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Sahih Mouslim : 121
Kab B. Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا الضَّحَّاكُ يَعْنِي أَبَا عَاصِمٍ، ح وَحَدَّثَنِي مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، قَالاَ جَمِيعًا أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي ابْنُ شِهَابٍ، أَنَّ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبٍ، أَخْبَرَهُ عَنْ أَبِيهِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبٍ، وَعَنْ عَمِّهِ، عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبٍ عَنْ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ لاَ يَقْدَمُ مِنْ سَفَرٍ إِلاَّ نَهَارًا فِي الضُّحَى فَإِذَا قَدِمَ بَدَأَ بِالْمَسْجِدِ فَصَلَّى فِيهِ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ جَلَسَ فِيهِ .
Rapporté par Thauban, l’affranchi du Messager d’Allah ﷺ : Alors que je me tenais près du Messager d’Allah ﷺ, un rabbin juif est venu et a dit : « Que la paix soit sur toi, ô Muhammad. » Je l’ai repoussé d’une telle manière qu’il allait tomber. Il m’a dit : « Pourquoi me repousses-tu ? » J’ai répondu : « Pourquoi ne dis-tu pas : Ô Messager d’Allah ? » Le Juif a dit : « Nous l’appelons par le nom que sa famille lui a donné. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Mon nom est Muhammad, c’est ainsi que ma famille m’a nommé. » Le Juif dit : « Je suis venu te poser une question. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Si cela peut t’être utile, veux-tu que je te réponde ? » Il répondit : « Je t’écoute. » Le Messager d’Allah ﷺ traça une ligne avec le bâton qu’il tenait, puis dit : « Demande ce que tu veux. » Le Juif demanda : « Où seront les humains le Jour où la terre sera changée en une autre terre et les cieux aussi ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Ils seront dans l’obscurité près du Pont. » Le Juif demanda encore : « Qui sera le premier à traverser ce pont ? » Il répondit : « Les pauvres parmi les réfugiés. » Le Juif demanda : « Qu’auront-ils pour petit-déjeuner en entrant au Paradis ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Une membrane du foie du poisson. » Le Juif demanda : « Et après cela, quel sera leur repas ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Un bœuf nourri dans les différentes parties du Paradis sera sacrifié pour eux. » Le Juif demanda : « Et leur boisson ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Ils boiront à la fontaine appelée “Salsabil”. » Le Juif dit : « Je suis venu te demander quelque chose que personne sur terre ne connaît, sauf un Prophète ou un ou deux hommes. » Le Prophète ﷺ répondit : « Cela te sera-t-il utile si je te le dis ? » Il répondit : « Je t’écoute. » Il dit alors : « Je veux te demander au sujet de l’enfant. » Le Prophète ﷺ répondit : « Le liquide de l’homme est blanc et celui de la femme (c’est-à-dire la partie centrale de l’ovule) est jaune. Quand ils ont un rapport et que le liquide de l’homme l’emporte sur celui de la femme, c’est un garçon qui est créé par la volonté d’Allah. Et si le liquide de la femme l’emporte, c’est une fille qui est créée par la volonté d’Allah. » Le Juif dit : « Ce que tu as dit est vrai ; tu es vraiment un Prophète. » Puis il repartit. Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Il m’a interrogé sur des choses dont je n’avais aucune connaissance jusqu’à ce qu’Allah me les enseigne. »
Sahih Mouslim : 122
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى التَّمِيمِيُّ، قَالَ أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يَحْيَى بْنِ أَبِي كَثِيرٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبِي يَقُولُ، لاَ يُسْتَطَاعُ الْعِلْمُ بِرَاحَةِ الْجِسْمِ .
Rapporté par ‘Abdullah, d’après son père Yahya : On n’acquiert pas la connaissance en étant paresseux
Sahih Mouslim : 123
Sahih
وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَأَبُو سَعِيدٍ الأَشَجُّ كِلاَهُمَا عَنْ أَبِي خَالِدٍ، - قَالَ أَبُو بَكْرٍ حَدَّثَنَا أَبُو خَالِدٍ الأَحْمَرُ، - عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ رَجَاءٍ، عَنْ أَوْسِ بْنِ ضَمْعَجٍ، عَنْ أَبِي مَسْعُودٍ الأَنْصَارِيِّ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَؤُمُّ الْقَوْمَ أَقْرَؤُهُمْ لِكِتَابِ اللَّهِ فَإِنْ كَانُوا فِي الْقِرَاءَةِ سَوَاءً فَأَعْلَمُهُمْ بِالسُّنَّةِ فَإِنْ كَانُوا فِي السُّنَّةِ سَوَاءً فَأَقْدَمُهُمْ هِجْرَةً فَإِنْ كَانُوا فِي الْهِجْرَةِ سَوَاءً فَأَقْدَمُهُمْ سِلْمًا وَلاَ يَؤُمَّنَّ الرَّجُلُ الرَّجُلَ فِي سُلْطَانِهِ وَلاَ يَقْعُدْ فِي بَيْتِهِ عَلَى تَكْرِمَتِهِ إِلاَّ بِإِذْنِهِ " . قَالَ الأَشَجُّ فِي رِوَايَتِهِ مَكَانَ سِلْمًا سِنًّا .
Rapporté par Abu Mas’ud al-Ansari : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui connaît le mieux le Livre d’Allah doit diriger la prière pour les gens. S’ils sont égaux dans la récitation, alors celui qui connaît le mieux la Sunna. S’ils sont aussi égaux dans la Sunna, alors celui qui a émigré le plus tôt ; et s’ils ont émigré en même temps, alors celui qui a accepté l’islam en premier. Personne ne doit diriger la prière devant un autre là où ce dernier a autorité, ni s’asseoir à sa place d’honneur dans sa maison sans sa permission. Ashajj, dans sa version, a utilisé le mot “âge” à la place de “islam”. »
Sahih Mouslim : 124
Sahih
وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، وَابْنُ، بَشَّارٍ قَالَ ابْنُ الْمُثَنَّى حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ رَجَاءٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَوْسَ بْنَ ضَمْعَجٍ، يَقُولُ سَمِعْتُ أَبَا مَسْعُودٍ، يَقُولُ قَالَ لَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَؤُمُّ الْقَوْمَ أَقْرَؤُهُمْ لِكِتَابِ اللَّهِ وَأَقْدَمُهُمْ قِرَاءَةً فَإِنْ كَانَتْ قِرَاءَتُهُمْ سَوَاءً فَلْيَؤُمَّهُمْ أَقْدَمُهُمْ هِجْرَةً فَإِنْ كَانُوا فِي الْهِجْرَةِ سَوَاءً فَلْيَؤُمَّهُمْ أَكْبَرُهُمْ سِنًّا وَلاَ تَؤُمَّنَّ الرَّجُلَ فِي أَهْلِهِ وَلاَ فِي سُلْطَانِهِ وَلاَ تَجْلِسْ عَلَى تَكْرِمَتِهِ فِي بَيْتِهِ إِلاَّ أَنْ يَأْذَنَ لَكَ أَوْ بِإِذْنِهِ " .
Rapporté par Abu Mas’ud al-Ansari : Le Messager d’Allah ﷺ nous a dit : « Celui qui maîtrise le mieux le Livre d’Allah et se distingue par sa récitation doit diriger la prière. S’ils sont égaux dans la récitation, alors celui qui connaît le mieux la Sunna ; s’ils sont aussi égaux dans la Sunna, alors celui qui a émigré le plus tôt ; et s’ils ont émigré en même temps, alors le plus âgé. Personne ne doit diriger la prière devant un autre dans sa maison ou là où il a autorité, ni s’asseoir à sa place d’honneur dans sa maison, sauf s’il vous en donne la permission ou avec sa permission. »
Sahih Mouslim : 125
Sahih
حَدَّثَنَا ابْنُ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا أَبِي وَأَبُو مُعَاوِيَةَ ح وَحَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، - وَاللَّفْظُ لَهُ - قَالَ أَخْبَرَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ شَقِيقٍ، قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ تَعَاهَدُوا هَذِهِ الْمَصَاحِفَ - وَرُبَّمَا قَالَ الْقُرْآنَ - فَلَهُوَ أَشَدُّ تَفَصِّيًا مِنْ صُدُورِ الرِّجَالِ مِنَ النَّعَمِ مِنْ عُقُلِهِ . قَالَ وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ يَقُلْ أَحَدُكُمْ نَسِيتُ آيَةَ كَيْتَ وَكَيْتَ بَلْ هُوَ نُسِّيَ " .
Rapporté par Abdullah رضي الله عنه : Il disait : « Rafraîchissez sans cesse votre connaissance des Livres sacrés » (et parfois il mentionnait le Coran), « car il s’échappe plus vite de la mémoire que les animaux attachés. » Et le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun de vous ne doit dire : “J’ai oublié tel verset”, mais plutôt : “On me l’a fait oublier.” »
Sahih Mouslim : 126
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ بَرَّادٍ الأَشْعَرِيُّ، وَأَبُو كُرَيْبٍ قَالاَ حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ بُرَيْدٍ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " تَعَاهَدُوا هَذَا الْقُرْآنَ فَوَالَّذِي نَفْسُ مُحَمَّدٍ بِيَدِهِ لَهُوَ أَشَدُّ تَفَلُّتًا مِنَ الإِبِلِ فِي عُقُلِهَا " . وَلَفْظُ الْحَدِيثِ لاِبْنِ بَرَّادٍ
Rapporté par Abu Musa al-Ash’ari رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Rafraîchissez sans cesse votre connaissance du Coran, car, par Celui qui détient la vie de Muhammad dans Sa main, il s’échappe plus vite que les chameaux attachés. »
Sahih Mouslim : 127
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى بْنُ عَبْدِ الأَعْلَى، عَنِ الْجُرَيْرِيِّ، عَنْ أَبِي السَّلِيلِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ رَبَاحٍ الأَنْصَارِيِّ، عَنْ أُبَىِّ بْنِ كَعْبٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا أَبَا الْمُنْذِرِ أَتَدْرِي أَىُّ آيَةٍ مِنْ كِتَابِ اللَّهِ مَعَكَ أَعْظَمُ " . قَالَ قُلْتُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ . قَالَ " يَا أَبَا الْمُنْذِرِ أَتَدْرِي أَىُّ آيَةٍ مِنْ كِتَابِ اللَّهِ مَعَكَ أَعْظَمُ " . قَالَ قُلْتُ اللَّهُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ الْحَىُّ الْقَيُّومُ . قَالَ فَضَرَبَ فِي صَدْرِي وَقَالَ " وَاللَّهِ لِيَهْنِكَ الْعِلْمُ أَبَا الْمُنْذِرِ " .
Rapporté par Ubayy b. Ka'b رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô Abu al-Mundhir, sais-tu quel verset du Livre d’Allah, selon toi, est le plus grand ? » J’ai répondu : « Allah et Son Messager ﷺ savent mieux. » Il a répété : « Ô Abu al-Mundhir, sais-tu quel verset du Livre d’Allah, selon toi, est le plus grand ? » J’ai répondu : « Allah, il n’y a pas d’autre divinité que Lui, le Vivant, l’Éternel. » Alors il m’a frappé la poitrine et a dit : « Que la connaissance te soit agréable, ô Abu al-Mundhir ! »
Sahih Mouslim : 128
It Has Been
Sahih
وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَفَّانُ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، حَدَّثَنَا ثَابِتٌ،
عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، ح
وَحَدَّثَنِي أَبُو بَكْرِ بْنُ نَافِعٍ، - وَاللَّفْظُ لَهُ - حَدَّثَنَا بَهْزٌ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، حَدَّثَنَا
ثَابِتٌ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ فَتًى، مِنْ أَسْلَمَ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي أُرِيدُ الْغَزْوَ وَلَيْسَ مَعِي
مَا أَتَجَهَّزُ قَالَ
" ائْتِ فُلاَنًا فَإِنَّهُ قَدْ كَانَ تَجَهَّزَ فَمَرِضَ " . فَأَتَاهُ فَقَالَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ
صلى الله عليه وسلم يُقْرِئُكَ السَّلاَمَ وَيَقُولُ أَعْطِنِي الَّذِي تَجَهَّزْتَ بِهِ قَالَ يَا فُلاَنَةُ أَعْطِيهِ
الَّذِي تَجَهَّزْتُ بِهِ وَلاَ تَحْبِسِي عَنْهُ شَيْئًا فَوَاللَّهِ لاَ تَحْبِسِي مِنْهُ شَيْئًا فَيُبَارَكَ لَكِ فِيهِ .
Rapporté par Salim, d’après son père (Ibn 'Umar) رضي الله عنهما : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’envie n’est permise que dans deux cas : un homme à qui Allah a donné la connaissance du Coran, qui le récite nuit et jour (et agit selon lui), et un homme à qui Allah a donné des richesses et qui les dépense nuit et jour pour le bien, cherchant la satisfaction de son Seigneur. »
Sahih Mouslim : 129
Sahih
وَحَدَّثَنِي حَرْمَلَةُ بْنُ يَحْيَى، أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَالِمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ حَسَدَ إِلاَّ عَلَى اثْنَتَيْنِ رَجُلٌ آتَاهُ اللَّهُ هَذَا الْكِتَابَ فَقَامَ بِهِ آنَاءَ اللَّيْلِ وَآنَاءَ النَّهَارِ وَرَجُلٌ آتَاهُ اللَّهُ مَالاً فَتَصَدَّقَ بِهِ آنَاءَ اللَّيْلِ وَآنَاءَ النَّهَارِ " .
Rapporté par Salim, fils de Abdullah b. 'Umar رضي الله عنهما : D’après son père, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « L’envie n’est permise que dans deux cas : un homme à qui Allah a donné la connaissance du Coran, qui le récite nuit et jour (et agit selon lui), et un homme à qui Allah a donné des richesses et qui les donne en aumône nuit et jour. »
Sahih Mouslim : 130
Sahih
حَدَّثَنِي أَحْمَدُ بْنُ جَعْفَرٍ الْمَعْقِرِيُّ، حَدَّثَنَا النَّضْرُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عِكْرِمَةُ بْنُ عَمَّارٍ، حَدَّثَنَا شَدَّادُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ أَبُو عَمَّارٍ، وَيَحْيَى بْنُ أَبِي كَثِيرٍ، عَنْ أَبِي أُمَامَةَ، - قَالَ عِكْرِمَةُ وَلَقِيَ شَدَّادٌ أَبَا أُمَامَةَ وَوَاثِلَةَ وَصَحِبَ أَنَسًا إِلَى الشَّامِ وَأَثْنَى عَلَيْهِ فَضْلاً وَخَيْرًا - عَنْ أَبِي أُمَامَةَ قَالَ قَالَ عَمْرُو بْنُ عَبَسَةَ السُّلَمِيُّ كُنْتُ وَأَنَا فِي الْجَاهِلِيَّةِ أَظُنُّ أَنَّ النَّاسَ عَلَى ضَلاَلَةٍ وَأَنَّهُمْ لَيْسُوا عَلَى شَىْءٍ وَهُمْ يَعْبُدُونَ الأَوْثَانَ فَسَمِعْتُ بِرَجُلٍ بِمَكَّةَ يُخْبِرُ أَخْبَارًا فَقَعَدْتُ عَلَى رَاحِلَتِي فَقَدِمْتُ عَلَيْهِ فَإِذَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مُسْتَخْفِيًا جُرَءَاءُ عَلَيْهِ قَوْمُهُ فَتَلَطَّفْتُ حَتَّى دَخَلْتُ عَلَيْهِ بِمَكَّةَ فَقُلْتُ لَهُ مَا أَنْتَ قَالَ " أَنَا نَبِيٌّ " . فَقُلْتُ وَمَا نَبِيٌّ قَالَ " أَرْسَلَنِي اللَّهُ " . فَقُلْتُ وَبِأَىِّ شَىْءٍ أَرْسَلَكَ قَالَ " أَرْسَلَنِي بِصِلَةِ الأَرْحَامِ وَكَسْرِ الأَوْثَانِ وَأَنْ يُوَحَّدَ اللَّهُ لاَ يُشْرَكُ بِهِ شَىْءٌ " . قُلْتُ لَهُ فَمَنْ مَعَكَ عَلَى هَذَا قَالَ " حُرٌّ وَعَبْدٌ " . قَالَ وَمَعَهُ يَوْمَئِذٍ أَبُو بَكْرٍ وَبِلاَلٌ مِمَّنْ آمَنَ بِهِ . فَقُلْتُ إِنِّي مُتَّبِعُكَ . قَالَ " إِنَّكَ لاَ تَسْتَطِيعُ ذَلِكَ يَوْمَكَ هَذَا أَلاَ تَرَى حَالِي وَحَالَ النَّاسِ وَلَكِنِ ارْجِعْ إِلَى أَهْلِكَ فَإِذَا سَمِعْتَ بِي قَدْ ظَهَرْتُ فَأْتِنِي " . قَالَ فَذَهَبْتُ إِلَى أَهْلِي وَقَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَدِينَةَ وَكُنْتُ فِي أَهْلِي فَجَعَلْتُ أَتَخَبَّرُ الأَخْبَارَ وَأَسْأَلُ النَّاسَ حِينَ قَدِمَ الْمَدِينَةَ حَتَّى قَدِمَ عَلَىَّ نَفَرٌ مِنْ أَهْلِ يَثْرِبَ مِنْ أَهْلِ الْمَدِينَةِ فَقُلْتُ مَا فَعَلَ هَذَا الرَّجُلُ الَّذِي قَدِمَ الْمَدِينَةَ فَقَالُوا النَّاسُ إِلَيْهِ سِرَاعٌ وَقَدْ أَرَادَ قَوْمُهُ قَتْلَهُ فَلَمْ يَسْتَطِيعُوا ذَلِكَ . فَقَدِمْتُ الْمَدِينَةَ فَدَخَلْتُ عَلَيْهِ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَتَعْرِفُنِي قَالَ " نَعَمْ أَنْتَ الَّذِي لَقِيتَنِي بِمَكَّةَ " . قَالَ فَقُلْتُ بَلَى . فَقُلْتُ يَا نَبِيَّ اللَّهِ أَخْبِرْنِي عَمَّا عَلَّمَكَ اللَّهُ وَأَجْهَلُهُ . أَخْبِرْنِي عَنِ الصَّلاَةِ قَالَ " صَلِّ صَلاَةَ الصُّبْحِ ثُمَّ أَقْصِرْ عَنِ الصَّلاَةِ حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ حَتَّى تَرْتَفِعَ فَإِنَّهَا تَطْلُعُ حِينَ تَطْلُعُ بَيْنَ قَرْنَىْ شَيْطَانٍ وَحِينَئِذٍ يَسْجُدُ لَهَا الْكُفَّارُ ثُمَّ صَلِّ فَإِنَّ الصَّلاَةَ مَشْهُودَةٌ مَحْضُورَةٌ حَتَّى يَسْتَقِلَّ الظِّلُّ بِالرُّمْحِ ثُمَّ أَقْصِرْ عَنِ الصَّلاَةِ فَإِنَّ حِينَئِذٍ تُسْجَرُ جَهَنَّمُ فَإِذَا أَقْبَلَ الْفَىْءُ فَصَلِّ فَإِنَّ الصَّلاَةَ مَشْهُودَةٌ مَحْضُورَةٌ حَتَّى تُصَلِّيَ الْعَصْرَ ثُمَّ أَقْصِرْ عَنِ الصَّلاَةِ حَتَّى تَغْرُبَ الشَّمْسُ فَإِنَّهَا تَغْرُبُ بَيْنَ قَرْنَىْ شَيْطَانٍ وَحِينَئِذٍ يَسْجُدُ لَهَا الْكُفَّارُ " . قَالَ فَقُلْتُ يَا نَبِيَّ اللَّهِ فَالْوُضُوءُ حَدِّثْنِي عَنْهُ قَالَ " مَا مِنْكُمْ رَجُلٌ يُقَرِّبُ وَضُوءَهُ فَيَتَمَضْمَضُ وَيَسْتَنْشِقُ فَيَنْتَثِرُ إِلاَّ خَرَّتْ خَطَايَا وَجْهِهِ وَفِيهِ وَخَيَاشِيمِهِ ثُمَّ إِذَا غَسَلَ وَجْهَهُ كَمَا أَمَرَهُ اللَّهُ إِلاَّ خَرَّتْ خَطَايَا وَجْهِهِ مِنْ أَطْرَافِ لِحْيَتِهِ مَعَ الْمَاءِ ثُمَّ يَغْسِلُ يَدَيْهِ إِلَى الْمِرْفَقَيْنِ إِلاَّ خَرَّتْ خَطَايَا يَدَيْهِ مِنْ أَنَامِلِهِ مَعَ الْمَاءِ ثُمَّ يَمْسَحُ رَأْسَهُ إِلاَّ خَرَّتْ خَطَايَا رَأْسِهِ مِنْ أَطْرَافِ شَعْرِهِ مَعَ الْمَاءِ ثُمَّ يَغْسِلُ قَدَمَيْهِ إِلَى الْكَعْبَيْنِ إِلاَّ خَرَّتْ خَطَايَا رِجْلَيْهِ مِنْ أَنَامِلِهِ مَعَ الْمَاءِ فَإِنْ هُوَ قَامَ فَصَلَّى فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ وَمَجَّدَهُ بِالَّذِي هُوَ لَهُ أَهْلٌ وَفَرَّغَ قَلْبَهُ لِلَّهِ إِلاَّ انْصَرَفَ مِنْ خَطِيئَتِهِ كَهَيْئَتِهِ يَوْمَ وَلَدَتْهُ أُمُّهُ " . فَحَدَّثَ عَمْرُو بْنُ عَبَسَةَ بِهَذَا الْحَدِيثِ أَبَا أُمَامَةَ صَاحِبَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لَهُ أَبُو أُمَامَةَ يَا عَمْرَو بْنَ عَبَسَةَ انْظُرْ مَا تَقُولُ فِي مَقَامٍ وَاحِدٍ يُعْطَى هَذَا الرَّجُلُ فَقَالَ عَمْرٌو يَا أَبَا أُمَامَةَ لَقَدْ كَبِرَتْ سِنِّي وَرَقَّ عَظْمِي وَاقْتَرَبَ أَجَلِي وَمَا بِي حَاجَةٌ أَنْ أَكْذِبَ عَلَى اللَّهِ وَلاَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ لَوْ لَمْ أَسْمَعْهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلاَّ مَرَّةً أَوْ مَرَّتَيْنِ أَوْ ثَلاَثًا - حَتَّى عَدَّ سَبْعَ مَرَّاتٍ - مَا حَدَّثْتُ بِهِ أَبَدًا وَلَكِنِّي سَمِعْتُهُ أَكْثَرَ مِنْ ذَلِكَ .
Rapporté par ‘Amr b. ‘Abasa Sulami : À l’époque de l’Ignorance (avant d’embrasser l’islam), je pensais que les gens étaient dans l’erreur et qu’ils n’étaient sur rien de bon, et ils adoraient les idoles. J’ai alors entendu parler d’un homme à La Mecque qui annonçait des nouvelles (grâce à sa connaissance prophétique) ; alors je suis monté sur ma monture et je suis allé le voir. Le Messager d’Allah ﷺ se cachait à ce moment-là car son peuple lui rendait la vie difficile. J’ai adopté une attitude amicale (envers les Mecquois et ainsi j’ai réussi) à entrer à La Mecque et à aller le voir (le Prophète). Je lui ai dit : « Qui es-tu ? » Il a répondu : « Je suis un Prophète (d’Allah). » J’ai demandé : « Qu’est-ce qu’un Prophète ? » Il a dit : « (J’en suis un dans le sens où) j’ai été envoyé par Allah. » J’ai demandé : « Avec quoi as-tu été envoyé ? » Il a répondu : « J’ai été envoyé pour renforcer les liens familiaux (avec bonté et affection), pour briser les idoles et pour proclamer l’unicité d’Allah (de telle sorte que) rien ne doit Lui être associé. » J’ai demandé : « Qui est avec toi dans cela (dans ces croyances et pratiques) ? » Il a répondu : « Un homme libre et un esclave. » (Le narrateur précise : il s’agissait d’Abu Bakr et de Bilal qui avaient déjà embrassé l’islam à ce moment-là.) J’ai dit : « Je veux te suivre. » Il a dit : « En ce moment, tu ne pourrais pas le faire. Ne vois-tu pas dans quelle situation difficile je vis avec mon peuple ? Il vaut mieux que tu retournes auprès des tiens et, quand tu entendras que j’ai obtenu la victoire, alors viens me rejoindre. » Je suis donc retourné auprès de ma famille. J’étais chez moi lorsque le Messager d’Allah ﷺ est arrivé à Médine. Je restais avec les miens et je demandais des nouvelles à ceux qui arrivaient à Médine. Puis un groupe de gens de Yathrib (Médine) est venu. Je leur ai demandé : « Comment va celui qui est arrivé à Médine ? » Ils ont répondu : « Les gens se précipitent vers lui, alors que son peuple (les polythéistes de La Mecque) a voulu le tuer, mais ils n’y sont pas parvenus. » (En entendant cela) je suis allé à Médine et je suis allé le voir et je lui ai dit : « Messager d’Allah, te souviens-tu de moi ? » Il a répondu : « Oui, tu es l’homme qui m’a rencontré à La Mecque. » J’ai dit : « C’est bien cela. » J’ai encore dit : « Prophète d’Allah, enseigne-moi ce qu’Allah t’a appris et que je ne connais pas, parle-moi de la prière. » Il a dit : « Accomplis la prière de l’aube, puis arrête-toi de prier pendant que le soleil se lève jusqu’à ce qu’il soit complètement levé, car lorsqu’il se lève, il apparaît entre les cornes du diable, et les mécréants se prosternent devant lui à ce moment-là. Ensuite, prie, car la prière est alors assistée et observée (par les anges) jusqu’à ce que l’ombre atteigne la longueur d’une lance ; puis cesse de prier, car à ce moment-là l’Enfer est attisé. Puis, lorsque l’ombre avance, prie, car la prière est alors assistée et observée par les anges, jusqu’à ce que tu accomplisses la prière de l’après-midi, puis cesse de prier jusqu’au coucher du soleil, car il se couche entre les cornes du diable, et à ce moment-là les mécréants se prosternent devant lui. » J’ai dit : « Envoyé d’Allah, parle-moi aussi des ablutions. » Il a dit : « Aucun de vous n’utilise l’eau pour les ablutions, ne se rince la bouche, n’aspire de l’eau dans le nez puis la rejette, sans que les péchés de son visage, de sa bouche et de ses narines ne tombent avec l’eau. Quand il lave son visage, comme Allah l’a ordonné, les péchés de son visage tombent avec l’eau jusqu’au bout de sa barbe. Ensuite, lorsqu’il lave ses avant-bras jusqu’aux coudes, les péchés de ses bras tombent avec l’eau jusqu’au bout de ses doigts. Et lorsqu’il essuie sa tête, les péchés de sa tête tombent avec l’eau jusqu’à la racine de ses cheveux. Et lorsqu’il lave ses pieds jusqu’aux chevilles, les péchés de ses pieds tombent avec l’eau jusqu’au bout de ses orteils. Et s’il se lève pour prier, loue Allah, Le glorifie et L’exalte comme Il le mérite, et se consacre sincèrement à Allah, ses péchés disparaissent et il redevient comme au jour où sa mère l’a mis au monde. » ‘Amr b. ‘Abasa a rapporté ce hadith à Abu Umama, un compagnon du Messager d’Allah ﷺ, et Abu Umama lui a dit : « ‘Amr b. ‘Abasa, réfléchis à ce que tu dis, qu’une telle récompense soit donnée à une personne rien qu’en faisant les ablutions et la prière. » ‘Amr répondit : « Abu Umama, j’ai vieilli, mes os sont affaiblis et je suis proche de la mort ; quel intérêt aurais-je à mentir sur Allah et Son Messager ﷺ ? Si je ne l’avais entendu qu’une, deux ou trois fois (même sept fois), je ne l’aurais jamais rapporté, mais je l’ai entendu de lui à plus d’occasions encore. »
Sahih Mouslim : 131
Abou Horaira (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، وَأَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ وَعَمْرٌو النَّاقِدُ وَزُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ
- وَاللَّفْظُ لِيَحْيَى - قَالَ يَحْيَى أَخْبَرَنَا وَقَالَ الآخَرُونَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ،
عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، وَسُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" إِنَّ الْيَهُودَ وَالنَّصَارَى لاَ يَصْبُغُونَ فَخَالِفُوهُمْ " .
Rapporté par Asma’ : Le soleil s’est éclipsé du vivant du Messager d’Allah ﷺ. Je suis allée voir ‘Aïsha qui était en train de prier. Je lui ai demandé : « Pourquoi les gens prient-ils ainsi ? » Elle m’a fait signe vers le ciel avec la tête. J’ai dit : « Est-ce un signe inhabituel ? » Elle a répondu : « Oui. » Le Messager d’Allah ﷺ se leva pour prier si longtemps que j’ai failli m’évanouir. J’ai pris une outre d’eau à côté de moi et j’ai commencé à verser de l’eau sur ma tête ou à m’asperger le visage. Le Messager d’Allah ﷺ termina alors la prière et le soleil redevint clair. Il s’adressa aux gens, loua et glorifia Allah, puis dit : « Il n’y a rien que je n’aie vu auparavant, mais je l’ai vu ici, à cet endroit. J’ai vu le Paradis et l’Enfer. Il m’a aussi été révélé que vous serez éprouvés dans vos tombes, comme lors de la tentation du Dajjal. » Asma’ a dit : Je ne sais pas quel mot il a utilisé (qariban ou mithl), « et chacun de vous sera amené et on lui demandera : “Que sais-tu de cet homme ?” Si la personne est croyante (Asma’ dit : je ne sais pas si c’était le mot al-Mu’min ou al-Mu’qin), elle dira : “C’est Muhammad, le Messager d’Allah. Il nous a apporté des signes clairs et la bonne direction. Nous avons répondu à son appel et nous lui avons obéi.” (Il répétera cela trois fois), et on lui dira : “Dors en paix. Nous savions déjà que tu croyais en lui.” » Ainsi, le croyant dormira paisiblement. Quant à l’hypocrite ou au sceptique (Asma’ dit : je ne sais pas si c’était al-Munafiq ou al-Murtad), il dira : « Je ne sais pas. J’ai juste répété ce que disaient les gens. »
Sahih Mouslim : 132
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ أَيُّوبَ، وَقُتَيْبَةُ، وَابْنُ، حُجْرٍ قَالُوا حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، عَنِ الْعَلاَءِ، عَنْ
أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أَتَدْرُونَ مَا الْغِيبَةُ " .
قَالُوا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ . قَالَ " ذِكْرُكَ أَخَاكَ بِمَا يَكْرَهُ " . قِيلَ أَفَرَأَيْتَ إِنْ كَانَ فِي
أَخِي مَا أَقُولُ قَالَ " إِنْ كَانَ فِيهِ مَا تَقُولُ فَقَدِ اغْتَبْتَهُ وَإِنْ لَمْ يَكُنْ فِيهِ فَقَدْ بَهَتَّهُ " .
Rapporté par Abu Bakr (Abu Bakr ibn Abd al-Rahman ibn Harith) : J’ai entendu Abu Huraira رضي الله عنه rapporter que celui qui est surpris par l’aube en état d’impureté majeure ne doit pas jeûner. J’en ai parlé à Abd al-Rahman ibn Harith (son père), mais il a nié cela. Abd al-Rahman est allé voir Aïcha et Umm Salama رضي الله عنهما et leur a posé la question. Toutes deux ont dit : « Il arrivait que le Messager d’Allah ﷺ se réveille le matin en état de grande impureté (sans rêve érotique) et il jeûnait. » Nous sommes ensuite allés voir Marwan, et Abd al-Rahman lui a rapporté cela. Marwan a dit : « Je vous demande, sous serment, d’aller voir Abu Huraira et de lui rapporter ce qui a été dit. » Nous sommes donc allés voir Abu Huraira, et Abu Bakr était avec nous tout le temps. Abd al-Rahman lui a rapporté cela, et Abu Huraira a demandé : « Est-ce que les deux épouses du Prophète vous ont dit cela ? » Il répondit : « Oui. » Abu Huraira dit alors : « Elles savent mieux que moi. » Abu Huraira a ensuite attribué ce qu’il avait dit à Fadl ibn Abbas, disant : « Je l’ai entendu de Fadl, pas du Messager d’Allah ﷺ. » Abu Huraira s’est alors rétracté sur ce qu’il disait auparavant. Ibn Juraij (un des rapporteurs) a dit : « J’ai demandé à Abd al-Malik si cela concernait le Ramadan, et il a répondu : “Oui, et le Prophète ﷺ se réveillait le matin en état de grande impureté, non due à un rêve, puis il jeûnait.” »
Sahih Mouslim : 133
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا حَرْمَلَةُ بْنُ يَحْيَى التُّجِيبِيُّ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي حَيْوَةُ، حَدَّثَنِي
ابْنُ الْهَادِ، عَنْ أَبِي بَكْرِ بْنِ حَزْمٍ، عَنْ عَمْرَةَ، - يَعْنِي بِنْتَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ - عَنْ عَائِشَةَ، زَوْجِ
النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" يَا عَائِشَةُ إِنَّ اللَّهَ
رَفِيقٌ يُحِبُّ الرِّفْقَ وَيُعْطِي عَلَى الرِّفْقِ مَا لاَ يُعْطِي عَلَى الْعُنْفِ وَمَا لاَ يُعْطِي عَلَى مَا سِوَاهُ
" .
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Une personne est venue demander une fatwa au Messager d’Allah ﷺ. J’écoutais depuis derrière un rideau. Il a dit : « Messager d’Allah, il m’arrive d’être surpris par le temps de la prière alors que je suis en état de grande impureté ; dois-je jeûner dans cet état ? » Le Messager d’Allah ﷺ répondit : « Il m’arrive aussi d’être surpris par le temps de la prière alors que je suis en état de grande impureté, et je jeûne dans cet état. » L’homme dit : « Messager d’Allah, tu n’es pas comme nous ; Allah t’a pardonné tous tes péchés, les premiers et les derniers. » Le Prophète ﷺ répondit : « Par Allah, j’espère être le plus pieux d’entre vous et celui qui connaît le mieux ce contre quoi il faut se prémunir. »
Sahih Mouslim : 134
Humaid bin Abd al-Rahman bin Auf (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، وَهَارُونُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، - وَاللَّفْظُ لِزُهَيْرٍ - قَالاَ حَدَّثَنَا حَجَّاجُ،
بْنُ مُحَمَّدٍ عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّ حُمَيْدَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، أَخْبَرَهُ
أَنَّ مَرْوَانَ قَالَ اذْهَبْ يَا رَافِعُ - لِبَوَّابِهِ - إِلَى ابْنِ عَبَّاسٍ فَقُلْ لَئِنْ كَانَ كُلُّ امْرِئٍ مِنَّا
فَرِحَ بِمَا أَتَى وَأَحَبَّ أَنْ يُحْمَدَ بِمَا لَمْ يَفْعَلْ مُعَذَّبًا لَنُعَذَّبَنَّ أَجْمَعُونَ . فَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ مَا
لَكُمْ وَلِهَذِهِ الآيَةِ إِنَّمَا أُنْزِلَتْ هَذِهِ الآيَةُ فِي أَهْلِ الْكِتَابِ . ثُمَّ تَلاَ ابْنُ عَبَّاسٍ { وَإِذْ أَخَذَ
اللَّهُ مِيثَاقَ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ لَتُبَيِّنُنَّهُ لِلنَّاسِ وَلاَ تَكْتُمُونَهُ} هَذِهِ الآيَةَ وَتَلاَ ابْنُ عَبَّاسٍ
{ لاَ تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ يَفْرَحُونَ بِمَا أَتَوْا وَيُحِبُّونَ أَنْ يُحْمَدُوا بِمَا لَمْ يَفْعَلُوا} وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ
سَأَلَهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ شَىْءٍ فَكَتَمُوهُ إِيَّاهُ وَأَخْبَرُوهُ بِغَيْرِهِ فَخَرَجُوا قَدْ
أَرَوْهُ أَنْ قَدْ أَخْبَرُوهُ بِمَا سَأَلَهُمْ عَنْهُ وَاسْتَحْمَدُوا بِذَلِكَ إِلَيْهِ وَفَرِحُوا بِمَا أَتَوْا مِنْ كِتْمَانِهِمْ
إِيَّاهُ مَا سَأَلَهُمْ عَنْهُ .
Rapporté par Zirr b. Hubaish : Ubayy b. Ka'b رضي الله عنه a dit à propos de la Nuit du Destin : « Par Allah, je la connais bien. » Shu'ba a dit : À ma connaissance, c’était la vingt-septième nuit pour laquelle le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné de prier. Shu'ba doutait de ces mots : « Que c’était la nuit pour laquelle le Messager d’Allah ﷺ nous a ordonné de prier. » Il a ajouté : « Cela m’a été rapporté par un ami de sa part (du Prophète ﷺ). »
Sahih Mouslim : 135
Sahih
حَدَّثَنَا عَمْرٌو النَّاقِدُ، وَابْنُ أَبِي عُمَرَ، جَمِيعًا عَنِ ابْنِ عُيَيْنَةَ، - قَالَ ابْنُ أَبِي عُمَرَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، - قَالَ سَمِعْتُ الزُّهْرِيَّ، يُحَدِّثُ عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، قَالَ قُلْتُ لِعَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مَا أَرَى عَلَى أَحَدٍ لَمْ يَطُفْ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ شَيْئًا وَمَا أُبَالِي أَنْ لاَ أَطُوفَ بَيْنَهُمَا . قَالَتْ بِئْسَ مَا قُلْتَ يَا ابْنَ أُخْتِي طَافَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَطَافَ الْمُسْلِمُونَ فَكَانَتْ سُنَّةً وَإِنَّمَا كَانَ مَنْ أَهَلَّ لِمَنَاةَ الطَّاغِيَةِ الَّتِي بِالْمُشَلَّلِ لاَ يَطُوفُونَ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ فَلَمَّا كَانَ الإِسْلاَمُ سَأَلْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَنْ ذَلِكَ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ { إِنَّ الصَّفَا وَالْمَرْوَةَ مِنْ شَعَائِرِ اللَّهِ فَمَنْ حَجَّ الْبَيْتَ أَوِ اعْتَمَرَ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِ أَنْ يَطَّوَّفَ بِهِمَا} وَلَوْ كَانَتْ كَمَا تَقُولُ لَكَانَتْ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِ أَنْ لاَ يَطَّوَّفَ بِهِمَا . قَالَ الزُّهْرِيُّ فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لأَبِي بَكْرِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ هِشَامٍ فَأَعْجَبَهُ ذَلِكَ . وَقَالَ إِنَّ هَذَا الْعِلْمُ . وَلَقَدْ سَمِعْتُ رِجَالاً مِنْ أَهْلِ الْعِلْمِ يَقُولُونَ إِنَّمَا كَانَ مَنْ لاَ يَطُوفُ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ مِنَ الْعَرَبِ يَقُولُونَ إِنَّ طَوَافَنَا بَيْنَ هَذَيْنِ الْحَجَرَيْنِ مِنْ أَمْرِ الْجَاهِلِيَّةِ . وَقَالَ آخَرُونَ مِنَ الأَنْصَارِ إِنَّمَا أُمِرْنَا بِالطَّوَافِ بِالْبَيْتِ وَلَمْ نُؤْمَرْ بِهِ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ { إِنَّ الصَّفَا وَالْمَرْوَةَ مِنْ شَعَائِرِ اللَّهِ} . قَالَ أَبُو بَكْرِ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ فَأُرَاهَا قَدْ نَزَلَتْ فِي هَؤُلاَءِ وَهَؤُلاَءِ .
Rapporté par ‘Urwa ibn Zubair : J’ai dit à Aïcha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ : « Je ne vois pas de problème pour celui qui ne fait pas le tour entre al-Safa et al-Marwa, et cela ne me dérangerait pas de ne pas le faire. » Elle a répondu : « Ô fils de ma sœur, ce que tu dis est faux. Le Messager d’Allah ﷺ a fait le Sa’i, et les musulmans aussi. C’est donc une Sunna. À l’époque de l’ignorance, ceux qui faisaient le Talbiya pour la malheureuse al-Manat, située à Mushalla, ne faisaient pas le Sa’i entre al-Safa et al-Marwa. Avec l’arrivée de l’islam, nous avons interrogé le Messager d’Allah ﷺ à ce sujet, et c’est alors qu’Allah, le Très-Haut, a révélé ce verset : “En vérité, al-Safa et al-Marwa font partie des signes d’Allah.” Ainsi, celui qui fait le Hajj ou la ‘Umra, il n’y a pas de mal à faire le tour entre eux. Et si c’était comme tu le dis, le verset aurait dit : “Il n’y a pas de mal à ne pas faire le tour entre eux.” » Zuhri a dit : « J’ai rapporté cela à Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman ibn al-Harith ibn Hisham ; il a été impressionné et a dit : “C’est cela la connaissance.” J’ai entendu de nombreux savants dire : Beaucoup d’Arabes qui ne faisaient pas le tour entre al-Safa et al-Marwa disaient : ‘Notre tour entre ces deux collines est un acte d’ignorance’, tandis que d’autres parmi les Ansar disaient : ‘On nous a ordonné de faire le tour de la Maison, mais pas de courir entre al-Safa et al-Marwa.’ Alors Allah, le Très-Haut, a révélé ce verset : ‘En vérité, al-Safa et al-Marwa font partie des signes d’Allah.’ » Abu Bakr ibn ‘Abd al-Rahman a dit : « Je pense que ce verset a été révélé pour ces personnes-là. »
Sahih Mouslim : 136
Sahih
وَحَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، وَمُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، - وَاللَّفْظُ لاِبْنِ رَافِعٍ - قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنَا ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّ الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّ عَائِشَةَ أَخْبَرَتْهُ أَنَّ سَهْلَةَ بِنْتَ سُهَيْلِ بْنِ عَمْرٍو جَاءَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ سَالِمًا - لِسَالِمٍ مَوْلَى أَبِي حُذَيْفَةَ - مَعَنَا فِي بَيْتِنَا وَقَدْ بَلَغَ مَا يَبْلُغُ الرِّجَالُ وَعَلِمَ مَا يَعْلَمُ الرِّجَالُ . قَالَ " أَرْضِعِيهِ تَحْرُمِي عَلَيْهِ " . قَالَ فَمَكَثْتُ سَنَةً أَوْ قَرِيبًا مِنْهَا لاَ أُحَدِّثُ بِهِ وَهِبْتُهُ ثُمَّ لَقِيتُ الْقَاسِمَ فَقُلْتُ لَهُ لَقَدْ حَدَّثْتَنِي حَدِيثًا مَا حَدَّثْتُهُ بَعْدُ . قَالَ فَمَا هُوَ فَأَخْبَرْتُهُ . قَالَ فَحَدِّثْهُ عَنِّي أَنَّ عَائِشَةَ أَخْبَرَتْنِيهِ .
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Al-Qasim ibn Muhammad ibn Abu Bakr lui a rapporté qu’Aïcha رضي الله عنها a dit : Sahla bint Suhail ibn ‘Amr est venue voir le Messager d’Allah ﷺ et lui a dit : « Ô Messager d’Allah, Salim (l’esclave affranchi d’Abu Hudhaifa) vit avec nous dans notre maison. Il a atteint la puberté comme les hommes et a acquis la connaissance des choses intimes comme eux. » Le Prophète ﷺ a dit : « Allaite-le afin qu’il te devienne interdit (au mariage). » Ibn Abu Mulaika dit : « Je me suis abstenu de rapporter ce hadith pendant environ un an par crainte. Puis j’ai rencontré Al-Qasim et je lui ai dit : “Tu m’as rapporté un hadith que je n’ai pas transmis à d’autres.” Il m’a demandé lequel, je le lui ai rappelé, et il m’a dit : “Rapporte-le de ma part, car c’est bien Aïcha رضي الله عنها qui me l’a transmis.” »
Sahih Mouslim : 137
Sahih
حَدَّثَنَا هَارُونُ بْنُ سَعِيدٍ الأَيْلِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي سُلَيْمَانُ، - يَعْنِي ابْنَ بِلاَلٍ - أَخْبَرَنِي يَحْيَى، أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ بْنُ حُنَيْنٍ، أَنَّهُ سَمِعَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ، يُحَدِّثُ قَالَ مَكَثْتُ سَنَةً وَأَنَا أُرِيدُ، أَنْ أَسْأَلَ، عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ عَنْ آيَةٍ، فَمَا أَسْتَطِيعُ أَنْلَهُ حَتَّى خَرَجَ حَاجًّا فَخَرَجْتُ مَعَهُ فَلَمَّا رَجَعَ فَكُنَّا بِبَعْضِ الطَّرِيقِ عَدَلَ إِلَى الأَرَاكِ لِحَاجَةٍ لَهُ فَوَقَفْتُ لَهُ حَتَّى فَرَغَ ثُمَّ سِرْتُ مَعَهُ فَقُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَنِ اللَّتَانِ تَظَاهَرَتَا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَزْوَاجِهِ فَقَالَ تِلْكَ حَفْصَةُ وَعَائِشَةُ . قَالَ فَقُلْتُ لَهُ وَاللَّهِ إِنْ كُنْتُ لأُرِيدُ أَنْ أَسْأَلَكَ عَنْ هَذَا مُنْذُ سَنَةٍ فَمَا أَسْتَطِيعُ هَيْبَةً لَكَ . قَالَ فَلاَ تَفْعَلْ مَا ظَنَنْتَ أَنَّ عِنْدِي مِنْ عِلْمٍ فَسَلْنِي عَنْهُ فَإِنْ كُنْتُ أَعْلَمُهُ أَخْبَرْتُكَ - قَالَ - وَقَالَ عُمَرُ وَاللَّهِ إِنْ كُنَّا فِي الْجَاهِلِيَّةِ مَا نَعُدُّ لِلنِّسَاءِ أَمْرًا حَتَّى أَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى فِيهِنَّ مَا أَنْزَلَ وَقَسَمَ لَهُنَّ مَا قَسَمَ قَالَ فَبَيْنَمَا أَنَا فِي أَمْرٍ أَأْتَمِرُهُ إِذْ قَالَتْ لِي امْرَأَتِي لَوْ صَنَعْتَ كَذَا وَكَذَا فَقُلْتُ لَهَا وَمَا لَكِ أَنْتِ وَلِمَا هَا هُنَا وَمَا تَكَلُّفُكِ فِي أَمْرٍ أُرِيدُهُ فَقَالَتْ لِي عَجَبًا لَكَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ مَا تُرِيدُ أَنْ تُرَاجَعَ أَنْتَ وَإِنَّ ابْنَتَكَ لَتُرَاجِعُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى يَظَلَّ يَوْمَهُ غَضْبَانَ . قَالَ عُمَرُ فَآخُذُ رِدَائِي ثُمَّ أَخْرُجُ مَكَانِي حَتَّى أَدْخُلَ عَلَى حَفْصَةَ فَقُلْتُ لَهَا يَا بُنَيَّةُ إِنَّكِ لَتُرَاجِعِينَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى يَظَلَّ يَوْمَهُ غَضْبَانَ . فَقَالَتْ حَفْصَةُ وَاللَّهِ إِنَّا لَنُرَاجِعُهُ . فَقُلْتُ تَعْلَمِينَ أَنِّي أُحَذِّرُكِ عُقُوبَةَ اللَّهِ وَغَضَبَ رَسُولِهِ يَا بُنَيَّةُ لاَ يَغُرَّنَّكِ هَذِهِ الَّتِي قَدْ أَعْجَبَهَا حُسْنُهَا وَحُبُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِيَّاهَا . ثُمَّ خَرَجْتُ حَتَّى أَدْخُلَ عَلَى أُمِّ سَلَمَةَ لِقَرَابَتِي مِنْهَا فَكَلَّمْتُهَا فَقَالَتْ لِي أُمُّ سَلَمَةَ عَجَبًا لَكَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ قَدْ دَخَلْتَ فِي كُلِّ شَىْءٍ حَتَّى تَبْتَغِي أَنْ تَدْخُلَ بَيْنَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَزْوَاجِهِ . قَالَ فَأَخَذَتْنِي أَخْذًا كَسَرَتْنِي عَنْ بَعْضِ مَا كُنْتُ أَجِدُ فَخَرَجْتُ مِنْ عِنْدِهَا وَكَانَ لِي صَاحِبٌ مِنَ الأَنْصَارِ إِذَا غِبْتُ أَتَانِي بِالْخَبَرِ وَإِذَا غَابَ كُنْتُ أَنَا آتِيهِ بِالْخَبَرِ وَنَحْنُ حِينَئِذٍ نَتَخَوَّفُ مَلِكًا مِنْ مُلُوكِ غَسَّانَ ذُكِرَ لَنَا أَنَّهُ يُرِيدُ أَنْ يَسِيرَ إِلَيْنَا فَقَدِ امْتَلأَتْ صُدُورُنَا مِنْهُ فَأَتَى صَاحِبِي الأَنْصَارِيُّ يَدُقُّ الْبَابَ وَقَالَ افْتَحِ افْتَحْ . فَقُلْتُ جَاءَ الْغَسَّانِيُّ فَقَالَ أَشَدُّ مِنْ ذَلِكَ اعْتَزَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَزْوَاجَهُ . فَقُلْتُ رَغِمَ أَنْفُ حَفْصَةَ وَعَائِشَةَ . ثُمَّ آخُذُ ثَوْبِي فَأَخْرُجُ حَتَّى جِئْتُ فَإِذَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي مَشْرُبَةٍ لَهُ يُرْتَقَى إِلَيْهَا بِعَجَلَةٍ وَغُلاَمٌ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَسْوَدُ عَلَى رَأْسِ الدَّرَجَةِ فَقُلْتُ هَذَا عُمَرُ . فَأُذِنَ لِي . قَالَ عُمَرُ فَقَصَصْتُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هَذَا الْحَدِيثَ فَلَمَّا بَلَغْتُ حَدِيثَ أُمِّ سَلَمَةَ تَبَسَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَإِنَّهُ لَعَلَى حَصِيرٍ مَا بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ شَىْءٌ وَتَحْتَ رَأْسِهِ وِسَادَةٌ مِنْ أَدَمٍ حَشْوُهَا لِيفٌ وَإِنَّ عِنْدَ رِجْلَيْهِ قَرَظًا مَضْبُورًا وَعِنْدَ رَأْسِهِ أُهُبًا مُعَلَّقَةً فَرَأَيْتُ أَثَرَ الْحَصِيرِ فِي جَنْبِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَبَكَيْتُ فَقَالَ " مَا يُبْكِيكَ " . فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ كِسْرَى وَقَيْصَرَ فِيمَا هُمَا فِيهِ وَأَنْتَ رَسُولُ اللَّهِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَمَا تَرْضَى أَنْ تَكُونَ لَهُمَا الدُّنْيَا وَلَكَ الآخِرَةُ " .
Rapporté par Abdullah ibn Abbas رضي الله عنهما : J’avais l’intention de demander à Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه au sujet d’un verset, mais j’ai attendu un an par crainte de lui, jusqu’à ce qu’il parte en pèlerinage et que je l’accompagne. Sur le chemin du retour, il s’est écarté vers un arbre d’arak pour se soulager. J’ai attendu qu’il ait fini, puis j’ai marché avec lui et j’ai dit : « Commandeur des croyants, qui sont les deux épouses du Messager d’Allah ﷺ qui se sont soutenues l’une l’autre (dans leur demande d’argent) ? » Il a dit : « C’étaient Hafsa et Aïcha رضي الله عنهما. » Je lui ai dit : « Cela fait un an que je voulais t’interroger à ce sujet, mais je n’osais pas à cause de ton autorité. » Il a dit : « Ne fais pas cela. Si tu penses que j’ai une connaissance, demande-moi. Si je sais, je te répondrai. » Il a ajouté : « Par Allah, à l’époque de l’ignorance, nous n’avions aucun égard pour les femmes, jusqu’à ce qu’Allah révèle à leur sujet ce qu’Il a révélé et qu’Il leur accorde des droits. Un jour, je réfléchissais à quelque chose et ma femme m’a dit : “J’aimerais que tu fasses ceci ou cela.” Je lui ai répondu : “Cela ne te concerne pas, ne t’occupe pas de ce que je veux faire.” Elle m’a dit : “C’est étrange que toi, fils de Khattab, tu n’acceptes pas qu’on te réponde, alors que ta fille répond au Messager d’Allah ﷺ jusqu’à le contrarier toute la journée.” J’ai alors pris mon manteau et je suis allé voir Hafsa. Je lui ai dit : “Ô ma fille, j’ai entendu dire que tu réponds au Messager d’Allah ﷺ jusqu’à le contrarier.” Elle a dit : “Par Allah, nous lui répondons.” Je lui ai dit : “Fais attention, ma fille, je t’avertis contre la colère d’Allah et la colère de Son Messager ﷺ. Ne te laisse pas tromper par celle dont la beauté l’a séduite et par l’amour du Messager d’Allah ﷺ pour elle.” Je suis ensuite allé voir Umm Salama à cause de notre parenté et je lui ai parlé. Umm Salama m’a dit : “Omar ibn al-Khattab, c’est étrange que tu te mêles de tout, même entre le Messager d’Allah ﷺ et ses épouses.” Cela m’a tellement troublé que je n’ai rien ajouté et je suis sorti. J’avais un ami parmi les Ansar. Quand je m’absentais, il m’apportait des nouvelles, et quand il s’absentait, je lui en apportais. À ce moment-là, nous craignions un roi de Ghassan. Mon ami Ansari est venu frapper à ma porte et a dit : “Ouvre, ouvre !” J’ai demandé : “Le Ghassani est-il venu ?” Il a répondu : “C’est plus grave ! Le Messager d’Allah ﷺ s’est séparé de ses épouses.” J’ai dit : “Que le nez de Hafsa et d’Aïcha soit couvert de poussière !” J’ai pris mon manteau et je suis allé voir le Messager d’Allah ﷺ dans sa chambre haute, à laquelle il montait par une échelle en palmier. Son serviteur noir était assis au bas de l’échelle. J’ai dit : “C’est Omar.” On m’a donné la permission. J’ai raconté cela au Messager d’Allah ﷺ, et quand j’ai parlé d’Umm Salama, il a souri. Il était allongé sur une natte, sans rien entre lui et la natte, avec un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier sous la tête, un tas de bois de santal à ses pieds et une peau suspendue près de sa tête. J’ai vu les marques de la natte sur son côté, et j’ai pleuré. Il m’a demandé : “Pourquoi pleures-tu ?” J’ai dit : “Messager d’Allah, Chosroès et César vivent dans le luxe, alors que toi, le Messager d’Allah, tu vis dans la pauvreté.” Il a répondu : “N’aimes-tu pas qu’ils aient les biens de ce monde, et que tu aies l’au-delà ?”
Sahih Mouslim : 138
Sahih
وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ مُحَمَّدٍ، قَالَ سَأَلْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ وَأَنَا أُرَى، أَنَّ عِنْدَهُ، مِنْهُ عِلْمًا . فَقَالَ إِنَّ هِلاَلَ بْنَ أُمَيَّةَ قَذَفَ امْرَأَتَهُ بِشَرِيكِ ابْنِ سَحْمَاءَ وَكَانَ أَخَا الْبَرَاءِ بْنِ مَالِكٍ لأُمِّهِ وَكَانَ أَوَّلَ رَجُلٍ لاَعَنَ فِي الإِسْلاَمِ - قَالَ - فَلاَعَنَهَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَبْصِرُوهَا فَإِنْ جَاءَتْ بِهِ أَبْيَضَ سَبِطًا قَضِيءَ الْعَيْنَيْنِ فَهُوَ لِهِلاَلِ بْنِ أُمَيَّةَ وَإِنْ جَاءَتْ بِهِ أَكْحَلَ جَعْدًا حَمْشَ السَّاقَيْنِ فَهُوَ لِشَرِيكِ ابْنِ سَحْمَاءَ " . قَالَ فَأُنْبِئْتُ أَنَّهَا جَاءَتْ بِهِ أَكْحَلَ جَعْدًا حَمْشَ السَّاقَيْنِ .
Rapporté par Muhammad : J’ai demandé à Anas b. Malik رضي الله عنه, sachant qu’il connaissait le cas du li'an. Il a dit : Hilal b. Umayya رضي الله عنه a accusé sa femme d’adultère avec Sharik b. Sahma, le frère de al-Bara’ b. Malik du côté maternel. Il a été le premier à invoquer la malédiction (li'an) en Islam. Il a effectivement invoqué la malédiction contre elle. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Regardez si elle donne naissance à un enfant à la peau claire, aux cheveux noirs et aux yeux brillants, alors il est le fils de Hilal b. Umayya. Mais si elle donne naissance à un enfant aux paupières foncées, aux cheveux frisés et aux jambes fines, alors il est le fils de Sharik b. Sahma. » On m’a informé qu’elle a donné naissance à un enfant aux paupières foncées, aux cheveux frisés et aux jambes fines
Sahih Mouslim : 139
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، أَخْبَرَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ عَمْرٍو، أَنَّ مُجَاهِدًا، قَالَ لِطَاوُسٍ انْطَلِقْ بِنَا إِلَى ابْنِ رَافِعِ بْنِ خَدِيجٍ فَاسْمَعْ مِنْهُ الْحَدِيثَ عَنْ أَبِيهِ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم - قَالَ - فَانْتَهَرَهُ قَالَ إِنِّي وَاللَّهِ لَوْ أَعْلَمُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنْهُ مَا فَعَلْتُهُ وَلَكِنْ حَدَّثَنِي مَنْ هُوَ أَعْلَمُ بِهِ مِنْهُمْ - يَعْنِي ابْنَ عَبَّاسٍ - أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لأَنْ يَمْنَحَ الرَّجُلُ أَخَاهُ أَرْضَهُ خَيْرٌ لَهُ مِنْ أَنْ يَأْخُذَ عَلَيْهَا خَرْجًا مَعْلُومًا " .
Rapporté par Mujahid : Mujahid a dit à Tiwus : « Viens avec moi chez Ibn Rafi b. Khadij pour écouter de lui le hadith transmis par son père (concernant la location de terres) du Messager d’Allah ﷺ. » Tawus l’a réprimandé et a dit : « Par Allah, si je savais que le Messager d’Allah ﷺ l’avait interdit, je ne l’aurais jamais fait. Mais quelqu’un qui en a une meilleure connaissance que les autres (il voulait parler d’Ibn Abbas) m’a rapporté que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Il vaut mieux qu’une personne prête sa terre à son frère pour la cultiver plutôt que d’en recevoir un loyer déterminé.” »
Sahih Mouslim : 140
Sahih
وَحَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، وَابْنُ، طَاوُسٍ عَنْ طَاوُسٍ، أَنَّهُ كَانَ يُخَابِرُ قَالَ عَمْرٌو فَقُلْتُ لَهُ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ لَوْ تَرَكْتَ هَذِهِ الْمُخَابَرَةَ فَإِنَّهُمْ يَزْعُمُونَ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنِ الْمُخَابَرَةِ . فَقَالَ أَىْ عَمْرُو أَخْبَرَنِي أَعْلَمُهُمْ بِذَلِكَ يَعْنِي ابْنَ عَبَّاسٍ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم لَمْ يَنْهَ عَنْهَا إِنَّمَا قَالَ " يَمْنَحُ أَحَدُكُمْ أَخَاهُ خَيْرٌ لَهُ مِنْ أَنْ يَأْخُذَ عَلَيْهَا خَرْجًا مَعْلُومًا " .
Rapporté par Tawus : Tawus a raconté qu’il avait loué sa terre, et Amr lui a dit : « Abu Abd al-Rahman, j’aimerais que tu abandonnes cette pratique de location de terre, car certains disent que le Messager d’Allah ﷺ a interdit la Mukhabara. » Il a répondu : « Amr, celui qui m’a informé en sait plus que les autres à ce sujet (il voulait parler d’Ibn Abbas). Il a dit que le Messager d’Allah ﷺ ne l’a pas totalement interdit, mais a dit : “Prêter sa terre à son frère est meilleur que d’en recevoir une part déterminée de la récolte.” »