rapporté par 'Aisha رضي الله عنها : Un homme vint voir le Prophète (ﷺ) à la mosquée et dit : « Je suis perdu ! » Le Prophète (ﷺ) lui demanda : « Pourquoi ? Qu’as-tu fait ? » Il répondit : « J’ai eu une relation avec ma femme pendant le mois de Ramadan (en jeûnant). » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Fais un don en aumône. » Il répondit : « Je n’ai rien. » L’homme s’assit, et à ce moment-là, quelqu’un arriva avec un âne portant de la nourriture pour le Prophète (ﷺ)... (Le sous-rappoteur, 'Abdur Rahman, ajouta : Je ne sais pas de quel aliment il s’agissait.) Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Où est l’homme qui s’est dit perdu ? » Il répondit : « Me voici. » Le Prophète (ﷺ) lui dit : « Prends cette nourriture et donne-la en aumône. » L’homme répondit : « À quelqu’un de plus pauvre que moi ? Ma famille n’a rien à manger. » Le Prophète (ﷺ) lui dit alors : « Eh bien, mangez-la vous-mêmes. »
Sahih Al-Boukhari : 134
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، حَدَّثَنَا أَبُو سَلَمَةَ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ نَهَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْوِصَالِ فَقَالَ لَهُ رِجَالٌ مِنَ الْمُسْلِمِينَ فَإِنَّكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ تُوَاصِلُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَيُّكُمْ مِثْلِي إِنِّي أَبِيتُ يُطْعِمُنِي رَبِّي وَيَسْقِينِ ". فَلَمَّا أَبَوْا أَنْ يَنْتَهُوا عَنِ الْوِصَالِ وَاصَلَ بِهِمْ يَوْمًا ثُمَّ يَوْمًا ثُمَّ رَأَوُا الْهِلاَلَ فَقَالَ " لَوْ تَأَخَّرَ لَزِدْتُكُمْ ". كَالْمُنَكِّلِ بِهِمْ حِينَ أَبَوْا. تَابَعَهُ شُعَيْبٌ وَيَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ وَيُونُسُ عَنِ الزُّهْرِيِّ. وَقَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ خَالِدٍ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ سَعِيدٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit le Al-Wisal (jeûner plusieurs jours de suite sans manger). Un homme parmi les musulmans a dit : « Mais toi, tu fais Al-Wisal, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Qui parmi vous est comme moi ? Je dors et mon Seigneur me nourrit et me donne à boire. » Quand les gens ont refusé d’arrêter Al-Wisal, le Prophète (ﷺ) a jeûné avec eux un jour, puis il n’a pas rompu son jeûne et a continué un deuxième jour. Quand ils ont vu le croissant de lune, le Prophète (ﷺ) a dit : « Si le croissant n’était pas apparu, je vous aurais fait continuer à jeûner (un troisième jour) », comme s’il voulait les punir parce qu’ils avaient refusé d’arrêter Al-Wisal
Sahih Al-Boukhari : 135
Abou Saïd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ، قَالَ بَيْنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَقْسِمُ جَاءَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ ذِي الْخُوَيْصِرَةِ التَّمِيمِيُّ فَقَالَ اعْدِلْ يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَالَ " وَيْلَكَ مَنْ يَعْدِلُ إِذَا لَمْ أَعْدِلْ ". قَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ دَعْنِي أَضْرِبْ عُنُقَهُ. قَالَ " دَعْهُ فَإِنَّ لَهُ أَصْحَابًا يَحْقِرُ أَحَدُكُمْ صَلاَتَهُ مَعَ صَلاَتِهِ، وَصِيَامَهُ مَعَ صِيَامِهِ، يَمْرُقُونَ مِنَ الدِّينِ كَمَا يَمْرُقُ السَّهْمُ مِنَ الرَّمِيَّةِ، يُنْظَرُ فِي قُذَذِهِ فَلاَ يُوجَدُ فِيهِ شَىْءٌ، يُنْظَرُ فِي نَصْلِهِ فَلاَ يُوجَدُ فِيهِ شَىْءٌ، ثُمَّ يُنْظَرُ فِي رِصَافِهِ فَلاَ يُوجَدُ فِيهِ شَىْءٌ، ثُمَّ يُنْظَرُ فِي نَضِيِّهِ فَلاَ يُوجَدُ فِيهِ شَىْءٌ، قَدْ سَبَقَ الْفَرْثَ وَالدَّمَ، آيَتُهُمْ رَجُلٌ إِحْدَى يَدَيْهِ ـ أَوْ قَالَ ثَدْيَيْهِ ـ مِثْلُ ثَدْىِ الْمَرْأَةِ ـ أَوْ قَالَ مِثْلُ الْبَضْعَةِ ـ تَدَرْدَرُ، يَخْرُجُونَ عَلَى حِينِ فُرْقَةٍ مِنَ النَّاسِ ". قَالَ أَبُو سَعِيدٍ أَشْهَدُ سَمِعْتُ مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَشْهَدُ أَنَّ عَلِيًّا قَتَلَهُمْ وَأَنَا مَعَهُ، جِيءَ بِالرَّجُلِ عَلَى النَّعْتِ الَّذِي نَعَتَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم. قَالَ فَنَزَلَتْ فِيهِ {وَمِنْهُمْ مَنْ يَلْمِزُكَ فِي الصَّدَقَاتِ}.
Rapporté par Abu Sa`id : Pendant que le Prophète (ﷺ) distribuait quelque chose, `Abdullah bin Dhil Khawaisira at-Tamimi est venu et a dit : « Sois juste, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Malheur à toi ! Qui serait juste si je ne le suis pas ? » `Umar bin Al-Khattab a dit : « Laisse-moi lui couper la tête ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laisse-le, car il a des compagnons. Si tu compares ta prière à la leur et ton jeûne au leur, tu trouveras que tes prières et ton jeûne paraissent peu à côté des leurs. Pourtant, ils sortiront de la religion aussi vite qu’une flèche traverse le corps d’un gibier. Si tu examines la plume de la flèche, tu n’y trouveras rien, si tu examines la pointe, tu n’y trouveras rien, et si tu examines la tige, tu n’y trouveras rien. La flèche a été trop rapide pour être salie par le sang ou les excréments. Le signe pour reconnaître ces gens sera un homme dont une main (ou une poitrine) ressemblera à celle d’une femme (ou à un morceau de chair qui bouge). Ces gens apparaîtront quand il y aura des divisions parmi les gens (musulmans). » Abu Sa`id a ajouté : Je témoigne avoir entendu cela du Prophète (ﷺ) et je témoigne aussi qu’`Ali a combattu ces gens alors que j’étais avec lui. L’homme décrit par le Prophète (ﷺ) a été amené à `Ali. Les versets suivants ont été révélés à propos de cette personne (c’est-à-dire `Abdullah bin Dhil-Khawaisira at-Tamimi) : « Et parmi eux, il y a des hommes qui t’accusent (ô Muhammad) au sujet de la distribution des aumônes. »
Sahih Al-Boukhari : 136
Talha bin Ubaidullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ أَبِي سُهَيْلٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ طَلْحَةَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ، أَنَّ أَعْرَابِيًّا، جَاءَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثَائِرَ الرَّأْسِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَخْبِرْنِي مَاذَا فَرَضَ اللَّهُ عَلَىَّ مِنَ الصَّلاَةِ فَقَالَ " الصَّلَوَاتِ الْخَمْسَ، إِلاَّ أَنْ تَطَوَّعَ شَيْئًا ". فَقَالَ أَخْبِرْنِي بِمَا فَرَضَ اللَّهُ عَلَىَّ مِنَ الصِّيَامِ قَالَ " شَهْرَ رَمَضَانَ، إِلاَّ أَنْ تَطَوَّعَ شَيْئًا ". قَالَ أَخْبِرْنِي بِمَا فَرَضَ اللَّهُ عَلَىَّ مِنَ الزَّكَاةِ قَالَ فَأَخْبَرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم شَرَائِعَ الإِسْلاَمِ. قَالَ وَالَّذِي أَكْرَمَكَ لاَ أَتَطَوَّعُ شَيْئًا وَلاَ أَنْقُصُ مِمَّا فَرَضَ اللَّهُ عَلَىَّ شَيْئًا. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَفْلَحَ إِنْ صَدَقَ ". أَوْ " دَخَلَ الْجَنَّةَ إِنْ صَدَقَ ". وَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ فِي عِشْرِينَ وَمِائَةِ بَعِيرٍ حِقَّتَانِ. فَإِنْ أَهْلَكَهَا مُتَعَمِّدًا، أَوْ وَهَبَهَا أَوِ احْتَالَ فِيهَا فِرَارًا مِنَ الزَّكَاةِ، فَلاَ شَىْءَ عَلَيْهِ.
Rapporté par Talha ibn 'Ubaidullah : Un bédouin aux cheveux en désordre est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Dis-moi ce qu’Allah m’a imposé concernant la prière. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Tu dois accomplir parfaitement les cinq prières obligatoires chaque jour et chaque nuit, sauf si tu veux en faire plus de manière volontaire. » Le bédouin a dit : « Dis-moi ce qu’Allah m’a imposé concernant le jeûne. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu dois jeûner pendant le mois de Ramadan, sauf si tu veux jeûner davantage de façon volontaire. » Le bédouin a dit : « Dis-moi ce qu’Allah m’a imposé concernant la Zakat. » Le Prophète (ﷺ) lui a alors expliqué les règles de la Zakat. Le bédouin a dit : « Par Celui qui t’a honoré, je ne ferai rien de plus que ce qu’Allah m’a imposé, et je ne délaisserai rien de ce qu’Il m’a ordonné. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il réussira s’il dit la vérité (ou il entrera au Paradis s’il dit la vérité). » Et certaines personnes ont dit : « La Zakat pour cent vingt chameaux est de deux Hiqqas, et si celui qui doit la Zakat abat les chameaux exprès, les offre en cadeau ou fait une ruse pour éviter de payer la Zakat, alors cela ne lui cause aucun tort. »
Sahih Al-Boukhari : 137
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ الْجَعْدِ، أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ،. وَحَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا النَّضْرُ، أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، قَالَ كَانَ ابْنُ عَبَّاسٍ يُقْعِدُنِي عَلَى سَرِيرِهِ فَقَالَ إِنَّ وَفْدَ عَبْدِ الْقَيْسِ لَمَّا أَتَوْا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنِ الْوَفْدُ ". قَالُوا رَبِيعَةُ. قَالَ " مَرْحَبًا بِالْوَفْدِ وَالْقَوْمِ، غَيْرَ خَزَايَا وَلاَ نَدَامَى ". قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ بَيْنَنَا وَبَيْنَكَ كُفَّارَ مُضَرَ، فَمُرْنَا بِأَمْرٍ نَدْخُلُ بِهِ الْجَنَّةَ، وَنُخْبِرُ بِهِ مَنْ وَرَاءَنَا فَسَأَلُوا عَنِ الأَشْرِبَةِ، فَنَهَاهُمْ عَنْ أَرْبَعٍ وَأَمَرَهُمْ بِأَرْبَعٍ أَمَرَهُمْ بِالإِيمَانِ بِاللَّهِ قَالَ " هَلْ تَدْرُونَ مَا الإِيمَانُ بِاللَّهِ ". قَالُوا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ. قَالَ " شَهَادَةُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ، وَإِقَامُ الصَّلاَةِ، وَإِيتَاءُ الزَّكَاةِ ـ وَأَظُنُّ فِيهِ ـ صِيَامُ رَمَضَانَ، وَتُؤْتُوا مِنَ الْمَغَانِمِ الْخُمُسَ ". وَنَهَاهُمْ عَنِ الدُّبَّاءِ، وَالْحَنْتَمِ، وَالْمُزَفَّتِ، وَالنَّقِيرِ، وَرُبَّمَا قَالَ الْمُقَيَّرِ. قَالَ " احْفَظُوهُنَّ، وَأَبْلِغُوهُنَّ مَنْ وَرَاءَكُمْ ".
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand la délégation de `Abd Al-Qais est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ), il a demandé : « Qui sont les membres de la délégation ? » Ils ont répondu : « Ce sont des gens de la tribu de Rabi`a. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Soyez les bienvenus, ô délégation, soyez les bienvenus ! Ô gens ! Vous ne subirez aucune humiliation et vous ne le regretterez pas. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah ! Entre toi et nous, il y a les infidèles de la tribu de Mudar. Donne-nous donc un conseil (des actions religieuses) qui nous permettra d’entrer au Paradis si nous les accomplissons, et que nous pourrons transmettre à ceux que nous avons laissés derrière nous. » Ils ont aussi interrogé le Prophète (ﷺ) à propos des boissons. Il leur a interdit quatre choses et en a ordonné quatre autres. Il leur a ordonné de croire en Allah, et leur a demandé : « Savez-vous ce que signifie croire en Allah ? » Ils ont répondu : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il a dit : « C’est témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, l’Unique, sans associé, et que Muhammad est le Messager d’Allah (ﷺ) ; accomplir parfaitement la prière et donner la Zakat. » (Le narrateur pense que le jeûne du Ramadan est inclus), « et donner un cinquième du butin de guerre (à l’État). » Ensuite, il leur a interdit quatre récipients pour boire : Ad-Duba’, Al-Hantam, Al-Mazaffat et An-Naqir, ou peut-être Al-Muqaiyar. Puis le Prophète (ﷺ) a dit : « Apprenez bien tout cela par cœur et transmettez-le à ceux que vous avez laissés derrière vous. »
Sahih Al-Boukhari : 138
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لاَ تُوَاصِلُوا ". قَالُوا إِنَّكَ تُوَاصِلُ. قَالَ " إِنِّي لَسْتُ مِثْلَكُمْ، إِنِّي أَبِيتُ يُطْعِمُنِي رَبِّي وَيَسْقِينِي ". فَلَمْ يَنْتَهُوا عَنِ الْوِصَالِ ـ قَالَ ـ فَوَاصَلَ بِهِمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَيْنِ أَوْ لَيْلَتَيْنِ، ثُمَّ رَأَوُا الْهِلاَلَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَوْ تَأَخَّرَ الْهِلاَلُ لَزِدْتُكُمْ ". كَالْمُنَكِّلِ لَهُمْ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit à ses compagnons : « Ne pratiquez pas le jeûne continu (Al-Wisal). » Ils ont répondu : « Mais tu pratiques le jeûne continu. » Il a dit : « Je ne suis pas comme vous, car la nuit, mon Seigneur me nourrit et me donne à boire. » Mais les gens n’ont pas arrêté le jeûne continu, alors le Prophète (ﷺ) a jeûné avec eux deux jours ou deux nuits, puis ils ont vu le croissant de lune. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Si le croissant avait tardé à apparaître, j’aurais continué à jeûner (à cause de vous), » comme s’il voulait leur montrer les limites parce qu’ils avaient refusé d’arrêter
Sahih Al-Boukhari : 139
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" يَقُولُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ الصَّوْمُ لِي وَأَنَا أَجْزِي بِهِ يَدَعُ شَهْوَتَهُ وَأَكْلَهُ وَشُرْبَهُ مِنْ أَجْلِي، وَالصَّوْمُ جُنَّةٌ، وَلِلصَّائِمِ فَرْحَتَانِ فَرْحَةٌ حِينَ يُفْطِرُ وَفَرْحَةٌ حِينَ يَلْقَى رَبَّهُ، وَلَخَلُوفُ فَمِ الصَّائِمِ أَطْيَبُ عِنْدَ اللَّهِ مِنْ رِيحِ الْمِسْكِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : Allah a dit : « Le jeûne est pour Moi et c’est Moi qui en donne la récompense, car la personne qui jeûne renonce à ses désirs, à la nourriture et à la boisson pour Moi. Le jeûne est une protection (contre l’Enfer) et il y a deux joies pour celui qui jeûne : une au moment de rompre le jeûne et l’autre lorsqu’il rencontrera son Seigneur. Et l’odeur de la bouche du jeûneur est meilleure auprès d’Allah que le parfum du musc. »
Sahih Al-Boukhari : 140
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ زِيَادٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَرْوِيهِ عَنْ رَبِّكُمْ، قَالَ
" لِكُلِّ عَمَلٍ كَفَّارَةٌ، وَالصَّوْمُ لِي وَأَنَا أَجْزِي بِهِ، وَلَخَلُوفُ فَمِ الصَّائِمِ أَطْيَبُ عِنْدَ اللَّهِ مِنْ رِيحِ الْمِسْكِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit que votre Seigneur a dit : « Toute mauvaise action peut être effacée ; mais le jeûne est pour Moi, alors c’est Moi qui en donnerai la récompense ; et l’odeur qui sort de la bouche d’une personne qui jeûne est meilleure aux yeux d’Allah que le parfum du musc. » (Voir le hadith n°)