Hadiths sur Anger

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Sahih Al-Boukhari : 121
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَبْدُ ​اللَّهِ ‌بْنُ ​مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عَامِرٍ عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ عَمْرٍو، قَالَ حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ نَافِعٍ، عَنْ كَثِيرِ بْنِ كَثِيرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمَّا كَانَ بَيْنَ إِبْرَاهِيمَ وَبَيْنَ أَهْلِهِ مَا كَانَ، خَرَجَ بِإِسْمَاعِيلَ وَأُمِّ إِسْمَاعِيلَ، وَمَعَهُمْ شَنَّةٌ فِيهَا مَاءٌ، فَجَعَلَتْ أُمُّ إِسْمَاعِيلَ تَشْرَبُ مِنَ الشَّنَّةِ فَيَدِرُّ لَبَنُهَا عَلَى صَبِيِّهَا حَتَّى قَدِمَ مَكَّةَ، فَوَضَعَهَا تَحْتَ دَوْحَةٍ، ثُمَّ رَجَعَ إِبْرَاهِيمُ إِلَى أَهْلِهِ، فَاتَّبَعَتْهُ أُمُّ إِسْمَاعِيلَ، حَتَّى لَمَّا بَلَغُوا كَدَاءً نَادَتْهُ مِنْ وَرَائِهِ يَا إِبْرَاهِيمُ إِلَى مَنْ تَتْرُكُنَا قَالَ إِلَى اللَّهِ‏.‏ قَالَتْ رَضِيتُ بِاللَّهِ‏.‏ قَالَ فَرَجَعَتْ فَجَعَلَتْ تَشْرَبُ مِنَ الشَّنَّةِ وَيَدِرُّ لَبَنُهَا عَلَى صَبِيِّهَا، حَتَّى لَمَّا فَنِيَ الْمَاءُ قَالَتْ لَوْ ذَهَبْتُ فَنَظَرْتُ لَعَلِّي أُحِسُّ أَحَدًا‏.‏ قَالَ فَذَهَبَتْ فَصَعِدَتِ الصَّفَا فَنَظَرَتْ وَنَظَرَتْ هَلْ تُحِسُّ أَحَدًا فَلَمْ تُحِسَّ أَحَدًا، فَلَمَّا بَلَغَتِ الْوَادِيَ سَعَتْ وَأَتَتِ الْمَرْوَةَ فَفَعَلَتْ ذَلِكَ أَشْوَاطًا، ثُمَّ قَالَتْ لَوْ ذَهَبْتُ فَنَظَرْتُ مَا فَعَلَ ـ تَعْنِي الصَّبِيَّ ـ فَذَهَبَتْ فَنَظَرَتْ، فَإِذَا هُوَ عَلَى حَالِهِ كَأَنَّهُ يَنْشَغُ لِلْمَوْتِ، فَلَمْ تُقِرَّهَا نَفْسُهَا، فَقَالَتْ لَوْ ذَهَبْتُ فَنَظَرْتُ لَعَلِّي أُحِسُّ أَحَدًا، فَذَهَبَتْ فَصَعِدَتِ الصَّفَا فَنَظَرَتْ وَنَظَرَتْ فَلَمْ تُحِسَّ أَحَدًا، حَتَّى أَتَمَّتْ سَبْعًا، ثُمَّ قَالَتْ لَوْ ذَهَبْتُ فَنَظَرْتُ مَا فَعَلَ، فَإِذَا هِيَ بِصَوْتٍ فَقَالَتْ أَغِثْ إِنْ كَانَ عِنْدَكَ خَيْرٌ‏.‏ فَإِذَا جِبْرِيلُ، قَالَ فَقَالَ بِعَقِبِهِ هَكَذَا، وَغَمَزَ عَقِبَهُ عَلَى الأَرْضِ، قَالَ فَانْبَثَقَ الْمَاءُ، فَدَهَشَتْ أُمُّ إِسْمَاعِيلَ فَجَعَلَتْ تَحْفِزُ‏.‏ قَالَ فَقَالَ أَبُو الْقَاسِمِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ لَوْ تَرَكَتْهُ كَانَ الْمَاءُ ظَاهِرًا ‏"‏‏.‏ قَالَ فَجَعَلَتْ تَشْرَبُ مِنَ الْمَاءِ، وَيَدِرُّ لَبَنُهَا عَلَى صَبِيِّهَا ـ قَالَ ـ فَمَرَّ نَاسٌ مِنْ جُرْهُمَ بِبَطْنِ الْوَادِي، فَإِذَا هُمْ بِطَيْرٍ، كَأَنَّهُمْ أَنْكَرُوا ذَاكَ، وَقَالُوا مَا يَكُونُ الطَّيْرُ إِلاَّ عَلَى مَاءٍ‏.‏ فَبَعَثُوا رَسُولَهُمْ، فَنَظَرَ فَإِذَا هُمْ بِالْمَاءِ، فَأَتَاهُمْ فَأَخْبَرَهُمْ فَأَتَوْا إِلَيْهَا، فَقَالُوا يَا أُمَّ إِسْمَاعِيلَ، أَتَأْذَنِينَ لَنَا أَنْ نَكُونَ مَعَكِ أَوْ نَسْكُنَ مَعَكِ فَبَلَغَ ابْنُهَا فَنَكَحَ فِيهِمُ امْرَأَةً، قَالَ ثُمَّ إِنَّهُ بَدَا لإِبْرَاهِيمَ فَقَالَ لأَهْلِهِ إِنِّي مُطَّلِعٌ تَرِكَتِي‏.‏ قَالَ فَجَاءَ فَسَلَّمَ فَقَالَ أَيْنَ إِسْمَاعِيلُ فَقَالَتِ امْرَأَتُهُ ذَهَبَ يَصِيدُ‏.‏ قَالَ قُولِي لَهُ إِذَا جَاءَ غَيِّرْ عَتَبَةَ بَابِكَ‏.‏ فَلَمَّا جَاءَ أَخْبَرَتْهُ قَالَ أَنْتِ ذَاكِ فَاذْهَبِي إِلَى أَهْلِكِ‏.‏ قَالَ ثُمَّ إِنَّهُ بَدَا لإِبْرَاهِيمَ فَقَالَ لأَهْلِهِ إِنِّي مُطَّلِعٌ تَرِكَتِي‏.‏ قَالَ فَجَاءَ فَقَالَ أَيْنَ إِسْمَاعِيلُ فَقَالَتِ امْرَأَتُهُ ذَهَبَ يَصِيدُ، فَقَالَتْ أَلاَ تَنْزِلُ فَتَطْعَمَ وَتَشْرَبَ فَقَالَ وَمَا طَعَامُكُمْ وَمَا شَرَابُكُمْ قَالَتْ طَعَامُنَا اللَّحْمُ، وَشَرَابُنَا الْمَاءُ‏.‏ قَالَ اللَّهُمَّ بَارِكْ لَهُمْ فِي طَعَامِهِمْ وَشَرَابِهِمْ‏.‏ قَالَ فَقَالَ أَبُو الْقَاسِمِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ بَرَكَةٌ بِدَعْوَةِ إِبْرَاهِيمَ ‏"‏‏.‏ قَالَ ثُمَّ إِنَّهُ بَدَا لإِبْرَاهِيمَ فَقَالَ لأَهْلِهِ إِنِّي مُطَّلِعٌ تَرِكَتِي‏.‏ فَجَاءَ فَوَافَقَ إِسْمَاعِيلَ مِنْ وَرَاءِ زَمْزَمَ، يُصْلِحُ نَبْلاً لَهُ، فَقَالَ يَا إِسْمَاعِيلُ، إِنَّ رَبَّكَ أَمَرَنِي أَنْ أَبْنِيَ لَهُ بَيْتًا‏.‏ قَالَ أَطِعْ رَبَّكَ‏.‏ قَالَ إِنَّهُ قَدْ أَمَرَنِي أَنْ تُعِينَنِي عَلَيْهِ‏.‏ قَالَ إِذًا أَفْعَلَ‏.‏ أَوْ كَمَا قَالَ‏.‏ قَالَ فَقَامَا فَجَعَلَ إِبْرَاهِيمُ يَبْنِي، وَإِسْمَاعِيلُ يُنَاوِلُهُ الْحِجَارَةَ، وَيَقُولاَنِ ‏{‏رَبَّنَا تَقَبَّلْ مِنَّا إِنَّكَ أَنْتَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ‏}‏ قَالَ حَتَّى ارْتَفَعَ الْبِنَاءُ وَضَعُفَ الشَّيْخُ عَلَى نَقْلِ الْحِجَارَةِ، فَقَامَ عَلَى حَجَرِ الْمَقَامِ، فَجَعَلَ يُنَاوِلُهُ الْحِجَارَةَ، وَيَقُولاَنِ ‏{‏رَبَّنَا تَقَبَّلْ مِنَّا إِنَّكَ أَنْتَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ ‏}‏‏.‏
Rapporté ‌par ​Ibn ‌`Abbas ​: (Quand Abraham a eu des différends avec sa femme), (à cause de la jalousie de Sarah envers Hajar, la mère d’Ismaël), il a emmené Ismaël et sa mère et est parti. Ils avaient une gourde d’eau avec eux, et la mère d’Ismaël buvait pour avoir plus de lait pour son enfant. Quand Abraham est arrivé à La Mecque, il l’a installée sous un arbre puis est reparti. La mère d’Ismaël l’a suivi, et quand ils sont arrivés à Kada’, elle l’a appelé : « Ô Abraham ! À qui nous laisses-tu ? » Il a répondu : « (Je vous laisse) à la protection d’Allah. » Elle a dit : « Je suis satisfaite d’être avec Allah. » Elle est retournée à sa place et a continué à boire de l’eau, ce qui a augmenté son lait pour son enfant. Quand l’eau a été épuisée, elle s’est dit : « Je ferais mieux d’aller voir si je trouve quelqu’un. » Elle est montée sur la montagne de Safa et a cherché, espérant voir quelqu’un, mais en vain. En descendant dans la vallée, elle a couru jusqu’à la montagne de Marwa. Elle a fait plusieurs allers-retours (entre les deux montagnes). Puis elle s’est dit : « Je ferais mieux d’aller voir l’état de l’enfant. » Elle est allée et l’a trouvé presque mourant. Elle ne pouvait pas supporter de le voir mourir et s’est dit : « Si je vais voir, je trouverai peut-être quelqu’un. » Elle est allée et est montée sur la montagne de Safa et a cherché longtemps, mais n’a trouvé personne. Elle a ainsi fait sept allers-retours entre Safa et Marwa. Encore une fois, elle s’est dit : « Je ferais mieux de retourner voir l’état de l’enfant. » Mais soudain, elle a entendu une voix et a dit à cette voix étrange : « Aide-nous si tu peux faire quelque chose. » C’était Gabriel (qui avait fait la voix). Gabriel a frappé la terre avec son talon comme ceci (Ibn `Abbas a frappé la terre pour illustrer), et l’eau a jailli. La mère d’Ismaël était étonnée et a commencé à creuser. (Abu Al-Qasim) (c’est-à-dire le Prophète) a dit : « Si elle avait laissé l’eau (couler naturellement sans intervenir), elle aurait coulé à la surface de la terre. » La mère d’Ismaël a commencé à boire l’eau et son lait a augmenté pour son enfant. Ensuite, des gens de la tribu de Jurhum, en passant par le fond de la vallée, ont vu des oiseaux, ce qui les a étonnés, et ils ont dit : « On ne trouve des oiseaux qu’à un endroit où il y a de l’eau. » Ils ont envoyé un messager qui a cherché l’endroit, a trouvé l’eau et est revenu les en informer. Ils sont alors tous venus vers elle et ont dit : « Ô mère d’Ismaël ! Nous permets-tu d’être avec toi (ou de vivre avec toi) ? » (Et ainsi ils sont restés là.) Plus tard, son fils a atteint la puberté et a épousé une femme parmi eux. Ensuite, une idée est venue à Abraham, qu’il a partagée avec sa femme (Sarah) : « Je veux aller voir ma famille que j’ai laissée (à La Mecque). » Quand il est arrivé, il a salué (la femme d’Ismaël) et a demandé : « Où est Ismaël ? » Elle a répondu : « Il est parti chasser. » Abraham lui a dit : « Quand il reviendra, dis-lui de changer le seuil de sa porte. » Quand il est revenu, elle lui a dit la même chose, et Ismaël lui a dit : « Tu es le seuil, alors retourne dans ta famille (c’est-à-dire tu es divorcée). » Abraham a encore pensé à rendre visite à sa famille à La Mecque et en a parlé à sa femme (Sarah). Abraham est venu à la maison d’Ismaël et a demandé : « Où est Ismaël ? » Sa femme a répondu : « Il est parti chasser », et a ajouté : « Veux-tu rester un moment et manger ou boire quelque chose ? » Abraham a demandé : « Quelle est votre nourriture et votre boisson ? » Elle a répondu : « Notre nourriture est la viande et notre boisson est l’eau. » Il a dit : « Ô Allah ! Bénis leur nourriture et leur boisson. » Abu Al-Qasim (c’est-à-dire le Prophète) a dit : « Grâce à l’invocation d’Abraham, il y a des bénédictions (à La Mecque). » Encore une fois, Abraham a pensé à rendre visite à sa famille à La Mecque et en a parlé à sa femme (Sarah). Il est allé et a trouvé Ismaël derrière le puits de Zamzam, réparant ses flèches. Il a dit : « Ô Ismaël, ton Seigneur m’a ordonné de construire une maison pour Lui. » Ismaël a dit : « Obéis (à l’ordre) de ton Seigneur. » Abraham a dit : « Allah m’a aussi ordonné que tu m’aides. » Ismaël a dit : « Alors, je le ferai. » Tous deux se sont alors levés et Abraham a commencé à construire (la Ka`ba) pendant qu’Ismaël lui passait les pierres, et tous deux disaient : « Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient. » (2.127) Quand la construction est devenue haute et que le vieil homme (Abraham) ne pouvait plus soulever les pierres aussi haut, il s’est tenu sur la pierre d’Al-Maqam et Ismaël continuait à lui passer les pierres, et tous deux disaient : « Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient. »
Ibn Abbas (RA) Sahih Al-Boukhari #3365 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 122
Sa'id bin Jubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​عَلِيُّ ‌بْنُ ‌عَبْدِ ​اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ، قَالَ قُلْتُ لاِبْنِ عَبَّاسٍ إِنَّ نَوْفًا الْبَكَالِيَّ يَزْعُمُ أَنَّ مُوسَى صَاحِبَ الْخَضِرِ لَيْسَ هُوَ مُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ، إِنَّمَا هُوَ مُوسَى آخَرُ‏.‏ فَقَالَ كَذَبَ عَدُوُّ اللَّهِ حَدَّثَنَا أُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَنَّ مُوسَى قَامَ خَطِيبًا فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ، فَسُئِلَ أَىُّ النَّاسِ أَعْلَمُ فَقَالَ أَنَا‏.‏ فَعَتَبَ اللَّهُ عَلَيْهِ إِذْ لَمْ يَرُدَّ الْعِلْمَ إِلَيْهِ‏.‏ فَقَالَ لَهُ بَلَى، لِي عَبْدٌ بِمَجْمَعِ الْبَحْرَيْنِ هُوَ أَعْلَمُ مِنْكَ‏.‏ قَالَ أَىْ رَبِّ وَمَنْ لِي بِهِ ـ وَرُبَّمَا قَالَ سُفْيَانُ أَىْ رَبِّ وَكَيْفَ لِي بِهِ ـ قَالَ تَأْخُذُ حُوتًا، فَتَجْعَلُهُ فِي مِكْتَلٍ، حَيْثُمَا فَقَدْتَ الْحُوتَ فَهْوَ ثَمَّ ـ وَرُبَّمَا قَالَ فَهْوَ ثَمَّهْ ـ وَأَخَذَ حُوتًا، فَجَعَلَهُ فِي مِكْتَلٍ، ثُمَّ انْطَلَقَ هُوَ وَفَتَاهُ يُوشَعُ بْنُ نُونٍ، حَتَّى أَتَيَا الصَّخْرَةَ، وَضَعَا رُءُوسَهُمَا فَرَقَدَ مُوسَى، وَاضْطَرَبَ الْحُوتُ فَخَرَجَ فَسَقَطَ فِي الْبَحْرِ، فَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ سَرَبًا، فَأَمْسَكَ اللَّهُ عَنِ الْحُوتِ جِرْيَةَ الْمَاءِ، فَصَارَ مِثْلَ الطَّاقِ، فَقَالَ هَكَذَا مِثْلُ الطَّاقِ‏.‏ فَانْطَلَقَا يَمْشِيَانِ بَقِيَّةَ لَيْلَتِهِمَا وَيَوْمَهُمَا، حَتَّى إِذَا كَانَ مِنَ الْغَدِ قَالَ لِفَتَاهُ آتِنَا غَدَاءَنَا لَقَدْ لَقِينَا مِنْ سَفَرِنَا هَذَا نَصَبًا‏.‏ وَلَمْ يَجِدْ مُوسَى النَّصَبَ حَتَّى جَاوَزَ حَيْثُ أَمَرَهُ اللَّهُ‏.‏ قَالَ لَهُ فَتَاهُ أَرَأَيْتَ إِذْ أَوَيْنَا إِلَى الصَّخْرَةِ فَإِنِّي نَسِيتُ الْحُوتَ، وَمَا أَنْسَانِيهِ إِلاَّ الشَّيْطَانُ أَنْ أَذْكُرَهُ، وَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ عَجَبًا، فَكَانَ لِلْحُوتِ سَرَبًا وَلَهُمَا عَجَبًا‏.‏ قَالَ لَهُ مُوسَى ذَلِكَ مَا كُنَّا نَبْغِي، فَارْتَدَّا عَلَى آثَارِهِمَا قَصَصًا، رَجَعَا يَقُصَّانِ آثَارَهُمَا حَتَّى انْتَهَيَا إِلَى الصَّخْرَةِ، فَإِذَا رَجُلٌ مُسَجًّى بِثَوْبٍ، فَسَلَّمَ مُوسَى، فَرَدَّ عَلَيْهِ‏.‏ فَقَالَ وَأَنَّى بِأَرْضِكَ السَّلاَمُ‏.‏ قَالَ أَنَا مُوسَى‏.‏ قَالَ مُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ قَالَ نَعَمْ، أَتَيْتُكَ لِتُعَلِّمَنِي مِمَّا عُلِّمْتَ رَشَدًا‏.‏ قَالَ يَا مُوسَى إِنِّي عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ، عَلَّمَنِيهِ اللَّهُ لاَ تَعْلَمُهُ وَأَنْتَ عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ عَلَّمَكَهُ اللَّهُ لاَ أَعْلَمُهُ‏.‏ قَالَ هَلْ أَتَّبِعُكَ قَالَ ‏{‏إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا * وَكَيْفَ تَصْبِرُ عَلَى مَا لَمْ تُحِطْ بِهِ خُبْرًا‏}‏ إِلَى قَوْلِهِ ‏{‏إِمْرًا‏}‏ فَانْطَلَقَا يَمْشِيَانِ عَلَى سَاحِلِ الْبَحْرِ، فَمَرَّتْ بِهِمَا سَفِينَةٌ، كَلَّمُوهُمْ أَنْ يَحْمِلُوهُمْ، فَعَرَفُوا الْخَضِرَ، فَحَمَلُوهُ بِغَيْرِ نَوْلٍ، فَلَمَّا رَكِبَا فِي السَّفِينَةِ جَاءَ عُصْفُورٌ، فَوَقَعَ عَلَى حَرْفِ السَّفِينَةِ، فَنَقَرَ فِي الْبَحْرِ نَقْرَةً أَوْ نَقْرَتَيْنِ، قَالَ لَهُ الْخَضِرُ يَا مُوسَى، مَا نَقَصَ عِلْمِي وَعِلْمُكَ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ إِلاَّ مِثْلَ مَا نَقَصَ هَذَا الْعُصْفُورُ بِمِنْقَارِهِ مِنَ الْبَحْرِ‏.‏ إِذْ أَخَذَ الْفَأْسَ فَنَزَعَ لَوْحًا، قَالَ فَلَمْ يَفْجَأْ مُوسَى إِلاَّ وَقَدْ قَلَعَ لَوْحًا بِالْقَدُّومِ‏.‏ فَقَالَ لَهُ مُوسَى مَا صَنَعْتَ قَوْمٌ حَمَلُونَا بِغَيْرِ نَوْلٍ، عَمَدْتَ إِلَى سَفِينَتِهِمْ فَخَرَقْتَهَا لِتُغْرِقَ أَهْلَهَا، لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا إِمْرًا‏.‏ قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا‏.‏ قَالَ لاَ تُؤَاخِذْنِي بِمَا نَسِيتُ وَلاَ تُرْهِقْنِي مِنْ أَمْرِي عُسْرًا، فَكَانَتِ الأُولَى مِنْ مُوسَى نِسْيَانًا‏.‏ فَلَمَّا خَرَجَا مِنَ الْبَحْرِ مَرُّوا بِغُلاَمٍ يَلْعَبُ مَعَ الصِّبْيَانِ، فَأَخَذَ الْخَضِرُ بِرَأْسِهِ فَقَلَعَهُ بِيَدِهِ هَكَذَا ـ وَأَوْمَأَ سُفْيَانُ بِأَطْرَافِ أَصَابِعِهِ كَأَنَّهُ يَقْطِفُ شَيْئًا ـ فَقَالَ لَهُ مُوسَى أَقَتَلْتَ نَفْسًا زَكِيَّةً بِغَيْرِ نَفْسٍ لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا نُكْرًا‏.‏ قَالَ أَلَمْ أَقُلْ لَكَ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا‏.‏ قَالَ إِنْ سَأَلْتُكَ عَنْ شَىْءٍ بَعْدَهَا فَلاَ تُصَاحِبْنِي، قَدْ بَلَغْتَ مِنْ لَدُنِّي عُذْرًا‏.‏ فَانْطَلَقَا حَتَّى إِذَا أَتَيَا أَهْلَ قَرْيَةٍ اسْتَطْعَمَا أَهْلَهَا فَأَبَوْا أَنْ يُضَيِّفُوهُمَا فَوَجَدَا فِيهَا جِدَارًا يُرِيدُ أَنْ يَنْقَضَّ مَائِلاً ـ أَوْمَأَ بِيَدِهِ هَكَذَا وَأَشَارَ سُفْيَانُ كَأَنَّهُ يَمْسَحُ شَيْئًا إِلَى فَوْقُ، فَلَمْ أَسْمَعْ سُفْيَانَ يَذْكُرُ مَائِلاً إِلاَّ مَرَّةً ـ قَالَ قَوْمٌ أَتَيْنَاهُمْ فَلَمْ يُطْعِمُونَا وَلَمْ يُضَيِّفُونَا عَمَدْتَ إِلَى حَائِطِهِمْ لَوْ شِئْتَ لاَتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْرًا‏.‏ قَالَ هَذَا فِرَاقُ بَيْنِي وَبَيْنِكَ، سَأُنَبِّئُكَ بِتَأْوِيلِ مَا لَمْ تَسْتَطِعْ عَلَيْهِ صَبْرًا‏"‏‏.‏ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ وَدِدْنَا أَنَّ مُوسَى كَانَ صَبَرَ، فَقَصَّ اللَّهُ عَلَيْنَا مِنْ خَبَرِهِمَا ‏"‏‏.‏ قَالَ سُفْيَانُ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ يَرْحَمُ اللَّهُ مُوسَى، لَوْ كَانَ صَبَرَ يُقَصُّ عَلَيْنَا مِنْ أَمْرِهِمَا ‏"‏‏.‏ وَقَرَأَ ابْنُ عَبَّاسٍ أَمَامَهُمْ مَلِكٌ يَأْخُذُ كُلَّ سَفِينَةٍ صَالِحَةٍ غَصْبًا، وَأَمَّا الْغُلاَمُ فَكَانَ كَافِرًا وَكَانَ أَبَوَاهُ مُؤْمِنَيْنِ‏.‏ ثُمَّ قَالَ لِي سُفْيَانُ سَمِعْتُهُ مِنْهُ مَرَّتَيْنِ وَحَفِظْتُهُ مِنْهُ‏.‏ قِيلَ لِسُفْيَانَ حَفِظْتَهُ قَبْلَ أَنْ تَسْمَعَهُ مِنْ عَمْرٍو، أَوْ تَحَفَّظْتَهُ مِنْ إِنْسَانٍ فَقَالَ مِمَّنْ أَتَحَفَّظُهُ وَرَوَاهُ أَحَدٌ عَنْ عَمْرٍو غَيْرِي سَمِعْتُهُ مِنْهُ مَرَّتَيْنِ أَوْ ثَلاَثًا وَحَفِظْتُهُ مِنْهُ‏.‏
Rapporté ​par ‌Sa`id ‌bin ​Jubair : J’ai dit à Ibn `Abbas : « Nauf Al-Bukah affirme que Moïse, le compagnon d’Al-Khadir, n’était pas Moïse (le prophète) des enfants d’Israël, mais un autre Moïse. » Ibn `Abbas a dit : « L’ennemi d’Allah (c’est-à-dire Nauf) a menti. Ubai bin Ka`b nous a dit que le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Un jour, Moïse s’est levé et a parlé aux enfants d’Israël. On lui a demandé qui était l’homme le plus savant parmi le peuple. Il a répondu : “Moi.” Allah l’a réprimandé car il n’a pas attribué la connaissance absolue à Allah. Alors Allah lui a dit : “Oui, à la jonction des deux mers, il y a un de Mes serviteurs qui est plus savant que toi.” Moïse a dit : “Ô mon Seigneur ! Comment puis-je le rencontrer ?” Allah a dit : “Prends un poisson et mets-le dans un panier. Tu le trouveras à l’endroit où tu perdras le poisson.” Moïse a pris un poisson, l’a mis dans un panier et est parti avec son jeune serviteur, Yusha` bin Noon, jusqu’à ce qu’ils atteignent le rocher où ils se sont allongés. Moïse s’est endormi, et le poisson, sortant du panier, est tombé dans la mer. Il a pris son chemin dans la mer comme dans un tunnel. Allah a arrêté le courant de l’eau au-dessus du poisson et cela formait comme une arche (le Prophète (ﷺ) a montré cette arche avec ses mains). Ils ont voyagé le reste de la nuit, et le lendemain Moïse a dit à son jeune serviteur : “Donne-nous notre nourriture, car nous avons beaucoup souffert de fatigue dans ce voyage.” Moïse ne s’est pas senti fatigué avant d’avoir dépassé l’endroit qu’Allah lui avait demandé de chercher. Son jeune serviteur lui a dit : “Sais-tu que lorsque nous étions assis près de ce rocher, j’ai oublié le poisson, et personne d’autre que Satan ne m’a fait oublier de t’en parler, et il a pris son chemin dans la mer d’une façon étonnante ?” Il y avait donc un passage pour le poisson et cela les a étonnés. Moïse a dit : “C’est ce que nous cherchions.” Ils sont donc tous les deux revenus sur leurs pas jusqu’au rocher. Là, ils ont vu un homme allongé, couvert d’un vêtement. Moïse l’a salué et il a répondu : “Comment les gens se saluent-ils dans ton pays ?” Moïse a dit : “Je suis Moïse.” L’homme a demandé : “Moïse des enfants d’Israël ?” Moïse a dit : “Oui, je suis venu pour que tu m’enseignes ce qu’Allah t’a appris.” Il a dit : “Ô Moïse ! J’ai une partie de la connaissance d’Allah qu’Il m’a donnée et que tu ne connais pas, et tu as une partie de la connaissance d’Allah qu’Il t’a donnée et que je ne connais pas.” Moïse a demandé : “Puis-je te suivre ?” Il a dit : “Mais tu ne pourras pas être patient avec moi, car comment pourrais-tu être patient sur des choses que tu ne comprendras pas ?” (Moïse a dit : “Tu me trouveras, si Allah le veut, vraiment patient, et je ne te désobéirai en rien.”) Ils sont donc partis tous les deux en marchant le long de la mer, un bateau est passé et ils ont demandé à l’équipage de les prendre à bord. L’équipage a reconnu Al-Khadir et les a pris gratuitement. Quand ils étaient à bord, un moineau est venu se poser sur le bord du bateau et a trempé son bec une ou deux fois dans la mer. Al-Khadir a dit à Moïse : “Ô Moïse ! Ma connaissance et la tienne n’ont pas diminué la connaissance d’Allah plus que ce que ce moineau a diminué l’eau de la mer avec son bec.” Soudain, Al-Khadir a pris une hache et a arraché une planche, et Moïse ne s’en est pas rendu compte avant qu’il ait arraché une planche avec la hache. Moïse lui a dit : “Qu’as-tu fait ? Ils nous ont pris à bord gratuitement, et tu as fait un trou dans leur bateau pour noyer ses passagers. Tu as vraiment fait une chose grave.” Al-Khadir a répondu : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” Moïse a répondu : “Ne me blâme pas pour ce que j’ai oublié, et ne sois pas dur avec moi pour ma faute.” Donc la première excuse de Moïse était l’oubli. Quand ils ont quitté la mer, ils sont passés près d’un garçon qui jouait avec d’autres enfants. Al-Khadir a attrapé la tête du garçon et l’a arrachée avec sa main comme ceci. (Soufyan, le sous-narrateur, a montré avec ses doigts comme s’il cueillait un fruit.) Moïse lui a dit : “As-tu tué une personne innocente qui n’a tué personne ? Tu as vraiment fait une chose horrible.” Al-Khadir a dit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” Moïse a dit : “Si je te demande quoi que ce soit après cela, ne m’accompagne plus. Tu as une excuse de ma part.” Puis ils ont continué jusqu’à ce qu’ils arrivent dans un village et ont demandé du bois à ses habitants, mais ils ont refusé de les recevoir. Ensuite, ils ont vu un mur qui allait s’effondrer (et Al-Khadir l’a réparé simplement en passant ses mains dessus). (Soufyan, le sous-narrateur, a montré avec ses mains comment Al-Khadir a passé ses mains sur le mur vers le haut.) Moïse a dit : “Ce sont les gens chez qui nous sommes allés, mais ils ne nous ont ni donné à manger, ni reçus, et pourtant tu as réparé leur mur. Si tu avais voulu, tu aurais pu demander un salaire.” Al-Khadir a dit : “C’est ici que nos chemins se séparent, et je vais t’expliquer ce que tu n’as pas pu supporter.” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : “Nous aurions aimé que Moïse puisse rester patient, ainsi Allah nous aurait raconté plus de choses sur leur histoire.” (Soufyan, le sous-narrateur, a dit que le Prophète (ﷺ) a dit : “Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! S’il avait été patient, on nous aurait raconté davantage sur leur cas.”
Sa'id bin Jubair (RA) Sahih Al-Boukhari #3401 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 123
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي ​إِسْحَاقُ ‌بْنُ ​نَصْرٍ، ​حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ قِيلَ لِبَنِي إِسْرَائِيلَ ادْخُلُوا الْبَابَ سُجَّدًا وَقُولُوا حِطَّةٌ‏.‏ فَبَدَّلُوا فَدَخَلُوا يَزْحَفُونَ عَلَى أَسْتَاهِهِمْ، وَقَالُوا حَبَّةٌ فِي شَعْرَةٍ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ‌Abou ​Hourayra ​: Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il fut dit aux Enfants d’Israël : Entrez par la porte en vous prosternant et dites : “Hitta” (Repentance). Mais ils changèrent (le commandement) et entrèrent en rampant sur leurs arrière-trains, et dirent : “Habbah fi sha‘rah” (Un grain dans un cheveu). »
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #3403 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 124
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​أَبُو ​الْوَلِيدِ، ‌حَدَّثَنَا ​شُعْبَةُ، عَنِ الأَعْمَشِ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا وَائِلٍ، قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَسَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَسْمًا، فَقَالَ رَجُلٌ إِنَّ هَذِهِ لَقِسْمَةٌ مَا أُرِيدَ بِهَا وَجْهُ اللَّهِ‏.‏ فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ، فَغَضِبَ حَتَّى رَأَيْتُ الْغَضَبَ فِي وَجْهِهِ، ثُمَّ قَالَ ‏ "‏ يَرْحَمُ اللَّهُ مُوسَى قَدْ أُوذِيَ بِأَكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبَرَ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ​`Abdullah ‌: ​Un jour, le Prophète (ﷺ) a distribué quelque chose (à ses compagnons). Un homme a dit : « Cette distribution n’a pas été faite (avec justice), cherchant la satisfaction d’Allah. » Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) pour lui rapporter cela. Il est devenu si en colère que j’ai vu les signes de la colère sur son visage. Puis il a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse, car il a été blessé plus gravement que cela, et il a pourtant enduré avec patience. »
Abdullah (RA) Sahih Al-Boukhari #3405 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 125
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌يَحْيَى ​بْنُ ​بُكَيْرٍ، ‌عَنِ اللَّيْثِ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْفَضْلِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَمَا يَهُودِيٌّ يَعْرِضُ سِلْعَتَهُ أُعْطِيَ بِهَا شَيْئًا كَرِهَهُ‏.‏ فَقَالَ لاَ وَالَّذِي اصْطَفَى مُوسَى عَلَى الْبَشَرِ، فَسَمِعَهُ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَقَامَ، فَلَطَمَ وَجْهَهُ، وَقَالَ تَقُولُ وَالَّذِي اصْطَفَى مُوسَى عَلَى الْبَشَرِ، وَالنَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ أَظْهُرِنَا فَذَهَبَ إِلَيْهِ، فَقَالَ أَبَا الْقَاسِمِ، إِنَّ لِي ذِمَّةً وَعَهْدًا، فَمَا بَالُ فُلاَنٍ لَطَمَ وَجْهِي‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ لِمَ لَطَمْتَ وَجْهَهُ ‏"‏‏.‏ فَذَكَرَهُ، فَغَضِبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى رُئِيَ فِي وَجْهِهِ، ثُمَّ قَالَ ‏"‏ لاَ تُفَضِّلُوا بَيْنَ أَنْبِيَاءِ اللَّهِ، فَإِنَّهُ يُنْفَخُ فِي الصُّورِ، فَيَصْعَقُ مَنْ فِي السَّمَوَاتِ وَمَنْ فِي الأَرْضِ، إِلاَّ مَنْ شَاءَ اللَّهُ، ثُمَّ يُنْفَخُ فِيهِ أُخْرَى، فَأَكُونُ أَوَّلَ مَنْ بُعِثَ فَإِذَا مُوسَى آخِذٌ بِالْعَرْشِ، فَلاَ أَدْرِي أَحُوسِبَ بِصَعْقَتِهِ يَوْمَ الطُّورِ أَمْ بُعِثَ قَبْلِي -‏ وَلَا أَقُولُ إِنَّ أَحَدًا أَفْضَلُ مِنْ يُونُسَ بْنِ مَتَّى"‏‏.‏
Rapporté ‌par ​Abu ​Huraira ‌: Un jour, alors qu’un Juif vendait quelque chose, on lui proposa un prix qui ne lui plaisait pas. Il dit alors : « Non, par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les êtres humains ! » En l’entendant, un homme des Ansar se leva et le gifla en disant : « Tu dis : Par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les êtres humains alors que le Prophète (Muhammad) est parmi nous ! » Le Juif alla voir le Prophète et dit : « Ô Abu-l-Qasim ! Je suis sous la protection et le contrat de sécurité, alors quel droit untel a-t-il de me gifler ? » Le Prophète (ﷺ) demanda à l’autre : « Pourquoi l’as-tu giflé ? » Il lui raconta toute l’histoire. Le Prophète (ﷺ) se mit en colère, au point que cela se voyait sur son visage, et dit : « Ne donnez pas la supériorité à un prophète parmi les prophètes d’Allah, car lorsque la trompe sera soufflée, tous ceux qui sont sur la terre et dans les cieux tomberont inconscients, sauf ceux qu’Allah voudra épargner. La trompe sera soufflée une seconde fois et je serai le premier à ressusciter pour voir Moïse tenant le Trône d’Allah. Je ne saurai pas si l’inconscience que Moïse a eue le jour du Tur lui a suffi, ou s’il s’est relevé avant moi. Et je ne dis pas qu’il y a quelqu’un de meilleur que Yunus fils de Matta. »
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #3414 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 126
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌يَحْيَى ​بْنُ ​بُكَيْرٍ، ​عَنِ اللَّيْثِ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْفَضْلِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَمَا يَهُودِيٌّ يَعْرِضُ سِلْعَتَهُ أُعْطِيَ بِهَا شَيْئًا كَرِهَهُ‏.‏ فَقَالَ لاَ وَالَّذِي اصْطَفَى مُوسَى عَلَى الْبَشَرِ، فَسَمِعَهُ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَقَامَ، فَلَطَمَ وَجْهَهُ، وَقَالَ تَقُولُ وَالَّذِي اصْطَفَى مُوسَى عَلَى الْبَشَرِ، وَالنَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ أَظْهُرِنَا فَذَهَبَ إِلَيْهِ، فَقَالَ أَبَا الْقَاسِمِ، إِنَّ لِي ذِمَّةً وَعَهْدًا، فَمَا بَالُ فُلاَنٍ لَطَمَ وَجْهِي‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ لِمَ لَطَمْتَ وَجْهَهُ ‏"‏‏.‏ فَذَكَرَهُ، فَغَضِبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى رُئِيَ فِي وَجْهِهِ، ثُمَّ قَالَ ‏"‏ لاَ تُفَضِّلُوا بَيْنَ أَنْبِيَاءِ اللَّهِ، فَإِنَّهُ يُنْفَخُ فِي الصُّورِ، فَيَصْعَقُ مَنْ فِي السَّمَوَاتِ وَمَنْ فِي الأَرْضِ، إِلاَّ مَنْ شَاءَ اللَّهُ، ثُمَّ يُنْفَخُ فِيهِ أُخْرَى، فَأَكُونُ أَوَّلَ مَنْ بُعِثَ فَإِذَا مُوسَى آخِذٌ بِالْعَرْشِ، فَلاَ أَدْرِي أَحُوسِبَ بِصَعْقَتِهِ يَوْمَ الطُّورِ أَمْ بُعِثَ قَبْلِي -‏ وَلَا أَقُولُ إِنَّ أَحَدًا أَفْضَلُ مِنْ يُونُسَ بْنِ مَتَّى"‏‏.‏
Rapporté ‌par ​Abu ​Huraira ​: Un jour, alors qu’un Juif vendait quelque chose, on lui proposa un prix qui ne lui plaisait pas. Il dit alors : « Non, par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les êtres humains ! » En l’entendant, un homme des Ansar se leva et le gifla en disant : « Tu dis : Par Celui qui a donné à Moïse la supériorité sur tous les êtres humains alors que le Prophète (Muhammad) est parmi nous ! » Le Juif alla voir le Prophète et dit : « Ô Abu-l-Qasim ! Je suis sous la protection et le contrat de sécurité, alors quel droit untel a-t-il de me gifler ? » Le Prophète (ﷺ) demanda à l’autre : « Pourquoi l’as-tu giflé ? » Il lui raconta toute l’histoire. Le Prophète (ﷺ) se mit en colère, au point que cela se voyait sur son visage, et dit : « Ne donnez pas la supériorité à un prophète parmi les prophètes d’Allah, car lorsque la trompe sera soufflée, tous ceux qui sont sur la terre et dans les cieux tomberont inconscients, sauf ceux qu’Allah voudra épargner. La trompe sera soufflée une seconde fois et je serai le premier à ressusciter pour voir Moïse tenant le Trône d’Allah. Je ne saurai pas si l’inconscience que Moïse a eue le jour du Tur lui a suffi, ou s’il s’est relevé avant moi. Et je ne dis pas qu’il y a quelqu’un de meilleur que Yunus fils de Matta. »
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #3415 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 127
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَلِيُّ ​بْنُ ‌عَبْدِ ‌اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ طَاوُسٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ سَمِعْتُ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ قَاتَلَ اللَّهُ فُلاَنًا، أَلَمْ يَعْلَمْ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لَعَنَ اللَّهُ الْيَهُودَ، حُرِّمَتْ عَلَيْهِمُ الشُّحُومُ، فَجَمَّلُوهَا فَبَاعُوهَا ‏"‏‏.‏ تَابَعَهُ جَابِرٌ وَأَبُو هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏
Rapporté ‌par ​Ibn ‌`Abbas ‌: J’ai entendu `Umar dire : « Qu’Allah maudisse untel ! Ne sait-il pas que le Prophète (ﷺ) a dit : Qu’Allah maudisse les Juifs car, bien qu’il leur était interdit (de manger) la graisse, ils l’ont fondue et l’ont vendue. »
Ibn Abbas (RA) Sahih Al-Boukhari #3460 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 128
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي ​عَبْدُ ‌اللَّهِ ​بْنُ ‌مُحَمَّدِ بْنِ أَسْمَاءَ، حَدَّثَنَا جُوَيْرِيَةُ بْنُ أَسْمَاءَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ عُذِّبَتِ امْرَأَةٌ فِي هِرَّةٍ سَجَنَتْهَا حَتَّى مَاتَتْ، فَدَخَلَتْ فِيهَا النَّارَ، لاَ هِيَ أَطْعَمَتْهَا وَلاَ سَقَتْهَا إِذْ حَبَسَتْهَا، وَلاَ هِيَ تَرَكَتْهَا تَأْكُلُ مِنْ خَشَاشِ الأَرْضِ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ‌`Abdullah ​bin ‌`Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Une femme a été punie à cause d’un chat qu’elle avait enfermé jusqu’à sa mort. Elle est entrée en Enfer à cause de cela, car elle ne lui a ni donné à manger ni à boire pendant qu’elle l’enfermait, et ne l’a pas non plus laissé libre pour qu’il puisse manger les insectes de la terre
Abdullah ibn Umar (RA) Sahih Al-Boukhari #3482 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 129
Abou Jamra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌زَيْدٌ ‌ـ ​هُوَ ‌ابْنُ أَخْزَمَ ـ قَالَ أَبُو قُتَيْبَةَ سَلْمُ بْنُ قُتَيْبَةَ حَدَّثَنِي مُثَنَّى بْنُ سَعِيدٍ الْقَصِيرُ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو جَمْرَةَ، قَالَ لَنَا ابْنُ عَبَّاسِ أَلاَ أُخْبِرُكُمْ بِإِسْلاَمِ أَبِي ذَرٍّ، قَالَ قُلْنَا بَلَى‏.‏ قَالَ قَالَ أَبُو ذَرٍّ كُنْتُ رَجُلاً مِنْ غِفَارٍ، فَبَلَغَنَا أَنَّ رَجُلاً قَدْ خَرَجَ بِمَكَّةَ، يَزْعُمُ أَنَّهُ نَبِيٌّ، فَقُلْتُ لأَخِي انْطَلِقْ إِلَى هَذَا الرَّجُلِ كَلِّمْهُ وَأْتِنِي بِخَبَرِهِ‏.‏ فَانْطَلَقَ فَلَقِيَهُ، ثُمَّ رَجَعَ فَقُلْتُ مَا عِنْدَكَ فَقَالَ وَاللَّهِ لَقَدْ رَأَيْتُ رَجُلاً يَأْمُرُ بِالْخَيْرِ وَيَنْهَى عَنِ الشَّرِّ‏.‏ فَقُلْتُ لَهُ لَمْ تَشْفِنِي مِنَ الْخَبَرِ‏.‏ فَأَخَذْتُ جِرَابًا وَعَصًا، ثُمَّ أَقْبَلْتُ إِلَى مَكَّةَ فَجَعَلْتُ لاَ أَعْرِفُهُ، وَأَكْرَهُ أَنْ أَسْأَلَ عَنْهُ، وَأَشْرَبُ مِنْ مَاءِ زَمْزَمَ وَأَكُونُ فِي الْمَسْجِدِ‏.‏ قَالَ فَمَرَّ بِي عَلِيٌّ فَقَالَ كَأَنَّ الرَّجُلَ غَرِيبٌ‏.‏ قَالَ قُلْتُ نَعَمْ‏.‏ قَالَ فَانْطَلِقْ إِلَى الْمَنْزِلِ‏.‏ قَالَ فَانْطَلَقْتُ مَعَهُ لاَ يَسْأَلُنِي عَنْ شَىْءٍ، وَلاَ أُخْبِرُهُ، فَلَمَّا أَصْبَحْتُ غَدَوْتُ إِلَى الْمَسْجِدِ لأَسْأَلَ عَنْهُ، وَلَيْسَ أَحَدٌ يُخْبِرُنِي عَنْهُ بِشَىْءٍ‏.‏ قَالَ فَمَرَّ بِي عَلِيٌّ فَقَالَ أَمَا نَالَ لِلرَّجُلِ يَعْرِفُ مَنْزِلَهُ بَعْدُ قَالَ قُلْتُ لاَ‏.‏ قَالَ انْطَلِقْ مَعِي‏.‏ قَالَ فَقَالَ مَا أَمْرُكَ وَمَا أَقْدَمَكَ هَذِهِ الْبَلْدَةَ قَالَ قُلْتُ لَهُ إِنْ كَتَمْتَ عَلَىَّ أَخْبَرْتُكَ‏.‏ قَالَ فَإِنِّي أَفْعَلُ‏.‏ قَالَ قُلْتُ لَهُ بَلَغَنَا أَنَّهُ قَدْ خَرَجَ هَا هُنَا رَجُلٌ يَزْعُمُ أَنَّهُ نَبِيٌّ، فَأَرْسَلْتُ أَخِي لِيُكَلِّمَهُ فَرَجَعَ وَلَمْ يَشْفِنِي مِنَ الْخَبَرِ، فَأَرَدْتُ أَنْ أَلْقَاهُ‏.‏ فَقَالَ لَهُ أَمَا إِنَّكَ قَدْ رَشَدْتَ، هَذَا وَجْهِي إِلَيْهِ، فَاتَّبِعْنِي، ادْخُلْ حَيْثُ أَدْخُلُ، فَإِنِّي إِنْ رَأَيْتُ أَحَدًا أَخَافُهُ عَلَيْكَ، قُمْتُ إِلَى الْحَائِطِ، كَأَنِّي أُصْلِحُ نَعْلِي، وَامْضِ أَنْتَ، فَمَضَى وَمَضَيْتُ مَعَهُ، حَتَّى دَخَلَ وَدَخَلْتُ مَعَهُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ لَهُ اعْرِضْ عَلَىَّ الإِسْلاَمَ‏.‏ فَعَرَضَهُ فَأَسْلَمْتُ مَكَانِي، فَقَالَ لِي ‏ "‏ يَا أَبَا ذَرٍّ اكْتُمْ هَذَا الأَمْرَ، وَارْجِعْ إِلَى بَلَدِكَ، فَإِذَا بَلَغَكَ ظُهُورُنَا فَأَقْبِلْ ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لأَصْرُخَنَّ بِهَا بَيْنَ أَظْهُرِهِمْ‏.‏ فَجَاءَ إِلَى الْمَسْجِدِ، وَقُرَيْشٌ فِيهِ فَقَالَ يَا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ، إِنِّي أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ‏.‏ فَقَالُوا قُومُوا إِلَى هَذَا الصَّابِئِ‏.‏ فَقَامُوا فَضُرِبْتُ لأَمُوتَ فَأَدْرَكَنِي الْعَبَّاسُ، فَأَكَبَّ عَلَىَّ ثُمَّ أَقْبَلَ عَلَيْهِمْ، فَقَالَ وَيْلَكُمْ تَقْتُلُونَ رَجُلاً مِنْ غِفَارَ، وَمَتْجَرُكُمْ وَمَمَرُّكُمْ عَلَى غِفَارَ‏.‏ فَأَقْلَعُوا عَنِّي، فَلَمَّا أَنْ أَصْبَحْتُ الْغَدَ رَجَعْتُ فَقُلْتُ مِثْلَ مَا قُلْتُ بِالأَمْسِ، فَقَالُوا قُومُوا إِلَى هَذَا الصَّابِئِ‏.‏ فَصُنِعَ ‏{‏بِي‏}‏ مِثْلَ مَا صُنِعَ بِالأَمْسِ وَأَدْرَكَنِي الْعَبَّاسُ فَأَكَبَّ عَلَىَّ، وَقَالَ مِثْلَ مَقَالَتِهِ بِالأَمْسِ‏.‏ قَالَ فَكَانَ هَذَا أَوَّلَ إِسْلاَمِ أَبِي ذَرٍّ رَحِمَهُ اللَّهُ‏.‏
Rapporté ‌par ‌Abu ​Jamra ‌: Ibn `Abbas nous a dit : « Voulez-vous que je vous raconte l'histoire de la conversion d'Abu Dhar à l'islam ? » Nous avons répondu : « Oui. » Il a dit : « Abu Dhar a raconté : J'étais un homme de la tribu de Ghifar. Nous avons entendu dire qu'un homme était apparu à La Mecque, prétendant être un Prophète. J'ai dit à mon frère : 'Va voir cet homme, parle-lui et rapporte-moi ses nouvelles.' Il est parti, l'a rencontré et est revenu. Je lui ai demandé : 'Quelles sont tes nouvelles ?' Il a répondu : 'Par Allah, j'ai vu un homme qui ordonne le bien et interdit le mal.' Je lui ai dit : 'Tu ne m'as pas satisfait avec si peu d'informations.' J'ai donc pris une outre et un bâton et je suis parti pour La Mecque. Je ne le connaissais pas (c'est-à-dire le Prophète (ﷺ)), et je n'aimais pas demander à quelqu'un à son sujet. Je buvais de l'eau de Zamzam et restais dans la Mosquée. Puis `Ali est passé près de moi et a dit : 'Il semble que tu sois un étranger ?' J'ai dit : 'Oui.' Il est allé chez lui et je l'ai accompagné. Il ne m'a rien demandé et je ne lui ai rien dit. Le lendemain matin, je suis allé à la Mosquée pour demander des informations sur le Prophète, mais personne ne m'a rien dit. `Ali est repassé près de moi et a demandé : 'L'homme n'a-t-il pas encore trouvé où loger ?' J'ai dit : 'Non.' Il a dit : 'Viens avec moi.' Il m'a demandé : 'Que fais-tu ici ? Qu'est-ce qui t'amène dans cette ville ?' J'ai dit : 'Si tu gardes mon secret, je te le dirai.' Il a répondu : 'Je le garderai.' Je lui ai dit : 'Nous avons entendu qu'une personne est apparue ici, prétendant être un Prophète. J'ai envoyé mon frère lui parler et, à son retour, il ne m'a pas apporté de nouvelles satisfaisantes ; alors j'ai voulu le rencontrer moi-même.' `Ali a dit (à Abu Dhar) : 'Tu es arrivé à ton but ; je vais justement le voir, alors suis-moi, et où j'entrerai, entre après moi. Si je vois quelqu'un qui pourrait te causer des ennuis, je me mettrai près d'un mur en faisant semblant de réparer mes sandales (comme avertissement), et tu devras alors partir.' `Ali est parti et je l'ai suivi jusqu'à ce qu'il entre dans un endroit, et j'y suis entré avec lui pour voir le Prophète (ﷺ) à qui j'ai dit : 'Présente-moi les principes de l'islam.' Quand il l'a fait, j'ai accepté l'islam immédiatement. Il m'a dit : 'Ô Abu Dhar ! Garde ta conversion secrète et retourne dans ta tribu ; et quand tu entendras parler de notre victoire, reviens vers nous.' J'ai dit : 'Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, j'annoncerai ma conversion à l'islam publiquement parmi eux (c'est-à-dire les infidèles).' Abu Dhar est allé à la Mosquée, où se trouvaient des gens de Quraish, et a dit : 'Ô gens de Quraish ! J'atteste qu'il n'y a de dieu qu'Allah, et j'atteste aussi que Muhammad est l'esclave d'Allah et Son Messager.' (En entendant cela) les hommes de Quraish ont dit : 'Attrapez ce Sabi (c'est-à-dire ce musulman) !' Ils se sont levés et m'ont frappé presque à mort. Al-`Abbas m'a vu et s'est jeté sur moi pour me protéger. Il s'est alors tourné vers eux et a dit : 'Malheur à vous ! Vous voulez tuer un homme de la tribu de Ghifar, alors que votre commerce et vos communications passent par le territoire de Ghifar ?' Ils m'ont donc laissé. Le lendemain matin, je suis retourné (à la Mosquée) et j'ai dit la même chose que la veille. Ils ont encore dit : 'Attrapez ce Sabi !' J'ai été traité de la même façon que la veille, et encore une fois Al-`Abbas m'a trouvé, s'est jeté sur moi pour me protéger et leur a dit la même chose que la veille.' Voilà comment Abu Dhar (qu'Allah lui fasse miséricorde) s'est converti à l'islam. »
Abou Jamra (RA) Sahih Al-Boukhari #3522 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 130
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​سُلَيْمَانُ ‌بْنُ ‌حَرْبٍ، ‌حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ دَعَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الأَنْصَارَ فَقَالَ ‏"‏ هَلْ فِيكُمْ أَحَدٌ مِنْ غَيْرِكُمْ ‏"‏‏.‏ قَالُوا لاَ، إِلاَّ ابْنُ أُخْتٍ لَنَا‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ ابْنُ أُخْتِ الْقَوْمِ مِنْهُمْ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ‌Anas ‌: ‌Le Prophète (ﷺ) a fait venir les Ansar (et quand ils sont venus), il a demandé : « Y a-t-il un étranger parmi vous ? » Ils ont répondu : « Non, sauf le fils de notre sœur. » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le fils de la sœur de quelqu'un fait partie de sa famille. »
Anas ibn Malik (RA) Sahih Al-Boukhari #3528 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 131
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​عَبْدُ ‌اللَّهِ ​بْنُ ‌يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، يَقُولُ قَالَ أَبُو طَلْحَةَ لأُمِّ سُلَيْمٍ لَقَدْ سَمِعْتُ صَوْتَ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ضَعِيفًا، أَعْرِفُ فِيهِ الْجُوعَ فَهَلْ عِنْدَكِ مِنْ شَىْءٍ قَالَتْ نَعَمْ‏.‏ فَأَخْرَجَتْ أَقْرَاصًا مِنْ شَعِيرٍ، ثُمَّ أَخْرَجَتْ خِمَارًا لَهَا فَلَفَّتِ الْخُبْزَ بِبَعْضِهِ، ثُمَّ دَسَّتْهُ تَحْتَ يَدِي وَلاَثَتْنِي بِبَعْضِهِ، ثُمَّ أَرْسَلَتْنِي إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ فَذَهَبْتُ بِهِ، فَوَجَدْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْمَسْجِدِ وَمَعَهُ النَّاسُ، فَقُمْتُ عَلَيْهِمْ فَقَالَ لِي رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ آرْسَلَكَ أَبُو طَلْحَةَ ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ نَعَمْ‏.‏ قَالَ بِطَعَامٍ‏.‏ فَقُلْتُ نَعَمْ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِمَنْ مَعَهُ ‏"‏ قُومُوا ‏"‏‏.‏ فَانْطَلَقَ وَانْطَلَقْتُ بَيْنَ أَيْدِيهِمْ حَتَّى جِئْتُ أَبَا طَلْحَةَ فَأَخْبَرْتُهُ‏.‏ فَقَالَ أَبُو طَلْحَةَ يَا أُمَّ سُلَيْمٍ، قَدْ جَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالنَّاسِ، وَلَيْسَ عِنْدَنَا مَا نُطْعِمُهُمْ‏.‏ فَقَالَتِ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ‏.‏ فَانْطَلَقَ أَبُو طَلْحَةَ حَتَّى لَقِيَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، فَأَقْبَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو طَلْحَةَ مَعَهُ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ هَلُمِّي يَا أُمَّ سُلَيْمٍ مَا عِنْدَكِ ‏"‏‏.‏ فَأَتَتْ بِذَلِكَ الْخُبْزِ، فَأَمَرَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَفُتَّ، وَعَصَرَتْ أُمُّ سُلَيْمٍ عُكَّةً فَأَدَمَتْهُ، ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيهِ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَقُولَ، ثُمَّ قَالَ ‏"‏ ائْذَنْ لِعَشَرَةٍ ‏"‏‏.‏ فَأَذِنَ لَهُمْ، فَأَكَلُوا حَتَّى شَبِعُوا ثُمَّ خَرَجُوا، ثُمَّ قَالَ ‏"‏ ائْذَنْ لِعَشَرَةٍ ‏"‏‏.‏ فَأَذِنَ لَهُمْ، فَأَكَلُوا حَتَّى شَبِعُوا ثُمَّ خَرَجُوا، ثُمَّ قَالَ ‏"‏ ائْذَنْ لِعَشَرَةٍ ‏"‏‏.‏ فَأَذِنَ لَهُمْ، فَأَكَلُوا حَتَّى شَبِعُوا ثُمَّ خَرَجُوا ثُمَّ قَالَ ‏"‏ ائْذَنْ لِعَشَرَةٍ ‏"‏‏.‏ فَأَكَلَ الْقَوْمُ كُلُّهُمْ وَشَبِعُوا، وَالْقَوْمُ سَبْعُونَ ـ أَوْ ثَمَانُونَ ـ رَجُلاً‏.‏
Rapporté ​par ‌Anas ​bin ‌Malik : Abou Talha dit à Oum Soulaym : « J’ai remarqué que la voix du Messager d’Allah (ﷺ) était faible, je pense que c’est à cause de la faim. As-tu de la nourriture ? » Elle répondit : « Oui. » Elle sortit quelques pains d’orge, prit un voile, enveloppa le pain dans une partie et me le mit sous le bras, puis m’enveloppa avec le reste du voile et m’envoya vers le Messager d’Allah (ﷺ). Je suis parti avec et j’ai trouvé le Messager d’Allah (ﷺ) à la mosquée, assis avec des gens. Quand je me suis approché, il demanda : « Abou Talha t’a-t-il envoyé ? » Je répondis : « Oui. » Il demanda : « Avec de la nourriture ? » Je répondis : « Oui. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit alors aux gens autour de lui : « Levez-vous ! » Il partit avec eux et je les ai précédés jusqu’à Abou Talha pour l’avertir de la venue du Prophète (ﷺ). Abou Talha dit : « Ô Oum Soulaym ! Le Messager d’Allah (ﷺ) vient avec des gens et nous n’avons pas de quoi les nourrir. » Elle répondit : « Allah et Son Messager savent mieux. » Abou Talha sortit accueillir le Messager d’Allah (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) dit : « Ô Oum Soulaym ! Apporte ce que tu as. » Elle apporta le pain que le Messager d’Allah (ﷺ) demanda de couper en morceaux. Oum Soulaym versa dessus un peu de beurre. Le Messager d’Allah (ﷺ) récita ce qu’Allah voulut, puis dit : « Que dix personnes entrent. » Dix personnes entrèrent, mangèrent à leur faim, puis sortirent. Il dit encore : « Que dix autres entrent. » Ils entrèrent, mangèrent à leur faim, puis sortirent. Il répéta : « Que dix autres entrent. » Ils entrèrent, mangèrent à leur faim, puis sortirent. Il dit encore : « Que dix autres entrent. » En tout, tous mangèrent à leur faim, et ils étaient soixante-dix ou quatre-vingts hommes
Anas ibn Malik (RA) Sahih Al-Boukhari #3578 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 132
Abd al-Rahman bin Abi Bakrah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​مُوسَى ​بْنُ ‌إِسْمَاعِيلَ، ​حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، عَنْ أَبِيهِ، حَدَّثَنَا أَبُو عُثْمَانَ، أَنَّهُ حَدَّثَهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ أَصْحَابَ، الصُّفَّةِ كَانُوا أُنَاسًا فُقَرَاءَ، وَأَنَّ النَّبِيَّ ـ صلى الله عليه وسلم قَالَ مَرَّةً ‏ "‏ مَنْ كَانَ عِنْدَهُ طَعَامُ اثْنَيْنِ فَلْيَذْهَبْ بِثَالِثٍ، وَمَنْ كَانَ عِنْدَهُ طَعَامُ أَرْبَعَةٍ فَلْيَذْهَبْ بِخَامِسٍ أَوْ سَادِسٍ ‏"‏‏.‏ أَوْ كَمَا قَالَ، وَأَنَّ أَبَا بَكْرٍ جَاءَ بِثَلاَثَةٍ وَانْطَلَقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِعَشَرَةٍ، وَأَبُو بَكْرٍ وَثَلاَثَةً، قَالَ فَهْوَ أَنَا وَأَبِي وَأُمِّي ـ وَلاَ أَدْرِي هَلْ قَالَ امْرَأَتِي وَخَادِمِي ـ بَيْنَ بَيْتِنَا وَبَيْنَ بَيْتِ أَبِي بَكْرٍ، وَأَنَّ أَبَا بَكْرٍ تَعَشَّى عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ لَبِثَ حَتَّى صَلَّى الْعِشَاءَ، ثُمَّ رَجَعَ فَلَبِثَ حَتَّى تَعَشَّى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَاءَ بَعْدَ مَا مَضَى مِنَ اللَّيْلِ مَا شَاءَ اللَّهُ، قَالَتْ لَهُ امْرَأَتُهُ مَا حَبَسَكَ عَنْ أَضْيَافِكَ أَوْ ضَيْفِكَ‏.‏ قَالَ أَوَ عَشَّيْتِهِمْ قَالَتْ أَبَوْا حَتَّى تَجِيءَ، قَدْ عَرَضُوا عَلَيْهِمْ فَغَلَبُوهُمْ، فَذَهَبْتُ فَاخْتَبَأْتُ، فَقَالَ يَا غُنْثَرُ‏.‏ فَجَدَّعَ وَسَبَّ وَقَالَ كُلُوا وَقَالَ لاَ أَطْعَمُهُ أَبَدًا‏.‏ قَالَ وَايْمُ اللَّهِ مَا كُنَّا نَأْخُذُ مِنَ اللُّقْمَةِ إِلاَّ رَبَا مِنْ أَسْفَلِهَا أَكْثَرُ مِنْهَا حَتَّى شَبِعُوا، وَصَارَتْ أَكْثَرَ مِمَّا كَانَتْ قَبْلُ، فَنَظَرَ أَبُو بَكْرٍ فَإِذَا شَىْءٌ أَوْ أَكْثَرُ قَالَ لاِمْرَأَتِهِ يَا أُخْتَ بَنِي فِرَاسٍ‏.‏ قَالَتْ لاَ وَقُرَّةِ عَيْنِي لَهْىَ الآنَ أَكْثَرُ مِمَّا قَبْلُ بِثَلاَثِ مَرَّاتٍ‏.‏ فَأَكَلَ مِنْهَا أَبُو بَكْرٍ، وَقَالَ إِنَّمَا كَانَ الشَّيْطَانُ ـ يَعْنِي يَمِينَهُ ـ ثُمَّ أَكَلَ مِنْهَا لُقْمَةً، ثُمَّ حَمَلَهَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَصْبَحَتْ عِنْدَهُ‏.‏ وَكَانَ بَيْنَنَا وَبَيْنَ قَوْمٍ عَهْدٌ، فَمَضَى الأَجَلُ، فَتَفَرَّقْنَا اثْنَا عَشَرَ رَجُلاً مَعَ كُلِّ رَجُلٍ مِنْهُمْ أُنَاسٌ‏.‏ اللَّهُ أَعْلَمُ كَمْ مَعَ كُلِّ رَجُلٍ، غَيْرَ أَنَّهُ بَعَثَ مَعَهُمْ، قَالَ أَكَلُوا مِنْهَا أَجْمَعُونَ‏.‏ أَوْ كَمَا قَالَ‏.‏ وَغَيْرُهُ يَقُولُ فَعَرَفْنَا مِنْ الْعِرَافَةِ
Rapporté ​par ​`Abdur-Rahman ‌bin ​Abi Bakr : Les compagnons de Suffa étaient des gens pauvres. Le Prophète (ﷺ) a dit un jour : « Celui qui a de quoi nourrir deux personnes, qu’il en prenne une troisième (parmi eux), et celui qui a de quoi nourrir quatre personnes, qu’il en prenne une cinquième ou une sixième (ou quelque chose de similaire). » Abou Bakr en a pris trois, tandis que le Prophète (ﷺ) en a pris dix. Abou Bakr, avec trois membres de sa famille (qui étaient moi, mon père et ma mère — le sous-narrateur hésite si `Abdur-Rahman a dit : « ma femme et mon serviteur qui était commun à ma maison et à celle d’Abou Bakr »). Abou Bakr a pris son dîner avec le Prophète (ﷺ) et est resté jusqu’à ce qu’il fasse la prière de l’Isha. Il est rentré et a attendu que le Messager d’Allah (ﷺ) ait pris son dîner. Après une partie de la nuit, il est rentré chez lui. Sa femme lui dit : « Qu’est-ce qui t’a retenu loin de tes invités ? » Il répondit : « Leur as-tu servi le dîner ? » Elle dit : « Ils ont refusé de manger avant que tu ne viennes. On leur a présenté le repas mais ils ont refusé. » Je suis allé me cacher et il a dit : « Ô Ghunthar ! » Il invoqua Allah contre moi pour que mes oreilles soient coupées et me réprimanda. Puis il leur dit : « Mangez, s’il vous plaît ! » et ajouta : « Je ne mangerai pas du repas. » Par Allah, chaque fois que nous prenions une poignée de nourriture, elle augmentait sous la main, plus que la poignée prise, jusqu’à ce que tout le monde soit rassasié ; et la nourriture restante était plus abondante qu’au départ. Abou Bakr vit que la nourriture était autant, voire plus, qu’au début. Il appela sa femme : « Ô sœur de Bani Firas ! » Elle répondit : « Ô joie de mes yeux ! La nourriture a triplé de quantité. » Abou Bakr se mit alors à en manger et dit : « (Mon serment de ne pas manger) était à cause de Sa all. » Il en prit une poignée et porta le reste au Prophète. Cette nourriture resta avec le Prophète (ﷺ). Il y avait un traité entre nous et des gens, et quand ce traité prit fin, il nous divisa en douze groupes, chacun dirigé par un homme. Allah sait combien d’hommes étaient sous la direction de chaque chef. Quoi qu’il en soit, le Prophète (ﷺ) envoya un chef avec chaque groupe. Et tous mangèrent de ce repas
Abd al-Rahman bin Abi Bakrah (RA) Sahih Al-Boukhari #3581 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 133
Hudhaifa bin al-Yaman (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌يَحْيَى ​بْنُ ​مُوسَى، ‌حَدَّثَنَا الْوَلِيدُ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ جَابِرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي بُسْرُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ الْحَضْرَمِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو إِدْرِيسَ الْخَوْلاَنِيُّ، أَنَّهُ سَمِعَ حُذَيْفَةَ بْنَ الْيَمَانِ، يَقُولُ كَانَ النَّاسُ يَسْأَلُونَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْخَيْرِ، وَكُنْتُ أَسْأَلُهُ عَنِ الشَّرِّ مَخَافَةَ أَنْ يُدْرِكَنِي‏.‏ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّا كُنَّا فِي جَاهِلِيَّةٍ وَشَرٍّ، فَجَاءَنَا اللَّهُ بِهَذَا الْخَيْرِ، فَهَلْ بَعْدَ هَذَا الْخَيْرِ مِنْ شَرٍّ قَالَ ‏"‏ نَعَمْ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ وَهَلْ بَعْدَ ذَلِكَ الشَّرِّ مِنْ خَيْرٍ قَالَ ‏"‏ نَعَمْ، وَفِيهِ دَخَنٌ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ وَمَا دَخَنُهُ قَالَ ‏"‏ قَوْمٌ يَهْدُونَ بِغَيْرِ هَدْيِي تَعْرِفُ مِنْهُمْ وَتُنْكِرُ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ فَهَلْ بَعْدَ ذَلِكَ الْخَيْرِ مِنْ شَرٍّ قَالَ ‏"‏ نَعَمْ دُعَاةٌ إِلَى أَبْوَابِ جَهَنَّمَ، مَنْ أَجَابَهُمْ إِلَيْهَا قَذَفُوهُ فِيهَا ‏"‏‏.‏ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ صِفْهُمْ لَنَا فَقَالَ ‏"‏ هُمْ مِنْ جِلْدَتِنَا، وَيَتَكَلَّمُونَ بِأَلْسِنَتِنَا ‏"‏ قُلْتُ فَمَا تَأْمُرُنِي إِنْ أَدْرَكَنِي ذَلِكَ قَالَ ‏"‏ تَلْزَمُ جَمَاعَةَ الْمُسْلِمِينَ وَإِمَامَهُمْ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ فَإِنْ لَمْ يَكُنْ لَهُمْ جَمَاعَةٌ وَلاَ إِمَامٌ قَالَ ‏"‏ فَاعْتَزِلْ تِلْكَ الْفِرَقَ كُلَّهَا، وَلَوْ أَنْ تَعَضَّ بِأَصْلِ شَجَرَةٍ حَتَّى يُدْرِكَكَ الْمَوْتُ وَأَنْتَ عَلَى ذَلِكَ ‏"‏‏.‏
Rapporté ‌par ​Hudhaifa ​bin ‌Al-Yaman : Les gens avaient l’habitude d’interroger le Messager d’Allah (ﷺ) sur le bien, mais moi, je l’interrogeais sur le mal, de peur qu’il ne m’atteigne. Un jour, j’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous étions dans l’ignorance et le mal, puis Allah nous a accordé le bien actuel ; y aura-t-il du mal après ce bien ? » Il a répondu : « Oui. » J’ai demandé : « Y aura-t-il du bien après ce mal ? » Il a dit : « Oui, mais il sera entaché de Dakhan (c’est-à-dire un peu de mal). » J’ai demandé : « Qu’est-ce que ce Dakhan ? » Il a dit : « Il y aura des gens qui guideront selon des principes autres que ma tradition. Tu verras leurs actions et tu les désapprouveras. » J’ai demandé : « Y aura-t-il du mal après ce bien ? » Il a dit : « Oui, il y aura des gens qui inviteront les autres aux portes de l’Enfer, et quiconque acceptera leur invitation y sera jeté par eux. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Décris-nous ces gens. » Il a dit : « Ils seront des nôtres et parleront notre langue. » J’ai demandé : « Que m’ordonnes-tu de faire si cela arrive de mon vivant ? » Il a dit : « Attache-toi au groupe des musulmans et à leur chef. » J’ai demandé : « Et s’il n’y a ni groupe ni chef (que dois-je faire) ? » Il a dit : « Éloigne-toi de tous ces groupes, même si tu dois manger la racine d’un arbre, jusqu’à ce que tu rencontres Allah dans cet état. »
Hudhaifa bin al-Yaman (RA) Sahih Al-Boukhari #3606 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 134
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​عَبْدُ ​اللَّهِ ​بْنُ ‌مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ السَّمَّانِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ الْخَيْلُ لِثَلاَثَةٍ لِرَجُلٍ أَجْرٌ، وَلِرَجُلٍ سِتْرٌ وَعَلَى رَجُلٍ وِزْرٌ‏.‏ فَأَمَّا الَّذِي لَهُ أَجْرٌ، فَرَجُلٌ رَبَطَهَا فِي سَبِيلِ اللَّهِ، فَأَطَالَ لَهَا فِي مَرْجٍ أَوْ رَوْضَةٍ، وَمَا أَصَابَتْ فِي طِيَلِهَا مِنَ الْمَرْجِ أَوِ الرَّوْضَةِ كَانَتْ لَهُ حَسَنَاتٍ، وَلَوْ أَنَّهَا قَطَعَتْ طِيَلَهَا، فَاسْتَنَّتْ شَرَفًا أَوْ شَرَفَيْنِ، كَانَتْ أَرْوَاثُهَا حَسَنَاتٍ لَهُ، وَلَوْ أَنَّهَا مَرَّتْ بِنَهْرٍ فَشَرِبَتْ، وَلَمْ يُرِدْ أَنْ يَسْقِيَهَا، كَانَ ذَلِكَ لَهُ حَسَنَاتٍ، وَرَجُلٌ رَبَطَهَا تَغَنِّيًا وَسِتْرًا وَتَعَفُّفًا، لَمْ يَنْسَ حَقَّ اللَّهِ فِي رِقَابِهَا وَظُهُورِهَا، فَهِيَ لَهُ كَذَلِكَ سِتْرٌ‏.‏ وَرَجُلٌ رَبَطَهَا فَخْرًا وَرِيَاءً، وَنِوَاءً لأَهْلِ الإِسْلاَمِ فَهْىَ وِزْرٌ‏.‏ وَسُئِلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْحُمُرِ فَقَالَ ‏"‏ مَا أُنْزِلَ عَلَىَّ فِيهَا إِلاَّ هَذِهِ الآيَةُ الْجَامِعَةُ الْفَاذَّةُ ‏{‏فَمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ خَيْرًا يَرَهُ * وَمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ شَرًّا يَرَهُ‏}‏
Rapporté ​par ​Abu ​Huraira ‌: Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un cheval peut être gardé pour trois raisons : pour un homme, il peut être une source de récompense ; pour un autre, un moyen de subsistance ; et pour un troisième, un fardeau (une cause de péchés). Celui pour qui c’est une source de récompense est celui qui garde son cheval pour le Jihad dans la voie d’Allah ; il l’attache avec une longue corde dans un pré ou un jardin. Tout ce que la corde lui permet de manger sera compté comme de bonnes actions pour son propriétaire. Et si le cheval casse sa corde et saute par-dessus une ou deux collines, même ses excréments seront considérés comme de bonnes actions. Et s’il passe près d’une rivière et boit de l’eau, cela sera aussi compté comme une bonne action pour lui, même s’il n’avait pas l’intention de l’abreuver. Un cheval est un abri pour celui qui le garde pour gagner honnêtement sa vie et l’utilise pour éviter de suivre des moyens illicites (pour gagner de l’argent), tout en n’oubliant pas les droits d’Allah (comme payer la Zakat et permettre aux autres de l’utiliser pour Allah). Mais un cheval est un fardeau (et une cause de péchés) pour celui qui le garde par orgueil, par ostentation ou pour nuire aux musulmans. » On a demandé au Prophète (ﷺ) au sujet des ânes. Il a répondu : « Rien n’a été révélé à leur sujet, sauf ce verset général (qui englobe tout) : ‘Quiconque fait le bien, fût-ce du poids d’un atome (ou d’une petite fourmi), le verra ; et quiconque fait le mal, fût-ce du poids d’un atome (ou d’une petite fourmi), le verra.’ »
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #3646 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 135
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​أَحْمَدُ ​بْنُ ‌أَبِي ‌بَكْرٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ دِينَارٍ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ الْجُهَنِيُّ، عَنِ ابْنِ أَبِي ذِئْبٍ، عَنْ سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّاسَ، كَانُوا يَقُولُونَ أَكْثَرَ أَبُو هُرَيْرَةَ‏.‏ وَإِنِّي كُنْتُ أَلْزَمُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِشِبَعِ بَطْنِي، حَتَّى لاَ آكُلُ الْخَمِيرَ، وَلاَ أَلْبَسُ الْحَبِيرَ، وَلاَ يَخْدُمُنِي فُلاَنٌ وَلاَ فُلاَنَةُ، وَكُنْتُ أُلْصِقُ بَطْنِي بِالْحَصْبَاءِ مِنَ الْجُوعِ، وَإِنْ كُنْتُ لأَسْتَقْرِئُ الرَّجُلَ الآيَةَ هِيَ مَعِي كَىْ يَنْقَلِبَ بِي فَيُطْعِمَنِي، وَكَانَ أَخْيَرَ النَّاسِ لِلْمِسْكِينِ جَعْفَرُ بْنُ أَبِي طَالِبٍ، كَانَ يَنْقَلِبُ بِنَا فَيُطْعِمُنَا مَا كَانَ فِي بَيْتِهِ، حَتَّى إِنْ كَانَ لَيُخْرِجُ إِلَيْنَا الْعُكَّةَ الَّتِي لَيْسَ فِيهَا شَىْءٌ، فَنَشُقُّهَا فَنَلْعَقُ مَا فِيهَا‏.‏
Rapporté ​par ​Abu ‌Huraira ‌: Les gens disaient : « Abu Huraira raconte trop de récits. » En réalité, je restais proche du Messager d’Allah (ﷺ) et je me contentais de ce qui remplissait mon estomac. Je ne mangeais pas de pain levé, je ne portais pas de vêtements décorés, et jamais un homme ou une femme ne m’a servi. Souvent, j’appuyais mon ventre contre des cailloux à cause de la faim, et je demandais à quelqu’un de me réciter un verset du Coran, même si je le connaissais, juste pour qu’il m’emmène chez lui et me donne à manger. Et le plus généreux envers les pauvres était Ja`far bin Abi Talib. Il nous emmenait chez lui et nous offrait ce qu’il avait. Il nous donnait même une outre vide (de beurre) que nous découpions pour en lécher ce qu’il restait
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #3708 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 136
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​أَبُو ​الْيَمَانِ، ​أَخْبَرَنَا ​شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ فَاطِمَةَ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ أَرْسَلَتْ إِلَى أَبِي بَكْرٍ تَسْأَلُهُ مِيرَاثَهَا مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِيمَا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم، تَطْلُبُ صَدَقَةَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الَّتِي بِالْمَدِينَةِ وَفَدَكٍ وَمَا بَقِيَ مِنْ خُمُسِ خَيْبَرَ‏.‏ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لاَ نُورَثُ، مَا تَرَكْنَا فَهْوَ صَدَقَةٌ، إِنَّمَا يَأْكُلُ آلُ مُحَمَّدٍ مِنْ هَذَا الْمَالِ ـ يَعْنِي مَالَ اللَّهِ ـ لَيْسَ لَهُمْ أَنْ يَزِيدُوا عَلَى الْمَأْكَلِ ‏"‏‏.‏ وَإِنِّي وَاللَّهِ لاَ أُغَيِّرُ شَيْئًا مِنْ صَدَقَاتِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الَّتِي كَانَتْ عَلَيْهَا فِي عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، وَلأَعْمَلَنَّ فِيهَا بِمَا عَمِلَ فِيهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَتَشَهَّدَ عَلِيٌّ، ثُمَّ قَالَ إِنَّا قَدْ عَرَفْنَا يَا أَبَا بَكْرٍ فَضِيلَتَكَ‏.‏ وَذَكَرَ قَرَابَتَهُمْ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَحَقَّهُمْ‏.‏ فَتَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ فَقَالَ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، لَقَرَابَةُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَحَبُّ إِلَىَّ أَنْ أَصِلَ مِنْ قَرَابَتِي‏.‏
Rapporté ​par ​‘Aisha ​: ​Fatima a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr pour lui demander de lui donner son héritage du Prophète (ﷺ), provenant de ce qu’Allah avait donné à Son Messager par le Fai (butin obtenu sans combat). Elle a demandé la Sadaqa (biens destinés à la charité) du Prophète (ﷺ) à Médine, Fadak, et ce qui restait du Khumus (le cinquième) du butin de Khaybar. Abu Bakr a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Nous, les Prophètes, nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est Sadaqa. Mais la famille de Muhammad peut manger de ces biens, c’est-à-dire les biens d’Allah, mais ils n’ont pas le droit d’en prendre plus que ce dont ils ont besoin pour se nourrir.’ Par Allah ! Je ne changerai rien à la gestion de la Sadaqa du Prophète et je la garderai comme elle l’était de son vivant, et j’en disposerai comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ). » Ensuite, ‘Ali a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager. » Il a ajouté : « Ô Abu Bakr ! Nous reconnaissons ta supériorité. » Puis il (c’est-à-dire ‘Ali) a évoqué leur lien avec le Messager d’Allah et leurs droits. Abu Bakr a alors dit : « Par Allah, dans la Main de Qui est ma vie, j’aime faire du bien aux proches du Messager d’Allah plus qu’à mes propres proches. »
Aïcha (RA) Sahih Al-Boukhari #3711 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 137
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌أَبُو ‌الْيَمَانِ، ‌أَخْبَرَنَا ‌شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ فَاطِمَةَ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ أَرْسَلَتْ إِلَى أَبِي بَكْرٍ تَسْأَلُهُ مِيرَاثَهَا مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِيمَا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم، تَطْلُبُ صَدَقَةَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الَّتِي بِالْمَدِينَةِ وَفَدَكٍ وَمَا بَقِيَ مِنْ خُمُسِ خَيْبَرَ‏.‏ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لاَ نُورَثُ، مَا تَرَكْنَا فَهْوَ صَدَقَةٌ، إِنَّمَا يَأْكُلُ آلُ مُحَمَّدٍ مِنْ هَذَا الْمَالِ ـ يَعْنِي مَالَ اللَّهِ ـ لَيْسَ لَهُمْ أَنْ يَزِيدُوا عَلَى الْمَأْكَلِ ‏"‏‏.‏ وَإِنِّي وَاللَّهِ لاَ أُغَيِّرُ شَيْئًا مِنْ صَدَقَاتِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الَّتِي كَانَتْ عَلَيْهَا فِي عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، وَلأَعْمَلَنَّ فِيهَا بِمَا عَمِلَ فِيهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَتَشَهَّدَ عَلِيٌّ، ثُمَّ قَالَ إِنَّا قَدْ عَرَفْنَا يَا أَبَا بَكْرٍ فَضِيلَتَكَ‏.‏ وَذَكَرَ قَرَابَتَهُمْ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَحَقَّهُمْ‏.‏ فَتَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ فَقَالَ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، لَقَرَابَةُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَحَبُّ إِلَىَّ أَنْ أَصِلَ مِنْ قَرَابَتِي‏.‏
Rapporté ‌par ‌‘Aisha ‌: ‌Fatima a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr pour lui demander de lui donner son héritage du Prophète (ﷺ), provenant de ce qu’Allah avait donné à Son Messager par le Fai (butin obtenu sans combat). Elle a demandé la Sadaqa (biens destinés à la charité) du Prophète (ﷺ) à Médine, Fadak, et ce qui restait du Khumus (le cinquième) du butin de Khaybar. Abu Bakr a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Nous, les Prophètes, nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons est Sadaqa. Mais la famille de Muhammad peut manger de ces biens, c’est-à-dire les biens d’Allah, mais ils n’ont pas le droit d’en prendre plus que ce dont ils ont besoin pour se nourrir.’ Par Allah ! Je ne changerai rien à la gestion de la Sadaqa du Prophète et je la garderai comme elle l’était de son vivant, et j’en disposerai comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ). » Ensuite, ‘Ali a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager. » Il a ajouté : « Ô Abu Bakr ! Nous reconnaissons ta supériorité. » Puis il (c’est-à-dire ‘Ali) a évoqué leur lien avec le Messager d’Allah et leurs droits. Abu Bakr a alors dit : « Par Allah, dans la Main de Qui est ma vie, j’aime faire du bien aux proches du Messager d’Allah plus qu’à mes propres proches. »
Aïcha (RA) Sahih Al-Boukhari #3712 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 138
Qais (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَمْرُو ‌بْنُ ‌عَوْنٍ، ‌حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ قَيْسٍ، قَالَ سَمِعْتُ سَعْدًا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ إِنِّي لأَوَّلُ الْعَرَبِ رَمَى بِسَهْمٍ فِي سَبِيلِ اللَّهِ، وَكُنَّا نَغْزُو مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَمَا لَنَا طَعَامٌ إِلاَّ وَرَقُ الشَّجَرِ، حَتَّى إِنَّ أَحَدَنَا لَيَضَعُ كَمَا يَضَعُ الْبَعِيرُ أَوِ الشَّاةُ، مَا لَهُ خِلْطٌ، ثُمَّ أَصْبَحَتْ بَنُو أَسَدٍ تُعَزِّرُنِي عَلَى الإِسْلاَمِ، لَقَدْ خِبْتُ إِذًا وَضَلَّ عَمَلِي‏.‏ وَكَانُوا وَشَوْا بِهِ إِلَى عُمَرَ، قَالُوا لاَ يُحْسِنُ يُصَلِّي‏.‏
Rapporté ‌par ‌Qais ‌: ‌J’ai entendu Sa’d dire : « J’ai été le premier parmi les Arabes à tirer une flèche pour la cause d’Allah. Nous combattions avec les Prophètes, alors que nous n’avions rien à manger sauf les feuilles des arbres, au point que nos excréments ressemblaient à ceux des chameaux ou des moutons, sans rien pour les lier. Aujourd’hui, la tribu de Banu Asad me reproche de ne pas avoir compris l’islam. Je serais perdant si mes actes étaient vains. » Ces gens se sont plaints de Sa’d auprès de ‘Umar, disant qu’il n’accomplissait pas correctement ses prières
Qais (RA) Sahih Al-Boukhari #3728 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 139
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌مُسَدَّدٌ، ​حَدَّثَنَا ​عَبْدُ ‌اللَّهِ بْنُ دَاوُدَ، عَنْ فُضَيْلِ بْنِ غَزْوَانَ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَجُلاً، أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَبَعَثَ إِلَى نِسَائِهِ فَقُلْنَ مَا مَعَنَا إِلاَّ الْمَاءُ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَنْ يَضُمُّ، أَوْ يُضِيفُ هَذَا ‏"‏‏.‏ فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ أَنَا‏.‏ فَانْطَلَقَ بِهِ إِلَى امْرَأَتِهِ، فَقَالَ أَكْرِمِي ضَيْفَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ مَا عِنْدَنَا إِلاَّ قُوتُ صِبْيَانِي‏.‏ فَقَالَ هَيِّئِي طَعَامَكِ، وَأَصْبِحِي سِرَاجَكِ، وَنَوِّمِي صِبْيَانَكِ إِذَا أَرَادُوا عَشَاءً‏.‏ فَهَيَّأَتْ طَعَامَهَا وَأَصْبَحَتْ سِرَاجَهَا، وَنَوَّمَتْ صِبْيَانَهَا، ثُمَّ قَامَتْ كَأَنَّهَا تُصْلِحُ سِرَاجَهَا فَأَطْفَأَتْهُ، فَجَعَلاَ يُرِيَانِهِ أَنَّهُمَا يَأْكُلاَنِ، فَبَاتَا طَاوِيَيْنِ، فَلَمَّا أَصْبَحَ، غَدَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ ضَحِكَ اللَّهُ اللَّيْلَةَ ـ أَوْ عَجِبَ ـ مِنْ فَعَالِكُمَا ‏"‏ فَأَنْزَلَ اللَّهُ ‏{‏وَيُؤْثِرُونَ عَلَى أَنْفُسِهِمْ وَلَوْ كَانَ بِهِمْ خَصَاصَةٌ وَمَنْ يُوقَ شُحَّ نَفْسِهِ فَأُولَئِكَ هُمُ الْمُفْلِحُونَ‏}‏
Rapporté ‌par ​Abu ​Huraira ‌: Un homme est venu voir le Prophète. Le Prophète (ﷺ) a envoyé quelqu’un auprès de ses épouses pour demander de quoi nourrir cet homme, mais elles ont répondu qu’elles n’avaient rien sauf de l’eau. Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qui accueillera cet homme ou l’invitera comme hôte ? » Un homme des Ansar a dit : « Moi. » Il l’a donc emmené chez lui et a dit à sa femme : « Accueille généreusement l’hôte du Messager d’Allah (ﷺ). » Elle a répondu : « Nous n’avons que le repas de nos enfants. » Il a dit : « Prépare ton repas, allume ta lampe et fais dormir les enfants s’ils demandent à manger. » Elle a préparé le repas, allumé la lampe et fait dormir les enfants, puis elle s’est levée comme si elle réparait la lampe, mais elle l’a éteinte. Tous deux ont fait semblant de manger, mais en réalité ils se sont couchés le ventre vide. Le matin, l’Ansari est allé voir le Messager d’Allah (ﷺ), qui lui a dit : « Cette nuit, Allah a souri ou s’est émerveillé de votre action. » Puis Allah a révélé : « Ils (les émigrés) leur donnent la préférence sur eux-mêmes, même s’ils sont dans le besoin. Et ceux qui sont préservés de leur propre avidité, ceux-là réussiront. »
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #3798 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 140
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي ‌مُحَمَّدُ ‌بْنُ ​أَبِي ‌بَكْرٍ، حَدَّثَنَا فُضَيْلُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا سَالِمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، رضى الله عنهما أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم لَقِيَ زَيْدَ بْنَ عَمْرِو بْنِ نُفَيْلٍ بِأَسْفَلِ بَلْدَحَ، قَبْلَ أَنْ يَنْزِلَ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الْوَحْىُ فَقُدِّمَتْ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم سُفْرَةٌ، فَأَبَى أَنْ يَأْكُلَ مِنْهَا ثُمَّ قَالَ زَيْدٌ إِنِّي لَسْتُ آكُلُ مِمَّا تَذْبَحُونَ عَلَى أَنْصَابِكُمْ، وَلاَ آكُلُ إِلاَّ مَا ذُكِرَ اسْمُ اللَّهِ عَلَيْهِ‏.‏ وَأَنَّ زَيْدَ بْنَ عَمْرٍو كَانَ يَعِيبُ عَلَى قُرَيْشٍ ذَبَائِحَهُمْ، وَيَقُولُ الشَّاةُ خَلَقَهَا اللَّهُ، وَأَنْزَلَ لَهَا مِنَ السَّمَاءِ الْمَاءَ، وَأَنْبَتَ لَهَا مِنَ الأَرْضِ، ثُمَّ تَذْبَحُونَهَا عَلَى غَيْرِ اسْمِ اللَّهِ إِنْكَارًا لِذَلِكَ وَإِعْظَامًا لَهُ‏.‏
Rapporté ‌par ‌‘Abdullah ​bin ‌‘Umar : Le Prophète (ﷺ) a rencontré Zaid bin ‘Amr bin Nufail au fond de la vallée de Baldah avant toute révélation. Un repas a été présenté au Prophète (ﷺ) mais il a refusé d’en manger. (Puis le repas a été présenté à Zaid) qui a dit : « Je ne mange rien de ce que vous sacrifiez au nom de vos idoles de pierre. Je ne mange que ce sur quoi le nom d’Allah a été prononcé au moment de l’abattage. » Zaid bin ‘Amr critiquait la façon dont Quraish sacrifiait leurs animaux, et disait : « Allah a créé les moutons, Il leur a envoyé l’eau du ciel, Il a fait pousser l’herbe pour eux sur la terre ; et pourtant vous les sacrifiez au nom d’autre qu’Allah. » Il disait cela parce qu’il rejetait cette pratique et la considérait comme blâmable
Abdullah ibn Umar (RA) Sahih Al-Boukhari #3826 Sahih