Hadiths sur Anger
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Sahih Al-Boukhari : 161
Abou Moussa Al-Ach'ari (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، حَدَّثَنَا بُرَيْدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَلَغَنَا مَخْرَجُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَنَحْنُ بِالْيَمَنِ، فَخَرَجْنَا مُهَاجِرِينَ إِلَيْهِ أَنَا، وَأَخَوَانِ لِي أَنَا أَصْغَرُهُمْ، أَحَدُهُمَا أَبُو بُرْدَةَ، وَالآخَرُ أَبُو رُهْمٍ ـ إِمَّا قَالَ بِضْعٌ وَإِمَّا قَالَ ـ فِي ثَلاَثَةٍ وَخَمْسِينَ أَوِ اثْنَيْنِ وَخَمْسِينَ رَجُلاً مِنْ قَوْمِي، فَرَكِبْنَا سَفِينَةً، فَأَلْقَتْنَا سَفِينَتُنَا إِلَى النَّجَاشِيِّ بِالْحَبَشَةِ، فَوَافَقْنَا جَعْفَرَ بْنَ أَبِي طَالِبٍ فَأَقَمْنَا مَعَهُ حَتَّى قَدِمْنَا جَمِيعًا، فَوَافَقْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم حِينَ افْتَتَحَ خَيْبَرَ، وَكَانَ أُنَاسٌ مِنَ النَّاسِ يَقُولُونَ لَنَا ـ يَعْنِي لأَهْلِ السَّفِينَةِ ـ سَبَقْنَاكُمْ بِالْهِجْرَةِ، وَدَخَلَتْ أَسْمَاءُ بِنْتُ عُمَيْسٍ، وَهْىَ مِمَّنْ قَدِمَ مَعَنَا، عَلَى حَفْصَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم زَائِرَةً، وَقَدْ كَانَتْ هَاجَرَتْ إِلَى النَّجَاشِيِّ فِيمَنْ هَاجَرَ، فَدَخَلَ عُمَرُ عَلَى حَفْصَةَ وَأَسْمَاءُ عِنْدَهَا، فَقَالَ عُمَرُ حِينَ رَأَى أَسْمَاءَ مَنْ هَذِهِ قَالَتْ أَسْمَاءُ بِنْتُ عُمَيْسٍ. قَالَ عُمَرُ الْحَبَشِيَّةُ هَذِهِ الْبَحْرِيَّةُ هَذِهِ قَالَتْ أَسْمَاءُ نَعَمْ. قَالَ سَبَقْنَاكُمْ بِالْهِجْرَةِ، فَنَحْنُ أَحَقُّ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْكُمْ. فَغَضِبَتْ وَقَالَتْ كَلاَّ وَاللَّهِ، كُنْتُمْ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُطْعِمُ جَائِعَكُمْ، وَيَعِظُ جَاهِلَكُمْ، وَكُنَّا فِي دَارِ أَوْ فِي أَرْضِ الْبُعَدَاءِ الْبُغَضَاءِ بِالْحَبَشَةِ، وَذَلِكَ فِي اللَّهِ وَفِي رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم وَايْمُ اللَّهِ، لاَ أَطْعَمُ طَعَامًا، وَلاَ أَشْرَبُ شَرَابًا حَتَّى أَذْكُرَ مَا قُلْتَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَنَحْنُ كُنَّا نُؤْذَى وَنُخَافُ، وَسَأَذْكُرُ ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَسْأَلُهُ، وَاللَّهِ لاَ أَكْذِبُ وَلاَ أَزِيغُ وَلاَ أَزِيدُ عَلَيْهِ.
Rapporté par Abu Musa : Nous avons appris la nouvelle de la migration du Prophète (ﷺ) de La Mecque à Médine alors que nous étions au Yémen. Nous sommes donc partis en tant qu’émigrants vers lui. Nous étions trois : moi et mes deux frères. J’étais le plus jeune, l’un des deux était Abu Burda et l’autre Abu Ruhm, et nous étions au total 53 ou 52 hommes de mon peuple. Nous avons embarqué sur un bateau qui nous a emmenés chez le Négus en Éthiopie. Là-bas, nous avons rencontré Ja`far bin Abi Talib et nous sommes restés avec lui. Ensuite, nous sommes tous venus à Médine et nous avons rencontré le Prophète (ﷺ) au moment de la conquête de Khaybar. Certaines personnes, c’est-à-dire les gens du bateau, nous disaient : « Nous avons émigré avant vous. » Asma’ bint ‘Umais, qui était venue avec nous, est allée rendre visite à Hafsa, l’épouse du Prophète (ﷺ). Elle avait émigré avec les autres musulmans partis chez le Négus. `Umar est venu voir Hafsa pendant qu’Asma’ bint ‘Umais était avec elle. En voyant Asma’, `Umar a demandé : « Qui est-ce ? » Elle a répondu : « Asma’ bint ‘Umais. » `Umar a dit : « Est-ce l’Éthiopienne ? Celle qui a voyagé par la mer ? » Asma’ a répondu : « Oui. » `Umar a dit : « Nous avons émigré avant vous, gens du bateau, donc nous avons plus de droits que vous auprès du Messager d’Allah (ﷺ). » À cela, Asma’ s’est fâchée et a dit : « Non, par Allah ! Pendant que vous étiez avec le Messager d’Allah (ﷺ), qui nourrissait les affamés parmi vous et conseillait les ignorants, nous étions dans le pays lointain et détesté d’Éthiopie, et tout cela pour le Messager d’Allah (ﷺ). Par Allah, je ne mangerai ni ne boirai rien avant d’avoir informé le Messager d’Allah (ﷺ) de tout ce que tu as dit. Là-bas, nous avons souffert et eu peur. Je vais en parler au Prophète (ﷺ) sans rien inventer, rien oublier et rien ajouter à tes propos
Sahih Al-Boukhari : 162
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ فَاطِمَةَ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ بِنْتَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَرْسَلَتْ إِلَى أَبِي بَكْرٍ تَسْأَلُهُ مِيرَاثَهَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِمَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَيْهِ بِالْمَدِينَةِ وَفَدَكَ، وَمَا بَقِيَ مِنْ خُمُسِ خَيْبَرَ، فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ نُورَثُ، مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ، إِنَّمَا يَأْكُلُ آلُ مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم فِي هَذَا الْمَالِ ". وَإِنِّي وَاللَّهِ لاَ أُغَيِّرُ شَيْئًا مِنْ صَدَقَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ حَالِهَا الَّتِي كَانَ عَلَيْهَا فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلأَعْمَلَنَّ فِيهَا بِمَا عَمِلَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَبَى أَبُو بَكْرٍ أَنْ يَدْفَعَ إِلَى فَاطِمَةَ مِنْهَا شَيْئًا فَوَجَدَتْ فَاطِمَةُ عَلَى أَبِي بَكْرٍ فِي ذَلِكَ فَهَجَرَتْهُ، فَلَمْ تُكَلِّمْهُ حَتَّى تُوُفِّيَتْ، وَعَاشَتْ بَعْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم سِتَّةَ أَشْهُرٍ، فَلَمَّا تُوُفِّيَتْ، دَفَنَهَا زَوْجُهَا عَلِيٌّ لَيْلاً، وَلَمْ يُؤْذِنْ بِهَا أَبَا بَكْرٍ وَصَلَّى عَلَيْهَا، وَكَانَ لِعَلِيٍّ مِنَ النَّاسِ وَجْهٌ حَيَاةَ فَاطِمَةَ، فَلَمَّا تُوُفِّيَتِ اسْتَنْكَرَ عَلِيٌّ وُجُوهَ النَّاسِ، فَالْتَمَسَ مُصَالَحَةَ أَبِي بَكْرٍ وَمُبَايَعَتَهُ، وَلَمْ يَكُنْ يُبَايِعُ تِلْكَ الأَشْهُرَ، فَأَرْسَلَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ أَنِ ائْتِنَا، وَلاَ يَأْتِنَا أَحَدٌ مَعَكَ، كَرَاهِيَةً لِمَحْضَرِ عُمَرَ. فَقَالَ عُمَرُ لاَ وَاللَّهِ لاَ تَدْخُلُ عَلَيْهِمْ وَحْدَكَ. فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ وَمَا عَسَيْتَهُمْ أَنْ يَفْعَلُوا بِي، وَاللَّهِ لآتِيَنَّهُمْ. فَدَخَلَ عَلَيْهِمْ أَبُو بَكْرٍ، فَتَشَهَّدَ عَلِيٌّ فَقَالَ إِنَّا قَدْ عَرَفْنَا فَضْلَكَ، وَمَا أَعْطَاكَ، اللَّهُ وَلَمْ نَنْفَسْ عَلَيْكَ خَيْرًا سَاقَهُ اللَّهُ إِلَيْكَ، وَلَكِنَّكَ اسْتَبْدَدْتَ عَلَيْنَا بِالأَمْرِ، وَكُنَّا نَرَى لِقَرَابَتِنَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَصِيبًا. حَتَّى فَاضَتْ عَيْنَا أَبِي بَكْرٍ، فَلَمَّا تَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ قَالَ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَقَرَابَةُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَحَبُّ إِلَىَّ أَنْ أَصِلَ مِنْ قَرَابَتِي، وَأَمَّا الَّذِي شَجَرَ بَيْنِي وَبَيْنَكُمْ مِنْ هَذِهِ الأَمْوَالِ، فَلَمْ آلُ فِيهَا عَنِ الْخَيْرِ، وَلَمْ أَتْرُكْ أَمْرًا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَصْنَعُهُ فِيهَا إِلاَّ صَنَعْتُهُ. فَقَالَ عَلِيٌّ لأَبِي بَكْرٍ مَوْعِدُكَ الْعَشِيَّةُ لِلْبَيْعَةِ. فَلَمَّا صَلَّى أَبُو بَكْرٍ الظُّهْرَ رَقِيَ عَلَى الْمِنْبَرِ، فَتَشَهَّدَ وَذَكَرَ شَأْنَ عَلِيٍّ، وَتَخَلُّفَهُ عَنِ الْبَيْعَةِ، وَعُذْرَهُ بِالَّذِي اعْتَذَرَ إِلَيْهِ، ثُمَّ اسْتَغْفَرَ، وَتَشَهَّدَ عَلِيٌّ فَعَظَّمَ حَقَّ أَبِي بَكْرٍ، وَحَدَّثَ أَنَّهُ لَمْ يَحْمِلْهُ عَلَى الَّذِي صَنَعَ نَفَاسَةً عَلَى أَبِي بَكْرٍ، وَلاَ إِنْكَارًا لِلَّذِي فَضَّلَهُ اللَّهُ بِهِ، وَلَكِنَّا نَرَى لَنَا فِي هَذَا الأَمْرِ نَصِيبًا، فَاسْتَبَدَّ عَلَيْنَا، فَوَجَدْنَا فِي أَنْفُسِنَا، فَسُرَّ بِذَلِكَ الْمُسْلِمُونَ وَقَالُوا أَصَبْتَ. وَكَانَ الْمُسْلِمُونَ إِلَى عَلِيٍّ قَرِيبًا، حِينَ رَاجَعَ الأَمْرَ الْمَعْرُوفَ.
Rapporté par `Aisha : Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr (quand il était calife) pour demander son héritage sur les biens que le Messager d’Allah (ﷺ) avait laissés, provenant de ce qu’Allah lui avait accordé à Médine, à Fadak, et sur ce qui restait du cinquième du butin de Khaybar. Abu Bakr a répondu : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités. Tout ce que nous laissons est une aumône, mais la famille du Prophète Muhammad peut en profiter.” Par Allah, je ne changerai rien à l’état de l’aumône du Messager d’Allah (ﷺ) et je la laisserai comme elle était de son vivant, et j’en disposerai comme il le faisait. » Abu Bakr a donc refusé de donner quoi que ce soit à Fatima. Elle s’est alors fâchée contre lui, s’est éloignée de lui et ne lui a plus parlé jusqu’à sa mort. Elle a vécu six mois après la mort du Prophète. Quand elle est décédée, son mari `Ali l’a enterrée de nuit sans prévenir Abu Bakr et il a lui-même fait la prière funéraire. Du vivant de Fatima, les gens respectaient beaucoup `Ali, mais après sa mort, `Ali a remarqué un changement dans leur attitude envers lui. Il a donc cherché à se réconcilier avec Abu Bakr et lui a prêté serment d’allégeance. `Ali n’avait pas donné ce serment pendant ces mois (entre la mort du Prophète et celle de Fatima). `Ali a envoyé quelqu’un dire à Abu Bakr : « Viens chez nous, mais que personne ne vienne avec toi », car il ne voulait pas qu’`Umar vienne. `Umar a dit à Abu Bakr : « Non, par Allah, tu n’entreras pas seul chez eux. » Abu Bakr a répondu : « Que penses-tu qu’ils vont me faire ? Par Allah, j’irai. » Abu Bakr est donc entré, puis `Ali a prononcé le Tashah-hud et a dit à Abu Bakr : « Nous connaissons bien ta supériorité et ce qu’Allah t’a accordé, et nous ne sommes pas jaloux des bienfaits qu’Allah t’a donnés, mais tu ne nous as pas consultés pour le pouvoir et nous pensions avoir un droit à cause de notre lien de parenté avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Les yeux d’Abu Bakr se sont alors remplis de larmes. Quand Abu Bakr a parlé, il a dit : « Par Celui qui détient mon âme, maintenir de bonnes relations avec la famille du Messager d’Allah (ﷺ) m’est plus cher que de le faire avec ma propre famille. Mais pour ce qui concerne le différend entre nous au sujet de ses biens, je ferai de mon mieux pour les utiliser de la meilleure façon, et je ne changerai rien à ce que j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire, je suivrai son exemple. » `Ali a alors dit à Abu Bakr : « Je te promets de te donner mon serment d’allégeance cet après-midi. » Après la prière du Zuhr, Abu Bakr est monté sur le minbar, a prononcé le Tashah-hud, puis a parlé de l’histoire de `Ali et du fait qu’il n’avait pas encore donné son serment, et il a accepté ses excuses. Ensuite, `Ali s’est levé, a demandé pardon à Allah, a prononcé le Tashah-hud, a reconnu le droit d’Abu Bakr et a dit qu’il n’avait pas agi par jalousie ou parce qu’il contestait les faveurs qu’Allah lui avait données. `Ali a ajouté : « Mais nous pensions aussi avoir un droit dans cette affaire (du pouvoir) et qu’il (Abu Bakr) ne nous avait pas consultés, ce qui nous a attristés. » Tous les musulmans ont alors été contents et ont dit : « Tu as bien agi. » Les musulmans se sont alors rapprochés de `Ali, qui a rejoint ce que les autres avaient fait (c’est-à-dire donner l’allégeance à Abu Bakr)
Sahih Al-Boukhari : 163
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ فَاطِمَةَ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ بِنْتَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَرْسَلَتْ إِلَى أَبِي بَكْرٍ تَسْأَلُهُ مِيرَاثَهَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِمَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَيْهِ بِالْمَدِينَةِ وَفَدَكَ، وَمَا بَقِيَ مِنْ خُمُسِ خَيْبَرَ، فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" لاَ نُورَثُ، مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ، إِنَّمَا يَأْكُلُ آلُ مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم فِي هَذَا الْمَالِ ". وَإِنِّي وَاللَّهِ لاَ أُغَيِّرُ شَيْئًا مِنْ صَدَقَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ حَالِهَا الَّتِي كَانَ عَلَيْهَا فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلأَعْمَلَنَّ فِيهَا بِمَا عَمِلَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَبَى أَبُو بَكْرٍ أَنْ يَدْفَعَ إِلَى فَاطِمَةَ مِنْهَا شَيْئًا فَوَجَدَتْ فَاطِمَةُ عَلَى أَبِي بَكْرٍ فِي ذَلِكَ فَهَجَرَتْهُ، فَلَمْ تُكَلِّمْهُ حَتَّى تُوُفِّيَتْ، وَعَاشَتْ بَعْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم سِتَّةَ أَشْهُرٍ، فَلَمَّا تُوُفِّيَتْ، دَفَنَهَا زَوْجُهَا عَلِيٌّ لَيْلاً، وَلَمْ يُؤْذِنْ بِهَا أَبَا بَكْرٍ وَصَلَّى عَلَيْهَا، وَكَانَ لِعَلِيٍّ مِنَ النَّاسِ وَجْهٌ حَيَاةَ فَاطِمَةَ، فَلَمَّا تُوُفِّيَتِ اسْتَنْكَرَ عَلِيٌّ وُجُوهَ النَّاسِ، فَالْتَمَسَ مُصَالَحَةَ أَبِي بَكْرٍ وَمُبَايَعَتَهُ، وَلَمْ يَكُنْ يُبَايِعُ تِلْكَ الأَشْهُرَ، فَأَرْسَلَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ أَنِ ائْتِنَا، وَلاَ يَأْتِنَا أَحَدٌ مَعَكَ، كَرَاهِيَةً لِمَحْضَرِ عُمَرَ. فَقَالَ عُمَرُ لاَ وَاللَّهِ لاَ تَدْخُلُ عَلَيْهِمْ وَحْدَكَ. فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ وَمَا عَسَيْتَهُمْ أَنْ يَفْعَلُوا بِي، وَاللَّهِ لآتِيَنَّهُمْ. فَدَخَلَ عَلَيْهِمْ أَبُو بَكْرٍ، فَتَشَهَّدَ عَلِيٌّ فَقَالَ إِنَّا قَدْ عَرَفْنَا فَضْلَكَ، وَمَا أَعْطَاكَ، اللَّهُ وَلَمْ نَنْفَسْ عَلَيْكَ خَيْرًا سَاقَهُ اللَّهُ إِلَيْكَ، وَلَكِنَّكَ اسْتَبْدَدْتَ عَلَيْنَا بِالأَمْرِ، وَكُنَّا نَرَى لِقَرَابَتِنَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَصِيبًا. حَتَّى فَاضَتْ عَيْنَا أَبِي بَكْرٍ، فَلَمَّا تَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ قَالَ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَقَرَابَةُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَحَبُّ إِلَىَّ أَنْ أَصِلَ مِنْ قَرَابَتِي، وَأَمَّا الَّذِي شَجَرَ بَيْنِي وَبَيْنَكُمْ مِنْ هَذِهِ الأَمْوَالِ، فَلَمْ آلُ فِيهَا عَنِ الْخَيْرِ، وَلَمْ أَتْرُكْ أَمْرًا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَصْنَعُهُ فِيهَا إِلاَّ صَنَعْتُهُ. فَقَالَ عَلِيٌّ لأَبِي بَكْرٍ مَوْعِدُكَ الْعَشِيَّةُ لِلْبَيْعَةِ. فَلَمَّا صَلَّى أَبُو بَكْرٍ الظُّهْرَ رَقِيَ عَلَى الْمِنْبَرِ، فَتَشَهَّدَ وَذَكَرَ شَأْنَ عَلِيٍّ، وَتَخَلُّفَهُ عَنِ الْبَيْعَةِ، وَعُذْرَهُ بِالَّذِي اعْتَذَرَ إِلَيْهِ، ثُمَّ اسْتَغْفَرَ، وَتَشَهَّدَ عَلِيٌّ فَعَظَّمَ حَقَّ أَبِي بَكْرٍ، وَحَدَّثَ أَنَّهُ لَمْ يَحْمِلْهُ عَلَى الَّذِي صَنَعَ نَفَاسَةً عَلَى أَبِي بَكْرٍ، وَلاَ إِنْكَارًا لِلَّذِي فَضَّلَهُ اللَّهُ بِهِ، وَلَكِنَّا نَرَى لَنَا فِي هَذَا الأَمْرِ نَصِيبًا، فَاسْتَبَدَّ عَلَيْنَا، فَوَجَدْنَا فِي أَنْفُسِنَا، فَسُرَّ بِذَلِكَ الْمُسْلِمُونَ وَقَالُوا أَصَبْتَ. وَكَانَ الْمُسْلِمُونَ إِلَى عَلِيٍّ قَرِيبًا، حِينَ رَاجَعَ الأَمْرَ الْمَعْرُوفَ.
Rapporté par `Aisha : Fatima, la fille du Prophète (ﷺ), envoya quelqu’un auprès d’Abu Bakr (lorsqu’il était calife) pour demander sa part d’héritage des biens qu’Allah avait accordés au Messager d’Allah (ﷺ) à Médine, à Fadak, et de ce qui restait du Khumus du butin de Khaibar. Abu Bakr répondit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités. Tout ce que nous laissons est une aumône, mais la famille de Muhammad peut en profiter.” Par Allah, je ne changerai rien à l’état de ces biens laissés en aumône par le Messager d’Allah (ﷺ) et je les gérerai comme il le faisait de son vivant. » Ainsi, Abu Bakr refusa de donner quoi que ce soit à Fatima. Elle se fâcha contre lui, s’éloigna de lui et ne lui parla plus jusqu’à sa mort. Elle vécut six mois après la mort du Prophète. À sa mort, son mari `Ali l’enterra de nuit sans prévenir Abu Bakr et fit la prière funéraire lui-même. Du vivant de Fatima, les gens respectaient beaucoup `Ali, mais après sa mort, il remarqua un changement dans leur attitude envers lui. `Ali chercha alors à se réconcilier avec Abu Bakr et lui prêta serment d’allégeance. Durant ces mois (entre la mort du Prophète et celle de Fatima), `Ali n’avait pas encore prêté serment. Il envoya quelqu’un dire à Abu Bakr : « Viens chez nous, mais viens seul », car il ne voulait pas qu’`Umar vienne. `Umar dit à Abu Bakr : « Non, par Allah, tu n’iras pas seul chez eux. » Abu Bakr répondit : « Que crois-tu qu’ils vont me faire ? Par Allah, j’irai. » Abu Bakr entra donc chez eux, puis `Ali récita le Tashahhud et dit à Abu Bakr : « Nous reconnaissons ta supériorité et ce qu’Allah t’a accordé. Nous n’envions pas les bienfaits qu’Allah t’a donnés, mais tu ne nous as pas consultés pour le pouvoir, alors que nous pensions avoir un droit à cause de notre lien de parenté avec le Messager d’Allah (ﷺ). » Les yeux d’Abu Bakr se remplirent de larmes. Puis il dit : « Par Celui qui détient mon âme, maintenir de bonnes relations avec la famille du Messager d’Allah (ﷺ) m’est plus cher que de le faire avec ma propre famille. Mais pour ce qui concerne les biens, je ferai de mon mieux pour les gérer comme il convient, et je ne changerai rien à ce que j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) faire. » Alors `Ali dit à Abu Bakr : « Je te promets de te prêter serment d’allégeance cet après-midi. » Après la prière du Zuhr, Abu Bakr monta sur le minbar, récita le Tashahhud, puis raconta l’histoire de `Ali et le fait qu’il n’avait pas prêté serment, et il accepta ses excuses. Ensuite, `Ali se leva, demanda pardon à Allah, récita le Tashahhud, reconnut le droit d’Abu Bakr et expliqua qu’il n’avait pas agi par jalousie ou par contestation du fait qu’Allah avait favorisé Abu Bakr, mais qu’il pensait avoir un droit dans cette affaire et qu’il n’avait pas été consulté, ce qui les avait attristés. Tous les musulmans furent alors contents et dirent : « Tu as bien agi. » Les relations entre les musulmans et `Ali redevinrent bonnes, car il rejoignit ce que les autres avaient fait (c’est-à-dire prêter serment à Abu Bakr)
Sahih Al-Boukhari : 164
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا حَرَمِيٌّ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُمَارَةُ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ وَلَمَّا فُتِحَتْ خَيْبَرُ قُلْنَا الآنَ نَشْبَعُ مِنَ التَّمْرِ.
Rapporté par `Aisha : Quand Khaibar a été conquise, nous avons dit : « Maintenant, nous allons enfin pouvoir manger des dattes à satiété. »
Sahih Al-Boukhari : 165
Ali ibn Abi Talib (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعْدُ بْنُ عُبَيْدَةَ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم سَرِيَّةً فَاسْتَعْمَلَ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ، وَأَمَرَهُمْ أَنْ يُطِيعُوهُ، فَغَضِبَ فَقَالَ أَلَيْسَ أَمَرَكُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ تُطِيعُونِي. قَالُوا بَلَى. قَالَ فَاجْمَعُوا لِي حَطَبًا. فَجَمَعُوا، فَقَالَ أَوْقِدُوا نَارًا. فَأَوْقَدُوهَا، فَقَالَ ادْخُلُوهَا. فَهَمُّوا، وَجَعَلَ بَعْضُهُمْ يُمْسِكُ بَعْضًا، وَيَقُولُونَ فَرَرْنَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِنَ النَّارِ. فَمَا زَالُوا حَتَّى خَمَدَتِ النَّارُ، فَسَكَنَ غَضَبُهُ، فَبَلَغَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ
" لَوْ دَخَلُوهَا مَا خَرَجُوا مِنْهَا إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ، الطَّاعَةُ فِي الْمَعْرُوفِ ".
Rapporté par `Ali : Le Prophète (ﷺ) a envoyé une expédition sous le commandement d’un homme des Ansar et a ordonné aux soldats de lui obéir. Ce chef s’est mis en colère et a dit : « Le Prophète (ﷺ) ne vous a-t-il pas ordonné de m’obéir ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Rassemblez du bois pour moi. » Ils l’ont fait. Il a dit : « Allumez un feu. » Quand ils l’ont fait, il a dit : « Entrez-y. » Ils ont voulu le faire et ont commencé à se retenir les uns les autres en disant : « Nous cherchons refuge auprès du Prophète (ﷺ) contre le feu. » Ils ont continué ainsi jusqu’à ce que le feu s’éteigne et que la colère du chef retombe. Quand la nouvelle est parvenue au Prophète (ﷺ), il a dit : « S’ils y étaient entrés, ils n’en seraient pas sortis jusqu’au Jour de la Résurrection. L’obéissance (à quelqu’un) n’est requise que lorsqu’il ordonne ce qui est bon. »
Sahih Al-Boukhari : 166
Zahdam (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ السَّلاَمِ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ زَهْدَمٍ، قَالَ لَمَّا قَدِمَ أَبُو مُوسَى أَكْرَمَ هَذَا الْحَىَّ مِنْ جَرْمٍ، وَإِنَّا لَجُلُوسٌ عِنْدَهُ وَهْوَ يَتَغَدَّى دَجَاجًا، وَفِي الْقَوْمِ رَجُلٌ جَالِسٌ، فَدَعَاهُ إِلَى الْغَدَاءِ، فَقَالَ إِنِّي رَأَيْتُهُ يَأْكُلُ شَيْئًا فَقَذِرْتُهُ. فَقَالَ هَلُمَّ، فَإِنِّي رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَأْكُلُهُ. فَقَالَ إِنِّي حَلَفْتُ لاَ آكُلُهُ. فَقَالَ هَلُمَّ أُخْبِرْكَ عَنْ يَمِينِكَ، إِنَّا أَتَيْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَفَرٌ مِنَ الأَشْعَرِيِّينَ، فَاسْتَحْمَلْنَاهُ فَأَبَى أَنْ يَحْمِلَنَا فَاسْتَحْمَلْنَاهُ، فَحَلَفَ أَنْ لاَ يَحْمِلَنَا، ثُمَّ لَمْ يَلْبَثِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ أُتِيَ بِنَهْبِ إِبِلٍ، فَأَمَرَ لَنَا بِخَمْسِ ذَوْدٍ، فَلَمَّا قَبَضْنَاهَا قُلْنَا تَغَفَّلْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَمِينَهُ، لاَ نُفْلِحُ بَعْدَهَا أَبَدًا فَأَتَيْتُهُ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّكَ حَلَفْتَ أَنْ لاَ تَحْمِلَنَا وَقَدْ حَمَلْتَنَا. قَالَ
" أَجَلْ، وَلَكِنْ لاَ أَحْلِفُ عَلَى يَمِينٍ فَأَرَى غَيْرَهَا خَيْرًا مِنْهَا إِلاَّ أَتَيْتُ الَّذِي هُوَ خَيْرٌ مِنْهَا ".
Rapporté par Zahdam : Quand Abu Musa est arrivé (à Kufa comme gouverneur), il a honoré la famille de Jarm (en leur rendant visite). J’étais assis près de lui, et il mangeait du poulet à midi, et un homme était assis parmi les gens. Abu Musa a invité cet homme à manger, mais il a répondu : « J’ai vu des poulets manger quelque chose de sale, donc je les considère comme impurs. » Abu Musa a dit : « Viens ! J’ai vu le Prophète (ﷺ) en manger (du poulet). » L’homme a dit : « J’ai fait le serment de ne pas en manger. » Abu Musa a dit : « Viens ! Je vais t’expliquer pour ton serment. Nous, un groupe des gens d’Al-Ash`ariyin, sommes allés voir le Prophète et lui avons demandé de nous donner une monture, mais il a refusé. Nous lui avons demandé une deuxième fois, mais le Prophète (ﷺ) a juré qu’il ne nous donnerait rien pour monter. Peu après, des chameaux de butin sont arrivés au Prophète (ﷺ) et il a ordonné qu’on nous en donne cinq. Quand nous les avons pris, nous avons dit : ‘Nous avons fait oublier son serment au Prophète (ﷺ), et nous ne réussirons pas après cela.’ Alors je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et j’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah ! Tu as juré de ne rien nous donner pour monter, mais tu nous as donné.’ Il a dit : ‘Oui, car si je fais un serment puis je vois une meilleure solution, j’agis selon la meilleure et j’expie ce serment.’ »
Sahih Al-Boukhari : 167
Abdallah ben Ka'b ben Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ ـ وَكَانَ قَائِدَ كَعْبٍ مِنْ بَنِيهِ حِينَ عَمِيَ ـ قَالَ سَمِعْتُ كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ، يُحَدِّثُ حِينَ تَخَلَّفَ عَنْ قِصَّةِ، تَبُوكَ قَالَ كَعْبٌ لَمْ أَتَخَلَّفْ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي غَزْوَةٍ غَزَاهَا إِلاَّ فِي غَزْوَةِ تَبُوكَ، غَيْرَ أَنِّي كُنْتُ تَخَلَّفْتُ فِي غَزْوَةِ بَدْرٍ، وَلَمْ يُعَاتِبْ أَحَدًا تَخَلَّفَ، عَنْهَا إِنَّمَا خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُرِيدُ عِيرَ قُرَيْشٍ، حَتَّى جَمَعَ اللَّهُ بَيْنَهُمْ وَبَيْنَ عَدُوِّهِمْ عَلَى غَيْرِ مِيعَادٍ وَلَقَدْ شَهِدْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَيْلَةَ الْعَقَبَةِ حِينَ تَوَاثَقْنَا عَلَى الإِسْلاَمِ، وَمَا أُحِبُّ أَنَّ لِي بِهَا مَشْهَدَ بَدْرٍ، وَإِنْ كَانَتْ بَدْرٌ أَذْكَرَ فِي النَّاسِ مِنْهَا، كَانَ مِنْ خَبَرِي أَنِّي لَمْ أَكُنْ قَطُّ أَقْوَى وَلاَ أَيْسَرَ حِينَ تَخَلَّفْتُ عَنْهُ فِي تِلْكَ الْغَزْوَةِ، وَاللَّهِ مَا اجْتَمَعَتْ عِنْدِي قَبْلَهُ رَاحِلَتَانِ قَطُّ حَتَّى جَمَعْتُهُمَا فِي تِلْكَ الْغَزْوَةِ، وَلَمْ يَكُنْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُرِيدُ غَزْوَةً إِلاَّ وَرَّى بِغَيْرِهَا، حَتَّى كَانَتْ تِلْكَ الْغَزْوَةُ، غَزَاهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي حَرٍّ شَدِيدٍ، وَاسْتَقْبَلَ سَفَرًا بَعِيدًا وَمَفَازًا وَعَدُوًّا كَثِيرًا، فَجَلَّى لِلْمُسْلِمِينَ أَمْرَهُمْ لِيَتَأَهَّبُوا أُهْبَةَ غَزْوِهِمْ، فَأَخْبَرَهُمْ بِوَجْهِهِ الَّذِي يُرِيدُ، وَالْمُسْلِمُونَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَثِيرٌ، وَلاَ يَجْمَعُهُمْ كِتَابٌ حَافِظٌ ـ يُرِيدُ الدِّيوَانَ ـ قَالَ كَعْبٌ فَمَا رَجُلٌ يُرِيدُ أَنْ يَتَغَيَّبَ إِلاَّ ظَنَّ أَنْ سَيَخْفَى لَهُ مَا لَمْ يَنْزِلْ فِيهِ وَحْىُ اللَّهِ، وَغَزَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تِلْكَ الْغَزْوَةَ حِينَ طَابَتِ الثِّمَارُ وَالظِّلاَلُ، وَتَجَهَّزَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَالْمُسْلِمُونَ مَعَهُ، فَطَفِقْتُ أَغْدُو لِكَىْ أَتَجَهَّزَ مَعَهُمْ فَأَرْجِعُ وَلَمْ أَقْضِ شَيْئًا، فَأَقُولُ فِي نَفْسِي أَنَا قَادِرٌ عَلَيْهِ. فَلَمْ يَزَلْ يَتَمَادَى بِي حَتَّى اشْتَدَّ بِالنَّاسِ الْجِدُّ، فَأَصْبَحَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَالْمُسْلِمُونَ مَعَهُ وَلَمْ أَقْضِ مِنْ جَهَازِي شَيْئًا، فَقُلْتُ أَتَجَهَّزُ بَعْدَهُ بِيَوْمٍ أَوْ يَوْمَيْنِ ثُمَّ أَلْحَقُهُمْ، فَغَدَوْتُ بَعْدَ أَنْ فَصَلُوا لأَتَجَهَّزَ، فَرَجَعْتُ وَلَمْ أَقْضِ شَيْئًا، ثُمَّ غَدَوْتُ ثُمَّ رَجَعْتُ وَلَمْ أَقْضِ شَيْئًا، فَلَمْ يَزَلْ بِي حَتَّى أَسْرَعُوا وَتَفَارَطَ الْغَزْوُ، وَهَمَمْتُ أَنْ أَرْتَحِلَ فَأُدْرِكَهُمْ، وَلَيْتَنِي فَعَلْتُ، فَلَمْ يُقَدَّرْ لِي ذَلِكَ، فَكُنْتُ إِذَا خَرَجْتُ فِي النَّاسِ بَعْدَ خُرُوجِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَطُفْتُ فِيهِمْ، أَحْزَنَنِي أَنِّي لاَ أَرَى إِلاَّ رَجُلاً مَغْمُوصًا عَلَيْهِ النِّفَاقُ أَوْ رَجُلاً مِمَّنْ عَذَرَ اللَّهُ مِنَ الضُّعَفَاءِ، وَلَمْ يَذْكُرْنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى بَلَغَ تَبُوكَ، فَقَالَ وَهْوَ جَالِسٌ فِي الْقَوْمِ بِتَبُوكَ " مَا فَعَلَ كَعْبٌ ". فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ بَنِي سَلِمَةَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، حَبَسَهُ بُرْدَاهُ وَنَظَرُهُ فِي عِطْفِهِ. فَقَالَ مُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ بِئْسَ مَا قُلْتَ، وَاللَّهِ يَا رَسُولَ اللَّهِ، مَا عَلِمْنَا عَلَيْهِ إِلاَّ خَيْرًا. فَسَكَتَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. قَالَ كَعْبُ بْنُ مَالِكٍ فَلَمَّا بَلَغَنِي أَنَّهُ تَوَجَّهَ قَافِلاً حَضَرَنِي هَمِّي، وَطَفِقْتُ أَتَذَكَّرُ الْكَذِبَ وَأَقُولُ بِمَاذَا أَخْرُجُ مِنْ سَخَطِهِ غَدًا وَاسْتَعَنْتُ عَلَى ذَلِكَ بِكُلِّ ذِي رَأْىٍ مِنْ أَهْلِي، فَلَمَّا قِيلَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ أَظَلَّ قَادِمًا زَاحَ عَنِّي الْبَاطِلُ، وَعَرَفْتُ أَنِّي لَنْ أَخْرُجَ مِنْهُ أَبَدًا بِشَىْءٍ فِيهِ كَذِبٌ، فَأَجْمَعْتُ صِدْقَهُ، وَأَصْبَحَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَادِمًا، وَكَانَ إِذَا قَدِمَ مِنْ سَفَرٍ بَدَأَ بِالْمَسْجِدِ فَيَرْكَعُ فِيهِ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ جَلَسَ لِلنَّاسِ، فَلَمَّا فَعَلَ ذَلِكَ جَاءَهُ الْمُخَلَّفُونَ، فَطَفِقُوا يَعْتَذِرُونَ إِلَيْهِ، وَيَحْلِفُونَ لَهُ، وَكَانُوا بِضْعَةً وَثَمَانِينَ رَجُلاً فَقَبِلَ مِنْهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلاَنِيَتَهُمْ، وَبَايَعَهُمْ وَاسْتَغْفَرَ لَهُمْ، وَوَكَلَ سَرَائِرَهُمْ إِلَى اللَّهِ، فَجِئْتُهُ فَلَمَّا سَلَّمْتُ عَلَيْهِ تَبَسَّمَ تَبَسُّمَ الْمُغْضَبِ، ثُمَّ قَالَ " تَعَالَ ". فَجِئْتُ أَمْشِي حَتَّى جَلَسْتُ بَيْنَ يَدَيْهِ، فَقَالَ لِي " مَا خَلَّفَكَ أَلَمْ تَكُنْ قَدِ ابْتَعْتَ ظَهْرَكَ ". فَقُلْتُ بَلَى، إِنِّي وَاللَّهِ لَوْ جَلَسْتُ عِنْدَ غَيْرِكَ مِنْ أَهْلِ الدُّنْيَا، لَرَأَيْتُ أَنْ سَأَخْرُجُ مِنْ سَخَطِهِ بِعُذْرٍ، وَلَقَدْ أُعْطِيتُ جَدَلاً، وَلَكِنِّي وَاللَّهِ لَقَدْ عَلِمْتُ لَئِنْ حَدَّثْتُكَ الْيَوْمَ حَدِيثَ كَذِبٍ تَرْضَى بِهِ عَنِّي لَيُوشِكَنَّ اللَّهُ أَنْ يُسْخِطَكَ عَلَىَّ، وَلَئِنْ حَدَّثْتُكَ حَدِيثَ صِدْقٍ تَجِدُ عَلَىَّ فِيهِ إِنِّي لأَرْجُو فِيهِ عَفْوَ اللَّهِ، لاَ وَاللَّهِ مَا كَانَ لِي مِنْ عُذْرٍ، وَاللَّهِ مَا كُنْتُ قَطُّ أَقْوَى وَلاَ أَيْسَرَ مِنِّي حِينَ تَخَلَّفْتُ عَنْكَ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَمَّا هَذَا فَقَدْ صَدَقَ، فَقُمْ حَتَّى يَقْضِيَ اللَّهُ فِيكَ ". فَقُمْتُ وَثَارَ رِجَالٌ مِنْ بَنِي سَلِمَةَ فَاتَّبَعُونِي، فَقَالُوا لِي وَاللَّهِ مَا عَلِمْنَاكَ كُنْتَ أَذْنَبْتَ ذَنْبًا قَبْلَ هَذَا، وَلَقَدْ عَجَزْتَ أَنْ لاَ تَكُونَ اعْتَذَرْتَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِمَا اعْتَذَرَ إِلَيْهِ الْمُتَخَلِّفُونَ، قَدْ كَانَ كَافِيَكَ ذَنْبَكَ اسْتِغْفَارُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَكَ، فَوَاللَّهِ مَا زَالُوا يُؤَنِّبُونِي حَتَّى أَرَدْتُ أَنْ أَرْجِعَ فَأُكَذِّبُ نَفْسِي، ثُمَّ قُلْتُ لَهُمْ هَلْ لَقِيَ هَذَا مَعِي أَحَدٌ قَالُوا نَعَمْ، رَجُلاَنِ قَالاَ مِثْلَ مَا قُلْتَ، فَقِيلَ لَهُمَا مِثْلُ مَا قِيلَ لَكَ. فَقُلْتُ مَنْ هُمَا قَالُوا مُرَارَةُ بْنُ الرَّبِيعِ الْعَمْرِيُّ وَهِلاَلُ بْنُ أُمَيَّةَ الْوَاقِفِيُّ. فَذَكَرُوا لِي رَجُلَيْنِ صَالِحَيْنِ قَدْ شَهِدَا بَدْرًا فِيهِمَا إِسْوَةٌ، فَمَضَيْتُ حِينَ ذَكَرُوهُمَا لِي، وَنَهَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمُسْلِمِينَ عَنْ كَلاَمِنَا أَيُّهَا الثَّلاَثَةُ مِنْ بَيْنِ مَنْ تَخَلَّفَ عَنْهُ، فَاجْتَنَبَنَا النَّاسُ وَتَغَيَّرُوا لَنَا حَتَّى تَنَكَّرَتْ فِي نَفْسِي الأَرْضُ، فَمَا هِيَ الَّتِي أَعْرِفُ، فَلَبِثْنَا عَلَى ذَلِكَ خَمْسِينَ لَيْلَةً، فَأَمَّا صَاحِبَاىَ فَاسْتَكَانَا وَقَعَدَا فِي بُيُوتِهِمَا يَبْكِيَانِ، وَأَمَّا أَنَا فَكُنْتُ أَشَبَّ الْقَوْمِ وَأَجْلَدَهُمْ، فَكُنْتُ أَخْرُجُ فَأَشْهَدُ الصَّلاَةَ مَعَ الْمُسْلِمِينَ وَأَطُوفُ فِي الأَسْوَاقِ، وَلاَ يُكَلِّمُنِي أَحَدٌ، وَآتِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأُسَلِّمُ عَلَيْهِ وَهْوَ فِي مَجْلِسِهِ بَعْدَ الصَّلاَةِ، فَأَقُولُ فِي نَفْسِي هَلْ حَرَّكَ شَفَتَيْهِ بِرَدِّ السَّلاَمِ عَلَىَّ أَمْ لاَ ثُمَّ أُصَلِّي قَرِيبًا مِنْهُ فَأُسَارِقُهُ النَّظَرَ، فَإِذَا أَقْبَلْتُ عَلَى صَلاَتِي أَقْبَلَ إِلَىَّ، وَإِذَا الْتَفَتُّ نَحْوَهُ أَعْرَضَ عَنِّي، حَتَّى إِذَا طَالَ عَلَىَّ ذَلِكَ مِنْ جَفْوَةِ النَّاسِ مَشَيْتُ حَتَّى تَسَوَّرْتُ جِدَارَ حَائِطِ أَبِي قَتَادَةَ وَهْوَ ابْنُ عَمِّي وَأَحَبُّ النَّاسِ إِلَىَّ، فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ، فَوَاللَّهِ مَا رَدَّ عَلَىَّ السَّلاَمَ، فَقُلْتُ يَا أَبَا قَتَادَةَ، أَنْشُدُكَ بِاللَّهِ هَلْ تَعْلَمُنِي أُحِبُّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ فَسَكَتَ، فَعُدْتُ لَهُ فَنَشَدْتُهُ فَسَكَتَ، فَعُدْتُ لَهُ فَنَشَدْتُهُ. فَقَالَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ. فَفَاضَتْ عَيْنَاىَ وَتَوَلَّيْتُ حَتَّى تَسَوَّرْتُ الْجِدَارَ، قَالَ فَبَيْنَا أَنَا أَمْشِي بِسُوقِ الْمَدِينَةِ إِذَا نَبَطِيٌّ مِنْ أَنْبَاطِ أَهْلِ الشَّأْمِ مِمَّنْ قَدِمَ بِالطَّعَامِ يَبِيعُهُ بِالْمَدِينَةِ يَقُولُ مَنْ يَدُلُّ عَلَى كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ فَطَفِقَ النَّاسُ يُشِيرُونَ لَهُ، حَتَّى إِذَا جَاءَنِي دَفَعَ إِلَىَّ كِتَابًا مِنْ مَلِكِ غَسَّانَ، فَإِذَا فِيهِ أَمَّا بَعْدُ فَإِنَّهُ قَدْ بَلَغَنِي أَنَّ صَاحِبَكَ قَدْ جَفَاكَ، وَلَمْ يَجْعَلْكَ اللَّهُ بِدَارِ هَوَانٍ وَلاَ مَضْيَعَةٍ، فَالْحَقْ بِنَا نُوَاسِكَ. فَقُلْتُ لَمَّا قَرَأْتُهَا وَهَذَا أَيْضًا مِنَ الْبَلاَءِ. فَتَيَمَّمْتُ بِهَا التَّنُّورَ فَسَجَرْتُهُ بِهَا، حَتَّى إِذَا مَضَتْ أَرْبَعُونَ لَيْلَةً مِنَ الْخَمْسِينَ إِذَا رَسُولُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَأْتِينِي فَقَالَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَأْمُرُكَ أَنْ تَعْتَزِلَ امْرَأَتَكَ فَقُلْتُ أُطَلِّقُهَا أَمْ مَاذَا أَفْعَلُ قَالَ لاَ بَلِ اعْتَزِلْهَا وَلاَ تَقْرَبْهَا. وَأَرْسَلَ إِلَى صَاحِبَىَّ مِثْلَ ذَلِكَ، فَقُلْتُ لاِمْرَأَتِي الْحَقِي بِأَهْلِكِ فَتَكُونِي عِنْدَهُمْ حَتَّى يَقْضِيَ اللَّهُ فِي هَذَا الأَمْرِ. قَالَ كَعْبٌ فَجَاءَتِ امْرَأَةُ هِلاَلِ بْنِ أُمَيَّةَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ هِلاَلَ بْنَ أُمَيَّةَ شَيْخٌ ضَائِعٌ لَيْسَ لَهُ خَادِمٌ فَهَلْ تَكْرَهُ أَنْ أَخْدُمَهُ قَالَ " لاَ وَلَكِنْ لاَ يَقْرَبْكِ ". قَالَتْ إِنَّهُ وَاللَّهِ مَا بِهِ حَرَكَةٌ إِلَى شَىْءٍ، وَاللَّهِ مَا زَالَ يَبْكِي مُنْذُ كَانَ مِنْ أَمْرِهِ مَا كَانَ إِلَى يَوْمِهِ هَذَا. فَقَالَ لِي بَعْضُ أَهْلِي لَوِ اسْتَأْذَنْتَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي امْرَأَتِكَ كَمَا أَذِنَ لاِمْرَأَةِ هِلاَلِ بْنِ أُمَيَّةَ أَنْ تَخْدُمَهُ فَقُلْتُ وَاللَّهِ لاَ أَسْتَأْذِنُ فِيهَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَا يُدْرِينِي مَا يَقُولُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا اسْتَأْذَنْتُهُ فِيهَا وَأَنَا رَجُلٌ شَابٌّ فَلَبِثْتُ بَعْدَ ذَلِكَ عَشْرَ لَيَالٍ حَتَّى كَمَلَتْ لَنَا خَمْسُونَ لَيْلَةً مِنْ حِينِ نَهَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ كَلاَمِنَا، فَلَمَّا صَلَّيْتُ صَلاَةَ الْفَجْرِ صُبْحَ خَمْسِينَ لَيْلَةً، وَأَنَا عَلَى ظَهْرِ بَيْتٍ مِنْ بُيُوتِنَا، فَبَيْنَا أَنَا جَالِسٌ عَلَى الْحَالِ الَّتِي ذَكَرَ اللَّهُ، قَدْ ضَاقَتْ عَلَىَّ نَفْسِي، وَضَاقَتْ عَلَىَّ الأَرْضُ بِمَا رَحُبَتْ، سَمِعْتُ صَوْتَ صَارِخٍ أَوْفَى عَلَى جَبَلِ سَلْعٍ بِأَعْلَى صَوْتِهِ يَا كَعْبُ بْنَ مَالِكٍ، أَبْشِرْ. قَالَ فَخَرَرْتُ سَاجِدًا، وَعَرَفْتُ أَنْ قَدْ جَاءَ فَرَجٌ، وَآذَنَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِتَوْبَةِ اللَّهِ عَلَيْنَا حِينَ صَلَّى صَلاَةَ الْفَجْرِ، فَذَهَبَ النَّاسُ يُبَشِّرُونَنَا، وَذَهَبَ قِبَلَ صَاحِبَىَّ مُبَشِّرُونَ، وَرَكَضَ إِلَىَّ رَجُلٌ فَرَسًا، وَسَعَى سَاعٍ مِنْ أَسْلَمَ فَأَوْفَى عَلَى الْجَبَلِ وَكَانَ الصَّوْتُ أَسْرَعَ مِنَ الْفَرَسِ، فَلَمَّا جَاءَنِي الَّذِي سَمِعْتُ صَوْتَهُ يُبَشِّرُنِي نَزَعْتُ لَهُ ثَوْبَىَّ، فَكَسَوْتُهُ إِيَّاهُمَا بِبُشْرَاهُ، وَاللَّهِ مَا أَمْلِكُ غَيْرَهُمَا يَوْمَئِذٍ، وَاسْتَعَرْتُ ثَوْبَيْنِ فَلَبِسْتُهُمَا، وَانْطَلَقْتُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَيَتَلَقَّانِي النَّاسُ فَوْجًا فَوْجًا يُهَنُّونِي بِالتَّوْبَةِ، يَقُولُونَ لِتَهْنِكَ تَوْبَةُ اللَّهِ عَلَيْكَ. قَالَ كَعْبٌ حَتَّى دَخَلْتُ الْمَسْجِدَ، فَإِذَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جَالِسٌ حَوْلَهُ النَّاسُ فَقَامَ إِلَىَّ طَلْحَةُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ يُهَرْوِلُ حَتَّى صَافَحَنِي وَهَنَّانِي، وَاللَّهِ مَا قَامَ إِلَىَّ رَجُلٌ مِنَ الْمُهَاجِرِينَ غَيْرُهُ، وَلاَ أَنْسَاهَا لِطَلْحَةَ، قَالَ كَعْبٌ فَلَمَّا سَلَّمْتُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ يَبْرُقُ وَجْهُهُ مِنَ السُّرُورِ " أَبْشِرْ بِخَيْرِ يَوْمٍ مَرَّ عَلَيْكَ مُنْذُ وَلَدَتْكَ أُمُّكَ ". قَالَ قُلْتُ أَمِنْ عِنْدِكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَمْ مِنْ عِنْدِ اللَّهِ قَالَ " لاَ، بَلْ مِنْ عِنْدِ اللَّهِ ". وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا سُرَّ اسْتَنَارَ وَجْهُهُ حَتَّى كَأَنَّهُ قِطْعَةُ قَمَرٍ، وَكُنَّا نَعْرِفُ ذَلِكَ مِنْهُ، فَلَمَّا جَلَسْتُ بَيْنَ يَدَيْهِ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ مِنْ تَوْبَتِي أَنْ أَنْخَلِعَ مِنْ مَالِي صَدَقَةً إِلَى اللَّهِ وَإِلَى رَسُولِ اللَّهِ. قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَمْسِكْ عَلَيْكَ بَعْضَ مَالِكَ فَهُوَ خَيْرٌ لَكَ ". قُلْتُ فَإِنِّي أُمْسِكُ سَهْمِي الَّذِي بِخَيْبَرَ، فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ اللَّهَ إِنَّمَا نَجَّانِي بِالصِّدْقِ، وَإِنَّ مِنْ تَوْبَتِي أَنْ لاَ أُحَدِّثَ إِلاَّ صِدْقًا مَا بَقِيتُ، فَوَاللَّهِ مَا أَعْلَمُ أَحَدًا مِنَ الْمُسْلِمِينَ أَبْلاَهُ اللَّهُ فِي صِدْقِ الْحَدِيثِ مُنْذُ ذَكَرْتُ ذَلِكَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَحْسَنَ مِمَّا أَبْلاَنِي، مَا تَعَمَّدْتُ مُنْذُ ذَكَرْتُ ذَلِكَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى يَوْمِي هَذَا كَذِبًا، وَإِنِّي لأَرْجُو أَنْ يَحْفَظَنِي اللَّهُ فِيمَا بَقِيتُ وَأَنْزَلَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم {لَقَدْ تَابَ اللَّهُ عَلَى النَّبِيِّ وَالْمُهَاجِرِينَ} إِلَى قَوْلِهِ {وَكُونُوا مَعَ الصَّادِقِينَ} فَوَاللَّهِ مَا أَنْعَمَ اللَّهُ عَلَىَّ مِنْ نِعْمَةٍ قَطُّ بَعْدَ أَنْ هَدَانِي لِلإِسْلاَمِ أَعْظَمَ فِي نَفْسِي مِنْ صِدْقِي لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ لاَ أَكُونَ كَذَبْتُهُ، فَأَهْلِكَ كَمَا هَلَكَ الَّذِينَ كَذَبُوا، فَإِنَّ اللَّهَ قَالَ لِلَّذِينَ كَذَبُوا حِينَ أَنْزَلَ الْوَحْىَ شَرَّ مَا قَالَ لأَحَدٍ، فَقَالَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى {سَيَحْلِفُونَ بِاللَّهِ لَكُمْ إِذَا انْقَلَبْتُمْ} إِلَى قَوْلِهِ {فَإِنَّ اللَّهَ لاَ يَرْضَى عَنِ الْقَوْمِ الْفَاسِقِينَ}. قَالَ كَعْبٌ وَكُنَّا تَخَلَّفْنَا أَيُّهَا الثَّلاَثَةُ عَنْ أَمْرِ أُولَئِكَ الَّذِينَ قَبِلَ مِنْهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ حَلَفُوا لَهُ، فَبَايَعَهُمْ وَاسْتَغْفَرَ لَهُمْ وَأَرْجَأَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَمْرَنَا حَتَّى قَضَى اللَّهُ فِيهِ، فَبِذَلِكَ قَالَ اللَّهُ {وَعَلَى الثَّلاَثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُوا} وَلَيْسَ الَّذِي ذَكَرَ اللَّهُ مِمَّا خُلِّفْنَا عَنِ الْغَزْوِ إِنَّمَا هُوَ تَخْلِيفُهُ إِيَّانَا وَإِرْجَاؤُهُ أَمْرَنَا عَمَّنْ حَلَفَ لَهُ وَاعْتَذَرَ إِلَيْهِ، فَقَبِلَ مِنْهُ.
Rapporté par ‘Abdullah bin Ka’b bin Malik : Qui, parmi les fils de Ka’b, guidait Ka’b lorsqu’il est devenu aveugle : J’ai entendu Ka’b bin Malik raconter l’histoire de la bataille de Tabuk à laquelle il n’a pas participé. Ka’b a dit : « Je n’ai manqué aucune expédition avec le Messager d’Allah (ﷺ) sauf celle de Tabuk, et je n’ai pas participé à la bataille de Badr, mais Allah n’a blâmé personne pour cela, car le Messager d’Allah (ﷺ) était parti à la recherche de la caravane des Quraysh jusqu’à ce qu’Allah fasse que les musulmans et leurs ennemis se rencontrent sans rendez-vous. J’ai assisté à la nuit d’Al-‘Aqaba (le pacte) avec le Messager d’Allah (ﷺ) lorsque nous avons prêté allégeance à l’Islam, et je ne l’échangerais pas contre la bataille de Badr, même si celle-ci est plus connue parmi les gens. Quant à mon histoire lors de Tabuk, je n’ai jamais été aussi fort ni aussi riche que lorsque je suis resté en arrière. Par Allah, je n’avais jamais eu deux chamelles avant, mais j’en avais alors deux à ce moment-là. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en expédition, il cachait sa destination jusqu’à ce que ce soit la campagne de Tabuk, qu’il a annoncée clairement à cause de la distance, de la chaleur, du désert et du nombre d’ennemis. Il a donc informé les musulmans pour qu’ils se préparent. Ils étaient si nombreux qu’on ne pouvait pas les compter. » Ka’b ajouta : « Quiconque voulait rester en arrière pensait que cela passerait inaperçu, sauf si Allah le révélait. Le Prophète (ﷺ) est parti alors que les fruits étaient mûrs et l’ombre agréable. Je commençais à me préparer, mais je reportais chaque fois, jusqu’à ce que les gens soient partis et que je n’aie rien préparé. Je me disais : “Je peux encore les rattraper.” Mais je n’ai rien fait, et finalement la bataille a eu lieu sans moi. Même alors, j’ai pensé partir les rejoindre, mais ce n’était pas écrit pour moi. Après le départ du Prophète (ﷺ), je ne voyais autour de moi que des gens accusés d’hypocrisie ou des faibles qu’Allah avait excusés. Le Prophète (ﷺ) ne s’est pas rappelé de moi avant d’arriver à Tabuk. Là, il a demandé : “Qu’a fait Ka’b ?” Un homme de Banu Salama a dit : “Il a été retenu par ses vêtements et sa vanité.” Mu’adh bin Jabal a dit : “Tu as mal parlé ! Par Allah, nous ne savons de lui que du bien.” Le Prophète (ﷺ) est resté silencieux. » Ka’b ajouta : « Quand j’ai appris qu’il revenait à Médine, j’ai commencé à réfléchir à des excuses, mais quand il est arrivé, j’ai décidé de dire la vérité. Le Prophète (ﷺ) est arrivé, a prié à la mosquée, puis a reçu ceux qui n’avaient pas participé à la bataille. Ils étaient plus de quatre-vingts à présenter de fausses excuses, et il a accepté leurs serments et a demandé pardon pour eux, laissant leur secret à Allah. Quand je suis venu, il m’a souri d’un sourire de colère et m’a dit : “Viens.” Je me suis assis devant lui. Il m’a demandé : “Pourquoi n’es-tu pas venu ? N’avais-tu pas acheté une monture ?” J’ai dit : “Oui, mais par Allah, si j’étais devant un autre que toi, j’aurais trouvé une excuse. Mais si je mens, Allah te le fera savoir, et si je dis la vérité, tu seras en colère, mais j’espère le pardon d’Allah. Je n’ai aucune excuse.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Quant à lui, il a dit la vérité. Lève-toi jusqu’à ce qu’Allah décide de ton cas.” Beaucoup de gens m’ont blâmé, mais j’ai tenu bon. On nous a interdit de parler à moi et à deux autres compagnons. Nous sommes restés ainsi cinquante nuits. Mes deux compagnons restaient chez eux à pleurer, mais moi, j’assistais aux prières et personne ne me parlait. Je saluais le Prophète (ﷺ) après la prière, sans savoir s’il me répondait. Un jour, un homme est venu me remettre une lettre du roi de Ghassan, m’invitant à le rejoindre, mais je l’ai brûlée. Après quarante jours, le Prophète (ﷺ) a ordonné à nos femmes de s’éloigner de nous. Dix jours plus tard, après cinquante nuits, alors que j’étais sur le toit de ma maison, j’ai entendu quelqu’un crier : “Ô Ka’b ! Bonne nouvelle !” Je me suis prosterné, car le Prophète (ﷺ) venait d’annoncer qu’Allah avait accepté notre repentir. Les gens sont venus me féliciter. Quand je suis arrivé à la mosquée, le Prophète (ﷺ), le visage rayonnant de joie, m’a dit : “Réjouis-toi du meilleur jour depuis ta naissance.” J’ai demandé : “Ce pardon vient-il de toi ou d’Allah ?” Il a dit : “Non, c’est d’Allah.” J’ai dit : “Par reconnaissance, je donne tous mes biens en aumône.” Le Prophète (ﷺ) a dit : “Garde-en une partie, ce sera mieux pour toi.” J’ai dit : “Je garderai ma part de Khaibar.” Et j’ai ajouté : “Je ne dirai plus que la vérité tant que je vivrai.” Allah a révélé alors : “Allah a pardonné au Prophète, aux émigrés… et sois avec ceux qui sont véridiques.” (9.117-119) Par Allah, à part la guidée vers l’Islam, Allah ne m’a jamais accordé de plus grande faveur que d’avoir dit la vérité au Prophète (ﷺ). Ceux qui ont menti ont été décrits par Allah de la pire façon. Nous, les trois, avons été traités différemment de ceux dont le Prophète (ﷺ) a accepté les excuses, car Allah a laissé notre cas en suspens jusqu’à ce qu’Il décide
Sahih Al-Boukhari : 168
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ سُلَيْمَانَ الأَحْوَلِ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، قَالَ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ يَوْمُ الْخَمِيسِ وَمَا يَوْمُ الْخَمِيسِ اشْتَدَّ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَجَعُهُ فَقَالَ " ائْتُونِي أَكْتُبْ لَكُمْ كِتَابًا لَنْ تَضِلُّوا بَعْدَهُ أَبَدًا ". فَتَنَازَعُوا، وَلاَ يَنْبَغِي عِنْدَ نَبِيٍّ تَنَازُعٌ، فَقَالُوا مَا شَأْنُهُ أَهَجَرَ اسْتَفْهِمُوهُ فَذَهَبُوا يَرُدُّونَ عَلَيْهِ. فَقَالَ " دَعُونِي فَالَّذِي أَنَا فِيهِ خَيْرٌ مِمَّا تَدْعُونِي إِلَيْهِ ". وَأَوْصَاهُمْ بِثَلاَثٍ قَالَ " أَخْرِجُوا الْمُشْرِكِينَ مِنْ جَزِيرَةِ الْعَرَبِ، وَأَجِيزُوا الْوَفْدَ بِنَحْوِ مَا كُنْتُ أُجِيزُهُمْ ". وَسَكَتَ عَنِ الثَّالِثَةِ، أَوْ قَالَ فَنَسِيتُهَا.
Rapporté par Ibn `Abbas : Jeudi ! Et quel jeudi mémorable ! Ce jour-là, la maladie du Messager d’Allah (ﷺ) s’aggrava et il dit : « Apportez-moi de quoi écrire afin que je vous laisse un écrit après lequel vous ne vous égarerez jamais. » Les personnes présentes se disputèrent à ce sujet, alors qu’il ne convenait pas de se disputer devant un prophète. Certains dirent : « Qu’a-t-il ? Est-il en train de délirer (gravement malade) ? Demandez-lui pour comprendre son état. » Ils allèrent donc voir le Prophète (ﷺ) et lui posèrent de nouveau la question. Le Prophète (ﷺ) dit : « Laissez-moi, car mon état actuel est meilleur que ce pour quoi vous m’appelez. » Ensuite, il leur recommanda trois choses. Il dit : « Chassez les polythéistes de la péninsule arabique ; traitez avec respect et offrez des cadeaux aux délégations étrangères comme vous m’avez vu le faire. » (Sa`id bin Jubair, le sous-narrateur, dit qu’Ibn `Abbas garda le silence concernant la troisième recommandation, ou il dit : « Je l’ai oubliée. »)
Sahih Al-Boukhari : 169
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ سُمَىٍّ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِذَا قَالَ الإِمَامُ {غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلاَ الضَّالِّينَ} فَقُولُوا آمِينَ. فَمَنْ وَافَقَ قَوْلُهُ قَوْلَ الْمَلاَئِكَةِ غُفِرَ لَهُ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِهِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Quand l’imam dit : ‘Ghair-il-Maghdubi `alaihim Walad-Dallin’ (c’est-à-dire : non le chemin de ceux qui ont encouru Ta colère, ni de ceux qui se sont égarés (1.7)), alors vous devez dire : ‘Ameen’. Si le ‘Ameen’ de quelqu’un coïncide avec celui des anges, ses péchés passés seront pardonnés. »
Sahih Al-Boukhari : 170
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي مَحْمُودٌ، أَخْبَرَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ دَخَلَ عَلَيْهِ الأَشْعَثُ وَهْوَ يَطْعَمُ فَقَالَ الْيَوْمُ عَاشُورَاءُ. فَقَالَ كَانَ يُصَامُ قَبْلَ أَنْ يَنْزِلَ رَمَضَانُ، فَلَمَّا نَزَلَ رَمَضَانُ تُرِكَ، فَادْنُ فَكُلْ.
Rapporté par `Abdullah : Al-Ash'ath est venu me voir pendant que je mangeais. Al-Ash'ath a dit : « Aujourd'hui, c'est 'Ashura'. » Je lui ai dit : « On jeûnait ce jour-là avant que le jeûne obligatoire du Ramadan ne soit révélé. Mais quand le jeûne du Ramadan a été prescrit, on a abandonné le jeûne de 'Ashura', alors viens manger. »
Sahih Al-Boukhari : 171
Sahl Bin Sad Le Verset (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي مَرْيَمَ، حَدَّثَنَا أَبُو غَسَّانَ، مُحَمَّدُ بْنُ مُطَرِّفٍ حَدَّثَنِي أَبُو حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، قَالَ وَأُنْزِلَتْ {وَكُلُوا وَاشْرَبُوا حَتَّى يَتَبَيَّنَ لَكُمُ الْخَيْطُ الأَبْيَضُ مِنَ الْخَيْطِ الأَسْوَدِ} وَلَمْ يُنْزَلْ {مِنَ الْفَجْرِ} وَكَانَ رِجَالٌ إِذَا أَرَادُوا الصَّوْمَ رَبَطَ أَحَدُهُمْ فِي رِجْلَيْهِ الْخَيْطَ الأَبْيَضَ وَالْخَيْطَ الأَسْوَدَ، وَلاَ يَزَالُ يَأْكُلُ حَتَّى يَتَبَيَّنَ لَهُ رُؤْيَتُهُمَا، فَأَنْزَلَ اللَّهُ بَعْدَهُ {مِنَ الْفَجْرِ} فَعَلِمُوا أَنَّمَا يَعْنِي اللَّيْلَ مِنَ النَّهَارِ.
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le verset « Et mangez et buvez jusqu'à ce que le fil blanc vous apparaisse distinct : du fil noir. » a été révélé, mais : « ... de l'aube » n'a pas été révélé en même temps. Donc certains hommes, voulant jeûner, attachaient à leurs jambes un fil blanc et un fil noir et continuaient à manger jusqu'à pouvoir les distinguer l'un de l'autre. Puis Allah a révélé : « ... de l'aube », et ils ont compris que cela signifiait la nuit et le jour
Sahih Al-Boukhari : 172
Oussama ben Zayd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَكِبَ عَلَى حِمَارٍ عَلَى قَطِيفَةٍ فَدَكِيَّةٍ، وَأَرْدَفَ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ وَرَاءَهُ، يَعُودُ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ فِي بَنِي الْحَارِثِ بْنِ الْخَزْرَجِ قَبْلَ وَقْعَةِ بَدْرٍ ـ قَالَ ـ حَتَّى مَرَّ بِمَجْلِسٍ فِيهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ، ابْنُ سَلُولَ، وَذَلِكَ قَبْلَ أَنْ يُسْلِمَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ فَإِذَا فِي الْمَجْلِسِ أَخْلاَطٌ مِنَ الْمُسْلِمِينَ وَالْمُشْرِكِينَ عَبَدَةِ الأَوْثَانِ وَالْيَهُودِ وَالْمُسْلِمِينَ، وَفِي الْمَجْلِسِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَوَاحَةَ، فَلَمَّا غَشِيَتِ الْمَجْلِسَ عَجَاجَةُ الدَّابَّةِ خَمَّرَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ أَنْفَهُ بِرِدَائِهِ، ثُمَّ قَالَ لاَ تُغَبِّرُوا عَلَيْنَا. فَسَلَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَيْهِمْ ثُمَّ وَقَفَ فَنَزَلَ فَدَعَاهُمْ إِلَى اللَّهِ، وَقَرَأَ عَلَيْهِمُ الْقُرْآنَ، فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ أَيُّهَا الْمَرْءُ، إِنَّهُ لاَ أَحْسَنَ مِمَّا تَقُولُ، إِنْ كَانَ حَقًّا، فَلاَ تُؤْذِينَا بِهِ فِي مَجْلِسِنَا، ارْجِعْ إِلَى رَحْلِكَ، فَمَنْ جَاءَكَ فَاقْصُصْ عَلَيْهِ. فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَوَاحَةَ بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَاغْشَنَا بِهِ فِي مَجَالِسِنَا، فَإِنَّا نُحِبُّ ذَلِكَ. فَاسْتَبَّ الْمُسْلِمُونَ وَالْمُشْرِكُونَ وَالْيَهُودُ حَتَّى كَادُوا يَتَثَاوَرُونَ، فَلَمْ يَزَلِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُخَفِّضُهُمْ حَتَّى سَكَنُوا، ثُمَّ رَكِبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم دَابَّتَهُ فَسَارَ حَتَّى دَخَلَ عَلَى سَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ، فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَا سَعْدُ أَلَمْ تَسْمَعْ مَا قَالَ أَبُو حُبَابٍ ". يُرِيدُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ " قَالَ كَذَا وَكَذَا ". قَالَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، اعْفُ عَنْهُ وَاصْفَحْ عَنْهُ، فَوَالَّذِي أَنْزَلَ عَلَيْكَ الْكِتَابَ، لَقَدْ جَاءَ اللَّهُ بِالْحَقِّ الَّذِي أَنْزَلَ عَلَيْكَ، لَقَدِ اصْطَلَحَ أَهْلُ هَذِهِ الْبُحَيْرَةِ عَلَى أَنْ يُتَوِّجُوهُ فَيُعَصِّبُونَهُ بِالْعِصَابَةِ، فَلَمَّا أَبَى اللَّهُ ذَلِكَ بِالْحَقِّ الَّذِي أَعْطَاكَ اللَّهُ شَرِقَ بِذَلِكَ، فَذَلِكَ فَعَلَ بِهِ ما رَأَيْتَ. فَعَفَا عَنْهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابُهُ يَعْفُونَ عَنِ الْمُشْرِكِينَ وَأَهْلِ الْكِتَابِ كَمَا أَمَرَهُمُ اللَّهُ، وَيَصْبِرُونَ عَلَى الأَذَى قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ {وَلَتَسْمَعُنَّ مِنَ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ مِنْ قَبْلِكُمْ وَمِنَ الَّذِينَ أَشْرَكُوا أَذًى كَثِيرًا } الآيَةَ، وَقَالَ اللَّهُ {وَدَّ كَثِيرٌ مِنْ أَهْلِ الْكِتَابِ لَوْ يَرُدُّونَكُمْ مِنْ بَعْدِ إِيمَانِكُمْ كُفَّارًا حَسَدًا مِنْ عِنْدِ أَنْفُسِهِمْ} إِلَى آخِرِ الآيَةِ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَتَأَوَّلُ الْعَفْوَ مَا أَمَرَهُ اللَّهُ بِهِ، حَتَّى أَذِنَ اللَّهُ فِيهِمْ، فَلَمَّا غَزَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَدْرًا، فَقَتَلَ اللَّهُ بِهِ صَنَادِيدَ كُفَّارِ قُرَيْشٍ قَالَ ابْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ، وَمَنْ مَعَهُ مِنَ الْمُشْرِكِينَ، وَعَبَدَةِ الأَوْثَانِ هَذَا أَمْرٌ قَدْ تَوَجَّهَ. فَبَايَعُوا الرَّسُولَ صلى الله عليه وسلم عَلَى الإِسْلاَمِ فَأَسْلَمُوا.
Rapporté par Usama bin Zaid : Le Messager d’Allah (ﷺ) monta un âne recouvert d’un tissu épais fabriqué à Fadak, et je montais derrière lui. Il allait rendre visite à Sa`d bin Ubada chez Banu Al-Harith bin Al-Khazraj ; cela eut lieu avant la bataille de Badr. Le Prophète (ﷺ) passa devant une assemblée où se trouvait `Abdullah bin Ubai bin Salul, avant que ce dernier n’embrasse l’islam. Dans ce groupe, il y avait des gens de différentes religions : des musulmans, des païens, des idolâtres et des juifs, et `Abdullah bin Rawaha était aussi présent. Quand la poussière soulevée par l’âne atteignit le groupe, `Abdullah bin Ubai se couvrit le nez avec son vêtement et dit : « Ne nous couvre pas de poussière. » Le Messager d’Allah (ﷺ) les salua, s’arrêta, descendit et les invita à Allah (c’est-à-dire à l’islam) et leur récita le Coran. `Abdullah bin Ubai bin Salul dit alors : « Ô homme ! Ce que tu dis est bien, mais si c’est la vérité, ne viens pas nous déranger dans nos assemblées. Retourne à ta monture (ou chez toi) et si quelqu’un vient à toi, raconte-lui ce que tu veux. » `Abdullah bin Rawaha répondit : « Oui, ô Messager d’Allah ! Apporte-nous ce que tu veux dire ici-même, car nous aimons cela. » Alors les musulmans, les païens et les juifs commencèrent à se disputer jusqu’à être sur le point de se battre. Le Prophète (ﷺ) calma tout le monde jusqu’à ce qu’ils se taisent, puis il remonta sur sa monture et partit jusqu’à entrer chez Sa`d bin Ubada. Le Prophète (ﷺ) dit à Sa`d : « N’as-tu pas entendu ce qu’a dit ‘Abu Hub-b’ ? » Il parlait de `Abdullah bin Ubai. « Il a dit ceci et cela. » Sa`d bin Ubada répondit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), excuse-le et pardonne-lui, car par Celui qui t’a révélé le Livre, Allah a fait descendre la vérité à un moment où les habitants de cette ville (Médine) avaient décidé de le couronner et de lui mettre un turban sur la tête (pour le nommer chef). Mais quand Allah a contrecarré ce projet par la vérité qu’Il t’a donnée, il (c’est-à-dire `Abdullah bin Ubai) a été envahi par la jalousie, et c’est ce qui l’a poussé à agir ainsi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui pardonna donc, car lui et ses compagnons avaient l’habitude de pardonner aux païens et aux gens du Livre, comme Allah leur avait ordonné, et ils supportaient leurs méfaits avec patience. Allah dit : « Vous entendrez sûrement beaucoup de choses pénibles de la part de ceux qui ont reçu l’Écriture avant vous et des païens… » (3.186) Et Allah dit aussi : « Beaucoup de gens de l’Écriture aimeraient vous faire redevenir mécréants après que vous ayez cru, par pure jalousie… » (2.109) Le Prophète (ﷺ) s’en tenait donc au pardon tant qu’Allah le lui ordonnait, jusqu’à ce qu’Allah permette de combattre. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) livra la bataille de Badr et qu’Allah fit tuer les notables des Quraysh mécréants par son intermédiaire, Ibn Ubai bin Salul et les païens et idolâtres qui étaient avec lui dirent : « Cette affaire (l’islam) a triomphé. » Ils prêtèrent alors allégeance au Messager d’Allah (ﷺ) et devinrent musulmans
Sahih Al-Boukhari : 173
Urwa (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، قَالَ خَاصَمَ الزُّبَيْرُ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ فِي شَرِيجٍ مِنَ الْحَرَّةِ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اسْقِ يَا زُبَيْرُ ثُمَّ أَرْسِلِ الْمَاءَ إِلَى جَارِكَ ". فَقَالَ الأَنْصَارِيُّ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنْ كَانَ ابْنَ عَمَّتِكَ فَتَلَوَّنَ وَجْهُهُ ثُمَّ قَالَ " اسْقِ يَا زُبَيْرُ ثُمَّ احْبِسِ الْمَاءَ حَتَّى يَرْجِعَ إِلَى الْجَدْرِ، ثُمَّ أَرْسِلِ الْمَاءَ إِلَى جَارِكَ ". وَاسْتَوْعَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِلزُّبَيْرِ حَقَّهُ فِي صَرِيحِ الْحُكْمِ حِينَ أَحْفَظَهُ الأَنْصَارِيُّ، كَانَ أَشَارَ عَلَيْهِمَا بِأَمْرٍ لَهُمَا فِيهِ سَعَةٌ. قَالَ الزُّبَيْرُ فَمَا أَحْسِبُ هَذِهِ الآيَاتِ إِلاَّ نَزَلَتْ فِي ذَلِكَ {فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ}
Rapporté par `Urwa : Az-Zubair s’est disputé avec un homme des Ansar à propos d’un cours d’eau naturel à Al-Harra. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Zubair ! Irrigue (tes terres), puis laisse l’eau couler vers ton voisin. » L’Ansari a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), (est-ce parce qu’il est ton cousin ?) » À ce moment, le visage du Prophète (ﷺ) est devenu rouge de colère et il a dit : « Ô Zubair ! Irrigue (ta terre), puis retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne les murs, puis laisse-la couler vers ton voisin. » Ainsi, le Prophète (ﷺ) a permis à Az-Zubair de prendre pleinement son droit après que l’Ansari l’ait mis en colère. Le Prophète (ﷺ) avait d’abord donné un ordre qui était juste pour les deux. Az-Zubair a dit : « Je pense que le verset a été révélé à ce sujet : “Mais non, par ton Seigneur, ils n’auront pas la foi tant qu’ils ne t’auront pas pris comme juge dans tous leurs différends.” »
Sahih Al-Boukhari : 174
Jabir ibn Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي حَبِيبٍ، قَالَ عَطَاءٌ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" قَاتَلَ اللَّهُ الْيَهُودَ، لَمَّا حَرَّمَ اللَّهُ عَلَيْهِمْ شُحُومَهَا جَمَلُوهُ ثُمَّ بَاعُوهُ فَأَكَلُوهَا ".
وَقَالَ أَبُو عَاصِمٍ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْحَمِيدِ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ، كَتَبَ إِلَىَّ عَطَاءٌ سَمِعْتُ جَابِرًا، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’Allah maudisse les Juifs ! Quand Allah leur a interdit de manger la graisse des animaux, ils l’ont fondue, l’ont vendue et ont profité de son prix. »
Sahih Al-Boukhari : 175
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ مُسْلِمٍ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ قُرَيْشًا لَمَّا أَبْطَئُوا عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِالإِسْلاَمِ قَالَ " اللَّهُمَّ اكْفِنِيهِمْ بِسَبْعٍ كَسَبْعِ يُوسُفَ " فَأَصَابَتْهُمْ سَنَةٌ حَصَّتْ كُلَّ شَىْءٍ حَتَّى أَكَلُوا الْعِظَامَ حَتَّى جَعَلَ الرَّجُلُ يَنْظُرُ إِلَى السَّمَاءِ فَيَرَى بَيْنَهُ وَبَيْنَهَا مِثْلَ الدُّخَانِ قَالَ اللَّهُ {فَارْتَقِبْ يَوْمَ تَأْتِي السَّمَاءُ بِدُخَانٍ مُبِينٍ} قَالَ اللَّهُ {إِنَّا كَاشِفُو الْعَذَابِ قَلِيلاً إِنَّكُمْ عَائِدُونَ} أَفَيُكْشَفُ عَنْهُمُ الْعَذَابُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، وَقَدْ مَضَى الدُّخَانُ وَمَضَتِ الْبَطْشَةُ.
Rapporté par ‘Abdallah (ibn Mas‘oud) : Lorsque les Quraychites tardèrent à embrasser l’islam, le Prophète ﷺ dit : « Ô Allah ! Protège-moi d’eux par sept (années de sécheresse) comme les sept de Youssouf. » Alors une année de famine les frappa, détruisant toute chose, au point qu’ils mangèrent des os, et qu’un homme, levant les yeux vers le ciel, voyait entre lui et le ciel comme une fumée. Allah dit : {Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible} (Coran 44:10). Et Allah dit aussi : {Nous lèverons le châtiment un peu, certes vous reviendrez (à votre mécréance)} (Coran 44:15). Le châtiment sera-t-il levé pour eux le Jour de la Résurrection, alors que la fumée est déjà passée et que la prise (la destruction des polythéistes lors de la bataille de Badr) est déjà passée ?
Sahih Al-Boukhari : 176
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا أَبُو حَيَّانَ التَّيْمِيُّ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ بْنِ عَمْرِو بْنِ جَرِيرٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أُتِيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِلَحْمٍ، فَرُفِعَ إِلَيْهِ الذِّرَاعُ، وَكَانَتْ تُعْجِبُهُ، فَنَهَسَ مِنْهَا نَهْسَةً ثُمَّ قَالَ
" أَنَا سَيِّدُ النَّاسِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، وَهَلْ تَدْرُونَ مِمَّ ذَلِكَ يُجْمَعُ النَّاسُ الأَوَّلِينَ وَالآخِرِينَ فِي صَعِيدٍ وَاحِدٍ، يُسْمِعُهُمُ الدَّاعِي، وَيَنْفُذُهُمُ الْبَصَرُ، وَتَدْنُو الشَّمْسُ، فَيَبْلُغُ النَّاسَ مِنَ الْغَمِّ وَالْكَرْبِ مَا لاَ يُطِيقُونَ وَلاَ يَحْتَمِلُونَ فَيَقُولُ النَّاسُ أَلاَ تَرَوْنَ مَا قَدْ بَلَغَكُمْ أَلاَ تَنْظُرُونَ مَنْ يَشْفَعُ لَكُمْ إِلَى رَبِّكُمْ فَيَقُولُ بَعْضُ النَّاسِ لِبَعْضٍ عَلَيْكُمْ بِآدَمَ فَيَأْتُونَ آدَمَ عليه السلام فَيَقُولُونَ لَهُ أَنْتَ أَبُو الْبَشَرِ خَلَقَكَ اللَّهُ بِيَدِهِ. وَنَفَخَ فِيكَ مِنْ رُوحِهِ، وَأَمَرَ الْمَلاَئِكَةَ فَسَجَدُوا لَكَ، اشْفَعْ لَنَا إِلَى رَبِّكَ، أَلاَ تَرَى إِلَى مَا نَحْنُ فِيهِ أَلاَ تَرَى إِلَى مَا قَدْ بَلَغَنَا فَيَقُولُ آدَمُ إِنَّ رَبِّي قَدْ غَضِبَ الْيَوْمَ غَضَبًا لَمْ يَغْضَبْ قَبْلَهُ مِثْلَهُ وَلَنْ يَغْضَبَ بَعْدَهُ مِثْلَهُ، وَإِنَّهُ نَهَانِي عَنِ الشَّجَرَةِ فَعَصَيْتُهُ، نَفْسِي نَفْسِي نَفْسِي، اذْهَبُوا إِلَى غَيْرِي، اذْهَبُوا إِلَى نُوحٍ، فَيَأْتُونَ نُوحًا فَيَقُولُونَ يَا نُوحُ إِنَّكَ أَنْتَ أَوَّلُ الرُّسُلِ إِلَى أَهْلِ الأَرْضِ، وَقَدْ سَمَّاكَ اللَّهُ عَبْدًا شَكُورًا اشْفَعْ لَنَا إِلَى رَبِّكَ، أَلاَ تَرَى إِلَى مَا نَحْنُ فِيهِ فَيَقُولُ إِنَّ رَبِّي عَزَّ وَجَلَّ قَدْ غَضِبَ الْيَوْمَ غَضَبًا لَمْ يَغْضَبْ قَبْلَهُ مِثْلَهُ، وَلَنْ يَغْضَبَ بَعْدَهُ مِثْلَهُ، وَإِنَّهُ قَدْ كَانَتْ لِي دَعْوَةٌ دَعَوْتُهَا عَلَى قَوْمِي نَفْسِي نَفْسِي نَفْسِي اذْهَبُوا إِلَى غَيْرِي، اذْهَبُوا إِلَى إِبْرَاهِيمَ، فَيَأْتُونَ إِبْرَاهِيمَ، فَيَقُولُونَ يَا إِبْرَاهِيمُ، أَنْتَ نَبِيُّ اللَّهِ وَخَلِيلُهُ مِنْ أَهْلِ الأَرْضِ اشْفَعْ لَنَا إِلَى رَبِّكَ أَلاَ تَرَى إِلَى مَا نَحْنُ فِيهِ فَيَقُولُ لَهُمْ إِنَّ رَبِّي قَدْ غَضِبَ الْيَوْمَ غَضَبًا لَمْ يَغْضَبْ قَبْلَهُ مِثْلَهُ وَلَنْ يَغْضَبَ بَعْدَهُ مِثْلَهُ، وَإِنِّي قَدْ كُنْتُ كَذَبْتُ ثَلاَثَ كَذَبَاتٍ ـ فَذَكَرَهُنَّ أَبُو حَيَّانَ فِي الْحَدِيثِ ـ نَفْسِي نَفْسِي نَفْسِي، اذْهَبُوا إِلَى غَيْرِي اذْهَبُوا إِلَى مُوسَى، فَيَأْتُونَ مُوسَى، فَيَقُولُونَ يَا مُوسَى أَنْتَ رَسُولُ اللَّهِ، فَضَّلَكَ اللَّهُ بِرِسَالَتِهِ وَبِكَلاَمِهِ عَلَى النَّاسِ، اشْفَعْ لَنَا إِلَى رَبِّكَ أَلاَ تَرَى إِلَى مَا نَحْنُ فِيهِ فَيَقُولُ إِنَّ رَبِّي قَدْ غَضِبَ الْيَوْمَ غَضَبًا لَمْ يَغْضَبْ قَبْلَهُ مِثْلَهُ، وَلَنْ يَغْضَبَ بَعْدَهُ مِثْلَهُ، وَإِنِّي قَدْ قَتَلْتُ نَفْسًا لَمْ أُومَرْ بِقَتْلِهَا، نَفْسِي نَفْسِي نَفْسِي، اذْهَبُوا إِلَى غَيْرِي، اذْهَبُوا إِلَى عِيسَى، فَيَأْتُونَ عِيسَى فَيَقُولُونَ يَا عِيسَى أَنْتَ رَسُولُ اللَّهِ وَكَلِمَتُهُ أَلْقَاهَا إِلَى مَرْيَمَ وَرُوحٌ مِنْهُ، وَكَلَّمْتَ النَّاسَ فِي الْمَهْدِ صَبِيًّا اشْفَعْ لَنَا أَلاَ تَرَى إِلَى مَا نَحْنُ فِيهِ فَيَقُولُ عِيسَى إِنَّ رَبِّي قَدْ غَضِبَ الْيَوْمَ غَضَبًا لَمْ يَغْضَبْ قَبْلَهُ مِثْلَهُ، وَلَنْ يَغْضَبَ بَعْدَهُ مِثْلَهُ ـ وَلَمْ يَذْكُرْ ذَنْبًا ـ نَفْسِي نَفْسِي نَفْسِي، اذْهَبُوا إِلَى غَيْرِي اذْهَبُوا إِلَى مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم فَيَأْتُونَ مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم فَيَقُولُونَ يَا مُحَمَّدُ أَنْتَ رَسُولُ اللَّهِ وَخَاتَمُ الأَنْبِيَاءِ، وَقَدْ غَفَرَ اللَّهُ لَكَ مَا تَقَدَّمَ مِنْ ذَنْبِكَ وَمَا تَأَخَّرَ، اشْفَعْ لَنَا إِلَى رَبِّكَ أَلاَ تَرَى إِلَى مَا نَحْنُ فِيهِ فَأَنْطَلِقُ فَآتِي تَحْتَ الْعَرْشِ، فَأَقَعُ سَاجِدًا لِرَبِّي عَزَّ وَجَلَّ ثُمَّ يَفْتَحُ اللَّهُ عَلَىَّ مِنْ مَحَامِدِهِ وَحُسْنِ الثَّنَاءِ عَلَيْهِ شَيْئًا لَمْ يَفْتَحْهُ عَلَى أَحَدٍ قَبْلِي ثُمَّ يُقَالُ يَا مُحَمَّدُ ارْفَعْ رَأْسَكَ، سَلْ تُعْطَهْ، وَاشْفَعْ تُشَفَّعْ، فَأَرْفَعُ رَأْسِي، فَأَقُولُ أُمَّتِي يَا رَبِّ، أُمَّتِي يَا رَبِّ فَيُقَالُ يَا مُحَمَّدُ أَدْخِلْ مِنْ أُمَّتِكَ مَنْ لاَ حِسَابَ عَلَيْهِمْ مِنَ الْبَابِ الأَيْمَنِ مِنْ أَبْوَابِ الْجَنَّةِ وَهُمْ شُرَكَاءُ النَّاسِ فِيمَا سِوَى ذَلِكَ مِنَ الأَبْوَابِ، ثُمَّ قَالَ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ إِنَّ مَا بَيْنَ الْمِصْرَاعَيْنِ مِنْ مَصَارِيعِ الْجَنَّةِ كَمَا بَيْنَ مَكَّةَ وَحِمْيَرَ، أَوْ كَمَا بَيْنَ مَكَّةَ وَبُصْرَى ".
Rapporté par Abu Huraira : On a apporté de la viande cuite au Messager d’Allah (ﷺ), et on lui a présenté l’épaule, car il l’aimait. Il en a mangé un morceau et a dit : « Je serai le chef de tous les gens au Jour de la Résurrection. Savez-vous pourquoi ? Allah rassemblera tous les êtres humains, des premiers aux derniers, sur une même plaine, de sorte que l’annonceur pourra tous se faire entendre et que le spectateur pourra tous les voir. Le soleil se rapprochera tellement que les gens seront dans une détresse et une angoisse qu’ils ne pourront supporter. Alors les gens diront : “Ne voyez-vous pas dans quelle situation nous sommes ? Cherchez quelqu’un qui intercède pour vous auprès de votre Seigneur.” Certains diront aux autres : “Allez voir Adam.” Ils iront donc voir Adam et lui diront : “Tu es le père de l’humanité ; Allah t’a créé de Sa propre main, a insufflé en toi de Son esprit (c’est-à-dire l’esprit qu’Il a créé pour toi), et a ordonné aux anges de se prosterner devant toi ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Adam dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. Il m’a interdit (de manger du fruit de) l’arbre, mais je Lui ai désobéi. Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! (Je suis préoccupé par mes propres problèmes.) Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Noé.” Ils iront alors voir Noé et lui diront : “Ô Noé ! Tu es le premier (des Messagers d’Allah) envoyé aux gens de la terre, et Allah t’a appelé un serviteur reconnaissant ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Il dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. J’avais le droit de faire une invocation qui serait exaucée, et je l’ai faite contre mon peuple. Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Abraham.” Ils iront voir Abraham et lui diront : “Ô Abraham ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et Son ami parmi les gens de la terre ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Il leur dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. J’ai dit trois mensonges (Abu Hayyan, le sous-narrateur, les a mentionnés dans le hadith). Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Moïse.” Les gens iront alors voir Moïse et lui diront : “Ô Moïse ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et Allah t’a donné la supériorité sur les autres par ce message et par Sa parole directe avec toi ; intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Moïse dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après. J’ai tué une personne que je n’avais pas reçu l’ordre de tuer. Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Jésus.” Ils iront alors voir Jésus et lui diront : “Ô Jésus ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et Sa Parole qu’Il a envoyée à Marie, et une âme noble créée par Lui, et tu as parlé aux gens alors que tu étais encore dans le berceau. Intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Jésus dira : “Aujourd’hui, mon Seigneur est en colère comme Il ne l’a jamais été auparavant et ne le sera jamais après.” Jésus ne mentionnera aucun péché, mais dira : “Moi-même ! Moi-même ! Moi-même ! Allez voir quelqu’un d’autre ; allez voir Muhammad.” Ils viendront alors à moi et diront : “Ô Muhammad ! Tu es le Messager d’Allah (ﷺ) et le dernier des prophètes, et Allah t’a pardonné tes péchés passés et futurs. (S’il te plaît) intercède pour nous auprès de ton Seigneur. Ne vois-tu pas dans quelle situation nous sommes ?” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Alors j’irai sous le Trône d’Allah et je me prosternerai devant mon Seigneur. Allah m’inspirera alors des louanges et des glorifications qu’Il n’a jamais inspirées à personne avant moi. Puis il sera dit : “Ô Muhammad, relève ta tête. Demande, et cela te sera accordé. Intercède, et ton intercession sera acceptée.” Alors je relèverai la tête et je dirai : “Mes fidèles, ô mon Seigneur ! Mes fidèles, ô mon Seigneur !” Il sera dit : “Ô Muhammad ! Que ceux de tes fidèles qui n’ont pas de comptes à rendre entrent par telle porte du Paradis, celle qui se trouve à droite ; et ils partageront les autres portes avec les gens.” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, la distance entre deux montants d’une porte du Paradis est comme la distance entre La Mecque et Busra (en Syrie). »
Sahih Al-Boukhari : 177
Aïcha (RA)
Sahih
وَقَالَ أَبُو أُسَامَةَ عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ لَمَّا ذُكِرَ مِنْ شَأْنِي الَّذِي ذُكِرَ وَمَا عَلِمْتُ بِهِ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيَّ خَطِيبًا، فَتَشَهَّدَ فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ، ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ أَشِيرُوا عَلَىَّ فِي أُنَاسٍ أَبَنُوا أَهْلِي، وَايْمُ اللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَى أَهْلِي مِنْ سُوءٍ، وَأَبَنُوهُمْ بِمَنْ وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَيْهِ مِنْ سُوءٍ قَطُّ، وَلاَ يَدْخُلُ بَيْتِي قَطُّ إِلاَّ وَأَنَا حَاضِرٌ، وَلاَ غِبْتُ فِي سَفَرٍ إِلاَّ غَابَ مَعِي ". فَقَامَ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ فَقَالَ ائْذَنْ لِي يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنْ نَضْرِبَ أَعْنَاقَهُمْ، وَقَامَ رَجُلٌ مِنْ بَنِي الْخَزْرَجِ، وَكَانَتْ أُمُّ حَسَّانَ بْنِ ثَابِتٍ مِنْ رَهْطِ ذَلِكَ الرَّجُلِ، فَقَالَ كَذَبْتَ، أَمَا وَاللَّهِ، أَنْ لَوْ كَانُوا مِنَ الأَوْسِ مَا أَحْبَبْتَ أَنْ تُضْرَبَ أَعْنَاقُهُمْ. حَتَّى كَادَ أَنْ يَكُونَ بَيْنَ الأَوْسِ وَالْخَزْرَجِ شَرٌّ فِي الْمَسْجِدِ، وَمَا عَلِمْتُ فَلَمَّا كَانَ مَسَاءُ ذَلِكَ الْيَوْمِ خَرَجْتُ لِبَعْضِ حَاجَتِي وَمَعِي أُمُّ مِسْطَحٍ. فَعَثَرَتْ وَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ. فَقُلْتُ أَىْ أُمِّ تَسُبِّينَ ابْنَكِ وَسَكَتَتْ ثُمَّ عَثَرَتِ الثَّانِيَةَ فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ، فَقُلْتُ لَهَا تَسُبِّينَ ابْنَكِ ثُمَّ عَثَرَتِ الثَّالِثَةَ فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ. فَانْتَهَرْتُهَا، فَقَالَتْ وَاللَّهِ مَا أَسُبُّهُ إِلاَّ فِيكِ. فَقُلْتُ فِي أَىِّ شَأْنِي قَالَتْ فَبَقَرَتْ لِي الْحَدِيثَ فَقُلْتُ وَقَدْ كَانَ هَذَا قَالَتْ نَعَمْ وَاللَّهِ، فَرَجَعْتُ إِلَى بَيْتِي كَأَنَّ الَّذِي خَرَجْتُ لَهُ لاَ أَجِدُ مِنْهُ قَلِيلاً وَلاَ كَثِيرًا، وَوُعِكْتُ فَقُلْتُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَرْسِلْنِي إِلَى بَيْتِ أَبِي. فَأَرْسَلَ مَعِي الْغُلاَمَ، فَدَخَلْتُ الدَّارَ فَوَجَدْتُ أُمَّ رُومَانَ فِي السُّفْلِ وَأَبَا بَكْرٍ فَوْقَ الْبَيْتِ يَقْرَأُ. فَقَالَتْ أُمِّي مَا جَاءَ بِكِ يَا بُنَيَّةُ فَأَخْبَرْتُهَا وَذَكَرْتُ لَهَا الْحَدِيثَ، وَإِذَا هُوَ لَمْ يَبْلُغْ مِنْهَا مِثْلَ مَا بَلَغَ مِنِّي، فَقَالَتْ يَا بُنَيَّةُ خَفِّضِي عَلَيْكِ الشَّأْنَ، فَإِنَّهُ وَاللَّهِ، لَقَلَّمَا كَانَتِ امْرَأَةٌ حَسْنَاءُ عِنْدَ رَجُلٍ يُحِبُّهَا، لَهَا ضَرَائِرُ، إِلاَّ حَسَدْنَهَا وَقِيلَ فِيهَا. وَإِذَا هُوَ لَمْ يَبْلُغْ مِنْهَا مَا بَلَغَ مِنِّي، قُلْتُ وَقَدْ عَلِمَ بِهِ أَبِي قَالَتْ نَعَمْ. قُلْتُ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ نَعَمْ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاسْتَعْبَرْتُ وَبَكَيْتُ، فَسَمِعَ أَبُو بَكْرٍ صَوْتِي وَهْوَ فَوْقَ الْبَيْتِ يَقْرَأُ، فَنَزَلَ فَقَالَ لأُمِّي مَا شَأْنُهَا قَالَتْ بَلَغَهَا الَّذِي ذُكِرَ مِنْ شَأْنِهَا. فَفَاضَتْ عَيْنَاهُ، قَالَ أَقْسَمْتُ عَلَيْكِ أَىْ بُنَيَّةُ إِلاَّ رَجَعْتِ إِلَى بَيْتِكِ، فَرَجَعْتُ وَلَقَدْ جَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْتِي، فَسَأَلَ عَنِّي خَادِمَتِي فَقَالَتْ لاَ وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَيْهَا عَيْبًا إِلاَّ أَنَّهَا كَانَتْ تَرْقُدُ حَتَّى تَدْخُلَ الشَّاةُ فَتَأْكُلَ خَمِيرَهَا أَوْ عَجِينَهَا. وَانْتَهَرَهَا بَعْضُ أَصْحَابِهِ فَقَالَ اصْدُقِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى أَسْقَطُوا لَهَا بِهِ فَقَالَتْ سُبْحَانَ اللَّهِ، وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَيْهَا إِلاَّ مَا يَعْلَمُ الصَّائِغُ عَلَى تِبْرِ الذَّهَبِ الأَحْمَرِ. وَبَلَغَ الأَمْرُ إِلَى ذَلِكَ الرَّجُلِ الَّذِي قِيلَ لَهُ، فَقَالَ سُبْحَانَ اللَّهِ وَاللَّهِ مَا كَشَفْتُ كَنَفَ أُنْثَى قَطُّ. قَالَتْ عَائِشَةُ فَقُتِلَ شَهِيدًا فِي سَبِيلِ اللَّهِ. قَالَتْ وَأَصْبَحَ أَبَوَاىَ عِنْدِي، فَلَمْ يَزَالاَ حَتَّى دَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَقَدْ صَلَّى الْعَصْرَ، ثُمَّ دَخَلَ وَقَدِ اكْتَنَفَنِي أَبَوَاىَ عَنْ يَمِينِي وَعَنْ شِمَالِي، فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ يَا عَائِشَةُ، إِنْ كُنْتِ قَارَفْتِ سُوءًا أَوْ ظَلَمْتِ، فَتُوبِي إِلَى اللَّهِ، فَإِنَّ اللَّهَ يَقْبَلُ التَّوْبَةَ مِنْ عِبَادِهِ ". قَالَتْ وَقَدْ جَاءَتِ امْرَأَةٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَهْىَ جَالِسَةٌ بِالْبَابِ فَقُلْتُ أَلاَ تَسْتَحِي مِنْ هَذِهِ الْمَرْأَةِ أَنْ تَذْكُرَ شَيْئًا. فَوَعَظَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَالْتَفَتُّ إِلَى أَبِي فَقُلْتُ أَجِبْهُ. قَالَ فَمَاذَا أَقُولُ فَالْتَفَتُّ إِلَى أُمِّي فَقُلْتُ أَجِيبِيهِ. فَقَالَتْ أَقُولُ مَاذَا فَلَمَّا لَمْ يُجِيبَاهُ تَشَهَّدْتُ فَحَمِدْتُ اللَّهَ وَأَثْنَيْتُ عَلَيْهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ، ثُمَّ قُلْتُ أَمَّا بَعْدُ فَوَاللَّهِ لَئِنْ قُلْتُ لَكُمْ إِنِّي لَمْ أَفْعَلْ. وَاللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ يَشْهَدُ إِنِّي لَصَادِقَةٌ، مَا ذَاكَ بِنَافِعِي عِنْدَكُمْ، لَقَدْ تَكَلَّمْتُمْ بِهِ وَأُشْرِبَتْهُ قُلُوبُكُمْ، وَإِنْ قُلْتُ إِنِّي فَعَلْتُ. وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي لَمْ أَفْعَلْ، لَتَقُولُنَّ قَدْ بَاءَتْ بِهِ عَلَى نَفْسِهَا، وَإِنِّي وَاللَّهِ مَا أَجِدُ لِي وَلَكُمْ مَثَلاً ـ وَالْتَمَسْتُ اسْمَ يَعْقُوبَ فَلَمْ أَقْدِرْ عَلَيْهِ ـ إِلاَّ أَبَا يُوسُفَ حِينَ قَالَ {فَصَبْرٌ جَمِيلٌ وَاللَّهُ الْمُسْتَعَانُ عَلَى مَا تَصِفُونَ} وَأُنْزِلَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ سَاعَتِهِ فَسَكَتْنَا، فَرُفِعَ عَنْهُ وَإِنِّي لأَتَبَيَّنُ السُّرُورَ فِي وَجْهِهِ وَهْوَ يَمْسَحُ جَبِينَهُ وَيَقُولُ " أَبْشِرِي يَا عَائِشَةُ، فَقَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ بَرَاءَتَكِ ". قَالَتْ وَكُنْتُ أَشَدَّ مَا كُنْتُ غَضَبًا فَقَالَ لِي أَبَوَاىَ قُومِي إِلَيْهِ. فَقُلْتُ وَاللَّهِ لاَ أَقُومُ إِلَيْهِ، وَلاَ أَحْمَدُهُ وَلاَ أَحْمَدُكُمَا، وَلَكِنْ أَحْمَدُ اللَّهَ الَّذِي أَنْزَلَ بَرَاءَتِي، لَقَدْ سَمِعْتُمُوهُ، فَمَا أَنْكَرْتُمُوهُ وَلاَ غَيَّرْتُمُوهُ، وَكَانَتْ عَائِشَةُ تَقُولُ أَمَّا زَيْنَبُ ابْنَةُ جَحْشٍ فَعَصَمَهَا اللَّهُ بِدِينِهَا، فَلَمْ تَقُلْ إِلاَّ خَيْرًا، وَأَمَّا أُخْتُهَا حَمْنَةُ فَهَلَكَتْ فِيمَنْ هَلَكَ، وَكَانَ الَّذِي يَتَكَلَّمُ فِيهِ مِسْطَحٌ وَحَسَّانُ بْنُ ثَابِتٍ وَالْمُنَافِقُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ، وَهْوَ الَّذِي كَانَ يَسْتَوْشِيهِ وَيَجْمَعُهُ، وَهْوَ الَّذِي تَوَلَّى كِبْرَهُ مِنْهُمْ هُوَ وَحَمْنَةُ قَالَتْ فَحَلَفَ أَبُو بَكْرٍ أَنْ لاَ يَنْفَعَ مِسْطَحًا بِنَافِعَةٍ أَبَدًا، فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ {وَلاَ يَأْتَلِ أُولُو الْفَضْلِ مِنْكُمْ} إِلَى آخِرِ الآيَةِ يَعْنِي أَبَا بَكْرٍ vوَالسَّعَةِ أَنْ يُؤْتُوا أُولِي الْقُرْبَى وَالْمَسَاكِينَ} ـ يَعْنِي مِسْطَحًا ـ إِلَى قَوْلِهِ {أَلاَ تُحِبُّونَ أَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لَكُمْ وَاللَّهُ غَفُورٌ رَحِيمٌ} حَتَّى قَالَ أَبُو بَكْرٍ بَلَى وَاللَّهِ يَا رَبَّنَا إِنَّا لَنُحِبُّ أَنْ تَغْفِرَ لَنَا، وَعَادَ لَهُ بِمَا كَانَ يَصْنَعُ.
Rapporté par Aïcha : Quand on a dit sur moi ce qui a été dit, alors que je n’en savais rien, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a parlé aux gens. Il a récité le Tashahhud, puis a loué et glorifié Allah comme il se doit, puis il a dit : « Ensuite : Ô gens, donnez-moi votre avis sur ceux qui ont inventé un mensonge contre ma femme. Par Allah, je ne sais rien de mal à son sujet. Par Allah, ils l’ont accusée d’être avec un homme dont je n’ai jamais rien su de mal, et il n’est jamais entré chez moi sans que je sois présent, et chaque fois que je partais en voyage, il m’accompagnait. » Sa`d ibn Mu`adh s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), permets-moi de leur trancher la tête. » Un homme des Khazraj (Sa`d ibn ‘Ubada), parent de la mère du poète Hassan ibn Thabit, s’est levé et a dit (à Sa`d ibn Mu`adh) : « Tu mens ! Par Allah, si ces personnes étaient des Aws, tu n’aurais pas voulu leur trancher la tête. » Il était possible qu’un conflit éclate entre les Aws et les Khazraj dans la mosquée, et j’ignorais tout cela. Ce soir-là, je suis sortie pour un besoin, accompagnée d’Um Mistah. Sur le chemin du retour, Um Mistah a trébuché et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai dit : « Ô mère, pourquoi insultes-tu ton fils ? » Elle s’est tue un moment, puis a trébuché à nouveau et a répété : « Que Mistah soit perdu ! » Je lui ai demandé pourquoi elle l’insultait. Elle a trébuché une troisième fois et a répété la même chose, alors je l’ai réprimandée. Elle a dit : « Par Allah, je ne l’insulte que pour toi. » Je lui ai demandé : « À propos de quoi ? » Elle m’a alors raconté toute l’histoire. J’ai dit : « Cela est-il vraiment arrivé ? » Elle a répondu : « Oui, par Allah. » Je suis rentrée chez moi, bouleversée, au point d’oublier pourquoi j’étais sortie. Puis je suis tombée malade (fièvre) et j’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ) de m’envoyer chez mon père. Il a envoyé un esclave avec moi, et en arrivant, j’ai trouvé ma mère en bas et mon père, Abu Bakr, en haut en train de réciter. Ma mère m’a demandé : « Qu’est-ce qui t’amène, ma fille ? » Je lui ai raconté toute l’histoire, mais elle n’a pas ressenti la chose comme moi. Elle a dit : « Ma fille, prends patience, car il n’y a jamais de femme belle et aimée de son mari qui a d’autres épouses sans que les autres ne soient jalouses et ne parlent mal d’elle. » Mais elle n’a pas ressenti la nouvelle comme moi. J’ai demandé : « Mon père est-il au courant ? » Elle a répondu : « Oui. » J’ai demandé : « Le Messager d’Allah (ﷺ) aussi ? » Elle a dit : « Oui, lui aussi. » Les larmes me sont montées aux yeux et j’ai pleuré. Abu Bakr, qui lisait à l’étage, a entendu ma voix, est descendu et a demandé à ma mère : « Qu’a-t-elle ? » Elle a répondu : « Elle a entendu ce qui a été dit sur elle (concernant l’histoire de la calomnie). » Abu Bakr a pleuré et a dit : « Je t’en supplie par Allah, ma fille, retourne chez toi. » Je suis rentrée chez moi et le Messager d’Allah (ﷺ) est venu demander à ma servante à propos de moi (de mon comportement). La servante a dit : « Par Allah, je ne connais aucun défaut chez elle, sauf qu’elle s’endort et laisse les moutons entrer et manger sa pâte. » Certains compagnons du Prophète lui ont alors parlé durement et lui ont demandé de dire la vérité au Messager d’Allah (ﷺ). Finalement, ils lui ont parlé de l’affaire (de la calomnie). Elle a dit : « Subhan Allah ! Par Allah, je ne sais rien contre elle, sauf ce qu’un orfèvre sait d’un morceau d’or pur. » Cette nouvelle est parvenue à l’homme accusé, qui a dit : « Subhan Allah ! Par Allah, je n’ai jamais découvert l’intimité d’aucune femme. » Plus tard, cet homme est tombé en martyr dans la cause d’Allah. Le lendemain matin, mes parents sont venus me voir et sont restés avec moi jusqu’à ce que le Messager d’Allah (ﷺ) vienne après la prière de l’Asr. Il est venu alors que mes parents étaient assis à mes côtés. Il a loué et glorifié Allah, puis a dit : « Maintenant, ô Aïcha ! Si tu as commis une mauvaise action ou t’es fait du tort, repens-toi à Allah, car Allah accepte le repentir de Ses serviteurs. » Une femme ansarie était assise près de la porte. J’ai dit (au Prophète) : « N’est-ce pas déplacé de parler ainsi devant cette femme ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors donné un conseil, et je me suis tournée vers mon père pour lui demander de répondre à ma place. Il a dit : « Que dois-je dire ? » Je me suis tournée vers ma mère, qui a dit : « Que dois-je dire ? » Comme mes parents ne répondaient pas, j’ai dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah, et que Muhammad est Son Messager ! » Après avoir loué et glorifié Allah, j’ai dit : « Maintenant, par Allah, si je vous dis que je n’ai rien fait (de mal) et qu’Allah est témoin que je dis la vérité, cela ne servira à rien car vous avez parlé de cela et vos cœurs l’ont absorbé ; et si je dis que j’ai commis ce péché alors qu’Allah sait que je ne l’ai pas fait, vous direz : “Elle a avoué.” Par Allah, je ne vois pas d’exemple plus approprié pour moi et vous que celui du père de Joseph quand il a dit : “La patience est la meilleure attitude face à ce que vous dites. C’est Allah (Seul) dont l’aide doit être recherchée.” » À ce moment-là, la Révélation est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ) et nous sommes restés silencieux. Puis la Révélation s’est terminée et j’ai vu des signes de bonheur sur son visage, alors qu’il essuyait la sueur de son front et disait : « Bonne nouvelle, ô Aïcha ! Allah a révélé ton innocence. » À ce moment-là, j’étais très en colère. Mes parents m’ont dit : « Lève-toi et va vers lui. » J’ai répondu : « Par Allah, je ne le ferai pas et je ne remercierai ni lui ni vous, mais je remercierai Allah qui a révélé mon innocence. Vous avez entendu cette histoire mais vous ne l’avez ni niée ni changée (pour me défendre). » (Aïcha disait :) « Quant à Zaynab bint Jahsh (l’épouse du Prophète), Allah l’a protégée grâce à sa piété, donc elle n’a rien dit d’autre que du bien sur moi, mais sa sœur Hamna a été perdue parmi ceux qui ont été perdus. Ceux qui parlaient mal de moi étaient Mistah, Hassan ibn Thabit et l’hypocrite `Abdullah ibn Ubayy, qui propageait la rumeur et incitait les autres à en parler ; c’est lui et Hamna qui ont eu la plus grande part dans cette affaire. Abu Bakr a juré de ne plus jamais faire de faveur à Mistah. Alors Allah a révélé le verset : “Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches (comme Abu Bakr) ne jurent pas de ne plus aider leurs proches et les nécessiteux (comme Mistah)… N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Allah est Pardonneur, Miséricordieux.” (24.22) Sur cela, Abu Bakr a dit : “Oui, par Allah, Seigneur ! Nous voulons que Tu nous pardonnes.” Il a donc recommencé à donner à Mistah ce qu’il lui donnait auparavant
Sahih Al-Boukhari : 178
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ بَكْرٍ السَّهْمِيُّ، حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَوْلَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ بَنَى بِزَيْنَبَ ابْنَةِ جَحْشٍ فَأَشْبَعَ النَّاسَ خُبْزًا وَلَحْمًا ثُمَّ خَرَجَ إِلَى حُجَرِ أُمَّهَاتِ الْمُؤْمِنِينَ كَمَا كَانَ يَصْنَعُ صَبِيحَةَ بِنَائِهِ فَيُسَلِّمُ عَلَيْهِنَّ وَيَدْعُو لَهُنَّ وَيُسَلِّمْنَ عَلَيْهِ وَيَدْعُونَ لَهُ فَلَمَّا رَجَعَ إِلَى بَيْتِهِ رَأَى رَجُلَيْنِ جَرَى بِهِمَا الْحَدِيثُ، فَلَمَّا رَآهُمَا رَجَعَ عَنْ بَيْتِهِ، فَلَمَّا رَأَى الرَّجُلاَنِ نَبِيَّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَجَعَ عَنْ بَيْتِهِ وَثَبَا مُسْرِعَيْنِ، فَمَا أَدْرِي أَنَا أَخْبَرْتُهُ بِخُرُوجِهِمَا أَمْ أُخْبِرَ فَرَجَعَ حَتَّى دَخَلَ الْبَيْتَ، وَأَرْخَى السِّتْرَ بَيْنِي وَبَيْنَهُ وَأُنْزِلَتْ آيَةُ الْحِجَابِ. وَقَالَ ابْنُ أَبِي مَرْيَمَ أَخْبَرَنَا يَحْيَى حَدَّثَنِي حُمَيْدٌ سَمِعَ أَنَسًا عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Anas : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a épousé Zaynab bint Jahsh, il a fait manger les gens de la viande et du pain à satiété (en leur offrant un banquet de mariage). Ensuite, il est allé chez les mères des croyants (ses épouses), comme il avait l’habitude de le faire le matin de son mariage. Il les saluait et invoquait le bien pour elles, et elles lui rendaient son salut et invoquaient le bien pour lui. À son retour chez lui, il a trouvé deux hommes en train de discuter ; en les voyant, il est ressorti de chez lui. Quand ces deux hommes ont vu le Messager d’Allah (ﷺ) sortir, ils se sont levés rapidement (et sont partis). Je ne me souviens plus si je l’ai informé de leur départ ou si quelqu’un d’autre l’a fait. Il est donc revenu, et en entrant dans la maison, il a baissé le rideau entre moi et lui. Puis le verset du Hijab a été révélé
Sahih Al-Boukhari : 179
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ مُسْلِمٍ، عَنْ مَسْرُوقٍ، قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ إِنَّمَا كَانَ هَذَا لأَنَّ قُرَيْشًا لَمَّا اسْتَعْصَوْا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم دَعَا عَلَيْهِمْ بِسِنِينَ كَسِنِي يُوسُفَ، فَأَصَابَهُمْ قَحْطٌ وَجَهْدٌ حَتَّى أَكَلُوا الْعِظَامَ، فَجَعَلَ الرَّجُلُ يَنْظُرُ إِلَى السَّمَاءِ فَيَرَى مَا بَيْنَهُ وَبَيْنَهَا كَهَيْئَةِ الدُّخَانِ مِنَ الْجَهْدِ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى {فَارْتَقِبْ يَوْمَ تَأْتِي السَّمَاءُ بِدُخَانٍ مُبِينٍ * يَغْشَى النَّاسَ هَذَا عَذَابٌ أَلِيمٌ} قَالَ فَأُتِيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ اسْتَسْقِ اللَّهَ لِمُضَرَ، فَإِنَّهَا قَدْ هَلَكَتْ. قَالَ " لِمُضَرَ إِنَّكَ لَجَرِيءٌ ". فَاسْتَسْقَى فَسُقُوا. فَنَزَلَتْ {إِنَّكُمْ عَائِدُونَ} فَلَمَّا أَصَابَتْهُمُ الرَّفَاهِيَةُ عَادُوا إِلَى حَالِهِمْ حِينَ أَصَابَتْهُمُ الرَّفَاهِيَةُ. فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ {يَوْمَ نَبْطِشُ الْبَطْشَةَ الْكُبْرَى إِنَّا مُنْتَقِمُونَ} قَالَ يَعْنِي يَوْمَ بَدْرٍ.
Rapporté par `Abdullah : (À propos de la fumée imaginaire) : Cela s’est produit lorsque les Quraishites ont refusé d’obéir au Prophète, et il a demandé à Allah de les frapper de plusieurs années de famine comme celles du Prophète Joseph. Ils ont donc été touchés par la famine et la fatigue, au point de manger même des os. Un homme regardait le ciel et croyait voir comme de la fumée entre lui et le ciel à cause de la fatigue extrême. Alors Allah a révélé : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible, couvrant les gens ; c’est un châtiment douloureux.’ (44.10-11) Quelqu’un (Abu Sufyan) est alors venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Invoque Allah pour qu’Il fasse tomber la pluie sur les tribus de Mudar car elles sont sur le point de périr. » Le Prophète (ﷺ) a dit (étonné) : « Dois-je invoquer Allah pour les tribus de Mudar ? En vérité, tu es un homme courageux ! » Mais le Prophète a prié pour la pluie et il a plu pour eux. Ensuite, le verset a été révélé : ‘Mais en vérité, vous reviendrez (à l’incroyance).’ (44.15) (Quand la famine a pris fin et) qu’ils ont retrouvé la prospérité, ils sont revenus à leurs anciennes habitudes, alors Allah a révélé : ‘Le jour où Nous vous saisirons avec une prise puissante. Nous nous vengerons alors.’ (44.16) Le narrateur a dit : « C’était le jour de la bataille de Badr. »
Sahih Al-Boukhari : 180
Masruq (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرُ بْنُ حَازِمٍ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي الضُّحَى، عَنْ مَسْرُوقٍ، قَالَ دَخَلْتُ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ ثُمَّ قَالَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمَّا دَعَا قُرَيْشًا كَذَّبُوهُ وَاسْتَعْصَوْا عَلَيْهِ فَقَالَ " اللَّهُمَّ أَعِنِّي عَلَيْهِمْ بِسَبْعٍ كَسَبْعِ يُوسُفَ ". فَأَصَابَتْهُمْ سَنَةٌ حَصَّتْ ـ يَعْنِي ـ كُلَّ شَىْءٍ حَتَّى كَانُوا يَأْكُلُونَ الْمَيْتَةَ فَكَانَ يَقُومُ أَحَدُهُمْ فَكَانَ يَرَى بَيْنَهُ وَبَيْنَ السَّمَاءِ مِثْلَ الدُّخَانِ مِنَ الْجَهْدِ وَالْجُوعِ ثُمَّ قَرَأَ {فَارْتَقِبْ يَوْمَ تَأْتِي السَّمَاءُ بِدُخَانٍ مُبِينٍ * يَغْشَى النَّاسَ هَذَا عَذَابٌ أَلِيمٌ} حَتَّى بَلَغَ {إِنَّا كَاشِفُو الْعَذَابِ قَلِيلاً إِنَّكُمْ عَائِدُونَ} قَالَ عَبْدُ اللَّهِ أَفَيُكْشَفُ عَنْهُمُ الْعَذَابُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ قَالَ وَالْبَطْشَةُ الْكُبْرَى يَوْمَ بَدْرٍ.
Rapporté par Masruq : Je suis allé voir `Abdullah et il a dit : « Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a invité les Quraishites (à l’islam), ils l’ont rejeté et se sont opposés à lui. Alors il (le Prophète) a dit : “Ô Allah ! Aide-moi contre eux en leur infligeant sept années de famine comme les sept années de Joseph.” Ils ont donc été frappés par une année de sécheresse qui a tout détruit, et ils ont commencé à manger des bêtes mortes, et si l’un d’eux se levait, il voyait comme de la fumée entre lui et le ciel à cause de la fatigue et de la faim. » `Abdullah a ensuite récité : ‘Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée visible, couvrant les gens. C’est un châtiment douloureux... (jusqu’à) ... Nous écarterons certes le châtiment pour un temps, mais en vérité, vous reviendrez (à l’incroyance).’ (44.10-15) `Abdullah ajouta : « Le châtiment sera-t-il levé pour eux le Jour de la Résurrection ? » Il ajouta : « La prise sévère » était le jour de la bataille de Badr