Hadiths sur Paradise
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Sahih Al-Boukhari : 141
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، أَخْبَرَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَا نَحْنُ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذْ قَالَ
" بَيْنَا أَنَا نَائِمٌ رَأَيْتُنِي فِي الْجَنَّةِ، فَإِذَا امْرَأَةٌ تَتَوَضَّأُ إِلَى جَانِبِ قَصْرٍ، فَقُلْتُ لِمَنْ هَذَا الْقَصْرُ قَالُوا لِعُمَرَ فَذَكَرْتُ غَيْرَتَهُ فَوَلَّيْتُ مُدْبِرًا ". فَبَكَى وَقَالَ أَعَلَيْكَ أَغَارُ يَا رَسُولَ اللَّهِ
Rapporté par Abu Huraira : Alors que nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ), il a dit : « Pendant que je dormais, je me suis vu au Paradis, et soudain j’ai vu une femme faire ses ablutions près d’un palais. J’ai demandé : ‘Pour qui est ce palais ?’ Ils ont répondu : ‘C’est pour ‘Umar.’ Alors je me suis souvenu de la jalousie de ‘Umar et je suis vite parti. » ‘Umar a pleuré et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Comment pourrais-je être offensé par toi à cause de ma jalousie ? »
Sahih Al-Boukhari : 142
Abou Moussa Al-Ach'ari (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي عُثْمَانُ بْنُ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عُثْمَانَ النَّهْدِيُّ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنْتُ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي حَائِطٍ مِنْ حِيطَانِ الْمَدِينَةِ، فَجَاءَ رَجُلٌ فَاسْتَفْتَحَ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " افْتَحْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالْجَنَّةِ ". فَفَتَحْتُ لَهُ، فَإِذَا أَبُو بَكْرٍ، فَبَشَّرْتُهُ بِمَا قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَحَمِدَ اللَّهَ، ثُمَّ جَاءَ رَجُلٌ فَاسْتَفْتَحَ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " افْتَحْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالْجَنَّةِ ". فَفَتَحْتُ لَهُ، فَإِذَا هُوَ عُمَرُ، فَأَخْبَرْتُهُ بِمَا قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَحَمِدَ اللَّهَ، ثُمَّ اسْتَفْتَحَ رَجُلٌ، فَقَالَ لِي " افْتَحْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالْجَنَّةِ عَلَى بَلْوَى تُصِيبُهُ ". فَإِذَا عُثْمَانُ، فَأَخْبَرْتُهُ بِمَا قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَحَمِدَ اللَّهَ ثُمَّ قَالَ اللَّهُ الْمُسْتَعَانُ.
Rapporté par Abu Musa : Alors que j’étais avec le Prophète (ﷺ) dans un des jardins de Médine, un homme est venu et m’a demandé d’ouvrir la porte. Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Ouvre-lui la porte et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis. » J’ai ouvert la porte, et c’était Abu Bakr. Je lui ai transmis la bonne nouvelle du Prophète (ﷺ), et il a loué Allah. Un autre homme est venu et a demandé à entrer. Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Ouvre-lui la porte et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis. » J’ai ouvert, et c’était ‘Umar. Je lui ai transmis la parole du Prophète (ﷺ), et il a loué Allah. Un autre homme est venu et a demandé à entrer. Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Ouvre-lui la porte et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis, mais qu’il subira une épreuve. » C’était ‘Uthman. Je lui ai transmis ce qu’a dit le Messager d’Allah (ﷺ). Il a loué Allah et a dit : « Je demande l’aide d’Allah. »
Sahih Al-Boukhari : 143
Abou Moussa Al-Ach'ari (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم دَخَلَ حَائِطًا وَأَمَرَنِي بِحِفْظِ باب الْحَائِطِ، فَجَاءَ رَجُلٌ يَسْتَأْذِنُ، فَقَالَ " ائْذَنْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالْجَنَّةِ ". فَإِذَا أَبُو بَكْرٍ، ثُمَّ جَاءَ آخَرُ يَسْتَأْذِنُ فَقَالَ " ائْذَنْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالْجَنَّةِ ". فَإِذَا عُمَرُ، ثُمَّ جَاءَ آخَرُ يَسْتَأْذِنُ، فَسَكَتَ هُنَيْهَةً ثُمَّ قَالَ " ائْذَنْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالْجَنَّةِ عَلَى بَلْوَى سَتُصِيبُهُ ". فَإِذَا عُثْمَانُ بْنُ عَفَّانَ. قَالَ حَمَّادٌ وَحَدَّثَنَا عَاصِمٌ الأَحْوَلُ، وَعَلِيُّ بْنُ الْحَكَمِ، سَمِعَا أَبَا عُثْمَانَ، يُحَدِّثُ عَنْ أَبِي مُوسَى، بِنَحْوِهِ، وَزَادَ فِيهِ عَاصِمٌ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ قَاعِدًا فِي مَكَانٍ فِيهِ مَاءٌ، قَدِ انْكَشَفَتْ عَنْ رُكْبَتَيْهِ أَوْ رُكْبَتِهِ، فَلَمَّا دَخَلَ عُثْمَانُ غَطَّاهَا.
Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) est entré dans un jardin et m’a demandé de garder la porte. Un homme est venu et a demandé la permission d’entrer. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis. » C’était Abu Bakr. Un autre homme est venu et a demandé la permission d’entrer. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis. » C’était ‘Umar. Un autre homme est venu et a demandé la permission d’entrer. Le Prophète (ﷺ) s’est tu un moment, puis a dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis, mais qu’il subira une épreuve. » C’était ‘Uthman bin ‘Affan. ‘Asim, dans une autre version, a dit que le Prophète (ﷺ) était assis à un endroit où il y avait de l’eau, et il avait découvert ses deux genoux ou son genou, et quand ‘Uthman est entré, il les a recouverts
Sahih Al-Boukhari : 144
Bara (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ أُهْدِيَتْ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حُلَّةُ حَرِيرٍ، فَجَعَلَ أَصْحَابُهُ يَمَسُّونَهَا وَيَعْجَبُونَ مِنْ لِينِهَا فَقَالَ
" أَتَعْجَبُونَ مِنْ لِينِ هَذِهِ لَمَنَادِيلُ سَعْدِ بْنِ مُعَاذٍ خَيْرٌ مِنْهَا ". أَوْ أَلْيَنُ. رَوَاهُ قَتَادَةُ وَالزُّهْرِيُّ سَمِعَا أَنَسًا عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Al-Bara : Un tissu de soie a été offert au Prophète (ﷺ). Ses compagnons ont commencé à le toucher et à admirer sa douceur. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Admirez-vous sa douceur ? Les mouchoirs de Sa`d bin Mu`adh (au Paradis) sont meilleurs et plus doux que cela. »
Sahih Al-Boukhari : 145
Sa'd bin Abi Waqqas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، قَالَ سَمِعْتُ مَالِكًا، يُحَدِّثُ عَنْ أَبِي النَّضْرِ، مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ مَا سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ لأَحَدٍ يَمْشِي عَلَى الأَرْضِ إِنَّهُ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ. إِلاَّ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَلاَمٍ قَالَ وَفِيهِ نَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُ {وَشَهِدَ شَاهِدٌ مِنْ بَنِي إِسْرَائِيلَ} الآيَةَ. قَالَ لاَ أَدْرِي قَالَ مَالِكٌ الآيَةَ أَوْ فِي الْحَدِيثِ.
Rapporté par Sa‘d bin Abi Waqqas : Je n’ai jamais entendu le Prophète (ﷺ) dire à propos de quelqu’un marchant sur la terre qu’il fait partie des gens du Paradis, sauf pour ‘Abdullah bin Salam. Le verset suivant a été révélé à son sujet : « Et un témoin parmi les enfants d’Israël atteste que ce Coran est vrai. »
Sahih Al-Boukhari : 146
Qais bin Ubad (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا أَزْهَرُ السَّمَّانُ، عَنِ ابْنِ عَوْنٍ، عَنْ مُحَمَّدٍ، عَنْ قَيْسِ بْنِ عُبَادٍ، قَالَ كُنْتُ جَالِسًا فِي مَسْجِدِ الْمَدِينَةِ، فَدَخَلَ رَجُلٌ عَلَى وَجْهِهِ أَثَرُ الْخُشُوعِ، فَقَالُوا هَذَا رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ. فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ تَجَوَّزَ فِيهِمَا ثُمَّ خَرَجَ، وَتَبِعْتُهُ فَقُلْتُ إِنَّكَ حِينَ دَخَلْتَ الْمَسْجِدَ قَالُوا هَذَا رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ. قَالَ وَاللَّهِ مَا يَنْبَغِي لأَحَدٍ أَنْ يَقُولَ مَا لاَ يَعْلَمُ وَسَأُحَدِّثُكَ لِمَ ذَاكَ رَأَيْتُ رُؤْيَا عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَصَصْتُهَا عَلَيْهِ، وَرَأَيْتُ كَأَنِّي فِي رَوْضَةٍ ـ ذَكَرَ مِنْ سَعَتِهَا وَخُضْرَتِهَا ـ وَسْطَهَا عَمُودٌ مِنْ حَدِيدٍ، أَسْفَلُهُ فِي الأَرْضِ وَأَعْلاَهُ فِي السَّمَاءِ، فِي أَعْلاَهُ عُرْوَةٌ فَقِيلَ لَهُ ارْقَهْ. قُلْتُ لاَ أَسْتَطِيعُ. فَأَتَانِي مِنْصَفٌ فَرَفَعَ ثِيَابِي مِنْ خَلْفِي، فَرَقِيتُ حَتَّى كُنْتُ فِي أَعْلاَهَا، فَأَخَذْتُ بِالْعُرْوَةِ، فَقِيلَ لَهُ اسْتَمْسِكْ. فَاسْتَيْقَظْتُ وَإِنَّهَا لَفِي يَدِي، فَقَصَصْتُهَا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" تِلْكَ الرَّوْضَةُ الإِسْلاَمُ، وَذَلِكَ الْعَمُودُ عَمُودُ الإِسْلاَمِ، وَتِلْكَ الْعُرْوَةُ عُرْوَةُ الْوُثْقَى، فَأَنْتَ عَلَى الإِسْلاَمِ حَتَّى تَمُوتَ ". وَذَاكَ الرَّجُلُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ. وَقَالَ لِي خَلِيفَةُ حَدَّثَنَا مُعَاذٌ، حَدَّثَنَا ابْنُ عَوْنٍ، عَنْ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا قَيْسُ بْنُ عُبَادٍ، عَنِ ابْنِ سَلاَمٍ، قَالَ وَصِيفٌ مَكَانَ مِنْصَفٌ.
Rapporté par Qais bin Ubad : Alors que j’étais assis dans la mosquée de Médine, un homme (Abdullah bin Salam) est entré avec des signes de piété sur son visage. Les gens ont dit : « C’est un des gens du Paradis. » Il a prié deux courtes rak‘at puis il est parti. Je l’ai suivi et lui ai dit : « Quand tu es entré dans la mosquée, les gens ont dit : “C’est un des gens du Paradis.” » Il a répondu : « Par Allah, on ne doit pas dire ce qu’on ne sait pas ; je vais t’expliquer pourquoi. Du vivant du Prophète (ﷺ), j’ai fait un rêve que je lui ai raconté. J’ai vu comme si j’étais dans un jardin. » Il a ensuite décrit sa taille et sa verdure. Il a ajouté : « Au centre, il y avait une colonne de fer dont la base était fixée dans la terre et le sommet dans le ciel, et tout en haut, il y avait une poignée en forme d’anneau. On m’a dit de grimper. J’ai dit : “Je ne peux pas.” Alors un serviteur est venu, a soulevé mes vêtements par derrière et j’ai grimpé jusqu’en haut de la colonne. J’ai saisi la poignée et on m’a dit de la tenir fermement. Puis je me suis réveillé et j’avais encore la sensation de la poignée dans la main. J’ai raconté tout cela au Prophète (ﷺ) qui a dit : “Le jardin, c’est l’Islam, et la poignée, c’est la Poignée la plus sûre. Tu resteras musulman jusqu’à ta mort.” » Le narrateur a ajouté : « Cet homme était ‘Abdullah bin Salam. »
Sahih Al-Boukhari : 147
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُفَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ كَتَبَ إِلَىَّ هِشَامٌ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ مَا غِرْتُ عَلَى امْرَأَةٍ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مَا غِرْتُ عَلَى خَدِيجَةَ، هَلَكَتْ قَبْلَ أَنْ يَتَزَوَّجَنِي، لِمَا كُنْتُ أَسْمَعُهُ يَذْكُرُهَا، وَأَمَرَهُ اللَّهُ أَنْ يُبَشِّرَهَا بِبَيْتٍ مِنْ قَصَبٍ، وَإِنْ كَانَ لَيَذْبَحُ الشَّاةَ فَيُهْدِي فِي خَلاَئِلِهَا مِنْهَا مَا يَسَعُهُنَّ.
Rapporté par ‘Aisha : Je n’ai jamais été jalouse d’aucune des femmes du Prophète (ﷺ) autant que de Khadija (bien qu’elle soit morte avant qu’il m’épouse), car je l’entendais souvent parler d’elle, et Allah lui avait annoncé la bonne nouvelle qu’elle aurait un palais de qasab (tuyaux de pierres précieuses et de perles au Paradis), et chaque fois qu’il abattait un mouton, il en envoyait une bonne part aux amies de Khadija
Sahih Al-Boukhari : 148
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حُمَيْدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ مَا غِرْتُ عَلَى امْرَأَةٍ مَا غِرْتُ عَلَى خَدِيجَةَ، مِنْ كَثْرَةِ ذِكْرِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِيَّاهَا. قَالَتْ وَتَزَوَّجَنِي بَعْدَهَا بِثَلاَثِ سِنِينَ، وَأَمَرَهُ رَبُّهُ عَزَّ وَجَلَّ أَوْ جِبْرِيلُ ـ عَلَيْهِ السَّلاَمُ ـ أَنْ يُبَشِّرَهَا بِبَيْتٍ فِي الْجَنَّةِ مِنْ قَصَبٍ.
Rapporté par ‘Aisha : Je n’ai jamais été jalouse d’une femme autant que de Khadija, car le Messager d’Allah (ﷺ) parlait très souvent d’elle. Il m’a épousée trois ans après sa mort, et son Seigneur (ou Gabriel) lui a ordonné de lui annoncer la bonne nouvelle d’un palais de qasab au Paradis
Sahih Al-Boukhari : 149
Ismaïl (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، قَالَ قُلْتُ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما ـ بَشَّرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَدِيجَةَ قَالَ نَعَمْ بِبَيْتٍ مِنْ قَصَبٍ، لاَ صَخَبَ فِيهِ وَلاَ نَصَبَ.
Rapporté par Isma‘il : J’ai demandé à ‘Abdullah bin Abi ‘Aufa : « Le Prophète (ﷺ) a-t-il annoncé une bonne nouvelle à Khadija ? » Il a répondu : « Oui, un palais de qasab (au Paradis) où il n’y aura ni bruit ni fatigue. »
Sahih Al-Boukhari : 150
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ فُضَيْلٍ، عَنْ عُمَارَةَ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَتَى جِبْرِيلُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَذِهِ خَدِيجَةُ قَدْ أَتَتْ مَعَهَا إِنَاءٌ فِيهِ إِدَامٌ أَوْ طَعَامٌ أَوْ شَرَابٌ، فَإِذَا هِيَ أَتَتْكَ فَاقْرَأْ عَلَيْهَا السَّلاَمَ مِنْ رَبِّهَا وَمِنِّي، وَبَشِّرْهَا بِبَيْتٍ فِي الْجَنَّةِ مِنْ قَصَبٍ، لاَ صَخَبَ فِيهِ وَلاَ نَصَبَ.
Rapporté par Abu Huraira : Gabriel est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Voici Khadija qui vient vers toi avec un plat contenant du ragoût (ou de la nourriture ou une boisson). Quand elle arrivera, transmets-lui le salut de son Seigneur (c’est-à-dire Allah) et de ma part, et annonce-lui la bonne nouvelle d’un palais de qasab au Paradis où il n’y aura ni bruit ni fatigue. »
Sahih Al-Boukhari : 151
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا هُدْبَةُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا هَمَّامُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ مَالِكِ بْنِ صَعْصَعَةَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ نَبِيَّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَدَّثَهُمْ عَنْ لَيْلَةَ أُسْرِيَ بِهِ " بَيْنَمَا أَنَا فِي الْحَطِيمِ ـ وَرُبَّمَا قَالَ فِي الْحِجْرِ ـ مُضْطَجِعًا، إِذْ أَتَانِي آتٍ فَقَدَّ ـ قَالَ وَسَمِعْتُهُ يَقُولُ فَشَقَّ ـ مَا بَيْنَ هَذِهِ إِلَى هَذِهِ ـ فَقُلْتُ لِلْجَارُودِ وَهْوَ إِلَى جَنْبِي مَا يَعْنِي بِهِ قَالَ مِنْ ثُغْرَةِ نَحْرِهِ إِلَى شِعْرَتِهِ، وَسَمِعْتُهُ يَقُولُ مِنْ قَصِّهِ إِلَى شِعْرَتِهِ ـ فَاسْتَخْرَجَ قَلْبِي، ثُمَّ أُتِيتُ بِطَسْتٍ مِنْ ذَهَبٍ مَمْلُوءَةٍ إِيمَانًا، فَغُسِلَ قَلْبِي ثُمَّ حُشِيَ، ثُمَّ أُوتِيتُ بِدَابَّةٍ دُونَ الْبَغْلِ وَفَوْقَ الْحِمَارِ أَبْيَضَ ". ـ فَقَالَ لَهُ الْجَارُودُ هُوَ الْبُرَاقُ يَا أَبَا حَمْزَةَ قَالَ أَنَسٌ نَعَمْ، يَضَعُ خَطْوَهُ عِنْدَ أَقْصَى طَرْفِهِ ـ " فَحُمِلْتُ عَلَيْهِ، فَانْطَلَقَ بِي جِبْرِيلُ حَتَّى أَتَى السَّمَاءَ الدُّنْيَا فَاسْتَفْتَحَ، فَقِيلَ مَنْ هَذَا قَالَ جِبْرِيلُ. قِيلَ وَمَنْ مَعَكَ قَالَ مُحَمَّدٌ. قِيلَ وَقَدْ أُرْسِلَ إِلَيْهِ قَالَ نَعَمْ. قِيلَ مَرْحَبًا بِهِ، فَنِعْمَ الْمَجِيءُ جَاءَ فَفَتَحَ، فَلَمَّا خَلَصْتُ، فَإِذَا فِيهَا آدَمُ، فَقَالَ هَذَا أَبُوكَ آدَمُ فَسَلِّمْ عَلَيْهِ. فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ فَرَدَّ السَّلاَمَ ثُمَّ قَالَ مَرْحَبًا بِالاِبْنِ الصَّالِحِ وَالنَّبِيِّ الصَّالِحِ. ثُمَّ صَعِدَ حَتَّى أَتَى السَّمَاءَ الثَّانِيَةَ فَاسْتَفْتَحَ، قِيلَ مَنْ هَذَا قَالَ جِبْرِيلُ. قِيلَ وَمَنْ مَعَكَ قَالَ مُحَمَّدٌ. قِيلَ وَقَدْ أُرْسِلَ إِلَيْهِ قَالَ نَعَمْ. قِيلَ مَرْحَبًا بِهِ فَنِعْمَ الْمَجِيءُ جَاءَ. فَفَتَحَ، فَلَمَّا خَلَصْتُ، إِذَا يَحْيَى وَعِيسَى، وَهُمَا ابْنَا الْخَالَةِ قَالَ هَذَا يَحْيَى وَعِيسَى فَسَلِّمْ عَلَيْهِمَا. فَسَلَّمْتُ فَرَدَّا، ثُمَّ قَالاَ مَرْحَبًا بِالأَخِ الصَّالِحِ وَالنَّبِيِّ الصَّالِحِ. ثُمَّ صَعِدَ بِي إِلَى السَّمَاءِ الثَّالِثَةِ، فَاسْتَفْتَحَ قِيلَ مَنْ هَذَا قَالَ جِبْرِيلُ. قِيلَ وَمَنْ مَعَكَ قَالَ مُحَمَّدٌ. قِيلَ وَقَدْ أُرْسِلَ إِلَيْهِ قَالَ نَعَمْ. قِيلَ مَرْحَبًا بِهِ، فَنِعْمَ الْمَجِيءُ جَاءَ. فَفُتِحَ، فَلَمَّا خَلَصْتُ إِذَا يُوسُفُ. قَالَ هَذَا يُوسُفُ فَسَلِّمْ عَلَيْهِ. فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ فَرَدَّ، ثُمَّ قَالَ مَرْحَبًا بِالأَخِ الصَّالِحِ وَالنَّبِيِّ الصَّالِحِ، ثُمَّ صَعِدَ بِي حَتَّى أَتَى السَّمَاءَ الرَّابِعَةَ، فَاسْتَفْتَحَ، قِيلَ مَنْ هَذَا قَالَ جِبْرِيلُ. قِيلَ وَمَنْ مَعَكَ قَالَ مُحَمَّدٌ. قِيلَ أَوَقَدْ أُرْسِلَ إِلَيْهِ قَالَ نَعَمْ. قِيلَ مَرْحَبًا بِهِ، فَنِعْمَ الْمَجِيءُ جَاءَ. فَفُتِحَ، فَلَمَّا خَلَصْتُ إِلَى إِدْرِيسَ قَالَ هَذَا إِدْرِيسُ فَسَلِّمْ عَلَيْهِ. فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ فَرَدَّ ثُمَّ قَالَ مَرْحَبًا بِالأَخِ الصَّالِحِ وَالنَّبِيِّ الصَّالِحِ. ثُمَّ صَعِدَ بِي حَتَّى أَتَى السَّمَاءَ الْخَامِسَةَ، فَاسْتَفْتَحَ، قِيلَ مَنْ هَذَا قَالَ جِبْرِيلُ. قِيلَ وَمَنْ مَعَكَ قَالَ مُحَمَّدٌ صلى الله عليه وسلم. قِيلَ وَقَدْ أُرْسِلَ إِلَيْهِ قَالَ نَعَمْ. قِيلَ مَرْحَبًا بِهِ، فَنِعْمَ الْمَجِيءُ جَاءَ. فَلَمَّا خَلَصْتُ فَإِذَا هَارُونُ قَالَ هَذَا هَارُونُ فَسَلِّمْ عَلَيْهِ. فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ فَرَدَّ ثُمَّ قَالَ مَرْحَبًا بِالأَخِ الصَّالِحِ وَالنَّبِيِّ الصَّالِحِ. ثُمَّ صَعِدَ بِي حَتَّى أَتَى السَّمَاءَ السَّادِسَةَ، فَاسْتَفْتَحَ، قِيلَ مَنْ هَذَا قَالَ جِبْرِيلُ. قِيلَ مَنْ مَعَكَ قَالَ مُحَمَّدٌ. قِيلَ وَقَدْ أُرْسِلَ إِلَيْهِ قَالَ نَعَمْ. قَالَ مَرْحَبًا بِهِ، فَنِعْمَ الْمَجِيءُ جَاءَ، فَلَمَّا خَلَصْتُ، فَإِذَا مُوسَى قَالَ هَذَا مُوسَى فَسَلِّمْ عَلَيْهِ، فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ فَرَدَّ ثُمَّ قَالَ مَرْحَبًا بِالأَخِ الصَّالِحِ وَالنَّبِيِّ الصَّالِحِ. فَلَمَّا تَجَاوَزْتُ بَكَى، قِيلَ لَهُ مَا يُبْكِيكَ قَالَ أَبْكِي لأَنَّ غُلاَمًا بُعِثَ بَعْدِي، يَدْخُلُ الْجَنَّةَ مِنْ أُمَّتِهِ أَكْثَرُ مَنْ يَدْخُلُهَا مِنْ أُمَّتِي. ثُمَّ صَعِدَ بِي إِلَى السَّمَاءِ السَّابِعَةِ، فَاسْتَفْتَحَ جِبْرِيلُ، قِيلَ مَنْ هَذَا قَالَ جِبْرِيلُ. قِيلَ وَمَنْ مَعَكَ قَالَ مُحَمَّدٌ. قِيلَ وَقَدْ بُعِثَ إِلَيْهِ. قَالَ نَعَمْ. قَالَ مَرْحَبًا بِهِ، فَنِعْمَ الْمَجِيءُ جَاءَ فَلَمَّا خَلَصْتُ، فَإِذَا إِبْرَاهِيمُ قَالَ هَذَا أَبُوكَ فَسَلِّمْ عَلَيْهِ. قَالَ فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ، فَرَدَّ السَّلاَمَ قَالَ مَرْحَبًا بِالاِبْنِ الصَّالِحِ وَالنَّبِيِّ الصَّالِحِ. ثُمَّ رُفِعَتْ لِي سِدْرَةُ الْمُنْتَهَى، فَإِذَا نَبِقُهَا مِثْلُ قِلاَلِ هَجَرَ، وَإِذَا وَرَقُهَا مِثْلُ آذَانِ الْفِيَلَةِ قَالَ هَذِهِ سِدْرَةُ الْمُنْتَهَى، وَإِذَا أَرْبَعَةُ أَنْهَارٍ نَهْرَانِ بَاطِنَانِ، وَنَهْرَانِ ظَاهِرَانِ. فَقُلْتُ مَا هَذَانِ يَا جِبْرِيلُ قَالَ أَمَّا الْبَاطِنَانِ، فَنَهَرَانِ فِي الْجَنَّةِ، وَأَمَّا الظَّاهِرَانِ فَالنِّيلُ وَالْفُرَاتُ. ثُمَّ رُفِعَ لِي الْبَيْتُ الْمَعْمُورُ، ثُمَّ أُتِيتُ بِإِنَاءٍ مِنْ خَمْرٍ، وَإِنَاءٍ مِنْ لَبَنٍ وَإِنَاءٍ مِنْ عَسَلٍ، فَأَخَذْتُ اللَّبَنَ، فَقَالَ هِيَ الْفِطْرَةُ أَنْتَ عَلَيْهَا وَأُمَّتُكَ. ثُمَّ فُرِضَتْ عَلَىَّ الصَّلَوَاتُ خَمْسِينَ صَلاَةً كُلَّ يَوْمٍ. فَرَجَعْتُ فَمَرَرْتُ عَلَى مُوسَى، فَقَالَ بِمَا أُمِرْتَ قَالَ أُمِرْتُ بِخَمْسِينَ صَلاَةً كُلَّ يَوْمٍ. قَالَ إِنَّ أُمَّتَكَ لاَ تَسْتَطِيعُ خَمْسِينَ صَلاَةً كُلَّ يَوْمٍ، وَإِنِّي وَاللَّهِ قَدْ جَرَّبْتُ النَّاسَ قَبْلَكَ، وَعَالَجْتُ بَنِي إِسْرَائِيلَ أَشَدَّ الْمُعَالَجَةِ، فَارْجِعْ إِلَى رَبِّكَ فَاسْأَلْهُ التَّخْفِيفَ لأُمَّتِكَ. فَرَجَعْتُ، فَوَضَعَ عَنِّي عَشْرًا، فَرَجَعْتُ إِلَى مُوسَى فَقَالَ مِثْلَهُ، فَرَجَعْتُ فَوَضَعَ عَنِّي عَشْرًا، فَرَجَعْتُ إِلَى مُوسَى فَقَالَ مِثْلَهُ، فَرَجَعْتُ فَوَضَعَ عَنِّي عَشْرًا، فَرَجَعْتُ إِلَى مُوسَى فَقَالَ مِثْلَهُ، فَرَجَعْتُ فَأُمِرْتُ بِعَشْرِ صَلَوَاتٍ كُلَّ يَوْمٍ، فَرَجَعْتُ فَقَالَ مِثْلَهُ، فَرَجَعْتُ فَأُمِرْتُ بِخَمْسِ صَلَوَاتٍ كُلَّ يَوْمٍ، فَرَجَعْتُ إِلَى مُوسَى، فَقَالَ بِمَا أُمِرْتَ قُلْتُ أُمِرْتُ بِخَمْسِ صَلَوَاتٍ كُلَّ يَوْمٍ. قَالَ إِنَّ أُمَّتَكَ لاَ تَسْتَطِيعُ خَمْسَ صَلَوَاتٍ كُلَّ يَوْمٍ، وَإِنِّي قَدْ جَرَّبْتُ النَّاسَ قَبْلَكَ، وَعَالَجْتُ بَنِي إِسْرَائِيلَ أَشَدَّ الْمُعَالَجَةِ، فَارْجِعْ إِلَى رَبِّكَ فَاسْأَلْهُ التَّخْفِيفَ لأُمَّتِكَ. قَالَ سَأَلْتُ رَبِّي حَتَّى اسْتَحْيَيْتُ، وَلَكِنْ أَرْضَى وَأُسَلِّمُ ـ قَالَ ـ فَلَمَّا جَاوَزْتُ نَادَى مُنَادٍ أَمْضَيْتُ فَرِيضَتِي وَخَفَّفْتُ عَنْ عِبَادِي ".
Rapporté par `Abbas bin Malik : Malik bin Sasaa a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) leur a raconté son Voyage Nocturne en disant : « Pendant que j’étais allongé dans Al-Hatim ou Al-Hijr, soudain quelqu’un est venu et m’a ouvert le corps d’ici à là. » J’ai demandé à Al-Jarud, qui était à côté de moi : « Que veut-il dire ? » Il a répondu : « Cela veut dire de sa gorge à son bas-ventre », ou il a dit : « Du haut de la poitrine. » Le Prophète (ﷺ) a continué : « Il a ensuite sorti mon cœur. Puis un plateau en or rempli de foi a été apporté, mon cœur a été lavé et rempli (de foi) puis remis à sa place. Ensuite, un animal blanc, plus petit qu’une mule et plus grand qu’un âne, a été amené. » (À ce moment, Al-Jarud a demandé : « Était-ce le Buraq, ô Abu Hamza ? » J’ai répondu oui.) Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les pas de cet animal étaient si larges qu’il atteignait le point le plus éloigné que l’animal pouvait voir. J’ai été porté dessus, et Gabriel est parti avec moi jusqu’à ce que nous arrivions au ciel le plus proche. Quand il a demandé l’ouverture de la porte, on a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘Muhammad a-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. Alors on a dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte, et quand je suis passé au premier ciel, j’y ai vu Adam. Gabriel m’a dit : ‘Voici ton père, Adam ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô fils pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est ensuite monté avec moi jusqu’au deuxième ciel. Gabriel a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu. Quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte. Quand je suis passé au deuxième ciel, j’y ai vu Yahya (Jean) et `Isa (Jésus), qui étaient cousins. Gabriel m’a dit : ‘Voici Jean et Jésus ; salue-les.’ Je les ai salués et ils m’ont rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au troisième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte, et quand je suis passé au troisième ciel, j’y ai vu Joseph. Gabriel m’a dit : ‘Voici Joseph ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au quatrième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ La porte a été ouverte, et quand je suis passé au quatrième ciel, j’y ai vu Idris. Gabriel m’a dit : ‘Voici Idris ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au cinquième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ Quand je suis passé au cinquième ciel, j’y ai vu Harun (Aaron), Gabriel m’a dit : ‘Voici Aaron ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Gabriel est monté avec moi au sixième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ Quand je suis passé au sixième ciel, j’y ai vu Moïse. Gabriel m’a dit : ‘Voici Moïse ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô frère pieux et Prophète pieux.’ Quand je l’ai quitté (Moïse), il a pleuré. Quelqu’un lui a demandé : ‘Pourquoi pleures-tu ?’ Moïse a dit : ‘Je pleure parce qu’après moi, un jeune homme a été envoyé comme Prophète, et ses fidèles entreront au Paradis en plus grand nombre que les miens.’ Gabriel est monté avec moi au septième ciel et a demandé l’ouverture de la porte. On a demandé : ‘Qui est-ce ?’ Gabriel a répondu : ‘Gabriel.’ On a demandé : ‘Qui t’accompagne ?’ Gabriel a répondu : ‘Muhammad.’ On a demandé : ‘A-t-il été appelé ?’ Gabriel a répondu oui. On a dit : ‘Il est le bienvenu, quelle excellente visite !’ Quand je suis passé au septième ciel, j’y ai vu Abraham. Gabriel m’a dit : ‘Voici ton père ; salue-le.’ Je l’ai salué et il m’a rendu mon salut en disant : ‘Bienvenue, ô fils pieux et Prophète pieux.’ Ensuite, j’ai été élevé jusqu’à Sidrat-ul-Muntaha (le lotus de la limite ultime). Ses fruits étaient comme les jarres de Hajr (un endroit près de Médine) et ses feuilles aussi grandes que des oreilles d’éléphant. Gabriel a dit : ‘Voici le lotus de la limite ultime.’ Là, j’ai vu quatre rivières, deux cachées et deux visibles. J’ai demandé : ‘Quelles sont ces deux sortes de rivières, ô Gabriel ?’ Il a répondu : ‘Les rivières cachées sont deux rivières du Paradis, et les visibles sont le Nil et l’Euphrate.’ Ensuite, Al-Bait-ul-Ma’mur (la Maison sacrée) m’a été montrée et on m’a apporté un récipient de vin, un autre de lait et un troisième de miel. J’ai pris le lait. Gabriel a dit : ‘C’est la religion de l’Islam que toi et tes fidèles suivez.’ Ensuite, les prières m’ont été prescrites : cinquante prières par jour. Quand je suis revenu, je suis passé par Moïse qui m’a demandé : ‘Qu’est-ce qui t’a été ordonné ?’ J’ai répondu : ‘On m’a ordonné d’accomplir cinquante prières par jour.’ Moïse a dit : ‘Tes fidèles ne pourront pas supporter cinquante prières par jour, et par Allah, j’ai déjà testé les gens avant toi et j’ai fait de mon mieux avec les enfants d’Israël (en vain). Retourne auprès de ton Seigneur et demande une réduction pour alléger la charge de tes fidèles.’ Je suis donc retourné, et Allah a réduit de dix prières pour moi. Je suis revenu vers Moïse, mais il a répété la même chose. Je suis retourné vers Allah, et Il a encore réduit de dix prières. Quand je suis revenu vers Moïse, il a répété le même conseil, alors je suis retourné vers Allah et Il m’a ordonné d’accomplir dix prières par jour. Je suis revenu vers Moïse, il a répété la même chose, alors je suis retourné vers Allah et on m’a ordonné d’accomplir cinq prières par jour. Je suis revenu vers Moïse, il m’a demandé : ‘Qu’est-ce qui t’a été ordonné ?’ J’ai répondu : ‘On m’a ordonné d’accomplir cinq prières par jour.’ Il a dit : ‘Tes fidèles ne pourront pas supporter cinq prières par jour, et sans aucun doute, j’ai l’expérience des gens avant toi, et j’ai fait de mon mieux avec les enfants d’Israël, alors retourne auprès de ton Seigneur et demande une réduction pour alléger la charge de tes fidèles.’ J’ai dit : ‘J’ai tellement demandé à mon Seigneur que j’ai honte, mais maintenant je suis satisfait et j’accepte l’ordre d’Allah.’ Quand je suis parti, j’ai entendu une voix dire : ‘J’ai décidé Mon ordre et j’ai allégé la charge de Mes serviteurs.’
Sahih Al-Boukhari : 152
Ubada bin As Samit (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي حَبِيبٍ، عَنْ أَبِي الْخَيْرِ، عَنِ الصُّنَابِحِيِّ، عَنْ عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ قَالَ إِنِّي مِنَ النُّقَبَاءِ الَّذِينَ بَايَعُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. وَقَالَ بَايَعْنَاهُ عَلَى أَنْ لاَ نُشْرِكَ بِاللَّهِ شَيْئًا، وَلاَ نَسْرِقَ، وَلاَ نَزْنِيَ، وَلاَ نَقْتُلَ النَّفْسَ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ، وَلاَ نَنْتَهِبَ، وَلاَ نَعْصِيَ بِالْجَنَّةِ إِنْ فَعَلْنَا ذَلِكَ، فَإِنْ غَشِينَا مِنْ ذَلِكَ شَيْئًا كَانَ قَضَاءُ ذَلِكَ إِلَى اللَّهِ.
Rapporté par 'Ubada bin As Samit : J’étais l’un des Naqibs qui ont donné le pacte d’allégeance ('Aqaba) au Messager d’Allah (ﷺ). Nous lui avons juré que nous n’adorerions rien d’autre qu’Allah, que nous ne volerions pas, que nous ne commettrions pas de relations interdites, que nous ne tuerions pas une personne dont Allah a interdit le meurtre sauf en droit, que nous ne nous volerions pas les uns les autres, et qu’on ne nous promettait pas le Paradis si nous faisions ces péchés. Si nous en commettions un, Allah jugerait à ce sujet
Sahih Al-Boukhari : 153
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي حَامِدُ بْنُ عُمَرَ، عَنْ بِشْرِ بْنِ الْمُفَضَّلِ، حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ، حَدَّثَنَا أَنَسٌ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ سَلاَمٍ، بَلَغَهُ مَقْدَمُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الْمَدِينَةَ، فَأَتَاهُ يَسْأَلُهُ عَنْ أَشْيَاءَ، فَقَالَ إِنِّي سَائِلُكَ عَنْ ثَلاَثٍ لاَ يَعْلَمُهُنَّ إِلاَّ نَبِيٌّ مَا أَوَّلُ أَشْرَاطِ السَّاعَةِ وَمَا أَوَّلُ طَعَامٍ يَأْكُلُهُ أَهْلُ الْجَنَّةِ وَمَا بَالُ الْوَلَدِ يَنْزِعُ إِلَى أَبِيهِ أَوْ إِلَى أُمِّهِ قَالَ " أَخْبَرَنِي بِهِ جِبْرِيلُ آنِفًا ". قَالَ ابْنُ سَلاَمٍ ذَاكَ عَدُوُّ الْيَهُودِ مِنَ الْمَلاَئِكَةِ. قَالَ " أَمَّا أَوَّلُ أَشْرَاطِ السَّاعَةِ فَنَارٌ تَحْشُرُهُمْ مِنَ الْمَشْرِقِ إِلَى الْمَغْرِبِ، وَأَمَّا أَوَّلُ طَعَامٍ يَأْكُلُهُ أَهْلُ الْجَنَّةِ، فَزِيَادَةُ كَبِدِ الْحُوتِ، وَأَمَّا الْوَلَدُ، فَإِذَا سَبَقَ مَاءُ الرَّجُلِ مَاءَ الْمَرْأَةِ نَزَعَ الْوَلَدَ، وَإِذَا سَبَقَ مَاءُ الْمَرْأَةِ مَاءَ الرَّجُلِ نَزَعَتِ الْوَلَدَ ". قَالَ أَشْهَدُ أَنَّ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ. قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ الْيَهُودَ قَوْمٌ بُهُتٌ، فَاسْأَلْهُمْ عَنِّي قَبْلَ أَنْ يَعْلَمُوا بِإِسْلاَمِي، فَجَاءَتِ الْيَهُودُ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَىُّ رَجُلٍ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ فِيكُمْ ". قَالُوا خَيْرُنَا وَابْنُ خَيْرِنَا وَأَفْضَلُنَا وَابْنُ أَفْضَلِنَا. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَرَأَيْتُمْ إِنْ أَسْلَمَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ ". قَالُوا أَعَاذَهُ اللَّهُ مِنْ ذَلِكَ. فَأَعَادَ عَلَيْهِمْ، فَقَالُوا مِثْلَ ذَلِكَ، فَخَرَجَ إِلَيْهِمْ عَبْدُ اللَّهِ فَقَالَ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ. قَالُوا شَرُّنَا وَابْنُ شَرِّنَا. وَتَنَقَّصُوهُ. قَالَ هَذَا كُنْتُ أَخَافُ يَا رَسُولَ اللَّهِ.
Rapporté par Anas : Quand la nouvelle de l’arrivée du Prophète (ﷺ) à Médine est parvenue à `Abdullah bin Salam, il est allé le voir pour lui poser certaines questions. Il a dit : « Je vais te demander trois choses auxquelles seul un Prophète peut répondre : Quel est le premier signe de l’Heure ? Quel sera le premier repas des gens du Paradis ? Pourquoi un enfant ressemble-t-il à son père ou à sa mère ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Gabriel vient juste de m’en informer. » Ibn Salam a dit : « C’est lui (Gabriel) que les Juifs considèrent comme leur ennemi parmi les anges. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le premier signe de l’Heure sera un feu qui rassemblera les gens de l’Est à l’Ouest. Le premier repas des gens du Paradis sera le lobe supplémentaire du foie du poisson. Quant à l’enfant, si la semence de l’homme précède celle de la femme, l’enfant ressemblera à l’homme, et si celle de la femme précède celle de l’homme, l’enfant ressemblera à la femme. » À cela, `Abdullah bin Salam a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que tu es le Messager d’Allah. » Il a ajouté : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Les Juifs inventent des mensonges incroyables, alors interroge-les sur moi avant qu’ils n’apprennent ma conversion à l’Islam. » Les Juifs sont venus, et le Prophète (ﷺ) a dit : « Que pensez-vous de `Abdullah bin Salam parmi vous ? » Ils ont répondu : « C’est le meilleur d’entre nous et le fils du meilleur, le plus noble et le fils du plus noble. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Que diriez-vous si `Abdullah bin Salam embrassait l’Islam ? » Ils ont dit : « Qu’Allah le protège de cela. » Le Prophète (ﷺ) a répété sa question et ils ont donné la même réponse. Puis `Abdullah est sorti et a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ! » Là-dessus, les Juifs ont dit : « Il est le plus mauvais d’entre nous et le fils du plus mauvais. » Ils l’ont alors rabaissé. `Abdullah bin Salam a dit : « C’est cela que je craignais, ô Messager d’Allah (ﷺ). »
Sahih Al-Boukhari : 154
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ بْنُ عَمْرٍو، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنْ حُمَيْدٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ أُصِيبَ حَارِثَةُ يَوْمَ بَدْرٍ وَهْوَ غُلاَمٌ، فَجَاءَتْ أُمُّهُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، قَدْ عَرَفْتَ مَنْزِلَةَ حَارِثَةَ مِنِّي، فَإِنْ يَكُنْ فِي الْجَنَّةِ أَصْبِرْ وَأَحْتَسِبْ، وَإِنْ تَكُ الأُخْرَى تَرَى مَا أَصْنَعُ فَقَالَ
" وَيْحَكِ أَوَهَبِلْتِ أَوَجَنَّةٌ وَاحِدَةٌ هِيَ إِنَّهَا جِنَانٌ كَثِيرَةٌ، وَإِنَّهُ فِي جَنَّةِ الْفِرْدَوْسِ ".
Rapporté par Anas : Haritha a été tué en martyr le jour (de la bataille) de Badr, alors qu’il était encore jeune. Sa mère est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu sais combien Haritha m’est cher. S’il est au Paradis, je resterai patiente et j’espérerai la récompense d’Allah, mais si ce n’est pas le cas, tu verras ce que je ferai ! » Il a dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde ! As-tu perdu la raison ? Crois-tu qu’il n’y a qu’un seul Paradis ? Il y a plusieurs Paradis et ton fils est dans le (plus élevé) Paradis d’Al-Firdaws. »
Sahih Al-Boukhari : 155
Ali ibn Abi Talib (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ إِدْرِيسَ، قَالَ سَمِعْتُ حُصَيْنَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ سَعْدِ بْنِ عُبَيْدَةَ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ السُّلَمِيِّ، عَنْ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبَا مَرْثَدٍ وَالزُّبَيْرَ وَكُلُّنَا فَارِسٌ قَالَ " انْطَلِقُوا حَتَّى تَأْتُوا رَوْضَةَ خَاخٍ، فَإِنَّ بِهَا امْرَأَةً مِنَ الْمُشْرِكِينَ، مَعَهَا كِتَابٌ مِنْ حَاطِبِ بْنِ أَبِي بَلْتَعَةَ إِلَى الْمُشْرِكِينَ ". فَأَدْرَكْنَاهَا تَسِيرُ عَلَى بَعِيرٍ لَهَا حَيْثُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْنَا الْكِتَابُ. فَقَالَتْ مَا مَعَنَا كِتَابٌ. فَأَنَخْنَاهَا فَالْتَمَسْنَا فَلَمْ نَرَ كِتَابًا، فَقُلْنَا مَا كَذَبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، لَتُخْرِجِنَّ الْكِتَابَ أَوْ لَنُجَرِّدَنَّكِ. فَلَمَّا رَأَتِ الْجِدَّ أَهْوَتْ إِلَى حُجْزَتِهَا وَهْىَ مُحْتَجِزَةٌ بِكِسَاءٍ فَأَخْرَجَتْهُ، فَانْطَلَقْنَا بِهَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، قَدْ خَانَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَالْمُؤْمِنِينَ، فَدَعْنِي فَلأَضْرِبْ عُنُقَهُ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَا حَمَلَكَ عَلَى مَا صَنَعْتَ ". قَالَ حَاطِبٌ وَاللَّهِ مَا بِي أَنْ لاَ أَكُونَ مُؤْمِنًا بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم أَرَدْتُ أَنْ يَكُونَ لِي عِنْدَ الْقَوْمِ يَدٌ يَدْفَعُ اللَّهُ بِهَا عَنْ أَهْلِي وَمَالِي، وَلَيْسَ أَحَدٌ مِنْ أَصْحَابِكَ إِلاَّ لَهُ هُنَاكَ مِنْ عَشِيرَتِهِ مَنْ يَدْفَعُ اللَّهُ بِهِ عَنْ أَهْلِهِ وَمَالِهِ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " صَدَقَ، وَلاَ تَقُولُوا لَهُ إِلاَّ خَيْرًا ". فَقَالَ عُمَرُ إِنَّهُ قَدْ خَانَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَالْمُؤْمِنِينَ، فَدَعْنِي فَلأَضْرِبَ عُنُقَهُ. فَقَالَ " أَلَيْسَ مِنْ أَهْلِ بَدْرٍ ". فَقَالَ " لَعَلَّ اللَّهَ اطَّلَعَ إِلَى أَهْلِ بَدْرٍ فَقَالَ اعْمَلُوا مَا شِئْتُمْ فَقَدْ وَجَبَتْ لَكُمُ الْجَنَّةُ، أَوْ فَقَدْ غَفَرْتُ لَكُمْ ". فَدَمَعَتْ عَيْنَا عُمَرَ وَقَالَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ.
Rapporté par `Ali : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a envoyé, moi, Abu Marthad et Az-Zubair, tous à cheval, et a dit : « Allez jusqu’à Raudat-Khakh où se trouve une femme polythéiste portant une lettre de Hatib bin Abi Balta’a pour les polythéistes de La Mecque. » Nous l’avons trouvée sur sa chamelle à l’endroit indiqué par le Messager d’Allah (ﷺ). Nous lui avons dit : « (Donne-nous) la lettre. » Elle a répondu : « Je n’ai pas de lettre. » Alors nous avons fait agenouiller sa chamelle et l’avons fouillée, mais nous n’avons rien trouvé. Puis nous avons dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) ne nous a pas menti, c’est certain. Sors la lettre, sinon nous te déshabillerons. » Voyant que nous étions décidés, elle a mis la main sous sa ceinture, car elle avait attaché son manteau autour de la taille, et elle a sorti la lettre. Nous l’avons alors amenée au Messager d’Allah (ﷺ). `Umar a dit : « Ô Messager d’Allah ! (Ce Hatib) a trahi Allah, Son Messager et les croyants ! Laisse-moi lui trancher la tête ! » Le Prophète a demandé à Hatib : « Pourquoi as-tu fait cela ? » Hatib a répondu : « Par Allah, je n’ai pas voulu renier ma foi en Allah et en Son Messager, mais je voulais avoir une influence auprès des gens (de La Mecque) pour qu’Allah protège ma famille et mes biens grâce à cela. Chacun de tes compagnons a des proches là-bas par qui Allah protège sa famille et ses biens. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il a dit la vérité ; ne lui dites que du bien. » `Umar a répété : « Il a trahi Allah, Son Messager et les croyants. Laisse-moi lui trancher la tête ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « N’est-il pas l’un des combattants de Badr ? Peut-être qu’Allah a regardé les combattants de Badr et a dit : ‘Faites ce que vous voulez, car Je vous ai accordé le Paradis’, ou bien : ‘Je vous ai pardonnés.’ » À ces mots, les larmes ont coulé des yeux de `Umar, qui a dit : « Allah et Son Messager savent mieux. »
Sahih Al-Boukhari : 156
Jabir ibn Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ رَجُلٌ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ أُحُدٍ أَرَأَيْتَ إِنْ قُتِلْتُ فَأَيْنَ أَنَا قَالَ
" فِي الْجَنَّةِ " فَأَلْقَى تَمَرَاتٍ فِي يَدِهِ، ثُمَّ قَاتَلَ حَتَّى قُتِلَ.
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le jour de la bataille d’Uhud, un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a demandé : « Peux-tu me dire où j’irai si je suis tué en martyr ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Au Paradis. » L’homme a alors jeté les dattes qu’il avait dans la main et s’est battu jusqu’à être tué en martyr
Sahih Al-Boukhari : 157
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
أَخْبَرَنَا حَسَّانُ بْنُ حَسَّانَ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ طَلْحَةَ، حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ عَمَّهُ، غَابَ عَنْ بَدْرٍ فَقَالَ غِبْتُ عَنْ أَوَّلِ قِتَالِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، لَئِنْ أَشْهَدَنِي اللَّهُ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيَرَيَنَّ اللَّهُ مَا أُجِدُّ. فَلَقِيَ يَوْمَ أُحُدٍ، فَهُزِمَ النَّاسُ فَقَالَ اللَّهُمَّ إِنِّي أَعْتَذِرُ إِلَيْكَ مِمَّا صَنَعَ هَؤُلاَءِ ـ يَعْنِي الْمُسْلِمِينَ ـ وَأَبْرَأُ إِلَيْكَ مِمَّا جَاءَ بِهِ الْمُشْرِكُونَ. فَتَقَدَّمَ بِسَيْفِهِ فَلَقِيَ سَعْدَ بْنَ مُعَاذٍ فَقَالَ أَيْنَ يَا سَعْدُ إِنِّي أَجِدُ رِيحَ الْجَنَّةِ دُونَ أُحُدٍ. فَمَضَى فَقُتِلَ، فَمَا عُرِفَ حَتَّى عَرَفَتْهُ أُخْتُهُ بِشَامَةٍ أَوْ بِبَنَانِهِ، وَبِهِ بِضْعٌ وَثَمَانُونَ مِنْ طَعْنَةٍ وَضَرْبَةٍ وَرَمْيَةٍ بِسَهْمٍ.
Rapporté par Anas : Son oncle (Anas bin An-Nadr) était absent lors de la bataille de Badr et il a dit : « J’ai manqué la première bataille du Prophète (c’est-à-dire Badr), et si Allah me permet de participer à une bataille avec le Prophète, Allah verra à quel point je me battrai. » Il a donc participé à la bataille d’Uhud. Quand les musulmans ont fui, il a dit : « Ô Allah ! Je Te demande de me pardonner pour ce que ces gens (les musulmans) ont fait, et je suis innocent de ce qu’ont fait les polythéistes. » Il s’est ensuite avancé avec son épée, a croisé Sad bin Mu’adh (qui fuyait) et lui a demandé : « Où vas-tu, ô Sad ? Je sens le parfum du Paradis près d’Uhud. » Il a continué et a été tué en martyr. Personne n’a pu le reconnaître sauf sa sœur, grâce à un grain de beauté ou à l’extrémité de ses doigts. Il avait plus de 80 blessures causées par des coups d’épée, de lance ou de flèches
Sahih Al-Boukhari : 158
Ikrima bin Khalid (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامٌ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَالِمٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ وَأَخْبَرَنِي ابْنُ طَاوُسٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ بْنِ خَالِدٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ دَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ وَنَسْوَاتُهَا تَنْطُفُ، قُلْتُ قَدْ كَانَ مِنْ أَمْرِ النَّاسِ مَا تَرَيْنَ، فَلَمْ يُجْعَلْ لِي مِنَ الأَمْرِ شَىْءٌ. فَقَالَتِ الْحَقْ فَإِنَّهُمْ يَنْتَظِرُونَكَ، وَأَخْشَى أَنْ يَكُونَ فِي احْتِبَاسِكَ عَنْهُمْ فُرْقَةٌ. فَلَمْ تَدَعْهُ حَتَّى ذَهَبَ، فَلَمَّا تَفَرَّقَ النَّاسُ خَطَبَ مُعَاوِيَةُ قَالَ مَنْ كَانَ يُرِيدُ أَنْ يَتَكَلَّمَ فِي هَذَا الأَمْرِ فَلْيُطْلِعْ لَنَا قَرْنَهُ، فَلَنَحْنُ أَحَقُّ بِهِ مِنْهُ وَمِنْ أَبِيهِ. قَالَ حَبِيبُ بْنُ مَسْلَمَةَ فَهَلاَّ أَجَبْتَهُ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ فَحَلَلْتُ حُبْوَتِي وَهَمَمْتُ أَنْ أَقُولَ أَحَقُّ بِهَذَا الأَمْرِ مِنْكَ مَنْ قَاتَلَكَ وَأَبَاكَ عَلَى الإِسْلاَمِ. فَخَشِيتُ أَنْ أَقُولَ كَلِمَةً تُفَرِّقُ بَيْنَ الْجَمْعِ، وَتَسْفِكُ الدَّمَ، وَيُحْمَلُ عَنِّي غَيْرُ ذَلِكَ، فَذَكَرْتُ مَا أَعَدَّ اللَّهُ فِي الْجِنَانِ. قَالَ حَبِيبٌ حُفِظْتَ وَعُصِمْتَ. قَالَ مَحْمُودٌ عَنْ عَبْدِ الرَّزَّاقِ وَنَوْسَاتُهَا.
Rapporté par `Ikrima bin Khalid : Ibn `Umar a dit : « Je suis allé voir Hafsa alors que de l’eau coulait de ses tresses. Je lui ai dit : ‘La situation des gens est comme tu le vois, et aucun pouvoir ne m’a été donné.’ Hafsa m’a dit : ‘Va les voir, car ils t’attendent, et j’ai peur que ton absence ne crée des divisions parmi eux.’ Hafsa n’a pas laissé Ibn `Umar jusqu’à ce que nous allions les voir. Quand les gens se sont divisés, Muawiya s’est adressé à eux en disant : ‘Si quelqu’un veut dire quelque chose à propos du califat, qu’il se montre et ne se cache pas, car nous avons plus de droits au califat que lui et son père.’ Là-dessus, Habib bin Masalama a dit (à Ibn `Umar) : ‘Pourquoi ne lui réponds-tu pas (à Muawiya) ?’ `Abdullah bin `Umar a dit : ‘J’ai défait mon vêtement qui entourait mon dos et mes jambes pendant que j’étais assis, et j’allais dire : “Celui qui a combattu contre toi et contre ton père pour l’islam a plus de droits au califat”, mais j’ai eu peur que mes paroles ne créent des divisions et du sang versé, ou qu’elles soient mal interprétées. (Alors je me suis tu) en pensant à ce qu’Allah a préparé dans les Jardins du Paradis pour ceux qui sont patients et préfèrent l’au-delà à cette vie.’ Habib a dit : ‘Tu as fait ce qui t’a gardé en sécurité (c’est-à-dire que tu as été sage).’
Sahih Al-Boukhari : 159
Sahl bin Sa'd As Saidi (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ السَّاعِدِيِّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْتَقَى هُوَ وَالْمُشْرِكُونَ فَاقْتَتَلُوا، فَلَمَّا مَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى عَسْكَرِهِ، وَمَالَ الآخَرُونَ إِلَى عَسْكَرِهِمْ، وَفِي أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَجُلٌ لاَ يَدَعُ لَهُمْ شَاذَّةً وَلاَ فَاذَّةً إِلاَّ اتَّبَعَهَا، يَضْرِبُهَا بِسَيْفِهِ، فَقِيلَ مَا أَجْزَأَ مِنَّا الْيَوْمَ أَحَدٌ كَمَا أَجْزَأَ فُلاَنٌ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَمَا إِنَّهُ مِنْ أَهْلِ النَّارِ ". فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ أَنَا صَاحِبُهُ. قَالَ فَخَرَجَ مَعَهُ كُلَّمَا وَقَفَ وَقَفَ مَعَهُ، وَإِذَا أَسْرَعَ أَسْرَعَ مَعَهُ ـ قَالَ ـ فَجُرِحَ الرَّجُلُ جُرْحًا شَدِيدًا، فَاسْتَعْجَلَ الْمَوْتَ، فَوَضَعَ سَيْفَهُ بِالأَرْضِ وَذُبَابَهُ بَيْنَ ثَدْيَيْهِ، ثُمَّ تَحَامَلَ عَلَى سَيْفِهِ، فَقَتَلَ نَفْسَهُ، فَخَرَجَ الرَّجُلُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَشْهَدُ أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ قَالَ " وَمَا ذَاكَ ". قَالَ الرَّجُلُ الَّذِي ذَكَرْتَ آنِفًا أَنَّهُ مِنْ أَهْلِ النَّارِ، فَأَعْظَمَ النَّاسُ ذَلِكَ، فَقُلْتُ أَنَا لَكُمْ بِهِ. فَخَرَجْتُ فِي طَلَبِهِ، ثُمَّ جُرِحَ جُرْحًا شَدِيدًا، فَاسْتَعْجَلَ الْمَوْتَ، فَوَضَعَ نَصْلَ سَيْفِهِ فِي الأَرْضِ وَذُبَابَهُ بَيْنَ ثَدْيَيْهِ، ثُمَّ تَحَامَلَ عَلَيْهِ، فَقَتَلَ نَفْسَهُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عِنْدَ ذَلِكَ " إِنَّ الرَّجُلَ لَيَعْمَلُ عَمَلَ أَهْلِ الْجَنَّةِ، فِيمَا يَبْدُو لِلنَّاسِ، وَهْوَ مِنَ أَهْلِ النَّارِ، وَإِنَّ الرَّجُلَ لَيَعْمَلُ عَمَلَ أَهْلِ النَّارِ، فِيمَا يَبْدُو لِلنَّاسِ، وَهْوَ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ ".
Rapporté par Sahl ibn Sa`d As-Saidi : Le Messager d’Allah ﷺ (et son armée) ont rencontré les polythéistes, les deux armées se sont affrontées, puis le Messager d’Allah est retourné vers son camp et les autres (l’ennemi) sont retournés dans le leur. Parmi les compagnons du Prophète ﷺ, il y avait un homme qui ne pouvait s’empêcher de poursuivre tout polythéiste isolé pour le frapper avec son épée. Quelqu’un a dit : « Personne n’a été plus utile aux musulmans aujourd’hui que cet homme. » Sur ce, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il fait partie des gens du Feu de l’Enfer, c’est certain. » Un homme parmi les gens (les musulmans) a dit : « Je vais le suivre (pour vérifier). » Il l’a donc accompagné, s’arrêtant quand il s’arrêtait, avançant quand il avançait. Cet homme courageux a alors été grièvement blessé, et cherchant à mourir rapidement, il a planté son épée dans le sol, en a dirigé la pointe vers sa poitrine, puis s’est jeté dessus et s’est suicidé. L’homme qui l’accompagnait est alors venu voir le Messager d’Allah ﷺ et a dit : « Je témoigne que tu es le Messager d’Allah. » Le Prophète ﷺ a dit : « Pourquoi dis-tu cela ? » Il a répondu : « C’est à propos de l’homme dont tu as dit qu’il faisait partie des gens du Feu de l’Enfer. Les gens ont été surpris par ta parole, et je leur ai dit : “Je vais vérifier pour vous.” Je l’ai suivi, il a été grièvement blessé, et à cause de cela, il a voulu se donner la mort en plantant la poignée de son épée dans le sol, en dirigeant la pointe vers sa poitrine, puis il s’est jeté dessus et s’est suicidé. » Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Un homme peut faire ce qui semble être les actions des gens du Paradis, alors qu’il fait partie des gens du Feu de l’Enfer, et un autre peut faire ce qui semble être les actions des gens du Feu de l’Enfer, alors qu’il fait partie des gens du Paradis. »
Sahih Al-Boukhari : 160
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ شَهِدْنَا خَيْبَرَ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِرَجُلٍ مِمَّنْ مَعَهُ يَدَّعِي الإِسْلاَمَ " هَذَا مِنْ أَهْلِ النَّارِ ". فَلَمَّا حَضَرَ الْقِتَالُ قَاتَلَ الرَّجُلُ أَشَدَّ الْقِتَالِ، حَتَّى كَثُرَتْ بِهِ الْجِرَاحَةُ، فَكَادَ بَعْضُ النَّاسِ يَرْتَابُ، فَوَجَدَ الرَّجُلُ أَلَمَ الْجِرَاحَةِ، فَأَهْوَى بِيَدِهِ إِلَى كِنَانَتِهِ، فَاسْتَخْرَجَ مِنْهَا أَسْهُمًا، فَنَحَرَ بِهَا نَفْسَهُ، فَاشْتَدَّ رِجَالٌ مِنَ الْمُسْلِمِينَ، فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، صَدَّقَ اللَّهُ حَدِيثَكَ، انْتَحَرَ فُلاَنٌ فَقَتَلَ نَفْسَهُ. فَقَالَ " قُمْ يَا فُلاَنُ فَأَذِّنْ أَنَّهُ لاَ يَدْخُلُ الْجَنَّةَ إِلاَّ مُؤْمِنٌ، إِنَّ اللَّهَ يُؤَيِّدُ الدِّينَ بِالرَّجُلِ الْفَاجِرِ ". تَابَعَهُ مَعْمَرٌ عَنِ الزُّهْرِيِّ.
Rapporté par Abu Huraira : Nous avons assisté (à la bataille de) Khaybar. Le Messager d’Allah ﷺ a parlé d’un homme qui était avec lui et qui prétendait être musulman : « Cet homme fait partie des gens du Feu de l’Enfer. » Quand la bataille a commencé, cet homme a combattu avec tant de violence et de bravoure qu’il a reçu de nombreuses blessures. Certains ont commencé à douter (de la parole du Prophète), mais l’homme, souffrant de ses blessures, a pris des flèches dans son carquois et s’est tué avec (il s’est suicidé). Alors, des hommes parmi les musulmans sont venus en courant et ont dit : « Ô Messager d’Allah ! Allah a confirmé ta parole : untel s’est suicidé. » Le Prophète ﷺ a dit : « Ô untel ! Lève-toi et annonce que seul un croyant entrera au Paradis, et qu’Allah peut soutenir la religion même par un homme mauvais et immoral. »