Hadiths sur Anger
1624 hadiths authentiques trouves
Sahih Al-Boukhari : 61
Ibn Ka'b bin Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، سَمِعَ الْمُعْتَمِرَ، أَنْبَأَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، أَنَّهُ سَمِعَ ابْنَ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، يُحَدِّثُ عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ كَانَتْ لَهُمْ غَنَمٌ تَرْعَى بِسَلْعٍ، فَأَبْصَرَتْ جَارِيَةٌ لَنَا بِشَاةٍ مِنْ غَنَمِنَا مَوْتًا، فَكَسَرَتْ حَجَرًا فَذَبَحَتْهَا بِهِ، فَقَالَ لَهُمْ لاَ تَأْكُلُوا حَتَّى أَسْأَلَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم، أَوْ أُرْسِلَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مَنْ يَسْأَلُهُ. وَأَنَّهُ سَأَلَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَنْ ذَاكَ، أَوْ أَرْسَلَ، فَأَمَرَهُ بِأَكْلِهَا. قَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ فَيُعْجِبُنِي أَنَّهَا أَمَةٌ، وَأَنَّهَا ذَبَحَتْ. تَابَعَهُ عَبْدَةُ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ.
Rapporté par Ibn Ka`b bin Malik d'après son père : Nous avions quelques moutons qui paissaient à Sala'. Une de nos servantes a vu un mouton en train de mourir et elle a cassé une pierre pour l'égorger avec. Mon père a dit aux gens : « N'en mangez pas avant que je demande au Prophète (ou que j'envoie quelqu'un lui demander). » Alors, il a demandé ou envoyé quelqu'un demander au Prophète, et le Prophète (ﷺ) lui a permis d'en manger. 'Ubaidullah (un sous-narrateur) a dit : « J'admire cette fille, car même si elle était esclave, elle a osé égorger le mouton. »
Sahih Al-Boukhari : 62
Abou Saïd Al Khudri (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ ـ هُوَ ابْنُ سَلاَّمٍ ـ عَنْ يَحْيَى، قَالَ سَمِعْتُ عُقْبَةَ بْنَ عَبْدِ الْغَافِرِ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا سَعِيدٍ الْخُدْرِيَّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَاءَ بِلاَلٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِتَمْرٍ بَرْنِيٍّ فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مِنْ أَيْنَ هَذَا ". قَالَ بِلاَلٌ كَانَ عِنْدَنَا تَمْرٌ رَدِيٌّ، فَبِعْتُ مِنْهُ صَاعَيْنِ بِصَاعٍ، لِنُطْعِمَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عِنْدَ ذَلِكَ " أَوَّهْ أَوَّهْ عَيْنُ الرِّبَا عَيْنُ الرِّبَا، لاَ تَفْعَلْ، وَلَكِنْ إِذَا أَرَدْتَ أَنْ تَشْتَرِيَ فَبِعِ التَّمْرَ بِبَيْعٍ آخَرَ ثُمَّ اشْتَرِهِ ".
Rapporté par Abu Sa`id al-Khudri : Un jour, Bilal a apporté des dattes Barni (une sorte de dattes) au Prophète (ﷺ) et le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « D’où viennent-elles ? » Bilal a répondu : « J’avais des dattes de qualité inférieure et j’ai échangé deux Sâs de ces dattes contre un Sâ de dattes Barni pour les offrir au Prophète à manger. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Attention ! Attention ! C’est clairement de l’usure (Riba) ! C’est clairement de l’usure ! Ne fais pas cela. Si tu veux acheter des dattes de meilleure qualité, vends d’abord les dattes de qualité inférieure contre de l’argent, puis achète les meilleures avec cet argent. »
Sahih Al-Boukhari : 63
Amr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، قَالَ فِي صَدَقَةِ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ لَيْسَ عَلَى الْوَلِيِّ جُنَاحٌ أَنْ يَأْكُلَ وَيُؤْكِلَ صَدِيقًا {لَهُ} غَيْرَ مُتَأَثِّلٍ مَالاً، فَكَانَ ابْنُ عُمَرَ هُوَ يَلِي صَدَقَةَ عُمَرَ يُهْدِي لِلنَّاسِ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ، كَانَ يَنْزِلُ عَلَيْهِمْ.
Rapporté par `Amr : À propos du Waqf de `Umar : Il n’était pas interdit au responsable du Waqf de manger ou d’offrir à ses amis, à condition qu’il n’ait pas l’intention d’en tirer un profit personnel. Ibn `Umar était le gestionnaire du Waqf de `Umar et il offrait des cadeaux provenant de ce bien à ceux avec qui il séjournait à La Mecque
Sahih Al-Boukhari : 64
Hanzala bin Qais (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ حَنْظَلَةَ بْنِ قَيْسٍ، عَنْ رَافِعِ بْنِ خَدِيجٍ، قَالَ حَدَّثَنِي عَمَّاىَ، أَنَّهُمْ كَانُوا يُكْرُونَ الأَرْضَ عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِمَا يَنْبُتُ عَلَى الأَرْبِعَاءِ أَوْ شَىْءٍ يَسْتَثْنِيهِ صَاحِبُ الأَرْضِ فَنَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ ذَلِكَ فَقُلْتُ لِرَافِعٍ فَكَيْفَ هِيَ بِالدِّينَارِ وَالدِّرْهَمِ فَقَالَ رَافِعٌ لَيْسَ بِهَا بَأْسٌ بِالدِّينَارِ وَالدِّرْهَمِ. وَقَالَ اللَّيْثُ وَكَانَ الَّذِي نُهِيَ عَنْ ذَلِكَ مَا لَوْ نَظَرَ فِيهِ ذَوُو الْفَهْمِ بِالْحَلاَلِ وَالْحَرَامِ لَمْ يُجِيزُوهُ، لِمَا فِيهِ مِنَ الْمُخَاطَرَةِ.
Rapporté par Hanzla bin Qais : Rafi` bin Khadij a dit : « Mes deux oncles m'ont dit que les compagnons du Prophète louaient la terre du vivant du Prophète (ﷺ) pour la récolte sur les bords des rivières ou pour une partie de la récolte fixée par le propriétaire. Le Prophète (ﷺ) l'a interdit. » J'ai demandé à Rafi` : « Qu'en est-il de louer la terre contre des dinars ou des dirhams ? » Il a répondu : « Il n'y a pas de mal à louer contre des dinars ou des dirhams. » Al-Laith a dit : « Si ceux qui savent distinguer ce qui est licite de ce qui est illicite examinaient ce qui a été interdit à ce sujet, ils ne l'autoriseraient pas, car cela comporte des risques. »
Sahih Al-Boukhari : 65
Hanzala bin Qais (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ حَنْظَلَةَ بْنِ قَيْسٍ، عَنْ رَافِعِ بْنِ خَدِيجٍ، قَالَ حَدَّثَنِي عَمَّاىَ، أَنَّهُمْ كَانُوا يُكْرُونَ الأَرْضَ عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِمَا يَنْبُتُ عَلَى الأَرْبِعَاءِ أَوْ شَىْءٍ يَسْتَثْنِيهِ صَاحِبُ الأَرْضِ فَنَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ ذَلِكَ فَقُلْتُ لِرَافِعٍ فَكَيْفَ هِيَ بِالدِّينَارِ وَالدِّرْهَمِ فَقَالَ رَافِعٌ لَيْسَ بِهَا بَأْسٌ بِالدِّينَارِ وَالدِّرْهَمِ. وَقَالَ اللَّيْثُ وَكَانَ الَّذِي نُهِيَ عَنْ ذَلِكَ مَا لَوْ نَظَرَ فِيهِ ذَوُو الْفَهْمِ بِالْحَلاَلِ وَالْحَرَامِ لَمْ يُجِيزُوهُ، لِمَا فِيهِ مِنَ الْمُخَاطَرَةِ.
Rapporté par Hanzla bin Qais : Rafi` bin Khadij a dit : « Mes deux oncles m'ont dit que les compagnons du Prophète louaient la terre du vivant du Prophète (ﷺ) pour la récolte sur les bords des rivières ou pour une partie de la récolte fixée par le propriétaire. Le Prophète (ﷺ) l'a interdit. » J'ai demandé à Rafi` : « Qu'en est-il de louer la terre contre des dinars ou des dirhams ? » Il a répondu : « Il n'y a pas de mal à louer contre des dinars ou des dirhams. » Al-Laith a dit : « Si ceux qui savent distinguer ce qui est licite de ce qui est illicite examinaient ce qui a été interdit à ce sujet, ils ne l'autoriseraient pas, car cela comporte des risques. »
Sahih Al-Boukhari : 66
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ يَقُولُونَ إِنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ يُكْثِرُ الْحَدِيثَ. وَاللَّهُ الْمَوْعِدُ، وَيَقُولُونَ مَا لِلْمُهَاجِرِينَ وَالأَنْصَارِ لاَ يُحَدِّثُونَ مِثْلَ أَحَادِيثِهِ وَإِنَّ إِخْوَتِي مِنَ الْمُهَاجِرِينَ كَانَ يَشْغَلُهُمُ الصَّفْقُ بِالأَسْوَاقِ، وَإِنَّ إِخْوَتِي مِنَ الأَنْصَارِ كَانَ يَشْغَلُهُمْ عَمَلُ أَمْوَالِهِمْ، وَكُنْتُ امْرَأً مِسْكِينًا أَلْزَمُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى مِلْءِ بَطْنِي، فَأَحْضُرُ حِينَ يَغِيبُونَ وَأَعِي حِينَ يَنْسَوْنَ، وَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمًا " لَنْ يَبْسُطَ أَحَدٌ مِنْكُمْ ثَوْبَهُ حَتَّى أَقْضِيَ مَقَالَتِي هَذِهِ، ثُمَّ يَجْمَعَهُ إِلَى صَدْرِهِ، فَيَنْسَى مِنْ مَقَالَتِي شَيْئًا أَبَدًا ". فَبَسَطْتُ نَمِرَةً لَيْسَ عَلَىَّ ثَوْبٌ غَيْرَهَا، حَتَّى قَضَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مَقَالَتَهُ، ثُمَّ جَمَعْتُهَا إِلَى صَدْرِي، فَوَالَّذِي بَعَثَهُ بِالْحَقِّ مَا نَسِيتُ مِنْ مَقَالَتِهِ تِلْكَ إِلَى يَوْمِي هَذَا، وَاللَّهِ لَوْلاَ آيَتَانِ فِي كِتَابِ اللَّهِ مَا حَدَّثْتُكُمْ شَيْئًا أَبَدًا {إِنَّ الَّذِينَ يَكْتُمُونَ مَا أَنْزَلْنَا مِنَ الْبَيِّنَاتِ} إِلَى قَوْلِهِ {الرَّحِيمُ}
Rapporté par Abu Huraira : Les gens disent qu'Abu Huraira rapporte trop de récits. En réalité, Allah sait si je dis la vérité ou non. Ils demandent aussi : « Pourquoi les émigrants et les Ansar ne rapportent-ils pas autant que lui ? » En fait, mes frères émigrants étaient occupés à faire du commerce au marché, et mes frères Ansar s’occupaient de leurs biens. J’étais un homme pauvre qui restait en compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et je me contentais de ce qui me suffisait pour manger. Donc, j’étais présent quand ils (les émigrants et les Ansar) étaient absents, et je retenais ce qu’ils oubliaient (des hadiths). Un jour, le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui étend son vêtement jusqu’à ce que j’aie fini ce que j’ai à dire, puis le ramasse contre sa poitrine, n’oubliera jamais rien de mes paroles. » J’ai donc étendu mon vêtement, qui était mon seul habit, jusqu’à ce que le Prophète (ﷺ) ait fini, puis je l’ai serré contre ma poitrine. Par Celui qui l’a envoyé avec la vérité, depuis ce jour-là, je n’ai oublié aucun mot de ce qu’il a dit, jusqu’à aujourd’hui. Par Allah, si ce n’était à cause de deux versets du Livre d’Allah, je n’aurais jamais rapporté aucun récit (du Prophète). (Ces deux versets sont) : « En vérité, ceux qui cachent les preuves claires et la bonne direction que Nous avons révélées… » (jusqu’à) « le Miséricordieux »
Sahih Al-Boukhari : 67
Abdullah ibn Az-Zubayr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ حَدَّثَهُ أَنَّ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ خَاصَمَ الزُّبَيْرَ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي شِرَاجِ الْحَرَّةِ الَّتِي يَسْقُونَ بِهَا النَّخْلَ فَقَالَ الأَنْصَارِيُّ سَرِّحِ الْمَاءَ يَمُرُّ فَأَبَى عَلَيْهِ، فَاخْتَصَمَا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلزُّبَيْرِ " اسْقِ يَا زُبَيْرُ، ثُمَّ أَرْسِلِ الْمَاء إِلَى جَارِكَ ". فَغَضِبَ الأَنْصَارِيُّ، فَقَالَ أَنْ كَانَ ابْنَ عَمَّتِكَ. فَتَلَوَّنَ وَجْهُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ " اسْقِ يَا زُبَيْرُ، ثُمَّ احْبِسِ الْمَاءَ، حَتَّى يَرْجِعَ إِلَى الْجَدْرِ ". فَقَالَ الزُّبَيْرُ وَاللَّهِ إِنِّي لأَحْسِبُ هَذِهِ الآيَةَ نَزَلَتْ فِي ذَلِكَ {فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ}.
Rapporté par `Abdullah bin Az-Zubair : Un homme des Ansar s’est disputé avec Az-Zubair devant le Prophète (ﷺ) à propos des canaux de Harra qui servaient à irriguer les palmiers-dattiers. L’homme des Ansar a dit à Az-Zubair : « Laisse passer l’eau », mais Az-Zubair a refusé. L’affaire a donc été portée devant le Prophète (ﷺ) qui a dit à Az-Zubair : « Ô Zubair ! Irrigue (ton terrain) puis laisse passer l’eau à ton voisin. » L’Ansari s’est alors énervé et a dit au Prophète : « Est-ce parce qu’il est le fils de ta tante ? » Le visage du Messager d’Allah (ﷺ) a alors changé de couleur (par colère) et il a dit : « Ô Zubair ! Irrigue (ton terrain) puis retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne les murs entre les fosses autour des arbres. » Zubair a dit : « Par Allah, je pense que le verset suivant a été révélé à cette occasion : ‘Mais non, par ton Seigneur ! Ils n’auront pas la foi tant qu’ils ne t’auront pas pris comme juge dans tous leurs différends…’ »
Sahih Al-Boukhari : 68
Abdullah ibn Az-Zubayr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ حَدَّثَهُ أَنَّ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ خَاصَمَ الزُّبَيْرَ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي شِرَاجِ الْحَرَّةِ الَّتِي يَسْقُونَ بِهَا النَّخْلَ فَقَالَ الأَنْصَارِيُّ سَرِّحِ الْمَاءَ يَمُرُّ فَأَبَى عَلَيْهِ، فَاخْتَصَمَا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلزُّبَيْرِ " اسْقِ يَا زُبَيْرُ، ثُمَّ أَرْسِلِ الْمَاء إِلَى جَارِكَ ". فَغَضِبَ الأَنْصَارِيُّ، فَقَالَ أَنْ كَانَ ابْنَ عَمَّتِكَ. فَتَلَوَّنَ وَجْهُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ " اسْقِ يَا زُبَيْرُ، ثُمَّ احْبِسِ الْمَاءَ، حَتَّى يَرْجِعَ إِلَى الْجَدْرِ ". فَقَالَ الزُّبَيْرُ وَاللَّهِ إِنِّي لأَحْسِبُ هَذِهِ الآيَةَ نَزَلَتْ فِي ذَلِكَ {فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ}.
Rapporté par `Abdullah bin Az-Zubair : Un homme des Ansar s’est disputé avec Az-Zubair devant le Prophète (ﷺ) à propos des canaux de Harra qui servaient à irriguer les palmiers-dattiers. L’homme des Ansar a dit à Az-Zubair : « Laisse passer l’eau », mais Az-Zubair a refusé. L’affaire a donc été portée devant le Prophète (ﷺ) qui a dit à Az-Zubair : « Ô Zubair ! Irrigue (ton terrain) puis laisse passer l’eau à ton voisin. » L’Ansari s’est alors énervé et a dit au Prophète : « Est-ce parce qu’il est le fils de ta tante ? » Le visage du Messager d’Allah (ﷺ) a alors changé de couleur (par colère) et il a dit : « Ô Zubair ! Irrigue (ton terrain) puis retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne les murs entre les fosses autour des arbres. » Zubair a dit : « Par Allah, je pense que le verset suivant a été révélé à cette occasion : ‘Mais non, par ton Seigneur ! Ils n’auront pas la foi tant qu’ils ne t’auront pas pris comme juge dans tous leurs différends…’ »
Sahih Al-Boukhari : 69
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ زِيَادٍ، سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لأَذُودَنَّ رِجَالاً عَنْ حَوْضِي كَمَا تُذَادُ الْغَرِيبَةُ مِنَ الإِبِلِ عَنِ الْحَوْضِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je repousserai certaines personnes de mon bassin sacré le Jour de la Résurrection, comme on repousse des chameaux étrangers d’un abreuvoir privé. »
Sahih Al-Boukhari : 70
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكُ بْنُ أَنَسٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ السَّمَّانِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " الْخَيْلُ لِرَجُلٍ أَجْرٌ، وَلِرَجُلٍ سِتْرٌ، وَعَلَى رَجُلٍ وِزْرٌ، فَأَمَّا الَّذِي لَهُ أَجْرٌ فَرَجُلٌ رَبَطَهَا فِي سَبِيلِ اللَّهِ، فَأَطَالَ بِهَا فِي مَرْجٍ أَوْ رَوْضَةٍ، فَمَا أَصَابَتْ فِي طِيَلِهَا ذَلِكَ مِنَ الْمَرْجِ أَوِ الرَّوْضَةِ كَانَتْ لَهُ حَسَنَاتٍ، وَلَوْ أَنَّهُ انْقَطَعَ طِيَلُهَا فَاسْتَنَّتْ شَرَفًا أَوْ شَرَفَيْنِ كَانَتْ آثَارُهَا وَأَرْوَاثُهَا حَسَنَاتٍ لَهُ، وَلَوْ أَنَّهَا مَرَّتْ بِنَهَرٍ فَشَرِبَتْ مِنْهُ وَلَمْ يُرِدْ أَنْ يَسْقِيَ كَانَ ذَلِكَ حَسَنَاتٍ لَهُ، فَهِيَ لِذَلِكَ أَجْرٌ، وَرَجُلٌ رَبَطَهَا تَغَنِّيًا وَتَعَفُّفًا ثُمَّ لَمْ يَنْسَ حَقَّ اللَّهِ فِي رِقَابِهَا وَلاَ ظُهُورِهَا، فَهِيَ لِذَلِكَ سِتْرٌ، وَرَجُلٌ رَبَطَهَا فَخْرًا وَرِيَاءً وَنِوَاءً لأَهْلِ الإِسْلاَمِ، فَهِيَ عَلَى ذَلِكَ وِزْرٌ ". وَسُئِلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْحُمُرِ فَقَالَ " مَا أُنْزِلَ عَلَىَّ فِيهَا شَىْءٌ إِلاَّ هَذِهِ الآيَةُ الْجَامِعَةُ الْفَاذَّةُ {َمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ خَيْرًا يَرَهُ * وَمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ شَرًّا يَرَهُ }"
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Garder des chevaux peut être une source de récompense pour certains, un moyen de subsistance pour d’autres, ou un fardeau pour d’autres encore. Celui pour qui le cheval sera une source de récompense est celui qui le garde pour la cause d’Allah et l’attache avec une longue corde dans un pâturage ou un jardin. Il recevra une récompense équivalente à ce que la longueur de la corde permet au cheval de manger dans le pâturage ou le jardin. Si le cheval casse sa corde et franchit une ou deux collines, alors toutes ses traces et même ses crottins seront comptés comme de bonnes actions pour son propriétaire. S’il passe près d’une rivière et boit, cela sera aussi considéré comme une bonne action pour son propriétaire, même s’il n’avait pas l’intention de l’abreuver. Les chevaux sont une protection contre la pauvreté pour celui qui les garde pour gagner sa vie sans avoir à demander aux autres, tout en donnant à Allah ce qui Lui revient (comme les prières) avec ce qu’il gagne, et sans les surcharger. Celui qui garde des chevaux par orgueil, pour se vanter ou nuire aux musulmans, ses chevaux seront pour lui une source de péchés. » Quand on a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet des ânes, il a répondu : « Rien de particulier ne m’a été révélé à leur sujet, sauf ce verset général qui s’applique à tout : “Quiconque fait le bien, même du poids d’un atome (ou d’une petite fourmi), le verra (le jour de la Résurrection).” »
Sahih Al-Boukhari : 71
Zaid ben Khalid Al-Juhani (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ يَزِيدَ، مَوْلَى الْمُنْبَعِثِ عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلَهُ عَنِ اللُّقَطَةِ، فَقَالَ " اعْرِفْ عِفَاصَهَا وَوِكَاءَهَا، ثُمَّ عَرِّفْهَا سَنَةً، فَإِنْ جَاءَ صَاحِبُهَا وَإِلاَّ فَشَأْنَكَ بِهَا ". قَالَ فَضَالَّةُ الْغَنَمِ قَالَ " هِيَ لَكَ أَوْ لأَخِيكَ أَوْ لِلذِّئْبِ ". قَالَ فَضَالَّةُ الإِبِلِ قَالَ " مَالَكَ وَلَهَا مَعَهَا سِقَاؤُهَا وَحِذَاؤُهَا، تَرِدُ الْمَاءَ وَتَأْكُلُ الشَّجَرَ، حَتَّى يَلْقَاهَا رَبُّهَا ".
Rapporté par Zaid bin Khalid : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a demandé au sujet d’un objet trouvé (Al-Luqata). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Identifie son contenant et ce qui sert à l’attacher, puis annonce-le publiquement pendant un an. Si son propriétaire se présente, rends-le-lui ; sinon, utilise-le comme tu veux. » L’homme a demandé : « Et pour une brebis perdue ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Elle est pour toi, ton frère ou le loup. » L’homme a dit : « Et pour un chameau perdu ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pourquoi le prendrais-tu ? Il a son réservoir d’eau (son ventre) et ses sabots, il peut atteindre les points d’eau et manger les arbres jusqu’à ce que son propriétaire le retrouve. »
Sahih Al-Boukhari : 72
Zaid ben Khalid al-Juhani (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَبَّاسٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ رَبِيعَةَ، حَدَّثَنِي يَزِيدُ، مَوْلَى الْمُنْبَعِثِ عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَاءَ أَعْرَابِيٌّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلَهُ عَمَّا يَلْتَقِطُهُ فَقَالَ " عَرِّفْهَا سَنَةً، ثُمَّ احْفَظْ عِفَاصَهَا وَوِكَاءَهَا، فَإِنْ جَاءَ أَحَدٌ يُخْبِرُكَ بِهَا، وَإِلاَّ فَاسْتَنْفِقْهَا ". قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَضَالَّةُ الْغَنَمِ قَالَ " لَكَ أَوْ لأَخِيكَ أَوْ لِلذِّئْبِ ". قَالَ ضَالَّةُ الإِبِلِ فَتَمَعَّرَ وَجْهُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. فَقَالَ " مَا لَكَ وَلَهَا، مَعَهَا حِذَاؤُهَا وَسِقَاؤُهَا، تَرِدُ الْمَاءَ وَتَأْكُلُ الشَّجَرَ ".
Rapporté par Zaid bin Khalid Al-Juhani : Un bédouin est allé voir le Prophète (ﷺ) et lui a demandé ce qu’il fallait faire lorsqu’on trouve un objet perdu. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Fais une annonce publique à ce sujet pendant un an. Souviens-toi de la description de son contenant et de la ficelle qui le ferme ; si quelqu’un vient et le décrit correctement, (donne-le-lui) ; sinon, utilise-le. » Il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Et si c’est une brebis perdue ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Elle est pour toi, pour ton frère (c’est-à-dire son propriétaire), ou pour le loup. » Il a demandé ensuite : « Et si c’est un chameau perdu ? » À ce moment-là, le visage du Prophète (ﷺ) est devenu rouge (de colère) et il a dit : « Tu n’as rien à voir avec lui, car il a ses pieds, sa réserve d’eau et peut atteindre les points d’eau, boire et manger des arbres. »
Sahih Al-Boukhari : 73
Sulaiman bin Bilal de Yahya (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي سُلَيْمَانُ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ يَزِيدَ، مَوْلَى الْمُنْبَعِثِ أَنَّهُ سَمِعَ زَيْدَ بْنَ خَالِدٍ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ سُئِلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنِ اللُّقَطَةِ فَزَعَمَ أَنَّهُ قَالَ " اعْرِفْ عِفَاصَهَا وَوِكَاءَهَا، ثُمَّ عَرِّفْهَا سَنَةً ". يَقُولُ يَزِيدُ إِنْ لَمْ تُعْتَرَفِ اسْتَنْفَقَ بِهَا صَاحِبُهَا وَكَانَتْ وَدِيعَةً، عِنْدَهُ. قَالَ يَحْيَى فَهَذَا الَّذِي لاَ أَدْرِي أَفِي حَدِيثِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هُوَ أَمْ شَىْءٌ مِنْ عِنْدِهِ ـ ثُمَّ قَالَ كَيْفَ تَرَى فِي ضَالَّةِ الْغَنَمِ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " خُذْهَا فَإِنَّمَا هِيَ لَكَ أَوْ لأَخِيكَ أَوْ لِلذِّئْبِ ". قَالَ يَزِيدُ وَهْىَ تُعَرَّفُ أَيْضًا. ثُمَّ قَالَ كَيْفَ تَرَى فِي ضَالَّةِ الإِبِلِ قَالَ فَقَالَ " دَعْهَا فَإِنَّ مَعَهَا حِذَاءَهَا وَسِقَاءَهَا، تَرِدُ الْمَاءَ وَتَأْكُلُ الشَّجَرَ، حَتَّى يَجِدَهَا رَبُّهَا ".
Rapporté par Sulaiman bin Bilal d’après Yahya : Yazid Maula Al-Munba’ith a entendu Zaid bin Khalid al-Juham dire : « Le Prophète (ﷺ) a été interrogé au sujet de la Luqata (objet trouvé). Il a dit : ‘Souviens-toi de la description de son contenant et de la ficelle qui la ferme, et annonce-la publiquement pendant un an.’ » Yazid a ajouté : « Si personne ne la réclame, alors celui qui l’a trouvée peut l’utiliser, mais il doit la considérer comme un dépôt confié. » Yahya a dit : « Je ne sais pas si ces dernières phrases ont été dites par le Prophète (ﷺ) ou par Yazid. » Zaid a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) a été interrogé : ‘Et une brebis perdue ?’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Prends-la, car elle est pour toi, pour ton frère (c’est-à-dire son propriétaire) ou pour le loup.’ » Yazid a ajouté qu’il fallait aussi l’annoncer publiquement. L’homme a ensuite demandé au Prophète (ﷺ) au sujet d’un chameau perdu. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laisse-le, car il a ses pieds, sa réserve d’eau, et il atteindra un point d’eau et mangera des arbres jusqu’à ce que son propriétaire le retrouve. »
Sahih Al-Boukhari : 74
Zaid ben Khalid Al-Juhani (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ يَزِيدَ، مَوْلَى الْمُنْبَعِثِ عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلَهُ عَنِ اللُّقَطَةِ. فَقَالَ " اعْرِفْ عِفَاصَهَا وَوِكَاءَهَا، ثُمَّ عَرِّفْهَا سَنَةً، فَإِنْ جَاءَ صَاحِبُهَا، وَإِلاَّ فَشَأْنَكَ بِهَا ". قَالَ فَضَالَّةُ الْغَنَمِ قَالَ " هِيَ لَكَ أَوْ لأَخِيكَ أَوْ لِلذِّئْبِ ". قَالَ فَضَالَّةُ الإِبِلِ قَالَ " مَا لَكَ وَلَهَا، مَعَهَا سِقَاؤُهَا وَحِذَاؤُهَا، تَرِدُ الْمَاءَ وَتَأْكُلُ الشَّجَرَ، حَتَّى يَلْقَاهَا رَبُّهَا ".
Rapporté par Zaid bin Khalid : Un homme est venu demander au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’il fallait faire lorsqu’on trouve un objet perdu. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Souviens-toi de la description de son contenant et de la ficelle qui la ferme, et fais une annonce publique pendant un an. Si le propriétaire se présente, rends-le-lui ; sinon, fais-en ce que tu veux. » Il a ensuite demandé : « Et une brebis perdue ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Elle est pour toi, pour ton frère (c’est-à-dire son propriétaire), ou pour le loup. » Il a demandé ensuite : « Et un chameau perdu ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cela ne te concerne pas. Il a sa réserve d’eau et ses pieds, et il atteindra l’eau, boira et mangera des arbres jusqu’à ce que son propriétaire le retrouve. »
Sahih Al-Boukhari : 75
Abou Hourayra (RA)
Sahih
وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" إِنِّي لأَنْقَلِبُ إِلَى أَهْلِي، فَأَجِدُ التَّمْرَةَ سَاقِطَةً عَلَى فِرَاشِي فَأَرْفَعُهَا لآكُلَهَا، ثُمَّ أَخْشَى أَنْ تَكُونَ صَدَقَةً فَأُلْفِيَهَا ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Parfois, quand je rentre chez moi et que je trouve une datte tombée sur mon lit, je la ramasse pour la manger, mais j’ai peur qu’elle provienne d’une aumône, alors je la jette. »
Sahih Al-Boukhari : 76
Zaid ben Khalid Al-Juhani (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ رَبِيعَةَ، عَنْ يَزِيدَ، مَوْلَى الْمُنْبَعِثِ عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ أَعْرَابِيًّا، سَأَلَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَنِ اللُّقَطَةِ قَالَ " عَرِّفْهَا سَنَةً، فَإِنْ جَاءَ أَحَدٌ يُخْبِرُكَ بِعِفَاصِهَا وَوِكَائِهَا، وَإِلاَّ فَاسْتَنْفِقْ بِهَا ". وَسَأَلَهُ عَنْ ضَالَّةِ الإِبِلِ فَتَمَعَّرَ وَجْهُهُ، قَالَ " مَا لَكَ وَلَهَا مَعَهَا سِقَاؤُهَا وَحِذَاؤُهَا، تَرِدُ الْمَاءَ وَتَأْكُلُ الشَّجَرَ، دَعْهَا حَتَّى يَجِدَهَا رَبُّهَا ". وَسَأَلَهُ عَنْ ضَالَّةِ الْغَنَمِ. فَقَالَ " هِيَ لَكَ أَوْ لأَخِيكَ، أَوْ لِلذِّئْبِ ".
Rapporté par Zaid bin Khalid : Un bédouin a demandé au Prophète (ﷺ) au sujet de la Luqata (objet trouvé). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Annonce-le publiquement pendant un an et si quelqu’un vient ensuite et décrit le contenant de la Luqata et la corde avec laquelle elle était attachée, (donne-la-lui) ; sinon, utilise-la. » Il a ensuite demandé au Prophète (ﷺ) au sujet d’un chameau perdu. Le visage du Prophète (ﷺ) est devenu rouge et il a dit : « Tu n’as rien à voir avec lui, il a sa gourde d’eau et ses pieds, il trouvera de l’eau et mangera des arbres. Laisse-le jusqu’à ce que son propriétaire le retrouve. » Il a ensuite demandé au Prophète (ﷺ) au sujet d’une brebis perdue. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Elle est pour toi, pour ton frère ou pour le loup. »
Sahih Al-Boukhari : 77
Jabala (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا حَفْصُ بْنُ عُمَرَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ جَبَلَةَ، كُنَّا بِالْمَدِينَةِ فِي بَعْضِ أَهْلِ الْعِرَاقِ، فَأَصَابَنَا سَنَةٌ، فَكَانَ ابْنُ الزُّبَيْرِ يَرْزُقُنَا التَّمْرَ، فَكَانَ ابْنُ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يَمُرُّ بِنَا فَيَقُولُ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنِ الإِقْرَانِ، إِلاَّ أَنْ يَسْتَأْذِنَ الرَّجُلُ مِنْكُمْ أَخَاهُ.
Rapporté par Jabala : Nous étions à Médine avec des gens d’Irak et nous avons souffert de la famine. Ibn Az-Zubair nous donnait des dattes. Ibn `Umar passait et disait : « Le Prophète (ﷺ) nous a interdit de manger deux dattes à la fois, sauf si on a la permission de ses compagnons. »
Sahih Al-Boukhari : 78
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، حَدَّثَنِي عُرْوَةُ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ جَاءَتْ هِنْدُ بِنْتُ عُتْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ، فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أَبَا سُفْيَانَ رَجُلٌ مِسِّيكٌ، فَهَلْ عَلَىَّ حَرَجٌ أَنْ أُطْعِمَ مِنَ الَّذِي لَهُ عِيَالَنَا فَقَالَ
" لاَ حَرَجَ عَلَيْكِ أَنْ تُطْعِمِيهِمْ بِالْمَعْرُوفِ ".
Rapporté par Aisha : Hind bint `Utba (l’épouse d’Abu Sufyan) est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Sufyan est avare. Est-ce que je peux prendre de ses biens pour nos enfants ? » Il a répondu : « Il n’y a pas de mal à ce que tu leur donnes à manger de façon juste et raisonnable, sans excès. »
Sahih Al-Boukhari : 79
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي ثَوْرٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمْ أَزَلْ حَرِيصًا عَلَى أَنْ أَسْأَلَ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ الْمَرْأَتَيْنِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَيْنِ قَالَ اللَّهُ لَهُمَا {إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا} فَحَجَجْتُ مَعَهُ فَعَدَلَ وَعَدَلْتُ مَعَهُ بِالإِدَاوَةِ، فَتَبَرَّزَ حَتَّى جَاءَ، فَسَكَبْتُ عَلَى يَدَيْهِ مِنَ الإِدَاوَةِ، فَتَوَضَّأَ فَقُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَنِ الْمَرْأَتَانِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَانِ قَالَ لَهُمَا {إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ} فَقَالَ وَاعَجَبِي لَكَ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ عَائِشَةُ وَحَفْصَةُ، ثُمَّ اسْتَقْبَلَ عُمَرُ الْحَدِيثَ يَسُوقُهُ، فَقَالَ إِنِّي كُنْتُ وَجَارٌ لِي مِنَ الأَنْصَارِ فِي بَنِي أُمَيَّةَ بْنِ زَيْدٍ، وَهْىَ مِنْ عَوَالِي الْمَدِينَةِ، وَكُنَّا نَتَنَاوَبُ النُّزُولَ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَيَنْزِلُ يَوْمًا وَأَنْزِلُ يَوْمًا، فَإِذَا نَزَلْتُ جِئْتُهُ مِنْ خَبَرِ ذَلِكَ الْيَوْمِ مِنَ الأَمْرِ وَغَيْرِهِ، وَإِذَا نَزَلَ فَعَلَ مِثْلَهُ، وَكُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ نَغْلِبُ النِّسَاءَ، فَلَمَّا قَدِمْنَا عَلَى الأَنْصَارِ إِذَا هُمْ قَوْمٌ تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ، فَطَفِقَ نِسَاؤُنَا يَأْخُذْنَ مِنْ أَدَبِ نِسَاءِ الأَنْصَارِ، فَصِحْتُ عَلَى امْرَأَتِي، فَرَاجَعَتْنِي، فَأَنْكَرْتُ أَنْ تُرَاجِعَنِي، فَقَالَتْ وَلِمَ تُنْكِرُ أَنْ أُرَاجِعَكَ فَوَاللَّهِ إِنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيُرَاجِعْنَهُ، وَإِنَّ إِحْدَاهُنَّ لَتَهْجُرُهُ الْيَوْمَ حَتَّى اللَّيْلِ. فَأَفْزَعَنِي، فَقُلْتُ خَابَتْ مَنْ فَعَلَ مِنْهُنَّ بِعَظِيمٍ. ثُمَّ جَمَعْتُ عَلَىَّ ثِيَابِي، فَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَقُلْتُ أَىْ حَفْصَةُ، أَتُغَاضِبُ إِحْدَاكُنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْيَوْمَ حَتَّى اللَّيْلِ فَقَالَتْ نَعَمْ. فَقُلْتُ خَابَتْ وَخَسِرَتْ، أَفَتَأْمَنُ أَنْ يَغْضَبَ اللَّهُ لِغَضَبِ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم فَتَهْلِكِينَ لاَ تَسْتَكْثِرِي عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلاَ تُرَاجِعِيهِ فِي شَىْءٍ وَلاَ تَهْجُرِيهِ، وَاسْأَلِينِي مَا بَدَا لَكِ، وَلاَ يَغُرَّنَّكِ أَنْ كَانَتْ جَارَتُكِ هِيَ أَوْضَأَ مِنْكِ وَأَحَبَّ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ـ يُرِيدُ عَائِشَةَ ـ وَكُنَّا تَحَدَّثْنَا أَنَّ غَسَّانَ تُنْعِلُ النِّعَالَ لِغَزْوِنَا، فَنَزَلَ صَاحِبِي يَوْمَ نَوْبَتِهِ فَرَجَعَ عِشَاءً، فَضَرَبَ بَابِي ضَرْبًا شَدِيدًا، وَقَالَ أَنَائِمٌ هُوَ فَفَزِعْتُ فَخَرَجْتُ إِلَيْهِ. وَقَالَ حَدَثَ أَمْرٌ عَظِيمٌ. قُلْتُ مَا هُوَ أَجَاءَتْ غَسَّانُ قَالَ لاَ، بَلْ أَعْظَمُ مِنْهُ وَأَطْوَلُ، طَلَّقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نِسَاءَهُ. قَالَ قَدْ خَابَتْ حَفْصَةُ وَخَسِرَتْ، كُنْتُ أَظُنُّ أَنَّ هَذَا يُوشِكُ أَنْ يَكُونَ، فَجَمَعْتُ عَلَىَّ ثِيَابِي، فَصَلَّيْتُ صَلاَةَ الْفَجْرِ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَدَخَلَ مَشْرُبَةً لَهُ فَاعْتَزَلَ فِيهَا، فَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ، فَإِذَا هِيَ تَبْكِي. قُلْتُ مَا يُبْكِيكِ أَوَلَمْ أَكُنْ حَذَّرْتُكِ أَطَلَّقَكُنَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ لاَ أَدْرِي هُوَ ذَا فِي الْمَشْرُبَةِ. فَخَرَجْتُ، فَجِئْتُ الْمِنْبَرَ، فَإِذَا حَوْلَهُ رَهْطٌ يَبْكِي بَعْضُهُمْ، فَجَلَسْتُ مَعَهُمْ قَلِيلاً ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ، فَجِئْتُ الْمَشْرُبَةَ الَّتِي هُوَ فِيهَا فَقُلْتُ لِغُلاَمٍ لَهُ أَسْوَدَ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ. فَدَخَلَ، فَكَلَّمَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ خَرَجَ، فَقَالَ ذَكَرْتُكَ لَهُ، فَصَمَتَ، فَانْصَرَفْتُ حَتَّى جَلَسْتُ مَعَ الرَّهْطِ الَّذِينَ عِنْدَ الْمِنْبَرِ، ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ فَجِئْتُ، فَذَكَرَ مِثْلَهُ، فَجَلَسْتُ مَعَ الرَّهْطِ الَّذِينَ عِنْدَ الْمِنْبَرِ، ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ فَجِئْتُ الْغُلاَمَ. فَقُلْتُ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ. فَذَكَرَ مِثْلَهُ، فَلَمَّا وَلَّيْتُ مُنْصَرِفًا، فَإِذَا الْغُلاَمُ يَدْعُونِي قَالَ أَذِنَ لَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. فَدَخَلْتُ عَلَيْهِ، فَإِذَا هُوَ مُضْطَجِعٌ عَلَى رِمَالِ حَصِيرٍ لَيْسَ بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ فِرَاشٌ، قَدْ أَثَّرَ الرِّمَالُ بِجَنْبِهِ، مُتَّكِئٌ عَلَى وِسَادَةٍ مِنْ أَدَمٍ حَشْوُهَا لِيفٌ، فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ، ثُمَّ قُلْتُ وَأَنَا قَائِمٌ طَلَّقْتَ نِسَاءَكَ فَرَفَعَ بَصَرَهُ إِلَىَّ، فَقَالَ " لاَ ". ثُمَّ قُلْتُ ـ وَأَنَا قَائِمٌ أَسْتَأْنِسُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، لَوْ رَأَيْتَنِي، وَكُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ نَغْلِبُ النِّسَاءَ، فَلَمَّا قَدِمْنَا عَلَى قَوْمٍ تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ، فَذَكَرَهُ، فَتَبَسَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم، ثُمَّ قُلْتُ لَوْ رَأَيْتَنِي، وَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ، فَقُلْتُ لاَ يَغُرَّنَّكِ أَنْ كَانَتْ جَارَتُكِ هِيَ أَوْضَأَ مِنْكِ وَأَحَبَّ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ـ يُرِيدُ عَائِشَةَ ـ فَتَبَسَّمَ أُخْرَى، فَجَلَسْتُ حِينَ رَأَيْتُهُ تَبَسَّمَ، ثُمَّ رَفَعْتُ بَصَرِي فِي بَيْتِهِ، فَوَاللَّهِ مَا رَأَيْتُ فِيهِ شَيْئًا يَرُدُّ الْبَصَرَ غَيْرَ أَهَبَةٍ ثَلاَثَةٍ. فَقُلْتُ ادْعُ اللَّهَ فَلْيُوَسِّعْ عَلَى أُمَّتِكَ، فَإِنَّ فَارِسَ وَالرُّومَ وُسِّعَ عَلَيْهِمْ وَأُعْطُوا الدُّنْيَا، وَهُمْ لاَ يَعْبُدُونَ اللَّهَ، وَكَانَ مُتَّكِئًا. فَقَالَ " أَوَفِي شَكٍّ أَنْتَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ أُولَئِكَ قَوْمٌ عُجِّلَتْ لَهُمْ طَيِّبَاتُهُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا ". فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ اسْتَغْفِرْ لِي. فَاعْتَزَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَجْلِ ذَلِكَ الْحَدِيثِ حِينَ أَفْشَتْهُ حَفْصَةُ إِلَى عَائِشَةَ، وَكَانَ قَدْ قَالَ " مَا أَنَا بِدَاخِلٍ عَلَيْهِنَّ شَهْرًا ". مِنْ شِدَّةِ مَوْجَدَتِهِ عَلَيْهِنَّ حِينَ عَاتَبَهُ اللَّهُ. فَلَمَّا مَضَتْ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ دَخَلَ عَلَى عَائِشَةَ فَبَدَأَ بِهَا، فَقَالَتْ لَهُ عَائِشَةُ إِنَّكَ أَقْسَمْتَ أَنْ لاَ تَدْخُلَ عَلَيْنَا شَهْرًا، وَإِنَّا أَصْبَحْنَا لِتِسْعٍ وَعِشْرِينَ لَيْلَةً، أَعُدُّهَا عَدًّا. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " الشَّهْرُ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ ". وَكَانَ ذَلِكَ الشَّهْرُ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ. قَالَتْ عَائِشَةُ فَأُنْزِلَتْ آيَةُ التَّخْيِيرِ فَبَدَأَ بِي أَوَّلَ امْرَأَةٍ، فَقَالَ " إِنِّي ذَاكِرٌ لَكِ أَمْرًا، وَلاَ عَلَيْكِ أَنْ لاَ تَعْجَلِي حَتَّى تَسْتَأْمِرِي أَبَوَيْكِ ". قَالَتْ قَدْ أَعْلَمُ أَنَّ أَبَوَىَّ لَمْ يَكُونَا يَأْمُرَانِي بِفِرَاقِكَ. ثُمَّ قَالَ " إِنَّ اللَّهَ قَالَ {يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ قُلْ لأَزْوَاجِكَ} إِلَى قَوْلِهِ { عَظِيمًا} ". قُلْتُ أَفِي هَذَا أَسْتَأْمِرُ أَبَوَىَّ فَإِنِّي أُرِيدُ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَالدَّارَ الآخِرَةَ. ثُمَّ خَيَّرَ نِسَاءَهُ، فَقُلْنَ مِثْلَ مَا قَالَتْ عَائِشَةُ.
Rapporté par `Abdullah bin `Abbas : J’avais très envie d’interroger `Umar au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à propos desquelles Allah a dit dans le Coran : « Si vous deux (épouses du Prophète, à savoir Aisha et Hafsa) revenez à Allah en repentir, vos cœurs se sont inclinés (à l’opposé de ce que le Prophète (ﷺ) aime) » (66:4). J’ai donc fait le Hajj avec `Umar et, sur le chemin du retour, il s’est écarté pour faire ses besoins et je l’ai suivi avec un récipient d’eau. Après qu’il ait terminé, je lui ai versé de l’eau sur les mains pour qu’il fasse ses ablutions. Je lui ai dit : « Ô chef des croyants ! Qui sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à qui Allah a dit : “Si vous deux revenez en repentir” (66:4) ? » Il a répondu : « Je suis étonné de ta question, ô Ibn `Abbas. Il s’agissait de Aisha et Hafsa. » Puis `Umar a continué son récit : « Moi et un voisin ansar du clan Bani Umaiya bin Zaid, qui vivait à `Awali Al-Medina, nous rendions visite au Prophète (ﷺ) à tour de rôle. J’y allais un jour, et lui le lendemain. Quand j’y allais, je lui rapportais les nouvelles et les instructions du jour, et quand c’était son tour, il faisait de même pour moi. Nous, les gens de Quraish, avions l’habitude d’avoir de l’autorité sur nos femmes, mais en venant vivre avec les Ansar, nous avons remarqué que leurs femmes dominaient leurs maris, alors nos femmes ont commencé à prendre les habitudes des femmes ansar. Un jour, j’ai crié sur ma femme et elle m’a répondu de la même manière, ce que je n’aimais pas. Elle m’a dit : “Pourquoi t’énerves-tu si je te réponds ? Par Allah, les femmes du Prophète (ﷺ) lui répondent aussi, et certaines ne lui parlent pas de toute la journée jusqu’au soir.” Cela m’a inquiété et j’ai dit : “Celle qui fait cela sera perdante.” Je me suis alors habillé et je suis allé voir Hafsa pour lui demander : “Est-ce que l’une d’entre vous met le Messager d’Allah (ﷺ) en colère toute la journée jusqu’au soir ?” Elle a répondu oui. J’ai dit : “Elle est vraiment perdante ! Ne crains-tu pas qu’Allah se mette en colère à cause de la colère du Messager d’Allah (ﷺ) et qu’elle soit perdue ? Ne posez pas trop de questions au Messager d’Allah (ﷺ), ne lui répondez pas, et ne le délaissez pas. Demandez-moi ce que vous voulez, mais ne sois pas tentée d’imiter ta voisine (Aisha) dans son comportement envers le Prophète, car elle est plus belle que toi et plus aimée du Messager d’Allah (ﷺ).” À cette époque, on disait que la tribu de Ghassan (en Syrie) préparait ses chevaux pour nous attaquer. Mon voisin est allé voir le Prophète (ﷺ) le jour de son tour, puis il est revenu le soir et a frappé violemment à ma porte, me demandant si je dormais. J’ai eu peur et je suis sorti. Il m’a dit qu’un grand événement était arrivé. J’ai demandé : “Quoi ? Les Ghassan sont-ils arrivés ?” Il a répondu que c’était pire : le Messager d’Allah avait divorcé de toutes ses femmes. J’ai dit : “Hafsa est perdue ! Je m’y attendais.” Je me suis habillé et j’ai prié la prière de l’aube avec le Prophète. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est monté dans une pièce à l’étage et y est resté seul. Je suis allé voir Hafsa et je l’ai trouvée en train de pleurer. Je lui ai demandé : “Pourquoi pleures-tu ? Ne t’ai-je pas prévenue ? Le Messager d’Allah (ﷺ) vous a-t-il toutes divorcées ?” Elle a répondu : “Je ne sais pas. Il est là-haut.” Je suis sorti et je suis allé près de la chaire où des gens étaient rassemblés, certains pleuraient. Je suis resté un moment avec eux, puis je n’ai pas pu supporter la situation. Je suis donc retourné à la pièce où était le Prophète (ﷺ) et j’ai demandé à un de ses esclaves noirs : “Peux-tu demander la permission au Messager d’Allah pour que j’entre ?” L’esclave est entré, a parlé au Prophète (ﷺ) et est revenu en disant : “Je t’ai mentionné, mais il n’a pas répondu.” Je suis retourné m’asseoir avec les gens, mais je n’ai pas pu rester, alors je suis retourné voir l’esclave et j’ai répété ma demande. Il est entré et a ramené la même réponse. Quand je partais, l’esclave m’a appelé : “Le Messager d’Allah (ﷺ) t’a donné la permission.” Je suis donc entré et j’ai vu le Prophète allongé sur un tapis sans matelas, et le tapis avait laissé des marques sur son corps. Il était appuyé sur un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. Je l’ai salué et, debout, j’ai dit : “As-tu divorcé de tes femmes ?” Il a levé les yeux vers moi et a répondu non. Puis, toujours debout, j’ai continué : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Nous, les Quraish, avions l’autorité sur nos femmes, mais en venant chez un peuple dont les femmes dominaient leurs maris...” `Umar a raconté toute l’histoire (concernant sa femme). À ce moment, le Prophète (ﷺ) a souri. `Umar a ajouté : “J’ai alors dit à Hafsa : Ne sois pas tentée d’imiter ta compagne (Aisha), car elle est plus belle que toi et plus aimée du Prophète.” Le Prophète (ﷺ) a encore souri. Quand je l’ai vu sourire, je me suis assis et j’ai regardé autour de la pièce, et par Allah, je n’y ai vu que trois peaux. J’ai dit (au Messager d’Allah (ﷺ)) : “Invoque Allah pour qu’Il accorde la prospérité à tes compagnons, car les Perses et les Byzantins ont reçu la prospérité et les biens de ce monde, alors qu’ils n’adorent pas Allah.” Le Prophète (ﷺ) était appuyé, mais en entendant mes paroles, il s’est redressé et a dit : “Ô Ibn Al-Khattab ! As-tu un doute (que l’au-delà est meilleur que ce monde) ? Ces gens ont reçu la récompense de leurs bonnes actions dans ce monde seulement.” J’ai demandé au Prophète (ﷺ) : “Demande pardon à Allah pour moi.” Le Prophète (ﷺ) s’était éloigné de ses femmes à cause du secret que Hafsa avait révélé à Aisha, et il avait dit qu’il ne les verrait pas pendant un mois, car il était en colère contre elles quand Allah l’a réprimandé (pour avoir juré de ne plus approcher Maria). Après vingt-neuf jours, le Prophète (ﷺ) est allé voir Aisha en premier. Elle lui a dit : “Tu avais juré de ne pas venir nous voir pendant un mois, et il ne s’est écoulé que vingt-neuf jours, je les ai comptés.” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Le mois peut aussi être de vingt-neuf jours.” Ce mois-là comptait vingt-neuf jours. Aisha a dit : “Quand la révélation du choix est descendue, le Prophète (ﷺ) a commencé par moi et m’a dit : ‘Je vais te dire quelque chose, mais tu n’as pas besoin de répondre tout de suite, tu peux consulter tes parents.’” Aisha savait que ses parents ne lui conseilleraient pas de se séparer du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit qu’Allah avait révélé : “Ô Prophète ! Dis à tes épouses : Si vous désirez la vie de ce monde et ses plaisirs, alors venez ! Je vous donnerai une compensation et je vous libérerai d’une belle manière. Mais si vous cherchez Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà, alors Allah a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une grande récompense.” (33:28) Aisha a dit : “Dois-je consulter mes parents à ce sujet ? Je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà.” Ensuite, le Prophète (ﷺ) a donné le choix à ses autres épouses et elles ont toutes répondu comme Aisha
Sahih Al-Boukhari : 80
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا خَلاَّدُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا جَبَلَةُ بْنُ سُحَيْمٍ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ نَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَقْرُنَ الرَّجُلُ بَيْنَ التَّمْرَتَيْنِ جَمِيعًا، حَتَّى يَسْتَأْذِنَ أَصْحَابَهُ.
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a décidé qu’on ne doit pas manger deux dattes en même temps, sauf si l’on a la permission de ses compagnons qui partagent le repas