Hadiths sur Paradise
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Sahih Al-Boukhari : 81
Sahl bin Sa'd al-Sa'idi (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ السَّاعِدِيِّ ـ رضى الله عنه أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْتَقَى هُوَ وَالْمُشْرِكُونَ فَاقْتَتَلُوا، فَلَمَّا مَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى عَسْكَرِهِ، وَمَالَ الآخَرُونَ إِلَى عَسْكَرِهِمْ، وَفِي أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَجُلٌ لاَ يَدَعُ لَهُمْ شَاذَّةً وَلاَ فَاذَّةً إِلاَّ اتَّبَعَهَا يَضْرِبُهَا بِسَيْفِهِ، فَقَالَ مَا أَجْزَأَ مِنَّا الْيَوْمَ أَحَدٌ كَمَا أَجْزَأَ فُلاَنٌ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَمَا إِنَّهُ مِنْ أَهْلِ النَّارِ ". فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ أَنَا صَاحِبُهُ. قَالَ فَخَرَجَ مَعَهُ كُلَّمَا وَقَفَ وَقَفَ مَعَهُ، وَإِذَا أَسْرَعَ أَسْرَعَ مَعَهُ قَالَ فَجُرِحَ الرَّجُلُ جُرْحًا شَدِيدًا، فَاسْتَعْجَلَ الْمَوْتَ، فَوَضَعَ نَصْلَ سَيْفِهِ بِالأَرْضِ وَذُبَابَهُ بَيْنَ ثَدْيَيْهِ، ثُمَّ تَحَامَلَ عَلَى سَيْفِهِ، فَقَتَلَ نَفْسَهُ، فَخَرَجَ الرَّجُلُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَشْهَدُ أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ. قَالَ " وَمَا ذَاكَ ". قَالَ الرَّجُلُ الَّذِي ذَكَرْتَ آنِفًا أَنَّهُ مِنْ أَهْلِ النَّارِ، فَأَعْظَمَ النَّاسُ ذَلِكَ. فَقُلْتُ أَنَا لَكُمْ بِهِ. فَخَرَجْتُ فِي طَلَبِهِ، ثُمَّ جُرِحَ جُرْحًا شَدِيدًا، فَاسْتَعْجَلَ الْمَوْتَ، فَوَضَعَ نَصْلَ سَيْفِهِ فِي الأَرْضِ وَذُبَابَهُ بَيْنَ ثَدْيَيْهِ، ثُمَّ تَحَامَلَ عَلَيْهِ، فَقَتَلَ نَفْسَهُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عِنْدَ ذَلِكَ " إِنَّ الرَّجُلَ لَيَعْمَلُ عَمَلَ أَهْلِ الْجَنَّةِ فِيمَا يَبْدُو لِلنَّاسِ، وَهْوَ مِنْ أَهْلِ النَّارِ، وَإِنَّ الرَّجُلَ لَيَعْمَلُ عَمَلَ أَهْلِ النَّارِ فِيمَا يَبْدُو لِلنَّاسِ، وَهْوَ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ ".
Rapporté par Sahl bin Sa`d As-Sa`idi : Le Messager d'Allah (ﷺ) et les polythéistes se sont affrontés et ont commencé à combattre. Quand le Messager d'Allah (ﷺ) est revenu à son camp et que les polythéistes sont retournés au leur, quelqu’un a parlé d’un homme parmi les compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) qui poursuivait et tuait avec son épée tout polythéiste isolé. Il a dit : « Personne n’a combattu aussi bien que cet homme aujourd’hui. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « En vérité, il fait partie des gens du Feu (de l’Enfer). » Un homme parmi les gens a dit : « Je vais le suivre (pour voir ce qu’il fait). » Il l’a donc suivi, et partout où il s’arrêtait, il s’arrêtait avec lui, et partout où il courait, il courait avec lui. Puis cet homme courageux a été grièvement blessé et a voulu se donner la mort rapidement. Il a planté la lame de son épée dans le sol, la pointe dirigée vers sa poitrine, entre ses deux seins. Puis il s’est appuyé sur l’épée et s’est tué. L’autre homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Je témoigne que tu es le Messager d’Allah (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qu’est-ce qui s’est passé ? » Il a répondu : « C’est à propos de l’homme que tu avais décrit comme étant parmi les gens du Feu (de l’Enfer). Les gens ont été très surpris par ce que tu as dit, et j’ai dit : ‘Je vais découvrir la vérité pour toi.’ Je suis donc allé le chercher. Il a été grièvement blessé et, voulant mourir, il a planté la lame de son épée dans le sol, la pointe dirigée vers sa poitrine, entre ses deux seins. Puis il s’est appuyé sur l’épée et s’est tué. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il se peut qu’un homme paraisse aux yeux des gens agir comme les gens du Paradis alors qu’il fait partie des gens du Feu (de l’Enfer), et un autre paraisse agir comme les gens du Feu (de l’Enfer) alors qu’il fait partie des gens du Paradis. »
Sahih Al-Boukhari : 82
Khalid Bin Madan
Sahih
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ يَزِيدَ الدِّمَشْقِيُّ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ حَمْزَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي ثَوْرُ بْنُ يَزِيدَ، عَنْ خَالِدِ بْنِ مَعْدَانَ، أَنَّ عُمَيْرَ بْنَ الأَسْوَدِ الْعَنْسِيَّ، حَدَّثَهُ أَنَّهُ، أَتَى عُبَادَةَ بْنَ الصَّامِتِ وَهْوَ نَازِلٌ فِي سَاحِلِ حِمْصَ، وَهْوَ فِي بِنَاءٍ لَهُ وَمَعَهُ أُمُّ حَرَامٍ، قَالَ عُمَيْرٌ فَحَدَّثَتْنَا أُمُّ حَرَامٍ أَنَّهَا سَمِعَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " أَوَّلُ جَيْشٍ مِنْ أُمَّتِي يَغْزُونَ الْبَحْرَ قَدْ أَوْجَبُوا ". قَالَتْ أُمُّ حَرَامٍ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنَا فِيهِمْ. قَالَ " أَنْتِ فِيهِمْ ". ثُمَّ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَوَّلُ جَيْشٍ مِنْ أُمَّتِي يَغْزُونَ مَدِينَةَ قَيْصَرَ مَغْفُورٌ لَهُمْ ". فَقُلْتُ أَنَا فِيهِمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " لاَ ".
Rapporté par Khalid bin Madan : ‘Umair bin Al-Aswad Al-Anasi lui a raconté qu’il est allé voir ‘Ubada bin As-Samit alors qu’il séjournait chez lui au bord de la mer à Hims avec sa femme Um Haram. ‘Umair a dit : Um Haram nous a informés qu’elle avait entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Le Paradis est accordé au premier groupe de mes compagnons qui feront une expédition navale. » Um Haram a ajouté : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce que je serai parmi eux ? » Il a répondu : « Tu es parmi eux. » Le Prophète (ﷺ) a ensuite dit : « La première armée de mes compagnons qui attaquera la ville de César verra ses péchés pardonnés. » J’ai demandé : « Est-ce que je serai parmi eux, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu non
Sahih Al-Boukhari : 83
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، أَنَّ الأَعْرَجَ، حَدَّثَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " نَحْنُ الآخِرُونَ السَّابِقُونَ ". وَبِهَذَا الإِسْنَادِ " مَنْ أَطَاعَنِي فَقَدْ أَطَاعَ اللَّهَ، وَمَنْ عَصَانِي فَقَدْ عَصَى اللَّهَ، وَمَنْ يُطِعِ الأَمِيرَ فَقَدْ أَطَاعَنِي، وَمَنْ يَعْصِ الأَمِيرَ فَقَدْ عَصَانِي، وَإِنَّمَا الإِمَامُ جُنَّةٌ يُقَاتَلُ مِنْ وَرَائِهِ وَيُتَّقَى بِهِ، فَإِنْ أَمَرَ بِتَقْوَى اللَّهِ وَعَدَلَ، فَإِنَّ لَهُ بِذَلِكَ أَجْرًا، وَإِنْ قَالَ بِغَيْرِهِ، فَإِنَّ عَلَيْهِ مِنْهُ ".
Rapporté par Abu Huraira : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Nous sommes les derniers, mais nous serons les premiers à entrer au Paradis. » Le Prophète a ajouté : « Celui qui m'obéit, obéit à Allah, et celui qui me désobéit, désobéit à Allah. Celui qui obéit au chef, m'obéit, et celui qui désobéit au chef, me désobéit. L'Imam est comme un abri pour la sécurité duquel les musulmans doivent se battre et où ils doivent chercher protection. Si l'Imam ordonne le bien et juge avec justice, il sera récompensé pour cela. Mais s'il fait le contraire, il en sera responsable. »
Sahih Al-Boukhari : 84
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، أَنَّ الأَعْرَجَ، حَدَّثَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " نَحْنُ الآخِرُونَ السَّابِقُونَ ". وَبِهَذَا الإِسْنَادِ " مَنْ أَطَاعَنِي فَقَدْ أَطَاعَ اللَّهَ، وَمَنْ عَصَانِي فَقَدْ عَصَى اللَّهَ، وَمَنْ يُطِعِ الأَمِيرَ فَقَدْ أَطَاعَنِي، وَمَنْ يَعْصِ الأَمِيرَ فَقَدْ عَصَانِي، وَإِنَّمَا الإِمَامُ جُنَّةٌ يُقَاتَلُ مِنْ وَرَائِهِ وَيُتَّقَى بِهِ، فَإِنْ أَمَرَ بِتَقْوَى اللَّهِ وَعَدَلَ، فَإِنَّ لَهُ بِذَلِكَ أَجْرًا، وَإِنْ قَالَ بِغَيْرِهِ، فَإِنَّ عَلَيْهِ مِنْهُ ".
Rapporté par Abu Huraira : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Nous sommes les derniers, mais nous serons les premiers à entrer au Paradis. » Le Prophète a ajouté : « Celui qui m'obéit, obéit à Allah, et celui qui me désobéit, désobéit à Allah. Celui qui obéit au chef, m'obéit, et celui qui désobéit au chef, me désobéit. L'Imam est comme un abri pour la sécurité duquel les musulmans doivent se battre et où ils doivent chercher protection. Si l'Imam ordonne le bien et juge avec justice, il sera récompensé pour cela. Mais s'il fait le contraire, il en sera responsable. »
Sahih Al-Boukhari : 85
Salim Abu al-Nadr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ بْنُ عَمْرٍو، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ سَالِمٍ أَبِي النَّضْرِ، مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ وَكَانَ كَاتِبًا لَهُ قَالَ كَتَبَ إِلَيْهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما ـ فَقَرَأْتُهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَعْضِ أَيَّامِهِ الَّتِي لَقِيَ فِيهَا انْتَظَرَ حَتَّى مَالَتِ الشَّمْسُ. ثُمَّ قَامَ فِي النَّاسِ قَالَ " أَيُّهَا النَّاسُ، لاَ تَتَمَنَّوْا لِقَاءَ الْعَدُوِّ، وَسَلُوا اللَّهَ الْعَافِيَةَ، فَإِذَا لَقِيتُمُوهُمْ فَاصْبِرُوا، وَاعْلَمُوا أَنَّ الْجَنَّةَ تَحْتَ ظِلاَلِ السُّيُوفِ، ثُمَّ قَالَ اللَّهُمَّ مُنْزِلَ الْكِتَابِ وَمُجْرِيَ السَّحَابِ وَهَازِمَ الأَحْزَابِ، اهْزِمْهُمْ وَانْصُرْنَا عَلَيْهِمْ ".
Rapporté par Salim Abu An-Nadr, l'esclave affranchi de `Umar bin 'Ubaidullah, qui était le secrétaire de `Umar : `Abdullah bin Abi `Aufa lui a écrit (c'est-à-dire à `Umar) une lettre contenant ceci : « Une fois, le Messager d'Allah (ﷺ), pendant une bataille, a attendu que le soleil décline, puis il s'est levé parmi les gens et a dit : ‘Ô gens ! Ne souhaitez pas affronter l'ennemi (au combat) et demandez à Allah de vous protéger (des malheurs), mais si vous devez affronter l'ennemi, soyez patients et sachez que le Paradis se trouve sous l'ombre des épées.’ Puis il a dit : ‘Ô Allah ! Toi qui as révélé le Livre, qui fais bouger les nuages et qui as vaincu Al-Ahzab (c'est-à-dire les clans ennemis), vaincs-les et accorde-nous la victoire.’ »
Sahih Al-Boukhari : 86
Salim Abu al-Nadr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ بْنُ عَمْرٍو، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ سَالِمٍ أَبِي النَّضْرِ، مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ وَكَانَ كَاتِبًا لَهُ قَالَ كَتَبَ إِلَيْهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما ـ فَقَرَأْتُهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَعْضِ أَيَّامِهِ الَّتِي لَقِيَ فِيهَا انْتَظَرَ حَتَّى مَالَتِ الشَّمْسُ. ثُمَّ قَامَ فِي النَّاسِ قَالَ
" أَيُّهَا النَّاسُ، لاَ تَتَمَنَّوْا لِقَاءَ الْعَدُوِّ، وَسَلُوا اللَّهَ الْعَافِيَةَ، فَإِذَا لَقِيتُمُوهُمْ فَاصْبِرُوا، وَاعْلَمُوا أَنَّ الْجَنَّةَ تَحْتَ ظِلاَلِ السُّيُوفِ، ثُمَّ قَالَ اللَّهُمَّ مُنْزِلَ الْكِتَابِ وَمُجْرِيَ السَّحَابِ وَهَازِمَ الأَحْزَابِ، اهْزِمْهُمْ وَانْصُرْنَا عَلَيْهِمْ ".
Rapporté par Salim Abu An-Nadr, l'esclave affranchi de `Umar bin 'Ubaidullah, qui était le secrétaire de `Umar : `Abdullah bin Abi `Aufa lui a écrit (c'est-à-dire à `Umar) une lettre contenant ceci : « Une fois, le Messager d'Allah (ﷺ), pendant une bataille, a attendu que le soleil décline, puis il s'est levé parmi les gens et a dit : ‘Ô gens ! Ne souhaitez pas affronter l'ennemi (au combat) et demandez à Allah de vous protéger (des malheurs), mais si vous devez affronter l'ennemi, soyez patients et sachez que le Paradis se trouve sous l'ombre des épées.’ Puis il a dit : ‘Ô Allah ! Toi qui as révélé le Livre, qui fais bouger les nuages et qui as vaincu Al-Ahzab (c'est-à-dire les clans ennemis), vaincs-les et accorde-nous la victoire.’ »
Sahih Al-Boukhari : 87
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ زِيَادٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" عَجِبَ اللَّهُ مِنْ قَوْمٍ يَدْخُلُونَ الْجَنَّةَ فِي السَّلاَسِلِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah s’étonne de ces gens qui entreront au Paradis enchaînés. »
Sahih Al-Boukhari : 88
Salim Abu al-Nadr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا عَاصِمُ بْنُ يُوسُفَ الْيَرْبُوعِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ الْفَزَارِيُّ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي سَالِمٌ أَبُو النَّضْرِ، مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ كُنْتُ كَاتِبًا لَهُ قَالَ كَتَبَ إِلَيْهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي أَوْفَى حِينَ خَرَجَ إِلَى الْحَرُورِيَّةِ فَقَرَأْتُهُ فَإِذَا فِيهِ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَعْضِ أَيَّامِهِ الَّتِي لَقِيَ فِيهَا الْعَدُوَّ انْتَظَرَ حَتَّى مَالَتِ الشَّمْسُ. ثُمَّ قَامَ فِي النَّاسِ فَقَالَ " أَيُّهَا النَّاسُ لاَ تَمَنَّوْا لِقَاءَ الْعَدُوِّ وَسَلُوا اللَّهَ الْعَافِيَةَ، فَإِذَا لَقِيتُمُوهُمْ فَاصْبِرُوا وَاعْلَمُوا أَنَّ الْجَنَّةَ تَحْتَ ظِلاَلِ السُّيُوفِ ـ ثُمَّ قَالَ ـ اللَّهُمَّ مُنْزِلَ الْكِتَابِ وَمُجْرِيَ السَّحَابِ وَهَازِمَ الأَحْزَابِ اهْزِمْهُمْ وَانْصُرْنَا عَلَيْهِمْ ". وَقَالَ مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ حَدَّثَنِي سَالِم أَبُو النَّضْرِ كُنْتُ كَاتِبًا لِعُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ فَأَتَاهُ كِتَابُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تَمَنَّوْا لِقَاءَ الْعَدُو ".
Rapporté par Salim Abu An-Nadr : (l’esclave affranchi de ‘Umar bin ‘Ubaidullah) J’étais le secrétaire de ‘Umar. Une fois, Abdullah bin Abi Aufa a écrit une lettre à ‘Umar lorsqu’il se rendait à Al-Haruriya. J’y ai lu que le Messager d’Allah (ﷺ), lors d’une de ses expéditions militaires contre l’ennemi, a attendu que le soleil décline puis il s’est levé parmi les gens et a dit : « Ô gens ! Ne souhaitez pas rencontrer l’ennemi, et demandez à Allah la sécurité. Mais si vous affrontez l’ennemi, soyez patients, et rappelez-vous que le Paradis est sous l’ombre des épées. » Puis il a dit : « Ô Allah, Toi qui as révélé le Livre Saint, qui fais bouger les nuages et qui défais les clans, défais-les et accorde-nous la victoire sur eux. »
Sahih Al-Boukhari : 89
Salim Abu al-Nadr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا عَاصِمُ بْنُ يُوسُفَ الْيَرْبُوعِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ الْفَزَارِيُّ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي سَالِمٌ أَبُو النَّضْرِ، مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ كُنْتُ كَاتِبًا لَهُ قَالَ كَتَبَ إِلَيْهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي أَوْفَى حِينَ خَرَجَ إِلَى الْحَرُورِيَّةِ فَقَرَأْتُهُ فَإِذَا فِيهِ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَعْضِ أَيَّامِهِ الَّتِي لَقِيَ فِيهَا الْعَدُوَّ انْتَظَرَ حَتَّى مَالَتِ الشَّمْسُ. ثُمَّ قَامَ فِي النَّاسِ فَقَالَ " أَيُّهَا النَّاسُ لاَ تَمَنَّوْا لِقَاءَ الْعَدُوِّ وَسَلُوا اللَّهَ الْعَافِيَةَ، فَإِذَا لَقِيتُمُوهُمْ فَاصْبِرُوا وَاعْلَمُوا أَنَّ الْجَنَّةَ تَحْتَ ظِلاَلِ السُّيُوفِ ـ ثُمَّ قَالَ ـ اللَّهُمَّ مُنْزِلَ الْكِتَابِ وَمُجْرِيَ السَّحَابِ وَهَازِمَ الأَحْزَابِ اهْزِمْهُمْ وَانْصُرْنَا عَلَيْهِمْ ". وَقَالَ مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ حَدَّثَنِي سَالِم أَبُو النَّضْرِ كُنْتُ كَاتِبًا لِعُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ فَأَتَاهُ كِتَابُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تَمَنَّوْا لِقَاءَ الْعَدُو ".
Rapporté par Salim Abu An-Nadr : (l’esclave affranchi de ‘Umar bin ‘Ubaidullah) J’étais le secrétaire de ‘Umar. Une fois, Abdullah bin Abi Aufa a écrit une lettre à ‘Umar lorsqu’il se rendait à Al-Haruriya. J’y ai lu que le Messager d’Allah (ﷺ), lors d’une de ses expéditions militaires contre l’ennemi, a attendu que le soleil décline puis il s’est levé parmi les gens et a dit : « Ô gens ! Ne souhaitez pas rencontrer l’ennemi, et demandez à Allah la sécurité. Mais si vous affrontez l’ennemi, soyez patients, et rappelez-vous que le Paradis est sous l’ombre des épées. » Puis il a dit : « Ô Allah, Toi qui as révélé le Livre Saint, qui fais bouger les nuages et qui défais les clans, défais-les et accorde-nous la victoire sur eux. »
Sahih Al-Boukhari : 90
al-Zuhri (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، ح وَحَدَّثَنِي مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنِ ابْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ شَهِدْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لِرَجُلٍ مِمَّنْ يَدَّعِي الإِسْلاَمَ " هَذَا مِنْ أَهْلِ النَّارِ ". فَلَمَّا حَضَرَ الْقِتَالُ قَاتَلَ الرَّجُلُ قِتَالاً شَدِيدًا، فَأَصَابَتْهُ جِرَاحَةٌ فَقِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، الَّذِي قُلْتَ إِنَّهُ مِنْ أَهْلِ النَّارِ فَإِنَّهُ قَدْ قَاتَلَ الْيَوْمَ قِتَالاً شَدِيدًا وَقَدْ مَاتَ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِلَى النَّارِ ". قَالَ فَكَادَ بَعْضُ النَّاسِ أَنْ يَرْتَابَ، فَبَيْنَمَا هُمْ عَلَى ذَلِكَ إِذْ قِيلَ إِنَّهُ لَمْ يَمُتْ، وَلَكِنَّ بِهِ جِرَاحًا شَدِيدًا. فَلَمَّا كَانَ مِنَ اللَّيْلِ لَمْ يَصْبِرْ عَلَى الْجِرَاحِ، فَقَتَلَ نَفْسَهُ، فَأُخْبِرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِذَلِكَ فَقَالَ " اللَّهُ أَكْبَرُ، أَشْهَدُ أَنِّي عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ ". ثُمَّ أَمَرَ بِلاَلاً فَنَادَى بِالنَّاسِ " إِنَّهُ لاَ يَدْخُلُ الْجَنَّةَ إِلاَّ نَفْسٌ مُسْلِمَةٌ، وَإِنَّ اللَّهَ لَيُؤَيِّدُ هَذَا الدِّينَ بِالرَّجُلِ الْفَاجِرِ ".
Rapporté par Az-Zuhri : Comme mentionné dans le hadith 297. Rapporté par Abu Huraira : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors d’une expédition, et il a parlé d’un homme qui prétendait être musulman en disant : « Cet homme fait partie des gens du Feu (de l’Enfer). » Quand la bataille a commencé, cet homme s’est battu avec acharnement jusqu’à être blessé. Quelqu’un a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! L’homme que tu as décrit comme étant des gens du Feu s’est battu courageusement aujourd’hui et il est mort. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Il ira au Feu. » Certains commencèrent à douter de la parole du Prophète, mais alors qu’ils étaient dans cet état, quelqu’un annonça que l’homme était encore vivant mais gravement blessé. Quand la nuit tomba, il perdit patience et se suicida. Le Prophète (ﷺ) en fut informé et dit : « Allah est le Plus Grand ! J’atteste que je suis le serviteur d’Allah et Son Messager. » Puis il ordonna à Bilal d’annoncer aux gens : « Nul n’entrera au Paradis sauf un musulman, et Allah peut soutenir cette religion même par un homme désobéissant. »
Sahih Al-Boukhari : 91
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" تَكَفَّلَ اللَّهُ لِمَنْ جَاهَدَ فِي سَبِيلِهِ، لاَ يُخْرِجُهُ إِلاَّ الْجِهَادُ فِي سَبِيلِهِ وَتَصْدِيقُ كَلِمَاتِهِ، بِأَنْ يُدْخِلَهُ الْجَنَّةَ، أَوْ يَرْجِعَهُ إِلَى مَسْكَنِهِ الَّذِي خَرَجَ مِنْهُ {مَعَ مَا نَالَ} مِنْ أَجْرٍ أَوْ غَنِيمَةٍ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Allah garantit à celui qui lutte dans Sa voie, dont la motivation est uniquement le Jihad pour Sa cause et la foi en Sa parole, qu'Il le fera entrer au Paradis (s'il meurt en martyr) ou le ramènera à son domicile d'où il est parti, avec la récompense et le butin qu'il aura obtenus. »
Sahih Al-Boukhari : 92
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، أَنَّ نَاسًا، مِنَ الأَنْصَارِ قَالُوا لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَمْوَالِ هَوَازِنَ مَا أَفَاءَ، فَطَفِقَ يُعْطِي رِجَالاً مِنْ قُرَيْشٍ الْمِائَةَ مِنَ الإِبِلِ فَقَالُوا يَغْفِرُ اللَّهُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُعْطِي قُرَيْشًا وَيَدَعُنَا، وَسُيُوفُنَا تَقْطُرُ مِنْ دِمَائِهِمْ قَالَ أَنَسٌ فَحُدِّثَ رَسُولُ اللَّهِ بِمَقَالَتِهِمْ، فَأَرْسَلَ إِلَى الأَنْصَارِ، فَجَمَعَهُمْ فِي قُبَّةٍ مِنْ أَدَمٍ، وَلَمْ يَدْعُ مَعَهُمْ أَحَدًا غَيْرَهُمْ، فَلَمَّا اجْتَمَعُوا جَاءَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَا كَانَ حَدِيثٌ بَلَغَنِي عَنْكُمْ ". قَالَ لَهُ فُقَهَاؤُهُمْ أَمَّا ذَوُو آرَائِنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ فَلَمْ يَقُولُوا شَيْئًا، وَأَمَّا أُنَاسٌ مِنَّا حَدِيثَةٌ أَسْنَانُهُمْ فَقَالُوا يَغْفِرُ اللَّهُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُعْطِي قُرَيْشًا وَيَتْرُكُ الأَنْصَارَ، وَسُيُوفُنَا تَقْطُرُ مِنْ دِمَائِهِمْ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي أُعْطِي رِجَالاً حَدِيثٌ عَهْدُهُمْ بِكُفْرٍ، أَمَا تَرْضَوْنَ أَنْ يَذْهَبَ النَّاسُ بِالأَمْوَالِ وَتَرْجِعُونَ إِلَى رِحَالِكُمْ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، فَوَاللَّهِ مَا تَنْقَلِبُونَ بِهِ خَيْرٌ مِمَّا يَنْقَلِبُونَ بِهِ ". قَالُوا بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ رَضِينَا. فَقَالَ لَهُمْ " إِنَّكُمْ سَتَرَوْنَ بَعْدِي أُثْرَةً شَدِيدَةً، فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوُا اللَّهَ وَرَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم عَلَى الْحَوْضِ ". قَالَ أَنَسٌ فَلَمْ نَصْبِرْ.
Rapporté par Anas bin Malik : Quand Allah a accordé à Son Messager (ﷺ) les biens de la tribu de Hawazin comme butin, il a commencé à donner à certains hommes de Quraish jusqu’à cent chameaux chacun. Certains hommes parmi les Ansar ont alors dit à propos du Messager d’Allah (ﷺ) : « Qu’Allah lui pardonne ! Il donne aux Quraish et nous oublie, alors que nos épées sont encore couvertes du sang des ennemis. » Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a été informé de leurs paroles, il a appelé les Ansar, les a réunis dans une tente en cuir et n’a invité personne d’autre. Quand ils furent tous là, le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Qu’est-ce que j’ai entendu dire à votre sujet ? » Les plus sages ont répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), les plus raisonnables d’entre nous n’ont rien dit, mais les plus jeunes ont dit : ‘Qu’Allah lui pardonne ; il donne aux Quraish et oublie les Ansar, alors que nos épées sont encore mouillées du sang des ennemis.’ » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Je donne à ceux qui sont encore proches de la période de l’ignorance (c’est-à-dire qui viennent juste d’embrasser l’islam et dont la foi est encore faible). N’êtes-vous pas contents de voir les gens repartir avec des biens, tandis que vous repartez avec le Messager d’Allah (ﷺ) chez vous ? Par Allah, ce que vous emportez est bien meilleur que ce qu’ils emportent. » Les Ansar ont répondu : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ), nous sommes satisfaits. » Puis le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Après moi, vous verrez d’autres personnes être préférées à vous. Soyez patients jusqu’à ce que vous rencontriez Allah et Son Messager au bassin d’Al-Kawthar (un bassin au Paradis). » (Anas ajoute :) Mais nous n’avons pas été patients
Sahih Al-Boukhari : 93
Jubair bin Haiya (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا الْفَضْلُ بْنُ يَعْقُوبَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ الرَّقِّيُّ، حَدَّثَنَا الْمُعْتَمِرُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ الثَّقَفِيُّ، حَدَّثَنَا بَكْرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الْمُزَنِيُّ، وَزِيَادُ بْنُ جُبَيْرٍ، عَنْ جُبَيْرِ بْنِ حَيَّةَ، قَالَ بَعَثَ عُمَرُ النَّاسَ فِي أَفْنَاءِ الأَمْصَارِ يُقَاتِلُونَ الْمُشْرِكِينَ، فَأَسْلَمَ الْهُرْمُزَانُ فَقَالَ إِنِّي مُسْتَشِيرُكَ فِي مَغَازِيَّ هَذِهِ. قَالَ نَعَمْ، مَثَلُهَا وَمَثَلُ مَنْ فِيهَا مِنَ النَّاسِ مِنْ عَدُوِّ الْمُسْلِمِينَ مَثَلُ طَائِرٍ لَهُ رَأْسٌ وَلَهُ جَنَاحَانِ وَلَهُ رِجْلاَنِ، فَإِنْ كُسِرَ أَحَدُ الْجَنَاحَيْنِ نَهَضَتِ الرِّجْلاَنِ بِجَنَاحٍ وَالرَّأْسُ، فَإِنْ كُسِرَ الْجَنَاحُ الآخَرُ نَهَضَتِ الرِّجْلاَنِ وَالرَّأْسُ، وَإِنْ شُدِخَ الرَّأْسُ ذَهَبَتِ الرِّجْلاَنِ وَالْجَنَاحَانِ وَالرَّأْسُ، فَالرَّأْسُ كِسْرَى، وَالْجَنَاحُ قَيْصَرُ، وَالْجَنَاحُ الآخَرُ فَارِسُ، فَمُرِ الْمُسْلِمِينَ فَلْيَنْفِرُوا إِلَى كِسْرَى. وَقَالَ بَكْرٌ وَزِيَادٌ جَمِيعًا عَنْ جُبَيْرِ بْنِ حَيَّةَ قَالَ فَنَدَبَنَا عُمَرُ وَاسْتَعْمَلَ عَلَيْنَا النُّعْمَانَ بْنَ مُقَرِّنٍ، حَتَّى إِذَا كُنَّا بِأَرْضِ الْعَدُوِّ، وَخَرَجَ عَلَيْنَا عَامِلُ كِسْرَى فِي أَرْبَعِينَ أَلْفًا، فَقَامَ تُرْجُمَانٌ فَقَالَ لِيُكَلِّمْنِي رَجُلٌ مِنْكُمْ. فَقَالَ الْمُغِيرَةُ سَلْ عَمَّا شِئْتَ. قَالَ مَا أَنْتُمْ قَالَ نَحْنُ أُنَاسٌ مِنَ الْعَرَبِ كُنَّا فِي شَقَاءٍ شَدِيدٍ وَبَلاَءٍ شَدِيدٍ، نَمَصُّ الْجِلْدَ وَالنَّوَى مِنَ الْجُوعِ، وَنَلْبَسُ الْوَبَرَ وَالشَّعَرَ، وَنَعْبُدُ الشَّجَرَ وَالْحَجَرَ، فَبَيْنَا نَحْنُ كَذَلِكَ، إِذْ بَعَثَ رَبُّ السَّمَوَاتِ وَرَبُّ الأَرَضِينَ تَعَالَى ذِكْرُهُ وَجَلَّتْ عَظَمَتُهُ إِلَيْنَا نَبِيًّا مِنْ أَنْفُسِنَا، نَعْرِفُ أَبَاهُ وَأُمَّهُ، فَأَمَرَنَا نَبِيُّنَا رَسُولُ رَبِّنَا صلى الله عليه وسلم أَنْ نَقَاتِلَكُمْ حَتَّى تَعْبُدُوا اللَّهَ وَحْدَهُ أَوْ تُؤَدُّوا الْجِزْيَةَ، وَأَخْبَرَنَا نَبِيُّنَا صلى الله عليه وسلم عَنْ رِسَالَةِ رَبِّنَا أَنَّهُ مَنْ قُتِلَ مِنَّا صَارَ إِلَى الْجَنَّةِ فِي نَعِيمٍ لَمْ يَرَ مِثْلَهَا قَطُّ، وَمَنْ بَقِيَ مِنَّا مَلَكَ رِقَابَكُمْ. فَقَالَ النُّعْمَانُ رُبَّمَا أَشْهَدَكَ اللَّهُ مِثْلَهَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يُنَدِّمْكَ وَلَمْ يُخْزِكَ، وَلَكِنِّي شَهِدْتُ الْقِتَالَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا لَمْ يُقَاتِلْ فِي أَوَّلِ النَّهَارِ انْتَظَرَ حَتَّى تَهُبَّ الأَرْوَاحُ وَتَحْضُرَ الصَّلَوَاتُ.
Rapporté par Jubair bin Haiya : `Umar a envoyé les musulmans dans les grands pays pour combattre les polythéistes. Quand Al-Hurmuzan s’est converti à l’islam, `Umar lui a dit : « Je voudrais te consulter au sujet de ces pays que j’envisage d’attaquer. » Al-Hurmuzan a répondu : « Oui, l’exemple de ces pays et de leurs habitants, qui sont les ennemis des musulmans, est comme un oiseau avec une tête, deux ailes et deux pattes ; si une de ses ailes est brisée, il se relève sur ses deux pattes, avec une aile et la tête ; si l’autre aile est brisée, il se relève avec ses deux pattes et la tête, mais si la tête est détruite, alors les deux pattes, les deux ailes et la tête ne servent plus à rien. La tête représente Khosrau, une aile représente César et l’autre aile représente Faris. Donc, ordonne aux musulmans d’aller vers Khosrau. » Ainsi, `Umar nous a envoyés (vers Khosrau) en nommant An-Nu`man bin Muqrin comme notre chef. Quand nous sommes arrivés sur la terre ennemie, le représentant de Khosrau est sorti avec quarante mille soldats, et un interprète s’est levé en disant : « Que l’un d’entre vous me parle ! » Al-Mughira a répondu : « Demande ce que tu veux. » L’autre a demandé : « Qui êtes-vous ? » Al-Mughira a répondu : « Nous sommes des Arabes ; nous avons mené une vie dure, misérable et difficile : nous mâchions des peaux et des noyaux de dattes à cause de la faim ; nous portions des vêtements faits de poils de chameau et de chèvre, et nous adorions des arbres et des pierres. Pendant que nous étions dans cet état, le Seigneur des cieux et de la terre, Exalté soit Son souvenir et Majestueuse Sa grandeur, nous a envoyé un Prophète issu de nous-mêmes, dont le père et la mère nous sont connus. Notre Prophète, le Messager de notre Seigneur, nous a ordonné de vous combattre jusqu’à ce que vous adoriez Allah seul ou que vous payiez la jizya (c’est-à-dire un tribut) ; et notre Prophète nous a informés que notre Seigneur dit : « Quiconque parmi nous est tué (c’est-à-dire devient martyr) ira au Paradis pour y mener une vie luxueuse qu’il n’a jamais connue, et quiconque parmi nous reste en vie deviendra votre maître. » (Al-Mughira a alors reproché à An-Nu`man d’avoir tardé à attaquer et) An-Nu`man a dit à Al-Mughira : « Si tu avais participé à une bataille similaire en compagnie du Messager d’Allah (ﷺ), il ne t’aurait pas reproché d’attendre, ni ne t’aurait fait honte. Mais j’ai accompagné le Messager d’Allah dans de nombreuses batailles, et il avait l’habitude, s’il ne combattait pas tôt dans la journée, d’attendre que le vent commence à souffler et que l’heure de la prière soit arrivée (c’est-à-dire après midi). »
Sahih Al-Boukhari : 94
Jubair bin Haiya (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا الْفَضْلُ بْنُ يَعْقُوبَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ الرَّقِّيُّ، حَدَّثَنَا الْمُعْتَمِرُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ الثَّقَفِيُّ، حَدَّثَنَا بَكْرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الْمُزَنِيُّ، وَزِيَادُ بْنُ جُبَيْرٍ، عَنْ جُبَيْرِ بْنِ حَيَّةَ، قَالَ بَعَثَ عُمَرُ النَّاسَ فِي أَفْنَاءِ الأَمْصَارِ يُقَاتِلُونَ الْمُشْرِكِينَ، فَأَسْلَمَ الْهُرْمُزَانُ فَقَالَ إِنِّي مُسْتَشِيرُكَ فِي مَغَازِيَّ هَذِهِ. قَالَ نَعَمْ، مَثَلُهَا وَمَثَلُ مَنْ فِيهَا مِنَ النَّاسِ مِنْ عَدُوِّ الْمُسْلِمِينَ مَثَلُ طَائِرٍ لَهُ رَأْسٌ وَلَهُ جَنَاحَانِ وَلَهُ رِجْلاَنِ، فَإِنْ كُسِرَ أَحَدُ الْجَنَاحَيْنِ نَهَضَتِ الرِّجْلاَنِ بِجَنَاحٍ وَالرَّأْسُ، فَإِنْ كُسِرَ الْجَنَاحُ الآخَرُ نَهَضَتِ الرِّجْلاَنِ وَالرَّأْسُ، وَإِنْ شُدِخَ الرَّأْسُ ذَهَبَتِ الرِّجْلاَنِ وَالْجَنَاحَانِ وَالرَّأْسُ، فَالرَّأْسُ كِسْرَى، وَالْجَنَاحُ قَيْصَرُ، وَالْجَنَاحُ الآخَرُ فَارِسُ، فَمُرِ الْمُسْلِمِينَ فَلْيَنْفِرُوا إِلَى كِسْرَى. وَقَالَ بَكْرٌ وَزِيَادٌ جَمِيعًا عَنْ جُبَيْرِ بْنِ حَيَّةَ قَالَ فَنَدَبَنَا عُمَرُ وَاسْتَعْمَلَ عَلَيْنَا النُّعْمَانَ بْنَ مُقَرِّنٍ، حَتَّى إِذَا كُنَّا بِأَرْضِ الْعَدُوِّ، وَخَرَجَ عَلَيْنَا عَامِلُ كِسْرَى فِي أَرْبَعِينَ أَلْفًا، فَقَامَ تُرْجُمَانٌ فَقَالَ لِيُكَلِّمْنِي رَجُلٌ مِنْكُمْ. فَقَالَ الْمُغِيرَةُ سَلْ عَمَّا شِئْتَ. قَالَ مَا أَنْتُمْ قَالَ نَحْنُ أُنَاسٌ مِنَ الْعَرَبِ كُنَّا فِي شَقَاءٍ شَدِيدٍ وَبَلاَءٍ شَدِيدٍ، نَمَصُّ الْجِلْدَ وَالنَّوَى مِنَ الْجُوعِ، وَنَلْبَسُ الْوَبَرَ وَالشَّعَرَ، وَنَعْبُدُ الشَّجَرَ وَالْحَجَرَ، فَبَيْنَا نَحْنُ كَذَلِكَ، إِذْ بَعَثَ رَبُّ السَّمَوَاتِ وَرَبُّ الأَرَضِينَ تَعَالَى ذِكْرُهُ وَجَلَّتْ عَظَمَتُهُ إِلَيْنَا نَبِيًّا مِنْ أَنْفُسِنَا، نَعْرِفُ أَبَاهُ وَأُمَّهُ، فَأَمَرَنَا نَبِيُّنَا رَسُولُ رَبِّنَا صلى الله عليه وسلم أَنْ نَقَاتِلَكُمْ حَتَّى تَعْبُدُوا اللَّهَ وَحْدَهُ أَوْ تُؤَدُّوا الْجِزْيَةَ، وَأَخْبَرَنَا نَبِيُّنَا صلى الله عليه وسلم عَنْ رِسَالَةِ رَبِّنَا أَنَّهُ مَنْ قُتِلَ مِنَّا صَارَ إِلَى الْجَنَّةِ فِي نَعِيمٍ لَمْ يَرَ مِثْلَهَا قَطُّ، وَمَنْ بَقِيَ مِنَّا مَلَكَ رِقَابَكُمْ. فَقَالَ النُّعْمَانُ رُبَّمَا أَشْهَدَكَ اللَّهُ مِثْلَهَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يُنَدِّمْكَ وَلَمْ يُخْزِكَ، وَلَكِنِّي شَهِدْتُ الْقِتَالَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا لَمْ يُقَاتِلْ فِي أَوَّلِ النَّهَارِ انْتَظَرَ حَتَّى تَهُبَّ الأَرْوَاحُ وَتَحْضُرَ الصَّلَوَاتُ.
Rapporté par Jubair bin Haiya : `Umar a envoyé les musulmans dans les grands pays pour combattre les polythéistes. Quand Al-Hurmuzan s’est converti à l’islam, `Umar lui a dit : « Je voudrais te consulter au sujet de ces pays que j’envisage d’attaquer. » Al-Hurmuzan a répondu : « Oui, l’exemple de ces pays et de leurs habitants, qui sont les ennemis des musulmans, est comme un oiseau avec une tête, deux ailes et deux pattes ; si une de ses ailes est brisée, il se relève sur ses deux pattes, avec une aile et la tête ; si l’autre aile est brisée, il se relève avec ses deux pattes et la tête, mais si la tête est détruite, alors les deux pattes, les deux ailes et la tête ne servent plus à rien. La tête représente Khosrau, une aile représente César et l’autre aile représente Faris. Donc, ordonne aux musulmans d’aller vers Khosrau. » Ainsi, `Umar nous a envoyés (vers Khosrau) en nommant An-Nu`man bin Muqrin comme notre chef. Quand nous sommes arrivés sur la terre ennemie, le représentant de Khosrau est sorti avec quarante mille soldats, et un interprète s’est levé en disant : « Que l’un d’entre vous me parle ! » Al-Mughira a répondu : « Demande ce que tu veux. » L’autre a demandé : « Qui êtes-vous ? » Al-Mughira a répondu : « Nous sommes des Arabes ; nous avons mené une vie dure, misérable et difficile : nous mâchions des peaux et des noyaux de dattes à cause de la faim ; nous portions des vêtements faits de poils de chameau et de chèvre, et nous adorions des arbres et des pierres. Pendant que nous étions dans cet état, le Seigneur des cieux et de la terre, Exalté soit Son souvenir et Majestueuse Sa grandeur, nous a envoyé un Prophète issu de nous-mêmes, dont le père et la mère nous sont connus. Notre Prophète, le Messager de notre Seigneur, nous a ordonné de vous combattre jusqu’à ce que vous adoriez Allah seul ou que vous payiez la jizya (c’est-à-dire un tribut) ; et notre Prophète nous a informés que notre Seigneur dit : « Quiconque parmi nous est tué (c’est-à-dire devient martyr) ira au Paradis pour y mener une vie luxueuse qu’il n’a jamais connue, et quiconque parmi nous reste en vie deviendra votre maître. » (Al-Mughira a alors reproché à An-Nu`man d’avoir tardé à attaquer et) An-Nu`man a dit à Al-Mughira : « Si tu avais participé à une bataille similaire en compagnie du Messager d’Allah (ﷺ), il ne t’aurait pas reproché d’attendre, ni ne t’aurait fait honte. Mais j’ai accompagné le Messager d’Allah dans de nombreuses batailles, et il avait l’habitude, s’il ne combattait pas tôt dans la journée, d’attendre que le vent commence à souffler et que l’heure de la prière soit arrivée (c’est-à-dire après midi). »
Sahih Al-Boukhari : 95
Abdullah Ibin Amr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قَيْسُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ عَمْرٍو، حَدَّثَنَا مُجَاهِدٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" مَنْ قَتَلَ مُعَاهَدًا لَمْ يَرَحْ رَائِحَةَ الْجَنَّةِ، وَإِنَّ رِيحَهَا تُوجَدُ مِنْ مَسِيرَةِ أَرْبَعِينَ عَامًا ".
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui tue une personne ayant un pacte avec les musulmans ne sentira pas l’odeur du Paradis, bien que son odeur puisse être perçue à une distance de quarante ans. »
Sahih Al-Boukhari : 96
Abou Wa'il (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ عَبْدِ الْعَزِيزِ، عَنْ أَبِيهِ، حَدَّثَنَا حَبِيبُ بْنُ أَبِي ثَابِتٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو وَائِلٍ، قَالَ كُنَّا بِصِفِّينَ فَقَامَ سَهْلُ بْنُ حُنَيْفٍ فَقَالَ أَيُّهَا النَّاسُ اتَّهِمُوا أَنْفُسَكُمْ فَإِنَّا كُنَّا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ الْحُدَيْبِيَةِ، وَلَوْ نَرَى قِتَالاً لَقَاتَلْنَا، فَجَاءَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَلَسْنَا عَلَى الْحَقِّ وَهُمْ عَلَى الْبَاطِلِ فَقَالَ " بَلَى ". فَقَالَ أَلَيْسَ قَتْلاَنَا فِي الْجَنَّةِ وَقَتْلاَهُمْ فِي النَّارِ قَالَ " بَلَى ". قَالَ فَعَلَى مَا نُعْطِي الدَّنِيَّةَ فِي دِينِنَا أَنَرْجِعُ وَلَمَّا يَحْكُمِ اللَّهُ بَيْنَنَا وَبَيْنَهُمْ فَقَالَ " ابْنَ الْخَطَّابِ، إِنِّي رَسُولُ اللَّهِ، وَلَنْ يُضَيِّعَنِي اللَّهُ أَبَدًا ". فَانْطَلَقَ عُمَرُ إِلَى أَبِي بَكْرٍ فَقَالَ لَهُ مِثْلَ مَا قَالَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ إِنَّهُ رَسُولُ اللَّهِ، وَلَنْ يُضَيِّعَهُ اللَّهُ أَبَدًا. فَنَزَلَتْ سُورَةُ الْفَتْحِ، فَقَرَأَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى عُمَرَ إِلَى آخِرِهَا. فَقَالَ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَوَفَتْحٌ هُوَ قَالَ " نَعَمْ ".
Rapporté par Abu Wail : Nous étions à Siffin et Sahl bin Hunaif se leva et dit : « Ô gens ! Blâmez-vous vous-mêmes ! Nous étions avec le Prophète (ﷺ) le jour de Hudaibiya, et si on nous avait appelés à combattre, nous l’aurions fait. Mais `Umar bin Al-Khattab est venu et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne sommes-nous pas dans le vrai et nos adversaires dans l’erreur ?’ Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : ‘Oui.’ `Umar dit : ‘Nos morts ne sont-ils pas au Paradis et les leurs en Enfer ?’ Il répondit : ‘Oui.’ `Umar demanda : ‘Alors pourquoi accepter des conditions difficiles concernant notre religion ? Devons-nous revenir avant qu’Allah ne juge entre nous et eux ?’ Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : ‘Ô Ibn Al-Khattab ! Je suis le Messager d’Allah et Allah ne m’humiliera jamais.’ `Umar alla alors voir Abu Bakr et lui répéta la même chose. Abu Bakr lui dit : ‘Il est le Messager d’Allah et Allah ne l’humiliera jamais.’ Ensuite, la sourate Al-Fath (la Victoire) fut révélée et le Messager d’Allah (ﷺ) la récita jusqu’à la fin devant `Umar. `Umar demanda alors : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Était-ce (le traité de Hudaibiya) une victoire ?’ Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : ‘Oui.’ »
Sahih Al-Boukhari : 97
Umar ibn Al-Khattab (RA)
Sahih
وَرَوَى عِيسَى، عَنْ رَقَبَةَ، عَنْ قَيْسِ بْنِ مُسْلِمٍ، عَنْ طَارِقِ بْنِ شِهَابٍ، قَالَ سَمِعْتُ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ قَامَ فِينَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مَقَامًا، فَأَخْبَرَنَا عَنْ بَدْءِ الْخَلْقِ حَتَّى دَخَلَ أَهْلُ الْجَنَّةِ مَنَازِلَهُمْ، وَأَهْلُ النَّارِ مَنَازِلَهُمْ، حَفِظَ ذَلِكَ مَنْ حَفِظَهُ، وَنَسِيَهُ مَنْ نَسِيَهُ.
Rapporté par 'Umar : Un jour, le Prophète (ﷺ) s’est levé parmi nous pendant longtemps et nous a parlé du début de la création (et il a tout expliqué en détail) jusqu’à ce qu’il mentionne comment les gens du Paradis entreront dans leurs places et les gens de l’Enfer dans les leurs. Certains se sont souvenus de ce qu’il avait dit, et d’autres l’ont oublié
Sahih Al-Boukhari : 98
Malik bin Sasaa (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا هُدْبَةُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، عَنْ قَتَادَةَ،. وَقَالَ لِي خَلِيفَةُ حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، وَهِشَامٌ، قَالاَ حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، عَنْ مَالِكِ بْنِ صَعْصَعَةَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " بَيْنَا أَنَا عِنْدَ الْبَيْتِ بَيْنَ النَّائِمِ وَالْيَقْظَانِ ـ وَذَكَرَ بَيْنَ الرَّجُلَيْنِ ـ فَأُتِيتُ بِطَسْتٍ مِنْ ذَهَبٍ مُلِئَ حِكْمَةً وَإِيمَانًا، فَشُقَّ مِنَ النَّحْرِ إِلَى مَرَاقِّ الْبَطْنِ، ثُمَّ غُسِلَ الْبَطْنُ بِمَاءِ زَمْزَمَ، ثُمَّ مُلِئَ حِكْمَةً وَإِيمَانًا، وَأُتِيتُ بِدَابَّةٍ أَبْيَضَ دُونَ الْبَغْلِ وَفَوْقَ الْحِمَارِ الْبُرَاقُ، فَانْطَلَقْتُ مَعَ جِبْرِيلَ حَتَّى أَتَيْنَا السَّمَاءَ الدُّنْيَا قِيلَ مَنْ هَذَا قَالَ جِبْرِيلُ. قِيلَ مَنْ مَعَكَ قِيلَ مُحَمَّدٌ. قِيلَ وَقَدْ أُرْسِلَ إِلَيْهِ قَالَ نَعَمْ. قِيلَ مَرْحَبًا بِهِ، وَلَنِعْمَ الْمَجِيءُ جَاءَ. فَأَتَيْتُ عَلَى آدَمَ، فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ، فَقَالَ مَرْحَبًا بِكَ مِنِ ابْنٍ وَنَبِيٍّ. فَأَتَيْنَا السَّمَاءَ الثَّانِيَةَ، قِيلَ مَنْ هَذَا قَالَ جِبْرِيلُ. قِيلَ مَنْ مَعَكَ قَالَ مُحَمَّدٌ صلى الله عليه وسلم. قِيلَ أُرْسِلَ إِلَيْهِ قَالَ نَعَمْ. قِيلَ مَرْحَبًا بِهِ، وَلَنِعْمَ الْمَجِيءُ جَاءَ. فَأَتَيْتُ عَلَى عِيسَى وَيَحْيَى فَقَالاَ مَرْحَبًا بِكَ مِنْ أَخٍ وَنَبِيٍّ. فَأَتَيْنَا السَّمَاءَ الثَّالِثَةَ، قِيلَ مَنْ هَذَا قِيلَ جِبْرِيلُ. قِيلَ مَنْ مَعَكَ قِيلَ مُحَمَّدٌ. قِيلَ وَقَدْ أُرْسِلَ إِلَيْهِ قَالَ نَعَمْ. قِيلَ مَرْحَبًا بِهِ وَلَنِعْمَ الْمَجِيءُ جَاءَ. فَأَتَيْتُ يُوسُفَ فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ، قَالَ مَرْحَبًا بِكَ مِنْ أَخٍ وَنَبِيٍّ فَأَتَيْنَا السَّمَاءَ الرَّابِعَةَ، قِيلَ مَنْ هَذَا قِيلَ جِبْرِيلُ. قِيلَ مَنْ مَعَكَ قِيلَ مُحَمَّدٌ صلى الله عليه وسلم. قِيلَ وَقَدْ أُرْسِلَ إِلَيْهِ قِيلَ نَعَمْ. قِيلَ مَرْحَبًا بِهِ، وَلَنِعْمَ الْمَجِيءُ جَاءَ. فَأَتَيْتُ عَلَى إِدْرِيسَ فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ، فَقَالَ مَرْحَبًا مِنْ أَخٍ وَنَبِيٍّ. فَأَتَيْنَا السَّمَاءَ الْخَامِسَةَ، قِيلَ مَنْ هَذَا قَالَ جِبْرِيلُ. قِيلَ وَمَنْ مَعَكَ قِيلَ مُحَمَّدٌ. قِيلَ وَقَدْ أُرْسِلَ إِلَيْهِ قَالَ نَعَمْ. قِيلَ مَرْحَبًا بِهِ، وَلَنِعْمَ الْمَجِيءُ جَاءَ. فَأَتَيْنَا عَلَى هَارُونَ، فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ فَقَالَ مَرْحَبًا بِكَ مِنْ أَخٍ وَنَبِيٍّ. فَأَتَيْنَا عَلَى السَّمَاءِ السَّادِسَةِ، قِيلَ مَنْ هَذَا قِيلَ جِبْرِيلُ. قِيلَ مَنْ مَعَكَ قَالَ مُحَمَّدٌ صلى الله عليه وسلم. قِيلَ وَقَدْ أُرْسِلَ إِلَيْهِ مَرْحَبًا بِهِ، وَلَنِعْمَ الْمَجِيءُ جَاءَ. فَأَتَيْتُ عَلَى مُوسَى، فَسَلَّمْتُ {عَلَيْهِ} فَقَالَ مَرْحَبًا بِكَ مِنْ أَخٍ وَنَبِيٍّ. فَلَمَّا جَاوَزْتُ بَكَى. فَقِيلَ مَا أَبْكَاكَ قَالَ يَا رَبِّ، هَذَا الْغُلاَمُ الَّذِي بُعِثَ بَعْدِي يَدْخُلُ الْجَنَّةَ مِنْ أُمَّتِهِ أَفْضَلُ مِمَّا يَدْخُلُ مِنْ أُمَّتِي. فَأَتَيْنَا السَّمَاءَ السَّابِعَةَ، قِيلَ مَنْ هَذَا قِيلَ جِبْرِيلُ. قِيلَ مَنْ مَعَكَ قِيلَ مُحَمَّدٌ. قِيلَ وَقَدْ أُرْسِلَ إِلَيْهِ مَرْحَبًا بِهِ، وَنِعْمَ الْمَجِيءُ جَاءَ. فَأَتَيْتُ عَلَى إِبْرَاهِيمَ، فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ فَقَالَ مَرْحَبًا بِكَ مِنِ ابْنٍ وَنَبِيٍّ، فَرُفِعَ لِيَ الْبَيْتُ الْمَعْمُورُ، فَسَأَلْتُ جِبْرِيلَ فَقَالَ هَذَا الْبَيْتُ الْمَعْمُورُ يُصَلِّي فِيهِ كُلَّ يَوْمٍ سَبْعُونَ أَلْفَ مَلَكٍ، إِذَا خَرَجُوا لَمْ يَعُودُوا إِلَيْهِ آخِرَ مَا عَلَيْهِمْ، وَرُفِعَتْ لِي سِدْرَةُ الْمُنْتَهَى فَإِذَا نَبِقُهَا كَأَنَّهُ قِلاَلُ هَجَرٍ، وَوَرَقُهَا كَأَنَّهُ آذَانُ الْفُيُولِ، فِي أَصْلِهَا أَرْبَعَةُ أَنْهَارٍ نَهْرَانِ بَاطِنَانِ وَنَهْرَانِ ظَاهِرَانِ، فَسَأَلْتُ جِبْرِيلَ فَقَالَ أَمَّا الْبَاطِنَانِ فَفِي الْجَنَّةِ، وَأَمَّا الظَّاهِرَانِ النِّيلُ وَالْفُرَاتُ، ثُمَّ فُرِضَتْ عَلَىَّ خَمْسُونَ صَلاَةً، فَأَقْبَلْتُ حَتَّى جِئْتُ مُوسَى، فَقَالَ مَا صَنَعْتَ قُلْتُ فُرِضَتْ عَلَىَّ خَمْسُونَ صَلاَةً. قَالَ أَنَا أَعْلَمُ بِالنَّاسِ مِنْكَ، عَالَجْتُ بَنِي إِسْرَائِيلَ أَشَدَّ الْمُعَالَجَةِ، وَإِنَّ أُمَّتَكَ لاَ تُطِيقُ، فَارْجِعْ إِلَى رَبِّكَ فَسَلْهُ. فَرَجَعْتُ فَسَأَلْتُهُ، فَجَعَلَهَا أَرْبَعِينَ، ثُمَّ مِثْلَهُ ثُمَّ ثَلاَثِينَ، ثُمَّ مِثْلَهُ فَجَعَلَ عِشْرِينَ، ثُمَّ مِثْلَهُ فَجَعَلَ عَشْرًا، فَأَتَيْتُ مُوسَى فَقَالَ مِثْلَهُ، فَجَعَلَهَا خَمْسًا، فَأَتَيْتُ مُوسَى فَقَالَ مَا صَنَعْتَ قُلْتُ جَعَلَهَا خَمْسًا، فَقَالَ مِثْلَهُ، قُلْتُ سَلَّمْتُ بِخَيْرٍ، فَنُودِيَ إِنِّي قَدْ أَمْضَيْتُ فَرِيضَتِي وَخَفَّفْتُ عَنْ عِبَادِي، وَأَجْزِي الْحَسَنَةَ عَشْرًا ". وَقَالَ هَمَّامٌ عَنْ قَتَادَةَ عَنِ الْحَسَنِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " فِي الْبَيْتِ الْمَعْمُورِ ".
Rapporté par Malik bin Sasaa : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pendant que j’étais à la Maison, entre le sommeil et l’éveil, (un ange m’a reconnu) comme l’homme allongé entre deux hommes. Un plateau d’or rempli de sagesse et de foi a été apporté, et mon corps a été ouvert de la gorge jusqu’au bas du ventre, puis mon ventre a été lavé avec de l’eau de Zamzam et (mon cœur) a été rempli de sagesse et de foi. Al-Buraq, un animal blanc, plus petit qu’une mule et plus grand qu’un âne, m’a été amené et je suis parti avec Gabriel. Quand je suis arrivé au premier ciel, Gabriel a dit au gardien de la porte du ciel : ‘Ouvre la porte.’ Le gardien a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Il a dit : ‘Gabriel.’ Le gardien : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a dit : ‘Muhammad.’ Le gardien a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a dit : ‘Oui.’ Alors il a été dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle visite merveilleuse !’ J’ai alors rencontré Adam, je l’ai salué et il a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô fils et Prophète.’ Puis nous sommes montés au deuxième ciel. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a dit : ‘Gabriel.’ On a dit : ‘Qui est avec toi ?’ Il a dit : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Il a dit : ‘Oui.’ On a dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle visite merveilleuse !’ J’ai alors rencontré Jésus et Yahya (Jean) qui ont dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Puis nous sommes montés au troisième ciel. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a dit : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui est avec toi ?’ Gabriel a dit : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ ‘Oui,’ a dit Gabriel. ‘Il est le bienvenu. Quelle visite merveilleuse !’ (Le Prophète (ﷺ) a ajouté :) Là, j’ai rencontré Joseph, je l’ai salué, et il a répondu : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète !’ Puis nous sommes montés au quatrième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré Idris, je l’ai salué, il a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Puis nous sommes montés au cinquième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré et salué Aaron qui a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Puis nous sommes montés au sixième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré et salué Moïse qui a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô frère et Prophète.’ Quand j’ai continué, il s’est mis à pleurer et, interrogé sur la raison, il a dit : ‘Ô Seigneur ! Les membres de la communauté de ce jeune homme envoyé après moi entreront au Paradis plus nombreux que les miens.’ Puis nous sommes montés au septième ciel et les mêmes questions et réponses ont été échangées comme dans les cieux précédents. Là, j’ai rencontré et salué Abraham qui a dit : ‘Tu es le bienvenu, ô fils et Prophète.’ Ensuite, on m’a montré Al-Bait-al-Ma’mur (la Maison d’Allah). J’ai demandé à Gabriel ce que c’était et il a dit : ‘C’est Al Bait-ul-Ma’mur où 70 000 anges prient chaque jour, et quand ils en sortent, ils n’y reviennent jamais (chaque jour, un nouveau groupe y entre).’ Ensuite, on m’a montré Sidrat-ul-Muntaha (un arbre au septième ciel) et j’ai vu ses fruits qui ressemblaient aux cruches d’argile de Hajr (une ville d’Arabie), et ses feuilles étaient comme des oreilles d’éléphants, et quatre rivières prenaient leur source à sa racine, deux visibles et deux cachées. J’ai demandé à Gabriel à propos de ces rivières et il a dit : ‘Les deux cachées sont au Paradis, et les deux visibles sont le Nil et l’Euphrate.’ Ensuite, cinquante prières m’ont été prescrites. Je suis descendu jusqu’à ce que je rencontre Moïse qui m’a demandé : ‘Qu’as-tu fait ?’ J’ai dit : ‘Cinquante prières m’ont été prescrites.’ Il a dit : ‘Je connais mieux les gens que toi, car j’ai eu le plus de mal à amener les enfants d’Israël à obéir. Tes fidèles ne pourront pas supporter une telle obligation. Retourne donc vers ton Seigneur et demande-Lui de réduire le nombre de prières.’ Je suis retourné et j’ai demandé à Allah (de réduire), et Il les a réduites à quarante. Je suis revenu (voir Moïse) et la même discussion a eu lieu, puis je suis retourné vers Allah pour demander une réduction et Il les a réduites à trente, puis vingt, puis dix, puis je suis allé voir Moïse qui m’a donné le même conseil. Finalement, Allah les a réduites à cinq. Quand je suis retourné voir Moïse, il m’a dit : ‘Qu’as-tu fait ?’ J’ai dit : ‘Allah les a réduites à cinq seulement.’ Il a répété le même conseil mais j’ai dit que j’acceptais (l’Ordre final d’Allah). » Le Messager d’Allah (ﷺ) a été interpellé par Allah : « J’ai décrété Mon obligation et allégé la charge de Mes serviteurs, et Je récompenserai chaque bonne action comme si elle en valait dix. »
Sahih Al-Boukhari : 99
Abdullah Bin Mas'ud
Sahih
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ زَيْدِ بْنِ وَهْبٍ، قَالَ عَبْدُ اللَّهِ حَدَّثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ الصَّادِقُ الْمَصْدُوقُ قَالَ
" إِنَّ أَحَدَكُمْ يُجْمَعُ خَلْقُهُ فِي بَطْنِ أُمِّهِ أَرْبَعِينَ يَوْمًا، ثُمَّ يَكُونُ عَلَقَةً مِثْلَ ذَلِكَ، ثُمَّ يَكُونُ مُضْغَةً مِثْلَ ذَلِكَ، ثُمَّ يَبْعَثُ اللَّهُ مَلَكًا، فَيُؤْمَرُ بِأَرْبَعِ كَلِمَاتٍ، وَيُقَالُ لَهُ اكْتُبْ عَمَلَهُ وَرِزْقَهُ وَأَجَلَهُ وَشَقِيٌّ أَوْ سَعِيدٌ. ثُمَّ يُنْفَخُ فِيهِ الرُّوحُ، فَإِنَّ الرَّجُلَ مِنْكُمْ لَيَعْمَلُ حَتَّى مَا يَكُونُ بَيْنَهُ وَبَيْنَ الْجَنَّةِ إِلاَّ ذِرَاعٌ، فَيَسْبِقُ عَلَيْهِ كِتَابُهُ، فَيَعْمَلُ بِعَمَلِ أَهْلِ النَّارِ، وَيَعْمَلُ حَتَّى مَا يَكُونُ بَيْنَهُ وَبَيْنَ النَّارِ إِلاَّ ذِرَاعٌ، فَيَسْبِقُ عَلَيْهِ الْكِتَابُ، فَيَعْمَلُ بِعَمَلِ أَهْلِ الْجَنَّةِ ".
Rapporté par `Abdullah bin Mus'ud : Le Messager d’Allah (ﷺ), le vrai et véritablement inspiré, a dit : « (La création) d’un être humain se fait dans le ventre de la mère en quarante jours, puis il devient une goutte de sang coagulé pour une période similaire, puis un morceau de chair pour une période similaire. Ensuite, Allah envoie un ange qui reçoit l’ordre d’écrire quatre choses : ses actions, sa subsistance, sa date de mort, et s’il sera heureux ou malheureux (dans la religion). Ensuite, l’âme lui est insufflée. Ainsi, l’un d’entre vous peut faire de bonnes actions jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une coudée entre lui et le Paradis, puis ce qui a été écrit pour lui l’emporte et il commence à faire les actions des gens du Feu. Et de même, l’un d’entre vous peut faire de mauvaises actions jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une coudée entre lui et le Feu, puis ce qui a été écrit pour lui l’emporte et il commence à faire les actions des gens du Paradis. »
Sahih Al-Boukhari : 100
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ أَبِي كَثِيرٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنْ أَنْفَقَ زَوْجَيْنِ فِي سَبِيلِ اللَّهِ دَعَتْهُ خَزَنَةُ الْجَنَّةِ أَىْ فُلُ هَلُمَّ ". فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ ذَاكَ الَّذِي لاَ تَوَى عَلَيْهِ. قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَرْجُو أَنْ تَكُونَ مِنْهُمْ ".
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Prophète ﷺ dire : « Celui qui dépense une paire (d’objets) dans la voie d’Allah sera appelé par les gardiens du Paradis qui diront : “Ô untel, viens !” » Abu Bakr a dit : « Une telle personne ne sera jamais perdue ni malheureuse. » Le Prophète ﷺ a dit : « J’espère que tu seras parmi ces personnes. »