Hadiths sur Patience
115 hadiths authentiques trouves
Sahih Al-Boukhari : 1
Sa'id bin Jubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ، قَالَ قُلْتُ لاِبْنِ عَبَّاسٍ إِنَّ نَوْفًا الْبَكَالِيَّ يَزْعُمُ أَنَّ مُوسَى صَاحِبَ الْخَضِرِ لَيْسَ هُوَ مُوسَى صَاحِبَ بَنِي إِسْرَائِيلَ. فَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ كَذَبَ عَدُوُّ اللَّهِ حَدَّثَنِي أُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ أَنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِنَّ مُوسَى قَامَ خَطِيبًا فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ فَسُئِلَ أَىُّ النَّاسِ أَعْلَمُ فَقَالَ أَنَا فَعَتَبَ اللَّهُ عَلَيْهِ، إِذْ لَمْ يَرُدَّ الْعِلْمَ إِلَيْهِ فَأَوْحَى اللَّهُ إِلَيْهِ إِنَّ لِي عَبْدًا بِمَجْمَعِ الْبَحْرَيْنِ، هُوَ أَعْلَمُ مِنْكَ قَالَ مُوسَى يَا رَبِّ فَكَيْفَ لِي بِهِ قَالَ تَأْخُذُ مَعَكَ حُوتًا فَتَجْعَلُهُ فِي مِكْتَلٍ، فَحَيْثُمَا فَقَدْتَ الْحُوتَ فَهْوَ ثَمَّ، فَأَخَذَ حُوتًا فَجَعَلَهُ فِي مِكْتَلٍ ثُمَّ انْطَلَقَ، وَانْطَلَقَ مَعَهُ بِفَتَاهُ يُوشَعَ بْنِ نُونٍ، حَتَّى إِذَا أَتَيَا الصَّخْرَةَ وَضَعَا رُءُوسَهُمَا فَنَامَا، وَاضْطَرَبَ الْحُوتُ فِي الْمِكْتَلِ، فَخَرَجَ مِنْهُ، فَسَقَطَ فِي الْبَحْرِ فَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ سَرَبًا، وَأَمْسَكَ اللَّهُ عَنِ الْحُوتِ جِرْيَةَ الْمَاءِ فَصَارَ عَلَيْهِ مِثْلَ الطَّاقِ فَلَمَّا اسْتَيْقَظَ، نَسِيَ صَاحِبُهُ أَنْ يُخْبِرَهُ بِالْحُوتِ، فَانْطَلَقَا بَقِيَّةَ يَوْمِهِمَا وَلَيْلَتَهُمَا، حَتَّى إِذَا كَانَ مِنَ الْغَدِ قَالَ مُوسَى لِفَتَاهُ آتِنَا غَدَاءَنَا لَقَدْ لَقِينَا مِنْ سَفَرِنَا هَذَا نَصَبًا قَالَ وَلَمْ يَجِدْ مُوسَى النَّصَبَ حَتَّى جَاوَزَ الْمَكَانَ الَّذِي أَمَرَ اللَّهُ بِهِ فَقَالَ لَهُ فَتَاهُ أَرَأَيْتَ إِذْ أَوَيْنَا إِلَى الصَّخْرَةِ فَإِنِّي نَسِيتُ الْحُوتَ وَمَا أَنْسَانِيهِ إِلاَّ الشَّيْطَانُ أَنْ أَذْكُرَهُ، وَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ عَجَبًا قَالَ فَكَانَ لِلْحُوتِ سَرَبًا وَلِمُوسَى وَلِفَتَاهُ عَجَبًا فَقَالَ مُوسَى ذَلِكَ مَا كُنَّا نَبْغِي فَارْتَدَّا عَلَى آثَارِهِمَا قَصَصًا قَالَ رَجَعَا يَقُصَّانِ آثَارَهُمَا حَتَّى انْتَهَيَا إِلَى الصَّخْرَةِ، فَإِذَا رَجُلٌ مُسَجًّى ثَوْبًا، فَسَلَّمَ عَلَيْهِ مُوسَى. فَقَالَ الْخَضِرُ وَأَنَّى بِأَرْضِكَ السَّلاَمُ قَالَ أَنَا مُوسَى. قَالَ مُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ قَالَ نَعَمْ أَتَيْتُكَ لِتُعَلِّمَنِي مِمَّا عُلِّمْتَ رَشَدًا. قَالَ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِي صَبْرًا، يَا مُوسَى إِنِّي عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ عَلَّمَنِيهِ لاَ تَعْلَمُهُ أَنْتَ وَأَنْتَ عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ عَلَّمَكَ اللَّهُ لاَ أَعْلَمُهُ. فَقَالَ مُوسَى سَتَجِدُنِي إِنْ شَاءَ اللَّهُ صَابِرًا، وَلاَ أَعْصِي لَكَ أَمْرًا. فَقَالَ لَهُ الْخَضِرُ، فَإِنِ اتَّبَعْتَنِي فَلاَ تَسْأَلْنِي عَنْ شَىْءٍ حَتَّى أُحْدِثَ لَكَ مِنْهُ ذِكْرًا، فَانْطَلَقَا يَمْشِيَانِ عَلَى سَاحِلِ الْبَحْرِ، فَمَرَّتْ سَفِينَةٌ فَكَلَّمُوهُمْ أَنْ يَحْمِلُوهُمْ، فَعَرَفُوا الْخَضِرَ، فَحَمَلُوهُ بِغَيْرِ نَوْلٍ فَلَمَّا رَكِبَا فِي السَّفِينَةِ، لَمْ يَفْجَأْ إِلاَّ وَالْخَضِرُ قَدْ قَلَعَ لَوْحًا مِنْ أَلْوَاحِ السَّفِينَةِ بِالْقَدُومِ. فَقَالَ لَهُ مُوسَى قَوْمٌ حَمَلُونَا بِغَيْرِ نَوْلٍ، عَمَدْتَ إِلَى سَفِينَتِهِمْ فَخَرَقْتَهَا لِتُغْرِقَ أَهْلَهَا لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا إِمْرًا. قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِي صَبْرًا. قَالَ لاَ تُؤَاخِذْنِي بِمَا نَسِيتُ وَلاَ تُرْهِقْنِي مِنْ أَمْرِي عُسْرًا ". قَالَ وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَكَانَتِ الأُولَى مِنْ مُوسَى نِسْيَانًا قَالَ وَجَاءَ عُصْفُورٌ فَوَقَعَ عَلَى حَرْفِ السَّفِينَةِ فَنَقَرَ فِي الْبَحْرِ نَقْرَةً، فَقَالَ لَهُ الْخَضِرُ مَا عِلْمِي وَعِلْمُكَ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ إِلاَّ مِثْلُ مَا نَقَصَ هَذَا الْعُصْفُورُ مِنْ هَذَا الْبَحْرِ ثُمَّ خَرَجَا مِنَ السَّفِينَةِ، فَبَيْنَا هُمَا يَمْشِيَانِ عَلَى السَّاحِلِ، إِذْ أَبْصَرَ الْخَضِرُ غُلاَمًا يَلْعَبُ مَعَ الْغِلْمَانِ، فَأَخَذَ الْخَضِرُ رَأْسَهُ بِيَدِهِ فَاقْتَلَعَهُ بِيَدِهِ فَقَتَلَهُ. فَقَالَ لَهُ مُوسَى أَقَتَلْتَ نَفْسًا زَاكِيَةً بِغَيْرِ نَفْسٍ لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا نُكْرًا. قَالَ أَلَمْ أَقُلْ لَكَ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِي صَبْرًا قَالَ وَهَذَا أَشَدُّ مِنَ الأُولَى، قَالَ إِنْ سَأَلْتُكَ عَنْ شَىْءٍ بَعْدَهَا فَلاَ تُصَاحِبْنِي قَدْ بَلَغْتَ مِنْ لَدُنِّي عُذْرًا فَانْطَلَقَا حَتَّى إِذَا أَتَيَا أَهْلَ قَرْيَةٍ اسْتَطْعَمَا أَهْلَهَا فَأَبَوْا أَنْ يُضَيِّفُوهُمَا فَوَجَدَا فِيهَا جِدَارًا يُرِيدُ أَنْ يَنْقَضَّ ـ قَالَ مَائِلٌ ـ فَقَامَ الْخَضِرُ فَأَقَامَهُ بِيَدِهِ فَقَالَ مُوسَى قَوْمٌ أَتَيْنَاهُمْ فَلَمْ يُطْعِمُونَا، وَلَمْ يُضَيِّفُونَا، لَوْ شِئْتَ لاَتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْرًا. قَالَ {هَذَا فِرَاقُ بَيْنِي وَبَيْنِكَ} إِلَى قَوْلِهِ {ذَلِكَ تَأْوِيلُ مَا لَمْ تَسْطِعْ عَلَيْهِ صَبْرًا}. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَدِدْنَا أَنَّ مُوسَى كَانَ صَبَرَ حَتَّى يَقُصَّ اللَّهُ عَلَيْنَا مِنْ خَبَرِهِمَا ". قَالَ سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ فَكَانَ ابْنُ عَبَّاسٍ يَقْرَأُ وَكَانَ أَمَامَهُمْ مَلِكٌ يَأْخُذُ كُلَّ سَفِينَةٍ صَالِحَةٍ غَصْبًا، وَكَانَ يَقْرَأُ وَأَمَّا الْغُلاَمُ فَكَانَ كَافِرًا وَكَانَ أَبَوَاهُ مُؤْمِنَيْنِ.
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J’ai dit à Ibn `Abbas : « Nauf Al-Bikali prétend que Moïse, le compagnon d’Al-Khidr, n’était pas le Moïse des enfants d’Israël. » Ibn `Abbas a dit : « L’ennemi d’Allah (Nauf) a menti. » Ubai bin Ka`b a rapporté qu’il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Moïse s’est levé pour faire un discours devant les enfants d’Israël et on lui a demandé : “Qui est la personne la plus savante parmi les gens ?” Moïse a répondu : “C’est moi.” Allah l’a réprimandé car il n’a pas attribué la science à Allah seul. Alors Allah lui a révélé : “Au confluent des deux mers, il y a un de Nos serviteurs qui est plus savant que toi.” Moïse a demandé : “Ô mon Seigneur, comment puis-je le rencontrer ?” Allah a dit : “Prends un poisson et mets-le dans un panier (et pars), et là où tu perdras le poisson, tu le trouveras.” Moïse (a pris un poisson, l’a mis dans un panier et) est parti, accompagné de son jeune serviteur Yusha` bin Noon, jusqu’à ce qu’ils atteignent un rocher (sur lequel) ils ont posé leurs têtes et se sont endormis. Le poisson s’est agité dans le panier, en est sorti et est tombé dans la mer, traçant son chemin dans la mer comme un tunnel. (18.61) Allah a arrêté le courant de l’eau de chaque côté du chemin créé par le poisson, et ce chemin ressemblait à un tunnel. Quand Moïse s’est réveillé, son compagnon a oublié de lui parler du poisson, et ils ont continué leur voyage le reste du jour et toute la nuit. Le lendemain matin, Moïse a demandé à son serviteur : “Apporte-nous notre repas du matin ; nous avons vraiment souffert de la fatigue dans ce voyage.” (18.62) Moïse n’a ressenti la fatigue qu’après avoir dépassé l’endroit qu’Allah lui avait ordonné de chercher. Son serviteur a alors dit : “Te souviens-tu quand nous nous sommes réfugiés près du rocher ? J’ai oublié le poisson, seul Satan m’a fait oublier de m’en souvenir. Il a pris son chemin dans la mer de façon étonnante.” (18.63) Il y avait un tunnel pour le poisson, et pour Moïse et son serviteur, c’était de l’étonnement. Moïse a dit : “C’est ce que nous cherchions.” Ils sont donc revenus sur leurs pas. (18.64) Ils sont revenus jusqu’au rocher. Là, ils ont trouvé un homme couvert d’un vêtement. Moïse l’a salué. Al-Khidr a dit, étonné : “Y a-t-il un tel salut dans ton pays ?” Moïse a dit : “Je suis Moïse.” Il a dit : “Es-tu le Moïse des enfants d’Israël ?” Moïse a dit : “Je suis venu vers toi pour que tu m’enseignes ce que tu as appris.” Al-Khidr a dit : “Tu ne pourras pas être patient avec moi. (18.66) Ô Moïse ! J’ai une partie de la science d’Allah qu’Il m’a donnée et que tu ne connais pas ; et toi aussi, tu as une partie de la science d’Allah qu’Il t’a donnée et que je ne connais pas.” Moïse a dit : “Si Allah le veut, tu me trouveras patient, et je ne te désobéirai en rien.” (18.69) Al-Khidr lui a dit : “Si tu me suis, ne me pose pas de questions sur quoi que ce soit jusqu’à ce que je t’en parle moi-même.” (18.70) Ensuite, ils ont marché le long de la mer, jusqu’à ce qu’un bateau passe et qu’ils demandent à l’équipage de les laisser monter. L’équipage a reconnu Al-Khidr et les a laissés monter gratuitement. Une fois à bord, Moïse a vu qu’Al-Khidr avait arraché une planche du bateau avec une hache. Moïse lui a dit : “Ces gens nous ont pris gratuitement, et tu as abîmé leur bateau pour noyer ses occupants ! Tu as vraiment fait une chose grave.” (18.71) Al-Khidr a dit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” (18.72) Moïse a dit : “Ne me tiens pas rigueur de ce que j’ai oublié, et ne sois pas trop dur avec moi.” (18.73) Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « La première excuse de Moïse, c’est qu’il avait oublié. Ensuite, un moineau est venu se poser sur le bord du bateau et a trempé son bec une fois dans la mer. Al-Khidr a dit à Moïse : “Ma science et la tienne, comparées à la science d’Allah, sont comme ce que ce moineau a pris de la mer.” Puis ils sont descendus du bateau, et alors qu’ils marchaient sur le rivage, Al-Khidr a vu un garçon jouer avec d’autres enfants. Al-Khidr a attrapé la tête du garçon, l’a arrachée de ses mains et l’a tué. Moïse a dit : “As-tu tué une âme innocente qui n’a tué personne ! Tu as vraiment fait une chose interdite.” (18.74) Il a dit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” (18.75) (Le sous-narrateur a dit que le deuxième reproche était plus fort que le premier.) Moïse a dit : “Si je te questionne encore sur quoi que ce soit après cela, ne me garde plus avec toi, tu auras alors une excuse de me quitter.” (18.76) Ils ont continué jusqu’à ce qu’ils arrivent chez les habitants d’une ville. Ils leur ont demandé de la nourriture, mais ils ont refusé de les accueillir. (Dans cette ville), ils ont trouvé un mur sur le point de s’écrouler. (18.77) Al-Khidr l’a redressé de ses propres mains. Moïse a dit : “Ce sont des gens chez qui nous sommes venus, mais ils ne nous ont ni nourris ni reçus comme invités. Si tu avais voulu, tu aurais pu demander un salaire pour cela.” Al-Khidr a dit : “C’est la séparation entre toi et moi… voilà l’explication de ce sur quoi tu n’as pas pu être patient.” (18.78-82) Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Nous aurions aimé que Moïse soit plus patient afin qu’Allah nous raconte plus de leur histoire. »
Sahih Al-Boukhari : 2
Ibn Juraij (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، أَنَّ ابْنَ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَهُمْ قَالَ أَخْبَرَنِي يَعْلَى بْنُ مُسْلِمٍ، وَعَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، يَزِيدُ أَحَدُهُمَا عَلَى صَاحِبِهِ وَغَيْرَهُمَا قَدْ سَمِعْتُهُ يُحَدِّثُهُ عَنْ سَعِيدٍ قَالَ إِنَّا لَعِنْدَ ابْنِ عَبَّاسٍ فِي بَيْتِهِ، إِذْ قَالَ سَلُونِي قُلْتُ أَىْ أَبَا عَبَّاسٍ ـ جَعَلَنِي اللَّهُ فِدَاكَ ـ بِالْكُوفَةِ رَجُلٌ قَاصٌّ يُقَالُ لَهُ نَوْفٌ، يَزْعُمُ أَنَّهُ لَيْسَ بِمُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ، أَمَّا عَمْرٌو فَقَالَ لِي قَالَ قَدْ كَذَبَ عَدُوُّ اللَّهِ، وَأَمَّا يَعْلَى فَقَالَ لِي قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ حَدَّثَنِي أُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مُوسَى رَسُولُ اللَّهِ ـ عَلَيْهِ السَّلاَمُ ـ قَالَ ذَكَّرَ النَّاسَ يَوْمًا حَتَّى إِذَا فَاضَتِ الْعُيُونُ، وَرَقَّتِ الْقُلُوبُ وَلَّى، فَأَدْرَكَهُ رَجُلٌ، فَقَالَ أَىْ رَسُولَ اللَّهِ هَلْ فِي الأَرْضِ أَحَدٌ أَعْلَمُ مِنْكَ قَالَ لاَ، فَعَتَبَ عَلَيْهِ إِذْ لَمْ يَرُدَّ الْعِلْمَ إِلَى اللَّهِ قِيلَ بَلَى قَالَ أَىْ رَبِّ فَأَيْنَ قَالَ بِمَجْمَعِ الْبَحْرَيْنِ قَالَ أَىْ رَبِّ اجْعَلْ لِي عَلَمًا أَعْلَمُ ذَلِكَ بِهِ ". فَقَالَ لِي عَمْرٌو قَالَ " حَيْثُ يُفَارِقُكَ الْحُوتُ ". وَقَالَ لِي يَعْلَى قَالَ " خُذْ نُونًا مَيِّتًا حَيْثُ يُنْفَخُ فِيهِ الرُّوحُ، فَأَخَذَ حُوتًا فَجَعَلَهُ فِي مِكْتَلٍ فَقَالَ لِفَتَاهُ لاَ أُكَلِّفُكَ إِلاَّ أَنْ تُخْبِرَنِي بِحَيْثُ يُفَارِقُكَ الْحُوتُ. قَالَ مَا كَلَّفْتَ كَثِيرًا فَذَلِكَ قَوْلُهُ جَلَّ ذِكْرُهُ {وَإِذْ قَالَ مُوسَى لِفَتَاهُ} يُوشَعَ بْنِ نُونٍ ـ لَيْسَتْ عَنْ سَعِيدٍ ـ قَالَ فَبَيْنَمَا هُوَ فِي ظِلِّ صَخْرَةٍ فِي مَكَانٍ ثَرْيَانَ، إِذْ تَضَرَّبَ الْحُوتُ، وَمُوسَى نَائِمٌ، فَقَالَ فَتَاهُ لاَ أُوقِظُهُ حَتَّى إِذَا اسْتَيْقَظَ نَسِيَ أَنْ يُخْبِرَهُ، وَتَضَرَّبَ الْحُوتُ، حَتَّى دَخَلَ الْبَحْرَ فَأَمْسَكَ اللَّهُ عَنْهُ جِرْيَةَ الْبَحْرِ حَتَّى كَأَنَّ أَثَرَهُ فِي حَجَرٍ ـ قَالَ لِي عَمْرٌو هَكَذَا كَأَنَّ أَثَرَهُ فِي حَجَرٍ، وَحَلَّقَ بَيْنَ إِبْهَامَيْهِ وَاللَّتَيْنِ تَلِيانِهِمَا ـ لَقَدْ لَقِينَا مِنْ سَفَرِنَا هَذَا نَصَبًا قَالَ قَدْ قَطَعَ اللَّهُ عَنْكَ النَّصَبَ ـ لَيْسَتْ هَذِهِ عَنْ سَعِيدٍ ـ أَخْبَرَهُ، فَرَجَعَا فَوَجَدَا خَضِرًا ـ قَالَ لِي عُثْمَانُ بْنُ أَبِي سُلَيْمَانَ ـ عَلَى طِنْفِسَةٍ خَضْرَاءَ عَلَى كَبِدِ الْبَحْرِ ـ قَالَ سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ ـ مُسَجًّى بِثَوْبِهِ قَدْ جَعَلَ طَرَفَهُ تَحْتَ رِجْلَيْهِ، وَطَرَفَهُ تَحْتَ رَأْسِهِ، فَسَلَّمَ عَلَيْهِ مُوسَى، فَكَشَفَ عَنْ وَجْهِهِ، وَقَالَ هَلْ بِأَرْضِي مِنْ سَلاَمٍ مَنْ أَنْتَ قَالَ أَنَا مُوسَى. قَالَ مُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ قَالَ نَعَمْ. قَالَ فَمَا شَأْنُكَ قَالَ جِئْتُ لِتُعَلِّمَنِي مِمَّا عُلِّمْتَ رَشَدًا. قَالَ أَمَا يَكْفِيكَ أَنَّ التَّوْرَاةَ بِيَدَيْكَ، وَأَنَّ الْوَحْىَ يَأْتِيكَ، يَا مُوسَى إِنَّ لِي عِلْمًا لاَ يَنْبَغِي لَكَ أَنْ تَعْلَمَهُ وَإِنَّ لَكَ عِلْمًا لاَ يَنْبَغِي لِي أَنْ أَعْلَمَهُ، فَأَخَذَ طَائِرٌ بِمِنْقَارِهِ مِنَ الْبَحْرِ وَقَالَ وَاللَّهِ مَا عِلْمِي وَمَا عِلْمُكَ فِي جَنْبِ عِلْمِ اللَّهِ إِلاَّ كَمَا أَخَذَ هَذَا الطَّائِرُ بِمِنْقَارِهِ مِنَ الْبَحْرِ، حَتَّى إِذَا رَكِبَا فِي السَّفِينَةِ وَجَدَا مَعَابِرَ صِغَارًا تَحْمِلُ أَهْلَ هَذَا السَّاحِلِ إِلَى أَهْلِ هَذَا السَّاحِلِ الآخَرِ عَرَفُوهُ، فَقَالُوا عَبْدُ اللَّهِ الصَّالِحُ ـ قَالَ قُلْنَا لِسَعِيدٍ خَضِرٌ قَالَ نَعَمْ ـ لاَ نَحْمِلُهُ بِأَجْرٍ، فَخَرَقَهَا وَوَتَدَ فِيهَا وَتِدًا. قَالَ مُوسَى أَخَرَقْتَهَا لِتُغْرِقَ أَهْلَهَا لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا إِمْرًا ـ قَالَ مُجَاهِدٌ مُنْكَرًا ـ قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِي صَبْرًا كَانَتِ الأُولَى نِسْيَانًا وَالْوُسْطَى شَرْطًا وَالثَّالِثَةُ عَمْدًا قَالَ لاَ تُؤَاخِذْنِي بِمَا نَسِيتُ وَلاَ تُرْهِقْنِي مِنْ أَمْرِي عُسْرًا، لَقِيَا غُلاَمًا فَقَتَلَهُ ـ قَالَ يَعْلَى قَالَ سَعِيدٌ ـ وَجَدَ غِلْمَانًا يَلْعَبُونَ، فَأَخَذَ غُلاَمًا كَافِرًا ظَرِيفًا فَأَضْجَعَهُ، ثُمَّ ذَبَحَهُ بِالسِّكِّينِ. قَالَ أَقَتَلْتَ نَفْسًا زَكِيَّةً بِغَيْرِ نَفْسٍ لَمْ تَعْمَلْ بِالْحِنْثِ ـ وَكَانَ ابْنُ عَبَّاسٍ قَرَأَهَا زَكِيَّةً زَاكِيَةً مُسْلِمَةً كَقَوْلِكَ غُلاَمًا زَكِيًّا ـ فَانْطَلَقَا، فَوَجَدَا جِدَارًا يُرِيدُ أَنْ يَنْقَضَّ فَأَقَامَهُ ـ قَالَ سَعِيدٌ بِيَدِهِ هَكَذَا ـ وَرَفَعَ يَدَهُ فَاسْتَقَامَ ـ قَالَ يَعْلَى ـ حَسِبْتُ أَنَّ سَعِيدًا قَالَ فَمَسَحَهُ بِيَدِهِ فَاسْتَقَامَ، لَوْ شِئْتَ لاَتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْرًا ـ قَالَ سَعِيدٌ أَجْرًا نَأْكُلُهُ ـ وَكَانَ وَرَاءَهُمْ، وَكَانَ أَمَامَهُمْ ـ قَرَأَهَا ابْنُ عَبَّاسٍ أَمَامَهُمْ مَلِكٌ ـ يَزْعُمُونَ عَنْ غَيْرِ سَعِيدٍ أَنَّهُ هُدَدُ بْنُ بُدَدٍ، وَالْغُلاَمُ الْمَقْتُولُ، اسْمُهُ يَزْعُمُونَ جَيْسُورٌ مَلِكٌ يَأْخُذُ كُلَّ سَفِينَةٍ غَصْبًا، فَأَرَدْتُ إِذَا هِيَ مَرَّتْ بِهِ أَنْ يَدَعَهَا لِعَيْبِهَا، فَإِذَا جَاوَزُوا أَصْلَحُوهَا فَانْتَفَعُوا بِهَا وَمِنْهُمْ مَنْ يَقُولُ سَدُّوهَا بِقَارُورَةٍ وَمِنْهُمْ مَنْ يَقُولُ بِالْقَارِ، كَانَ أَبَوَاهُ مُؤْمِنَيْنِ، وَكَانَ كَافِرًا فَخَشِينَا أَنْ يُرْهِقَهُمَا طُغْيَانًا وَكُفْرًا، أَنْ يَحْمِلَهُمَا حُبُّهُ عَلَى أَنْ يُتَابِعَاهُ عَلَى دِينِهِ فَأَرَدْنَا أَنْ يُبَدِّلَهُمَا رَبُّهُمَا خَيْرًا مِنْهُ زَكَاةً لِقَوْلِهِ أَقَتَلْتَ نَفْسًا زَكِيَّةً وَأَقْرَبَ رُحْمًا هُمَا بِهِ أَرْحَمُ مِنْهُمَا بِالأَوَّلِ، الَّذِي قَتَلَ خَضِرٌ وَزَعَمَ غَيْرُ سَعِيدٍ أَنَّهُمَا أُبْدِلاَ جَارِيَةً، وأَمَّا دَاوُدُ بْنُ أَبِي عَاصِمٍ فَقَالَ عَنْ غَيْرِ وَاحِدٍ إِنَّهَا جَارِيَةٌ".
Rapporté par Ibn Juraij : Ya`la bin Muslim, `Amr bin Dinar et d’autres ont rapporté le récit de Sa`id bin Jubair. Sa`id a dit : Alors que nous étions chez Ibn `Abbas, il a dit : « Interrogez-moi (sur ce que vous voulez). » J’ai dit : « Ô Abu `Abbas ! Puisse Allah me sacrifier pour toi ! Il y a un homme à Koufa, conteur, appelé Nauf, qui prétend que le compagnon d’Al-Khidr n’est pas le Moïse des Bani Israël. » Quant à `Amr, il m’a dit : « Ibn `Abbas a dit : “(Nauf) l’ennemi d’Allah a menti.” » Mais Ya`la m’a dit : « Ibn `Abbas a dit, Ubai bin Ka`b a dit, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Un jour, Moïse, le Messager d’Allah (ﷺ), a prêché aux gens jusqu’à ce que leurs yeux versent des larmes et que leurs cœurs deviennent tendres, puis il a terminé son sermon. Un homme est alors venu voir Moïse et lui a demandé : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Y a-t-il quelqu’un sur terre qui soit plus savant que toi ?’ Moïse a répondu : ‘Non.’ Alors Allah l’a réprimandé (Moïse), car il n’a pas attribué toute la science à Allah. Il a été dit (de la part d’Allah) : ‘Oui, (il y a un de Nos serviteurs qui en sait plus que toi).’ Moïse a dit : ‘Ô mon Seigneur ! Où est-il ?’ Allah a dit : ‘Au confluent des deux mers.’ Moïse a dit : ‘Ô mon Seigneur ! Indique-moi un signe pour que je reconnaisse l’endroit.’ » `Amr m’a dit : Allah a dit : « Ce lieu sera là où le poisson te quittera. » Ya`la m’a dit : « Allah a dit (à Moïse) : ‘Prends un poisson mort (et ton but sera l’endroit où il reprendra vie).’ » Moïse a donc pris un poisson et l’a mis dans un panier et a dit à son jeune serviteur : « Je ne veux pas t’imposer, sauf que tu m’informes dès que ce poisson te quitte. » Il a répondu (à Moïse) : « Tu n’as pas demandé trop. » Et c’est comme Allah l’a mentionné : « Et (rappelle-toi) quand Moïse a dit à son assistant… » (18.60) Yusha` bin Noon. (Sa`id ne l’a pas précisé.) Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pendant que l’assistant était à l’ombre du rocher, à un endroit humide, le poisson s’est échappé (vivant) pendant que Moïse dormait. Son assistant s’est dit (à lui-même) : ‘Je ne vais pas le réveiller’, mais quand il s’est réveillé, il a oublié de lui dire. Le poisson s’est échappé et est entré dans la mer. Allah a arrêté le courant de la mer à l’endroit où était le poisson, de sorte que sa trace semblait faite sur un rocher. `Amr, formant un trou avec ses deux pouces et index, m’a dit : ‘Comme ceci, comme si sa trace était faite sur un rocher.’ Moïse a dit : ‘Nous avons vraiment souffert de la fatigue dans ce voyage.’ (Ce n’est pas rapporté par Sa`id.) Puis ils sont revenus et ont trouvé Al-Khidr. `Uthman bin Abi Sulaiman m’a dit : (ils l’ont trouvé) sur un tapis vert au milieu de la mer. Al-Khidr était couvert de son vêtement, un bout sous ses pieds et l’autre sous sa tête. Quand Moïse l’a salué, il a découvert son visage et a dit, étonné : ‘Y a-t-il un tel salut dans mon pays ? Qui es-tu ?’ Moïse a dit : ‘Je suis Moïse.’ Al-Khidr a dit : ‘Es-tu le Moïse des Bani Israël ?’ Moïse a dit : ‘Oui.’ Al-Khidr a dit : ‘Que veux-tu ?’ Moïse a dit : ‘Je suis venu vers toi pour que tu m’enseignes la vérité qui t’a été enseignée.’ Al-Khidr a dit : ‘N’est-il pas suffisant pour toi d’avoir la Torah entre tes mains et que la Révélation divine te parvienne, ô Moïse ? En vérité, j’ai une science que tu ne dois pas apprendre, et tu as une science que je ne dois pas apprendre.’ À ce moment-là, un oiseau a pris avec son bec (un peu d’eau) de la mer. Al-Khidr a alors dit : ‘Par Allah, ma science et la tienne, à côté de la science d’Allah, c’est comme ce que cet oiseau a pris avec son bec de la mer.’ Jusqu’à ce qu’ils montent dans le bateau (18.71). Ils ont trouvé un petit bateau qui transportait les gens d’un rivage à l’autre. L’équipage a reconnu Al-Khidr et a dit : ‘Le pieux serviteur d’Allah.’ (Nous avons demandé à Sa`id : ‘C’était Khidr ?’ Il a répondu : ‘Oui.’) Les bateliers ont dit : ‘Nous ne le ferons pas payer.’ Al-Khidr a percé le bateau puis a bouché le trou avec un morceau de bois. Moïse a dit : ‘L’as-tu percé pour noyer ces gens ? Tu as vraiment fait une chose grave.’ (18.71) (Mujahid a dit : ‘Moïse l’a dit sur un ton de reproche.’) Al-Khidr a dit : ‘Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?’ (18.72) La première question de Moïse était due à l’oubli, la deuxième l’a lié par une condition, et la troisième a été faite intentionnellement. Moïse a dit : ‘Ne me tiens pas rigueur de ce que j’ai oublié et ne sois pas trop dur avec moi.’ (18.73) (Ensuite) ils ont trouvé un garçon et Al-Khidr l’a tué. Ya`la a dit : Sa`id a dit : ‘Ils ont trouvé des garçons qui jouaient et Al-Khidr a attrapé un beau garçon infidèle, l’a couché et l’a tué avec un couteau. Moïse a dit : ‘As-tu tué une âme innocente qui n’a tué personne ?’ (18.74) Puis ils ont continué et ont trouvé un mur sur le point de s’écrouler, et Al-Khidr l’a redressé. Sa`id a bougé la main ainsi et a dit : ‘Al-Khidr a levé la main et le mur est devenu droit.’ Ya`la a dit : ‘Je crois que Sa`id a dit : ‘Al-Khidr a touché le mur de la main et il est devenu droit.’ (Moïse a dit à Al-Khidr) : ‘Si tu avais voulu, tu aurais pu demander un salaire pour cela.’ Sa`id a dit : ‘Un salaire avec lequel nous aurions pu manger.’ Et il y avait un roi furieux (devant eux)’ (18.79) Et il y avait devant eux. Ibn `Abbas a récité : ‘Devant eux (il y avait) un roi.’ On dit, d’après quelqu’un d’autre que Sa`id, que le roi s’appelait Hudad bin Budad. Ils disent que le garçon s’appelait Haisur. ‘Un roi qui saisissait chaque navire de force.’ (18.79) Donc j’ai voulu que si ce bateau passait devant lui, il le laisse à cause de son défaut, et une fois qu’ils seraient passés, ils le répareraient et en profiteraient. Certains disent qu’ils ont bouché le trou avec une bouteille, d’autres avec du goudron. ‘Ses parents étaient croyants, et lui (le garçon) était un non-croyant et nous (Khadir) avons craint qu’il ne les opprime par sa rébellion et son incroyance.’ (18.80) (c’est-à-dire que leur amour pour lui les pousserait à le suivre dans sa religion), ‘alors nous (Khadir) avons voulu que leur Seigneur leur donne un autre enfant meilleur en piété et plus proche de la miséricorde’ (18.81). Ceci en réponse à la question de Moïse : As-tu tué une âme innocente ? (18.74). ‘Plus proche de la miséricorde’ signifie qu’ils seront plus miséricordieux envers lui que pour le précédent que Khidr avait tué. D’autres que Sa`id ont dit qu’ils ont eu une fille en compensation. Dawud bin Abi `Asim a dit, d’après plusieurs personnes, que cet enfant suivant était une fille
Jami At-Tirmidhi : 3
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ لَمَّا ذُكِرَ مِنْ شَأْنِي الَّذِي ذُكِرَ وَمَا عَلِمْتُ بِهِ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيَّ خَطِيبًا فَتَشَهَّدَ وَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ أَشِيرُوا عَلَىَّ فِي أُنَاسٍ أَبَنُوا أَهْلِي وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَى أَهْلِي مِنْ سُوءٍ قَطُّ وَأَبَنُوا بِمَنْ وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَيْهِ مِنْ سُوءٍ قَطُّ وَلاَ دَخَلَ بَيْتِي قَطُّ إِلاَّ وَأَنَا حَاضِرٌ وَلاَ غِبْتُ فِي سَفَرٍ إِلاَّ غَابَ مَعِي فَقَامَ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَقَالَ ائْذَنْ لِي يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنْ أَضْرِبَ أَعْنَاقَهُمْ . وَقَامَ رَجُلٌ مِنَ الْخَزْرَجِ وَكَانَتْ أُمُّ حَسَّانَ بْنِ ثَابِتٍ مِنْ رَهْطِ ذَلِكَ الرَّجُلِ فَقَالَ كَذَبْتَ أَمَا وَاللَّهِ أَنْ لَوْ كَانُوا مِنَ الأَوْسِ مَا أَحْبَبْتَ أَنْ تُضْرَبَ أَعْنَاقُهُمْ حَتَّى كَادَ أَنْ يَكُونَ بَيْنَ الأَوْسِ وَالْخَزْرَجِ شَرٌّ فِي الْمَسْجِدِ وَمَا عَلِمْتُ بِهِ فَلَمَّا كَانَ مَسَاءُ ذَلِكَ الْيَوْمِ خَرَجْتُ لِبَعْضِ حَاجَتِي وَمَعِي أُمُّ مِسْطَحٍ فَعَثَرَتْ فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ فَقُلْتُ لَهَا أَىْ أَمَّ تَسُبِّينَ ابْنَكِ فَسَكَتَتْ ثُمَّ عَثَرَتِ الثَّانِيَةَ فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ فَقُلْتُ لَهَا أَىْ أَمَّ تَسُبِّينَ ابْنَكِ فَسَكَتَتْ ثُمَّ عَثَرَتِ الثَّالِثَةَ فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ فَانْتَهَرْتُهَا فَقُلْتُ لَهَا أَىْ أُمَّ تَسُبِّينَ ابْنَكِ فَقَالَتْ وَاللَّهِ مَا أَسُبُّهُ إِلاَّ فِيكِ . فَقُلْتُ فِي أَىِّ شَيْءٍ قَالَتْ فَبَقَرَتْ إِلَىَّ الْحَدِيثَ قُلْتُ وَقَدْ كَانَ هَذَا قَالَتْ نَعَمْ . وَاللَّهِ لَقَدْ رَجَعْتُ إِلَى بَيْتِي وَكَأَنَّ الَّذِي خَرَجْتُ لَهُ لَمْ أَخْرُجْ لاَ أَجِدُ مِنْهُ قَلِيلاً وَلاَ كَثِيرًا وَوُعِكْتُ فَقُلْتُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَرْسِلْنِي إِلَى بَيْتِ أَبِي فَأَرْسَلَ مَعِي الْغُلاَمَ فَدَخَلْتُ الدَّارَ فَوَجَدْتُ أُمَّ رُومَانَ فِي السُّفْلِ وَأَبُو بَكْرٍ فَوْقَ الْبَيْتِ يَقْرَأُ فَقَالَتْ أُمِّي مَا جَاءَ بِكِ يَا بُنَيَّةُ قَالَتْ فَأَخْبَرْتُهَا وَذَكَرْتُ لَهَا الْحَدِيثَ فَإِذَا هُوَ لَمْ يَبْلُغْ مِنْهَا مَا بَلَغَ مِنِّي قَالَتْ يَا بُنَيَّةُ خَفِّفِي عَلَيْكِ الشَّأْنَ فَإِنَّهُ وَاللَّهِ لَقَلَّمَا كَانَتِ امْرَأَةٌ حَسْنَاءُ عِنْدَ رَجُلٍ يُحِبُّهَا لَهَا ضَرَائِرُ إِلاَّ حَسَدْنَهَا وَقِيلَ فِيهَا فَإِذَا هِيَ لَمْ يَبْلُغْ مِنْهَا مَا بَلَغَ مِنِّي قَالَتْ قُلْتُ وَقَدْ عَلِمَ بِهِ أَبِي قَالَتْ نَعَمْ . قُلْتُ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ نَعَمْ . وَاسْتَعْبَرْتُ وَبَكَيْتُ فَسَمِعَ أَبُو بَكْرٍ صَوْتِي وَهُوَ فَوْقَ الْبَيْتِ يَقْرَأُ فَنَزَلَ فَقَالَ لأُمِّي مَا شَأْنُهَا قَالَتْ بَلَغَهَا الَّذِي ذُكِرَ مِنْ شَأْنِهَا . فَفَاضَتْ عَيْنَاهُ فَقَالَ أَقْسَمْتُ عَلَيْكِ يَا بُنَيَّةُ إِلاَّ رَجَعْتِ إِلَى بَيْتِكِ . فَرَجَعْتُ وَلَقَدْ جَاءَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْتِي فَسَأَلَ عَنِّي خَادِمَتِي فَقَالَتْ لاَ وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَيْهَا عَيْبًا إِلاَّ أَنَّهَا كَانَتْ تَرْقُدُ حَتَّى تَدْخُلَ الشَّاةُ فَتَأْكُلَ خَمِيرَتَهَا أَوْ عَجِينَتَهَا وَانْتَهَرَهَا بَعْضُ أَصْحَابِهِ فَقَالَ أَصْدِقِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى أَسْقَطُوا لَهَا بِهِ فَقَالَتْ سُبْحَانَ اللَّهِ وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَيْهَا إِلاَّ مَا يَعْلَمُ الصَّائِغُ عَلَى تِبْرِ الذَّهَبِ الأَحْمَرِ فَبَلَغَ الأَمْرُ ذَلِكَ الرَّجُلَ الَّذِي قِيلَ لَهُ فَقَالَ سُبْحَانَ اللَّهِ وَاللَّهِ مَا كَشَفْتُ كَنَفَ أُنْثَى قَطُّ قَالَتْ عَائِشَةُ فَقُتِلَ شَهِيدًا فِي سَبِيلِ اللَّهِ قَالَتْ وَأَصْبَحَ أَبَوَاىَ عِنْدِي فَلَمْ يَزَالاَ عِنْدِي حَتَّى دَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَقَدْ صَلَّى الْعَصْرَ ثُمَّ دَخَلَ وَقَدِ اكْتَنَفَنِي أَبَوَاىَ عَنْ يَمِينِي وَعَنْ شِمَالِي فَتَشَهَّدَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ يَا عَائِشَةُ إِنْ كُنْتِ قَارَفْتِ سُوءًا أَوْ ظَلَمْتِ فَتُوبِي إِلَى اللَّهِ فَإِنَّ اللَّهَ يَقْبَلُ التَّوْبَةَ عَنْ عِبَادِهِ " . قَالَتْ وَقَدْ جَاءَتِ امْرَأَةٌ مِنَ الأَنْصَارِ وَهِيَ جَالِسَةٌ بِالْبَابِ فَقُلْتُ أَلاَ تَسْتَحِي مِنْ هَذِهِ الْمَرْأَةِ أَنْ تَذْكُرَ شَيْئًا . فَوَعَظَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَالْتَفَتُّ إِلَى أَبِي فَقُلْتُ أَجِبْهُ . قَالَ فَمَاذَا أَقُولُ فَالْتَفَتُّ إِلَى أُمِّي فَقُلْتُ أَجِيبِيهِ . قَالَتْ أَقُولُ مَاذَا قَالَتْ فَلَمَّا لَمْ يُجِيبَا تَشَهَّدْتُ فَحَمِدْتُ اللَّهَ وَأَثْنَيْتُ عَلَيْهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قُلْتُ أَمَا وَاللَّهِ لَئِنْ قُلْتُ لَكُمْ إِنِّي لَمْ أَفْعَلْ وَاللَّهُ يَشْهَدُ إِنِّي لَصَادِقَةٌ مَا ذَاكَ بِنَافِعِي عِنْدَكُمْ لِي لَقَدْ تَكَلَّمْتُمْ وَأُشْرِبَتْ قُلُوبُكُمْ وَلَئِنْ قُلْتُ إِنِّي قَدْ فَعَلْتُ وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي لَمْ أَفْعَلْ لَتَقُولُنَّ إِنَّهَا قَدْ بَاءَتْ بِهِ عَلَى نَفْسِهَا وَإِنِّي وَاللَّهِ مَا أَجِدُ لِي وَلَكُمْ مَثَلاً قَالَتْ وَالْتَمَسْتُ اسْمَ يَعْقُوبَ فَلَمْ أَقْدِرْ عَلَيْهِ إِلاَّ أَبَا يُوسُفَ حِينَ قَالََ : (فصبْرٌ جَمِيلٌ وَاللَّهُ الْمُسْتَعَانُ عَلَى مَا تَصِفُونَ ) قَالَتْ وَأُنْزِلَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ سَاعَتِهِ فَسَكَتْنَا فَرُفِعَ عَنْهُ وَإِنِّي لأَتَبَيَّنُ السُّرُورَ فِي وَجْهِهِ وَهُوَ يَمْسَحُ جَبِينَهُ وَيَقُولُ " الْبُشْرَى يَا عَائِشَةُ فَقَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ بَرَاءَتَكِ " . قَالَتْ وَكُنْتُ أَشَدَّ مَا كُنْتُ غَضَبًا فَقَالَ لِي أَبَوَاىَ قُومِي إِلَيْهِ . فَقُلْتُ لاَ وَاللَّهِ لاَ أَقُومُ إِلَيْهِ وَلاَ أَحْمَدُهُ وَلاَ أَحْمَدُكُمَا وَلَكِنْ أَحْمَدُ اللَّهَ الَّذِي أَنْزَلَ بَرَاءَتِي لَقَدْ سَمِعْتُمُوهُ فَمَا أَنْكَرْتُمُوهُ وَلاَ غَيَّرْتُمُوهُ وَكَانَتْ عَائِشَةُ تَقُولُ أَمَّا زَيْنَبُ بِنْتُ جَحْشٍ فَعَصَمَهَا اللَّهُ بِدِينِهَا فَلَمْ تَقُلْ إِلاَّ خَيْرًا وَأَمَّا أُخْتُهَا حَمْنَةُ فَهَلَكَتْ فِيمَنْ هَلَكَ وَكَانَ الَّذِي يَتَكَلَّمُ فِيهِ مِسْطَحٌ وَحَسَّانُ بْنُ ثَابِتٍ وَالْمُنَافِقُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ وَهُوَ الَّذِي كَانَ يَسُوسُهُ وَيَجْمَعُهُ وَهُوَ الَّذِي تَوَلَّى كِبْرَهُ مِنْهُمْ هُوَ وَحَمْنَةُ قَالَتْ فَحَلَفَ أَبُو بَكْرٍ أَنْ لاَ يَنْفَعَ مِسْطَحًا بِنَافِعَةٍ أَبَدًا فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى هَذِهِ الآيَةَ : (ولاَ يَأْتَلِ أُولُو الْفَضْلِ مِنْكُمْ وَالسَّعَةِ ) إِلَى آخِرِ الآيَةِ يَعْنِي أَبَا بَكْرٍ : (أنْ يُؤْتُوا أُولِي الْقُرْبَى وَالْمَسَاكِينَ وَالْمُهَاجِرِينَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ ) يَعْنِي مِسْطَحًا إِلَى قَوْلِهِ : (ألاَ تُحِبُّونَ أَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لَكُمْ وَاللَّهُ غَفُورٌ رَحِيمٌ ) قَالَ أَبُو بَكْرٍ بَلَى وَاللَّهِ يَا رَبَّنَا إِنَّا لَنُحِبُّ أَنْ تَغْفِرَ لَنَا وَعَادَ لَهُ بِمَا كَانَ يَصْنَعُ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ مِنْ حَدِيثِ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ . وَقَدْ رَوَاهُ يُونُسُ بْنُ يَزِيدَ وَمَعْمَرٌ وَغَيْرُ وَاحِدٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ وَسَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ وَعَلْقَمَةَ بْنِ وَقَّاصٍ اللَّيْثِيِّ وَعُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ عَنْ عَائِشَةَ هَذَا الْحَدِيثَ أَطْوَلَ مِنْ حَدِيثِ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ وَأَتَمَّ .
Sahih Al-Boukhari : 4
Abou Juhaifa (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَرْعَرَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي عُمَرُ بْنُ أَبِي زَائِدَةَ، عَنْ عَوْنِ بْنِ أَبِي جُحَيْفَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي قُبَّةٍ حَمْرَاءَ مِنْ أَدَمٍ، وَرَأَيْتُ بِلاَلاً أَخَذَ وَضُوءَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَرَأَيْتُ النَّاسَ يَبْتَدِرُونَ ذَاكَ الْوَضُوءَ، فَمَنْ أَصَابَ مِنْهُ شَيْئًا تَمَسَّحَ بِهِ، وَمَنْ لَمْ يُصِبْ مِنْهُ شَيْئًا أَخَذَ مِنْ بَلَلِ يَدِ صَاحِبِهِ، ثُمَّ رَأَيْتُ بِلاَلاً أَخَذَ عَنَزَةً فَرَكَزَهَا، وَخَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي حُلَّةٍ حَمْرَاءَ مُشَمِّرًا، صَلَّى إِلَى الْعَنَزَةِ بِالنَّاسِ رَكْعَتَيْنِ، وَرَأَيْتُ النَّاسَ وَالدَّوَابَّ يَمُرُّونَ مِنْ بَيْنِ يَدَىِ الْعَنَزَةِ.
Rapporté par Abu Juhaifa : J'ai vu le Messager d'Allah ﷺ dans une tente en cuir rouge et j'ai vu Bilal prendre l'eau restante avec laquelle le Prophète avait fait ses ablutions. J'ai vu les gens prendre cette eau avec impatience et ceux qui en obtenaient en frottaient sur leur corps, et ceux qui n'en avaient pas prenaient l'humidité sur les mains des autres. Ensuite, j'ai vu Bilal porter une petite lance (ou bâton) qu'il a plantée dans le sol. Le Prophète est sorti, relevant son manteau rouge, a dirigé la prière et a fait deux rak`at (en direction de la Ka`ba) en utilisant la petite lance (ou bâton) comme Sutra pour sa prière. J'ai vu les gens et les animaux passer devant lui, au-delà du bâton
Sahih Al-Boukhari : 5
Amr bin Taghlib (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مَعْمَرٍ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنْ جَرِيرِ بْنِ حَازِمٍ، قَالَ سَمِعْتُ الْحَسَنَ، يَقُولُ حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ تَغْلِبَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أُتِيَ بِمَالٍ أَوْ سَبْىٍ فَقَسَمَهُ، فَأَعْطَى رِجَالاً وَتَرَكَ رِجَالاً فَبَلَغَهُ أَنَّ الَّذِينَ تَرَكَ عَتَبُوا، فَحَمِدَ اللَّهَ ثُمَّ أَثْنَى عَلَيْهِ، ثُمَّ قَالَ
" أَمَّا بَعْدُ، فَوَاللَّهِ إِنِّي لأُعْطِي الرَّجُلَ، وَأَدَعُ الرَّجُلَ، وَالَّذِي أَدَعُ أَحَبُّ إِلَىَّ مِنَ الَّذِي أُعْطِي وَلَكِنْ أُعْطِي أَقْوَامًا لِمَا أَرَى فِي قُلُوبِهِمْ مِنَ الْجَزَعِ وَالْهَلَعِ، وَأَكِلُ أَقْوَامًا إِلَى مَا جَعَلَ اللَّهُ فِي قُلُوبِهِمْ مِنَ الْغِنَى وَالْخَيْرِ، فِيهِمْ عَمْرُو بْنُ تَغْلِبَ ". فَوَاللَّهِ مَا أُحِبُّ أَنَّ لِي بِكَلِمَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حُمْرَ النَّعَمِ. تَابَعَهُ يُونُسُ.
Rapporté par `Amr bin Taghlib : On a apporté des biens ou quelque chose au Messager d’Allah (ﷺ) et il les a distribués. Il en a donné à certains hommes et ignoré d’autres. Plus tard, il a appris que ceux qu’il avait ignorés l’avaient critiqué. Alors il a glorifié et loué Allah et a dit : « Amma ba'du. Par Allah, il m’arrive de donner à un homme et d’en ignorer un autre, même si celui que j’ignore m’est plus cher que celui à qui je donne. Mais je donne à certains parce que je sens qu’ils n’ont pas de patience ni de satisfaction dans leur cœur, et je laisse ceux qui sont patients et satisfaits du bien et de la richesse qu’Allah a mis dans leur cœur, et `Amr bin Taghlib est l’un d’eux. » `Amr a ajouté : Par Allah ! Ces paroles du Messager d’Allah me sont plus chères que les plus beaux chameaux rouges
Sahih Al-Boukhari : 6
Sahl bin Sa'd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو غَسَّانَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو حَازِمٍ، عَنْ سَهْلٍ، قَالَ كَانَتْ فِينَا امْرَأَةٌ تَجْعَلُ عَلَى أَرْبِعَاءَ فِي مَزْرَعَةٍ لَهَا سِلْقًا، فَكَانَتْ إِذَا كَانَ يَوْمُ جُمُعَةٍ تَنْزِعُ أُصُولَ السِّلْقِ فَتَجْعَلُهُ فِي قِدْرٍ، ثُمَّ تَجْعَلُ عَلَيْهِ قَبْضَةً مِنْ شَعِيرٍ تَطْحَنُهَا، فَتَكُونُ أُصُولُ السِّلْقِ عَرْقَهُ، وَكُنَّا نَنْصَرِفُ مِنْ صَلاَةِ الْجُمُعَةِ فَنُسَلِّمُ عَلَيْهَا، فَتُقَرِّبُ ذَلِكَ الطَّعَامَ إِلَيْنَا فَنَلْعَقُهُ، وَكُنَّا نَتَمَنَّى يَوْمَ الْجُمُعَةِ لِطَعَامِهَا ذَلِكَ.
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Il y avait une femme parmi nous qui avait un champ et elle cultivait du silq (un type de légume) sur les bords des ruisseaux de son champ. Le vendredi, elle arrachait le silq avec ses racines, mettait les racines dans un récipient, puis ajoutait une poignée d’orge en poudre et faisait cuire le tout. Les racines du silq remplaçaient la viande. Après la prière du vendredi, nous allions la saluer et elle nous donnait ce plat que nous mangions avec nos mains, et grâce à ce repas, nous attendions le vendredi avec impatience
Sahih Al-Boukhari : 7
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا ثَابِتٌ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ مَرَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِامْرَأَةٍ تَبْكِي عِنْدَ قَبْرٍ فَقَالَ " اتَّقِي اللَّهَ وَاصْبِرِي ". قَالَتْ إِلَيْكَ عَنِّي، فَإِنَّكَ لَمْ تُصَبْ بِمُصِيبَتِي، وَلَمْ تَعْرِفْهُ. فَقِيلَ لَهَا إِنَّهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم. فَأَتَتْ باب النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ تَجِدْ عِنْدَهُ بَوَّابِينَ فَقَالَتْ لَمْ أَعْرِفْكَ. فَقَالَ " إِنَّمَا الصَّبْرُ عِنْدَ الصَّدْمَةِ الأُولَى ".
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est passé près d’une femme qui pleurait à côté d’une tombe. Il lui a dit de craindre Allah et d’être patiente. Elle lui a répondu : « Va-t’en, tu n’as pas été touché par un malheur comme le mien. » Elle ne l’avait pas reconnu. Ensuite, on lui a dit que c’était le Prophète (ﷺ). Elle est alors allée à la maison du Prophète (ﷺ) et n’a trouvé aucun garde. Elle lui a dit : « Je ne t’avais pas reconnu. » Il a dit : « La vraie patience, c’est au premier choc du malheur. »
Sahih Al-Boukhari : 8
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ ثَابِتٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" الصَّبْرُ عِنْدَ الصَّدْمَةِ الأُولَى ".
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La vraie patience, c’est au premier choc d’un malheur. »
Sahih Al-Boukhari : 9
Abou Sa'id al-Khudri (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَزِيدَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ نَاسًا مِنَ الأَنْصَارِ سَأَلُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَعْطَاهُمْ، ثُمَّ سَأَلُوهُ فَأَعْطَاهُمْ، حَتَّى نَفِدَ مَا عِنْدَهُ فَقَالَ
" مَا يَكُونُ عِنْدِي مِنْ خَيْرٍ فَلَنْ أَدَّخِرَهُ عَنْكُمْ، وَمَنْ يَسْتَعْفِفْ يُعِفَّهُ اللَّهُ، وَمَنْ يَسْتَغْنِ يُغْنِهِ اللَّهُ، وَمَنْ يَتَصَبَّرْ يُصَبِّرْهُ اللَّهُ، وَمَا أُعْطِيَ أَحَدٌ عَطَاءً خَيْرًا وَأَوْسَعَ مِنَ الصَّبْرِ ".
Rapporté par Abou Sa‘id Al-Khoudri : Certains Ansar ont demandé (quelque chose) au Messager d’Allah (ﷺ) et il leur a donné. Ils lui ont encore demandé et il leur a donné à nouveau. Puis ils ont demandé encore et il leur a donné jusqu’à ce qu’il n’ait plus rien. Ensuite, il a dit : Si j’avais quelque chose, je ne vous le cacherais pas. (Rappelez-vous) : Celui qui s’abstient de demander aux autres, Allah le rendra indépendant, et celui qui cherche à se suffire à lui-même, Allah le rendra autosuffisant. Et celui qui reste patient, Allah lui donnera la patience. Personne ne peut recevoir une bénédiction meilleure et plus grande que la patience
Sahih Al-Boukhari : 10
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا عَبْدَةُ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ النَّاسَ، كَانُوا يَتَحَرَّوْنَ بِهَدَايَاهُمْ يَوْمَ عَائِشَةَ، يَبْتَغُونَ بِهَا ـ أَوْ يَبْتَغُونَ بِذَلِكَ ـ مَرْضَاةَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Les gens attendaient avec impatience le jour où c’était mon tour pour envoyer des cadeaux au Messager d’Allah (ﷺ) afin de lui faire plaisir
Sahih Al-Boukhari : 11
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الرَّبِيعِ، سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ وَأَفْهَمَنِي بَعْضَهُ أَحْمَدُ حَدَّثَنَا فُلَيْحُ بْنُ سُلَيْمَانَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، وَسَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، وَعَلْقَمَةَ بْنِ وَقَّاصٍ اللَّيْثِيِّ، وَعُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حِينَ قَالَ لَهَا أَهْلُ الإِفْكِ مَا قَالُوا، فَبَرَّأَهَا اللَّهُ مِنْهُ، قَالَ الزُّهْرِيُّ، وَكُلُّهُمْ حَدَّثَنِي طَائِفَةً مِنْ حَدِيثِهَا وَبَعْضُهُمْ أَوْعَى مِنْ بَعْضٍ، وَأَثْبَتُ لَهُ اقْتِصَاصًا، وَقَدْ وَعَيْتُ عَنْ كُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمُ الْحَدِيثَ الَّذِي حَدَّثَنِي عَنْ عَائِشَةَ، وَبَعْضُ حَدِيثِهِمْ يُصَدِّقُ بَعْضًا. زَعَمُوا أَنَّ عَائِشَةَ قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا أَرَادَ أَنْ يَخْرُجَ سَفَرًا أَقْرَعَ بَيْنَ أَزْوَاجِهِ، فَأَيَّتُهُنَّ خَرَجَ سَهْمُهَا خَرَجَ بِهَا مَعَهُ، فَأَقْرَعَ بَيْنَنَا فِي غَزَاةٍ غَزَاهَا فَخَرَجَ سَهْمِي، فَخَرَجْتُ مَعَهُ بَعْدَ مَا أُنْزِلَ الْحِجَابُ، فَأَنَا أُحْمَلُ فِي هَوْدَجٍ وَأُنْزَلُ فِيهِ، فَسِرْنَا حَتَّى إِذَا فَرَغَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ غَزْوَتِهِ تِلْكَ، وَقَفَلَ وَدَنَوْنَا مِنَ الْمَدِينَةِ، آذَنَ لَيْلَةً بِالرَّحِيلِ، فَقُمْتُ حِينَ آذَنُوا بِالرَّحِيلِ، فَمَشَيْتُ حَتَّى جَاوَزْتُ الْجَيْشَ، فَلَمَّا قَضَيْتُ شَأْنِي أَقْبَلْتُ إِلَى الرَّحْلِ، فَلَمَسْتُ صَدْرِي، فَإِذَا عِقْدٌ لِي مِنْ جَزْعِ أَظْفَارٍ قَدِ انْقَطَعَ، فَرَجَعْتُ فَالْتَمَسْتُ عِقْدِي، فَحَبَسَنِي ابْتِغَاؤُهُ، فَأَقْبَلَ الَّذِينَ يَرْحَلُونَ لِي، فَاحْتَمَلُوا هَوْدَجِي فَرَحَلُوهُ عَلَى بَعِيرِي الَّذِي كُنْتُ أَرْكَبُ، وَهُمْ يَحْسِبُونَ أَنِّي فِيهِ، وَكَانَ النِّسَاءُ إِذْ ذَاكَ خِفَافًا لَمْ يَثْقُلْنَ وَلَمْ يَغْشَهُنَّ اللَّحْمُ، وَإِنَّمَا يَأْكُلْنَ الْعُلْقَةَ مِنَ الطَّعَامِ، فَلَمْ يَسْتَنْكِرِ الْقَوْمُ حِينَ رَفَعُوهُ ثِقَلَ الْهَوْدَجِ فَاحْتَمَلُوهُ وَكُنْتُ جَارِيَةً حَدِيثَةَ السِّنِّ، فَبَعَثُوا الْجَمَلَ وَسَارُوا، فَوَجَدْتُ عِقْدِي بَعْدَ مَا اسْتَمَرَّ الْجَيْشُ، فَجِئْتُ مَنْزِلَهُمْ وَلَيْسَ فِيهِ أَحَدٌ، فَأَمَمْتُ مَنْزِلِي الَّذِي كُنْتُ بِهِ فَظَنَنْتُ أَنَّهُمْ سَيَفْقِدُونِي فَيَرْجِعُونَ إِلَىَّ، فَبَيْنَا أَنَا جَالِسَةٌ غَلَبَتْنِي عَيْنَاىَ فَنِمْتُ، وَكَانَ صَفْوَانُ بْنُ الْمُعَطَّلِ السُّلَمِيُّ ثُمَّ الذَّكْوَانِيُّ مِنْ وَرَاءِ الْجَيْشِ، فَأَصْبَحَ عِنْدَ مَنْزِلِي فَرَأَى سَوَادَ إِنْسَانٍ نَائِمٍ فَأَتَانِي، وَكَانَ يَرَانِي قَبْلَ الْحِجَابِ فَاسْتَيْقَظْتُ بِاسْتِرْجَاعِهِ حِينَ أَنَاخَ رَاحِلَتَهُ، فَوَطِئَ يَدَهَا فَرَكِبْتُهَا فَانْطَلَقَ يَقُودُ بِي الرَّاحِلَةَ، حَتَّى أَتَيْنَا الْجَيْشَ بَعْدَ مَا نَزَلُوا مُعَرِّسِينَ فِي نَحْرِ الظَّهِيرَةِ، فَهَلَكَ مَنْ هَلَكَ، وَكَانَ الَّذِي تَوَلَّى الإِفْكَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ، فَقَدِمْنَا الْمَدِينَةَ فَاشْتَكَيْتُ بِهَا شَهْرًا، يُفِيضُونَ مِنْ قَوْلِ أَصْحَابِ الإِفْكِ، وَيَرِيبُنِي فِي وَجَعِي أَنِّي لاَ أَرَى مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللُّطْفَ الَّذِي كُنْتُ أَرَى مِنْهُ حِينَ أَمْرَضُ، إِنَّمَا يَدْخُلُ فَيُسَلِّمُ ثُمَّ يَقُولُ " كَيْفَ تِيكُمْ ". لاَ أَشْعُرُ بِشَىْءٍ مِنْ ذَلِكَ حَتَّى نَقَهْتُ، فَخَرَجْتُ أَنَا وَأُمُّ مِسْطَحٍ قِبَلَ الْمَنَاصِعِ مُتَبَرَّزُنَا، لاَ نَخْرُجُ إِلاَّ لَيْلاً إِلَى لَيْلٍ، وَذَلِكَ قَبْلَ أَنْ نَتَّخِذَ الْكُنُفَ قَرِيبًا مِنْ بُيُوتِنَا، وَأَمْرُنَا أَمْرُ الْعَرَبِ الأُوَلِ فِي الْبَرِّيَّةِ أَوْ فِي التَّنَزُّهِ، فَأَقْبَلْتُ أَنَا وَأُمُّ مِسْطَحٍ بِنْتُ أَبِي رُهْمٍ نَمْشِي، فَعَثُرَتْ فِي مِرْطِهَا فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ، فَقُلْتُ لَهَا بِئْسَ مَا قُلْتِ، أَتَسُبِّينَ رَجُلاً شَهِدَ بَدْرًا فَقَالَتْ يَا هَنْتَاهْ أَلَمْ تَسْمَعِي مَا قَالُوا فَأَخْبَرَتْنِي بِقَوْلِ أَهْلِ الإِفْكِ، فَازْدَدْتُ مَرَضًا إِلَى مَرَضِي، فَلَمَّا رَجَعْتُ إِلَى بَيْتِي دَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَلَّمَ فَقَالَ " كَيْفَ تِيكُمْ ". فَقُلْتُ ائْذَنْ لِي إِلَى أَبَوَىَّ. قَالَتْ وَأَنَا حِينَئِذٍ أُرِيدُ أَنْ أَسْتَيْقِنَ الْخَبَرَ مِنْ قِبَلِهِمَا، فَأَذِنَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَتَيْتُ أَبَوَىَّ فَقُلْتُ لأُمِّي مَا يَتَحَدَّثُ بِهِ النَّاسُ فَقَالَتْ يَا بُنَيَّةُ هَوِّنِي عَلَى نَفْسِكِ الشَّأْنَ، فَوَاللَّهِ لَقَلَّمَا كَانَتِ امْرَأَةٌ قَطُّ وَضِيئَةٌ عِنْدَ رَجُلٍ يُحِبُّهَا وَلَهَا ضَرَائِرُ إِلاَّ أَكْثَرْنَ عَلَيْهَا. فَقُلْتُ سُبْحَانَ اللَّهِ وَلَقَدْ يَتَحَدَّثُ النَّاسُ بِهَذَا قَالَتْ فَبِتُّ تِلْكَ اللَّيْلَةَ حَتَّى أَصْبَحْتُ لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ، ثُمَّ أَصْبَحْتُ فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ وَأُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ حِينَ اسْتَلْبَثَ الْوَحْىُ، يَسْتَشِيرُهُمَا فِي فِرَاقِ أَهْلِهِ، فَأَمَّا أُسَامَةُ فَأَشَارَ عَلَيْهِ بِالَّذِي يَعْلَمُ فِي نَفْسِهِ مِنَ الْوُدِّ لَهُمْ، فَقَالَ أُسَامَةُ أَهْلُكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَلاَ نَعْلَمُ وَاللَّهِ إِلاَّ خَيْرًا، وَأَمَّا عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَمْ يُضَيِّقِ اللَّهُ عَلَيْكَ وَالنِّسَاءُ سِوَاهَا كَثِيرٌ، وَسَلِ الْجَارِيَةَ تَصْدُقْكَ. فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَرِيرَةَ فَقَالَ " يَا بَرِيرَةُ هَلْ رَأَيْتِ فِيهَا شَيْئًا يَرِيبُكِ ". فَقَالَتْ بَرِيرَةُ لاَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ، إِنْ رَأَيْتُ مِنْهَا أَمْرًا أَغْمِصُهُ عَلَيْهَا أَكْثَرَ مِنْ أَنَّهَا جَارِيَةٌ حَدِيثَةُ السِّنِّ تَنَامُ عَنِ الْعَجِينَ فَتَأْتِي الدَّاجِنُ فَتَأْكُلُهُ. فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ يَوْمِهِ، فَاسْتَعْذَرَ مِنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَىٍّ ابْنِ سَلُولَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ يَعْذِرُنِي مِنْ رَجُلٍ بَلَغَنِي أَذَاهُ فِي أَهْلِي، فَوَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَى أَهْلِي إِلاَّ خَيْرًا، وَقَدْ ذَكَرُوا رَجُلاً مَا عَلِمْتُ عَلَيْهِ إِلاَّ خَيْرًا، وَمَا كَانَ يَدْخُلُ عَلَى أَهْلِي إِلاَّ مَعِي ". فَقَامَ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنَا وَاللَّهِ أَعْذِرُكَ مِنْهُ، إِنْ كَانَ مِنَ الأَوْسِ ضَرَبْنَا عُنُقَهُ، وَإِنْ كَانَ مِنْ إِخْوَانِنَا مِنَ الْخَزْرَجِ أَمَرْتَنَا فَفَعَلْنَا فِيهِ أَمْرَكَ. فَقَامَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ وَهُوَ سَيِّدُ الْخَزْرَجِ، وَكَانَ قَبْلَ ذَلِكَ رَجُلاً صَالِحًا وَلَكِنِ احْتَمَلَتْهُ الْحَمِيَّةُ فَقَالَ كَذَبْتَ لَعَمْرُ اللَّهِ، لاَ تَقْتُلُهُ وَلاَ تَقْدِرُ عَلَى ذَلِكَ، فَقَامَ أُسَيْدُ بْنُ الْحُضَيْرِ فَقَالَ كَذَبْتَ لَعَمْرُ اللَّهِ، وَاللَّهِ لَنَقْتُلَنَّهُ، فَإِنَّكَ مُنَافِقٌ تُجَادِلُ عَنِ الْمُنَافِقِينَ. فَثَارَ الْحَيَّانِ الأَوْسُ وَالْخَزْرَجُ حَتَّى هَمُّوا، وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى الْمِنْبَرِ فَنَزَلَ فَخَفَّضَهُمْ حَتَّى سَكَتُوا وَسَكَتَ، وَبَكَيْتُ يَوْمِي لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ، فَأَصْبَحَ عِنْدِي أَبَوَاىَ، قَدْ بَكَيْتُ لَيْلَتَيْنِ وَيَوْمًا حَتَّى أَظُنُّ أَنَّ الْبُكَاءَ فَالِقٌ كَبِدِي ـ قَالَتْ ـ فَبَيْنَا هُمَا جَالِسَانِ عِنْدِي وَأَنَا أَبْكِي إِذِ اسْتَأْذَنَتِ امْرَأَةٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَأَذِنْتُ لَهَا، فَجَلَسَتْ تَبْكِي مَعِي، فَبَيْنَا نَحْنُ كَذَلِكَ إِذْ دَخَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَلَسَ، وَلَمْ يَجْلِسْ عِنْدِي مِنْ يَوْمِ قِيلَ فِيَّ مَا قِيلَ قَبْلَهَا، وَقَدْ مَكُثَ شَهْرًا لاَ يُوحَى إِلَيْهِ فِي شَأْنِي شَىْءٌ ـ قَالَتْ ـ فَتَشَهَّدَ ثُمَّ قَالَ " يَا عَائِشَةُ فَإِنَّهُ بَلَغَنِي عَنْكِ كَذَا وَكَذَا، فَإِنْ كُنْتِ بَرِيئَةً فَسَيُبَرِّئُكِ اللَّهُ، وَإِنْ كُنْتِ أَلْمَمْتِ فَاسْتَغْفِرِي اللَّهَ وَتُوبِي إِلَيْهِ، فَإِنَّ الْعَبْدَ إِذَا اعْتَرَفَ بِذَنْبِهِ ثُمَّ تَابَ تَابَ اللَّهُ عَلَيْهِ ". فَلَمَّا قَضَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَقَالَتَهُ قَلَصَ دَمْعِي حَتَّى مَا أُحِسُّ مِنْهُ قَطْرَةً وَقُلْتُ لأَبِي أَجِبْ عَنِّي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. قَالَ وَاللَّهِ مَا أَدْرِي مَا أَقُولُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. فَقُلْتُ لأُمِّي أَجِيبِي عَنِّي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيمَا قَالَ. قَالَتْ وَاللَّهِ مَا أَدْرِي مَا أَقُولُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. قَالَتْ وَأَنَا جَارِيَةٌ حَدِيثَةُ السِّنِّ لاَ أَقْرَأُ كَثِيرًا مِنَ الْقُرْآنِ فَقُلْتُ إِنِّي وَاللَّهِ لَقَدْ عَلِمْتُ أَنَّكُمْ سَمِعْتُمْ مَا يَتَحَدَّثُ بِهِ النَّاسُ، وَوَقَرَ فِي أَنْفُسِكُمْ وَصَدَّقْتُمْ بِهِ، وَلَئِنْ قُلْتُ لَكُمْ إِنِّي بَرِيئَةٌ. وَاللَّهُ يَعْلَمُ إِنِّي لَبَرِيئَةٌ لاَ تُصَدِّقُونِي بِذَلِكَ، وَلَئِنِ اعْتَرَفْتُ لَكُمْ بِأَمْرٍ، وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي بَرِيئَةٌ لَتُصَدِّقُنِّي وَاللَّهِ مَا أَجِدُ لِي وَلَكُمْ مَثَلاً إِلاَّ أَبَا يُوسُفَ إِذْ قَالَ {فَصَبْرٌ جَمِيلٌ وَاللَّهُ الْمُسْتَعَانُ عَلَى مَا تَصِفُونَ} ثُمَّ تَحَوَّلْتُ عَلَى فِرَاشِي، وَأَنَا أَرْجُو أَنْ يُبَرِّئَنِي اللَّهُ، وَلَكِنْ وَاللَّهِ مَا ظَنَنْتُ أَنْ يُنْزِلَ فِي شَأْنِي وَحْيًا، وَلأَنَا أَحْقَرُ فِي نَفْسِي مِنْ أَنْ يُتَكَلَّمَ بِالْقُرْآنِ فِي أَمْرِي، وَلَكِنِّي كُنْتُ أَرْجُو أَنْ يَرَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي النَّوْمِ رُؤْيَا يُبَرِّئُنِي اللَّهُ، فَوَاللَّهِ مَا رَامَ مَجْلِسَهُ وَلاَ خَرَجَ أَحَدٌ مِنْ أَهْلِ الْبَيْتِ حَتَّى أُنْزِلَ عَلَيْهِ، فَأَخَذَهُ مَا كَانَ يَأْخُذُهُ مِنَ الْبُرَحَاءِ، حَتَّى إِنَّهُ لَيَتَحَدَّرُ مِنْهُ مِثْلُ الْجُمَانِ مِنَ الْعَرَقِ فِي يَوْمٍ شَاتٍ، فَلَمَّا سُرِّيَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ يَضْحَكُ، فَكَانَ أَوَّلَ كَلِمَةٍ تَكَلَّمَ بِهَا أَنْ قَالَ لِي " يَا عَائِشَةُ، احْمَدِي اللَّهَ فَقَدْ بَرَّأَكِ اللَّهُ ". فَقَالَتْ لِي أُمِّي قُومِي إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. فَقُلْتُ لاَ وَاللَّهِ، لاَ أَقُومُ إِلَيْهِ، وَلاَ أَحْمَدُ إِلاَّ اللَّهَ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى {إِنَّ الَّذِينَ جَاءُوا بِالإِفْكِ عُصْبَةٌ مِنْكُمْ} الآيَاتِ، فَلَمَّا أَنْزَلَ اللَّهُ هَذَا فِي بَرَاءَتِي قَالَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ ـ رضى الله عنه ـ وَكَانَ يُنْفِقُ عَلَى مِسْطَحِ بْنِ أُثَاثَةَ لِقَرَابَتِهِ مِنْهُ وَاللَّهِ لاَ أُنْفِقُ عَلَى مِسْطَحٍ شَيْئًا أَبَدًا بَعْدَ مَا قَالَ لِعَائِشَةَ. فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى {وَلاَ يَأْتَلِ أُولُو الْفَضْلِ مِنْكُمْ وَالسَّعَةِ} إِلَى قَوْلِهِ {غَفُورٌ رَحِيمٌ} فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ بَلَى، وَاللَّهِ إِنِّي لأُحِبُّ أَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لِي، فَرَجَعَ إِلَى مِسْطَحٍ الَّذِي كَانَ يُجْرِي عَلَيْهِ. وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَسْأَلُ زَيْنَبَ بِنْتَ جَحْشٍ عَنْ أَمْرِي، فَقَالَ " يَا زَيْنَبُ، مَا عَلِمْتِ مَا رَأَيْتِ ". فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَحْمِي سَمْعِي وَبَصَرِي، وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَيْهَا إِلاَّ خَيْرًا، قَالَتْ وَهْىَ الَّتِي كَانَتْ تُسَامِينِي، فَعَصَمَهَا اللَّهُ بِالْوَرَعِ. قَالَ وَحَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، مِثْلَهُ. قَالَ وَحَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، وَيَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، مِثْلَهُ.
Rapporté par Aisha (l’épouse du Prophète) : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Lors d’une expédition, il a tiré au sort entre nous et le sort est tombé sur moi, alors je suis partie avec lui après qu’Allah ait prescrit le port du voile pour les femmes. J’étais transportée dans une litière sur le chameau et j’en descendais toujours à l’intérieur. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son expédition et est rentré chez lui, et que nous approchions de Médine, il a ordonné que nous avancions de nuit. Quand l’ordre de partir a été donné, je suis allée plus loin que l’armée pour satisfaire un besoin naturel. Après avoir fini, je suis revenue pour repartir avec les autres et j’ai soudain remarqué que mon collier avait disparu. Je suis retournée le chercher et j’ai été retardée. Ceux qui portaient ma litière sont venus, l’ont posée sur le chameau en pensant que j’étais dedans, car à cette époque les femmes étaient légères et minces, elles ne mangeaient pas beaucoup. Ils n’ont donc pas remarqué la différence de poids et sont partis. J’étais alors une jeune fille. Après avoir retrouvé mon collier, je suis revenue au camp mais il n’y avait plus personne. Je suis donc restée à l’endroit où je campais, pensant qu’ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Dans cet état, je me suis endormie. Safwan bin Mu’attal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l’armée, est arrivé à mon emplacement le matin. En voyant une personne endormie, il s’est approché de moi, car il m’avait déjà vue avant le port du voile. Je me suis réveillée en l’entendant dire : « Inna lil-lah wa inna ilayhi raji’un (Nous sommes à Allah et à Lui nous retournerons). » Il a fait agenouiller son chameau, est descendu, a mis sa jambe sur les pattes du chameau et je suis montée dessus. Safwan a marché en tenant la corde du chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée qui s’était arrêtée pour se reposer à midi. Ceux qui devaient tomber dans l’erreur y sont tombés (certains m’ont accusée à tort), et le chef des accusateurs était `Abdullah bin Ubai bin Salul. Après cela, nous sommes rentrés à Médine, et je suis tombée malade pendant un mois, alors que les gens répandaient les rumeurs des calomniateurs. Pendant ma maladie, je sentais que je ne recevais pas la même gentillesse du Prophète (ﷺ) que d’habitude quand j’étais malade. Il venait, me saluait et disait : « Comment va cette fille ? » Je ne savais rien de ce qui se passait jusqu’à ce que je guérisse et sorte avec Um Mistah pour aller aux toilettes, ce que nous ne faisions que la nuit, car il n’y avait pas encore de toilettes près de nos maisons. Cette habitude ressemblait à celle des anciens Arabes. Donc, Um Mistah bint Ruhm et moi sommes sorties à pied. Um Mistah a trébuché à cause de sa longue robe et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » J’ai dit : « Tu dis un mauvais mot. Pourquoi insultes-tu un homme qui a participé à la bataille de Badr ? » Elle a répondu : « Ô Hanata, n’as-tu pas entendu ce qu’ils disent ? » Elle m’a alors raconté les rumeurs. Ma maladie s’est aggravée et, de retour à la maison, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, m’a saluée et a demandé : « Comment va cette fille ? » J’ai demandé la permission d’aller chez mes parents pour vérifier la rumeur. Il m’a permis d’y aller et j’ai demandé à ma mère : « De quoi parlent les gens ? » Elle a dit : « Ma fille, ne t’inquiète pas trop. Par Allah, jamais une femme belle et aimée de son mari n’a d’autres épouses sans que les autres femmes inventent des histoires sur elle. » J’ai dit : « Gloire à Allah ! Les gens parlent-ils vraiment de cela ? » Cette nuit-là, j’ai pleuré sans m’arrêter jusqu’au matin. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’avais pleuré deux nuits et un jour, au point de croire que mon foie allait éclater. Une femme des Ansar a demandé à entrer, je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a pleuré avec moi. Pendant ce temps, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu et s’est assis ; il ne s’était jamais assis avec moi depuis le début de l’accusation. Aucune révélation n’était venue à son sujet depuis un mois. Il a récité la Tashahhud puis a dit : « Ô `Aisha ! On m’a informé de telle et telle chose à ton sujet. Si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence. Si tu as commis une faute, repens-toi à Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’une personne avoue son péché et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » Quand il a fini, mes larmes se sont arrêtées d’un coup. J’ai demandé à mon père de répondre au Messager d’Allah (ﷺ) pour moi, il a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai demandé à ma mère de lui parler, elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah. » J’étais jeune et je ne connaissais pas beaucoup le Coran. J’ai dit : « Je sais, par Allah, que vous avez entendu ce que les gens disent et que vous l’avez cru. Si je vous dis que je suis innocente et qu’Allah sait que je le suis, vous ne me croirez pas. Si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne compare ma situation qu’à celle du père de Joseph qui a dit : ‘La patience est la meilleure attitude face à ce que vous racontez, et c’est Allah dont l’aide doit être recherchée.’ » Je me suis alors tournée de l’autre côté du lit en espérant qu’Allah prouverait mon innocence. Par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait une révélation à mon sujet, me considérant trop insignifiante pour être mentionnée dans le Coran. J’espérais seulement que le Messager d’Allah (ﷺ) aurait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas encore levé et personne n’avait quitté la maison que la révélation est descendue sur lui. Il a été pris du même état que lors des révélations, transpirant abondamment même par temps froid. Quand cela s’est terminé, il souriait et a dit en premier : « `Aisha ! Remercie Allah, car Il a prouvé ton innocence. » Ma mère m’a dit d’aller voir le Messager d’Allah (ﷺ), mais j’ai répondu : « Par Allah, je ne remercierai que Allah. » Allah a alors révélé : « Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous… » (24:11). Quand Allah a prouvé mon innocence, Abu Bakr, qui aidait Mistah bin Uthatha car il était de sa famille, a dit : « Par Allah, je ne l’aiderai plus à cause de ce qu’il a dit sur Aisha. » Mais Allah a révélé : « Que ceux qui sont bons et riches parmi vous ne jurent pas de ne plus aider leurs proches, les nécessiteux et ceux qui ont émigré pour Allah. Qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24:22) Après cela, Abu Bakr a dit : « Oui, par Allah, j’aime qu’Allah me pardonne », et il a repris son aide à Mistah. Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (l’épouse du Prophète) à mon sujet : « Qu’as-tu vu ou entendu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je préfère ne rien dire de ce que je n’ai pas vu ni entendu. Par Allah, je ne sais que du bien sur Aisha. » Aisha a ajouté : « Zainab était en compétition avec moi (pour la beauté et l’amour du Prophète), mais Allah l’a protégée (de la méchanceté), car elle était pieuse. »
Sahih Al-Boukhari : 12
Oubai bin Ka'b (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامٌ، أَنَّ ابْنَ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَهُ قَالَ أَخْبَرَنِي يَعْلَى بْنُ مُسْلِمٍ، وَعَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، يَزِيدُ أَحَدُهُمَا عَلَى صَاحِبِهِ وَغَيْرُهُمَا قَدْ سَمِعْتُهُ يُحَدِّثُهُ عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ قَالَ إِنَّا لَعِنْدَ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ حَدَّثَنِي أُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مُوسَى رَسُولُ اللَّهِ " فَذَكَرَ الْحَدِيثَ {قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا} كَانَتِ الأُولَى نِسْيَانًا، وَالْوُسْطَى شَرْطًا، وَالثَّالِثَةُ عَمْدًا {قَالَ لاَ تُؤَاخِذْنِي بِمَا نَسِيتُ وَلاَ تُرْهِقْنِي مِنْ أَمْرِي عُسْرًا}. {لَقِيَا غُلاَمًا فَقَتَلَهُ} فَانْطَلَقَا فَوَجَدَا جِدَارًا يُرِيدُ أَنْ يَنْقَضَّ فَأَقَامَهُ. قَرَأَهَا ابْنُ عَبَّاسٍ أَمَامَهُمْ مَلِكٌ.
Rapporté par Ubai bin Ka`b : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Moïse, le Messager d’Allah, » puis il a raconté toute l’histoire à son sujet. Al-Khadir a dit à Moïse : « Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ? » (18.72). Moïse a alors enfreint l’accord une première fois par oubli, puis il a promis que s’il interrogeait encore Al-Khadir, ce dernier aurait le droit de le quitter. Moïse a respecté cette condition et, à la troisième occasion, il a volontairement interrogé Al-Khadir, ce qui a entraîné l’application de la condition. Les trois occasions mentionnées sont évoquées dans les versets suivants : « Ne me tiens pas rigueur pour mon oubli et ne sois pas trop dur envers moi. » (18.73) « Puis ils rencontrèrent un garçon et Khadir le tua. » (18.74) « Ensuite ils continuèrent et trouvèrent un mur sur le point de s’effondrer, et Khadir le redressa. »
Sahih Al-Boukhari : 13
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا جُوَيْرِيَةُ، عَنْ نَافِعٍ، قَالَ قَالَ ابْنُ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ رَجَعْنَا مِنَ الْعَامِ الْمُقْبِلِ فَمَا اجْتَمَعَ مِنَّا اثْنَانِ عَلَى الشَّجَرَةِ الَّتِي بَايَعْنَا تَحْتَهَا، كَانَتْ رَحْمَةً مِنَ اللَّهِ. فَسَأَلْتُ نَافِعًا عَلَى أَىِّ شَىْءٍ بَايَعَهُمْ عَلَى الْمَوْتِ قَالَ لاَ، بَايَعَهُمْ عَلَى الصَّبْرِ.
Rapporté par Ibn `Umar : Lorsque nous sommes arrivés à Hudaibiya l'année suivante (du traité de Hudaibiya), même pas deux hommes parmi nous n'étaient d'accord sur l'arbre sous lequel nous avions prêté serment d'allégeance, et cela faisait partie de la Miséricorde d'Allah. (Le sous-narrateur a demandé à Naf'i : « Pour quoi le Prophète (ﷺ) a-t-il pris leur serment d'allégeance, était-ce pour la mort ? » Naf'i a répondu : « Non, il a pris leur serment d'allégeance pour la patience. »
Sahih Al-Boukhari : 14
Sahl (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدٍ الْقَارِيُّ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَهْلٌ ـ رضى الله عنه يَعْنِي ابْنَ سَعْدٍ ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ خَيْبَرَ " لأُعْطِيَنَّ الرَّايَةَ غَدًا رَجُلاً يُفْتَحُ عَلَى يَدَيْهِ، يُحِبُّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ، وَيُحِبُّهُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ ". فَبَاتَ النَّاسُ لَيْلَتَهُمْ أَيُّهُمْ يُعْطَى فَغَدَوْا كُلُّهُمْ يَرْجُوهُ فَقَالَ " أَيْنَ عَلِيٌّ ". فَقِيلَ يَشْتَكِي عَيْنَيْهِ، فَبَصَقَ فِي عَيْنَيْهِ وَدَعَا لَهُ، فَبَرَأَ كَأَنْ لَمْ يَكُنْ بِهِ وَجَعٌ، فَأَعْطَاهُ فَقَالَ أُقَاتِلُهُمْ حَتَّى يَكُونُوا مِثْلَنَا. فَقَالَ " انْفُذْ عَلَى رِسْلِكَ حَتَّى تَنْزِلَ بِسَاحَتِهِمْ، ثُمَّ ادْعُهُمْ إِلَى الإِسْلاَمِ، وَأَخْبِرْهُمْ بِمَا يَجِبُ عَلَيْهِمْ، فَوَاللَّهِ لأَنْ يَهْدِيَ اللَّهُ بِكَ رَجُلاً خَيْرٌ لَكَ مِنْ أَنْ يَكُونَ لَكَ حُمْرُ النَّعَمِ ".
Rapporté par Sahl : Le jour de la bataille de Khaybar, le Prophète (ﷺ) a dit : « Demain, je donnerai l’étendard à quelqu’un qui sera victorieux (par la volonté d’Allah), qui aime Allah et Son Messager, et qui est aimé par Allah et Son Messager. » Les gens se demandaient toute la nuit qui recevrait l’étendard, et le matin, chacun espérait être choisi. Le Messager d’Allah (ﷺ) a demandé : « Où est `Ali ? » On lui a dit que `Ali avait mal aux yeux, alors il a appliqué de la salive sur ses yeux et a invoqué Allah pour sa guérison. Il a été guéri aussitôt, comme s’il n’avait rien eu. Le Prophète (ﷺ) lui a donné l’étendard. `Ali a dit : « Dois-je les combattre jusqu’à ce qu’ils deviennent comme nous (c’est-à-dire musulmans) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Va vers eux avec patience et calme jusqu’à ce que tu entres sur leur territoire. Ensuite, invite-les à l’Islam et informe-les de ce qui leur est demandé, car, par Allah, si Allah guide quelqu’un grâce à toi, c’est mieux pour toi que de posséder des chameaux rouges. »
Sahih Al-Boukhari : 15
al-Zuhri (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، ح وَحَدَّثَنِي مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنِ ابْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ شَهِدْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لِرَجُلٍ مِمَّنْ يَدَّعِي الإِسْلاَمَ " هَذَا مِنْ أَهْلِ النَّارِ ". فَلَمَّا حَضَرَ الْقِتَالُ قَاتَلَ الرَّجُلُ قِتَالاً شَدِيدًا، فَأَصَابَتْهُ جِرَاحَةٌ فَقِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، الَّذِي قُلْتَ إِنَّهُ مِنْ أَهْلِ النَّارِ فَإِنَّهُ قَدْ قَاتَلَ الْيَوْمَ قِتَالاً شَدِيدًا وَقَدْ مَاتَ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِلَى النَّارِ ". قَالَ فَكَادَ بَعْضُ النَّاسِ أَنْ يَرْتَابَ، فَبَيْنَمَا هُمْ عَلَى ذَلِكَ إِذْ قِيلَ إِنَّهُ لَمْ يَمُتْ، وَلَكِنَّ بِهِ جِرَاحًا شَدِيدًا. فَلَمَّا كَانَ مِنَ اللَّيْلِ لَمْ يَصْبِرْ عَلَى الْجِرَاحِ، فَقَتَلَ نَفْسَهُ، فَأُخْبِرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِذَلِكَ فَقَالَ " اللَّهُ أَكْبَرُ، أَشْهَدُ أَنِّي عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ ". ثُمَّ أَمَرَ بِلاَلاً فَنَادَى بِالنَّاسِ " إِنَّهُ لاَ يَدْخُلُ الْجَنَّةَ إِلاَّ نَفْسٌ مُسْلِمَةٌ، وَإِنَّ اللَّهَ لَيُؤَيِّدُ هَذَا الدِّينَ بِالرَّجُلِ الْفَاجِرِ ".
Rapporté par Az-Zuhri : Comme mentionné dans le hadith 297. Rapporté par Abu Huraira : Nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) lors d’une expédition, et il a parlé d’un homme qui prétendait être musulman en disant : « Cet homme fait partie des gens du Feu (de l’Enfer). » Quand la bataille a commencé, cet homme s’est battu avec acharnement jusqu’à être blessé. Quelqu’un a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! L’homme que tu as décrit comme étant des gens du Feu s’est battu courageusement aujourd’hui et il est mort. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Il ira au Feu. » Certains commencèrent à douter de la parole du Prophète, mais alors qu’ils étaient dans cet état, quelqu’un annonça que l’homme était encore vivant mais gravement blessé. Quand la nuit tomba, il perdit patience et se suicida. Le Prophète (ﷺ) en fut informé et dit : « Allah est le Plus Grand ! J’atteste que je suis le serviteur d’Allah et Son Messager. » Puis il ordonna à Bilal d’annoncer aux gens : « Nul n’entrera au Paradis sauf un musulman, et Allah peut soutenir cette religion même par un homme désobéissant. »
Sahih Al-Boukhari : 16
Amr bin Taghlib (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا جَرِيرُ بْنُ حَازِمٍ، حَدَّثَنَا الْحَسَنُ، قَالَ حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ تَغْلِبَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَعْطَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَوْمًا وَمَنَعَ آخَرِينَ، فَكَأَنَّهُمْ عَتَبُوا عَلَيْهِ فَقَالَ
" إِنِّي أُعْطِي قَوْمًا أَخَافُ ظَلَعَهُمْ وَجَزَعَهُمْ، وَأَكِلُ أَقْوَامًا إِلَى مَا جَعَلَ اللَّهُ فِي قُلُوبِهِمْ مِنَ الْخَيْرِ وَالْغِنَى، مِنْهُمْ عَمْرُو بْنُ تَغْلِبَ ". فَقَالَ عَمْرُو بْنُ تَغْلِبَ مَا أُحِبُّ أَنَّ لِي بِكَلِمَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حُمْرَ النَّعَمِ. وَزَادَ أَبُو عَاصِمٍ عَنْ جَرِيرٍ قَالَ سَمِعْتُ الْحَسَنَ يَقُولُ حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ تَغْلِبَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أُتِيَ بِمَالٍ أَوْ بِسَبْىٍ فَقَسَمَهُ. بِهَذَا.
Rapporté par ‘Amr bin Taghlib : Le Messager d’Allah (ﷺ) a fait des dons à certaines personnes et pas à d’autres. Ceux qui n’ont rien reçu semblaient mécontents. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je donne à certains pour éviter qu’ils ne s’éloignent de la foi ou ne perdent patience, tandis que je compte sur la bonté et la satisfaction qu’Allah a mises dans le cœur des autres, et ‘Amr bin Taghlib en fait partie. » ‘Amr bin Taghlib a dit : « La parole du Messager d’Allah m’est plus précieuse que des chameaux rouges. » Rapporté aussi par Al-Hasan : ‘Amr bin Taghlib nous a dit que le Messager d’Allah (ﷺ) avait obtenu des biens ou des prisonniers de guerre et les avait distribués ainsi (en donnant à certains et pas à d’autres)
Sahih Al-Boukhari : 17
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنِ الأَعْمَشِ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا وَائِلٍ، قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَسَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَسْمًا، فَقَالَ رَجُلٌ إِنَّ هَذِهِ لَقِسْمَةٌ مَا أُرِيدَ بِهَا وَجْهُ اللَّهِ. فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ، فَغَضِبَ حَتَّى رَأَيْتُ الْغَضَبَ فِي وَجْهِهِ، ثُمَّ قَالَ
" يَرْحَمُ اللَّهُ مُوسَى قَدْ أُوذِيَ بِأَكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبَرَ ".
Rapporté par `Abdullah : Un jour, le Prophète (ﷺ) a distribué quelque chose (à ses compagnons). Un homme a dit : « Cette distribution n’a pas été faite (avec justice), cherchant la satisfaction d’Allah. » Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) pour lui rapporter cela. Il est devenu si en colère que j’ai vu les signes de la colère sur son visage. Puis il a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse, car il a été blessé plus gravement que cela, et il a pourtant enduré avec patience. »
Sahih Al-Boukhari : 18
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا دَاوُدُ بْنُ أَبِي الْفُرَاتِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ بُرَيْدَةَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ يَعْمَرَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ سَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الطَّاعُونِ، فَأَخْبَرَنِي
" أَنَّهُ عَذَابٌ يَبْعَثُهُ اللَّهُ عَلَى مَنْ يَشَاءُ، وَأَنَّ اللَّهَ جَعَلَهُ رَحْمَةً لِلْمُؤْمِنِينَ، لَيْسَ مِنْ أَحَدٍ يَقَعُ الطَّاعُونُ فَيَمْكُثُ فِي بَلَدِهِ صَابِرًا مُحْتَسِبًا، يَعْلَمُ أَنَّهُ لاَ يُصِيبُهُ إِلاَّ مَا كَتَبَ اللَّهُ لَهُ، إِلاَّ كَانَ لَهُ مِثْلُ أَجْرِ شَهِيدٍ ".
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : J’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet de la peste. Il m’a dit que c’était un châtiment envoyé par Allah à qui Il veut, mais qu’Allah en a fait une miséricorde pour les croyants. Si, lors d’une épidémie, quelqu’un reste dans son pays avec patience, en espérant la récompense d’Allah et en croyant que rien ne peut lui arriver sauf ce qu’Allah a écrit pour lui, il recevra la récompense d’un martyr
Sahih Al-Boukhari : 19
al-Miswar bin Makhrama (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا الصَّلْتُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنِ الْمِسْوَرِ بْنِ مَخْرَمَةَ، قَالَ لَمَّا طُعِنَ عُمَرُ جَعَلَ يَأْلَمُ، فَقَالَ لَهُ ابْنُ عَبَّاسٍ ـ وَكَأَنَّهُ يُجَزِّعُهُ ـ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، وَلَئِنْ كَانَ ذَاكَ لَقَدْ صَحِبْتَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَحْسَنْتَ صُحْبَتَهُ، ثُمَّ فَارَقْتَهُ وَهْوَ عَنْكَ رَاضٍ، ثُمَّ صَحِبْتَ أَبَا بَكْرٍ فَأَحْسَنْتَ صُحْبَتَهُ، ثُمَّ فَارَقْتَهُ وَهْوَ عَنْكَ رَاضٍ، ثُمَّ صَحِبْتَ صَحَبَتَهُمْ فَأَحْسَنْتَ صُحْبَتَهُمْ، وَلَئِنْ فَارَقْتَهُمْ لَتُفَارِقَنَّهُمْ وَهُمْ عَنْكَ رَاضُونَ. قَالَ أَمَّا مَا ذَكَرْتَ مِنْ صُحْبَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَرِضَاهُ، فَإِنَّمَا ذَاكَ مَنٌّ مِنَ اللَّهِ تَعَالَى مَنَّ بِهِ عَلَىَّ، وَأَمَّا مَا ذَكَرْتَ مِنْ صُحْبَةِ أَبِي بَكْرٍ وَرِضَاهُ، فَإِنَّمَا ذَاكَ مَنٌّ مِنَ اللَّهِ جَلَّ ذِكْرُهُ مَنَّ بِهِ عَلَىَّ، وَأَمَّا مَا تَرَى مِنْ جَزَعِي، فَهْوَ مِنْ أَجْلِكَ وَأَجْلِ أَصْحَابِكَ، وَاللَّهِ لَوْ أَنَّ لِي طِلاَعَ الأَرْضِ ذَهَبًا لاَفْتَدَيْتُ بِهِ مِنْ عَذَابِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ قَبْلَ أَنْ أَرَاهُ. قَالَ حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، دَخَلْتُ عَلَى عُمَرَ بِهَذَا.
Rapporté par Al-Miswar bin Makhrama : Quand ‘Umar a été poignardé, il montrait des signes de douleur. Ibn ‘Abbas, comme pour l’encourager, lui dit : « Ô chef des croyants ! Ne t’en fais pas pour ce qui t’est arrivé, car tu as été en compagnie du Messager d’Allah (ﷺ), tu as eu de bonnes relations avec lui et il était satisfait de toi à votre séparation. Ensuite, tu as été avec Abu Bakr, tu as eu de bonnes relations avec lui et il était aussi satisfait de toi à sa mort. Puis tu as été avec les musulmans, tu as eu de bonnes relations avec eux, et si tu les quittes, tu les quitteras alors qu’ils sont satisfaits de toi. » ‘Umar répondit (à Ibn ‘Abbas) : « Ce que tu as dit à propos de la compagnie du Messager d’Allah (ﷺ) et de sa satisfaction envers moi, c’est un bienfait qu’Allah m’a accordé ; et ce que tu as dit à propos d’Abu Bakr, c’est aussi un bienfait d’Allah. Quant à mon inquiétude que tu vois, c’est à cause de toi et de tes compagnons. Par Allah ! Si je possédais de l’or équivalent à la terre entière, je m’en servirais pour me racheter du châtiment d’Allah avant de Le rencontrer. »
Sahih Al-Boukhari : 20
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ صَالِحٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ حَدَّثَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، وَسَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، وَعَلْقَمَةُ بْنُ وَقَّاصٍ، وَعُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ عَائِشَةَ، رضى الله عنها زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حِينَ قَالَ لَهَا أَهْلُ الإِفْكِ مَا قَالُوا، وَكُلُّهُمْ حَدَّثَنِي طَائِفَةً مِنْ حَدِيثِهَا، وَبَعْضُهُمْ كَانَ أَوْعَى لِحَدِيثِهَا مِنْ بَعْضٍ وَأَثْبَتَ لَهُ اقْتِصَاصًا، وَقَدْ وَعَيْتُ عَنْ كُلِّ رَجُلٍ مِنْهُمُ الْحَدِيثَ الَّذِي حَدَّثَنِي عَنْ عَائِشَةَ، وَبَعْضُ حَدِيثِهِمْ يُصَدِّقُ بَعْضًا، وَإِنْ كَانَ بَعْضُهُمْ أَوْعَى لَهُ مِنْ بَعْضٍ، قَالُوا قَالَتْ عَائِشَةُ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا أَرَادَ سَفَرًا أَقْرَعَ بَيْنَ أَزْوَاجِهِ، فَأَيُّهُنَّ خَرَجَ سَهْمُهَا، خَرَجَ بِهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَعَهُ، قَالَتْ عَائِشَةُ فَأَقْرَعَ بَيْنَنَا فِي غَزْوَةٍ غَزَاهَا فَخَرَجَ فِيهَا سَهْمِي، فَخَرَجْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْدَ مَا أُنْزِلَ الْحِجَابُ، فَكُنْتُ أُحْمَلُ فِي هَوْدَجِي وَأُنْزَلُ فِيهِ، فَسِرْنَا حَتَّى إِذَا فَرَغَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ غَزْوَتِهِ تِلْكَ وَقَفَلَ، دَنَوْنَا مِنَ الْمَدِينَةِ قَافِلِينَ، آذَنَ لَيْلَةً بِالرَّحِيلِ، فَقُمْتُ حِينَ آذَنُوا بِالرَّحِيلِ فَمَشَيْتُ حَتَّى جَاوَزْتُ الْجَيْشَ، فَلَمَّا قَضَيْتُ شَأْنِي أَقْبَلْتُ إِلَى رَحْلِي، فَلَمَسْتُ صَدْرِي، فَإِذَا عِقْدٌ لِي مِنْ جَزْعِ ظَفَارِ قَدِ انْقَطَعَ، فَرَجَعْتُ فَالْتَمَسْتُ عِقْدِي، فَحَبَسَنِي ابْتِغَاؤُهُ، قَالَتْ وَأَقْبَلَ الرَّهْطُ الَّذِينَ كَانُوا يُرَحِّلُونِي فَاحْتَمَلُوا هَوْدَجِي، فَرَحَلُوهُ عَلَى بَعِيرِي الَّذِي كُنْتُ أَرْكَبُ عَلَيْهِ، وَهُمْ يَحْسِبُونَ أَنِّي فِيهِ، وَكَانَ النِّسَاءُ إِذْ ذَاكَ خِفَافًا لَمْ يَهْبُلْنَ وَلَمْ يَغْشَهُنَّ اللَّحْمُ، إِنَّمَا يَأْكُلْنَ الْعُلْقَةَ مِنَ الطَّعَامِ، فَلَمْ يَسْتَنْكِرِ الْقَوْمُ خِفَّةَ الْهَوْدَجِ حِينَ رَفَعُوهُ وَحَمَلُوهُ، وَكُنْتُ جَارِيَةً حَدِيثَةَ السِّنِّ، فَبَعَثُوا الْجَمَلَ فَسَارُوا، وَوَجَدْتُ عِقْدِي بَعْدَ مَا اسْتَمَرَّ الْجَيْشُ، فَجِئْتُ مَنَازِلَهُمْ وَلَيْسَ بِهَا مِنْهُمْ دَاعٍ وَلاَ مُجِيبٌ، فَتَيَمَّمْتُ مَنْزِلِي الَّذِي كُنْتُ بِهِ، وَظَنَنْتُ أَنَّهُمْ سَيَفْقِدُونِي فَيَرْجِعُونَ إِلَىَّ، فَبَيْنَا أَنَا جَالِسَةٌ فِي مَنْزِلِي غَلَبَتْنِي عَيْنِي فَنِمْتُ، وَكَانَ صَفْوَانُ بْنُ الْمُعَطَّلِ السُّلَمِيُّ ثُمَّ الذَّكْوَانِيُّ مِنْ وَرَاءِ الْجَيْشِ، فَأَصْبَحَ عِنْدَ مَنْزِلِي فَرَأَى سَوَادَ إِنْسَانٍ نَائِمٍ، فَعَرَفَنِي حِينَ رَآنِي، وَكَانَ رَآنِي قَبْلَ الْحِجَابِ، فَاسْتَيْقَظْتُ بِاسْتِرْجَاعِهِ حِينَ عَرَفَنِي، فَخَمَّرْتُ وَجْهِي بِجِلْبَابِي، وَاللَّهِ مَا تَكَلَّمْنَا بِكَلِمَةٍ وَلاَ سَمِعْتُ مِنْهُ كَلِمَةً غَيْرَ اسْتِرْجَاعِهِ، وَهَوَى حَتَّى أَنَاخَ رَاحِلَتَهُ، فَوَطِئَ عَلَى يَدِهَا، فَقُمْتُ إِلَيْهَا فَرَكِبْتُهَا، فَانْطَلَقَ يَقُودُ بِي الرَّاحِلَةَ حَتَّى أَتَيْنَا الْجَيْشَ مُوغِرِينَ فِي نَحْرِ الظَّهِيرَةِ، وَهُمْ نُزُولٌ ـ قَالَتْ ـ فَهَلَكَ {فِيَّ} مَنْ هَلَكَ، وَكَانَ الَّذِي تَوَلَّى كِبْرَ الإِفْكِ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ ابْنَ سَلُولَ. قَالَ عُرْوَةُ أُخْبِرْتُ أَنَّهُ كَانَ يُشَاعُ وَيُتَحَدَّثُ بِهِ عِنْدَهُ، فَيُقِرُّهُ وَيَسْتَمِعُهُ وَيَسْتَوْشِيهِ. وَقَالَ عُرْوَةُ أَيْضًا لَمْ يُسَمَّ مِنْ أَهْلِ الإِفْكِ أَيْضًا إِلاَّ حَسَّانُ بْنُ ثَابِتٍ، وَمِسْطَحُ بْنُ أُثَاثَةَ، وَحَمْنَةُ بِنْتُ جَحْشٍ فِي نَاسٍ آخَرِينَ، لاَ عِلْمَ لِي بِهِمْ، غَيْرَ أَنَّهُمْ عُصْبَةٌ ـ كَمَا قَالَ اللَّهُ تَعَالَى ـ وَإِنَّ كُبْرَ ذَلِكَ يُقَالُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ. قَالَ عُرْوَةُ كَانَتْ عَائِشَةُ تَكْرَهُ أَنْ يُسَبَّ عِنْدَهَا حَسَّانُ، وَتَقُولُ إِنَّهُ الَّذِي قَالَ:
فَإِنَّ أَبِي وَوَالِدَهُ وَعِرْضِي لِعِرْضِ مُحَمَّدٍ مِنْكُمْ وِقَاءُ قَالَتْ عَائِشَةُ فَقَدِمْنَا الْمَدِينَةَ فَاشْتَكَيْتُ حِينَ قَدِمْتُ شَهْرًا، وَالنَّاسُ يُفِيضُونَ فِي قَوْلِ أَصْحَابِ الإِفْكِ، لاَ أَشْعُرُ بِشَىْءٍ مِنْ ذَلِكَ، وَهْوَ يَرِيبُنِي فِي وَجَعِي أَنِّي لاَ أَعْرِفُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اللُّطْفَ الَّذِي كُنْتُ أَرَى مِنْهُ حِينَ أَشْتَكِي، إِنَّمَا يَدْخُلُ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَيُسَلِّمُ ثُمَّ يَقُولُ " كَيْفَ تِيكُمْ " ثُمَّ يَنْصَرِفُ، فَذَلِكَ يَرِيبُنِي وَلاَ أَشْعُرُ بِالشَّرِّ، حَتَّى خَرَجْتُ حِينَ نَقَهْتُ، فَخَرَجْتُ مَعَ أُمِّ مِسْطَحٍ قِبَلَ الْمَنَاصِعِ، وَكَانَ مُتَبَرَّزَنَا، وَكُنَّا لاَ نَخْرُجُ إِلاَّ لَيْلاً إِلَى لَيْلٍ، وَذَلِكَ قَبْلَ أَنْ نَتَّخِذَ الْكُنُفَ قَرِيبًا مِنْ بُيُوتِنَا. قَالَتْ وَأَمْرُنَا أَمْرُ الْعَرَبِ الأُوَلِ فِي الْبَرِّيَّةِ قِبَلَ الْغَائِطِ، وَكُنَّا نَتَأَذَّى بِالْكُنُفِ أَنْ نَتَّخِذَهَا عِنْدَ بُيُوتِنَا، قَالَتْ فَانْطَلَقْتُ أَنَا وَأُمُّ مِسْطَحٍ وَهْىَ ابْنَةُ أَبِي رُهْمِ بْنِ الْمُطَّلِبِ بْنِ عَبْدِ مَنَافٍ، وَأُمُّهَا بِنْتُ صَخْرِ بْنِ عَامِرٍ خَالَةُ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ، وَابْنُهَا مِسْطَحُ بْنُ أُثَاثَةَ بْنِ عَبَّادِ بْنِ الْمُطَّلِبِ، فَأَقْبَلْتُ أَنَا وَأُمُّ مِسْطَحٍ قِبَلَ بَيْتِي، حِينَ فَرَغْنَا مِنْ شَأْنِنَا، فَعَثَرَتْ أُمُّ مِسْطَحٍ فِي مِرْطِهَا فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ. فَقُلْتُ لَهَا بِئْسَ مَا قُلْتِ، أَتَسُبِّينَ رَجُلاً شَهِدَ بَدْرًا فَقَالَتْ أَىْ هَنْتَاهْ وَلَمْ تَسْمَعِي مَا قَالَ قَالَتْ وَقُلْتُ مَا قَالَ فَأَخْبَرَتْنِي بِقَوْلِ أَهْلِ الإِفْكِ ـ قَالَتْ ـ فَازْدَدْتُ مَرَضًا عَلَى مَرَضِي، فَلَمَّا رَجَعْتُ إِلَى بَيْتِي دَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَلَّمَ ثُمَّ قَالَ " كَيْفَ تِيكُمْ ". فَقُلْتُ لَهُ أَتَأْذَنُ لِي أَنْ آتِيَ أَبَوَىَّ قَالَتْ وَأُرِيدُ أَنْ أَسْتَيْقِنَ الْخَبَرَ مِنْ قِبَلِهِمَا، قَالَتْ فَأَذِنَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، فَقُلْتُ لأُمِّي يَا أُمَّتَاهُ مَاذَا يَتَحَدَّثُ النَّاسُ قَالَتْ يَا بُنَيَّةُ هَوِّنِي عَلَيْكِ، فَوَاللَّهِ لَقَلَّمَا كَانَتِ امْرَأَةٌ قَطُّ وَضِيئَةً عِنْدَ رَجُلٍ يُحِبُّهَا لَهَا ضَرَائِرُ إِلاَّ كَثَّرْنَ عَلَيْهَا. قَالَتْ فَقُلْتُ سُبْحَانَ اللَّهِ أَوَلَقَدْ تَحَدَّثَ النَّاسُ بِهَذَا قَالَتْ فَبَكَيْتُ تِلْكَ اللَّيْلَةَ، حَتَّى أَصْبَحْتُ لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ، وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ، ثُمَّ أَصْبَحْتُ أَبْكِي ـ قَالَتْ ـ وَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ وَأُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ حِينَ اسْتَلْبَثَ الْوَحْىُ يَسْأَلُهُمَا وَيَسْتَشِيرُهُمَا فِي فِرَاقِ أَهْلِهِ ـ قَالَتْ ـ فَأَمَّا أُسَامَةُ فَأَشَارَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالَّذِي يَعْلَمُ مِنْ بَرَاءَةِ أَهْلِهِ، وَبِالَّذِي يَعْلَمُ لَهُمْ فِي نَفْسِهِ، فَقَالَ أُسَامَةُ أَهْلَكَ وَلاَ نَعْلَمُ إِلاَّ خَيْرًا. وَأَمَّا عَلِيٌّ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَمْ يُضَيِّقِ اللَّهُ عَلَيْكَ، وَالنِّسَاءُ سِوَاهَا كَثِيرٌ، وَسَلِ الْجَارِيَةَ تَصْدُقْكَ. قَالَتْ فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَرِيرَةَ فَقَالَ " أَىْ بَرِيرَةُ هَلْ رَأَيْتِ مِنْ شَىْءٍ يَرِيبُكِ ". قَالَتْ لَهُ بَرِيرَةُ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ مَا رَأَيْتُ عَلَيْهَا أَمْرًا قَطُّ أَغْمِصُهُ، غَيْرَ أَنَّهَا جَارِيَةٌ حَدِيثَةُ السِّنِّ تَنَامُ عَنْ عَجِينِ أَهْلِهَا، فَتَأْتِي الدَّاجِنُ فَتَأْكُلُهُ ـ قَالَتْ ـ فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ يَوْمِهِ، فَاسْتَعْذَرَ مِنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَىٍّ وَهْوَ عَلَى الْمِنْبَرِ فَقَالَ " يَا مَعْشَرَ الْمُسْلِمِينَ مَنْ يَعْذِرُنِي مِنْ رَجُلٍ قَدْ بَلَغَنِي عَنْهُ أَذَاهُ فِي أَهْلِي، وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَى أَهْلِي إِلاَّ خَيْرًا، وَلَقَدْ ذَكَرُوا رَجُلاً مَا عَلِمْتُ عَلَيْهِ إِلاَّ خَيْرًا، وَمَا يَدْخُلُ عَلَى أَهْلِي إِلاَّ مَعِي ". قَالَتْ فَقَامَ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ أَخُو بَنِي عَبْدِ الأَشْهَلِ فَقَالَ أَنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ أَعْذِرُكَ، فَإِنْ كَانَ مِنَ الأَوْسِ ضَرَبْتُ عُنُقَهُ، وَإِنْ كَانَ مِنْ إِخْوَانِنَا مِنَ الْخَزْرَجِ أَمَرْتَنَا فَفَعَلْنَا أَمْرَكَ. قَالَتْ فَقَامَ رَجُلٌ مِنَ الْخَزْرَجِ، وَكَانَتْ أُمُّ حَسَّانَ بِنْتَ عَمِّهِ مِنْ فَخِذِهِ، وَهْوَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ، وَهْوَ سَيِّدُ الْخَزْرَجِ ـ قَالَتْ ـ وَكَانَ قَبْلَ ذَلِكَ رَجُلاً صَالِحًا، وَلَكِنِ احْتَمَلَتْهُ الْحَمِيَّةُ فَقَالَ لِسَعْدٍ كَذَبْتَ لَعَمْرُ اللَّهِ لاَ تَقْتُلُهُ، وَلاَ تَقْدِرُ عَلَى قَتْلِهِ، وَلَوْ كَانَ مِنْ رَهْطِكَ مَا أَحْبَبْتَ أَنْ يُقْتَلَ. فَقَامَ أُسَيْدُ بْنُ حُضَيْرٍ ـ وَهْوَ ابْنُ عَمِّ سَعْدٍ ـ فَقَالَ لِسَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ كَذَبْتَ لَعَمْرُ اللَّهِ لَنَقْتُلَنَّهُ، فَإِنَّكَ مُنَافِقٌ تُجَادِلُ عَنِ الْمُنَافِقِينَ. قَالَتْ فَثَارَ الْحَيَّانِ الأَوْسُ وَالْخَزْرَجُ حَتَّى هَمُّوا أَنْ يَقْتَتِلُوا، وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَائِمٌ عَلَى الْمِنْبَرِ ـ قَالَتْ ـ فَلَمْ يَزَلْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُخَفِّضُهُمْ حَتَّى سَكَتُوا وَسَكَتَ ـ قَالَتْ ـ فَبَكَيْتُ يَوْمِي ذَلِكَ كُلَّهُ، لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ، وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ ـ قَالَتْ ـ وَأَصْبَحَ أَبَوَاىَ عِنْدِي، وَقَدْ بَكَيْتُ لَيْلَتَيْنِ وَيَوْمًا، لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ، وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ، حَتَّى إِنِّي لأَظُنُّ أَنَّ الْبُكَاءَ فَالِقٌ كَبِدِي، فَبَيْنَا أَبَوَاىَ جَالِسَانِ عِنْدِي وَأَنَا أَبْكِي فَاسْتَأْذَنَتْ عَلَىَّ امْرَأَةٌ مِنَ الأَنْصَارِ، فَأَذِنْتُ لَهَا، فَجَلَسَتْ تَبْكِي مَعِي ـ قَالَتْ ـ فَبَيْنَا نَحْنُ عَلَى ذَلِكَ دَخَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَيْنَا، فَسَلَّمَ ثُمَّ جَلَسَ ـ قَالَتْ ـ وَلَمْ يَجْلِسْ عِنْدِي مُنْذُ قِيلَ مَا قِيلَ قَبْلَهَا، وَقَدْ لَبِثَ شَهْرًا لاَ يُوحَى إِلَيْهِ فِي شَأْنِي بِشَىْءٍ ـ قَالَتْ ـ فَتَشَهَّدَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ جَلَسَ ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ، يَا عَائِشَةُ إِنَّهُ بَلَغَنِي عَنْكِ كَذَا وَكَذَا، فَإِنْ كُنْتِ بَرِيئَةً، فَسَيُبَرِّئُكِ اللَّهُ، وَإِنْ كُنْتِ أَلْمَمْتِ بِذَنْبٍ، فَاسْتَغْفِرِي اللَّهَ وَتُوبِي إِلَيْهِ، فَإِنَّ الْعَبْدَ إِذَا اعْتَرَفَ ثُمَّ تَابَ تَابَ اللَّهُ عَلَيْهِ ". قَالَتْ فَلَمَّا قَضَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَقَالَتَهُ قَلَصَ دَمْعِي حَتَّى مَا أُحِسُّ مِنْهُ قَطْرَةً، فَقُلْتُ لأَبِي أَجِبْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِّي فِيمَا قَالَ. فَقَالَ أَبِي وَاللَّهِ مَا أَدْرِي مَا أَقُولُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. فَقُلْتُ لأُمِّي أَجِيبِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيمَا قَالَ. قَالَتْ أُمِّي وَاللَّهِ مَا أَدْرِي مَا أَقُولُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. فَقُلْتُ وَأَنَا جَارِيَةٌ حَدِيثَةُ السِّنِّ لاَ أَقْرَأُ مِنَ الْقُرْآنِ كَثِيرًا إِنِّي وَاللَّهِ لَقَدْ عَلِمْتُ لَقَدْ سَمِعْتُمْ هَذَا الْحَدِيثَ حَتَّى اسْتَقَرَّ فِي أَنْفُسِكُمْ وَصَدَّقْتُمْ بِهِ، فَلَئِنْ قُلْتُ لَكُمْ إِنِّي بَرِيئَةٌ لاَ تُصَدِّقُونِي، وَلَئِنِ اعْتَرَفْتُ لَكُمْ بِأَمْرٍ، وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي مِنْهُ بَرِيئَةٌ لَتُصَدِّقُنِّي، فَوَاللَّهِ لاَ أَجِدُ لِي وَلَكُمْ مَثَلاً إِلاَّ أَبَا يُوسُفَ حِينَ قَالَ {فَصَبْرٌ جَمِيلٌ وَاللَّهُ الْمُسْتَعَانُ عَلَى مَا تَصِفُونَ} ثُمَّ تَحَوَّلْتُ وَاضْطَجَعْتُ عَلَى فِرَاشِي، وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي حِينَئِذٍ بَرِيئَةٌ، وَأَنَّ اللَّهَ مُبَرِّئِي بِبَرَاءَتِي وَلَكِنْ وَاللَّهِ مَا كُنْتُ أَظُنُّ أَنَّ اللَّهَ مُنْزِلٌ فِي شَأْنِي وَحْيًا يُتْلَى، لَشَأْنِي فِي نَفْسِي كَانَ أَحْقَرَ مِنْ أَنْ يَتَكَلَّمَ اللَّهُ فِيَّ بِأَمْرٍ، وَلَكِنْ كُنْتُ أَرْجُو أَنْ يَرَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي النَّوْمِ رُؤْيَا يُبَرِّئُنِي اللَّهُ بِهَا، فَوَاللَّهِ مَا رَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَجْلِسَهُ، وَلاَ خَرَجَ أَحَدٌ مِنْ أَهْلِ الْبَيْتِ، حَتَّى أُنْزِلَ عَلَيْهِ، فَأَخَذَهُ مَا كَانَ يَأْخُذُهُ مِنَ الْبُرَحَاءِ، حَتَّى إِنَّهُ لَيَتَحَدَّرُ مِنْهُ مِنَ الْعَرَقِ مِثْلُ الْجُمَانِ وَهْوَ فِي يَوْمٍ شَاتٍ، مِنْ ثِقَلِ الْقَوْلِ الَّذِي أُنْزِلَ عَلَيْهِ ـ قَالَتْ ـ فَسُرِّيَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ يَضْحَكُ، فَكَانَتْ أَوَّلَ كَلِمَةٍ تَكَلَّمَ بِهَا أَنْ قَالَ " يَا عَائِشَةُ أَمَّا اللَّهُ فَقَدْ بَرَّأَكِ ". قَالَتْ فَقَالَتْ لِي أُمِّي قُومِي إِلَيْهِ. فَقُلْتُ وَاللَّهِ لاَ أَقُومُ إِلَيْهِ، فَإِنِّي لاَ أَحْمَدُ إِلاَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ ـ قَالَتْ ـ وَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى {إِنَّ الَّذِينَ جَاءُوا بِالإِفْكِ} الْعَشْرَ الآيَاتِ، ثُمَّ أَنْزَلَ اللَّهُ هَذَا فِي بَرَاءَتِي. قَالَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ ـ وَكَانَ يُنْفِقُ عَلَى مِسْطَحِ بْنِ أُثَاثَةَ لِقَرَابَتِهِ مِنْهُ وَفَقْرِهِ ـ وَاللَّهِ لاَ أُنْفِقُ عَلَى مِسْطَحٍ شَيْئًا أَبَدًا بَعْدَ الَّذِي قَالَ لِعَائِشَةَ مَا قَالَ. فَأَنْزَلَ اللَّهُ { وَلاَ يَأْتَلِ أُولُو الْفَضْلِ مِنْكُمْ} إِلَى قَوْلِهِ {غَفُورٌ رَحِيمٌ} قَالَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ بَلَى وَاللَّهِ إِنِّي لأُحِبُّ أَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لِي
فَرَجَعَ إِلَى مِسْطَحٍ النَّفَقَةَ الَّتِي كَانَ يُنْفِقُ عَلَيْهِ وَقَالَ وَاللَّهِ لَا أَنْزِعُهَا مِنْهُ أَبَدًا قَالَتْ عَائِشَةُ وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ سَأَلَ زَيْنَبَ بِنْتَ جَحْشٍ عَنْ أَمْرِي فَقَالَ لِزَيْنَبَ مَاذَا عَلِمْتِ أَوْ رَأَيْتِ فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَحْمِي سَمْعِي وَبَصَرِي وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ إِلَّا خَيْرًا قَالَتْ عَائِشَةُ وَهِيَ الَّتِي كَانَتْ تُسَامِينِي مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَعَصَمَهَا اللَّهُ بِالْوَرَعِ قَالَتْ وَطَفِقَتْ أُخْتُهَا حَمْنَةُ تُحَارِبُ لَهَا فَهَلَكَتْ فِيمَنْ هَلَكَ قَالَ ابْنُ شِهَابٍ فَهَذَا الَّذِي بَلَغَنِي مِنْ حَدِيثِ هَؤُلَاءِ الرَّهْطِ ثُمَّ قَالَ عُرْوَةُ قَالَتْ عَائِشَةُ وَاللَّهِ إِنَّ الرَّجُلَ الَّذِي قِيلَ لَهُ مَا قِيلَ لَيَقُولُ سُبْحَانَ اللَّهِ فَوَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ مَا كَشَفْتُ مِنْ كَنَفِ أُنْثَى قَطُّ قَالَتْ ثُمَّ قُتِلَ بَعْدَ ذَلِكَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Chaque fois que le Messager d'Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses femmes, et il emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Il a tiré au sort entre nous lors d'une des expéditions qu'il a menées. Le sort est tombé sur moi et je suis donc partie avec le Messager d'Allah (ﷺ) après que l'ordre du voile (pour les femmes) ait été révélé. J'étais transportée dans un palanquin sur le dos d'un chameau, et on me faisait monter et descendre alors que j'étais encore dedans. Nous avons continué jusqu'à ce que le Messager d'Allah (ﷺ) ait terminé son expédition et que nous soyons sur le chemin du retour. Quand nous avons approché Médine, il a annoncé la nuit que c'était l'heure du départ. Quand ils ont annoncé le départ, je me suis levée et je me suis éloignée du camp pour répondre à un besoin naturel. En revenant, j'ai touché ma poitrine et j'ai remarqué que mon collier en perles de Zifar (perles du Yémen, en partie noires et en partie blanches) avait disparu. Je suis donc retournée le chercher, ce qui m'a retardée. Pendant ce temps, ceux qui transportaient mon palanquin l'ont pris et l'ont mis sur le dos de mon chameau, pensant que j'étais dedans. À cette époque, les femmes étaient légères car elles ne prenaient pas de poids, leur corps n'était pas couvert de chair car elles mangeaient peu. Ils n'ont donc pas remarqué la légèreté du palanquin en le soulevant, et à ce moment-là, j'étais encore une jeune fille. Ils ont fait lever le chameau et tout le monde est parti. J'ai retrouvé mon collier après le départ de l'armée. Je suis revenue à l'endroit où ils avaient campé, mais il n'y avait plus personne. J'ai décidé d'attendre là, pensant qu'ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Pendant que j'étais assise, je me suis endormie. Safwan bin Al-Muattal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l'armée, est arrivé à mon emplacement le matin. Il a vu la silhouette d'une personne endormie et m'a reconnue, car il m'avait déjà vue avant l'obligation du voile. Je me suis réveillée quand il a récité l’Istirja’ (« Inna li l-lahi wa inna ilayhi raji’un ») en me reconnaissant. J’ai immédiatement couvert mon visage avec mon voile, et, par Allah, nous n’avons pas échangé un mot, je ne l’ai entendu dire que son Istirja’. Il est descendu de son chameau, l’a fait s’agenouiller, a posé sa jambe sur ses pattes avant et je suis montée dessus. Il a ensuite conduit le chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée sous la chaleur de midi alors qu’ils étaient arrêtés. (À cause de cet événement), certaines personnes se sont attiré des ennuis, et celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai Ibn Salul. » (Urwa a dit : « Les gens ont propagé la calomnie et en parlaient en sa (c’est-à-dire celle de `Abdullah) présence, il la confirmait, l’écoutait et posait des questions pour la répandre. » Urwa a aussi ajouté : « Aucun membre du groupe calomniateur n’a été cité à part (`Abdullah), sauf Hassan bin Thabit, Mistah bin Uthatha, Hamna bint Jahsh et d’autres dont je n’ai pas connaissance, mais ils étaient un groupe comme Allah l’a dit. On dit que celui qui a le plus propagé la calomnie était `Abdullah bin Ubai bin Salul. » Urwa a ajouté : « `Aisha n’aimait pas qu’on insulte Hassan en sa présence et elle disait : ‘C’est lui qui a dit : Mon père, son père à lui et mon honneur sont tous pour protéger l’honneur de Muhammad contre vous.’ ») `Aisha a ajouté : « Après notre retour à Médine, je suis tombée malade pendant un mois. Les gens propageaient les propos mensongers des calomniateurs alors que je n’étais au courant de rien, mais je sentais que pendant ma maladie, je ne recevais pas la même gentillesse du Messager d’Allah (ﷺ) que d’habitude. (Mais maintenant) le Messager d’Allah (ﷺ) venait seulement me saluer et disait : ‘Comment va cette (femme) ?’ puis repartait. Cela a éveillé mes soupçons, mais je n’ai pas compris la raison jusqu’à ce que je sorte après ma convalescence. Je suis sortie avec Um Mistah à Al-Manasi’ où nous allions pour nos besoins naturels, car à cette époque nous n’avions pas de latrines près de nos maisons. Cette habitude était celle des anciens Arabes du désert, car il aurait été difficile pour nous d’avoir des latrines près de nos maisons. Donc, Um Mistah, la fille d’Abu Ruhm bin Al-Muttalib bin `Abd Manaf, dont la mère était la tante d’Abu Bakr As-Siddiq et dont le fils était Mistah bin Uthatha bin `Abbas bin Al-Muttalib, est sortie avec moi. Nous sommes revenues après avoir fini, et Um Mistah a trébuché sur son voile et a dit : ‘Que Mistah soit perdu !’ J’ai dit : ‘Quelle parole dure tu viens de prononcer ! Tu insultes un homme qui a participé à la bataille de Badr ?’ Elle a répondu : ‘Ô toi, Hantah ! N’as-tu pas entendu ce qu’il a dit ?’ J’ai dit : ‘Qu’a-t-il dit ?’ Elle m’a alors raconté la calomnie des gens de l’Ifk. Ma maladie s’est aggravée, et quand je suis arrivée chez moi, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu me voir, m’a saluée et a dit : ‘Comment va cette (femme) ?’ J’ai dit : ‘Me permets-tu d’aller chez mes parents ?’ car je voulais vérifier la nouvelle auprès d’eux. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a autorisée (et je suis allée chez mes parents) et j’ai demandé à ma mère : ‘Ô mère ! De quoi parlent les gens ?’ Elle a dit : ‘Ô ma fille ! Ne t’inquiète pas, il n’y a guère de femme séduisante et aimée de son mari, alors que son mari a d’autres femmes, sans que les gens ne cherchent à lui trouver des défauts.’ J’ai dit : ‘Subhan-Allah ! (Gloire à Allah). Les gens parlent-ils vraiment ainsi ?’ J’ai pleuré toute la nuit jusqu’à l’aube, sans pouvoir m’arrêter ni dormir, puis le matin, j’ai continué à pleurer. Comme la révélation tardait, le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé `Ali bin Abi Talib et Usama bin Zaid pour leur demander conseil au sujet de mon divorce. Usama bin Zaid a dit ce qu’il savait de mon innocence et du respect qu’il avait pour moi. Usama a dit : ‘(Ô Messager d’Allah (ﷺ) !) C’est ta femme et nous ne savons rien d’autre que du bien à son sujet.’ `Ali bin Abi Talib a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah ne t’impose pas de difficulté et il y a beaucoup d’autres femmes qu’elle. Demande à la servante, elle te dira la vérité.’ Alors le Messager d’Allah (ﷺ) a appelé Barira (la servante) et lui a dit : ‘Ô Barira ! As-tu jamais vu quelque chose qui t’ait paru suspect ?’ Barira a répondu : ‘Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai jamais rien vu en elle (c’est-à-dire `Aisha) que je cacherais, sauf qu’elle est une jeune fille qui s’endort en laissant la pâte de sa famille exposée, de sorte que les chèvres domestiques viennent la manger.’ Ce jour-là, le Messager d’Allah (ﷺ) est monté sur le minbar et s’est plaint de `Abdullah bin Ubai (bin Salul) devant ses compagnons, en disant : ‘Ô musulmans ! Qui me débarrassera de cet homme qui m’a blessé par ses propos malveillants sur ma famille ? Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien sur ma famille, et ils ont accusé un homme dont je ne sais rien d’autre que du bien, et il n’entrait jamais chez moi sans moi.’ Sa`d bin Mu`adh, le frère de Banu `Abd Al-Ashhal, s’est levé et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’en chargerai ; s’il est de la tribu des Aus, alors je lui couperai la tête, et s’il est de nos frères, c’est-à-dire les Khazraj, alors ordonne-nous et nous obéirons.’ Là-dessus, un homme des Khazraj s’est levé. Um Hassan, sa cousine, était de sa tribu, et il s’agissait de Sa`d bin Ubada, chef des Khazraj. Avant cet incident, c’était un homme pieux, mais son amour pour sa tribu l’a poussé à dire à Sa`d (bin Mu`adh) : ‘Par Allah, tu mens ; tu ne le tueras pas et tu ne peux pas le tuer. S’il était de ton peuple, tu ne voudrais pas qu’il soit tué.’ Alors Usaid bin Hudair, le cousin de Sa`d (bin Mu`adh), s’est levé et a dit à Sa`d bin 'Ubada : ‘Par Allah ! Tu mens ! Nous le tuerons sûrement, et tu es un hypocrite qui défend les hypocrites.’ À ce moment-là, les deux tribus des Aus et des Khazraj se sont tellement excitées qu’elles étaient sur le point de se battre alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était debout sur le minbar. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a cessé de les calmer jusqu’à ce qu’ils se taisent, et il s’est tu aussi. Toute la journée, j’ai continué à pleurer, mes larmes ne cessaient pas, et je n’ai pas pu dormir. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’ai pleuré deux nuits et un jour sans m’arrêter, jusqu’à penser que mon foie allait éclater à force de pleurer. Pendant que mes parents étaient assis avec moi et que je pleurais, une femme Ansari est venue demander à entrer. Je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a commencé à pleurer avec moi. Alors que nous étions dans cet état, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, nous a saluées et s’est assis. Il ne s’était jamais assis avec moi depuis le jour de la calomnie. Un mois s’était écoulé et aucune révélation divine n’était venue à son sujet. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors récité le Tashahhud puis a dit : « Amma Ba’du, ô `Aisha ! On m’a informé de ceci et cela à ton sujet ; si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence, et si tu as commis un péché, alors repens-toi auprès d’Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’un serviteur reconnaît ses fautes et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » (suite...) (suite... 1) : ... Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son discours, mes larmes se sont arrêtées net, je n’ai plus ressenti une seule goutte couler. J’ai dit à mon père : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Mon père a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai alors dit à ma mère : « Réponds au Messager d’Allah (ﷺ) à ma place pour ce qu’il a dit. » Elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » Bien que j’étais une jeune fille et que je connaissais peu le Coran, j’ai dit : « Par Allah, je sais que vous avez entendu ces propos (calomnieux) et qu’ils se sont enracinés dans vos cœurs (c’est-à-dire vos esprits) et que vous les avez crus. Maintenant, si je vous dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas, et si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne trouve pas d’exemple pour moi et vous, sauf celui du père de Joseph quand il a dit : ‘(Pour moi) la patience est la meilleure contre ce que vous affirmez ; c’est Allah (Seul) dont l’aide peut être recherchée.’ » Puis je me suis tournée de l’autre côté et je me suis allongée sur mon lit ; Allah savait alors que j’étais innocente et j’espérais qu’Allah révélerait mon innocence. Mais, par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait à mon sujet une révélation qui serait récitée (pour toujours), car je me considérais trop insignifiante pour qu’Allah parle de moi dans une révélation, mais j’espérais que le Messager d’Allah (ﷺ) ferait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Mais, par Allah, avant que le Messager d’Allah (ﷺ) ne quitte sa place et avant que quiconque de la maison ne sorte, la révélation divine est descendue sur le Messager d’Allah (ﷺ). Il a alors ressenti la même difficulté que lorsqu’il recevait la révélation. La sueur coulait de son corps comme des perles, bien que ce fût un jour d’hiver, à cause du poids de la révélation. Quand cet état a cessé, il s’est levé en souriant et la première chose qu’il a dite fut : « Ô `Aisha ! Allah a déclaré ton innocence ! » Ma mère m’a alors dit : « Lève-toi et va vers lui (c’est-à-dire le Messager d’Allah (ﷺ)). » J’ai répondu : « Par Allah, je n’irai pas vers lui, et je ne loue qu’Allah. » Allah a alors révélé dix versets : « En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous... » (24.11-20) Allah a révélé ces versets pour déclarer mon innocence. Abu Bakr As-Siddiq, qui avait l’habitude de donner de l’argent à Mistah bin Uthatha à cause de leur lien de parenté et de sa pauvreté, a dit : « Par Allah, je ne donnerai plus rien à Mistah bin Uthatha après ce qu’il a dit sur Aisha. » Puis Allah a révélé : « Que ceux d’entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus donner (aucune aide) à leurs proches, aux nécessiteux et à ceux qui ont émigré pour la cause d’Allah ; qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24.22) Abu Bakr As-Siddiq a dit : « Oui, par Allah, j’aimerais qu’Allah me pardonne. » et il a continué à donner à Mistah ce qu’il lui donnait avant. Il a aussi ajouté : « Par Allah, je ne le priverai jamais de cela. » `Aisha a ajouté : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (sa femme) à mon sujet. Il lui a dit : ‘Qu’as-tu vu ou entendu ?’ Elle a répondu : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je m’abstiens de toute fausse accusation. Par Allah, je ne sais rien d’autre que du bien (à propos de `Aisha).’ Parmi les femmes du Prophète (ﷺ), Zainab était ma rivale (en beauté et en amour du Prophète), mais Allah l’a protégée de ce mal grâce à sa piété. Sa sœur Hamna a pris sa défense et a été perdue avec ceux qui ont été perdus. L’homme accusé a dit : ‘Subhan-Allah ! Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je n’ai jamais levé le voile d’aucune femme.’ Plus tard, cet homme a été martyrisé dans la cause d’Allah. »