Hadiths sur le thème « Colère »

1617 hadiths authentiques trouvés

Sahih Al-Boukhari : 101
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​عَبْدُ ​اللَّهِ ​بْنُ ​مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ صَبَّحَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْبَرَ وَقَدْ خَرَجُوا بِالْمَسَاحِي عَلَى أَعْنَاقِهِمْ، فَلَمَّا رَأَوْهُ قَالُوا هَذَا مُحَمَّدٌ وَالْخَمِيسُ، مُحَمَّدٌ وَالْخَمِيسُ‏.‏ فَلَجَئُوا إِلَى الْحِصْنِ، فَرَفَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَدَيْهِ وَقَالَ ‏ "‏ اللَّهُ أَكْبَرُ، خَرِبَتْ خَيْبَرُ، إِنَّا إِذَا نَزَلْنَا بِسَاحَةِ قَوْمٍ فَسَاءَ صَبَاحُ الْمُنْذَرِينَ ‏"‏‏.‏ وَأَصَبْنَا حُمُرًا فَطَبَخْنَاهَا، فَنَادَى مُنَادِي النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِنَّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ يَنْهَيَانِكُمْ عَنْ لُحُومِ الْحُمُرِ، فَأُكْفِئَتِ الْقُدُورُ بِمَا فِيهَا‏.‏ تَابَعَهُ عَلِيٌّ عَنْ سُفْيَانَ رَفَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَدَيْهِ‏.‏
Rapporté ​par ​Anas ​: ​Le Prophète (ﷺ) est arrivé à Khaybar le matin, alors que les gens sortaient avec leurs pelles sur l’épaule. Quand ils l’ont vu, ils ont dit : « C’est Muhammad et son armée ! Muhammad et son armée ! » Ils se sont alors réfugiés dans la forteresse. Le Prophète (ﷺ) a levé les deux mains et a dit : « Allahu Akbar, Khaybar est perdue ! Quand nous approchons d’un peuple (ennemi), alors malheur à ceux qui ont été avertis. » Ensuite, nous avons trouvé des ânes que nous avons tués et cuisinés. L’annonceur du Prophète (ﷺ) a alors proclamé : « Allah et Son Messager vous interdisent de manger la viande d’âne. » Alors toutes les marmites, avec leur contenu, ont été renversées
Anas ibn Malik (RA) Sahih Al-Boukhari #2991 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 102
Sab Bin Jaththama
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَلِيُّ ​بْنُ ‌عَبْدِ ‌اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، عَنِ الصَّعْبِ بْنِ جَثَّامَةَ ـ رضى الله عنهم ـ قَالَ مَرَّ بِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِالأَبْوَاءِ ـ أَوْ بِوَدَّانَ ـ وَسُئِلَ عَنْ أَهْلِ الدَّارِ يُبَيَّتُونَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ، فَيُصَابُ مِنْ نِسَائِهِمْ وَذَرَارِيِّهِمْ قَالَ ‏"‏ هُمْ مِنْهُمْ ‏"‏‏.‏ وَسَمِعْتُهُ يَقُولُ ‏"‏ لاَ حِمَى إِلاَّ لِلَّهِ وَلِرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏‏.‏
Rapporté ‌par ​As-Sab ‌bin ‌Jaththama : Le Prophète (ﷺ) est passé près de moi à un endroit appelé Al-Abwa ou Waddan, et on lui a demandé s’il était permis d’attaquer les guerriers polythéistes de nuit, même si cela risquait de mettre en danger leurs femmes et leurs enfants. Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Eux (c’est-à-dire les femmes et les enfants) font partie d’eux (c’est-à-dire des polythéistes). » J’ai aussi entendu le Prophète (ﷺ) dire : « L’institution du Hima n’est valable que pour Allah et Son Messager. »
Sab Bin Jaththama Sahih Al-Boukhari #3012 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 103
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌أَبُو ​الْيَمَانِ، ‌أَخْبَرَنَا ​شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَمْرُو بْنُ أَبِي سُفْيَانَ بْنِ أَسِيدِ بْنِ جَارِيَةَ الثَّقَفِيُّ ـ وَهْوَ حَلِيفٌ لِبَنِي زُهْرَةَ وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَشَرَةَ رَهْطٍ سَرِيَّةً عَيْنًا، وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ عَاصِمَ بْنَ ثَابِتٍ الأَنْصَارِيَّ جَدَّ عَاصِمِ بْنِ عُمَرَ، فَانْطَلَقُوا حَتَّى إِذَا كَانُوا بِالْهَدَأَةِ وَهْوَ بَيْنَ عُسْفَانَ وَمَكَّةَ ذُكِرُوا لِحَىٍّ مِنْ هُذَيْلٍ يُقَالُ لَهُمْ بَنُو لِحْيَانَ، فَنَفَرُوا لَهُمْ قَرِيبًا مِنْ مِائَتَىْ رَجُلٍ، كُلُّهُمْ رَامٍ، فَاقْتَصُّوا آثَارَهُمْ حَتَّى وَجَدُوا مَأْكَلَهُمْ تَمْرًا تَزَوَّدُوهُ مِنَ الْمَدِينَةِ فَقَالُوا هَذَا تَمْرُ يَثْرِبَ‏.‏ فَاقْتَصُّوا آثَارَهُمْ، فَلَمَّا رَآهُمْ عَاصِمٌ وَأَصْحَابُهُ لَجَئُوا إِلَى فَدْفَدٍ، وَأَحَاطَ بِهِمُ الْقَوْمُ فَقَالُوا لَهُمُ انْزِلُوا وَأَعْطُونَا بِأَيْدِيكُمْ، وَلَكُمُ الْعَهْدُ وَالْمِيثَاقُ، وَلاَ نَقْتُلُ مِنْكُمْ أَحَدًا‏.‏ قَالَ عَاصِمُ بْنُ ثَابِتٍ أَمِيرُ السَّرِيَّةِ أَمَّا أَنَا فَوَاللَّهِ لاَ أَنْزِلُ الْيَوْمَ فِي ذِمَّةِ كَافِرٍ، اللَّهُمَّ أَخْبِرْ عَنَّا نَبِيَّكَ‏.‏ فَرَمَوْهُمْ بِالنَّبْلِ، فَقَتَلُوا عَاصِمًا فِي سَبْعَةٍ، فَنَزَلَ إِلَيْهِمْ ثَلاَثَةُ رَهْطٍ بِالْعَهْدِ وَالْمِيثَاقِ، مِنْهُمْ خُبَيْبٌ الأَنْصَارِيُّ وَابْنُ دَثِنَةَ وَرَجُلٌ آخَرُ، فَلَمَّا اسْتَمْكَنُوا مِنْهُمْ أَطْلَقُوا أَوْتَارَ قِسِيِّهِمْ فَأَوْثَقُوهُمْ فَقَالَ الرَّجُلُ الثَّالِثُ هَذَا أَوَّلُ الْغَدْرِ، وَاللَّهِ لاَ أَصْحَبُكُمْ، إِنَّ فِي هَؤُلاَءِ لأُسْوَةً‏.‏ يُرِيدُ الْقَتْلَى، فَجَرَّرُوهُ وَعَالَجُوهُ عَلَى أَنْ يَصْحَبَهُمْ فَأَبَى فَقَتَلُوهُ، فَانْطَلَقُوا بِخُبَيْبٍ وَابْنِ دَثِنَةَ حَتَّى بَاعُوهُمَا بِمَكَّةَ بَعْدَ وَقْعَةِ بَدْرٍ، فَابْتَاعَ خُبَيْبًا بَنُو الْحَارِثِ بْنِ عَامِرِ بْنِ نَوْفَلِ بْنِ عَبْدِ مَنَافٍ، وَكَانَ خُبَيْبٌ هُوَ قَتَلَ الْحَارِثَ بْنَ عَامِرٍ يَوْمَ بَدْرٍ، فَلَبِثَ خُبَيْبٌ عِنْدَهُمْ أَسِيرًا، فَأَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عِيَاضٍ أَنَّ بِنْتَ الْحَارِثِ أَخْبَرَتْهُ أَنَّهُمْ حِينَ اجْتَمَعُوا اسْتَعَارَ مِنْهَا مُوسَى يَسْتَحِدُّ بِهَا فَأَعَارَتْهُ، فَأَخَذَ ابْنًا لِي وَأَنَا غَافِلَةٌ حِينَ أَتَاهُ قَالَتْ فَوَجَدْتُهُ مُجْلِسَهُ عَلَى فَخِذِهِ وَالْمُوسَى بِيَدِهِ، فَفَزِعْتُ فَزْعَةً عَرَفَهَا خُبَيْبٌ فِي وَجْهِي فَقَالَ تَخْشَيْنَ أَنْ أَقْتُلَهُ مَا كُنْتُ لأَفْعَلَ ذَلِكَ‏.‏ وَاللَّهِ مَا رَأَيْتُ أَسِيرًا قَطُّ خَيْرًا مِنْ خُبَيْبٍ، وَاللَّهِ لَقَدْ وَجَدْتُهُ يَوْمًا يَأْكُلُ مِنْ قِطْفِ عِنَبٍ فِي يَدِهِ، وَإِنَّهُ لَمُوثَقٌ فِي الْحَدِيدِ، وَمَا بِمَكَّةَ مِنْ ثَمَرٍ وَكَانَتْ تَقُولُ إِنَّهُ لَرِزْقٌ مِنَ اللَّهِ رَزَقَهُ خُبَيْبًا، فَلَمَّا خَرَجُوا مِنَ الْحَرَمِ لِيَقْتُلُوهُ فِي الْحِلِّ، قَالَ لَهُمْ خُبَيْبٌ ذَرُونِي أَرْكَعْ رَكْعَتَيْنِ‏.‏ فَتَرَكُوهُ، فَرَكَعَ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ قَالَ لَوْلاَ أَنْ تَظُنُّوا أَنَّ مَا بِي جَزَعٌ لَطَوَّلْتُهَا اللَّهُمَّ أَحْصِهِمْ عَدَدًا‏.‏ وَلَسْتُ أُبَالِي حِينَ أُقْتَلُ مُسْلِمًا عَلَى أَىِّ شِقٍّ كَانَ لِلَّهِ مَصْرَعِي وَذَلِكَ فِي ذَاتِ الإِلَهِ وَإِنْ يَشَأْ يُبَارِكْ عَلَى أَوْصَالِ شِلْوٍ مُمَزَّعِ فَقَتَلَهُ ابْنُ الْحَارِثِ، فَكَانَ خُبَيْبٌ هُوَ سَنَّ الرَّكْعَتَيْنِ لِكُلِّ امْرِئٍ مُسْلِمٍ قُتِلَ صَبْرًا، فَاسْتَجَابَ اللَّهُ لِعَاصِمِ بْنِ ثَابِتٍ يَوْمَ أُصِيبَ، فَأَخْبَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَصْحَابَهُ خَبَرَهُمْ وَمَا أُصِيبُوا، وَبَعَثَ نَاسٌ مِنْ كُفَّارِ قُرَيْشٍ إِلَى عَاصِمٍ حِينَ حُدِّثُوا أَنَّهُ قُتِلَ لِيُؤْتَوْا بِشَىْءٍ مِنْهُ يُعْرَفُ، وَكَانَ قَدْ قَتَلَ رَجُلاً مِنْ عُظَمَائِهِمْ يَوْمَ بَدْرٍ، فَبُعِثَ عَلَى عَاصِمٍ مِثْلُ الظُّلَّةِ مِنَ الدَّبْرِ، فَحَمَتْهُ مِنْ رَسُولِهِمْ، فَلَمْ يَقْدِرُوا عَلَى أَنْ يَقْطَعَ مِنْ لَحْمِهِ شَيْئًا‏.‏
Rapporté ‌par ​Abu ‌Huraira ​: Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé un groupe de dix hommes en mission d’espionnage sous la direction de `Asim bin Thabit al-Ansari, le grand-père de `Asim bin `Umar Al-Khattab. Ils sont allés jusqu’à Hadaa, un endroit entre ‘Usfan et La Mecque, et leur présence a été signalée à une branche de la tribu de Hudhail appelée Bani Lihyan. Environ deux cents hommes, tous archers, se sont lancés à leur poursuite jusqu’à trouver l’endroit où ils avaient mangé des dattes de Médine. Ils ont dit : « Ce sont les dattes de Yathrib (Médine), » et ont continué à suivre leurs traces. Quand `Asim et ses compagnons ont vu leurs poursuivants, ils sont montés sur une hauteur et les infidèles les ont encerclés. Les infidèles leur ont dit : « Descendez et rendez-vous, nous vous promettons de ne tuer aucun d’entre vous. » `Asim bin Thabit, le chef du groupe, a dit : « Par Allah ! Je ne descendrai pas sous la protection des infidèles. Ô Allah ! Informe Ton Prophète de notre situation. » Alors les infidèles ont lancé des flèches jusqu’à tuer `Asim et six autres hommes. Trois sont descendus en acceptant la promesse, il s’agissait de Khubaib al-Ansari, Ibn Dathina et un autre homme. Quand les infidèles les ont capturés, ils ont défait les cordes de leurs arcs et les ont attachés. Le troisième captif a dit : « C’est la première trahison. Par Allah ! Je ne vous suivrai pas. Ceux qui sont morts ont donné le bon exemple. » Ils l’ont alors traîné et, comme il refusait de les suivre, ils l’ont tué. Ils ont emmené Khubaib et Ibn Dathina à La Mecque et les ont vendus comme esclaves, tout cela après la bataille de Badr. Khubaib a été acheté par les fils d’Al-Harith bin ‘Amir bin Naufal bin `Abd Manaf. C’est Khubaib qui avait tué Al-Harith bin ‘Amir lors de la bataille de Badr. Khubaib est donc resté prisonnier chez eux. Rapporté par Az-Zuhri : ‘Ubaidullah bin ‘Iyyad a dit que la fille d’Al-Harith lui avait raconté : « Quand ces gens se sont rassemblés pour tuer Khubaib, il m’a demandé un rasoir pour se raser le pubis et je le lui ai donné. Puis il a pris un de mes fils à mon insu. Je l’ai vu mettre mon fils sur sa cuisse alors qu’il avait le rasoir à la main. J’ai eu très peur et Khubaib a remarqué mon inquiétude. Il a dit : ‘As-tu peur que je le tue ? Non, je ne ferai jamais cela.’ Par Allah, je n’ai jamais vu un prisonnier meilleur que Khubaib. Par Allah, un jour je l’ai vu manger une grappe de raisin alors qu’il était enchaîné, et il n’y avait pas de fruits à La Mecque à ce moment-là. » La fille d’Al-Harith disait : « C’était une faveur qu’Allah avait accordée à Khubaib. » Quand ils l’ont emmené hors du sanctuaire de La Mecque pour le tuer, Khubaib leur a demandé de le laisser prier deux rak`at. Ils ont accepté et il a prié deux rak`at, puis il a dit : « Si je n’avais pas eu peur que vous pensiez que je redoutais la mort, j’aurais prolongé la prière. Ô Allah, tue-les tous sans exception. » (Il a ensuite récité ce vers poétique :) « Je suis tué en tant que musulman, peu m’importe comment je suis tué pour la Cause d’Allah, car mon meurtre est pour Allah, et si Allah le veut, Il bénira les membres coupés d’un corps déchiré. » Ensuite, le fils d’Al-Harith l’a tué. C’est donc Khubaib qui a instauré la tradition pour tout musulman condamné à mort en captivité de prier deux rak`at avant d’être tué. Allah a exaucé l’invocation de `Asim bin Thabit le jour même où il a été tué. Le Prophète (ﷺ) a informé ses compagnons de ce qui leur était arrivé. Plus tard, quand des infidèles de Quraish ont appris la mort de `Asim, ils ont envoyé des gens pour ramener une partie de son corps (sa tête) pour l’identifier, car `Asim avait tué l’un de leurs chefs à Badr. Mais un essaim de guêpes, comme un nuage, a été envoyé pour protéger `Asim et ils n’ont pas pu prendre quoi que ce soit de son corps
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #3045 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 104
Sa'id bin Jubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​قَبِيصَةُ، ​حَدَّثَنَا ‌ابْنُ ​عُيَيْنَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ الأَحْوَلِ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ قَالَ يَوْمُ الْخَمِيسِ، وَمَا يَوْمُ الْخَمِيسِ ثُمَّ بَكَى حَتَّى خَضَبَ دَمْعُهُ الْحَصْبَاءَ فَقَالَ اشْتَدَّ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَجَعُهُ يَوْمَ الْخَمِيسِ فَقَالَ ‏"‏ ائْتُونِي بِكِتَابٍ أَكْتُبْ لَكُمْ كِتَابًا لَنْ تَضِلُّوا بَعْدَهُ أَبَدًا ‏"‏‏.‏ فَتَنَازَعُوا وَلاَ يَنْبَغِي عِنْدَ نَبِيٍّ تَنَازُعٌ فَقَالُوا هَجَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ قَالَ ‏"‏ دَعُونِي فَالَّذِي أَنَا فِيهِ خَيْرٌ مِمَّا تَدْعُونِي إِلَيْهِ ‏"‏‏.‏ وَأَوْصَى عِنْدَ مَوْتِهِ بِثَلاَثٍ ‏"‏ أَخْرِجُوا الْمُشْرِكِينَ مِنْ جَزِيرَةِ الْعَرَبِ، وَأَجِيزُوا الْوَفْدَ بِنَحْوِ مَا كُنْتُ أُجِيزُهُمْ ‏"‏‏.‏ وَنَسِيتُ الثَّالِثَةَ‏.‏ وَقَالَ يَعْقُوبُ بْنُ مُحَمَّدٍ سَأَلْتُ الْمُغِيرَةَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ جَزِيرَةِ الْعَرَبِ‏.‏ فَقَالَ مَكَّةُ وَالْمَدِينَةُ وَالْيَمَامَةُ وَالْيَمَنُ‏.‏ وَقَالَ يَعْقُوبُ وَالْعَرْجُ أَوَّلُ تِهَامَةَ‏.‏
Rapporté ​par ​Sa`id ‌bin ​Jubair : Ibn `Abbas a dit : « Jeudi ! Quel événement a eu lieu ce jeudi ! » Puis il s’est mis à pleurer jusqu’à ce que ses larmes mouillent le sol. Il a dit : « Ce jeudi, la maladie du Messager d’Allah (ﷺ) s’est aggravée et il a dit : “Apportez-moi de quoi écrire afin que je puisse vous laisser un écrit après lequel vous ne vous égarerez jamais.” Les personnes présentes se sont disputées à ce sujet, alors qu’il ne faut pas se disputer devant un prophète. Ils ont dit : “Le Messager d’Allah (ﷺ) est très malade.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Laissez-moi, car l’état dans lequel je me trouve est meilleur que ce à quoi vous m’appelez.” Sur son lit de mort, le Prophète (ﷺ) a donné trois instructions : “Expulsez les polythéistes de la péninsule arabique, respectez et offrez des cadeaux aux délégations étrangères comme vous m’avez vu le faire.” J’ai oublié la troisième recommandation. » (Ya'qub bin Muhammad a dit : « J’ai demandé à Al-Mughira bin `Abdur-Rahman ce qu’était la péninsule arabique et il a répondu : ‘Elle comprend La Mecque, Médine, Al-Yamama et le Yémen.’ » Ya'qub a ajouté : « Et Al-Arj, le début de Tihama. »)
Sa'id bin Jubair (RA) Sahih Al-Boukhari #3053 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 105
Malik bin Aus (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌إِسْحَاقُ ​بْنُ ​مُحَمَّدٍ ‌الْفَرْوِيُّ، حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ أَنَسٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَوْسِ بْنِ الْحَدَثَانِ،، وَكَانَ، مُحَمَّدُ بْنُ جُبَيْرٍ ذَكَرَ لِي ذِكْرًا مِنْ حَدِيثِهِ ذَلِكَ، فَانْطَلَقْتُ حَتَّى أَدْخُلَ عَلَى مَالِكِ بْنِ أَوْسٍ، فَسَأَلْتُهُ عَنْ ذَلِكَ الْحَدِيثِ فَقَالَ مَالِكٌ بَيْنَا أَنَا جَالِسٌ فِي أَهْلِي حِينَ مَتَعَ النَّهَارُ، إِذَا رَسُولُ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ يَأْتِينِي فَقَالَ أَجِبْ أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ‏.‏ فَانْطَلَقْتُ مَعَهُ حَتَّى أَدْخُلَ عَلَى عُمَرَ، فَإِذَا هُوَ جَالِسٌ عَلَى رِمَالِ سَرِيرٍ، لَيْسَ بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ فِرَاشٌ مُتَّكِئٌ عَلَى وِسَادَةٍ مِنْ أَدَمٍ، فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ ثُمَّ جَلَسْتُ فَقَالَ يَا مَالِ، إِنَّهُ قَدِمَ عَلَيْنَا مِنْ قَوْمِكَ أَهْلُ أَبْيَاتٍ، وَقَدْ أَمَرْتُ فِيهِمْ بِرَضْخٍ فَاقْبِضْهُ فَاقْسِمْهُ بَيْنَهُمْ‏.‏ فَقُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، لَوْ أَمَرْتَ بِهِ غَيْرِي‏.‏ قَالَ اقْبِضْهُ أَيُّهَا الْمَرْءُ‏.‏ فَبَيْنَا أَنَا جَالِسٌ عِنْدَهُ أَتَاهُ حَاجِبُهُ يَرْفَا فَقَالَ هَلْ لَكَ فِي عُثْمَانَ وَعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ وَالزُّبَيْرِ وَسَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ يَسْتَأْذِنُونَ قَالَ نَعَمْ‏.‏ فَأَذِنَ لَهُمْ فَدَخَلُوا فَسَلَّمُوا وَجَلَسُوا، ثُمَّ جَلَسَ يَرْفَا يَسِيرًا ثُمَّ قَالَ هَلْ لَكَ فِي عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ قَالَ نَعَمْ‏.‏ فَأَذِنَ لَهُمَا، فَدَخَلاَ فَسَلَّمَا فَجَلَسَا، فَقَالَ عَبَّاسٌ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، اقْضِ بَيْنِي وَبَيْنَ هَذَا‏.‏ وَهُمَا يَخْتَصِمَانِ فِيمَا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ بَنِي النَّضِيرِ‏.‏ فَقَالَ الرَّهْطُ عُثْمَانُ وَأَصْحَابُهُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، اقْضِ بَيْنَهُمَا وَأَرِحْ أَحَدَهُمَا مِنَ الآخَرِ‏.‏ قَالَ عُمَرُ تَيْدَكُمْ، أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ الَّذِي بِإِذْنِهِ تَقُومُ السَّمَاءُ وَالأَرْضُ، هَلْ تَعْلَمُونَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ لاَ نُورَثُ مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ ‏"‏‏.‏ يُرِيدُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَفْسَهُ‏.‏ قَالَ الرَّهْطُ قَدْ قَالَ ذَلِكَ‏.‏ فَأَقْبَلَ عُمَرُ عَلَى عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ فَقَالَ أَنْشُدُكُمَا اللَّهَ، أَتَعْلَمَانِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ قَالَ ذَلِكَ قَالاَ قَدْ قَالَ ذَلِكَ‏.‏ قَالَ عُمَرُ فَإِنِّي أُحَدِّثُكُمْ عَنْ هَذَا الأَمْرِ، إِنَّ اللَّهَ قَدْ خَصَّ رَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم فِي هَذَا الْفَىْءِ بِشَىْءٍ لَمْ يُعْطِهِ أَحَدًا غَيْرَهُ ـ ثُمَّ قَرَأَ ‏{‏وَمَا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ مِنْهُمْ‏}‏ إِلَى قَوْلِهِ ‏{‏قَدِيرٌ‏}‏ ـ فَكَانَتْ هَذِهِ خَالِصَةً لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ وَاللَّهِ مَا احْتَازَهَا دُونَكُمْ، وَلاَ اسْتَأْثَرَ بِهَا عَلَيْكُمْ قَدْ أَعْطَاكُمُوهُ، وَبَثَّهَا فِيكُمْ حَتَّى بَقِيَ مِنْهَا هَذَا الْمَالُ، فَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُنْفِقُ عَلَى أَهْلِهِ نَفَقَةَ سَنَتِهِمْ مِنْ هَذَا الْمَالِ، ثُمَّ يَأْخُذُ مَا بَقِيَ فَيَجْعَلُهُ مَجْعَلَ مَالِ اللَّهِ، فَعَمِلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِذَلِكَ حَيَاتَهُ، أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ هَلْ تَعْلَمُونَ ذَلِكَ قَالُوا نَعَمْ‏.‏ ثُمَّ قَالَ لِعَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ أَنْشُدُكُمَا بِاللَّهِ هَلْ تَعْلَمَانِ ذَلِكَ قَالَ عُمَرُ ثُمَّ تَوَفَّى اللَّهُ نَبِيَّهُ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ أَنَا وَلِيُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَقَبَضَهَا أَبُو بَكْرٍ، فَعَمِلَ فِيهَا بِمَا عَمِلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَاللَّهُ يَعْلَمُ إِنَّهُ فِيهَا لَصَادِقٌ بَارٌّ رَاشِدٌ تَابِعٌ لِلْحَقِّ، ثُمَّ تَوَفَّى اللَّهُ أَبَا بَكْرٍ، فَكُنْتُ أَنَا وَلِيَّ أَبِي بَكْرٍ، فَقَبَضْتُهَا سَنَتَيْنِ مِنْ إِمَارَتِي، أَعْمَلُ فِيهَا بِمَا عَمِلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَا عَمِلَ فِيهَا أَبُو بَكْرٍ، وَاللَّهُ يَعْلَمُ إِنِّي فِيهَا لَصَادِقٌ بَارٌّ رَاشِدٌ تَابِعٌ لِلْحَقِّ، ثُمَّ جِئْتُمَانِي تُكَلِّمَانِي وَكَلِمَتُكُمَا وَاحِدَةٌ، وَأَمْرُكُمَا وَاحِدٌ، جِئْتَنِي يَا عَبَّاسُ تَسْأَلُنِي نَصِيبَكَ مِنِ ابْنِ أَخِيكَ، وَجَاءَنِي هَذَا ـ يُرِيدُ عَلِيًّا ـ يُرِيدُ نَصِيبَ امْرَأَتِهِ مِنْ أَبِيهَا، فَقُلْتُ لَكُمَا إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ لاَ نُورَثُ مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ ‏"‏‏.‏ فَلَمَّا بَدَا لِي أَنْ أَدْفَعَهُ إِلَيْكُمَا قُلْتُ إِنْ شِئْتُمَا دَفَعْتُهَا إِلَيْكُمَا عَلَى أَنَّ عَلَيْكُمَا عَهْدَ اللَّهِ وَمِيثَاقَهُ لَتَعْمَلاَنِ فِيهَا بِمَا عَمِلَ فِيهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَبِمَا عَمِلَ فِيهَا أَبُو بَكْرٍ، وَبِمَا عَمِلْتُ فِيهَا مُنْذُ وَلِيتُهَا، فَقُلْتُمَا ادْفَعْهَا إِلَيْنَا‏.‏ فَبِذَلِكَ دَفَعْتُهَا إِلَيْكُمَا، فَأَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ، هَلْ دَفَعْتُهَا إِلَيْهِمَا بِذَلِكَ قَالَ الرَّهْطُ نَعَمْ‏.‏ ثُمَّ أَقْبَلَ عَلَى عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ فَقَالَ أَنْشُدُكُمَا بِاللَّهِ هَلْ دَفَعْتُهَا إِلَيْكُمَا بِذَلِكَ قَالاَ نَعَمْ‏.‏ قَالَ فَتَلْتَمِسَانِ مِنِّي قَضَاءً غَيْرَ ذَلِكَ فَوَاللَّهِ الَّذِي بِإِذْنِهِ تَقُومُ السَّمَاءُ وَالأَرْضُ، لاَ أَقْضِي فِيهَا قَضَاءً غَيْرَ ذَلِكَ، فَإِنْ عَجَزْتُمَا عَنْهَا فَادْفَعَاهَا إِلَىَّ، فَإِنِّي أَكْفِيكُمَاهَا‏.‏
Rapporté ‌par ​Malik ​bin ‌Aus : Alors que j’étais chez moi et que le soleil était déjà haut, il faisait chaud. Soudain, le messager de `Umar bin Al-Khattab est venu me voir et m’a dit : « Le chef des croyants t’appelle. » Je l’ai donc suivi jusqu’à ce que j’entre là où `Umar était assis sur un lit fait de feuilles de palmier sans matelas, appuyé sur un coussin en cuir. Je l’ai salué et me suis assis. Il m’a dit : « Ô Malik ! Des gens de ton peuple qui ont une famille sont venus me voir et j’ai ordonné qu’on leur donne un don, alors prends-le et distribue-le-leur. » J’ai dit : « Ô chef des croyants ! J’aimerais que tu demandes à quelqu’un d’autre de le faire. » Il a dit : « Ô homme ! Prends-le. » Pendant que j’étais assis avec lui, son portier Yarfa’ est arrivé et a dit : « `Uthman, `Abdur-Rahman bin `Auf, Az-Zubair et Sa`d bin Abi Waqqas demandent la permission d’entrer ; puis-je les faire entrer ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Un peu plus tard, Yarfa’ est revenu et a dit : « Puis-je faire entrer `Ali et `Abbas ? » `Umar a dit : « Oui. » Ils sont donc entrés, l’ont salué et se sont assis. Alors `Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et lui (c’est-à-dire `Ali). » Ils avaient un différend concernant les biens de Bani An-Nadir qu’Allah avait donnés à Son Envoyé comme Fai. Le groupe (`Uthman et ses compagnons) a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre eux et mets-les d’accord. » `Umar a dit : « Soyez patients ! Je vous demande, par Allah par Qui le ciel et la terre existent, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens (ceux des prophètes) ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa),” et que le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même en disant “nous” ? » Le groupe répondit : « Il l’a dit. » `Umar se tourna alors vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit cela ? » Ils répondirent : « Il l’a dit. » `Umar dit alors : « Je vais vous parler de cette affaire. Allah a accordé à Son Envoyé une faveur particulière avec une partie de ce Fai (butin) qu’Il n’a donnée à personne d’autre. » `Umar récita ensuite les versets : « Ce que Allah a accordé comme butin à Son Envoyé (Muhammad) de leur part — pour cela vous n’avez fait aucune expédition ni à cheval ni à chameau ; mais Allah donne le pouvoir à Ses envoyés sur qui Il veut. Et Allah est capable de toute chose. » (9:6) `Umar ajouta : « Ce bien a donc été donné spécialement au Messager d’Allah (ﷺ), mais, par Allah, il n’en a pas pris possession pour lui-même, ni ne s’est favorisé à votre exclusion, mais il vous l’a donné à tous et l’a distribué entre vous jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. Le Messager d’Allah (ﷺ) utilisait ce bien pour subvenir aux besoins annuels de sa famille et donnait le reste pour la cause d’Allah. Il a fait cela toute sa vie. Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » Ils répondirent oui. `Umar dit alors à `Ali et `Abbas : « Je vous demande par Allah, le savez-vous ? » `Umar ajouta : « Quand Allah a rappelé Son Prophète à Lui, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ).” Abu Bakr a donc pris en charge ce bien et l’a géré comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), et Allah sait qu’il était sincère, pieux, bien guidé et suivait ce qui est juste. Puis Allah a rappelé Abu Bakr à Lui et je suis devenu le successeur d’Abu Bakr, et j’ai gardé ce bien en ma possession pendant les deux premières années de mon califat, le gérant comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abu Bakr, et Allah sait que j’ai été sincère, pieux, bien guidé et que j’ai suivi ce qui est juste. Maintenant, vous deux (`Abbas et `Ali) êtes venus me voir avec la même demande ; toi, `Abbas, tu me demandes ta part des biens de ton neveu, et cet homme, `Ali, me demande la part de sa femme dans les biens de son père. Je vous ai dit que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Les biens des prophètes ne sont pas hérités, mais ce que nous laissons est une aumône (Sadaqa).” Quand j’ai pensé qu’il était juste de vous remettre ce bien, je vous ai dit : “Je suis prêt à vous le remettre si vous acceptez, devant Allah, de le gérer comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), comme le faisait Abu Bakr et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge.” Vous avez tous deux dit : “Remets-le-nous,” et je vous l’ai donc remis à cette condition. Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Le groupe répondit : « Oui. » Puis `Umar se tourna vers `Ali et `Abbas et dit : « Je vous demande par Allah, est-ce que je vous l’ai remis à cette condition ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Voulez-vous maintenant changer d’avis ? Par Allah, par Qui existent le ciel et la terre, je ne donnerai jamais une autre décision que celle que j’ai déjà donnée. Et si vous n’arrivez pas à le gérer, alors rendez-le-moi et je m’en occuperai à votre place. »
Malik bin Aus (RA) Sahih Al-Boukhari #3094 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 106
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​عَبْدُ ‌اللَّهِ ‌بْنُ ​أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَا فِي بَيْتِي مِنْ شَىْءٍ يَأْكُلُهُ ذُو كَبِدٍ، إِلاَّ شَطْرُ شَعِيرٍ فِي رَفٍّ لِي، فَأَكَلْتُ مِنْهُ حَتَّى طَالَ عَلَىَّ، فَكِلْتُهُ فَفَنِيَ‏.‏
Rapporté ​par ‌Aisha ‌: ​Le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé, et il n’y avait rien dans ma maison qu’un être vivant pouvait manger, à part un peu d’orge posé sur une étagère. J’en ai mangé pendant longtemps et je le mesurais, puis (au bout d’un moment) il a été épuisé
Aïcha (RA) Sahih Al-Boukhari #3097 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 107
Zahdam (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​عَبْدُ ​اللَّهِ ‌بْنُ ​عَبْدِ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، قَالَ وَحَدَّثَنِي الْقَاسِمُ بْنُ عَاصِمٍ الْكُلَيْبِيُّ ـ وَأَنَا لِحَدِيثِ الْقَاسِمِ، أَحْفَظُ ـ عَنْ زَهْدَمٍ، قَالَ كُنَّا عِنْدَ أَبِي مُوسَى، فَأُتِيَ ذَكَرَ دَجَاجَةً وَعِنْدَهُ رَجُلٌ مِنْ بَنِي تَيْمِ اللَّهِ أَحْمَرُ كَأَنَّهُ مِنَ الْمَوَالِي، فَدَعَاهُ لِلطَّعَامِ فَقَالَ إِنِّي رَأَيْتُهُ يَأْكُلُ شَيْئًا، فَقَذِرْتُهُ، فَحَلَفْتُ لاَ آكُلُ‏.‏ فَقَالَ هَلُمَّ فَلأُحَدِّثْكُمْ عَنْ ذَاكَ، إِنِّي أَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي نَفَرٍ مِنَ الأَشْعَرِيِّينَ نَسْتَحْمِلُهُ فَقَالَ ‏"‏ وَاللَّهِ لاَ أَحْمِلُكُمْ، وَمَا عِنْدِي مَا أَحْمِلُكُمْ ‏"‏‏.‏ وَأُتِيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِنَهْبِ إِبِلٍ، فَسَأَلَ عَنَّا فَقَالَ ‏"‏ أَيْنَ النَّفَرُ الأَشْعَرِيُّونَ ‏"‏‏.‏ فَأَمَرَ لَنَا بِخَمْسِ ذَوْدٍ غُرِّ الذُّرَى، فَلَمَّا انْطَلَقْنَا قُلْنَا مَا صَنَعْنَا لاَ يُبَارَكُ لَنَا، فَرَجَعْنَا إِلَيْهِ فَقُلْنَا إِنَّا سَأَلْنَاكَ أَنْ تَحْمِلَنَا، فَحَلَفْتَ أَنْ لاَ تَحْمِلَنَا أَفَنَسِيتَ قَالَ ‏"‏ لَسْتُ أَنَا حَمَلْتُكُمْ، وَلَكِنَّ اللَّهَ حَمَلَكُمْ، وَإِنِّي وَاللَّهِ إِنْ شَاءَ اللَّهُ لاَ أَحْلِفُ عَلَى يَمِينٍ فَأَرَى غَيْرَهَا خَيْرًا مِنْهَا إِلاَّ أَتَيْتُ الَّذِي هُوَ خَيْرٌ وَتَحَلَّلْتُهَا ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ​Zahdam ‌: ​Un jour, nous étions dans la maison d’Abu Musa qui nous a servi un plat contenant du poulet cuit. Un homme de la tribu de Bani Taim Allah, à la peau rougeâtre comme s’il venait des prisonniers de guerre byzantins, était présent. Abu Musa l’a invité à manger, mais il a refusé en disant : « J’ai vu des poules manger des choses sales, alors j’ai développé une forte aversion et j’ai juré de ne pas en manger. » Abu Musa a dit : « Viens, je vais t’expliquer comment annuler un serment. Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) avec un groupe d’Al-Ashariyin et nous lui avons demandé de quoi nous déplacer. Il a dit : ‘Par Allah, je ne peux rien vous donner pour vous transporter, je n’ai rien pour cela.’ Ensuite, des chameaux pris comme butin ont été amenés au Messager d’Allah (ﷺ) et il a demandé : ‘Où est le groupe des Al-Ashariyun ?’ Puis il a ordonné qu’on nous donne cinq chameaux à bosse blanche. Quand nous sommes partis, nous avons dit : ‘Qu’avons-nous fait ? Nous ne serons jamais bénis avec ce qu’on nous a donné.’ Nous sommes donc retournés voir le Prophète (ﷺ) et avons dit : ‘Tu as juré de ne rien nous donner, mais tu nous as donné des chameaux. As-tu oublié ton serment ?’ Il a répondu : ‘Ce n’est pas moi qui vous ai donné un moyen de transport, c’est Allah qui vous l’a accordé. Par Allah, si jamais je fais un serment et que je vois ensuite qu’il est préférable de faire autrement, je ferai ce qui est mieux et j’expierai mon serment.’
Zahdam (RA) Sahih Al-Boukhari #3133 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 108
Ibn Abi Aufa (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌مُوسَى ‌بْنُ ​إِسْمَاعِيلَ، ​حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا الشَّيْبَانِيُّ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ أَصَابَتْنَا مَجَاعَةٌ لَيَالِيَ خَيْبَرَ، فَلَمَّا كَانَ يَوْمُ خَيْبَرَ وَقَعْنَا فِي الْحُمُرِ الأَهْلِيَّةِ، فَانْتَحَرْنَاهَا فَلَمَّا غَلَتِ الْقُدُورُ، نَادَى مُنَادِي رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اكْفَئُوا الْقُدُورَ، فَلاَ تَطْعَمُوا مِنْ لُحُومِ الْحُمُرِ شَيْئًا‏.‏ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ فَقُلْنَا إِنَّمَا نَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لأَنَّهَا لَمْ تُخَمَّسْ‏.‏ قَالَ وَقَالَ آخَرُونَ حَرَّمَهَا الْبَتَّةَ‏.‏ وَسَأَلْتُ سَعِيدَ بْنَ جُبَيْرٍ فَقَالَ حَرَّمَهَا الْبَتَّةَ‏.‏
Rapporté ‌par ‌Ibn ​Abi ​`Aufa : Nous avons souffert de la faim pendant le siège de Khaybar, et le jour de la bataille de Khaybar, nous avons abattu des ânes et, quand la viande a commencé à bouillir dans les marmites, le Messager d’Allah (ﷺ) a annoncé que toutes les marmites devaient être renversées et que personne ne devait manger de cette viande d’âne. Nous avons pensé que le Prophète (ﷺ) avait interdit cela parce que le khumus (la part du butin) n’avait pas été prélevé ; d’autres ont dit : « Il a interdit d’en manger pour toujours. » Le sous-narrateur a ajouté : « J’ai demandé à Sa`id bin Jubair, qui a dit : ‘Il a rendu la viande d’âne interdite à jamais.’ »
Ibn Abi Aufa (RA) Sahih Al-Boukhari #3155 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 109
Sa'id bin Jubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌مُحَمَّدٌ، ‌حَدَّثَنَا ‌ابْنُ ‌عُيَيْنَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ الأَحْوَلِ، سَمِعَ سَعِيدَ بْنَ جُبَيْرٍ، سَمِعَ ابْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ يَوْمُ الْخَمِيسِ، وَمَا يَوْمُ الْخَمِيسِ ثُمَّ بَكَى حَتَّى بَلَّ دَمْعُهُ الْحَصَى‏.‏ قُلْتُ يَا أَبَا عَبَّاسٍ، مَا يَوْمُ الْخَمِيسِ قَالَ اشْتَدَّ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَجَعُهُ فَقَالَ ‏"‏ ائْتُونِي بِكَتِفٍ أَكْتُبْ لَكُمْ كِتَابًا لاَ تَضِلُّوا بَعْدَهُ أَبَدًا ‏"‏‏.‏ فَتَنَازَعُوا وَلاَ يَنْبَغِي عِنْدَ نَبِيٍّ تَنَازُعٌ فَقَالُوا مَا لَهُ أَهَجَرَ اسْتَفْهِمُوهُ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ ذَرُونِي، فَالَّذِي أَنَا فِيهِ خَيْرٌ مِمَّا تَدْعُونِي إِلَيْهِ ـ فَأَمَرَهُمْ بِثَلاَثٍ قَالَ ـ أَخْرِجُوا الْمُشْرِكِينَ مِنْ جَزِيرَةِ الْعَرَبِ، وَأَجِيزُوا الْوَفْدَ بِنَحْوِ مَا كُنْتُ أُجِيزُهُمْ ‏"‏‏.‏ وَالثَّالِثَةُ خَيْرٌ، إِمَّا أَنْ سَكَتَ عَنْهَا، وَإِمَّا أَنْ قَالَهَا فَنَسِيتُهَا‏.‏ قَالَ سُفْيَانُ هَذَا مِنْ قَوْلِ سُلَيْمَانَ‏.‏
Rapporté ‌par ‌Sa`id ‌bin ‌Jubair : Il a entendu Ibn `Abbas dire : « Jeudi ! Et vous ne savez pas ce qu’est jeudi ? » Après cela, Ibn `Abbas a pleuré jusqu’à ce que les pierres au sol soient mouillées de ses larmes. Je lui ai alors demandé : « Qu’y a-t-il à propos de jeudi ? » Il a répondu : « Quand l’état de santé du Messager d’Allah (ﷺ) s’est aggravé, il a dit : ‘Apportez-moi une omoplate, afin que j’écrive quelque chose pour vous après quoi vous ne vous égarerez jamais.’ Les gens ont alors eu des avis différents, bien qu’il ne convenait pas de discuter devant un prophète. Ils ont dit : ‘Qu’a-t-il ? Pensez-vous qu’il délire ? Demandez-lui.’ Le Prophète (ﷺ) a répondu : ‘Laissez-moi, je suis dans un meilleur état que ce que vous me demandez de faire.’ Puis le Prophète (ﷺ) leur a ordonné de faire trois choses, disant : ‘Chassez tous les polythéistes de la péninsule arabique, traitez bien tous les délégués étrangers en leur offrant des cadeaux comme je le faisais.’ » Le sous-narrateur a ajouté : « Le troisième ordre était quelque chose de bénéfique qu’Ibn `Abbas n’a pas mentionné ou qu’il a oublié. »
Sa'id bin Jubair (RA) Sahih Al-Boukhari #3168 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 110
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​قُتَيْبَةُ ‌بْنُ ​سَعِيدٍ، ‌حَدَّثَنَا مُغِيرَةُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْقُرَشِيُّ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ لَمَّا قَضَى اللَّهُ الْخَلْقَ كَتَبَ فِي كِتَابِهِ، فَهْوَ عِنْدَهُ فَوْقَ الْعَرْشِ إِنَّ رَحْمَتِي غَلَبَتْ غَضَبِي ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ‌Abu ​Huraira ‌: Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand Allah a terminé la création, Il a écrit dans Son Livre qui est auprès de Lui sur le Trône : ‘Ma Miséricorde l’emporte sur Ma colère.’ »
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #3194 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 111
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌مُسَدَّدٌ، ​حَدَّثَنَا ‌أَبُو ​عَوَانَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ إِذَا دَعَا الرَّجُلُ امْرَأَتَهُ إِلَى فِرَاشِهِ فَأَبَتْ، فَبَاتَ غَضْبَانَ عَلَيْهَا، لَعَنَتْهَا الْمَلاَئِكَةُ حَتَّى تُصْبِحَ ‏"‏‏.‏ تَابَعَهُ شُعْبَةُ وَأَبُو حَمْزَةَ وَابْنُ دَاوُدَ وَأَبُو مُعَاوِيَةَ عَنِ الأَعْمَشِ‏.‏
Rapporté ‌par ​Abu ‌Huraira ​: Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si un mari appelle sa femme à son lit (pour avoir une relation) et qu’elle refuse, le laissant passer la nuit en colère, les anges la maudiront jusqu’au matin. »
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #3237 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 112
Sulaiman bin Surad (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَبْدَانُ، ‌عَنْ ​أَبِي ‌حَمْزَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ عَدِيِّ بْنِ ثَابِتٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ صُرَدٍ، قَالَ كُنْتُ جَالِسًا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَرَجُلاَنِ يَسْتَبَّانِ، فَأَحَدُهُمَا احْمَرَّ وَجْهُهُ وَانْتَفَخَتْ أَوْدَاجُهُ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنِّي لأَعْلَمُ كَلِمَةً لَوْ قَالَهَا ذَهَبَ عَنْهُ مَا يَجِدُ، لَوْ قَالَ أَعُوذُ بِاللَّهِ مِنَ الشَّيْطَانِ‏.‏ ذَهَبَ عَنْهُ مَا يَجِدُ ‏"‏‏.‏ فَقَالُوا لَهُ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ تَعَوَّذْ بِاللَّهِ مِنَ الشَّيْطَانِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ وَهَلْ بِي جُنُونٌ
Rapporté ‌par ‌Sulaiman ​bin ‌Surd : Alors que j’étais assis en compagnie du Prophète, deux hommes se sont insultés et le visage de l’un d’eux est devenu rouge de colère, ses veines du cou ont gonflé (il était furieux). À ce moment, le Prophète a dit : « Je connais un mot qui, s’il le dit, le calmera. S’il dit : ‘Je cherche protection auprès d’Allah contre Satan’, alors toute sa colère disparaîtra. » Quelqu’un lui a dit : « Le Prophète a dit : ‘Cherche protection auprès d’Allah contre Satan.’ » L’homme en colère a répondu : « Suis-je fou ? »
Sulaiman bin Surad (RA) Sahih Al-Boukhari #3282 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 113
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌نَصْرُ ​بْنُ ​عَلِيٍّ، ‌أَخْبَرَنَا عَبْدُ الأَعْلَى، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ دَخَلَتِ امْرَأَةٌ النَّارَ فِي هِرَّةٍ رَبَطَتْهَا، فَلَمْ تُطْعِمْهَا، وَلَمْ تَدَعْهَا تَأْكُلُ مِنْ خِشَاشِ الأَرْضِ ‏"‏‏.‏ قَالَ وَحَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ عَنْ سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِثْلَهُ‏.‏
Rapporté ‌par ​Ibn ​‘Umar ‌: Le Prophète (ﷺ) a dit : « Une femme est entrée dans le Feu (de l’Enfer) à cause d’un chat qu’elle avait attaché, sans lui donner à manger ni le laisser libre pour qu’il puisse se nourrir des petites bêtes de la terre. »
Abdullah ibn Umar (RA) Sahih Al-Boukhari #3318 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 114
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي ​إِسْحَاقُ ​بْنُ ‌نَصْرٍ، ‌حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو حَيَّانَ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي دَعْوَةٍ، فَرُفِعَ إِلَيْهِ الذِّرَاعُ، وَكَانَتْ تُعْجِبُهُ، فَنَهَسَ مِنْهَا نَهْسَةً وَقَالَ ‏ "‏ أَنَا سَيِّدُ الْقَوْمِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، هَلْ تَدْرُونَ بِمَنْ يَجْمَعُ اللَّهُ الأَوَّلِينَ وَالآخِرِينَ فِي صَعِيدٍ وَاحِدٍ فَيُبْصِرُهُمُ النَّاظِرُ وَيُسْمِعُهُمُ الدَّاعِي، وَتَدْنُو مِنْهُمُ الشَّمْسُ، فَيَقُولُ بَعْضُ النَّاسِ أَلاَ تَرَوْنَ إِلَى مَا أَنْتُمْ فِيهِ، إِلَى مَا بَلَغَكُمْ، أَلاَ تَنْظُرُونَ إِلَى مَنْ يَشْفَعُ لَكُمْ إِلَى رَبِّكُمْ فَيَقُولُ بَعْضُ النَّاسِ أَبُوكُمْ آدَمُ، فَيَأْتُونَهُ فَيَقُولُونَ يَا آدَمُ أَنْتَ أَبُو الْبَشَرِ، خَلَقَكَ اللَّهُ بِيَدِهِ وَنَفَخَ فِيكَ مِنْ رُوحِهِ، وَأَمَرَ الْمَلاَئِكَةَ فَسَجَدُوا لَكَ، وَأَسْكَنَكَ الْجَنَّةَ، أَلاَ تَشْفَعُ لَنَا إِلَى رَبِّكَ أَلاَ تَرَى مَا نَحْنُ فِيهِ وَمَا بَلَغَنَا فَيَقُولُ رَبِّي غَضِبَ غَضَبًا لَمْ يَغْضَبْ قَبْلَهُ مِثْلَهُ، وَلاَ يَغْضَبُ بَعْدَهُ مِثْلَهُ، وَنَهَانِي عَنِ الشَّجَرَةِ فَعَصَيْتُهُ، نَفْسِي نَفْسِي، اذْهَبُوا إِلَى غَيْرِي، اذْهَبُوا إِلَى نُوحٍ‏.‏ فَيَأْتُونَ نُوحًا فَيَقُولُونَ يَا نُوحُ أَنْتَ أَوَّلُ الرُّسُلِ إِلَى أَهْلِ الأَرْضِ، وَسَمَّاكَ اللَّهُ عَبْدًا شَكُورًا، أَمَا تَرَى إِلَى مَا نَحْنُ فِيهِ أَلاَ تَرَى إِلَى مَا بَلَغَنَا أَلاَ تَشْفَعُ لَنَا إِلَى رَبِّكَ فَيَقُولُ رَبِّي غَضِبَ الْيَوْمَ غَضَبًا لَمْ يَغْضَبْ قَبْلَهُ مِثْلَهُ، وَلاَ يَغْضَبُ بَعْدَهُ مِثْلَهُ، نَفْسِي نَفْسِي، ائْتُوا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم، فَيَأْتُونِي، فَأَسْجُدُ تَحْتَ الْعَرْشِ فَيُقَالُ يَا مُحَمَّدُ ارْفَعْ رَأْسَكَ وَاشْفَعْ تُشَفَّعْ، وَسَلْ تُعْطَهُ ‏"‏‏.‏ قَالَ مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدٍ لاَ أَحْفَظُ سَائِرَهُ‏.‏
Rapporté ​par ​Abu ‌Huraira ‌: Nous étions avec le Prophète (ﷺ) lors d’un banquet et on lui a servi une épaule de mouton cuite, qu’il aimait particulièrement. Il en a mangé un morceau et a dit : « Je serai le chef de tous les gens le Jour de la Résurrection. Savez-vous comment Allah rassemblera tous les premiers et les derniers (les gens) en un même lieu, où chacun pourra les voir et entendre l’annonceur, et où le soleil sera proche d’eux ? Certains diront : ‘Ne voyez-vous pas dans quelle situation vous êtes et à quel point vous en êtes arrivés ? Pourquoi ne cherchez-vous pas quelqu’un qui puisse intercéder pour vous auprès de votre Seigneur ?’ Certains diront : ‘Allez voir votre père, Adam.’ Ils iront le voir et diront : ‘Ô Adam ! Tu es le père de toute l’humanité, Allah t’a créé de Ses propres mains, a ordonné aux anges de se prosterner devant toi et t’a fait vivre au Paradis. Ne vas-tu pas intercéder pour nous auprès de ton Seigneur ? Ne vois-tu pas dans quelle situation misérable nous sommes et à quel point nous en sommes arrivés ?’ Adam répondra : ‘Mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été et ne le sera jamais ; en plus, Il m’a interdit (de manger de) l’arbre, mais j’ai désobéi (à Son ordre), je pense à moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Noé.’ Ils iront voir Noé et diront : ‘Ô Noé ! Tu es le premier des messagers d’Allah envoyés aux gens de la terre, et Allah t’a appelé Son serviteur reconnaissant. Ne vois-tu pas dans quelle situation misérable nous sommes et à quel point nous en sommes arrivés ? Ne vas-tu pas intercéder pour nous auprès de ton Seigneur ?’ Noé répondra : ‘Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Moi-même ! Moi-même ! Allez voir le Prophète (Muhammad).’ Les gens viendront à moi, et je me prosternerai sous le Trône d’Allah. Alors il me sera dit : ‘Ô Muhammad ! Lève la tête ; intercède, ton intercession sera acceptée, et demande, tu recevras. »
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #3340 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 115
Abou Saïd (RA)
Sahih
قَالَ ‌وَقَالَ ‌ابْنُ ‌كَثِيرٍ ‌عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ أَبِي نُعْمٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ عَلِيٌّ ـ رضى الله عنه ـ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِذُهَيْبَةٍ فَقَسَمَهَا بَيْنَ الأَرْبَعَةِ الأَقْرَعِ بْنِ حَابِسٍ الْحَنْظَلِيِّ ثُمَّ الْمُجَاشِعِيِّ، وَعُيَيْنَةَ بْنِ بَدْرٍ الْفَزَارِيِّ، وَزَيْدٍ الطَّائِيِّ ثُمَّ أَحَدِ بَنِي نَبْهَانَ، وَعَلْقَمَةَ بْنِ عُلاَثَةَ الْعَامِرِيِّ ثُمَّ أَحَدِ بَنِي كِلاَبٍ، فَغَضِبَتْ قُرَيْشٌ وَالأَنْصَارُ، قَالُوا يُعْطِي صَنَادِيدَ أَهْلِ نَجْدٍ وَيَدَعُنَا‏.‏ قَالَ ‏"‏ إِنَّمَا أَتَأَلَّفُهُمْ ‏"‏‏.‏ فَأَقْبَلَ رَجُلٌ غَائِرُ الْعَيْنَيْنِ مُشْرِفُ الْوَجْنَتَيْنِ، نَاتِئُ الْجَبِينِ، كَثُّ اللِّحْيَةِ، مَحْلُوقٌ فَقَالَ اتَّقِ اللَّهَ يَا مُحَمَّدُ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ مَنْ يُطِعِ اللَّهَ إِذَا عَصَيْتُ، أَيَأْمَنُنِي اللَّهُ عَلَى أَهْلِ الأَرْضِ فَلاَ تَأْمَنُونِي ‏"‏‏.‏ فَسَأَلَهُ رَجُلٌ قَتْلَهُ ـ أَحْسِبُهُ خَالِدَ بْنَ الْوَلِيدِ ـ فَمَنَعَهُ، فَلَمَّا وَلَّى قَالَ ‏"‏ إِنَّ مِنْ ضِئْضِئِ هَذَا ـ أَوْ فِي عَقِبِ هَذَا ـ قَوْمٌ يَقْرَءُونَ الْقُرْآنَ، لاَ يُجَاوِزُ حَنَاجِرَهُمْ، يَمْرُقُونَ مِنَ الدِّينِ مُرُوقَ السَّهْمِ مِنَ الرَّمِيَّةِ، يَقْتُلُونَ أَهْلَ الإِسْلاَمِ، وَيَدَعُونَ أَهْلَ الأَوْثَانِ، لَئِنْ أَنَا أَدْرَكْتُهُمْ لأَقْتُلَنَّهُمْ قَتْلَ عَادٍ ‏"‏‏.‏
Rapporté ‌par ‌Abu ‌Sa`id ‌: `Ali a envoyé un morceau d’or au Prophète (ﷺ) qui l’a distribué à quatre personnes : Al-Aqra’ bin H`Abis Al-Hanzali de la tribu de Mujashi, ‘Uyaina bin Badr Al-Fazari, Zaid at-Ta’i de la tribu de Bani Nahban, et ‘Alqama bin Ulatha Al-‘Amir de la tribu de Bani Kilab. Les Quraish et les Ansar se sont alors fâchés et ont dit : « Il (le Prophète) donne aux chefs du Najd et ne nous donne pas à nous. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je leur donne pour attirer leur cœur (vers l’Islam). » Ensuite, un homme aux yeux enfoncés, aux joues saillantes, au front large, à la barbe épaisse et à la tête rasée, s’est avancé devant le Prophète (ﷺ) et a dit : « Crains Allah, ô Muhammad ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qui obéirait à Allah si je Lui désobéissais ? (Est-ce juste qu’) Allah m’ait confié tous les gens de la terre alors que toi, tu ne me fais pas confiance ? » Quelqu’un, je pense que c’était Khalid bin Al-Walid, a demandé au Prophète (ﷺ) la permission de lui trancher la tête, mais il l’en a empêché. Quand l’homme est parti, le Prophète (ﷺ) a dit : « Parmi les descendants de cet homme, il y en aura qui réciteront le Coran, mais le Coran ne dépassera pas leur gorge (c’est-à-dire qu’ils le réciteront sans le comprendre ni l’appliquer), et ils sortiront de la religion aussi vite qu’une flèche traverse le corps d’un gibier. Ils tueront les musulmans mais ne dérangeront pas les idolâtres. Si je vis jusqu’à leur époque, je les tuerai comme le peuple de ‘Ad a été tué (c’est-à-dire que je les exterminerai tous). »
Abou Saïd (RA) Sahih Al-Boukhari #3344 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 116
Zainab bint Jahsh (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌يَحْيَى ‌بْنُ ​بُكَيْرٍ، ‌حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّ زَيْنَبَ ابْنَةَ أَبِي سَلَمَةَ، حَدَّثَتْهُ عَنْ أُمِّ حَبِيبَةَ بِنْتِ أَبِي سُفْيَانَ، عَنْ زَيْنَبَ ابْنَةِ جَحْشٍ ـ رضى الله عنهن أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم دَخَلَ عَلَيْهَا فَزِعًا يَقُولُ ‏"‏ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَيْلٌ لِلْعَرَبِ مِنْ شَرٍّ قَدِ اقْتَرَبَ فُتِحَ الْيَوْمَ مِنْ رَدْمِ يَأْجُوجَ وَمَأْجُوجَ مِثْلُ هَذِهِ ‏"‏‏.‏ وَحَلَّقَ بِإِصْبَعِهِ الإِبْهَامِ وَالَّتِي تَلِيهَا‏.‏ قَالَتْ زَيْنَبُ ابْنَةُ جَحْشٍ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنَهْلِكُ وَفِينَا الصَّالِحُونَ قَالَ ‏"‏ نَعَمْ، إِذَا كَثُرَ الْخُبْثُ ‏"‏‏.‏
Rapporté ‌par ‌Zainab ​bint ‌Jahsh رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) est venu chez elle, effrayé, et a dit : « Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah. Malheur aux Arabes à cause d’un danger qui s’est rapproché. Une ouverture a été faite dans le mur de Gog et Magog comme ceci, » en faisant un cercle avec son pouce et son index. Zainab bint Jahsh a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Serons-nous détruits alors qu’il y a des gens pieux parmi nous ? » Il a dit : « Oui, quand les gens mauvais seront nombreux. »
Zainab bint Jahsh (RA) Sahih Al-Boukhari #3346 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 117
Ibn Abbas (RA)
Sahih
وَحَدَّثَنِي ‌عَبْدُ ​اللَّهِ ‌بْنُ ‌مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ أَيُّوبَ السَّخْتِيَانِيِّ، وَكَثِيرِ بْنِ كَثِيرِ بْنِ الْمُطَّلِبِ بْنِ أَبِي وَدَاعَةَ،، يَزِيدُ أَحَدُهُمَا عَلَى الآخَرِ عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ أَوَّلَ مَا اتَّخَذَ النِّسَاءُ الْمِنْطَقَ مِنْ قِبَلِ أُمِّ إِسْمَاعِيلَ، اتَّخَذَتْ مِنْطَقًا لَتُعَفِّيَ أَثَرَهَا عَلَى سَارَةَ، ثُمَّ جَاءَ بِهَا إِبْرَاهِيمُ، وَبِابْنِهَا إِسْمَاعِيلَ وَهْىَ تُرْضِعُهُ حَتَّى وَضَعَهُمَا عِنْدَ الْبَيْتِ عِنْدَ دَوْحَةٍ، فَوْقَ زَمْزَمَ فِي أَعْلَى الْمَسْجِدِ، وَلَيْسَ بِمَكَّةَ يَوْمَئِذٍ أَحَدٌ، وَلَيْسَ بِهَا مَاءٌ، فَوَضَعَهُمَا هُنَالِكَ، وَوَضَعَ عِنْدَهُمَا جِرَابًا فِيهِ تَمْرٌ وَسِقَاءً فِيهِ مَاءٌ، ثُمَّ قَفَّى إِبْرَاهِيمُ مُنْطَلِقًا فَتَبِعَتْهُ أُمُّ إِسْمَاعِيلَ فَقَالَتْ يَا إِبْرَاهِيمُ أَيْنَ تَذْهَبُ وَتَتْرُكُنَا بِهَذَا الْوَادِي الَّذِي لَيْسَ فِيهِ إِنْسٌ وَلاَ شَىْءٌ فَقَالَتْ لَهُ ذَلِكَ مِرَارًا، وَجَعَلَ لاَ يَلْتَفِتُ إِلَيْهَا فَقَالَتْ لَهُ آللَّهُ الَّذِي أَمَرَكَ بِهَذَا قَالَ نَعَمْ‏.‏ قَالَتْ إِذًا لاَ يُضَيِّعُنَا‏.‏ ثُمَّ رَجَعَتْ، فَانْطَلَقَ إِبْرَاهِيمُ حَتَّى إِذَا كَانَ عِنْدَ الثَّنِيَّةِ حَيْثُ لاَ يَرَوْنَهُ اسْتَقْبَلَ بِوَجْهِهِ الْبَيْتَ، ثُمَّ دَعَا بِهَؤُلاَءِ الْكَلِمَاتِ وَرَفَعَ يَدَيْهِ، فَقَالَ ‏{‏رَبَّنَا إِنِّي أَسْكَنْتُ مِنْ ذُرِّيَّتِي بِوَادٍ غَيْرِ ذِي زَرْعٍ‏}‏ حَتَّى بَلَغَ ‏{‏يَشْكُرُونَ‏}‏‏.‏ وَجَعَلَتْ أُمُّ إِسْمَاعِيلَ تُرْضِعُ إِسْمَاعِيلَ، وَتَشْرَبُ مِنْ ذَلِكَ الْمَاءِ، حَتَّى إِذَا نَفِدَ مَا فِي السِّقَاءِ عَطِشَتْ وَعَطِشَ ابْنُهَا، وَجَعَلَتْ تَنْظُرُ إِلَيْهِ يَتَلَوَّى ـ أَوْ قَالَ يَتَلَبَّطُ ـ فَانْطَلَقَتْ كَرَاهِيَةَ أَنْ تَنْظُرَ إِلَيْهِ، فَوَجَدَتِ الصَّفَا أَقْرَبَ جَبَلٍ فِي الأَرْضِ يَلِيهَا، فَقَامَتْ عَلَيْهِ ثُمَّ اسْتَقْبَلَتِ الْوَادِيَ تَنْظُرُ هَلْ تَرَى أَحَدًا فَلَمْ تَرَ أَحَدًا، فَهَبَطَتْ مِنَ، الصَّفَا حَتَّى إِذَا بَلَغَتِ الْوَادِيَ رَفَعَتْ طَرَفَ دِرْعِهَا، ثُمَّ سَعَتْ سَعْىَ الإِنْسَانِ الْمَجْهُودِ، حَتَّى جَاوَزَتِ الْوَادِيَ، ثُمَّ أَتَتِ الْمَرْوَةَ، فَقَامَتْ عَلَيْهَا وَنَظَرَتْ هَلْ تَرَى أَحَدًا، فَلَمْ تَرَ أَحَدًا، فَفَعَلَتْ ذَلِكَ سَبْعَ مَرَّاتٍ ـ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ فَذَلِكَ سَعْىُ النَّاسِ بَيْنَهُمَا ‏"‏‏.‏ ـ فَلَمَّا أَشْرَفَتْ عَلَى الْمَرْوَةِ سَمِعَتْ صَوْتًا، فَقَالَتْ صَهٍ‏.‏ تُرِيدَ نَفْسَهَا، ثُمَّ تَسَمَّعَتْ، فَسَمِعَتْ أَيْضًا، فَقَالَتْ قَدْ أَسْمَعْتَ، إِنْ كَانَ عِنْدَكَ غِوَاثٌ‏.‏ فَإِذَا هِيَ بِالْمَلَكِ، عِنْدَ مَوْضِعِ زَمْزَمَ، فَبَحَثَ بِعَقِبِهِ ـ أَوْ قَالَ بِجَنَاحِهِ ـ حَتَّى ظَهَرَ الْمَاءُ، فَجَعَلَتْ تُحَوِّضُهُ وَتَقُولُ بِيَدِهَا هَكَذَا، وَجَعَلَتْ تَغْرِفُ مِنَ الْمَاءِ فِي سِقَائِهَا، وَهْوَ يَفُورُ بَعْدَ مَا تَغْرِفُ ـ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ يَرْحَمُ اللَّهُ أُمَّ إِسْمَاعِيلَ لَوْ تَرَكَتْ زَمْزَمَ ـ أَوْ قَالَ لَوْ لَمْ تَغْرِفْ مِنَ الْمَاءِ ـ لَكَانَتْ زَمْزَمُ عَيْنًا مَعِينًا ‏"‏‏.‏ ـ قَالَ فَشَرِبَتْ وَأَرْضَعَتْ وَلَدَهَا، فَقَالَ لَهَا الْمَلَكُ لاَ تَخَافُوا الضَّيْعَةَ، فَإِنَّ هَا هُنَا بَيْتَ اللَّهِ، يَبْنِي هَذَا الْغُلاَمُ، وَأَبُوهُ، وَإِنَّ اللَّهَ لاَ يُضِيعُ أَهْلَهُ‏.‏ وَكَانَ الْبَيْتُ مُرْتَفِعًا مِنَ الأَرْضِ كَالرَّابِيَةِ، تَأْتِيهِ السُّيُولُ فَتَأْخُذُ عَنْ يَمِينِهِ وَشِمَالِهِ، فَكَانَتْ كَذَلِكَ، حَتَّى مَرَّتْ بِهِمْ رُفْقَةٌ مِنْ جُرْهُمَ ـ أَوْ أَهْلُ بَيْتٍ مِنْ جُرْهُمَ ـ مُقْبِلِينَ مِنْ طَرِيقِ كَدَاءٍ فَنَزَلُوا فِي أَسْفَلِ مَكَّةَ، فَرَأَوْا طَائِرًا عَائِفًا‏.‏ فَقَالُوا إِنَّ هَذَا الطَّائِرَ لَيَدُورُ عَلَى مَاءٍ، لَعَهْدُنَا بِهَذَا الْوَادِي وَمَا فِيهِ مَاءٌ، فَأَرْسَلُوا جَرِيًّا أَوْ جَرِيَّيْنِ، فَإِذَا هُمْ بِالْمَاءِ، فَرَجَعُوا فَأَخْبَرُوهُمْ بِالْمَاءِ، فَأَقْبَلُوا، قَالَ وَأُمُّ إِسْمَاعِيلَ عِنْدَ الْمَاءِ فَقَالُوا أَتَأْذَنِينَ لَنَا أَنْ نَنْزِلَ عِنْدَكِ فَقَالَتْ نَعَمْ، وَلَكِنْ لاَ حَقَّ لَكُمْ فِي الْمَاءِ‏.‏ قَالُوا نَعَمْ‏.‏ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ فَأَلْفَى ذَلِكَ أُمَّ إِسْمَاعِيلَ، وَهْىَ تُحِبُّ الإِنْسَ ‏"‏ فَنَزَلُوا وَأَرْسَلُوا إِلَى أَهْلِيهِمْ، فَنَزَلُوا مَعَهُمْ حَتَّى إِذَا كَانَ بِهَا أَهْلُ أَبْيَاتٍ مِنْهُمْ، وَشَبَّ الْغُلاَمُ، وَتَعَلَّمَ الْعَرَبِيَّةَ مِنْهُمْ، وَأَنْفَسَهُمْ وَأَعْجَبَهُمْ حِينَ شَبَّ، فَلَمَّا أَدْرَكَ زَوَّجُوهُ امْرَأَةً مِنْهُمْ، وَمَاتَتْ أُمُّ إِسْمَاعِيلَ، فَجَاءَ إِبْرَاهِيمُ، بَعْدَ مَا تَزَوَّجَ إِسْمَاعِيلُ يُطَالِعُ تَرِكَتَهُ، فَلَمْ يَجِدْ إِسْمَاعِيلَ، فَسَأَلَ امْرَأَتَهُ عَنْهُ فَقَالَتْ خَرَجَ يَبْتَغِي لَنَا‏.‏ ثُمَّ سَأَلَهَا عَنْ عَيْشِهِمْ وَهَيْئَتِهِمْ فَقَالَتْ نَحْنُ بِشَرٍّ، نَحْنُ فِي ضِيقٍ وَشِدَّةٍ‏.‏ فَشَكَتْ إِلَيْهِ‏.‏ قَالَ فَإِذَا جَاءَ زَوْجُكِ فَاقْرَئِي عَلَيْهِ السَّلاَمَ، وَقُولِي لَهُ يُغَيِّرْ عَتَبَةَ بَابِهِ‏.‏ فَلَمَّا جَاءَ إِسْمَاعِيلُ، كَأَنَّهُ آنَسَ شَيْئًا، فَقَالَ هَلْ جَاءَكُمْ مِنْ أَحَدٍ قَالَتْ نَعَمْ، جَاءَنَا شَيْخٌ كَذَا وَكَذَا، فَسَأَلَنَا عَنْكَ فَأَخْبَرْتُهُ، وَسَأَلَنِي كَيْفَ عَيْشُنَا فَأَخْبَرْتُهُ أَنَّا فِي جَهْدٍ وَشِدَّةٍ‏.‏ قَالَ فَهَلْ أَوْصَاكِ بِشَىْءٍ قَالَتْ نَعَمْ، أَمَرَنِي أَنْ أَقْرَأَ عَلَيْكَ السَّلاَمَ، وَيَقُولُ غَيِّرْ عَتَبَةَ بَابِكَ‏.‏ قَالَ ذَاكِ أَبِي وَقَدْ أَمَرَنِي أَنْ أُفَارِقَكِ الْحَقِي بِأَهْلِكِ‏.‏ فَطَلَّقَهَا، وَتَزَوَّجَ مِنْهُمْ أُخْرَى، فَلَبِثَ عَنْهُمْ إِبْرَاهِيمُ مَا شَاءَ اللَّهُ ثُمَّ أَتَاهُمْ بَعْدُ، فَلَمْ يَجِدْهُ، فَدَخَلَ عَلَى امْرَأَتِهِ، فَسَأَلَهَا عَنْهُ‏.‏ فَقَالَتْ خَرَجَ يَبْتَغِي لَنَا‏.‏ قَالَ كَيْفَ أَنْتُمْ وَسَأَلَهَا عَنْ عَيْشِهِمْ، وَهَيْئَتِهِمْ‏.‏ فَقَالَتْ نَحْنُ بِخَيْرٍ وَسَعَةٍ‏.‏ وَأَثْنَتْ عَلَى اللَّهِ‏.‏ فَقَالَ مَا طَعَامُكُمْ قَالَتِ اللَّحْمُ‏.‏ قَالَ فَمَا شَرَابُكُمْ قَالَتِ الْمَاءُ‏.‏ فَقَالَ اللَّهُمَّ بَارِكْ لَهُمْ فِي اللَّحْمِ وَالْمَاءِ‏.‏ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ وَلَمْ يَكُنْ لَهُمْ يَوْمَئِذٍ حَبٌّ، وَلَوْ كَانَ لَهُمْ دَعَا لَهُمْ فِيهِ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَهُمَا لاَ يَخْلُو عَلَيْهِمَا أَحَدٌ بِغَيْرِ مَكَّةَ إِلاَّ لَمْ يُوَافِقَاهُ‏.‏ قَالَ فَإِذَا جَاءَ زَوْجُكِ فَاقْرَئِي عَلَيْهِ السَّلاَمَ، وَمُرِيهِ يُثْبِتُ عَتَبَةَ بَابِهِ، فَلَمَّا جَاءَ إِسْمَاعِيلُ قَالَ هَلْ أَتَاكُمْ مِنْ أَحَدٍ قَالَتْ نَعَمْ أَتَانَا شَيْخٌ حَسَنُ الْهَيْئَةِ، وَأَثْنَتْ عَلَيْهِ، فَسَأَلَنِي عَنْكَ فَأَخْبَرْتُهُ، فَسَأَلَنِي كَيْفَ عَيْشُنَا فَأَخْبَرْتُهُ أَنَّا بِخَيْرٍ‏.‏ قَالَ فَأَوْصَاكِ بِشَىْءٍ قَالَتْ نَعَمْ، هُوَ يَقْرَأُ عَلَيْكَ السَّلاَمَ، وَيَأْمُرُكَ أَنْ تُثْبِتَ عَتَبَةَ بَابِكَ‏.‏ قَالَ ذَاكِ أَبِي، وَأَنْتِ الْعَتَبَةُ، أَمَرَنِي أَنْ أُمْسِكَكِ‏.‏ ثُمَّ لَبِثَ عَنْهُمْ مَا شَاءَ اللَّهُ، ثُمَّ جَاءَ بَعْدَ ذَلِكَ، وَإِسْمَاعِيلُ يَبْرِي نَبْلاً لَهُ تَحْتَ دَوْحَةٍ قَرِيبًا مِنْ زَمْزَمَ، فَلَمَّا رَآهُ قَامَ إِلَيْهِ، فَصَنَعَا كَمَا يَصْنَعُ الْوَالِدُ بِالْوَلَدِ وَالْوَلَدُ بِالْوَالِدِ، ثُمَّ قَالَ يَا إِسْمَاعِيلُ، إِنَّ اللَّهَ أَمَرَنِي بِأَمْرٍ‏.‏ قَالَ فَاصْنَعْ مَا أَمَرَكَ رَبُّكَ‏.‏ قَالَ وَتُعِينُنِي قَالَ وَأُعِينُكَ‏.‏ قَالَ فَإِنَّ اللَّهَ أَمَرَنِي أَنْ أَبْنِيَ هَا هُنَا بَيْتًا‏.‏ وَأَشَارَ إِلَى أَكَمَةٍ مُرْتَفِعَةٍ عَلَى مَا حَوْلَهَا‏.‏ قَالَ فَعِنْدَ ذَلِكَ رَفَعَا الْقَوَاعِدَ مِنَ الْبَيْتِ، فَجَعَلَ إِسْمَاعِيلُ يَأْتِي بِالْحِجَارَةِ، وَإِبْرَاهِيمُ يَبْنِي، حَتَّى إِذَا ارْتَفَعَ الْبِنَاءُ جَاءَ بِهَذَا الْحَجَرِ فَوَضَعَهُ لَهُ، فَقَامَ عَلَيْهِ وَهْوَ يَبْنِي، وَإِسْمَاعِيلُ يُنَاوِلُهُ الْحِجَارَةَ، وَهُمَا يَقُولاَنِ ‏{‏رَبَّنَا تَقَبَّلْ مِنَّا إِنَّكَ أَنْتَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ‏}‏‏.‏ قَالَ فَجَعَلاَ يَبْنِيَانِ حَتَّى يَدُورَا حَوْلَ الْبَيْتِ، وَهُمَا يَقُولاَنِ ‏{‏رَبَّنَا تَقَبَّلْ مِنَّا إِنَّكَ أَنْتَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ ‏}‏‏.‏
Rapporté ‌par ​Ibn ‌`Abbas ‌: La première femme à utiliser une ceinture fut la mère d’Ismaël. Elle a mis une ceinture pour cacher ses traces à Sarah. Abraham l’a amenée, elle et son fils Ismaël, alors qu’elle l’allaitait, près de la Ka`ba, sous un arbre à l’endroit de Zamzam, à l’endroit le plus élevé de la mosquée. À cette époque, il n’y avait personne à La Mecque, ni aucune eau. Il les a installés là, a mis près d’eux un sac en cuir contenant des dattes et une petite gourde d’eau, puis il est reparti. La mère d’Ismaël l’a suivi en disant : « Ô Abraham ! Où vas-tu, en nous laissant dans cette vallée où il n’y a personne avec qui nous pourrions vivre, ni rien à manger ? » Elle a répété cela plusieurs fois, mais il ne s’est pas retourné. Elle lui a alors demandé : « Est-ce Allah qui t’a ordonné de faire cela ? » Il a répondu : « Oui. » Elle a dit : « Alors Il ne nous abandonnera pas. » Elle est retournée à sa place et Abraham a continué son chemin. Arrivé à la Thaniya, là où ils ne pouvaient plus le voir, il s’est tourné vers la Ka`ba, a levé les mains et a invoqué Allah en disant : « Ô notre Seigneur ! J’ai installé une partie de ma descendance dans une vallée sans culture, près de Ta Maison sacrée (Ka`ba à La Mecque), afin, ô notre Seigneur, qu’ils accomplissent parfaitement la prière. Fais que des cœurs parmi les hommes s’attachent à eux et (ô Allah) accorde-leur des fruits, afin qu’ils soient reconnaissants. » (14.37) La mère d’Ismaël a continué à l’allaiter et à boire l’eau qu’elle avait. Quand l’eau de la gourde a été épuisée, elle a eu soif et son enfant aussi. Elle a commencé à regarder son fils (Ismaël) qui se tordait de douleur ; elle l’a laissé, car elle ne supportait pas de le voir ainsi, et a vu que la montagne de Safa était la plus proche. Elle s’est mise debout dessus et a regardé attentivement la vallée pour voir si quelqu’un arrivait, mais elle n’a vu personne. Elle est descendue de Safa et, arrivée dans la vallée, elle a relevé sa robe et a couru, comme une personne en détresse, jusqu’à ce qu’elle atteigne la montagne de Marwa, où elle s’est arrêtée pour regarder, espérant voir quelqu’un, mais elle n’a vu personne. Elle a répété cela (courir entre Safa et Marwa) sept fois. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est l’origine de la tradition de la marche entre Safa et Marwa. Quand elle est arrivée à Marwa (la dernière fois), elle a entendu une voix, s’est arrêtée et a écouté attentivement. Elle a entendu la voix à nouveau et a dit : ‘Ô, (qui que tu sois) ! Tu m’as fait entendre ta voix ; as-tu quelque chose pour m’aider ?’ Et voilà qu’elle a vu un ange à l’endroit de Zamzam, creusant la terre avec son talon (ou son aile), jusqu’à ce que l’eau jaillisse. Elle a commencé à faire comme un bassin autour de l’eau avec ses mains, et a rempli sa gourde avec l’eau, qui continuait à couler même après qu’elle en ait pris. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle avait laissé Zamzam couler sans essayer de la retenir (ou si elle n’avait pas puisé l’eau pour remplir sa gourde), Zamzam serait devenue un ruisseau à la surface de la terre. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ensuite, elle a bu et a allaité son enfant. L’ange lui a dit : ‘N’aie pas peur d’être abandonnée, car c’est la Maison d’Allah qui sera construite par ce garçon et son père, et Allah n’abandonne jamais Ses gens.’ La Maison (la Ka`ba) à cette époque était sur une hauteur, et quand il pleuvait, l’eau passait à droite et à gauche. Elle a vécu ainsi jusqu’à ce que des gens de la tribu de Jurhum ou une famille de Jurhum passent par là, alors qu’ils venaient par le chemin de Kada’. Ils se sont arrêtés dans la partie basse de La Mecque et ont vu un oiseau qui avait l’habitude de voler autour de l’eau sans la quitter. Ils ont dit : ‘Cet oiseau doit tourner autour de l’eau, alors que nous savons qu’il n’y a pas d’eau dans cette vallée.’ Ils ont envoyé un ou deux messagers qui ont découvert la source d’eau et sont revenus en informer les autres. Ils sont alors tous venus (vers l’eau). » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « La mère d’Ismaël était assise près de l’eau. Ils lui ont demandé : ‘Nous permets-tu de rester avec toi ?’ Elle a répondu : ‘Oui, mais vous n’aurez pas le droit de posséder l’eau.’ Ils ont accepté. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « La mère d’Ismaël était satisfaite de la situation car elle aimait avoir de la compagnie. Ils se sont donc installés là, puis ont fait venir leurs familles qui se sont installées aussi, et certaines familles sont devenues des résidents permanents. L’enfant (Ismaël) a grandi, a appris l’arabe avec eux, et ses qualités les ont fait l’aimer. Quand il a atteint la puberté, ils l’ont marié à une femme parmi eux. Après la mort de la mère d’Ismaël, Abraham est revenu après le mariage d’Ismaël pour voir sa famille qu’il avait laissée, mais il n’a pas trouvé Ismaël. Il a demandé à sa femme où il était, et elle a répondu : ‘Il est parti chercher de quoi vivre.’ Il lui a alors demandé comment ils vivaient, et elle a répondu : ‘Nous vivons dans la misère, dans la difficulté et la pauvreté’, se plaignant à lui. Il a dit : ‘Quand ton mari reviendra, transmets-lui mon salut et dis-lui de changer le seuil de la porte (de sa maison).’ Quand Ismaël est revenu, il a senti quelque chose d’inhabituel et a demandé à sa femme : ‘Quelqu’un t’a-t-il rendu visite ?’ Elle a répondu : ‘Oui, un vieil homme avec telle description est venu, il a demandé après toi, je lui ai dit où tu étais, il a demandé comment nous vivions, je lui ai dit que nous étions dans la difficulté et la pauvreté.’ Ismaël a dit : ‘T’a-t-il donné un conseil ?’ Elle a répondu : ‘Oui, il m’a dit de te transmettre son salut et de te dire de changer le seuil de ta porte.’ Ismaël a dit : ‘C’était mon père, et il m’a ordonné de te divorcer. Retourne dans ta famille.’ Ismaël l’a donc divorcée et a épousé une autre femme parmi eux (les Jurhum). Puis Abraham est resté loin d’eux aussi longtemps qu’Allah l’a voulu, puis il est revenu mais n’a pas trouvé Ismaël. Il est allé voir la femme d’Ismaël et lui a demandé où il était. Elle a répondu : ‘Il est parti chercher de quoi vivre.’ Abraham lui a demandé comment ils allaient, et elle a répondu : ‘Nous sommes prospères et à l’aise (nous avons tout en abondance).’ Puis elle a remercié Allah. Abraham a demandé : ‘Quel est votre aliment ?’ Elle a répondu : ‘De la viande.’ Il a demandé : ‘Que buvez-vous ?’ Elle a répondu : ‘De l’eau.’ Il a dit : ‘Ô Allah ! Bénis leur viande et leur eau.’ Le Prophète a ajouté : « À cette époque, ils n’avaient pas de céréales, et s’ils en avaient eu, il aurait aussi demandé à Allah de les bénir. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Si quelqu’un n’a que ces deux choses pour vivre, sa santé et son humeur seront affectées, sauf s’il vit à La Mecque. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Abraham a alors dit à la femme d’Ismaël : ‘Quand ton mari reviendra, transmets-lui mes salutations et dis-lui de bien garder le seuil de sa porte.’ Quand Ismaël est revenu, il a demandé à sa femme : ‘Quelqu’un t’a-t-il rendu visite ?’ Elle a répondu : ‘Oui, un vieil homme beau est venu me voir’, puis elle l’a loué et a ajouté : ‘Il a demandé après toi, je lui ai dit où tu étais, il a demandé comment nous vivions, je lui ai dit que nous étions dans une bonne situation.’ Ismaël lui a demandé : ‘T’a-t-il donné un conseil ?’ Elle a répondu : ‘Oui, il m’a dit de te transmettre ses salutations et de te dire de bien garder le seuil de ta porte.’ Ismaël a dit : ‘C’était mon père, et tu es le seuil de la porte. Il m’a ordonné de te garder auprès de moi.’ Puis Abraham est resté loin d’eux aussi longtemps qu’Allah l’a voulu, puis il est revenu. Il a vu Ismaël sous un arbre près de Zamzam, aiguisant ses flèches. Quand il a vu Abraham, il s’est levé pour l’accueillir (et ils se sont salués comme un père et son fils). Abraham a dit : ‘Ô Ismaël ! Allah m’a donné un ordre.’ Ismaël a dit : ‘Fais ce que ton Seigneur t’a ordonné.’ Abraham a demandé : ‘Veux-tu m’aider ?’ Ismaël a dit : ‘Je t’aiderai.’ Abraham a dit : ‘Allah m’a ordonné de construire une maison ici’, en montrant une butte plus haute que le terrain autour. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ils ont alors élevé les fondations de la Maison (la Ka`ba). Ismaël apportait les pierres et Abraham construisait, et quand les murs sont devenus hauts, Ismaël a apporté cette pierre et l’a placée pour Abraham qui s’est tenu dessus pour continuer la construction, tandis qu’Ismaël lui passait les pierres, et tous deux disaient : ‘Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient.’ Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ils ont continué à construire et à tourner autour de la Ka`ba en disant : Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient. »
Ibn Abbas (RA) Sahih Al-Boukhari #3364 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 118
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَبْدُ ​اللَّهِ ‌بْنُ ​مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عَامِرٍ عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ عَمْرٍو، قَالَ حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ نَافِعٍ، عَنْ كَثِيرِ بْنِ كَثِيرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمَّا كَانَ بَيْنَ إِبْرَاهِيمَ وَبَيْنَ أَهْلِهِ مَا كَانَ، خَرَجَ بِإِسْمَاعِيلَ وَأُمِّ إِسْمَاعِيلَ، وَمَعَهُمْ شَنَّةٌ فِيهَا مَاءٌ، فَجَعَلَتْ أُمُّ إِسْمَاعِيلَ تَشْرَبُ مِنَ الشَّنَّةِ فَيَدِرُّ لَبَنُهَا عَلَى صَبِيِّهَا حَتَّى قَدِمَ مَكَّةَ، فَوَضَعَهَا تَحْتَ دَوْحَةٍ، ثُمَّ رَجَعَ إِبْرَاهِيمُ إِلَى أَهْلِهِ، فَاتَّبَعَتْهُ أُمُّ إِسْمَاعِيلَ، حَتَّى لَمَّا بَلَغُوا كَدَاءً نَادَتْهُ مِنْ وَرَائِهِ يَا إِبْرَاهِيمُ إِلَى مَنْ تَتْرُكُنَا قَالَ إِلَى اللَّهِ‏.‏ قَالَتْ رَضِيتُ بِاللَّهِ‏.‏ قَالَ فَرَجَعَتْ فَجَعَلَتْ تَشْرَبُ مِنَ الشَّنَّةِ وَيَدِرُّ لَبَنُهَا عَلَى صَبِيِّهَا، حَتَّى لَمَّا فَنِيَ الْمَاءُ قَالَتْ لَوْ ذَهَبْتُ فَنَظَرْتُ لَعَلِّي أُحِسُّ أَحَدًا‏.‏ قَالَ فَذَهَبَتْ فَصَعِدَتِ الصَّفَا فَنَظَرَتْ وَنَظَرَتْ هَلْ تُحِسُّ أَحَدًا فَلَمْ تُحِسَّ أَحَدًا، فَلَمَّا بَلَغَتِ الْوَادِيَ سَعَتْ وَأَتَتِ الْمَرْوَةَ فَفَعَلَتْ ذَلِكَ أَشْوَاطًا، ثُمَّ قَالَتْ لَوْ ذَهَبْتُ فَنَظَرْتُ مَا فَعَلَ ـ تَعْنِي الصَّبِيَّ ـ فَذَهَبَتْ فَنَظَرَتْ، فَإِذَا هُوَ عَلَى حَالِهِ كَأَنَّهُ يَنْشَغُ لِلْمَوْتِ، فَلَمْ تُقِرَّهَا نَفْسُهَا، فَقَالَتْ لَوْ ذَهَبْتُ فَنَظَرْتُ لَعَلِّي أُحِسُّ أَحَدًا، فَذَهَبَتْ فَصَعِدَتِ الصَّفَا فَنَظَرَتْ وَنَظَرَتْ فَلَمْ تُحِسَّ أَحَدًا، حَتَّى أَتَمَّتْ سَبْعًا، ثُمَّ قَالَتْ لَوْ ذَهَبْتُ فَنَظَرْتُ مَا فَعَلَ، فَإِذَا هِيَ بِصَوْتٍ فَقَالَتْ أَغِثْ إِنْ كَانَ عِنْدَكَ خَيْرٌ‏.‏ فَإِذَا جِبْرِيلُ، قَالَ فَقَالَ بِعَقِبِهِ هَكَذَا، وَغَمَزَ عَقِبَهُ عَلَى الأَرْضِ، قَالَ فَانْبَثَقَ الْمَاءُ، فَدَهَشَتْ أُمُّ إِسْمَاعِيلَ فَجَعَلَتْ تَحْفِزُ‏.‏ قَالَ فَقَالَ أَبُو الْقَاسِمِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ لَوْ تَرَكَتْهُ كَانَ الْمَاءُ ظَاهِرًا ‏"‏‏.‏ قَالَ فَجَعَلَتْ تَشْرَبُ مِنَ الْمَاءِ، وَيَدِرُّ لَبَنُهَا عَلَى صَبِيِّهَا ـ قَالَ ـ فَمَرَّ نَاسٌ مِنْ جُرْهُمَ بِبَطْنِ الْوَادِي، فَإِذَا هُمْ بِطَيْرٍ، كَأَنَّهُمْ أَنْكَرُوا ذَاكَ، وَقَالُوا مَا يَكُونُ الطَّيْرُ إِلاَّ عَلَى مَاءٍ‏.‏ فَبَعَثُوا رَسُولَهُمْ، فَنَظَرَ فَإِذَا هُمْ بِالْمَاءِ، فَأَتَاهُمْ فَأَخْبَرَهُمْ فَأَتَوْا إِلَيْهَا، فَقَالُوا يَا أُمَّ إِسْمَاعِيلَ، أَتَأْذَنِينَ لَنَا أَنْ نَكُونَ مَعَكِ أَوْ نَسْكُنَ مَعَكِ فَبَلَغَ ابْنُهَا فَنَكَحَ فِيهِمُ امْرَأَةً، قَالَ ثُمَّ إِنَّهُ بَدَا لإِبْرَاهِيمَ فَقَالَ لأَهْلِهِ إِنِّي مُطَّلِعٌ تَرِكَتِي‏.‏ قَالَ فَجَاءَ فَسَلَّمَ فَقَالَ أَيْنَ إِسْمَاعِيلُ فَقَالَتِ امْرَأَتُهُ ذَهَبَ يَصِيدُ‏.‏ قَالَ قُولِي لَهُ إِذَا جَاءَ غَيِّرْ عَتَبَةَ بَابِكَ‏.‏ فَلَمَّا جَاءَ أَخْبَرَتْهُ قَالَ أَنْتِ ذَاكِ فَاذْهَبِي إِلَى أَهْلِكِ‏.‏ قَالَ ثُمَّ إِنَّهُ بَدَا لإِبْرَاهِيمَ فَقَالَ لأَهْلِهِ إِنِّي مُطَّلِعٌ تَرِكَتِي‏.‏ قَالَ فَجَاءَ فَقَالَ أَيْنَ إِسْمَاعِيلُ فَقَالَتِ امْرَأَتُهُ ذَهَبَ يَصِيدُ، فَقَالَتْ أَلاَ تَنْزِلُ فَتَطْعَمَ وَتَشْرَبَ فَقَالَ وَمَا طَعَامُكُمْ وَمَا شَرَابُكُمْ قَالَتْ طَعَامُنَا اللَّحْمُ، وَشَرَابُنَا الْمَاءُ‏.‏ قَالَ اللَّهُمَّ بَارِكْ لَهُمْ فِي طَعَامِهِمْ وَشَرَابِهِمْ‏.‏ قَالَ فَقَالَ أَبُو الْقَاسِمِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ بَرَكَةٌ بِدَعْوَةِ إِبْرَاهِيمَ ‏"‏‏.‏ قَالَ ثُمَّ إِنَّهُ بَدَا لإِبْرَاهِيمَ فَقَالَ لأَهْلِهِ إِنِّي مُطَّلِعٌ تَرِكَتِي‏.‏ فَجَاءَ فَوَافَقَ إِسْمَاعِيلَ مِنْ وَرَاءِ زَمْزَمَ، يُصْلِحُ نَبْلاً لَهُ، فَقَالَ يَا إِسْمَاعِيلُ، إِنَّ رَبَّكَ أَمَرَنِي أَنْ أَبْنِيَ لَهُ بَيْتًا‏.‏ قَالَ أَطِعْ رَبَّكَ‏.‏ قَالَ إِنَّهُ قَدْ أَمَرَنِي أَنْ تُعِينَنِي عَلَيْهِ‏.‏ قَالَ إِذًا أَفْعَلَ‏.‏ أَوْ كَمَا قَالَ‏.‏ قَالَ فَقَامَا فَجَعَلَ إِبْرَاهِيمُ يَبْنِي، وَإِسْمَاعِيلُ يُنَاوِلُهُ الْحِجَارَةَ، وَيَقُولاَنِ ‏{‏رَبَّنَا تَقَبَّلْ مِنَّا إِنَّكَ أَنْتَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ‏}‏ قَالَ حَتَّى ارْتَفَعَ الْبِنَاءُ وَضَعُفَ الشَّيْخُ عَلَى نَقْلِ الْحِجَارَةِ، فَقَامَ عَلَى حَجَرِ الْمَقَامِ، فَجَعَلَ يُنَاوِلُهُ الْحِجَارَةَ، وَيَقُولاَنِ ‏{‏رَبَّنَا تَقَبَّلْ مِنَّا إِنَّكَ أَنْتَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ ‏}‏‏.‏
Rapporté ‌par ​Ibn ‌`Abbas ​: (Quand Abraham a eu des différends avec sa femme), (à cause de la jalousie de Sarah envers Hajar, la mère d’Ismaël), il a emmené Ismaël et sa mère et est parti. Ils avaient une gourde d’eau avec eux, et la mère d’Ismaël buvait pour avoir plus de lait pour son enfant. Quand Abraham est arrivé à La Mecque, il l’a installée sous un arbre puis est reparti. La mère d’Ismaël l’a suivi, et quand ils sont arrivés à Kada’, elle l’a appelé : « Ô Abraham ! À qui nous laisses-tu ? » Il a répondu : « (Je vous laisse) à la protection d’Allah. » Elle a dit : « Je suis satisfaite d’être avec Allah. » Elle est retournée à sa place et a continué à boire de l’eau, ce qui a augmenté son lait pour son enfant. Quand l’eau a été épuisée, elle s’est dit : « Je ferais mieux d’aller voir si je trouve quelqu’un. » Elle est montée sur la montagne de Safa et a cherché, espérant voir quelqu’un, mais en vain. En descendant dans la vallée, elle a couru jusqu’à la montagne de Marwa. Elle a fait plusieurs allers-retours (entre les deux montagnes). Puis elle s’est dit : « Je ferais mieux d’aller voir l’état de l’enfant. » Elle est allée et l’a trouvé presque mourant. Elle ne pouvait pas supporter de le voir mourir et s’est dit : « Si je vais voir, je trouverai peut-être quelqu’un. » Elle est allée et est montée sur la montagne de Safa et a cherché longtemps, mais n’a trouvé personne. Elle a ainsi fait sept allers-retours entre Safa et Marwa. Encore une fois, elle s’est dit : « Je ferais mieux de retourner voir l’état de l’enfant. » Mais soudain, elle a entendu une voix et a dit à cette voix étrange : « Aide-nous si tu peux faire quelque chose. » C’était Gabriel (qui avait fait la voix). Gabriel a frappé la terre avec son talon comme ceci (Ibn `Abbas a frappé la terre pour illustrer), et l’eau a jailli. La mère d’Ismaël était étonnée et a commencé à creuser. (Abu Al-Qasim) (c’est-à-dire le Prophète) a dit : « Si elle avait laissé l’eau (couler naturellement sans intervenir), elle aurait coulé à la surface de la terre. » La mère d’Ismaël a commencé à boire l’eau et son lait a augmenté pour son enfant. Ensuite, des gens de la tribu de Jurhum, en passant par le fond de la vallée, ont vu des oiseaux, ce qui les a étonnés, et ils ont dit : « On ne trouve des oiseaux qu’à un endroit où il y a de l’eau. » Ils ont envoyé un messager qui a cherché l’endroit, a trouvé l’eau et est revenu les en informer. Ils sont alors tous venus vers elle et ont dit : « Ô mère d’Ismaël ! Nous permets-tu d’être avec toi (ou de vivre avec toi) ? » (Et ainsi ils sont restés là.) Plus tard, son fils a atteint la puberté et a épousé une femme parmi eux. Ensuite, une idée est venue à Abraham, qu’il a partagée avec sa femme (Sarah) : « Je veux aller voir ma famille que j’ai laissée (à La Mecque). » Quand il est arrivé, il a salué (la femme d’Ismaël) et a demandé : « Où est Ismaël ? » Elle a répondu : « Il est parti chasser. » Abraham lui a dit : « Quand il reviendra, dis-lui de changer le seuil de sa porte. » Quand il est revenu, elle lui a dit la même chose, et Ismaël lui a dit : « Tu es le seuil, alors retourne dans ta famille (c’est-à-dire tu es divorcée). » Abraham a encore pensé à rendre visite à sa famille à La Mecque et en a parlé à sa femme (Sarah). Abraham est venu à la maison d’Ismaël et a demandé : « Où est Ismaël ? » Sa femme a répondu : « Il est parti chasser », et a ajouté : « Veux-tu rester un moment et manger ou boire quelque chose ? » Abraham a demandé : « Quelle est votre nourriture et votre boisson ? » Elle a répondu : « Notre nourriture est la viande et notre boisson est l’eau. » Il a dit : « Ô Allah ! Bénis leur nourriture et leur boisson. » Abu Al-Qasim (c’est-à-dire le Prophète) a dit : « Grâce à l’invocation d’Abraham, il y a des bénédictions (à La Mecque). » Encore une fois, Abraham a pensé à rendre visite à sa famille à La Mecque et en a parlé à sa femme (Sarah). Il est allé et a trouvé Ismaël derrière le puits de Zamzam, réparant ses flèches. Il a dit : « Ô Ismaël, ton Seigneur m’a ordonné de construire une maison pour Lui. » Ismaël a dit : « Obéis (à l’ordre) de ton Seigneur. » Abraham a dit : « Allah m’a aussi ordonné que tu m’aides. » Ismaël a dit : « Alors, je le ferai. » Tous deux se sont alors levés et Abraham a commencé à construire (la Ka`ba) pendant qu’Ismaël lui passait les pierres, et tous deux disaient : « Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient. » (2.127) Quand la construction est devenue haute et que le vieil homme (Abraham) ne pouvait plus soulever les pierres aussi haut, il s’est tenu sur la pierre d’Al-Maqam et Ismaël continuait à lui passer les pierres, et tous deux disaient : « Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient. »
Ibn Abbas (RA) Sahih Al-Boukhari #3365 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 119
Sa'id bin Jubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​عَلِيُّ ‌بْنُ ‌عَبْدِ ​اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ، قَالَ قُلْتُ لاِبْنِ عَبَّاسٍ إِنَّ نَوْفًا الْبَكَالِيَّ يَزْعُمُ أَنَّ مُوسَى صَاحِبَ الْخَضِرِ لَيْسَ هُوَ مُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ، إِنَّمَا هُوَ مُوسَى آخَرُ‏.‏ فَقَالَ كَذَبَ عَدُوُّ اللَّهِ حَدَّثَنَا أُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَنَّ مُوسَى قَامَ خَطِيبًا فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ، فَسُئِلَ أَىُّ النَّاسِ أَعْلَمُ فَقَالَ أَنَا‏.‏ فَعَتَبَ اللَّهُ عَلَيْهِ إِذْ لَمْ يَرُدَّ الْعِلْمَ إِلَيْهِ‏.‏ فَقَالَ لَهُ بَلَى، لِي عَبْدٌ بِمَجْمَعِ الْبَحْرَيْنِ هُوَ أَعْلَمُ مِنْكَ‏.‏ قَالَ أَىْ رَبِّ وَمَنْ لِي بِهِ ـ وَرُبَّمَا قَالَ سُفْيَانُ أَىْ رَبِّ وَكَيْفَ لِي بِهِ ـ قَالَ تَأْخُذُ حُوتًا، فَتَجْعَلُهُ فِي مِكْتَلٍ، حَيْثُمَا فَقَدْتَ الْحُوتَ فَهْوَ ثَمَّ ـ وَرُبَّمَا قَالَ فَهْوَ ثَمَّهْ ـ وَأَخَذَ حُوتًا، فَجَعَلَهُ فِي مِكْتَلٍ، ثُمَّ انْطَلَقَ هُوَ وَفَتَاهُ يُوشَعُ بْنُ نُونٍ، حَتَّى أَتَيَا الصَّخْرَةَ، وَضَعَا رُءُوسَهُمَا فَرَقَدَ مُوسَى، وَاضْطَرَبَ الْحُوتُ فَخَرَجَ فَسَقَطَ فِي الْبَحْرِ، فَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ سَرَبًا، فَأَمْسَكَ اللَّهُ عَنِ الْحُوتِ جِرْيَةَ الْمَاءِ، فَصَارَ مِثْلَ الطَّاقِ، فَقَالَ هَكَذَا مِثْلُ الطَّاقِ‏.‏ فَانْطَلَقَا يَمْشِيَانِ بَقِيَّةَ لَيْلَتِهِمَا وَيَوْمَهُمَا، حَتَّى إِذَا كَانَ مِنَ الْغَدِ قَالَ لِفَتَاهُ آتِنَا غَدَاءَنَا لَقَدْ لَقِينَا مِنْ سَفَرِنَا هَذَا نَصَبًا‏.‏ وَلَمْ يَجِدْ مُوسَى النَّصَبَ حَتَّى جَاوَزَ حَيْثُ أَمَرَهُ اللَّهُ‏.‏ قَالَ لَهُ فَتَاهُ أَرَأَيْتَ إِذْ أَوَيْنَا إِلَى الصَّخْرَةِ فَإِنِّي نَسِيتُ الْحُوتَ، وَمَا أَنْسَانِيهِ إِلاَّ الشَّيْطَانُ أَنْ أَذْكُرَهُ، وَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ عَجَبًا، فَكَانَ لِلْحُوتِ سَرَبًا وَلَهُمَا عَجَبًا‏.‏ قَالَ لَهُ مُوسَى ذَلِكَ مَا كُنَّا نَبْغِي، فَارْتَدَّا عَلَى آثَارِهِمَا قَصَصًا، رَجَعَا يَقُصَّانِ آثَارَهُمَا حَتَّى انْتَهَيَا إِلَى الصَّخْرَةِ، فَإِذَا رَجُلٌ مُسَجًّى بِثَوْبٍ، فَسَلَّمَ مُوسَى، فَرَدَّ عَلَيْهِ‏.‏ فَقَالَ وَأَنَّى بِأَرْضِكَ السَّلاَمُ‏.‏ قَالَ أَنَا مُوسَى‏.‏ قَالَ مُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ قَالَ نَعَمْ، أَتَيْتُكَ لِتُعَلِّمَنِي مِمَّا عُلِّمْتَ رَشَدًا‏.‏ قَالَ يَا مُوسَى إِنِّي عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ، عَلَّمَنِيهِ اللَّهُ لاَ تَعْلَمُهُ وَأَنْتَ عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ عَلَّمَكَهُ اللَّهُ لاَ أَعْلَمُهُ‏.‏ قَالَ هَلْ أَتَّبِعُكَ قَالَ ‏{‏إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا * وَكَيْفَ تَصْبِرُ عَلَى مَا لَمْ تُحِطْ بِهِ خُبْرًا‏}‏ إِلَى قَوْلِهِ ‏{‏إِمْرًا‏}‏ فَانْطَلَقَا يَمْشِيَانِ عَلَى سَاحِلِ الْبَحْرِ، فَمَرَّتْ بِهِمَا سَفِينَةٌ، كَلَّمُوهُمْ أَنْ يَحْمِلُوهُمْ، فَعَرَفُوا الْخَضِرَ، فَحَمَلُوهُ بِغَيْرِ نَوْلٍ، فَلَمَّا رَكِبَا فِي السَّفِينَةِ جَاءَ عُصْفُورٌ، فَوَقَعَ عَلَى حَرْفِ السَّفِينَةِ، فَنَقَرَ فِي الْبَحْرِ نَقْرَةً أَوْ نَقْرَتَيْنِ، قَالَ لَهُ الْخَضِرُ يَا مُوسَى، مَا نَقَصَ عِلْمِي وَعِلْمُكَ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ إِلاَّ مِثْلَ مَا نَقَصَ هَذَا الْعُصْفُورُ بِمِنْقَارِهِ مِنَ الْبَحْرِ‏.‏ إِذْ أَخَذَ الْفَأْسَ فَنَزَعَ لَوْحًا، قَالَ فَلَمْ يَفْجَأْ مُوسَى إِلاَّ وَقَدْ قَلَعَ لَوْحًا بِالْقَدُّومِ‏.‏ فَقَالَ لَهُ مُوسَى مَا صَنَعْتَ قَوْمٌ حَمَلُونَا بِغَيْرِ نَوْلٍ، عَمَدْتَ إِلَى سَفِينَتِهِمْ فَخَرَقْتَهَا لِتُغْرِقَ أَهْلَهَا، لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا إِمْرًا‏.‏ قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا‏.‏ قَالَ لاَ تُؤَاخِذْنِي بِمَا نَسِيتُ وَلاَ تُرْهِقْنِي مِنْ أَمْرِي عُسْرًا، فَكَانَتِ الأُولَى مِنْ مُوسَى نِسْيَانًا‏.‏ فَلَمَّا خَرَجَا مِنَ الْبَحْرِ مَرُّوا بِغُلاَمٍ يَلْعَبُ مَعَ الصِّبْيَانِ، فَأَخَذَ الْخَضِرُ بِرَأْسِهِ فَقَلَعَهُ بِيَدِهِ هَكَذَا ـ وَأَوْمَأَ سُفْيَانُ بِأَطْرَافِ أَصَابِعِهِ كَأَنَّهُ يَقْطِفُ شَيْئًا ـ فَقَالَ لَهُ مُوسَى أَقَتَلْتَ نَفْسًا زَكِيَّةً بِغَيْرِ نَفْسٍ لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا نُكْرًا‏.‏ قَالَ أَلَمْ أَقُلْ لَكَ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا‏.‏ قَالَ إِنْ سَأَلْتُكَ عَنْ شَىْءٍ بَعْدَهَا فَلاَ تُصَاحِبْنِي، قَدْ بَلَغْتَ مِنْ لَدُنِّي عُذْرًا‏.‏ فَانْطَلَقَا حَتَّى إِذَا أَتَيَا أَهْلَ قَرْيَةٍ اسْتَطْعَمَا أَهْلَهَا فَأَبَوْا أَنْ يُضَيِّفُوهُمَا فَوَجَدَا فِيهَا جِدَارًا يُرِيدُ أَنْ يَنْقَضَّ مَائِلاً ـ أَوْمَأَ بِيَدِهِ هَكَذَا وَأَشَارَ سُفْيَانُ كَأَنَّهُ يَمْسَحُ شَيْئًا إِلَى فَوْقُ، فَلَمْ أَسْمَعْ سُفْيَانَ يَذْكُرُ مَائِلاً إِلاَّ مَرَّةً ـ قَالَ قَوْمٌ أَتَيْنَاهُمْ فَلَمْ يُطْعِمُونَا وَلَمْ يُضَيِّفُونَا عَمَدْتَ إِلَى حَائِطِهِمْ لَوْ شِئْتَ لاَتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْرًا‏.‏ قَالَ هَذَا فِرَاقُ بَيْنِي وَبَيْنِكَ، سَأُنَبِّئُكَ بِتَأْوِيلِ مَا لَمْ تَسْتَطِعْ عَلَيْهِ صَبْرًا‏"‏‏.‏ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ وَدِدْنَا أَنَّ مُوسَى كَانَ صَبَرَ، فَقَصَّ اللَّهُ عَلَيْنَا مِنْ خَبَرِهِمَا ‏"‏‏.‏ قَالَ سُفْيَانُ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ يَرْحَمُ اللَّهُ مُوسَى، لَوْ كَانَ صَبَرَ يُقَصُّ عَلَيْنَا مِنْ أَمْرِهِمَا ‏"‏‏.‏ وَقَرَأَ ابْنُ عَبَّاسٍ أَمَامَهُمْ مَلِكٌ يَأْخُذُ كُلَّ سَفِينَةٍ صَالِحَةٍ غَصْبًا، وَأَمَّا الْغُلاَمُ فَكَانَ كَافِرًا وَكَانَ أَبَوَاهُ مُؤْمِنَيْنِ‏.‏ ثُمَّ قَالَ لِي سُفْيَانُ سَمِعْتُهُ مِنْهُ مَرَّتَيْنِ وَحَفِظْتُهُ مِنْهُ‏.‏ قِيلَ لِسُفْيَانَ حَفِظْتَهُ قَبْلَ أَنْ تَسْمَعَهُ مِنْ عَمْرٍو، أَوْ تَحَفَّظْتَهُ مِنْ إِنْسَانٍ فَقَالَ مِمَّنْ أَتَحَفَّظُهُ وَرَوَاهُ أَحَدٌ عَنْ عَمْرٍو غَيْرِي سَمِعْتُهُ مِنْهُ مَرَّتَيْنِ أَوْ ثَلاَثًا وَحَفِظْتُهُ مِنْهُ‏.‏
Rapporté ​par ‌Sa`id ‌bin ​Jubair : J’ai dit à Ibn `Abbas : « Nauf Al-Bukah affirme que Moïse, le compagnon d’Al-Khadir, n’était pas Moïse (le prophète) des enfants d’Israël, mais un autre Moïse. » Ibn `Abbas a dit : « L’ennemi d’Allah (c’est-à-dire Nauf) a menti. Ubai bin Ka`b nous a dit que le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Un jour, Moïse s’est levé et a parlé aux enfants d’Israël. On lui a demandé qui était l’homme le plus savant parmi le peuple. Il a répondu : “Moi.” Allah l’a réprimandé car il n’a pas attribué la connaissance absolue à Allah. Alors Allah lui a dit : “Oui, à la jonction des deux mers, il y a un de Mes serviteurs qui est plus savant que toi.” Moïse a dit : “Ô mon Seigneur ! Comment puis-je le rencontrer ?” Allah a dit : “Prends un poisson et mets-le dans un panier. Tu le trouveras à l’endroit où tu perdras le poisson.” Moïse a pris un poisson, l’a mis dans un panier et est parti avec son jeune serviteur, Yusha` bin Noon, jusqu’à ce qu’ils atteignent le rocher où ils se sont allongés. Moïse s’est endormi, et le poisson, sortant du panier, est tombé dans la mer. Il a pris son chemin dans la mer comme dans un tunnel. Allah a arrêté le courant de l’eau au-dessus du poisson et cela formait comme une arche (le Prophète (ﷺ) a montré cette arche avec ses mains). Ils ont voyagé le reste de la nuit, et le lendemain Moïse a dit à son jeune serviteur : “Donne-nous notre nourriture, car nous avons beaucoup souffert de fatigue dans ce voyage.” Moïse ne s’est pas senti fatigué avant d’avoir dépassé l’endroit qu’Allah lui avait demandé de chercher. Son jeune serviteur lui a dit : “Sais-tu que lorsque nous étions assis près de ce rocher, j’ai oublié le poisson, et personne d’autre que Satan ne m’a fait oublier de t’en parler, et il a pris son chemin dans la mer d’une façon étonnante ?” Il y avait donc un passage pour le poisson et cela les a étonnés. Moïse a dit : “C’est ce que nous cherchions.” Ils sont donc tous les deux revenus sur leurs pas jusqu’au rocher. Là, ils ont vu un homme allongé, couvert d’un vêtement. Moïse l’a salué et il a répondu : “Comment les gens se saluent-ils dans ton pays ?” Moïse a dit : “Je suis Moïse.” L’homme a demandé : “Moïse des enfants d’Israël ?” Moïse a dit : “Oui, je suis venu pour que tu m’enseignes ce qu’Allah t’a appris.” Il a dit : “Ô Moïse ! J’ai une partie de la connaissance d’Allah qu’Il m’a donnée et que tu ne connais pas, et tu as une partie de la connaissance d’Allah qu’Il t’a donnée et que je ne connais pas.” Moïse a demandé : “Puis-je te suivre ?” Il a dit : “Mais tu ne pourras pas être patient avec moi, car comment pourrais-tu être patient sur des choses que tu ne comprendras pas ?” (Moïse a dit : “Tu me trouveras, si Allah le veut, vraiment patient, et je ne te désobéirai en rien.”) Ils sont donc partis tous les deux en marchant le long de la mer, un bateau est passé et ils ont demandé à l’équipage de les prendre à bord. L’équipage a reconnu Al-Khadir et les a pris gratuitement. Quand ils étaient à bord, un moineau est venu se poser sur le bord du bateau et a trempé son bec une ou deux fois dans la mer. Al-Khadir a dit à Moïse : “Ô Moïse ! Ma connaissance et la tienne n’ont pas diminué la connaissance d’Allah plus que ce que ce moineau a diminué l’eau de la mer avec son bec.” Soudain, Al-Khadir a pris une hache et a arraché une planche, et Moïse ne s’en est pas rendu compte avant qu’il ait arraché une planche avec la hache. Moïse lui a dit : “Qu’as-tu fait ? Ils nous ont pris à bord gratuitement, et tu as fait un trou dans leur bateau pour noyer ses passagers. Tu as vraiment fait une chose grave.” Al-Khadir a répondu : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” Moïse a répondu : “Ne me blâme pas pour ce que j’ai oublié, et ne sois pas dur avec moi pour ma faute.” Donc la première excuse de Moïse était l’oubli. Quand ils ont quitté la mer, ils sont passés près d’un garçon qui jouait avec d’autres enfants. Al-Khadir a attrapé la tête du garçon et l’a arrachée avec sa main comme ceci. (Soufyan, le sous-narrateur, a montré avec ses doigts comme s’il cueillait un fruit.) Moïse lui a dit : “As-tu tué une personne innocente qui n’a tué personne ? Tu as vraiment fait une chose horrible.” Al-Khadir a dit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” Moïse a dit : “Si je te demande quoi que ce soit après cela, ne m’accompagne plus. Tu as une excuse de ma part.” Puis ils ont continué jusqu’à ce qu’ils arrivent dans un village et ont demandé du bois à ses habitants, mais ils ont refusé de les recevoir. Ensuite, ils ont vu un mur qui allait s’effondrer (et Al-Khadir l’a réparé simplement en passant ses mains dessus). (Soufyan, le sous-narrateur, a montré avec ses mains comment Al-Khadir a passé ses mains sur le mur vers le haut.) Moïse a dit : “Ce sont les gens chez qui nous sommes allés, mais ils ne nous ont ni donné à manger, ni reçus, et pourtant tu as réparé leur mur. Si tu avais voulu, tu aurais pu demander un salaire.” Al-Khadir a dit : “C’est ici que nos chemins se séparent, et je vais t’expliquer ce que tu n’as pas pu supporter.” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : “Nous aurions aimé que Moïse puisse rester patient, ainsi Allah nous aurait raconté plus de choses sur leur histoire.” (Soufyan, le sous-narrateur, a dit que le Prophète (ﷺ) a dit : “Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! S’il avait été patient, on nous aurait raconté davantage sur leur cas.”
Sa'id bin Jubair (RA) Sahih Al-Boukhari #3401 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 120
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي ​إِسْحَاقُ ‌بْنُ ​نَصْرٍ، ​حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ قِيلَ لِبَنِي إِسْرَائِيلَ ادْخُلُوا الْبَابَ سُجَّدًا وَقُولُوا حِطَّةٌ‏.‏ فَبَدَّلُوا فَدَخَلُوا يَزْحَفُونَ عَلَى أَسْتَاهِهِمْ، وَقَالُوا حَبَّةٌ فِي شَعْرَةٍ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ‌Abou ​Hourayra ​: Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il fut dit aux Enfants d’Israël : Entrez par la porte en vous prosternant et dites : “Hitta” (Repentance). Mais ils changèrent (le commandement) et entrèrent en rampant sur leurs arrière-trains, et dirent : “Habbah fi sha‘rah” (Un grain dans un cheveu). »
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #3403 Sahih