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Sahih Al-Boukhari : 61
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عُمَرُ ‌بْنُ ‌حَفْصِ ​بْنِ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَا أَنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي حَرْثٍ وَهْوَ مُتَّكِئٌ عَلَى عَسِيبٍ إِذْ مَرَّ الْيَهُودُ، فَقَالَ بَعْضُهُمْ لِبَعْضٍ سَلُوهُ عَنِ الرُّوحِ، فَقَالَ مَا رَابَكُمْ إِلَيْهِ، وَقَالَ بَعْضُهُمْ لاَ يَسْتَقْبِلُكُمْ بِشَىْءٍ تَكْرَهُونَهُ فَقَالُوا سَلُوهُ فَسَأَلُوهُ عَنِ الرُّوحِ فَأَمْسَكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يَرُدَّ عَلَيْهِمْ شَيْئًا، فَعَلِمْتُ أَنَّهُ يُوحَى إِلَيْهِ، فَقُمْتُ مَقَامِي، فَلَمَّا نَزَلَ الْوَحْىُ قَالَ ‏{‏وَيَسْأَلُونَكَ عَنِ الرُّوحِ قُلِ الرُّوحُ مِنْ أَمْرِ رَبِّي وَمَا أُوتِيتُمْ مِنَ الْعِلْمِ إِلاَّ قَلِيلاً‏}‏‏.‏
Rapporté ‌par ‌`Abdullah ‌: ​J’étais avec le Prophète (ﷺ) dans une ferme, il était allongé sur un rameau de palmier, quand des Juifs sont passés. Certains ont dit aux autres : « Demandez-lui (au Prophète (ﷺ)) au sujet de l’esprit. » D’autres ont dit : « Pourquoi le lui demander ? » D’autres ont dit : « (Ne le faites pas), de peur qu’il ne vous donne une réponse qui ne vous plaira pas. » Mais ils ont dit : « Demandez-lui. » Ils l’ont donc interrogé sur l’esprit. Le Prophète (ﷺ) est resté silencieux et ne leur a pas répondu. J’ai compris qu’il recevait une révélation, alors je suis resté à ma place. Quand la révélation est descendue, le Prophète (ﷺ) a dit : « Ils t’interrogent (Ô Muhammad) au sujet de l’esprit. Dis : “L’esprit, sa connaissance appartient à mon Seigneur ; et de la connaissance, il ne vous a été donné que peu de chose.” »
Abdullah (RA) Sahih Al-Boukhari #4721 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 62
Sa'id bin Jubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي ‌قُتَيْبَةُ ​بْنُ ​سَعِيدٍ، ​قَالَ حَدَّثَنِي سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، قَالَ قُلْتُ لاِبْنِ عَبَّاسٍ إِنَّ نَوْفًا الْبَكَالِيَّ يَزْعُمُ أَنَّ مُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ لَيْسَ بِمُوسَى الْخَضِرِ‏.‏ فَقَالَ كَذَبَ عَدُوُّ اللَّهِ حَدَّثَنَا أُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ قَامَ مُوسَى خَطِيبًا فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ فَقِيلَ لَهُ أَىُّ النَّاسِ أَعْلَمُ قَالَ أَنَا، فَعَتَبَ اللَّهُ عَلَيْهِ، إِذْ لَمْ يَرُدَّ الْعِلْمَ إِلَيْهِ، وَأَوْحَى إِلَيْهِ بَلَى عَبْدٌ مِنْ عِبَادِي بِمَجْمَعِ الْبَحْرَيْنِ، هُوَ أَعْلَمُ مِنْكَ قَالَ أَىْ رَبِّ كَيْفَ السَّبِيلُ إِلَيْهِ قَالَ تَأْخُذُ حُوتًا فِي مِكْتَلٍ فَحَيْثُمَا فَقَدْتَ الْحُوتَ فَاتَّبِعْهُ قَالَ فَخَرَجَ مُوسَى، وَمَعَهُ فَتَاهُ يُوشَعُ بْنُ نُونٍ، وَمَعَهُمَا الْحُوتُ حَتَّى انْتَهَيَا إِلَى الصَّخْرَةِ، فَنَزَلاَ عِنْدَهَا قَالَ فَوَضَعَ مُوسَى رَأْسَهُ فَنَامَ ـ قَالَ سُفْيَانُ وَفِي حَدِيثِ غَيْرِ عَمْرٍو قَالَ ـ وَفِي أَصْلِ الصَّخْرَةِ عَيْنٌ يُقَالُ لَهَا الْحَيَاةُ لاَ يُصِيبُ مِنْ مَائِهَا شَىْءٌ إِلاَّ حَيِيَ، فَأَصَابَ الْحُوتَ مِنْ مَاءِ تِلْكَ الْعَيْنِ، قَالَ فَتَحَرَّكَ، وَانْسَلَّ مِنَ الْمِكْتَلِ، فَدَخَلَ الْبَحْرَ فَلَمَّا اسْتَيْقَظَ مُوسَى ‏{‏قَالَ لِفَتَاهُ آتِنَا غَدَاءَنَا‏}‏ الآيَةَ قَالَ وَلَمْ يَجِدِ النَّصَبَ حَتَّى جَاوَزَ مَا أُمِرَ بِهِ، قَالَ لَهُ فَتَاهُ يُوشَعُ بْنُ نُونٍ ‏{‏أَرَأَيْتَ إِذْ أَوَيْنَا إِلَى الصَّخْرَةِ فَإِنِّي نَسِيتُ الْحُوتَ‏}‏ الآيَةَ قَالَ فَرَجَعَا يَقُصَّانِ فِي آثَارِهِمَا، فَوَجَدَا فِي الْبَحْرِ كَالطَّاقِ مَمَرَّ الْحُوتِ، فَكَانَ لِفَتَاهُ عَجَبًا، وَلِلْحُوتِ سَرَبًا قَالَ فَلَمَّا انْتَهَيَا إِلَى الصَّخْرَةِ، إِذْ هُمَا بِرَجُلٍ مُسَجًّى بِثَوْبٍ، فَسَلَّمَ عَلَيْهِ مُوسَى قَالَ وَأَنَّى بِأَرْضِكَ السَّلاَمُ فَقَالَ أَنَا مُوسَى‏.‏ قَالَ مُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ قَالَ نَعَمْ هَلْ أَتَّبِعُكَ عَلَى أَنْ تُعَلِّمَنِي مِمَّا عُلِّمْتَ رَشَدًا‏.‏ قَالَ لَهُ الْخَضِرُ يَا مُوسَى إِنَّكَ عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ عَلَّمَكَهُ اللَّهُ لاَ أَعْلَمُهُ، وَأَنَا عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ عَلَّمَنِيهِ اللَّهُ لاَ تَعْلَمُهُ‏.‏ قَالَ بَلْ أَتَّبِعُكَ‏.‏ قَالَ فَإِنِ اتَّبَعْتَنِي فَلاَ تَسْأَلْنِي عَنْ شَىْءٍ حَتَّى أُحْدِثَ لَكَ مِنْهُ ذِكْرًا، فَانْطَلَقَا يَمْشِيَانِ عَلَى السَّاحِلِ فَمَرَّتْ بِهِمَا سَفِينَةٌ فَعُرِفَ الْخَضِرُ فَحَمَلُوهُمْ فِي سَفِينَتِهِمْ بِغَيْرِ نَوْلٍ ـ يَقُولُ بِغَيْرِ أَجْرٍ ـ فَرَكِبَا السَّفِينَةَ قَالَ وَوَقَعَ عُصْفُورٌ عَلَى حَرْفِ السَّفِينَةِ، فَغَمَسَ مِنْقَارَهُ الْبَحْرَ فَقَالَ الْخَضِرُ لِمُوسَى مَا عِلْمُكَ وَعِلْمِي وَعِلْمُ الْخَلاَئِقِ فِي عِلْمِ اللَّهِ إِلاَّ مِقْدَارُ مَا غَمَسَ هَذَا الْعُصْفُورُ مِنْقَارَهُ قَالَ فَلَمْ يَفْجَأْ مُوسَى، إِذْ عَمَدَ الْخَضِرُ إِلَى قَدُومٍ فَخَرَقَ السَّفِينَةَ، فَقَالَ لَهُ مُوسَى قَوْمٌ حَمَلُونَا بِغَيْرِ نَوْلٍ، عَمَدْتَ إِلَى سَفِينَتِهِمْ فَخَرَقْتَهَا ‏{‏لِتُغْرِقَ أَهْلَهَا لَقَدْ جِئْتَ‏}‏ الآيَةَ فَانْطَلَقَا إِذَا هُمَا بِغُلاَمٍ يَلْعَبُ مَعَ الْغِلْمَانِ، فَأَخَذَ الْخَضِرُ بِرَأْسِهِ فَقَطَعَهُ‏.‏ قَالَ لَهُ مُوسَى ‏{‏أَقَتَلْتَ نَفْسًا زَكِيَّةً بِغَيْرِ نَفْسٍ لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا نُكْرًا * قَالَ أَلَمْ أَقُلْ لَكَ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا‏}‏ إِلَى قَوْلِهِ ‏{‏فَأَبَوْا أَنْ يُضَيِّفُوهُمَا فَوَجَدَا فِيهَا جِدَارًا يُرِيدُ أَنْ يَنْقَضَّ‏}‏ فَقَالَ بِيَدِهِ هَكَذَا فَأَقَامَهُ، فَقَالَ لَهُ مُوسَى إِنَّا دَخَلْنَا هَذِهِ الْقَرْيَةَ، فَلَمْ يُضَيِّفُونَا وَلَمْ يُطْعِمُونَا، لَوْ شِئْتَ لاَتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْرًا‏.‏ قَالَ هَذَا فِرَاقُ بَيْنِي وَبَيْنِكَ سَأُنَبِّئُكَ بِتَأْوِيلِ مَا لَمْ تَسْتَطِعْ عَلَيْهِ صَبْرًا‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ وَدِدْنَا أَنَّ مُوسَى صَبَرَ حَتَّى يُقَصَّ عَلَيْنَا مِنْ أَمْرِهِمَا ‏"‏‏.‏ قَالَ وَكَانَ ابْنُ عَبَّاسٍ يَقْرَأُ وَكَانَ أَمَامَهُمْ مَلِكٌ يَأْخُذُ كُلَّ سَفِينَةٍ صَالِحَةٍ غَصْبًا، وَأَمَّا الْغُلاَمُ فَكَانَ كَافِرًا‏.‏
Rapporté ‌par ​Sa`id ​bin ​Jubair : J’ai dit à Ibn `Abbas : « Nauf-al-Bakali prétend que Moïse des Bani Israël n’était pas le même Moïse, le compagnon d’Al-Khadir. » Ibn `Abbas répondit : « L’ennemi d’Allah ment ! Ubai bin Ka`b nous a rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Moïse se leva pour faire un sermon devant les Bani Israël et on lui demanda : “Qui est la personne la plus savante parmi les gens ?” Moïse répondit : “Moi.” Allah réprimanda alors Moïse parce qu’il n’avait pas attribué toute la science à Allah seul. Ensuite, la Révélation divine vint : “Oui, un de Nos serviteurs, au confluent des deux mers, est plus savant que toi.” Moïse dit : “Ô mon Seigneur ! Comment puis-je le rencontrer ?” Allah répondit : “Prends un poisson dans un panier, et là où tu perdras le poisson, suis cette direction (c’est là que tu le trouveras).” Moïse partit donc avec son serviteur Yusha` bin Noon, et ils prirent un poisson avec eux jusqu’à ce qu’ils atteignent un rocher et s’y reposent. Moïse posa sa tête et s’endormit. (Sufyan, un des rapporteurs, dit que quelqu’un d’autre qu’`Amr a précisé) : “Au rocher, il y avait une source appelée ‘Al-Hayat’ et quiconque touchait son eau reprenait vie. Un peu de cette eau tomba sur le poisson, qui bougea, s’échappa du panier et entra dans la mer.” Quand Moïse se réveilla, il demanda à son serviteur : “Apporte-nous notre repas du matin” (18.62). Le rapporteur ajouta : Moïse ne ressentit de la fatigue qu’après avoir dépassé l’endroit qu’il devait surveiller. Son serviteur Yusha` bin Noon lui dit : “Te souviens-tu de ce qui s’est passé quand nous nous sommes réfugiés près du rocher ? J’ai oublié le poisson…” (18.63) Le rapporteur ajouta : Ils revinrent donc sur leurs pas et trouvèrent dans la mer la trace du poisson, comme un tunnel. Ce fut un événement étonnant pour le serviteur, et il y avait un tunnel pour le poisson. Quand ils atteignirent le rocher, ils trouvèrent un homme couvert d’un vêtement. Moïse le salua. L’homme, surpris, dit : “Y a-t-il une telle salutation dans ton pays ?” Moïse répondit : “Je suis Moïse.” L’homme demanda : “Moïse des Bani Israël ?” Moïse répondit : “Oui”, et ajouta : “Puis-je te suivre afin que tu m’enseignes une partie de la science qu’Allah t’a apprise ?” (18.66). Al-Khadir lui dit : “Ô Moïse ! Tu as une partie de la science d’Allah qu’Il t’a enseignée et que j’ignore, et j’ai une partie de la science d’Allah qu’Il m’a enseignée et que tu ignores.” Moïse dit : “Mais je vais te suivre.” Al-Khadir répondit : “Alors, si tu me suis, ne me pose aucune question sur quoi que ce soit jusqu’à ce que je t’en parle moi-même.” (18.70). Ensuite, ils longèrent le rivage. Ils passèrent près d’un bateau dont l’équipage reconnut Al-Khadir et les fit monter gratuitement. Un moineau vint se poser sur le bord du bateau et trempa son bec dans la mer. Al-Khadir dit à Moïse : “Ma science, la tienne et celle de toute la création, comparée à la science d’Allah, n’est pas plus grande que l’eau prise par ce moineau avec son bec.” Puis Moïse fut surpris de voir Al-Khadir prendre une hache et faire une brèche dans le bateau. Moïse lui dit : “Ces gens nous ont transportés gratuitement, et tu as intentionnellement abîmé leur bateau pour les noyer. Tu as sûrement…” (18.71) Ensuite, ils continuèrent et trouvèrent un garçon qui jouait avec d’autres enfants. Al-Khadir le saisit par la tête et le tua. Moïse lui dit : “As-tu tué une âme innocente qui n’a tué personne ? Tu as commis une chose interdite !” (18.74) Il dit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi jusqu’à… mais ils refusèrent de les accueillir comme invités. Là, ils trouvèrent un mur sur le point de s’effondrer.” (18.75-77) Al-Khadir passa sa main et le redressa (le répara). Moïse lui dit : “Quand nous sommes entrés dans cette ville, ils ne nous ont ni accueillis ni nourris ; si tu avais voulu, tu aurais pu demander un salaire pour cela.” Al-Khadir dit : “C’est ici que nos chemins se séparent. Je vais t’expliquer le sens des choses sur lesquelles tu n’as pas su être patient…” (18.78) Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nous aurions aimé que Moïse soit plus patient afin qu’Allah nous raconte davantage leur histoire.” Ibn `Abbas récitait : “Et devant eux, il y avait un roi qui s’emparait de tout bateau en bon état par la force.” (18.79) …et quant au garçon, il était mécréant
Sa'id bin Jubair (RA) Sahih Al-Boukhari #4727 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 63
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​يَحْيَى ​بْنُ ​بُكَيْرٍ، ‌حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، وَسَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، وَعَلْقَمَةُ بْنُ وَقَّاصٍ، وَعُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ حَدِيثِ، عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حِينَ قَالَ لَهَا أَهْلُ الإِفْكِ مَا قَالُوا، فَبَرَّأَهَا اللَّهُ مِمَّا قَالُوا وَكُلٌّ حَدَّثَنِي طَائِفَةً مِنَ الْحَدِيثِ، وَبَعْضُ حَدِيثِهِمْ يُصَدِّقُ بَعْضًا، وَإِنْ كَانَ بَعْضُهُمْ أَوْعَى لَهُ مِنْ بَعْضٍ الَّذِي حَدَّثَنِي عُرْوَةُ عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا أَرَادَ أَنْ يَخْرُجَ أَقْرَعَ بَيْنَ أَزْوَاجِهِ، فَأَيَّتُهُنَّ خَرَجَ سَهْمُهَا خَرَجَ بِهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَعَهُ، قَالَتْ عَائِشَةُ فَأَقْرَعَ بَيْنَنَا فِي غَزْوَةٍ غَزَاهَا، فَخَرَجَ سَهْمِي، فَخَرَجْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْدَ مَا نَزَلَ الْحِجَابُ، فَأَنَا أُحْمَلُ فِي هَوْدَجِي وَأُنْزَلُ فِيهِ فَسِرْنَا حَتَّى إِذَا فَرَغَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ غَزْوَتِهِ تِلْكَ وَقَفَلَ، وَدَنَوْنَا مِنَ الْمَدِينَةِ قَافِلِينَ آذَنَ لَيْلَةً بِالرَّحِيلِ، فَقُمْتُ حِينَ آذَنُوا بِالرَّحِيلِ، فَمَشَيْتُ حَتَّى جَاوَزْتُ الْجَيْشَ، فَلَمَّا قَضَيْتُ شَأْنِي أَقْبَلْتُ إِلَى رَحْلِي، فَإِذَا عِقْدٌ لِي مِنْ جَزْعِ ظَفَارِ قَدِ انْقَطَعَ فَالْتَمَسْتُ عِقْدِي وَحَبَسَنِي ابْتِغَاؤُهُ وَأَقْبَلَ الرَّهْطُ الَّذِينَ كَانُوا يَرْحَلُونَ لِي، فَاحْتَمَلُوا هَوْدَجِي، فَرَحَلُوهُ عَلَى بَعِيرِي الَّذِي كُنْتُ رَكِبْتُ، وَهُمْ يَحْسِبُونَ أَنِّي فِيهِ، وَكَانَ النِّسَاءُ إِذْ ذَاكَ خِفَافًا لَمْ يُثْقِلْهُنَّ اللَّحْمُ، إِنَّمَا تَأْكُلُ الْعُلْقَةَ مِنَ الطَّعَامِ فَلَمْ يَسْتَنْكِرِ الْقَوْمُ خِفَّةَ الْهَوْدَجِ حِينَ رَفَعُوهُ، وَكُنْتُ جَارِيَةً حَدِيثَةَ السِّنِّ، فَبَعَثُوا الْجَمَلَ وَسَارُوا، فَوَجَدْتُ عِقْدِي بَعْدَ مَا اسْتَمَرَّ الْجَيْشُ، فَجِئْتُ مَنَازِلَهُمْ، وَلَيْسَ بِهَا دَاعٍ وَلاَ مُجِيبٌ، فَأَمَمْتُ مَنْزِلِي الَّذِي كُنْتُ بِهِ وَظَنَنْتُ أَنَّهُمْ سَيَفْقِدُونِي فَيَرْجِعُونَ إِلَىَّ فَبَيْنَا أَنَا جَالِسَةٌ فِي مَنْزِلِي غَلَبَتْنِي عَيْنِي فَنِمْتُ، وَكَانَ صَفْوَانُ بْنُ الْمُعَطَّلِ السُّلَمِيُّ ثُمَّ الذَّكْوَانِيُّ مِنْ وَرَاءِ الْجَيْشِ، فَأَدْلَجَ فَأَصْبَحَ عِنْدَ مَنْزِلِي، فَرَأَى سَوَادَ إِنْسَانٍ نَائِمٍ، فَأَتَانِي فَعَرَفَنِي حِينَ رَآنِي، وَكَانَ يَرَانِي قَبْلَ الْحِجَابِ، فَاسْتَيْقَظْتُ بِاسْتِرْجَاعِهِ حِينَ عَرَفَنِي فَخَمَّرْتُ وَجْهِي بِجِلْبَابِي، وَاللَّهِ مَا كَلَّمَنِي كَلِمَةً وَلاَ سَمِعْتُ مِنْهُ كَلِمَةً غَيْرَ اسْتِرْجَاعِهِ، حَتَّى أَنَاخَ رَاحِلَتَهُ فَوَطِئَ عَلَى يَدَيْهَا فَرَكِبْتُهَا فَانْطَلَقَ يَقُودُ بِي الرَّاحِلَةَ حَتَّى أَتَيْنَا الْجَيْشَ، بَعْدَ مَا نَزَلُوا مُوغِرِينَ فِي نَحْرِ الظَّهِيرَةِ، فَهَلَكَ مَنْ هَلَكَ، وَكَانَ الَّذِي تَوَلَّى الإِفْكَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ ابْنَ سَلُولَ فَقَدِمْنَا الْمَدِينَةَ، فَاشْتَكَيْتُ حِينَ قَدِمْتُ شَهْرًا، وَالنَّاسُ يُفِيضُونَ فِي قَوْلِ أَصْحَابِ الإِفْكِ، لاَ أَشْعُرُ بِشَىْءٍ مِنْ ذَلِكَ، وَهْوَ يَرِيبُنِي فِي وَجَعِي أَنِّي لاَ أَعْرِفُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اللَّطَفَ الَّذِي كُنْتُ أَرَى مِنْهُ حِينَ أَشْتَكِي، إِنَّمَا يَدْخُلُ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَيُسَلِّمُ ثُمَّ يَقُولُ ‏"‏ كَيْفَ تِيكُمْ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ يَنْصَرِفُ، فَذَاكَ الَّذِي يَرِيبُنِي، وَلاَ أَشْعُرُ حَتَّى خَرَجْتُ بَعْدَ مَا نَقَهْتُ، فَخَرَجَتْ مَعِي أُمُّ مِسْطَحٍ قِبَلَ الْمَنَاصِعِ، وَهْوَ مُتَبَرَّزُنَا، وَكُنَّا لاَ نَخْرُجُ إِلاَّ لَيْلاً إِلَى لَيْلٍ، وَذَلِكَ قَبْلَ أَنْ نَتَّخِذَ الْكُنُفَ قَرِيبًا مِنْ بُيُوتِنَا، وَأَمْرُنَا أَمْرُ الْعَرَبِ الأُوَلِ فِي التَّبَرُّزِ قِبَلَ الْغَائِطِ، فَكُنَّا نَتَأَذَّى بِالْكُنُفِ أَنْ نَتَّخِذَهَا عِنْدَ بُيُوتِنَا فَانْطَلَقْتُ أَنَا وَأُمُّ مِسْطَحٍ، وَهْىَ ابْنَةُ أَبِي رُهْمِ بْنِ عَبْدِ مَنَافٍ، وَأُمُّهَا بِنْتُ صَخْرِ بْنِ عَامِرٍ خَالَةُ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ، وَابْنُهَا مِسْطَحُ بْنُ أُثَاثَةَ، فَأَقْبَلْتُ أَنَا وَأُمُّ مِسْطَحٍ قِبَلَ بَيْتِي، قَدْ فَرَغْنَا مِنْ شَأْنِنَا، فَعَثَرَتْ أُمُّ مِسْطَحٍ فِي مِرْطِهَا فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ‏.‏ فَقُلْتُ لَهَا بِئْسَ مَا قُلْتِ أَتَسُبِّينَ رَجُلاً شَهِدَ بَدْرًا قَالَتْ أَىْ هَنْتَاهُ، أَوَلَمْ تَسْمَعِي مَا قَالَ قَالَتْ قُلْتُ وَمَا قَالَ فَأَخْبَرَتْنِي بِقَوْلِ أَهْلِ الإِفْكِ فَازْدَدْتُ مَرَضًا عَلَى مَرَضِي، فَلَمَّا رَجَعْتُ إِلَى بَيْتِي وَدَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَعْنِي سَلَّمَ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ كَيْفَ تِيكُمْ ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ أَتَأْذَنُ لِي أَنْ آتِيَ أَبَوَىَّ قَالَتْ وَأَنَا حِينَئِذٍ أُرِيدُ أَنْ أَسْتَيْقِنَ الْخَبَرَ مِنْ قِبَلِهِمَا، قَالَتْ فَأَذِنَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجِئْتُ أَبَوَىَّ فَقُلْتُ لأُمِّي يَا أُمَّتَاهْ، مَا يَتَحَدَّثُ النَّاسُ قَالَتْ يَا بُنَيَّةُ، هَوِّنِي عَلَيْكَ فَوَاللَّهِ، لَقَلَّمَا كَانَتِ امْرَأَةٌ قَطُّ وَضِيئَةً عِنْدَ رَجُلٍ يُحِبُّهَا وَلَهَا ضَرَائِرُ إِلاَّ كَثَّرْنَ عَلَيْهَا‏.‏ قَالَتْ فَقُلْتُ سُبْحَانَ اللَّهِ وَلَقَدْ تَحَدَّثَ النَّاسُ بِهَذَا قَالَتْ فَبَكَيْتُ تِلْكَ اللَّيْلَةَ حَتَّى أَصْبَحْتُ لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ، وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ حَتَّى أَصْبَحْتُ أَبْكِي فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ، وَأُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ ـ رضى الله عنهما ـ حِينَ اسْتَلْبَثَ الْوَحْىُ، يَسْتَأْمِرُهُمَا فِي فِرَاقِ أَهْلِهِ، قَالَتْ فَأَمَّا أُسَامَةُ بْنُ زَيْدٍ فَأَشَارَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالَّذِي يَعْلَمُ مِنْ بَرَاءَةِ أَهْلِهِ، وَبِالَّذِي يَعْلَمُ لَهُمْ فِي نَفْسِهِ مِنَ الْوُدِّ، فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَهْلَكَ، وَمَا نَعْلَمُ إِلاَّ خَيْرًا، وَأَمَّا عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، لَمْ يُضَيِّقِ اللَّهُ عَلَيْكَ وَالنِّسَاءُ سِوَاهَا كَثِيرٌ، وَإِنْ تَسْأَلِ الْجَارِيَةَ تَصْدُقْكَ، قَالَتْ فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَرِيرَةَ فَقَالَ ‏"‏ أَىْ بَرِيرَةُ، هَلْ رَأَيْتِ عَلَيْهَا مِنْ شَىْءٍ يَرِيبُكِ ‏"‏‏.‏ قَالَتْ بَرِيرَةُ لاَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ، إِنْ رَأَيْتُ عَلَيْهَا أَمْرًا أَغْمِصُهُ عَلَيْهَا أَكْثَرَ مِنْ أَنَّهَا جَارِيَةٌ حَدِيثَةُ السِّنِّ، تَنَامُ عَنْ عَجِينِ أَهْلِهَا، فَتَأْتِي الدَّاجِنُ فَتَأْكُلُهُ فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَاسْتَعْذَرَ يَوْمَئِذٍ مِنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَىٍّ ابْنِ سَلُولَ، قَالَتْ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ عَلَى الْمِنْبَرِ ‏"‏ يَا مَعْشَرَ الْمُسْلِمِينَ مَنْ يَعْذِرُنِي مِنْ رَجُلٍ، قَدْ بَلَغَنِي أَذَاهُ فِي أَهْلِ بَيْتِي، فَوَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَى أَهْلِي إِلاَّ خَيْرًا، وَلَقَدْ ذَكَرُوا رَجُلاً، مَا عَلِمْتُ عَلَيْهِ إِلاَّ خَيْرًا، وَمَا كَانَ يَدْخُلُ عَلَى أَهْلِي إِلاَّ مَعِي ‏"‏‏.‏ فَقَامَ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ الأَنْصَارِيُّ، فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنَا أَعْذِرُكَ مِنْهُ، إِنْ كَانَ مِنَ الأَوْسِ، ضَرَبْتُ عُنُقَهُ، وَإِنْ كَانَ مِنْ إِخْوَانِنَا مِنَ الْخَزْرَجِ، أَمَرْتَنَا، فَفَعَلْنَا أَمْرَكَ، قَالَتْ فَقَامَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ وَهْوَ سَيِّدُ الْخَزْرَجِ، وَكَانَ قَبْلَ ذَلِكَ رَجُلاً صَالِحًا، وَلَكِنِ احْتَمَلَتْهُ الْحَمِيَّةُ فَقَالَ لِسَعْدٍ كَذَبْتَ، لَعَمْرُ اللَّهِ لاَ تَقْتُلُهُ، وَلاَ تَقْدِرُ عَلَى قَتْلِهِ، فَقَامَ أُسَيْدُ بْنُ حُضَيْرٍ وَهْوَ ابْنُ عَمِّ سَعْدٍ، فَقَالَ لِسَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ كَذَبْتَ، لَعَمْرُ اللَّهِ لَنَقْتُلَنَّهُ، فَإِنَّكَ مُنَافِقٌ تُجَادِلُ عَنِ الْمُنَافِقِينَ، فَتَثَاوَرَ الْحَيَّانِ الأَوْسُ وَالْخَزْرَجُ حَتَّى هَمُّوا أَنْ يَقْتَتِلُوا، وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَائِمٌ عَلَى الْمِنْبَرِ، فَلَمْ يَزَلْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُخَفِّضُهُمْ حَتَّى سَكَتُوا وَسَكَتَ، قَالَتْ فَمَكُثْتُ يَوْمِي ذَلِكَ لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ، قَالَتْ فَأَصْبَحَ أَبَوَاىَ عِنْدِي ـ وَقَدْ بَكَيْتُ لَيْلَتَيْنِ وَيَوْمًا لاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ وَلاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ ـ يَظُنَّانِ أَنَّ الْبُكَاءَ فَالِقٌ كَبِدِي، قَالَتْ فَبَيْنَمَا هُمَا جَالِسَانِ عِنْدِي وَأَنَا أَبْكِي، فَاسْتَأْذَنَتْ عَلَىَّ امْرَأَةٌ مِنَ الأَنْصَارِ، فَأَذِنْتُ لَهَا، فَجَلَسَتْ تَبْكِي مَعِي، قَالَتْ فَبَيْنَا نَحْنُ عَلَى ذَلِكَ دَخَلَ عَلَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَلَّمَ ثُمَّ جَلَسَ قَالَتْ وَلَمْ يَجْلِسْ عِنْدِي مُنْذُ قِيلَ مَا قِيلَ قَبْلَهَا، وَقَدْ لَبِثَ شَهْرًا، لاَ يُوحَى إِلَيْهِ فِي شَأْنِي، قَالَتْ فَتَشَهَّدَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ جَلَسَ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ أَمَّا بَعْدُ يَا عَائِشَةُ، فَإِنَّهُ قَدْ بَلَغَنِي عَنْكِ كَذَا وَكَذَا، فَإِنْ كُنْتِ بَرِيئَةً فَسَيُبَرِّئُكِ اللَّهُ، وَإِنْ كُنْتِ أَلْمَمْتِ بِذَنْبٍ فَاسْتَغْفِرِي اللَّهَ وَتُوبِي إِلَيْهِ، فَإِنَّ الْعَبْدَ إِذَا اعْتَرَفَ بِذَنْبِهِ ثُمَّ تَابَ إِلَى اللَّهِ تَابَ اللَّهُ عَلَيْهِ ‏"‏‏.‏ قَالَتْ فَلَمَّا قَضَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَقَالَتَهُ، قَلَصَ دَمْعِي حَتَّى مَا أُحِسُّ مِنْهُ قَطْرَةً، فَقُلْتُ لأَبِي أَجِبْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيمَا قَالَ‏.‏ قَالَ وَاللَّهِ مَا أَدْرِي مَا أَقُولُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ لأُمِّي أَجِيبِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ قَالَتْ مَا أَدْرِي مَا أَقُولُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ فَقُلْتُ وَأَنَا جَارِيَةٌ حَدِيثَةُ السِّنِّ لاَ أَقْرَأُ كَثِيرًا مِنَ الْقُرْآنِ، إِنِّي وَاللَّهِ لَقَدْ عَلِمْتُ لَقَدْ سَمِعْتُمْ هَذَا الْحَدِيثَ حَتَّى اسْتَقَرَّ فِي أَنْفُسِكُمْ، وَصَدَّقْتُمْ بِهِ فَلَئِنْ قُلْتُ لَكُمْ إِنِّي بَرِيئَةٌ وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي بَرِيئَةٌ لاَ تُصَدِّقُونِي بِذَلِكَ، وَلَئِنِ اعْتَرَفْتُ لَكُمْ بِأَمْرٍ، وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي مِنْهُ بَرِيئَةٌ لَتُصَدِّقُنِّي، وَاللَّهِ مَا أَجِدُ لَكُمْ مَثَلاً إِلاَّ قَوْلَ أَبِي يُوسُفَ قَالَ ‏{‏فَصَبْرٌ جَمِيلٌ وَاللَّهُ الْمُسْتَعَانُ عَلَى مَا تَصِفُونَ‏}‏ قَالَتْ ثُمَّ تَحَوَّلْتُ فَاضْطَجَعْتُ عَلَى فِرَاشِي، قَالَتْ وَأَنَا حِينَئِذٍ أَعْلَمُ أَنِّي بَرِيئَةٌ، وَأَنَّ اللَّهَ مُبَرِّئِي بِبَرَاءَتِي، وَلَكِنْ وَاللَّهِ مَا كُنْتُ أَظُنُّ أَنَّ اللَّهَ مُنْزِلٌ فِي شَأْنِي وَحْيًا يُتْلَى، وَلَشَأْنِي فِي نَفْسِي كَانَ أَحْقَرَ مِنْ أَنْ يَتَكَلَّمَ اللَّهُ فِيَّ بِأَمْرٍ يُتْلَى، وَلَكِنْ كُنْتُ أَرْجُو أَنْ يَرَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي النَّوْمِ رُؤْيَا يُبَرِّئُنِي اللَّهُ بِهَا، قَالَتْ فَوَاللَّهِ مَا رَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلاَ خَرَجَ أَحَدٌ مِنْ أَهْلِ الْبَيْتِ حَتَّى أُنْزِلَ عَلَيْهِ، فَأَخَذَهُ مَا كَانَ يَأْخُذُهُ مِنَ الْبُرَحَاءِ حَتَّى إِنَّهُ لَيَتَحَدَّرُ مِنْهُ مِثْلُ الْجُمَانِ مِنَ الْعَرَقِ، وَهْوَ فِي يَوْمٍ شَاتٍ مِنْ ثِقَلِ الْقَوْلِ الَّذِي يُنْزَلُ عَلَيْهِ، قَالَتْ فَلَمَّا سُرِّيَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سُرِّيَ عَنْهُ وَهْوَ يَضْحَكُ، فَكَانَتْ أَوَّلُ كَلِمَةٍ تَكَلَّمَ بِهَا ‏"‏ يَا عَائِشَةُ، أَمَّا اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ فَقَدْ بَرَّأَكِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَتْ أُمِّي قُومِي إِلَيْهِ‏.‏ قَالَتْ فَقُلْتُ وَاللَّهِ، لاَ أَقُومُ إِلَيْهِ، وَلاَ أَحْمَدُ إِلاَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ‏.‏ وَأَنْزَلَ اللَّهُ ‏{‏إِنَّ الَّذِينَ جَاءُوا بِالإِفْكِ عُصْبَةٌ مِنْكُمْ لاَ تَحْسِبُوهُ‏}‏ الْعَشْرَ الآيَاتِ كُلَّهَا، فَلَمَّا أَنْزَلَ اللَّهُ هَذَا فِي بَرَاءَتِي قَالَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ ـ رضى الله عنه ـ وَكَانَ يُنْفِقُ عَلَى مِسْطَحِ بْنِ أُثَاثَةَ لِقَرَابَتِهِ مِنْهُ، وَفَقْرِهِ وَاللَّهِ لاَ أُنْفِقُ عَلَى مِسْطَحٍ شَيْئًا أَبَدًا بَعْدَ الَّذِي قَالَ لِعَائِشَةَ مَا قَالَ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ ‏{‏وَلاَ يَأْتَلِ أُولُو الْفَضْلِ مِنْكُمْ وَالسَّعَةِ أَنْ يُؤْتُوا أُولِي الْقُرْبَى وَالْمَسَاكِينَ وَالْمُهَاجِرِينَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ وَلْيَعْفُوا وَلْيَصْفَحُوا أَلاَ تُحِبُّونَ أَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لَكُمْ وَاللَّهُ غَفُورٌ رَحِيمٌ‏}‏ قَالَ أَبُو بَكْرٍ بَلَى، وَاللَّهِ إِنِّي أُحِبُّ أَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لِي، فَرَجَعَ إِلَى مِسْطَحٍ النَّفَقَةَ الَّتِي كَانَ يُنْفِقُ عَلَيْهِ، وَقَالَ وَاللَّهِ لاَ أَنْزِعُهَا مِنْهُ أَبَدًا‏.‏ قَالَتْ عَائِشَةُ وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَسْأَلُ زَيْنَبَ ابْنَةَ جَحْشٍ عَنْ أَمْرِي، فَقَالَ ‏"‏ يَا زَيْنَبُ مَاذَا عَلِمْتِ أَوْ رَأَيْتِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَحْمِي سَمْعِي وَبَصَرِي، مَا عَلِمْتُ إِلاَّ خَيْرًا‏.‏ قَالَتْ وَهْىَ الَّتِي كَانَتْ تُسَامِينِي مِنْ أَزْوَاجِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَعَصَمَهَا اللَّهُ بِالْوَرَعِ، وَطَفِقَتْ أُخْتُهَا حَمْنَةُ تُحَارِبُ لَهَا فَهَلَكَتْ فِيمَنْ هَلَكَ مِنْ أَصْحَابِ الإِفْكِ‏.‏
Rapporté ​par ​Aïcha ​: ‌(L’épouse du Prophète) Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait avec lui celle sur qui le sort était tombé. Une fois, il a tiré au sort lorsqu’il voulait participer à une expédition, et le sort est tombé sur moi. Je suis donc partie avec le Messager d’Allah après que l’ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé, et ainsi j’étais transportée dans ma litière (sur un chameau) et j’en descendais toujours à l’intérieur. Nous avons poursuivi notre voyage, et quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son expédition et que nous étions sur le chemin du retour, il a ordonné de voyager de nuit. Quand l’armée a reçu l’ordre de reprendre la route, je me suis levée et j’ai marché jusqu’à ce que je laisse le camp derrière moi. Après avoir satisfait un besoin naturel, je suis retournée vers ma litière, mais j’ai remarqué que mon collier en perles noires s’était cassé. Je l’ai cherché, ce qui m’a retardée. Le groupe chargé de porter ma litière l’a soulevée et l’a installée sur le dos de mon chameau, pensant que j’étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles mangeaient peu, donc ils n’ont pas remarqué que la litière était vide, et j’étais encore jeune. Ils ont emmené le chameau et sont partis. J’ai retrouvé mon collier après le départ de l’armée. Je suis revenue au camp mais il n’y avait plus personne, alors je me suis assise à l’endroit où je restais, pensant qu’ils reviendraient me chercher. En attendant, je me suis endormie. Safwan ibn Al-Mu’attal As-Sulami, qui suivait l’armée, est arrivé à mon emplacement le matin et a vu une silhouette endormie. Il m’a reconnue car il m’avait vue avant l’obligation du voile. Je me suis réveillée en entendant : « Inna li-llahi wa inna ilayhi raji’un », qu’il a prononcé en me reconnaissant. J’ai couvert mon visage avec mon vêtement, et par Allah, il ne m’a rien dit d’autre que : « Inna li-llahi wa inna ilayhi raji’un », jusqu’à ce qu’il fasse agenouiller sa chamelle, sur laquelle je suis montée. Safwan a alors conduit la chamelle jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée pendant leur pause de midi. Ensuite, ceux qui étaient destinés à tomber dans la calomnie l’ont fait, et le chef de la calomnie était `Abdullah ibn Ubayy ibn Salul. Après cela, nous sommes arrivés à Médine et je suis tombée malade pendant un mois, tandis que les gens répandaient les rumeurs sans que je le sache. Ce qui m’a intriguée pendant ma maladie, c’est que le Messager d’Allah (ﷺ) n’était plus aussi attentionné envers moi qu’avant. Il entrait, me saluait et disait : « Comment va-t-elle ? », puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’étais pas au courant de ce qui se disait. Quand je me suis rétablie, je suis sortie avec Um Mistah pour satisfaire un besoin, comme nous le faisions la nuit, car il n’y avait pas de toilettes près des maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes, car nous trouvions difficile d’avoir des toilettes dans la maison. Um Mistah, la fille d’Abi Ruhm, m’accompagnait. Après avoir terminé, nous sommes revenues, et Um Mistah a trébuché sur sa robe et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai dit : « Quelle mauvaise parole ! Tu insultes un homme qui a combattu à Badr ? » Elle a répondu : « Toi, là ! Tu n’as pas entendu ce qu’il a dit ? » Je lui ai demandé : « Qu’a-t-il dit ? » Elle m’a alors raconté ce que disaient les gens, ce qui a aggravé ma maladie. De retour à la maison, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, m’a saluée et a dit : « Comment va-t-elle ? » J’ai demandé : « Puis-je aller chez mes parents ? » Je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Il a accepté, et j’ai demandé à ma mère : « Maman, de quoi parlent les gens ? » Elle m’a dit : « Ma fille, prends patience. Par Allah, il n’y a pas de femme belle et aimée de son mari, qui a d’autres épouses, sans que les autres ne cherchent à la dénigrer. » J’ai dit : « Subhan Allah ! Les gens ont vraiment parlé de cela ? » Cette nuit-là, j’ai pleuré sans arrêt jusqu’au matin. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors consulté `Ali ibn Abi Talib et Usama ibn Zayd. Usama a témoigné de mon innocence et de l’amour du Prophète pour moi : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est ta femme, et nous ne savons rien d’elle sauf du bien. » Mais `Ali a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’a pas imposé de contrainte ; il y a beaucoup d’autres femmes. Mais si tu veux, demande à sa servante, elle te dira la vérité. » Aïcha ajoute : Le Messager d’Allah (ﷺ) a donc appelé Barira et lui a demandé : « Ô Barira ! As-tu vu quelque chose de suspect chez Aïcha ? » Barira a répondu : « Par Allah, qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai rien vu de répréhensible chez elle, sauf qu’elle est jeune et parfois elle s’endort et laisse la pâte sans surveillance, alors les chèvres la mangent. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé et a demandé à la communauté : « Ô musulmans ! Qui m’aidera contre un homme qui m’a blessé en calomniant ma famille ? Par Allah, je ne sais rien de mal sur ma famille, et la personne accusée n’a jamais rendu visite à ma famille sans ma présence. » Sa`d ibn Mu`adh s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, je m’occuperai de lui. S’il est des Aws, je lui couperai la tête ; s’il est des Khazraj, donne-nous ton ordre et nous obéirons. » Sa`d ibn ‘Ubada, chef des Khazraj, s’est levé, poussé par la fierté de sa tribu, et a dit à Sa`d ibn Mu`adh : « Par Allah, tu mens ! Tu ne le tueras pas et tu n’en es pas capable ! » Usaid ibn Hudair, cousin de Sa`d ibn Mu`adh, s’est levé et a dit à Sa`d ibn ‘Ubada : « C’est toi le menteur ! Par Allah, nous le tuerons, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites ! » Les deux tribus faillirent se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était sur le minbar. Il les calma jusqu’à ce qu’ils se taisent. Ce jour-là, j’ai pleuré sans arrêt, sans dormir, jusqu’à ce que mes parents pensent que j’allais en mourir. Une femme ansarie est venue pleurer avec moi. Alors que j’étais dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, a salué, s’est assis et a récité le Tashahhud. Il a dit : « Ensuite, ô Aïcha ! On m’a parlé de toi. Si tu es innocente, Allah montrera ton innocence. Si tu as commis une faute, demande pardon à Allah et repens-toi, car quand un serviteur avoue son péché et se repent, Allah accepte son repentir. » Quand il eut fini, mes larmes cessèrent. J’ai demandé à mon père de répondre pour moi, il a dit : « Par Allah, je ne sais quoi dire. » J’ai demandé à ma mère, elle a dit : « Je ne sais quoi dire. » J’ai alors dit, bien que jeune et connaissant peu le Coran : « Par Allah, je sais que vous avez entendu cette histoire et qu’elle s’est ancrée dans vos esprits. Si je dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas ; si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve d’exemple pour moi que celui du père de Joseph : “La patience est la meilleure attitude face à ce que vous dites, et c’est Allah dont l’aide doit être recherchée.” » Je me suis tournée et allongée sur mon lit, sachant qu’Allah prouverait mon innocence. Mais je n’aurais jamais pensé qu’Allah ferait descendre une révélation à mon sujet qui serait récitée pour toujours. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’avait pas quitté sa place, personne n’était sorti, quand la Révélation est descendue sur lui. Il a été saisi par la difficulté habituelle de la révélation, au point que des gouttes de sueur coulaient de son front comme des perles, bien qu’il fasse froid. Quand cela s’est terminé, il souriait et a dit : « Aïcha, Allah a déclaré ton innocence. » Ma mère m’a dit : « Lève-toi et va vers lui. » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui et je ne remercierai personne sauf Allah. » Alors Allah révéla : « Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous… » (24.11-20). Quand Allah a révélé mon innocence, Abu Bakr As-Siddiq, qui aidait Mistah à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne l’aiderai plus jamais après ce qu’il a dit sur Aïcha. » Alors Allah révéla : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus aider leurs proches, les nécessiteux, et ceux qui ont émigré pour Allah. Qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? » (24.22). Abu Bakr a dit : « Oui, par Allah, je veux qu’Allah me pardonne. » Il a donc repris son aide à Mistah et a dit : « Par Allah, je ne lui refuserai plus jamais rien. » Aïcha a ajouté : Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zaynab bint Jahsh à mon sujet : « Ô Zaynab ! Qu’as-tu vu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je protège mon ouïe et ma vue (je ne mens pas). Je ne sais que du bien sur Aïcha. » Parmi toutes les épouses du Prophète (ﷺ), Zaynab souhaitait recevoir la même faveur que moi, mais Allah l’a préservée du mensonge par sa piété. Mais sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue, comme ceux qui ont inventé et propagé la calomnie
Aïcha (RA) Sahih Al-Boukhari #4750 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 64
Masruq (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌مُحَمَّدُ ​بْنُ ​كَثِيرٍ، ‌حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا مَنْصُورٌ، وَالأَعْمَشُ، عَنْ أَبِي الضُّحَى، عَنْ مَسْرُوقٍ، قَالَ بَيْنَمَا رَجُلٌ يُحَدِّثُ فِي كِنْدَةَ فَقَالَ يَجِيءُ دُخَانٌ يَوْمَ الْقِيَامَةِ فَيَأْخُذُ بِأَسْمَاعِ الْمُنَافِقِينَ وَأَبْصَارِهِمْ، يَأْخُذُ الْمُؤْمِنَ كَهَيْئَةِ الزُّكَامِ‏.‏ فَفَزِعْنَا، فَأَتَيْتُ ابْنَ مَسْعُودٍ، وَكَانَ مُتَّكِئًا، فَغَضِبَ فَجَلَسَ فَقَالَ مَنْ عَلِمَ فَلْيَقُلْ، وَمَنْ لَمْ يَعْلَمْ فَلْيَقُلِ اللَّهُ أَعْلَمُ‏.‏ فَإِنَّ مِنَ الْعِلْمِ أَنْ يَقُولَ لِمَا لاَ يَعْلَمُ لاَ أَعْلَمُ‏.‏ فَإِنَّ اللَّهَ قَالَ لِنَبِيِّهِ صلى الله عليه وسلم ‏{‏قُلْ مَا أَسْأَلُكُمْ عَلَيْهِ مِنْ أَجْرٍ وَمَا أَنَا مِنَ الْمُتَكَلِّفِينَ‏}‏ وَإِنَّ قُرَيْشًا أَبْطَئُوا عَنِ الإِسْلاَمِ فَدَعَا عَلَيْهِمِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ اللَّهُمَّ أَعِنِّي عَلَيْهِمْ بِسَبْعٍ كَسَبْعِ يُوسُفَ، فَأَخَذَتْهُمْ سَنَةٌ حَتَّى هَلَكُوا فِيهَا، وَأَكَلُوا الْمَيْتَةَ وَالْعِظَامَ وَيَرَى الرَّجُلُ مَا بَيْنَ السَّمَاءِ وَالأَرْضِ كَهَيْئَةِ الدُّخَانِ ‏"‏، فَجَاءَهُ أَبُو سُفْيَانَ فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ جِئْتَ تَأْمُرُنَا بِصِلَةِ الرَّحِمِ، وَإِنَّ قَوْمَكَ قَدْ هَلَكُوا فَادْعُ اللَّهَ، فَقَرَأَ ‏{‏فَارْتَقِبْ يَوْمَ تَأْتِي السَّمَاءُ بِدُخَانٍ مُبِينٍ‏}‏ إِلَى قَوْلِهِ ‏{‏عَائِدُونَ‏}‏ أَفَيُكْشَفُ عَنْهُمْ عَذَابُ الآخِرَةِ إِذَا جَاءَ ثُمَّ عَادُوا إِلَى كُفْرِهِمْ فَذَلِكَ قَوْلُهُ تَعَالَى ‏{‏يَوْمَ نَبْطِشُ الْبَطْشَةَ الْكُبْرَى‏}‏ يَوْمَ بَدْرٍ وَلِزَامًا يَوْمَ بَدْرٍ ‏{‏الم * غُلِبَتِ الرُّومُ‏}‏ إِلَى ‏{‏سَيَغْلِبُونَ‏}‏ وَالرُّومُ قَدْ مَضَى‏.‏
Rapporté ‌par ​Masruq ​: ‌Pendant qu’un homme faisait un discours dans la tribu de Kinda, il a dit : « Une fumée dominera le Jour de la Résurrection et privera les hypocrites de leur ouïe et de leur vue. Les croyants n’en ressentiront qu’un effet semblable à un rhume. » Cette nouvelle nous a effrayés, alors je suis allé voir (Abdullah) Ibn Mas‘ud pendant qu’il était allongé (et je lui ai raconté l’histoire), ce qui l’a mis en colère ; il s’est redressé et a dit : « Celui qui sait quelque chose peut en parler, mais s’il ne sait pas, il doit dire : ‘Allah sait mieux’, car c’est une preuve de savoir que de dire : ‘Je ne sais pas’, si tu ne connais pas une chose. Allah a dit à Son Prophète : Dis (Ô Muhammad) : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas de ceux qui inventent. (38.86) Les Quraysh ont tardé à embrasser l’islam, alors le Prophète (ﷺ) a invoqué contre eux : ‘Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur envoyant sept années (de famine) comme celles de Joseph.’ Ils ont donc subi une famine si sévère qu’ils ont été détruits et ont mangé des cadavres et des os. Ils voyaient alors comme une fumée entre le ciel et la terre (à cause de la faim). Abou Soufyan est alors venu (voir le Prophète) et a dit : « Ô Muhammad ! Tu nous as ordonné de maintenir les liens familiaux, et maintenant tes proches sont en train de périr, alors invoque Allah pour qu’Il les soulage. » Ibn Mas‘ud a alors récité : « Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible… mais vraiment, vous reviendrez (à l’incroyance). » (44.10-15) Ibn Mas‘ud a ajouté : Puis le châtiment a été levé, mais ils sont vraiment revenus à leur ancienne mécréance. Alors Allah les a menacés ainsi : « Le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. » (44.16) Et cela s’est produit le jour de la bataille de Badr. Le mot « Lizama » (le châtiment) fait référence au jour de Badr. La parole d’Allah : Alif-Lam-Mim, les Romains ont été vaincus, et après leur défaite, ils seront victorieux (30.1-3). Ce verset indique que la défaite des Byzantins avait déjà eu lieu
Masruq (RA) Sahih Al-Boukhari #4774 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 65
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي ​إِسْحَاقُ، ‌عَنْ ‌جَرِيرٍ، ​عَنْ أَبِي حَيَّانَ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَوْمًا بَارِزًا لِلنَّاسِ إِذْ أَتَاهُ رَجُلٌ يَمْشِي فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الإِيمَانُ قَالَ ‏"‏ الإِيمَانُ أَنْ تُؤْمِنَ بِاللَّهِ وَمَلاَئِكَتِهِ وَرُسُلِهِ وَلِقَائِهِ وَتُؤْمِنَ بِالْبَعْثِ الآخِرِ ‏"‏‏.‏ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا الإِسْلاَمُ قَالَ ‏"‏ الإِسْلاَمُ أَنْ تَعْبُدَ اللَّهَ وَلاَ تُشْرِكَ بِهِ شَيْئًا، وَتُقِيمَ الصَّلاَةَ، وَتُؤْتِيَ الزَّكَاةَ الْمَفْرُوضَةَ، وَتَصُومَ رَمَضَانَ ‏"‏‏.‏ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، مَا الإِحْسَانُ قَالَ ‏"‏ الإِحْسَانُ أَنْ تَعْبُدَ اللَّهَ كَأَنَّكَ تَرَاهُ، فَإِنْ لَمْ تَكُنْ تَرَاهُ فَإِنَّهُ يَرَاكَ ‏"‏‏.‏ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَتَى السَّاعَةُ قَالَ ‏"‏ مَا الْمَسْئُولُ عَنْهَا بِأَعْلَمَ مِنَ السَّائِلِ، وَلَكِنْ سَأُحَدِّثُكَ عَنْ أَشْرَاطِهَا إِذَا وَلَدَتِ الْمَرْأَةُ رَبَّتَهَا، فَذَاكَ مِنْ أَشْرَاطِهَا، وَإِذَا كَانَ الْحُفَاةُ الْعُرَاةُ رُءُوسَ النَّاسِ فَذَاكَ مِنْ أَشْرَاطِهَا فِي خَمْسٍ لا يَعْلَمُهُنَّ إِلاَّ اللَّهُ ‏{‏إِنَّ اللَّهَ عِنْدَهُ عِلْمُ السَّاعَةِ وَيُنَزِّلُ الْغَيْثَ وَيَعْلَمُ مَا فِي الأَرْحَامِ‏}‏ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ انْصَرَفَ الرَّجُلُ فَقَالَ ‏"‏ رُدُّوا عَلَىَّ ‏"‏‏.‏ فَأَخَذُوا لِيَرُدُّوا فَلَمْ يَرَوْا شَيْئًا‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ هَذَا جِبْرِيلُ جَاءَ لِيُعَلِّمَ النَّاسَ دِينَهُمْ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ‌Abou ‌Hourayra ​: Un jour, alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était assis avec des gens, un homme est venu à lui à pied et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), qu’est-ce que la foi ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « La foi, c’est croire en Allah, en Ses anges, en Ses livres, en Ses messagers, en la rencontre avec Lui, et croire en la Résurrection. » L’homme a demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), qu’est-ce que l’islam ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « L’islam, c’est adorer Allah sans rien Lui associer, accomplir parfaitement la prière, donner la zakat (l’aumône obligatoire) et jeûner le mois de Ramadan. » L’homme a encore demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), qu’est-ce que l’ihsan (la perfection ou la bienfaisance) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’ihsan, c’est adorer Allah comme si tu Le voyais, et si tu ne Le vois pas, sache qu’Allah te voit. » L’homme a demandé encore : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), quand viendra l’Heure ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Celui à qui on pose la question n’en sait pas plus que celui qui la pose, mais je vais te décrire ses signes : Quand la servante donnera naissance à sa maîtresse, ce sera un de ses signes ; quand les gens pieds nus et démunis deviendront les chefs du peuple, ce sera un de ses signes. L’Heure fait partie de cinq choses que seul Allah connaît. En vérité, la connaissance de l’Heure est auprès d’Allah (seul). Il fait descendre la pluie et Il sait ce qu’il y a dans les ventres. » (31.34) Puis l’homme est parti. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Faites-le revenir vers moi. » Ils sont allés le chercher mais ne l’ont pas trouvé. Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’était Gabriel, venu enseigner la religion aux gens. »
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #4777 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 66
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​يَحْيَى ‌بْنُ ​سُلَيْمَانَ، ‌قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ حَدَّثَنِي عُمَرُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ زَيْدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّ أَبَاهُ، حَدَّثَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ ـ صلى الله عليه وسلم ـ ‏"‏ مَفَاتِيحُ الْغَيْبِ خَمْسٌ ‏"‏ ثُمَّ قَرَأَ ‏{‏إِنَّ اللَّهَ عِنْدَهُ عِلْمُ السَّاعَةِ‏}‏‏.‏
Rapporté ​par ‌‘Abdullah ​ibn ‌‘Umar : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les clés de l’inconnu sont au nombre de cinq. » Puis il a récité : « En vérité, la connaissance de l’Heure est auprès d’Allah (seul). »
Abdullah ibn Umar (RA) Sahih Al-Boukhari #4778 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 67
Masruq (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​قُتَيْبَةُ، ‌حَدَّثَنَا ‌جَرِيرٌ، ​عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي الضُّحَى، عَنْ مَسْرُوقٍ، قَالَ دَخَلْنَا عَلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ، قَالَ يَا أَيُّهَا النَّاسُ مَنْ عَلِمَ شَيْئًا فَلْيَقُلْ بِهِ، وَمَنْ لَمْ يَعْلَمْ فَلْيَقُلِ اللَّهُ أَعْلَمُ، فَإِنَّ مِنَ الْعِلْمِ أَنْ يَقُولَ لِمَا لاَ يَعْلَمُ اللَّهُ أَعْلَمُ، قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ لِنَبِيِّهِ صلى الله عليه وسلم ‏{‏قُلْ مَا أَسْأَلُكُمْ عَلَيْهِ مِنْ أَجْرٍ وَمَا أَنَا مِنَ الْمُتَكَلِّفِينَ‏}‏ وَسَأُحَدِّثُكُمْ عَنِ الدُّخَانِ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم دَعَا قُرَيْشًا إِلَى الإِسْلاَمِ فَأَبْطَئُوا عَلَيْهِ فَقَالَ ‏"‏ اللَّهُمَّ أَعِنِّي عَلَيْهِمْ بِسَبْعٍ كَسَبْعِ يُوسُفَ ‏"‏، فَأَخَذَتْهُمْ سَنَةٌ فَحَصَّتْ كُلَّ شَىْءٍ حَتَّى أَكَلُوا الْمَيْتَةَ وَالْجُلُودَ حَتَّى جَعَلَ الرَّجُلُ يَرَى بَيْنَهُ وَبَيْنَ السَّمَاءِ دُخَانًا مِنَ الْجُوعِ، قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ‏{‏فَارْتَقِبْ يَوْمَ تَأْتِي السَّمَاءُ بِدُخَانٍ مُبِينٍ * يَغْشَى النَّاسَ هَذَا عَذَابٌ أَلِيمٌ‏}‏ قَالَ فَدَعَوْا ‏{‏رَبَّنَا اكْشِفْ عَنَّا الْعَذَابَ إِنَّا مُؤْمِنُونَ * أَنَّى لَهُمُ الذِّكْرَى وَقَدْ جَاءَهُمْ رَسُولٌ مُبِينٌ * ثُمَّ تَوَلَّوْا عَنْهُ وَقَالُوا مُعَلَّمٌ مَجْنُونٌ * إِنَّا كَاشِفُو الْعَذَابِ قَلِيلاً إِنَّكُمْ عَائِدُونَ‏}‏ أَفَيُكْشَفُ الْعَذَابُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ قَالَ فَكُشِفَ ثُمَّ عَادُوا فِي كُفْرِهِمْ، فَأَخَذَهُمُ اللَّهُ يَوْمَ بَدْرٍ قَالَ اللَّهُ تَعَالَى ‏{‏يَوْمَ نَبْطِشُ الْبَطْشَةَ الْكُبْرَى إِنَّا مُنْتَقِمُونَ‏}‏‏.‏
Rapporté ​par ‌Masruq ‌: ​Nous sommes allés voir `Abdullah bin Mas`ud et il a dit : « Ô gens ! Si quelqu’un sait quelque chose, il peut le dire, mais s’il ne le sait pas, il doit dire : ‘Allah sait mieux’, car c’est un signe de connaissance de dire à propos de ce qu’on ignore : ‘Allah sait mieux’. Allah a dit à Son Prophète : ‘Dis (Ô Muhammad !) : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas un imposteur (quelqu’un qui prétend des choses qui n’existent pas).’ (38.86) Maintenant, je vais vous parler d’Ad-Dukhan (la fumée). Le Messager d’Allah (ﷺ) a invité les Qouraychites à embrasser l’islam, mais ils ont tardé à répondre. Alors il a dit : “Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur envoyant sept années de famine comme les sept années de Joseph.” La famine les a frappés et tout a été détruit, au point qu’ils ont mangé des bêtes mortes et des peaux. Les gens croyaient voir de la fumée entre eux et le ciel à cause de la faim extrême. Allah a dit : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible, couvrant les gens... C’est un châtiment douloureux.’ (44.10-11) (Alors ils ont invoqué Allah) : “Notre Seigneur ! Écarte de nous le châtiment, vraiment nous croyons.” Comment pourraient-ils recevoir un rappel alors qu’un Messager, qui expliquait clairement, leur était déjà venu ? Puis ils se sont détournés de lui et ont dit : “Un homme instruit (par un humain), un fou ?” ‘Nous écarterons certes le châtiment pour un temps, mais en vérité, vous reviendrez (à l’incroyance).’ (44.12-15) Le châtiment sera-t-il levé le Jour de la Résurrection ? » `Abdullah ajouta : « Le châtiment a été levé pour un temps, mais ils sont revenus à l’incroyance, alors Allah les a détruits le jour de Badr. Allah a dit : ‘Le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. Nous nous vengerons alors.’ »
Masruq (RA) Sahih Al-Boukhari #4809 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 68
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌يَحْيَى، ​حَدَّثَنَا ​وَكِيعٌ، ‌عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي الضُّحَى، عَنْ مَسْرُوقٍ، قَالَ دَخَلْتُ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ فَقَالَ إِنَّ مِنَ الْعِلْمِ أَنْ تَقُولَ لِمَا لاَ تَعْلَمُ اللَّهُ أَعْلَمُ، إِنَّ اللَّهَ قَالَ لِنَبِيِّهِ صلى الله عليه وسلم ‏{‏قُلْ مَا أَسْأَلُكُمْ عَلَيْهِ مِنْ أَجْرٍ وَمَا أَنَا مِنَ الْمُتَكَلِّفِينَ‏}‏ إِنَّ قُرَيْشًا لَمَّا غَلَبُوا النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَاسْتَعْصَوْا عَلَيْهِ قَالَ اللَّهُمَّ أَعِنِّي عَلَيْهِمْ بِسَبْعٍ كَسَبْعِ يُوسُفَ فَأَخَذَتْهُمْ سَنَةٌ أَكَلُوا فِيهَا الْعِظَامَ وَالْمَيْتَةَ مِنْ الْجَهْدِ حَتَّى جَعَلَ أَحَدُهُمْ يَرَى مَا بَيْنَهُ وَبَيْنَ السَّمَاءِ كَهَيْئَةِ الدُّخَانِ مِنْ الْجُوعِ قَالُوا  رَبَّنَا اكْشِفْ عَنَّا الْعَذَابَ إِنَّا مُؤْمِنُونَ  فَقِيلَ لَهُ إِنْ كَشَفْنَا عَنْهُمْ عَادُوا فَدَعَا رَبَّهُ فَكَشَفَ عَنْهُمْ فَعَادُوا فَانْتَقَمَ اللَّهُ مِنْهُمْ يَوْمَ بَدْرٍ فَذَلِكَ قَوْلُهُ تَعَالَى  فَارْتَقِبْ يَوْمَ تَأْتِي السَّمَاءُ بِدُخَانٍ مُبِينٍ إِلَى قَوْلِهِ جَلَّ ذِكْرُهُ إِنَّا مُنْتَقِمُونَ.
Rapporté ‌par ​`Abdullah ​: ‌C’est un signe de connaissance que, quand tu ne sais pas quelque chose, tu dis : ‘Allah sait mieux.’ Allah a dit à Son Prophète : ‘Dis : Je ne vous demande aucun salaire pour cela (le Coran), et je ne suis pas un imposteur (quelqu’un qui prétend des choses qui n’existent pas).’ (38.86) Quand les Quraishites ont troublé et se sont opposés au Prophète (ﷺ), il a dit : « Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur infligeant sept années de famine comme les sept années de Joseph. » Ils ont donc été frappés par une année de famine pendant laquelle ils ont mangé des os et des bêtes mortes à cause de la souffrance, et l’un d’eux voyait comme de la fumée entre lui et le ciel à cause de la faim. Ensuite, ils ont dit : « Notre Seigneur ! Écarte de nous le châtiment, vraiment nous croyons. » (44.12) Puis il a été dit au Prophète (par Allah) : « Si Nous l’écartons d’eux, ils reviendront à leurs anciennes habitudes (d’incroyance). » Le Prophète (ﷺ) a donc invoqué son Seigneur, qui a écarté le châtiment, mais plus tard ils sont revenus à l’incroyance, alors Allah les a punis le jour de la bataille de Badr, et c’est ce qu’indique la parole d’Allah : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible... Nous nous vengerons alors.’
Abdullah (RA) Sahih Al-Boukhari #4822 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 69
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَبْدُ ‌الْعَزِيزِ ‌بْنُ ​عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ عُبَيْدِ بْنِ حُنَيْنٍ، أَنَّهُ سَمِعَ ابْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ يُحَدِّثُ أَنَّهُ قَالَ مَكَثْتُ سَنَةً أُرِيدُ أَنْ أَسْأَلَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ عَنْ آيَةٍ، فَمَا أَسْتَطِيعُ أَنْ أَسْأَلَهُ هَيْبَةً لَهُ، حَتَّى خَرَجَ حَاجًّا فَخَرَجْتُ مَعَهُ فَلَمَّا رَجَعْتُ وَكُنَّا بِبَعْضِ الطَّرِيقِ عَدَلَ إِلَى الأَرَاكِ لِحَاجَةٍ لَهُ ـ قَالَ ـ فَوَقَفْتُ لَهُ حَتَّى فَرَغَ سِرْتُ مَعَهُ فَقُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَنِ اللَّتَانِ تَظَاهَرَتَا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَزْوَاجِهِ فَقَالَ تِلْكَ حَفْصَةُ وَعَائِشَةُ‏.‏ قَالَ فَقُلْتُ وَاللَّهِ إِنْ كُنْتُ لأُرِيدُ أَنْ أَسْأَلَكَ عَنْ هَذَا مُنْذُ سَنَةٍ، فَمَا أَسْتَطِيعُ هَيْبَةً لَكَ‏.‏ قَالَ فَلاَ تَفْعَلْ مَا ظَنَنْتَ أَنَّ عِنْدِي مِنْ عِلْمٍ فَاسْأَلْنِي، فَإِنْ كَانَ لِي عِلْمٌ خَبَّرْتُكَ بِهِ ـ قَالَ ـ ثُمَّ قَالَ عُمَرُ وَاللَّهِ إِنْ كُنَّا فِي الْجَاهِلِيَّةِ مَا نَعُدُّ لِلنِّسَاءِ أَمْرًا، حَتَّى أَنْزَلَ اللَّهُ فِيهِنَّ مَا أَنْزَلَ وَقَسَمَ لَهُنَّ مَا قَسَمَ ـ قَالَ ـ فَبَيْنَا أَنَا فِي أَمْرٍ أَتَأَمَّرُهُ إِذْ قَالَتِ امْرَأَتِي لَوْ صَنَعْتَ كَذَا وَكَذَا ـ قَالَ ـ فَقُلْتُ لَهَا مَالَكِ وَلِمَا هَا هُنَا فِيمَا تَكَلُّفُكِ فِي أَمْرٍ أُرِيدُهُ‏.‏ فَقَالَتْ لِي عَجَبًا لَكَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ مَا تُرِيدُ أَنْ تُرَاجَعَ أَنْتَ، وَإِنَّ ابْنَتَكَ لَتُرَاجِعُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى يَظَلَّ يَوْمَهُ غَضْبَانَ‏.‏ فَقَامَ عُمَرُ فَأَخَذَ رِدَاءَهُ مَكَانَهُ حَتَّى دَخَلَ عَلَى حَفْصَةَ فَقَالَ لَهَا يَا بُنَيَّةُ إِنَّكِ لَتُرَاجِعِينَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى يَظَلَّ يَوْمَهُ غَضْبَانَ‏.‏ فَقَالَتْ حَفْصَةُ وَاللَّهِ إِنَّا لَنُرَاجِعُهُ‏.‏ فَقُلْتُ‏.‏ تَعْلَمِينَ أَنِّي أُحَذِّرُكِ عُقُوبَةَ اللَّهِ وَغَضَبَ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم يَا بُنَيَّةُ لاَ يَغُرَّنَّكِ هَذِهِ الَّتِي أَعْجَبَهَا حُسْنُهَا حُبُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِيَّاهَا ـ يُرِيدُ عَائِشَةَ ـ قَالَ ثُمَّ خَرَجْتُ حَتَّى دَخَلْتُ عَلَى أُمِّ سَلَمَةَ لِقَرَابَتِي مِنْهَا فَكَلَّمْتُهَا‏.‏ فَقَالَتْ أُمُّ سَلَمَةَ عَجَبًا لَكَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ دَخَلْتَ فِي كُلِّ شَىْءٍ، حَتَّى تَبْتَغِي أَنْ تَدْخُلَ بَيْنَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَزْوَاجِهِ‏.‏ فَأَخَذَتْنِي وَاللَّهِ أَخْذًا كَسَرَتْنِي عَنْ بَعْضِ مَا كُنْتُ أَجِدُ، فَخَرَجْتُ مِنْ عِنْدِهَا، وَكَانَ لِي صَاحِبٌ مِنَ الأَنْصَارِ إِذَا غِبْتُ أَتَانِي بِالْخَبَرِ، وَإِذَا غَابَ كُنْتُ أَنَا آتِيهِ بِالْخَبَرِ، وَنَحْنُ نَتَخَوَّفُ مَلِكًا مِنْ مُلُوكِ غَسَّانَ، ذُكِرَ لَنَا أَنَّهُ يُرِيدُ أَنْ يَسِيرَ إِلَيْنَا، فَقَدِ امْتَلأَتْ صُدُورُنَا مِنْهُ، فَإِذَا صَاحِبِي الأَنْصَارِيُّ يَدُقُّ الْبَابَ فَقَالَ افْتَحِ افْتَحْ‏.‏ فَقُلْتُ جَاءَ الْغَسَّانِيُّ فَقَالَ بَلْ أَشَدُّ مِنْ ذَلِكَ‏.‏ اعْتَزَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَزْوَاجَهُ‏.‏ فَقُلْتُ رَغَمَ أَنْفُ حَفْصَةَ وَعَائِشَةَ‏.‏ فَأَخَذْتُ ثَوْبِيَ فَأَخْرُجُ حَتَّى جِئْتُ فَإِذَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي مَشْرُبَةٍ لَهُ يَرْقَى عَلَيْهَا بِعَجَلَةٍ، وَغُلاَمٌ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَسْوَدُ عَلَى رَأْسِ الدَّرَجَةِ فَقُلْتُ لَهُ قُلْ هَذَا عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ‏.‏ فَأَذِنَ لِي ـ قَالَ عُمَرُ ـ فَقَصَصْتُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هَذَا الْحَدِيثَ، فَلَمَّا بَلَغْتُ حَدِيثَ أُمِّ سَلَمَةَ تَبَسَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَإِنَّهُ لَعَلَى حَصِيرٍ مَا بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ شَىْءٌ، وَتَحْتَ رَأْسِهِ وِسَادَةٌ مِنْ أَدَمٍ حَشْوُهَا لِيفٌ، وَإِنَّ عِنْدَ رِجْلَيْهِ قَرَظًا مَصْبُوبًا، وَعِنْدَ رَأْسِهِ أَهَبٌ مُعَلَّقَةٌ فَرَأَيْتُ أَثَرَ الْحَصِيرِ فِي جَنْبِهِ فَبَكَيْتُ فَقَالَ ‏"‏ مَا يُبْكِيكَ ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ كِسْرَى وَقَيْصَرَ فِيمَا هُمَا فِيهِ وَأَنْتَ رَسُولُ اللَّهِ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ أَمَا تَرْضَى أَنْ تَكُونَ لَهُمُ الدُّنْيَا وَلَنَا الآخِرَةُ ‏"‏‏.‏
Rapporté ‌par ‌Ibn ‌`Abbas ​: Pendant toute une année, j’ai eu envie de demander à `Umar ibn Al-Khattab l’explication d’un verset (dans la sourate At-Tahrim), mais je n’osais pas à cause du respect que j’avais pour lui. Lorsqu’il partit faire le Hajj, je l’ai accompagné. Sur le chemin du retour, alors que nous étions encore en route, `Umar s’est éloigné près des arbres d’Arak pour satisfaire un besoin. J’ai attendu qu’il ait fini, puis je l’ai rejoint et je lui ai demandé : « Ô chef des croyants ! Qui étaient les deux femmes du Prophète (ﷺ) qui se sont soutenues l’une l’autre contre lui ? » Il a répondu : « C’étaient Hafsa et `Aisha. » Je lui ai alors dit : « Par Allah, je voulais te poser cette question il y a un an, mais je n’ai pas osé par respect pour toi. » `Umar a dit : « N’hésite pas à me demander. Si tu penses que j’ai des connaissances sur un sujet, demande-moi ; et si je sais, je te répondrai. » Puis `Umar a ajouté : « Par Allah, à l’époque préislamique, nous ne faisions pas attention aux femmes jusqu’à ce qu’Allah révèle ce qu’Il a révélé à leur sujet et leur accorde ce qu’Il leur a accordé. Un jour, alors que je réfléchissais à une affaire, ma femme m’a dit : “Je te conseille de faire ceci ou cela.” Je lui ai dit : “Pourquoi t’occupes-tu de cette affaire ? Pourquoi t’immisces-tu dans ce que je veux accomplir ?” Elle m’a répondu : “C’est étonnant, ô fils d’Al-Khattab ! Tu ne veux pas qu’on te contredise alors que ta fille, Hafsa, discute avec le Messager d’Allah (ﷺ) au point qu’il reste fâché toute une journée !” » `Umar a alors raconté qu’il s’est immédiatement habillé et est allé voir Hafsa : « Ô ma fille ! Tu discutes avec le Messager d’Allah (ﷺ) au point qu’il reste fâché toute la journée ? » Hafsa a répondu : « Par Allah, nous discutons avec lui. » `Umar a dit : « Sache que je t’avertis du châtiment d’Allah et de la colère du Messager d’Allah (ﷺ)... Ô ma fille ! Ne te laisse pas influencer par celle qui est fière de sa beauté à cause de l’amour du Messager d’Allah (ﷺ) pour elle (c’est-à-dire `Aisha). » `Umar a ajouté : « Je suis ensuite allé chez Um Salama, qui était de ma famille, et j’ai parlé avec elle. Elle m’a dit : “Ô fils d’Al-Khattab ! C’est étonnant que tu veuilles t’occuper de tout ; tu veux même t’immiscer entre le Messager d’Allah et ses femmes !” Par Allah, ses paroles m’ont tellement touché que ma colère a diminué. Je l’ai quittée et je suis rentré chez moi. À cette époque, j’avais un ami parmi les Ansar qui me rapportait des nouvelles du Prophète en mon absence, et je faisais de même pour lui. Nous avions peur d’un roi de la tribu de Ghassan, car nous avions entendu dire qu’il voulait nous attaquer, ce qui nous inquiétait beaucoup. Un jour, mon ami ansari a frappé à ma porte de façon inattendue et a dit : “Ouvre, ouvre !” J’ai demandé : “Le roi de Ghassan est-il arrivé ?” Il a répondu : “Non, mais c’est pire : le Messager d’Allah (ﷺ) s’est isolé de ses femmes.” J’ai dit : “Que le nez de `Aisha et Hafsa touche la poussière (c’est-à-dire qu’elles soient humiliées) !” Je me suis habillé et je suis allé à la demeure du Messager d’Allah (ﷺ). Il se trouvait dans une pièce à l’étage, à laquelle on accédait par une échelle, et un esclave noir du Messager d’Allah (ﷺ) était assis sur la première marche. Je lui ai dit : “Dis au Prophète (ﷺ) que `Umar ibn Al-Khattab est là.” Le Prophète (ﷺ) m’a alors fait entrer et je lui ai raconté toute l’histoire. Quand je suis arrivé à l’épisode d’Um Salama, le Messager d’Allah (ﷺ) a souri alors qu’il était allongé sur un tapis de feuilles de palmier, sans rien entre lui et le tapis. Il avait un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier sous la tête, des feuilles d’un arbre saut à ses pieds, et quelques outres d’eau suspendues au-dessus de sa tête. En voyant les marques du tapis sur son côté, j’ai pleuré. Il m’a dit : « Pourquoi pleures-tu ? » J’ai répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! César et Khosro mènent une vie luxueuse alors que toi, le Messager d’Allah (ﷺ), tu vis dans la pauvreté. » Le Prophète (ﷺ) a alors répondu : « N’es-tu pas satisfait qu’ils profitent de ce bas-monde et que nous ayons l’au-delà ? »
Ibn Abbas (RA) Sahih Al-Boukhari #4913 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 70
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​مُوسَى ‌بْنُ ​إِسْمَاعِيلَ، ‌حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ كَانَ عُمَرُ يُدْخِلُنِي مَعَ أَشْيَاخِ بَدْرٍ، فَكَأَنَّ بَعْضَهُمْ وَجَدَ فِي نَفْسِهِ فَقَالَ لِمَ تُدْخِلُ هَذَا مَعَنَا وَلَنَا أَبْنَاءٌ مِثْلُهُ فَقَالَ عُمَرُ إِنَّهُ مِنْ حَيْثُ عَلِمْتُمْ‏.‏ فَدَعَا ذَاتَ يَوْمٍ ـ فَأَدْخَلَهُ مَعَهُمْ ـ فَمَا رُئِيتُ أَنَّهُ دَعَانِي يَوْمَئِذٍ إِلاَّ لِيُرِيَهُمْ‏.‏ قَالَ مَا تَقُولُونَ فِي قَوْلِ اللَّهِ تَعَالَى ‏{‏إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللَّهِ وَالْفَتْحُ‏}‏ فَقَالَ بَعْضُهُمْ أُمِرْنَا نَحْمَدُ اللَّهَ وَنَسْتَغْفِرُهُ، إِذَا نُصِرْنَا وَفُتِحَ عَلَيْنَا‏.‏ وَسَكَتَ بَعْضُهُمْ فَلَمْ يَقُلْ شَيْئًا فَقَالَ لِي أَكَذَاكَ تَقُولُ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ فَقُلْتُ لاَ‏.‏ قَالَ فَمَا تَقُولُ قُلْتُ هُوَ أَجَلُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَعْلَمَهُ لَهُ، قَالَ ‏{‏إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللَّهِ وَالْفَتْحُ‏}‏ وَذَلِكَ عَلاَمَةُ أَجَلِكَ ‏{‏فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَاسْتَغْفِرْهُ إِنَّهُ كَانَ تَوَّابًا‏}‏‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ مَا أَعْلَمُ مِنْهَا إِلاَّ مَا تَقُولُ‏.‏
Rapporté ​par ‌Ibn ​`Abbas ‌: `Umar me faisait asseoir avec les anciens qui avaient combattu à la bataille de Badr. Certains d’entre eux n’aimaient pas cela et disaient à `Umar : « Pourquoi fais-tu asseoir ce garçon avec nous alors que nous avons des fils de son âge ? » `Umar répondait : « C’est à cause de ce que vous savez de sa position (c’est-à-dire sa connaissance religieuse). » Un jour, `Umar m’a appelé et m’a fait asseoir dans cette assemblée ; je pense qu’il m’a appelé juste pour leur montrer (ma connaissance religieuse). `Umar leur a alors demandé, en ma présence : « Que dites-vous de l’interprétation de la parole d’Allah : Quand vient le secours d’Allah (pour toi, ô Muhammad, contre tes ennemis) et la victoire (de La Mecque) ? » (110.1) Certains ont dit : « Nous devons louer Allah et demander Son pardon quand le secours d’Allah et la victoire (de La Mecque) nous arrivent. » D’autres sont restés silencieux. Là-dessus, `Umar m’a demandé : « Dis-tu la même chose, ô Ibn `Abbas ? » J’ai répondu : « Non. » Il a dit : « Qu’en dis-tu alors ? » J’ai répondu : « C’est le signe de la mort du Messager d’Allah (ﷺ) qu’Allah lui a annoncé. Allah a dit : (Ô Muhammad) Quand vient le secours d’Allah (pour toi contre tes ennemis) et la victoire (de La Mecque) (c’est le signe de ta mort). Tu dois célébrer les louanges de ton Seigneur et demander Son pardon, car c’est Lui qui accepte le repentir et pardonne. » (110.3) Là-dessus, `Umar a dit : « Je ne sais rien d’autre à ce sujet que ce que tu viens de dire. »
Ibn Abbas (RA) Sahih Al-Boukhari #4970 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 71
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌أَبُو ‌الْيَمَانِ، ‌أَخْبَرَنَا ​شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي سَالِمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ لاَ حَسَدَ إِلاَّ عَلَى اثْنَتَيْنِ، رَجُلٌ آتَاهُ اللَّهُ الْكِتَابَ وَقَامَ بِهِ آنَاءَ اللَّيْلِ، وَرَجُلٌ أَعْطَاهُ اللَّهُ مَالاً فَهْوَ يَتَصَدَّقُ بِهِ آنَاءَ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ ‏"‏‏.‏
Rapporté ‌par ‌`Abdullah ‌bin ​`Umar : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Il ne faut envier que deux personnes : un homme à qui Allah a donné la connaissance du Livre et qui le récite pendant la nuit, et un homme à qui Allah a donné des biens et qui les dépense en aumône la nuit et le jour. »
Abdullah ibn Umar (RA) Sahih Al-Boukhari #5025 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 72
Ibn Abbas (RA)
Sahih
وَقَالَ ‌لِي ​طَلْقٌ ‌حَدَّثَنَا ‌زَائِدَةُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ مُجَاهِدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، ‏{‏فِيمَا عَرَّضْتُمْ‏}‏ يَقُولُ إِنِّي أُرِيدُ التَّزْوِيجَ، وَلَوَدِدْتُ أَنَّهُ تَيَسَّرَ لِي امْرَأَةٌ صَالِحَةٌ‏.‏ وَقَالَ الْقَاسِمُ يَقُولُ إِنَّكِ عَلَىَّ كَرِيمَةٌ، وَإِنِّي فِيكِ لَرَاغِبٌ، وَإِنَّ اللَّهَ لَسَائِقٌ إِلَيْكِ خَيْرًا‏.‏ أَوْ نَحْوَ هَذَا‏.‏ وَقَالَ عَطَاءٌ يُعَرِّضُ وَلاَ يَبُوحُ يَقُولُ إِنَّ لِي حَاجَةً وَأَبْشِرِي، وَأَنْتِ بِحَمْدِ اللَّهِ نَافِقَةٌ‏.‏ وَتَقُولُ هِيَ قَدْ أَسْمَعُ مَا تَقُولُ‏.‏ وَلاَ تَعِدُ شَيْئًا وَلاَ يُوَاعِدُ وَلِيُّهَا بِغَيْرِ عِلْمِهَا، وَإِنْ وَاعَدَتْ رَجُلاً فِي عِدَّتِهَا ثُمَّ نَكَحَهَا بَعْدُ لَمْ يُفَرَّقْ بَيْنَهُمَا‏.‏ وَقَالَ الْحَسَنُ ‏{‏لاَ تُوَاعِدُوهُنَّ سِرًّا‏}‏ الزِّنَا‏.‏ وَيُذْكَرُ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ‏{‏الْكِتَابُ أَجَلَهُ‏}‏ تَنْقَضِي الْعِدَّةُ‏.‏
Rapporté ‌par ​Ibn ‌`Abbas ‌: Il a dit : « Faire comprendre son intention de se marier se fait en disant par exemple à la veuve : “Je veux me marier et j’espère qu’Allah me donnera une femme pieuse.” » Al-Qasim a dit : On peut dire à la veuve : « J’ai beaucoup de respect pour toi et tu m’intéresses ; qu’Allah t’accorde beaucoup de bien », ou quelque chose de similaire. `Ata a dit : On doit faire allusion à son intention, sans la déclarer ouvertement. On peut dire : « J’ai un besoin. Bonne nouvelle pour toi. Louange à Allah ; tu es prête à te remarier. » Elle (la veuve) peut répondre : « J’écoute ce que tu dis », mais elle ne doit pas faire de promesse. Son tuteur ne doit pas non plus promettre à quelqu’un de la marier sans qu’elle le sache. Mais si, pendant la période de deuil (‘Idda), elle promet d’épouser quelqu’un et qu’ils se marient ensuite, ils ne doivent pas être séparés (le mariage est valable)
Ibn Abbas (RA) Sahih Al-Boukhari #5124 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 73
Jabir (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​مُحَمَّدُ ‌بْنُ ​أَبِي ‌بَكْرٍ الْمُقَدَّمِيُّ، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ دَخَلْتُ الْجَنَّةَ ـ أَوْ أَتَيْتُ الْجَنَّةَ ـ فَأَبْصَرْتُ قَصْرًا فَقُلْتُ لِمَنْ هَذَا قَالُوا لِعُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ‏.‏ فَأَرَدْتُ أَنْ أَدْخُلَهُ فَلَمْ يَمْنَعْنِي إِلاَّ عِلْمِي بِغَيْرَتِكَ ‏"‏‏.‏ قَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ يَا رَسُولَ اللَّهِ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي يَا نَبِيَّ اللَّهِ أَوَعَلَيْكَ أَغَارُ‏.‏
Rapporté ​par ‌Jabir ​: ‌Le Prophète a dit : « Je suis entré au Paradis et j'ai vu un palais. J'ai demandé : "À qui appartient ce palais ?" Ils (les Anges) ont répondu : "Ce palais est à `Umar ibn Al-Khattab." J'ai voulu y entrer, et la seule chose qui m'en a empêché, c'est de penser à ta pudeur (O `Umar). » `Umar a dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! Ô Prophète d'Allah ! Comment pourrais-je être gêné par toi ? »
Jabir (RA) Sahih Al-Boukhari #5226 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 74
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​حَفْصُ ​بْنُ ​عُمَرَ ​الْحَوْضِيُّ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لأُحَدِّثَنَّكُمْ حَدِيثًا سَمِعْتُهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لاَ يُحَدِّثُكُمْ بِهِ أَحَدٌ غَيْرِي، سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ إِنَّ مِنْ أَشْرَاطِ السَّاعَةِ أَنْ يُرْفَعَ الْعِلْمُ، وَيَكْثُرَ الْجَهْلُ وَيَكْثُرَ الزِّنَا، وَيَكْثُرَ شُرْبُ الْخَمْرِ، وَيَقِلَّ الرِّجَالُ، وَيَكْثُرَ النِّسَاءُ حَتَّى يَكُونَ لِخَمْسِينَ امْرَأَةً الْقَيِّمُ الْوَاحِدُ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ​Anas ​: ​Je vais vous raconter un hadith que j’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ), et personne d’autre que moi ne vous le dira. J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Parmi les signes de l’Heure, il y aura ceci : le savoir religieux disparaîtra ; l’ignorance générale (dans la religion) augmentera ; les relations sexuelles illicites deviendront courantes ; la consommation d’alcool se répandra. Les hommes deviendront moins nombreux, et les femmes seront plus nombreuses, au point qu’un seul homme s’occupera de cinquante femmes. »
Anas ibn Malik (RA) Sahih Al-Boukhari #5231 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 75
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌مُحَمَّدُ ​بْنُ ‌الْمُثَنَّى، ‌حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ هِشَامٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ هِنْدَ بِنْتَ عُتْبَةَ، قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أَبَا سُفْيَانَ رَجُلٌ شَحِيحٌ، وَلَيْسَ يُعْطِينِي مَا يَكْفِينِي وَوَلَدِي، إِلاَّ مَا أَخَذْتُ مِنْهُ وَهْوَ لاَ يَعْلَمُ فَقَالَ ‏ "‏ خُذِي مَا يَكْفِيكِ وَوَلَدَكِ بِالْمَعْرُوفِ ‏"‏‏.‏
Rapporté ‌par ​`Aisha ‌: ‌Hind bint `Utba a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Sufyan est avare et il ne me donne pas assez pour moi et mes enfants. Puis-je prendre de ses biens sans qu’il le sache ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prends ce qui est suffisant pour toi et tes enfants, mais de façon juste et raisonnable. »
Aïcha (RA) Sahih Al-Boukhari #5364 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 76
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​عَلِيُّ ‌بْنُ ​عَبْدِ ‌اللَّهِ، حَدَّثَنَا مُعَاذُ بْنُ هِشَامٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ يُونُسَ ـ قَالَ عَلِيٌّ هُوَ الإِسْكَافُ ـ عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ، رضى الله عنه قَالَ مَا عَلِمْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَكَلَ عَلَى سُكُرُّجَةٍ قَطُّ، وَلاَ خُبِزَ لَهُ مُرَقَّقٌ قَطُّ، وَلاَ أَكَلَ عَلَى خِوَانٍ‏.‏ قِيلَ لِقَتَادَةَ فَعَلَى مَا كَانُوا يَأْكُلُونَ قَالَ عَلَى السُّفَرِ‏.‏
Rapporté ​par ‌Anas ​: ‌À ma connaissance, le Prophète (ﷺ) n’a jamais pris ses repas dans un grand plateau, il n’a jamais mangé de pain fin bien cuit, et il n’a jamais mangé à une table à manger
Anas ibn Malik (RA) Sahih Al-Boukhari #5386 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 77
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​مُسْلِمُ ‌بْنُ ‌إِبْرَاهِيمَ، ​حَدَّثَنَا هِشَامٌ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَمِعْتُ مِنْ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَدِيثًا لاَ يُحَدِّثُكُمْ بِهِ غَيْرِي قَالَ ‏ "‏ مِنْ أَشْرَاطِ السَّاعَةِ أَنْ يَظْهَرَ الْجَهْلُ، وَيَقِلَّ الْعِلْمُ، وَيَظْهَرَ الزِّنَا، وَتُشْرَبَ الْخَمْرُ، وَيَقِلَّ الرِّجَالُ، وَيَكْثُرَ النِّسَاءُ، حَتَّى يَكُونَ لِخَمْسِينَ امْرَأَةً قَيِّمُهُنَّ رَجُلٌ وَاحِدٌ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ‌Anas ‌: ​J’ai entendu du Messager d’Allah (ﷺ) un récit que personne d’autre que moi ne vous rapportera. Le Prophète a dit : « Parmi les signes de l’Heure, il y aura ceci : l’ignorance générale (dans les affaires religieuses) dominera, la connaissance (religieuse) diminuera, les relations sexuelles illégales deviendront courantes, les boissons alcoolisées seront consommées en abondance, le nombre d’hommes diminuera et celui des femmes augmentera au point qu’il y aura un homme pour cinquante femmes à prendre en charge. »
Anas ibn Malik (RA) Sahih Al-Boukhari #5577 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 78
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَبْدُ ‌اللَّهِ ‌بْنُ ​يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ الْحَمِيدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ زَيْدِ بْنِ الْخَطَّابِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ نَوْفَلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ خَرَجَ إِلَى الشَّأْمِ حَتَّى إِذَا كَانَ بِسَرْغَ لَقِيَهُ أُمَرَاءُ الأَجْنَادِ أَبُو عُبَيْدَةَ بْنُ الْجَرَّاحِ وَأَصْحَابُهُ، فَأَخْبَرُوهُ أَنَّ الْوَبَاءَ قَدْ وَقَعَ بِأَرْضِ الشَّأْمِ‏.‏ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَقَالَ عُمَرُ ادْعُ لِي الْمُهَاجِرِينَ الأَوَّلِينَ‏.‏ فَدَعَاهُمْ فَاسْتَشَارَهُمْ وَأَخْبَرَهُمْ أَنَّ الْوَبَاءَ قَدْ وَقَعَ بِالشَّأْمِ فَاخْتَلَفُوا‏.‏ فَقَالَ بَعْضُهُمْ قَدْ خَرَجْتَ لأَمْرٍ، وَلاَ نَرَى أَنْ تَرْجِعَ عَنْهُ‏.‏ وَقَالَ بَعْضُهُمْ مَعَكَ بَقِيَّةُ النَّاسِ وَأَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلاَ نَرَى أَنْ تُقْدِمَهُمْ عَلَى هَذَا الْوَبَاءِ‏.‏ فَقَالَ ارْتَفِعُوا عَنِّي‏.‏ ثُمَّ قَالَ ادْعُوا لِي الأَنْصَارَ‏.‏ فَدَعَوْتُهُمْ فَاسْتَشَارَهُمْ، فَسَلَكُوا سَبِيلَ الْمُهَاجِرِينَ، وَاخْتَلَفُوا كَاخْتِلاَفِهِمْ، فَقَالَ ارْتَفِعُوا عَنِّي‏.‏ ثُمَّ قَالَ ادْعُ لِي مَنْ كَانَ هَا هُنَا مِنْ مَشْيَخَةِ قُرَيْشٍ مِنْ مُهَاجِرَةِ الْفَتْحِ‏.‏ فَدَعَوْتُهُمْ، فَلَمْ يَخْتَلِفْ مِنْهُمْ عَلَيْهِ رَجُلاَنِ، فَقَالُوا نَرَى أَنْ تَرْجِعَ بِالنَّاسِ، وَلاَ تُقْدِمَهُمْ عَلَى هَذَا الْوَبَاءِ، فَنَادَى عُمَرُ فِي النَّاسِ، إِنِّي مُصَبِّحٌ عَلَى ظَهْرٍ، فَأَصْبِحُوا عَلَيْهِ‏.‏ قَالَ أَبُو عُبَيْدَةَ بْنُ الْجَرَّاحِ أَفِرَارًا مِنْ قَدَرِ اللَّهِ فَقَالَ عُمَرُ لَوْ غَيْرُكَ قَالَهَا يَا أَبَا عُبَيْدَةَ، نَعَمْ نَفِرُّ مِنْ قَدَرِ اللَّهِ إِلَى قَدَرِ اللَّهِ، أَرَأَيْتَ لَوْ كَانَ لَكَ إِبِلٌ هَبَطَتْ وَادِيًا لَهُ عُدْوَتَانِ، إِحْدَاهُمَا خَصِبَةٌ، وَالأُخْرَى جَدْبَةٌ، أَلَيْسَ إِنْ رَعَيْتَ الْخَصْبَةَ رَعَيْتَهَا بِقَدَرِ اللَّهِ، وَإِنْ رَعَيْتَ الْجَدْبَةَ رَعَيْتَهَا بِقَدَرِ اللَّهِ قَالَ فَجَاءَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ، وَكَانَ مُتَغَيِّبًا فِي بَعْضِ حَاجَتِهِ فَقَالَ إِنَّ عِنْدِي فِي هَذَا عِلْمًا سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ إِذَا سَمِعْتُمْ بِهِ بِأَرْضٍ فَلاَ تَقْدَمُوا عَلَيْهِ، وَإِذَا وَقَعَ بِأَرْضٍ وَأَنْتُمْ بِهَا فَلاَ تَخْرُجُوا فِرَارًا مِنْهُ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَحَمِدَ اللَّهَ عُمَرُ ثُمَّ انْصَرَفَ‏.‏
Rapporté ‌par ‌`Abdullah ‌bin ​`Abbas : `Umar bin Al-Khattab est parti pour le Sham et, lorsqu'il est arrivé à Sargh, les chefs de l'armée musulmane, Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah et ses compagnons, sont venus à sa rencontre et lui ont dit qu'une épidémie s'était déclarée au Sham. `Umar a dit : « Faites venir les premiers émigrants. » Il les a consultés et leur a annoncé l'épidémie. Ils étaient partagés : certains ont dit, « Nous sommes venus pour une raison et il ne serait pas bien d'abandonner, » tandis que d'autres ont dit à `Umar : « Tu as avec toi d'autres personnes et des compagnons du Messager d'Allah (ﷺ), alors il ne faut pas les exposer à cette épidémie. » `Umar leur a dit : « Laissez-moi maintenant. » Puis il a dit : « Faites venir les Ansar. » Je les ai appelés, il les a consultés, et ils étaient aussi divisés. Il leur a dit : « Laissez-moi maintenant, » puis il a ajouté : « Faites venir les anciens de Quraish qui ont émigré l'année de la conquête de La Mecque. » Je les ai appelés et ils ont tous donné le même avis : « Nous te conseillons de repartir avec les gens et de ne pas les emmener dans cet endroit touché par l'épidémie. » `Umar a donc annoncé : « Je retournerai à Médine demain matin, faites de même. » Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah a dit à `Umar : « Fuis-tu ce qu'Allah a décrété ? » `Umar a répondu : « J'aurais préféré que quelqu'un d'autre dise cela, ô Abu 'Ubaida ! Oui, nous fuyons ce qu'Allah a décrété vers ce qu'Allah a décrété. N'es-tu pas d'accord que si tu avais des chameaux dans une vallée avec un côté vert et un côté sec, tu les ferais paître sur le vert seulement si Allah l'a voulu, et sur le sec seulement si Allah l'a voulu ? » À ce moment-là, `Abdur-Rahman bin `Auf, qui était absent, est arrivé et a dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : ‘Si vous entendez parler d'une épidémie de peste dans une région, n'y allez pas ; mais si la peste se déclare dans un pays où vous êtes, ne fuyez pas.’ » `Umar a remercié Allah et est retourné à Médine
Ibn Abbas (RA) Sahih Al-Boukhari #5729 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 79
Aba 'Uthman al-Nahdi (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌آدَمُ، ​حَدَّثَنَا ‌شُعْبَةُ، ‌حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عُثْمَانَ النَّهْدِيَّ، أَتَانَا كِتَابُ عُمَرَ وَنَحْنُ مَعَ عُتْبَةَ بْنِ فَرْقَدٍ بِأَذْرَبِيجَانَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنِ الْحَرِيرِ، إِلاَّ هَكَذَا، وَأَشَارَ بِإِصْبَعَيْهِ اللَّتَيْنِ تَلِيَانِ الإِبْهَامَ قَالَ فِيمَا عَلِمْنَا أَنَّهُ يَعْنِي الأَعْلاَمَ‏.‏
Rapporté ‌par ​Aba ‌`Uthman ‌An-Nahdi : Alors que nous étions avec `Utba bin Farqad à Adharbijan, une lettre de `Umar est arrivée indiquant que l’Envoyé d’Allah avait interdit l’usage de la soie, sauf une petite quantité, puis il a montré avec son index et son majeur. À notre connaissance, il voulait dire par là la broderie
Aba 'Uthman al-Nahdi (RA) Sahih Al-Boukhari #5828 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 80
Abou Souleiman (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​مُسَدَّدٌ، ‌حَدَّثَنَا ‌إِسْمَاعِيلُ، ‌حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ أَبِي سُلَيْمَانَ، مَالِكِ بْنِ الْحُوَيْرِثِ قَالَ أَتَيْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَنَحْنُ شَبَبَةٌ مُتَقَارِبُونَ، فَأَقَمْنَا عِنْدَهُ عِشْرِينَ لَيْلَةً، فَظَنَّ أَنَّا اشْتَقْنَا أَهْلَنَا، وَسَأَلَنَا عَمَّنْ تَرَكْنَا فِي أَهْلِنَا، فَأَخْبَرْنَاهُ، وَكَانَ رَفِيقًا رَحِيمًا فَقَالَ ‏ "‏ ارْجِعُوا إِلَى أَهْلِيكُمْ فَعَلِّمُوهُمْ وَمُرُوهُمْ، وَصَلُّوا كَمَا رَأَيْتُمُونِي أُصَلِّي، وَإِذَا حَضَرَتِ الصَّلاَةُ فَلْيُؤَذِّنْ لَكُمْ أَحَدُكُمْ، ثُمَّ لِيَؤُمَّكُمْ أَكْبَرُكُمْ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ‌Abu ‌Sulaiman ‌et Malik bin Huwairith : Nous sommes venus voir le Prophète (ﷺ) et nous étions quelques jeunes hommes d'à peu près le même âge. Nous sommes restés avec lui pendant vingt nuits. Puis il a pensé que nous étions inquiets pour nos familles, et il nous a demandé qui nous avions laissés pour s'occuper d'elles, et nous lui avons dit. Il était bienveillant et miséricordieux, alors il a dit : « Retournez auprès de vos familles, enseignez-leur (la religion) et ordonnez-leur (de faire le bien), et faites la prière comme vous m'avez vu la faire. Quand l'heure de la prière arrive, que l'un de vous fasse l'appel à la prière (Adhan), et que le plus âgé d'entre vous dirige la prière. »
Abou Souleiman (RA) Sahih Al-Boukhari #6008 Sahih