Hadiths sur le thème « Patience »
165 hadiths authentiques trouvés
Sahih Mouslim : 41
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ الْعَبْدِيُّ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، - يَعْنِي ابْنَ جَعْفَرٍ - حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ ثَابِتٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " الصَّبْرُ عِنْدَ الصَّدْمَةِ الأُولَى " .
Rapporté par Anas b. Malik : « La patience doit être montrée dès le premier choc. »
Sahih Mouslim : 42
Sahih
حَدَّثَنَا عَمْرٌو النَّاقِدُ، وَابْنُ أَبِي عُمَرَ، - وَاللَّفْظُ لِعَمْرٍو - قَالاَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ
مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، مَوْلَى آلِ طَلْحَةَ عَنْ كُرَيْبٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ كَانَتْ جُوَيْرِيَةُ اسْمُهَا
بَرَّةَ فَحَوَّلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اسْمَهَا جُوَيْرِيَةَ وَكَانَ يَكْرَهُ أَنْ يُقَالَ خَرَجَ
مِنْ عِنْدِ بَرَّةَ . وَفِي حَدِيثِ ابْنِ أَبِي عُمَرَ عَنْ كُرَيْبٍ قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ .
Rapporté par Anas b. Malik : Le Messager d’Allah ﷺ est allé voir une femme qui pleurait la perte de son enfant et lui a dit : « Crains Allah et sois patiente. » Ne le reconnaissant pas, elle répondit : « Tu n’as pas été touché comme moi. » Quand le Prophète ﷺ partit, on lui dit que c’était le Messager d’Allah ﷺ. Elle fut bouleversée. Elle se rendit à sa porte et ne trouva pas de gardiens. Elle dit : « Ô Messager d’Allah, je ne t’avais pas reconnu. » Il répondit : « La patience doit être montrée dès le premier choc. »
Sahih Mouslim : 43
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَمُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، - وَاللَّفْظُ لأَبِي بَكْرٍ
- قَالاَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بِشْرٍ، عَنْ زَكَرِيَّاءَ، عَنْ مُصْعَبِ بْنِ شَيْبَةَ، عَنْ صَفِيَّةَ بِنْتِ شَيْبَةَ، قَالَتْ
قَالَتْ عَائِشَةُ خَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم غَدَاةً وَعَلَيْهِ مِرْطٌ مُرَحَّلٌ مِنْ شَعْرٍ أَسْوَدَ
فَجَاءَ الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ فَأَدْخَلَهُ ثُمَّ جَاءَ الْحُسَيْنُ فَدَخَلَ مَعَهُ ثُمَّ جَاءَتْ فَاطِمَةُ فَأَدْخَلَهَا
ثُمَّ جَاءَ عَلِيٌّ فَأَدْخَلَهُ ثُمَّ قَالَ { إِنَّمَا يُرِيدُ اللَّهُ لِيُذْهِبَ عَنْكُمُ الرِّجْسَ أَهْلَ الْبَيْتِ وَيُطَهِّرَكُمْ
تَطْهِيرًا}
Rapporté par Abu Sa'id al-Khudri رضي الله عنه : Des gens parmi les Ansar ont demandé l’aumône au Messager d’Allah ﷺ et il leur a donné. Ils ont redemandé et il leur a encore donné, jusqu’à ce qu’il n’ait plus rien à leur offrir. Il a alors dit : « Tout bien (richesse, biens) que j’ai, je ne vous le cacherai pas. Celui qui s’abstient de demander, Allah le préservera du besoin. Celui qui cherche à se suffire, Allah lui accordera la suffisance. Et celui qui fait preuve de patience, Allah lui donnera la force d’endurer. Personne ne reçoit un don meilleur et plus grand que la patience. »
Sahih Mouslim : 44
Sahih
حَدَّثَنَا سُرَيْجُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ يَحْيَى بْنِ عُمَارَةَ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ تَمِيمٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ زَيْدٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمَّا فَتَحَ حُنَيْنًا قَسَمَ الْغَنَائِمَ فَأَعْطَى الْمُؤَلَّفَةَ قُلُوبُهُمْ فَبَلَغَهُ أَنَّ الأَنْصَارَ يُحِبُّونَ أَنْ يُصِيبُوا مَا أَصَابَ النَّاسُ فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَخَطَبَهُمْ فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ " يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ أَلَمْ أَجِدْكُمْ ضُلاَّلاً فَهَدَاكُمُ اللَّهُ بِي وَعَالَةً فَأَغْنَاكُمُ اللَّهُ بِي وَمُتَفَرِّقِينَ فَجَمَعَكُمُ اللَّهُ بِي " . وَيَقُولُونَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَمَنُّ . فَقَالَ " أَلاَ تُجِيبُونِي " . فَقَالُوا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَمَنُّ . فَقَالَ " أَمَا إِنَّكُمْ لَوْ شِئْتُمْ أَنْ تَقُولُوا كَذَا وَكَذَا وَكَانَ مِنَ الأَمْرِ كَذَا وَكَذَا " . لأَشْيَاءَ عَدَّدَهَا . زَعَمَ عَمْرٌو أَنْ لاَ يَحْفَظُهَا فَقَالَ " أَلاَ تَرْضَوْنَ أَنْ يَذْهَبَ النَّاسُ بِالشَّاءِ وَالإِبِلِ وَتَذْهَبُونَ بِرَسُولِ اللَّهِ إِلَى رِحَالِكُمُ الأَنْصَارُ شِعَارٌ وَالنَّاسُ دِثَارٌ وَلَوْلاَ الْهِجْرَةُ لَكُنْتُ امْرَأً مِنَ الأَنْصَارِ وَلَوْ سَلَكَ النَّاسُ وَادِيًا وَشِعْبًا لَسَلَكْتُ وَادِيَ الأَنْصَارِ وَشِعْبَهُمْ إِنَّكُمْ سَتَلْقَوْنَ بَعْدِي أَثَرَةً فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوْنِي عَلَى الْحَوْضِ " .
Rapporté par Abdullah b. Zaid رضي الله عنه : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ a conquis Hunayn, il a distribué le butin et a donné à ceux dont il voulait gagner le cœur. On lui a rapporté que les Ansar désiraient recevoir la même part que celle donnée aux gens de Quraish. Le Messager d’Allah ﷺ s’est alors levé, a loué Allah, puis a dit : « Ô gens des Ansar, ne vous ai-je pas trouvés égarés et Allah vous a guidés grâce à moi ? N’étiez-vous pas pauvres et Allah vous a enrichis grâce à moi ? N’étiez-vous pas divisés et Allah vous a unis grâce à moi ? » Les Ansar ont répondu : « Allah et Son Messager sont les plus généreux. » Il a répété : « Pourquoi ne me répondez-vous pas ? » Ils ont dit : « Allah et Son Messager sont les plus généreux. » Il a dit : « Si vous voulez, vous pouvez dire ceci ou cela, et il a mentionné plusieurs choses. » ‘Amr pense ne pas s’en souvenir. Le Prophète a ajouté : « N’êtes-vous pas heureux que les gens repartent avec des chèvres et des chameaux, et que vous repartiez avec le Messager d’Allah ? Les Ansar sont comme des vêtements proches de moi, les autres comme des vêtements extérieurs. S’il n’y avait pas eu l’émigration, j’aurais été un homme parmi les Ansar. Si les gens suivaient une vallée ou un sentier étroit, je suivrais la vallée ou le sentier des Ansar. Après moi, vous verrez d’autres être préférés pour les biens matériels. Soyez donc patients jusqu’à me retrouver au bassin d’al-Kawthar. »
Sahih Mouslim : 45
Sahih
حَدَّثَنَا زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، وَعُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَإِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، قَالَ إِسْحَاقُ أَخْبَرَنَا وَقَالَ الآخَرَانِ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمُ حُنَيْنٍ آثَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَاسًا فِي الْقِسْمَةِ فَأَعْطَى الأَقْرَعَ بْنَ حَابِسٍ مِائَةً مِنَ الإِبِلِ وَأَعْطَى عُيَيْنَةَ مِثْلَ ذَلِكَ وَأَعْطَى أُنَاسًا مِنْ أَشْرَافِ الْعَرَبِ وَآثَرَهُمْ يَوْمَئِذٍ فِي الْقِسْمَةِ فَقَالَ رَجُلٌ وَاللَّهِ إِنَّ هَذِهِ لَقِسْمَةٌ مَا عُدِلَ فِيهَا وَمَا أُرِيدَ فِيهَا وَجْهُ اللَّهِ . قَالَ فَقُلْتُ وَاللَّهِ لأُخْبِرَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم - قَالَ - فَأَتَيْتُهُ فَأَخْبَرْتُهُ بِمَا قَالَ - قَالَ - فَتَغَيَّرَ وَجْهُهُ حَتَّى كَانَ كَالصِّرْفِ ثُمَّ قَالَ " فَمَنْ يَعْدِلُ إِنْ لَمْ يَعْدِلِ اللَّهُ وَرَسُولُهُ " . قَالَ ثُمَّ قَالَ " يَرْحَمُ اللَّهُ مُوسَى قَدْ أُوذِيَ بِأَكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبَرَ " . قَالَ قُلْتُ لاَ جَرَمَ لاَ أَرْفَعُ إِلَيْهِ بَعْدَهَا حَدِيثًا .
Rapporté par Abdullah رضي الله عنه : Le jour de Hunayn, le Messager d’Allah ﷺ a accordé des préférences à certaines personnes lors de la distribution du butin. Il a donné cent chameaux à Aqra’ ibn Habis, autant à ‘Uyayna, et il a aussi donné à des gens parmi les notables d’Arabie, les privilégiant ce jour-là dans la répartition du butin. Un homme a alors dit : « Par Allah, il n’y a eu ni justice dans cette distribution, ni recherche de l’agrément d’Allah. » J’ai dit : « Par Allah, je vais en informer le Messager d’Allah ﷺ. » Je suis allé le voir et je lui ai rapporté ce qui avait été dit. Son visage est devenu rouge comme le sang, puis il a dit : « Qui rendra justice si Allah et Son Messager ne rendent pas justice ? » Il a ajouté : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moussa ; il a été éprouvé plus que cela, mais il a fait preuve de patience. » J’ai dit : « Jamais plus je ne rapporterai au Prophète ﷺ ce genre de propos. »
Sahih Mouslim : 46
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا حَفْصُ بْنُ غِيَاثٍ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ شَقِيقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَسَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَسْمًا فَقَالَ رَجُلٌ إِنَّهَا لَقِسْمَةٌ مَا أُرِيدَ بِهَا وَجْهُ اللَّهِ - قَالَ - فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَسَارَرْتُهُ فَغَضِبَ مِنْ ذَلِكَ غَضَبًا شَدِيدًا وَاحْمَرَّ وَجْهُهُ حَتَّى تَمَنَّيْتُ أَنِّي لَمْ أَذْكُرْهُ لَهُ - قَالَ - ثُمَّ قَالَ " قَدْ أُوذِيَ مُوسَى بِأَكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبَرَ " .
Rapporté par Abdullah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a distribué le butin de guerre. Un homme a alors dit : « Cette distribution n’a pas été faite dans le but de plaire à Allah. » Je suis allé discrètement en informer le Messager d’Allah ﷺ. Il s’est mis très en colère et son visage est devenu rouge, au point que j’ai regretté de lui avoir rapporté cela. Il a ensuite dit : « Moussa a été éprouvé plus que cela, mais il a fait preuve de patience. »
Sahih Mouslim : 47
Sahih
وَحَدَّثَنَا ابْنُ رَافِعٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي فُدَيْكٍ، أَخْبَرَنَا الضَّحَّاكُ، عَنْ قَطَنٍ الْخُزَاعِيِّ، عَنْ يُحَنِّسَ، مَوْلَى مُصْعَبٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنْ صَبَرَ عَلَى لأْوَائِهَا وَشِدَّتِهَا كُنْتُ لَهُ شَهِيدًا أَوْ شَفِيعًا يَوْمَ الْقِيَامَةِ " . يَعْنِي الْمَدِينَةَ .
Rapporté par Abdullah ibn 'Umar رضي الله عنه : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Celui qui supporte avec patience les difficultés et les épreuves de cette ville, c’est-à-dire Médine, je serai son témoin et son intercesseur le Jour de la Résurrection. »
Sahih Mouslim : 48
Sahih
وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي مُوسَى، بْنُ عُقْبَةَ عَنْ أَبِي النَّضْرِ، عَنْ كِتَابِ، رَجُلٍ مِنْ أَسْلَمَ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يُقَالُ لَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي أَوْفَى فَكَتَبَ إِلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ حِينَ سَارَ إِلَى الْحَرُورِيَّةِ يُخْبِرُهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ فِي بَعْضِ أَيَّامِهِ الَّتِي لَقِيَ فِيهَا الْعَدُوَّ يَنْتَظِرُ حَتَّى إِذَا مَالَتِ الشَّمْسُ قَامَ فِيهِمْ فَقَالَ " يَا أَيُّهَا النَّاسُ لاَ تَتَمَنَّوْا لِقَاءَ الْعَدُوِّ وَاسْأَلُوا اللَّهَ الْعَافِيَةَ فَإِذَا لَقِيتُمُوهُمْ فَاصْبِرُوا وَاعْلَمُوا أَنَّ الْجَنَّةَ تَحْتَ ظِلاَلِ السُّيُوفِ " . ثُمَّ قَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَقَالَ " اللَّهُمَّ مُنْزِلَ الْكِتَابِ وَمُجْرِيَ السَّحَابِ وَهَازِمَ الأَحْزَابِ اهْزِمْهُمْ وَانْصُرْنَا عَلَيْهِمْ " .
Rapporté par Abu Nadr, qui a appris d’une lettre envoyée par un homme de la tribu Aslam, compagnon du Prophète ﷺ, nommé ‘Abdullah b. Abu Aufa, à ‘Umar b. ‘Ubaidullah lorsque ce dernier marchait contre les Haruriyya (Khawarij), l’informant que le Messager d’Allah ﷺ, un jour où il faisait face à l’ennemi, attendit que le soleil décline. Puis il se leva et dit : « Ô gens, ne souhaitez pas rencontrer l’ennemi. Demandez à Allah la sécurité. Mais si vous devez les affronter, faites preuve de patience, et sachez que le Paradis se trouve sous l’ombre des épées. » Ensuite, le Messager d’Allah ﷺ se leva de nouveau et dit : « Ô Allah, Toi qui as révélé le Livre, Toi qui disperses les nuages, Toi qui fais fuir les armées, mets nos ennemis en déroute et aide-nous contre eux. »
Sahih Mouslim : 49
Sahih
حَدَّثَنَا حَسَنُ بْنُ الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنِ الْجَعْدِ أَبِي عُثْمَانَ، عَنْ أَبِي، رَجَاءٍ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، يَرْوِيهِ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ رَأَى مِنْ أَمِيرِهِ شَيْئًا يَكْرَهُهُ فَلْيَصْبِرْ فَإِنَّهُ مَنْ فَارَقَ الْجَمَاعَةَ شِبْرًا فَمَاتَ فَمِيتَةٌ جَاهِلِيَّةٌ " .
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Celui qui trouve chez son Amir quelque chose qu’il n’aime pas doit patienter, car celui qui se sépare du groupe principal des musulmans, ne serait-ce que de la largeur d’une main, et meurt dans cet état, meurt comme à l’époque de l’ignorance. »
Sahih Mouslim : 50
Sahih
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ مُحَمَّدٍ النَّاقِدُ، وَإِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الْحَنْظَلِيُّ، وَعُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ سَعِيدٍ، وَمُحَمَّدُ بْنُ أَبِي عُمَرَ الْمَكِّيُّ كُلُّهُمْ عَنِ ابْنِ عُيَيْنَةَ، - وَاللَّفْظُ لاِبْنِ أَبِي عُمَرَ - حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، بْنُ عُيَيْنَةَ حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، قَالَ قُلْتُ لاِبْنِ عَبَّاسٍ إِنَّ نَوْفًا الْبِكَالِيَّ يَزْعُمُ أَنَّ مُوسَى عَلَيْهِ السَّلاَمُ صَاحِبَ بَنِي إِسْرَائِيلَ لَيْسَ هُوَ مُوسَى صَاحِبَ الْخَضِرِ عَلَيْهِ السَّلاَمُ . فَقَالَ كَذَبَ عَدُوُّ اللَّهِ سَمِعْتُ أُبَىَّ بْنَ كَعْبٍ يَقُولُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " قَامَ مُوسَى عَلَيْهِ السَّلاَمُ خَطِيبًا فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ فَسُئِلَ أَىُّ النَّاسِ أَعْلَمُ فَقَالَ أَنَا أَعْلَمُ . قَالَ فَعَتَبَ اللَّهُ عَلَيْهِ إِذْ لَمْ يَرُدَّ الْعِلْمَ إِلَيْهِ فَأَوْحَى اللَّهُ إِلَيْهِ أَنَّ عَبْدًا مِنْ عِبَادِي بِمَجْمَعِ الْبَحْرَيْنِ هُوَ أَعْلَمُ مِنْكَ قَالَ مُوسَى أَىْ رَبِّ كَيْفَ لِي بِهِ فَقِيلَ لَهُ احْمِلْ حُوتًا فِي مِكْتَلٍ فَحَيْثُ تَفْقِدُ الْحُوتَ فَهُوَ ثَمَّ . فَانْطَلَقَ وَانْطَلَقَ مَعَهُ فَتَاهُ وَهُوَ يُوشَعُ بْنُ نُونٍ فَحَمَلَ مُوسَى عَلَيْهِ السَّلاَمُ حُوتًا فِي مِكْتَلٍ وَانْطَلَقَ هُوَ وَفَتَاهُ يَمْشِيَانِ حَتَّى أَتَيَا الصَّخْرَةَ فَرَقَدَ مُوسَى عَلَيْهِ السَّلاَمُ وَفَتَاهُ فَاضْطَرَبَ الْحُوتُ فِي الْمِكْتَلِ حَتَّى خَرَجَ مِنَ الْمِكْتَلِ فَسَقَطَ فِي الْبَحْرِ - قَالَ - وَأَمْسَكَ اللَّهُ عَنْهُ جِرْيَةَ الْمَاءِ حَتَّى كَانَ مِثْلَ الطَّاقِ فَكَانَ لِلْحُوتِ سَرَبًا وَكَانَ لِمُوسَى وَفَتَاهُ عَجَبًا فَانْطَلَقَا بَقِيَّةَ يَوْمِهِمَا وَلَيْلَتِهِمَا وَنَسِيَ صَاحِبُ مُوسَى أَنْ يُخْبِرَهُ فَلَمَّا أَصْبَحَ مُوسَى عَلَيْهِ السَّلاَمُ قَالَ لِفَتَاهُ آتِنَا غَدَاءَنَا لَقَدْ لَقِينَا مِنْ سَفَرِنَا هَذَا نَصَبًا - قَالَ - وَلَمْ يَنْصَبْ حَتَّى جَاوَزَ الْمَكَانَ الَّذِي أُمِرَ بِهِ . قَالَ أَرَأَيْتَ إِذْ أَوَيْنَا إِلَى الصَّخْرَةِ فَإِنِّي نَسِيتُ الْحُوتَ وَمَا أَنْسَانِيهُ إِلاَّ الشَّيْطَانُ أَنْ أَذْكُرَهُ وَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ عَجَبًا . قَالَ مُوسَى ذَلِكَ مَا كُنَّا نَبْغِي فَارْتَدَّا عَلَى آثَارِهِمَا قَصَصًا . قَالَ يَقُصَّانِ آثَارَهُمَا حَتَّى أَتَيَا الصَّخْرَةَ فَرَأَى رَجُلاً مُسَجًّى عَلَيْهِ بِثَوْبٍ فَسَلَّمَ عَلَيْهِ مُوسَى . فَقَالَ لَهُ الْخَضِرُ أَنَّى بِأَرْضِكَ السَّلاَمُ قَالَ أَنَا مُوسَى . قَالَ مُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ قَالَ نَعَمْ . قَالَ إِنَّكَ عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ عَلَّمَكَهُ اللَّهُ لاَ أَعْلَمُهُ وَأَنَا عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ عَلَّمَنِيهِ لاَ تَعْلَمُهُ . قَالَ لَهُ مُوسَى عَلَيْهِ السَّلاَمُ هَلْ أَتَّبِعُكَ عَلَى أَنْ تُعَلِّمَنِي مِمَّا عُلِّمْتَ رُشْدًا قَالَ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا وَكَيْفَ تَصْبِرُ عَلَى مَا لَمْ تُحِطْ بِهِ خُبْرًا قَالَ سَتَجِدُنِي إِنْ شَاءَ اللَّهُ صَابِرًا وَلاَ أَعْصِي لَكَ أَمْرًا . قَالَ لَهُ الْخَضِرُ فَإِنِ اتَّبَعْتَنِي فَلاَ تَسْأَلْنِي عَنْ شَىْءٍ حَتَّى أُحْدِثَ لَكَ مِنْهُ ذِكْرًا . قَالَ نَعَمْ . فَانْطَلَقَ الْخَضِرُ وَمُوسَى يَمْشِيَانِ عَلَى سَاحِلِ الْبَحْرِ فَمَرَّتْ بِهِمَا سَفِينَةٌ فَكَلَّمَاهُمْ أَنْ يَحْمِلُوهُمَا فَعَرَفُوا الْخَضِرَ فَحَمَلُوهُمَا بِغَيْرِ نَوْلٍ فَعَمَدَ الْخَضِرُ إِلَى لَوْحٍ مِنْ أَلْوَاحِ السَّفِينَةِ فَنَزَعَهُ فَقَالَ لَهُ مُوسَى قَوْمٌ حَمَلُونَا بِغَيْرِ نَوْلٍ عَمَدْتَ إِلَى سَفِينَتِهِمْ فَخَرَقْتَهَا لِتُغْرِقَ أَهْلَهَا لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا إِمْرًا . قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا قَالَ لاَ تُؤَاخِذْنِي بِمَا نَسِيتُ وَلاَ تُرْهِقْنِي مِنْ أَمْرِي عُسْرًا ثُمَّ خَرَجَا مِنَ السَّفِينَةِ فَبَيْنَمَا هُمَا يَمْشِيَانِ عَلَى السَّاحِلِ إِذَا غُلاَمٌ يَلْعَبُ مَعَ الْغِلْمَانِ فَأَخَذَ الْخَضِرُ بِرَأْسِهِ فَاقْتَلَعَهُ بِيَدِهِ فَقَتَلَهُ . فَقَالَ مُوسَى أَقَتَلْتَ نَفْسًا زَاكِيَةً بِغَيْرِ نَفْسٍ لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا نُكْرًا . قَالَ أَلَمْ أَقُلْ لَكَ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا قَالَ وَهَذِهِ أَشَدُّ مِنَ الأُولَى . قَالَ إِنْ سَأَلْتُكَ عَنْ شَىْءٍ بَعْدَهَا فَلاَ تُصَاحِبْنِي قَدْ بَلَغْتَ مِنْ لَدُنِّي عُذْرًا . فَانْطَلَقَا حَتَّى إِذَا أَتَيَا أَهْلَ قَرْيَةٍ اسْتَطْعَمَا أَهْلَهَا فَأَبَوْا أَنْ يُضَيِّفُوهُمَا فَوَجَدَا فِيهَا جِدَارًا يُرِيدُ أَنْ يَنْقَضَّ فَأَقَامَهُ . يَقُولُ مَائِلٌ . قَالَ الْخَضِرُ بِيَدِهِ هَكَذَا فَأَقَامَهُ . قَالَ لَهُ مُوسَى قَوْمٌ أَتَيْنَاهُمْ فَلَمْ يُضَيِّفُونَا وَلَمْ يُطْعِمُونَا لَوْ شِئْتَ لَتَخِذْتَ عَلَيْهِ أَجْرًا . قَالَ هَذَا فِرَاقُ بَيْنِي وَبَيْنِكَ سَأُنَبِّئُكَ بِتَأْوِيلِ مَا لَمْ تَسْتَطِعْ عَلَيْهِ صَبْرًا " . قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَرْحَمُ اللَّهُ مُوسَى لَوَدِدْتُ أَنَّهُ كَانَ صَبَرَ حَتَّى يُقَصَّ عَلَيْنَا مِنْ أَخْبَارِهِمَا " . قَالَ وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " كَانَتِ الأُولَى مِنْ مُوسَى نِسْيَانًا " . قَالَ " وَجَاءَ عُصْفُورٌ حَتَّى وَقَعَ عَلَى حَرْفِ السَّفِينَةِ ثُمَّ نَقَرَ فِي الْبَحْرِ . فَقَالَ لَهُ الْخَضِرُ مَا نَقَصَ عِلْمِي وَعِلْمُكَ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ إِلاَّ مِثْلَ مَا نَقَصَ هَذَا الْعُصْفُورُ مِنَ الْبَحْرِ " . قَالَ سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ وَكَانَ يَقْرَأُ وَكَانَ أَمَامَهُمْ مَلِكٌ يَأْخُذُ كُلَّ سَفِينَةٍ صَالِحَةٍ غَصْبًا . وَكَانَ يَقْرَأُ وَأَمَّا الْغُلاَمُ فَكَانَ كَافِرًا .
Rapporté par Sa’id b. Jubair : J’ai dit à Ibn Abbas رضي الله عنه que Nauf al-Bikali pensait que Moussa (paix sur lui), le Prophète des Bani Isra’il, n’était pas le même que celui qui a accompagné Khadir. Il répondit : « L’ennemi d’Allah ment. J’ai entendu Ubayy b. Ka’b dire : Moussa (paix sur lui) fit un sermon aux Israélites. On lui demanda : “Qui parmi les gens a la meilleure connaissance ?” Il répondit : “C’est moi.” Allah fut mécontent qu’il n’ait pas attribué la connaissance à Lui. Il lui révéla : “Un de Mes serviteurs, au confluent de deux fleuves, a plus de savoir que toi.” Moussa demanda : “Comment puis-je le rencontrer ?” On lui dit : “Prends un poisson dans un panier, et là où tu le perdras, tu trouveras cet homme.” Moussa partit avec un jeune homme (Yusha’). Ils mirent le poisson dans le panier et cheminèrent jusqu’à un rocher. Moussa et son compagnon s’endormirent, et le poisson bougea et tomba dans la mer. Allah retint l’eau comme une arche pour le poisson. Moussa et son compagnon furent étonnés et marchèrent encore tout le jour et la nuit, et le compagnon de Moussa oublia de lui raconter l’incident. Le matin, Moussa dit : “Apporte-nous notre repas, car nous sommes fatigués par ce voyage.” Mais ils ne s’étaient pas fatigués avant d’avoir dépassé l’endroit où ils devaient s’arrêter. Le jeune homme dit : “Tu te souviens, quand nous étions au rocher, j’ai oublié le poisson, et seul Satan m’a fait oublier de te le rappeler. C’est étrange que le poisson ait trouvé un chemin dans la mer !” Moussa dit : “C’est ce que nous cherchions.” Ils revinrent sur leurs pas jusqu’au rocher, où ils virent un homme couvert d’un tissu. Moussa le salua. Khadir lui dit : “Où est le Salam dans notre pays ?” Moussa répondit : “Je suis Moussa.” Khadir demanda : “Le Moussa des Bani Isra’il ?” Il répondit : “Oui.” Khadir dit : “Tu as une part de la science qu’Allah t’a donnée, que j’ignore, et j’ai une part de la science qu’Allah m’a donnée, que tu ignores.” Moussa dit : “Puis-je te suivre pour que tu m’enseignes ce que tu as appris de juste ?” Khadir répondit : “Tu ne pourras pas supporter cela avec moi. Comment pourrais-tu patienter sur ce que tu ignores ?” Moussa dit : “Tu me trouveras patient, et je ne te désobéirai pas.” Khadir dit : “Si tu me suis, ne me questionne sur rien jusqu’à ce que je t’en parle moi-même.” Moussa accepta. Ils marchèrent au bord du fleuve et trouvèrent un bateau. Les gens du bateau reconnurent Khadir et les prirent gratuitement. Khadir arracha alors une planche du bateau. Moussa dit : “Ces gens nous ont pris sans rien demander, et tu veux abîmer leur bateau pour qu’ils se noient ? C’est grave ce que tu as fait !” Khadir répondit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas patienter avec moi ?” Moussa dit : “Ne me blâme pas pour ce que j’ai oublié, et ne sois pas dur avec moi.” Ils descendirent du bateau et marchèrent sur la côte. Ils virent un garçon jouer avec d’autres enfants. Khadir le saisit et le tua. Moussa dit : “As-tu tué un innocent qui n’a tué personne ? Tu as fait quelque chose d’horrible !” Khadir répondit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas patienter avec moi ?” Moussa dit : “C’est encore plus grave que la première fois. Si je te questionne encore, ne m’accompagne plus, tu auras une excuse valable.” Ils continuèrent jusqu’à un village. Ils demandèrent à manger aux habitants, mais ceux-ci refusèrent de les accueillir. Ils trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler. Khadir le redressa de ses mains. Moussa dit : “Ce sont des gens qui ne nous ont pas reçus ni nourris. Si tu veux, tu peux demander un salaire pour cela.” Khadir répondit : “C’est ici que nos chemins se séparent. Je vais t’expliquer ce que tu n’as pas pu supporter.” Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moussa ! J’aurais aimé qu’il soit plus patient, afin que l’histoire soit plus longue. » Le Prophète ﷺ dit que la première remarque de Moussa était par oubli. Ensuite, un moineau vint se poser sur le mur du bateau et prit de l’eau dans son bec. Khadir dit : « Ma science et la tienne, comparées à la science d’Allah, sont encore moins que l’eau prise par ce moineau comparée à l’océan. » Sa’id b. Jubair récitait les versets 79 et 80 de la sourate Al-Kahf ainsi : « Il y avait devant eux un roi qui prenait de force tout bateau en bon état, et l’enfant était un mécréant. »
Sahih Mouslim : 51
Sahih
حَدَّثَنَا أُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِنَّهُ بَيْنَمَا مُوسَى عَلَيْهِ السَّلاَمُ فِي قَوْمِهِ يُذَكِّرُهُمْ بِأَيَّامِ اللَّهِ وَأَيَّامُ اللَّهِ نَعْمَاؤُهُ وَبَلاَؤُهُ إِذْ قَالَ مَا أَعْلَمُ فِي الأَرْضِ رَجُلاً خَيْرًا أَوْ أَعْلَمَ مِنِّي . قَالَ فَأَوْحَى اللَّهُ إِلَيْهِ إِنِّي أَعْلَمُ بِالْخَيْرِ مِنْهُ أَوْ عِنْدَ مَنْ هُوَ إِنَّ فِي الأَرْضِ رَجُلاً هُوَ أَعْلَمُ مِنْكَ . قَالَ يَا رَبِّ فَدُلَّنِي عَلَيْهِ . قَالَ فَقِيلَ لَهُ تَزَوَّدْ حُوتًا مَالِحًا فَإِنَّهُ حَيْثُ تَفْقِدُ الْحُوتَ . قَالَ فَانْطَلَقَ هُوَ وَفَتَاهُ حَتَّى انْتَهَيَا إِلَى الصَّخْرَةِ فَعُمِّيَ عَلَيْهِ فَانْطَلَقَ وَتَرَكَ فَتَاهُ فَاضْطَرَبَ الْحُوتُ فِي الْمَاءِ فَجَعَلَ لاَ يَلْتَئِمُ عَلَيْهِ صَارَ مِثْلَ الْكُوَّةِ قَالَ فَقَالَ فَتَاهُ أَلاَ أَلْحَقُ نَبِيَّ اللَّهِ فَأُخْبِرَهُ قَالَ فَنُسِّيَ . فَلَمَّا تَجَاوَزَا قَالَ لِفَتَاهُ آتِنَا غَدَاءَنَا لَقَدْ لَقِينَا مِنْ سَفَرِنَا هَذَا نَصَبًا . قَالَ وَلَمْ يُصِبْهُمْ نَصَبٌ حَتَّى تَجَاوَزَا . قَالَ فَتَذَكَّرَ قَالَ أَرَأَيْتَ إِذْ أَوَيْنَا إِلَى الصَّخْرَةِ فَإِنِّي نَسِيتُ الْحُوتَ وَمَا أَنْسَانِيهُ إِلاَّ الشَّيْطَانُ أَنْ أَذْكُرَهُ وَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ عَجَبًا . قَالَ ذَلِكَ مَا كُنَّا نَبْغِي . فَارْتَدَّا عَلَى آثَارِهِمَا قَصَصًا فَأَرَاهُ مَكَانَ الْحُوتِ قَالَ هَا هُنَا وُصِفَ لِي . قَالَ فَذَهَبَ يَلْتَمِسُ فَإِذَا هُوَ بِالْخَضِرِ مُسَجًّى ثَوْبًا مُسْتَلْقِيًا عَلَى الْقَفَا أَوْ قَالَ عَلَى حَلاَوَةِ الْقَفَا قَالَ السَّلاَمُ عَلَيْكُمْ . فَكَشَفَ الثَّوْبَ عَنْ وَجْهِهِ قَالَ وَعَلَيْكُمُ السَّلاَمُ مَنْ أَنْتَ قَالَ أَنَا مُوسَى . قَالَ وَمَنْ مُوسَى قَالَ مُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ . قَالَ مَجِيءٌ مَا جَاءَ بِكَ قَالَ جِئْتُ لِتُعَلِّمَنِي مِمَّا عُلِّمْتَ رُشْدًا . قَالَ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا وَكَيْفَ تَصْبِرُ عَلَى مَا لَمْ تُحِطْ بِهِ خُبْرًا . شَىْءٌ أُمِرْتُ بِهِ أَنْ أَفْعَلَهُ إِذَا رَأَيْتَهُ لَمْ تَصْبِرْ . قَالَ سَتَجِدُنِي إِنْ شَاءَ اللَّهُ صَابِرًا وَلاَ أَعْصِي لَكَ أَمْرًا . قَالَ فَإِنِ اتَّبَعْتَنِي فَلاَ تَسْأَلْنِي عَنْ شَىْءٍ حَتَّى أُحْدِثَ لَكَ مِنْهُ ذِكْرًا . فَانْطَلَقَا حَتَّى إِذَا رَكِبَا فِي السَّفِينَةِ خَرَقَهَا . قَالَ انْتَحَى عَلَيْهَا . قَالَ لَهُ مُوسَى عَلَيْهِ السَّلاَمُ أَخَرَقْتَهَا لِتُغْرِقَ أَهْلَهَا لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا إِمْرًا . قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا قَالَ لاَ تُؤَاخِذْنِي بِمَا نَسِيتُ وَلاَ تُرْهِقْنِي مِنْ أَمْرِي عُسْرًا . فَانْطَلَقَا حَتَّى إِذَا لَقِيَا غِلْمَانًا يَلْعَبُونَ . قَالَ فَانْطَلَقَ إِلَى أَحَدِهِمْ بَادِيَ الرَّأْىِ فَقَتَلَهُ فَذُعِرَ عِنْدَهَا مُوسَى عَلَيْهِ السَّلاَمُ ذَعْرَةً مُنْكَرَةً . قَالَ أَقَتَلْتَ نَفْسًا زَاكِيَةً بِغَيْرِ نَفْسٍ لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا نُكْرًا . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عِنْدَ هَذَا الْمَكَانِ " رَحْمَةُ اللَّهِ عَلَيْنَا وَعَلَى مُوسَى لَوْلاَ أَنَّهُ عَجَّلَ لَرَأَى الْعَجَبَ وَلَكِنَّهُ أَخَذَتْهُ مِنْ صَاحِبِهِ ذَمَامَةٌ . قَالَ إِنْ سَأَلْتُكَ عَنْ شَىْءٍ بَعْدَهَا فَلاَ تُصَاحِبْنِي قَدْ بَلَغْتَ مِنْ لَدُنِّي عُذْرًا . وَلَوْ صَبَرَ لَرَأَى الْعَجَبَ - قَالَ وَكَانَ إِذَا ذَكَرَ أَحَدًا مِنَ الأَنْبِيَاءِ بَدَأَ بِنَفْسِهِ " رَحْمَةُ اللَّهِ عَلَيْنَا وََلَى أَخِي كَذَا رَحْمَةُ اللَّهِ عَلَيْنَا - " فَانْطَلَقَا حَتَّى إِذَا أَتَيَا أَهْلَ قَرْيَةٍ لِئَامًا فَطَافَا فِي الْمَجَالِسِ فَاسْتَطْعَمَا أَهْلَهَا فَأَبَوْا أَنْ يُضَيِّفُوهُمَا فَوَجَدَا فِيهَا جِدَارًا يُرِيدُ أَنْ يَنْقَضَّ فَأَقَامَهُ . قَالَ لَوْ شِئْتَ لاَتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْرًا . قَالَ هَذَا فِرَاقُ بَيْنِي وَبَيْنِكَ وَأَخَذَ بِثَوْبِهِ . قَالَ سَأُنَبِّئُكَ بِتَأْوِيلِ مَا لَمْ تَسْتَطِعْ عَلَيْهِ صَبْرًا أَمَّا السَّفِينَةُ فَكَانَتْ لِمَسَاكِينَ يَعْمَلُونَ فِي الْبَحْرِ إِلَى آخِرِ الآيَةِ . فَإِذَا جَاءَ الَّذِي يُسَخِّرُهَا وَجَدَهَا مُنْخَرِقَةً فَتَجَاوَزَهَا فَأَصْلَحُوهَا بِخَشَبَةٍ وَأَمَّا الْغُلاَمُ فَطُبِعَ يَوْمَ طُبِعَ كَافِرًا وَكَانَ أَبَوَاهُ قَدْ عَطَفَا عَلَيْهِ فَلَوْ أَنَّهُ أَدْرَكَ أَرْهَقَهُمَا طُغْيَانًا وَكُفْرًا فَأَرَدْنَا أَنْ يُبَدِّلَهُمَا رَبُّهُمَا خَيْرًا مِنْهُ زَكَاةً وَأَقْرَبَ رُحْمًا . وَأَمَّا الْجِدَارُ فَكَانَ لِغُلاَمَيْنِ يَتِيمَيْنِ فِي الْمَدِينَةِ وَكَانَ تَحْتَهُ " . إِلَى آخِرِ الآيَةِ .
Rapporté par Ubayy b. Ka’b رضي الله عنه : Il nous a raconté avoir entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : Moussa faisait un sermon à son peuple et déclara : « Personne sur terre n’a une meilleure connaissance que moi, ou rien n’est meilleur que ce que j’ai. » Allah lui révéla : « Je connais quelqu’un de meilleur que toi en savoir, ou il y a quelqu’un sur terre qui a plus de savoir que toi. » Moussa dit : « Mon Seigneur, guide-moi vers lui. » On lui dit : « Prends un poisson salé comme provision de voyage. L’endroit où tu perdras ce poisson, c’est là que tu trouveras cet homme. » Il partit donc avec un jeune serviteur jusqu’à un endroit appelé Sakhra, mais il ne trouva rien. Il continua, laissant le jeune homme là. Le poisson se mit à bouger dans l’eau et l’eau forma une arche au-dessus du poisson. Le jeune homme se dit qu’il devait informer le Prophète d’Allah (paix sur lui), mais il oublia. Quand ils dépassèrent l’endroit, Moussa dit au jeune homme : « Apporte le petit-déjeuner. Nous sommes épuisés par ce voyage. » Mais Moussa ne s’était pas fatigué avant d’avoir dépassé l’endroit où il devait rencontrer Khadir, et le jeune homme s’en souvint et dit : « N’as-tu pas vu que lorsque nous sommes arrivés à Sakhra, j’ai oublié le poisson, et c’est Satan qui m’a fait oublier de te le rappeler ? C’est étrange qu’il ait trouvé un chemin dans la mer ! » Moussa dit : « C’est ce que nous cherchions. » Ils revinrent sur leurs pas, et le compagnon lui montra l’endroit où le poisson avait disparu. Moussa chercha alors Khadir et le vit soudainement allongé, couvert d’un tissu. Il le salua : « As-Salamu ‘Alaikum. » Khadir découvrit son visage et répondit : « Wa ‘Alaikum-us-Salam ! Qui es-tu ? » Il répondit : « Je suis Moussa. » Khadir demanda : « Quel Moussa ? » Il répondit : « Le Moussa des Bani Isra’il. » Khadir demanda : « Qu’est-ce qui t’amène ici ? » Il répondit : « Je suis venu pour que tu m’enseignes ce que tu as appris de juste. » Khadir répondit : « Tu devras patienter avec moi, et comment pourrais-tu patienter sur ce que tu ignores ? Tu ne pourras pas patienter quand tu me verras faire ce qu’Allah m’a ordonné. » Moussa répondit : « Si Allah le veut, tu me trouveras patient, et je ne te désobéirai pas. » Khadir dit : « Si tu me suis, ne me questionne sur rien jusqu’à ce que je t’en parle. » Ils continuèrent jusqu’à monter sur un bateau. Khadir y fit un trou. Moussa dit : « Tu as fait cela pour noyer les gens du bateau ! Tu as fait quelque chose de grave. » Khadir répondit : « Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas patienter avec moi ? » Moussa dit : « Ne me blâme pas pour ce que j’ai oublié et ne sois pas dur avec moi. » (Khadir lui donna une autre chance.) Ils continuèrent jusqu’à un endroit où des enfants jouaient. Il en saisit un au hasard et le tua. Moussa (paix sur lui) fut choqué et dit : « Tu as tué un innocent qui n’a tué personne ! Tu as fait une chose abominable. » Le Messager d’Allah ﷺ dit : « Qu’Allah ait miséricorde pour nous et pour Moussa. S’il avait été plus patient, il aurait vu des choses extraordinaires, mais la peur du reproche de son compagnon l’a poussé à dire : “Si je te questionne encore, ne m’accompagne plus.” S’il avait été patient, il aurait vu encore plus de merveilles. » (Le narrateur dit que chaque fois que le Prophète ﷺ mentionnait un Prophète, il disait : « Qu’Allah ait miséricorde pour nous et pour mon frère untel. ») Ils continuèrent jusqu’à arriver dans un village où les habitants étaient très avares. Ils allèrent dans les lieux de réunion et demandèrent l’hospitalité, mais on la leur refusa. Ils trouvèrent dans ce village un mur prêt à s’écrouler. Khadir le redressa. Moussa dit : « Si tu voulais, tu pourrais demander un salaire pour cela. » Khadir répondit : « C’est ici que nos chemins se séparent. Je vais maintenant t’expliquer la signification de tout cela, ce que tu n’as pas pu supporter. Quant au bateau, il appartenait à des pauvres qui travaillaient sur la rivière, et je voulais l’endommager car il y avait devant eux un roi qui prenait de force tous les bateaux en bon état. (Quand il vint pour le prendre, il le trouva endommagé et le laissa, puis il fut réparé.) Quant au garçon, il était par nature un mécréant, alors que ses parents l’aimaient beaucoup. S’il avait grandi, il les aurait entraînés dans le mal et la mécréance, alors nous avons voulu que leur Seigneur leur donne un enfant meilleur, plus pur et plus proche de la miséricorde. Quant au mur, il appartenait à deux orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor qui leur appartenait... jusqu’à la fin du verset
Sahih Mouslim : 52
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، وَمُحَمَّدُ بْنُ عَبَّادٍ، - وَتَقَارَبَا فِي اللَّفْظِ - قَالاَ حَدَّثَنَا حَاتِمٌ، - وَهُوَ ابْنُ إِسْمَاعِيلَ - عَنْ بُكَيْرِ بْنِ مِسْمَارٍ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ أَمَرَ مُعَاوِيَةُ بْنُ أَبِي سُفْيَانَ سَعْدًا فَقَالَ مَا مَنَعَكَ أَنْ تَسُبَّ أَبَا التُّرَابِ فَقَالَ أَمَّا مَا ذَكَرْتُ ثَلاَثًا قَالَهُنَّ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَنْ أَسُبَّهُ لأَنْ تَكُونَ لِي وَاحِدَةٌ مِنْهُنَّ أَحَبُّ إِلَىَّ مِنْ حُمْرِ النَّعَمِ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ لَهُ خَلَّفَهُ فِي بَعْضِ مَغَازِيهِ فَقَالَ لَهُ عَلِيٌّ يَا رَسُولَ اللَّهِ خَلَّفْتَنِي مَعَ النِّسَاءِ وَالصِّبْيَانِ فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَمَا تَرْضَى أَنْ تَكُونَ مِنِّي بِمَنْزِلَةِ هَارُونَ مِنْ مُوسَى إِلاَّ أَنَّهُ لاَ نُبُوَّةَ بَعْدِي " . وَسَمِعْتُهُ يَقُولُ يَوْمَ خَيْبَرَ " لأُعْطِيَنَّ الرَّايَةَ رَجُلاً يُحِبُّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَيُحِبُّهُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ " . قَالَ فَتَطَاوَلْنَا لَهَا فَقَالَ " ادْعُوا لِي عَلِيًّا " . فَأُتِيَ بِهِ أَرْمَدَ فَبَصَقَ فِي عَيْنِهِ وَدَفَعَ الرَّايَةَ إِلَيْهِ فَفَتَحَ اللَّهُ عَلَيْهِ وَلَمَّا نَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُ { فَقُلْ تَعَالَوْا نَدْعُ أَبْنَاءَنَا وَأَبْنَاءَكُمْ} دَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلِيًّا وَفَاطِمَةَ وَحَسَنًا وَحُسَيْنًا فَقَالَ " اللَّهُمَّ هَؤُلاَءِ أَهْلِي " .
Rapporté par Amir b. Sa'd b. Abi Waqqas, d'après son père : Muawiya b. Abi Sufyan nomma Sa'd gouverneur et lui dit : « Qu'est-ce qui t'empêche de réprimander Abu Turab (c'est-à-dire 'Ali) ? » Il répondit : « C'est à cause de trois choses dont je me souviens que le Messager d’Allah ﷺ a dites à son sujet, et à cause desquelles je ne le réprimanderai jamais. Même si je n'avais qu'une seule de ces trois choses, cela me serait plus cher que des chameaux rouges. J'ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire à propos de 'Ali, alors qu’il l’avait laissé derrière lui lors d’une de ses expéditions (celle de Tabuk). 'Ali lui avait dit : “Ô Messager d’Allah, tu me laisses avec les femmes et les enfants ?” Le Messager d’Allah ﷺ lui répondit : “N’es-tu pas satisfait d’être pour moi ce que Haroun était pour Moussa, à ceci près qu’il n’y aura pas de prophète après moi ?” Et je l’ai aussi entendu dire, le jour de Khaybar : “Je donnerai assurément ce drapeau à un homme qui aime Allah et Son Messager, et Allah et Son Messager l’aiment aussi.” Nous attendions tous avec impatience, puis il dit : “Appelez 'Ali.” On l’appela, mais il avait les yeux enflammés. Le Prophète ﷺ mit de la salive sur ses yeux, lui remit le drapeau et Allah lui accorda la victoire. (La troisième occasion est celle-ci) : lorsque ce verset fut révélé : “Appelons nos enfants et vos enfants.” Le Messager d’Allah ﷺ appela 'Ali, Fatima, Hasan et Husayn et dit : “Ô Allah, ce sont les miens.” »
Sahih Mouslim : 53
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، قَالَ قَرَأْتُ عَلَى مَالِكٍ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ يَمُوتُ لأَحَدٍ مِنَ الْمُسْلِمِينَ ثَلاَثَةٌ مِنَ الْوَلَدِ فَتَمَسَّهُ النَّارُ إِلاَّ تَحِلَّةَ الْقَسَمِ " .
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Tout musulman qui perd trois enfants et accepte la volonté d’Allah avec patience ne sera pas touché par le Feu, sauf pour accomplir la promesse. »
Sahih Mouslim : 54
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْخَطَّابِ، زِيَادُ بْنُ يَحْيَى الْحَسَّانِيُّ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ حُمَيْدٍ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَادَ رَجُلاً مِنَ الْمُسْلِمِينَ قَدْ خَفَتَ فَصَارَ مِثْلَ الْفَرْخِ فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَلْ كُنْتَ تَدْعُو بِشَىْءٍ أَوْ تَسْأَلُهُ إِيَّاهُ " . قَالَ نَعَمْ كُنْتُ أَقُولُ اللَّهُمَّ مَا كُنْتَ مُعَاقِبِي بِهِ فِي الآخِرَةِ فَعَجِّلْهُ لِي فِي الدُّنْيَا . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " سُبْحَانَ اللَّهِ لاَ تُطِيقُهُ - أَوْ لاَ تَسْتَطِيعُهُ - أَفَلاَ قُلْتَ اللَّهُمَّ آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ " . قَالَ فَدَعَا اللَّهَ لَهُ فَشَفَاهُ .
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a rendu visite à un musulman qui était devenu aussi faible qu’un poussin. Le Messager d’Allah ﷺ lui a dit : « As-tu fait une invocation ou demandé quelque chose à Allah à ce sujet ? » Il a répondu : « Oui, j’avais l’habitude de dire : ‘Fais-moi subir ici-bas la punition que Tu m’aurais réservée dans l’au-delà.’ » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Gloire à Allah ! Tu n’as ni la force ni la patience d’endurer Son châtiment. Pourquoi n’as-tu pas plutôt dit : ‘Ô Allah, accorde-nous le bien dans ce monde et le bien dans l’au-delà, et protège-nous du châtiment du Feu.’ » Le Prophète ﷺ fit alors cette invocation pour lui, et il fut guéri
Sahih Mouslim : 55
Sahih
حبان ب. حدثنا موسى. (قال): عبد الله ب. أخبرنا مبارك. (قال): يونس ب. أخبرنا يزيد العيلي. إسحاق ب. إبراهيم الحنظلي، محمد ب. رافع، وعبد بن. وروى حميد أيضاً. (استخدم ابن رافع "حدسناً" وقال الآخرون: أخبرنا عبد الرزاق. قال): أخبرنا معمر. السياق حديث معمر من رواية عبد وابن رافع. وقال يونس ومعمر عن الزهري. (قال الزهري): سعيد بن. المسيب، عروة ب. الزبير، علقمة ب. وقاص، وعبيد الله ب. عبد الله ب. عتبة ب. روى مسعود عن عائشة رضي الله عنها، زوجة النبي صلى الله عليه وسلم، أنه لما قال لها المفترون ما قالوه، وبرأها الله من تهمهم، جاءني جميع الرواة بجزء من حديثها. وكان بعضهم أحفظ حديثها من بعض، فكانت روايته أصح. فحفظت الحديث الذي روته لي عن كل واحد منهم. وتؤيد الأحاديث بعضها بعضًا. وبحسب ما قالته عائشة رضي الله عنها، زوجة النبي صلى الله عليه وسلم، قالت: كان رسول الله صلى الله عليه وسلم إذا أراد أن يخرج في غزوة، كان يقرع بين نسائه، فمن وقعت عليها القرعة خرج معها رسول الله صلى الله عليه وسلم. وقالت: لقد قرعت بيننا في غزوة كانت ستخوضها، فوقعت عليّ القرعة، فخرجت مع رسول الله صلى الله عليه وسلم. وكان ذلك بعد نزول آية الحجاب. كنتُ راكبةً على الجمل داخل هودجي، ونزلتُ منه عند وصولنا. ولما انتهى رسول الله صلى الله عليه وسلم من حملته وعاد، وكنا نقترب من المدينة، أعلن عن مسيرة ليلية. فلما أعلن المسيرة، نهضتُ على الفور وسرتُ، حتى أنني سبقتُ الجيش. ولما قضيتُ حاجتي، ذهبتُ إلى أغراضي. لمستُ صدري فرأيتُ أن قلادتي المصنوعة من حبات الزعفران قد انقطعت. فالتفتُّ على الفور وبحثتُ عنها. وقد منعني البحث عنها من المضيّ. أما المجموعة التي حمّلت سرجي فقد حمّلت هودجي وانصرفت. وحمّلته على الجمل الذي كنتُ راكبةً عليه. ظنّوا أنني بداخله أيضًا. قال: في ذلك الوقت، كانت النساء ذوات بشرة فاتحة. لم يكنّ قد سمنّ، ولم تكن أجسادهنّ مغطاة باللحم. كنّ يأكلن القليل من الطعام. حمّل الجمع الهودج على الجمل ورفعوها دون أن يسألوا عن وزنها. كنتُ فتاةً صغيرةً رقيقة. طار الجمل بعيدًا. وجدتُ قلادتي بعد رحيل الجيش. ثم وصلتُ إلى المكان الذي كانوا فيه، فلم أجد أحدًا يناديني أو يجيبني. عدتُ إلى مكاني، ظنًا مني أن الجماعة ستبحث عني وتعود. وبينما كنتُ جالسة، شعرتُ بالنعاس وغفوت. استراح صفوان بن معطل السلام لاحقًا خلف جيش زكوان. وفي نهاية الليل، انطلق في الطريق، وقضى الليلة حيث كنتُ، فرأى خيال شخص نائم. فأتى إليّ على الفور وعرفني؛ بل إنه رآني قبل أن يُفرض عليّ ارتداء الحجاب. ولما عرفني، استيقظتُ على استرجائه. وغطيتُ وجهي على الفور بحجابي. والله، لم ينطق بكلمة. لم أسمع منه شيئًا سوى استرجائه. ثم أنزل جمله، وداس على رجله الأمامية، فركبتُ الجمل. وقادني على جملي وانطلقنا. وأخيرًا، لحقنا بالجيش بعد أن خيّموا حين اشتدّ حرّ الظهيرة. حينها، كان ما قُدّر لي قد تمّ. تولّى عبد الله بن أبيّ بن سلول معظم هذه المهمة. بعد ذلك، وصلنا إلى المدينة المنورة. ولما وصلنا، كنت مريضًا لمدة شهر. كان الناس ينشرون كلام المُفترين. لم أشعر بشيء من ذلك. لكن خلال مرضي، أثار شكوكي عدم رؤيتي نفس اللطف من رسول الله صلى الله عليه وسلم الذي رأيته من قبل حين كنت مريضًا. كان رسول الله صلى الله عليه وسلم يدخل، يُسلّم، ثم يقول: [يقول شيئًا]. وهذا أيضًا أثار شكوكي. لكنني لم أشعر بأي ضغينة. أخيرًا، بعد أن شفيت، خرجت. وذهبت معي أم مسته إلى مناسي. كان هذا المكان مرحاضنا. كنا نخرج فقط في الليل. حدث هذا قبل أن نبني المراحيض قرب بيوتنا. كانت عادتنا في المراحيض عادة العرب الأوائل، وكنا نجد صعوبة في بنائها بجوار بيوتنا. مشينا أنا وأم مسته، وهي ابنة أبي رم بن مطلب بن عبدي مناف، وأمها ابنة سحر بن عامر، عمة أبي بكر الصديق. وابن أم مسته هو مسته بن أساسة بن عباد بن مطلفة. وبعد أن قضينا أنا وبنت أبي رم حاجتنا، توجهنا نحو بيتي. فدست أم مسته على نقابها وقالت: "لعنة مسته!" فقلت لها: "يا لكِ من امرأة عظيمة! أتلعنين رجلاً كان في بدر؟" فقالت: "يا امرأة، ألم تسمعي ما قاله؟" فسألتها: "ماذا قال؟" فأخبرتني بما قاله المفترون، فازداد مرضي سوءًا. عندما عدتُ إلى المنزل، دخل رسول الله صلى الله عليه وسلم وسلم عليّ، ثم سألني: "أتأذنين لي بالذهاب إلى والديّ؟" فقلت: "أردتُ في تلك اللحظة أن أفهم الخبر منهما جيدًا". فأذن لي رسول الله صلى الله عليه وسلم، فذهبتُ إلى والديّ وقلتُ لأمي: "يا أمي! ما يقول الناس؟" فقالت أمي: "يا ابنتي، اهدئي! والله، ما أقلّ امرأة جميلة متزوجة من رجل يحبها، وإن كان لها أزواج، إلا وتكلمت عليهم بسوء". فقلت: "سبحان الله! هل يقول الناس هذا حقًا؟" ثم بكيتُ تلك الليلة، وقضيتُها أبكي بلا انقطاع، ولم أنم. ثم قضيتُها أبكي مرة أخرى. ولما انقطع الوحي، دعا رسول الله صلى الله عليه وسلم علي بن أبي طالب وأسامة بن زيد ليستشيراه في أمر فراق أهله. قال أسامة بن زيد، مُظهِرًا معرفته ببراءة أهله ومحبته لهم، لرسول الله صلى الله عليه وسلم: «يا رسول الله، هؤلاء أهلك، لا نعلم إلا الخير». أما علي بن أبي طالب فقال: «لن يُصيبك الله بضيق، فهناك نساء كثيرات غيرها، ولو سألت الجارية لصدقتك». عندئذٍ دعا رسول الله صلى الله عليه وسلم بريرة وسأله: «بريرة، هل رأيت في عائشة ما يُثير الشك فيك؟» فقال له بريرة: «والله الذي بعثك بالحق، ما رأيت فيه ما أُعيبه، ولكنه شاب يافع، ينام على عجينه الذي يعجنه لأهله، وتأتي الغنم فتأكله». عندئذٍ، قام رسول الله صلى الله عليه وسلم وصعد المنبر، طالباً الاعتذار من عبد الله بن أبي بن سلول. قالت عائشة رضي الله عنها: "بينما كان رسول الله صلى الله عليه وسلم على المنبر، قال: يا أيها المسلمون! من يقبل اعتذاري من رجل ألحق بأهلي أشد الأذى؟ والله، ما أعلم بأهلي إلا خيراً، إنما دخل عليهم معي." فقام سعد بن معاذ الأنصاري وقال: "أنا أقبل اعتذارك منه يا رسول الله!" فإن كان من قبيلة الأوس، قطعنا عنقه. قال: "إن كان من إخواننا الخزرج، فأصدر الأمر وسنطيعه". ثم قام سعد بن عبادة، وكان شيخ الخزرج ورجلاً صالحاً، إلا أن حماسته أضلته. فقال لسعد بن معاذ: "لقد أخطأت! والله لا تستطيع قتله، ولا أنت قادر على قتله!". ثم قام أسيد بن حضير، وكان ابن عم سعد بن معاذ. فقال لسعد بن عبادة: "لقد أخطأت! والله لا بد أن نقتله. إنك منافق حقاً". «أنتم تقاتلون في سبيل المنافقين». فثارت القبيلتان (الأوس والخزرج)، بل وعزمتا على القتال. وكان رسول الله صلى الله عليه وسلم واقفًا على المنبر، يُهدئهما حتى سكتتا، فسكت هو أيضًا. قالت عائشة: «بكيتُ ذلك اليوم، ولم تتوقف دموعي، ولم أستطع النوم. ثم بكيتُ في الليلة التالية، ولم تتوقف دموعي، ولم أستطع النوم. ظنّ والداي أن بكائي سيُفطر قلبي. وبينما كانا جالسين بجانبي وأنا أبكي، استأذنت امرأة من الأنصار بالدخول، فأذنتُ لها. فجلست المرأة وبدأت تبكي. وبينما كنا على هذه الحال، دخل رسول الله صلى الله عليه وسلم وسلم علينا، ثم جلس. لم يكن قد جلس بجانبي منذ أن قيل ما قيل عني، فقد انتظر شهرًا ولم يُوحَ إليه شيء عني». لما جلس رسول الله صلى الله عليه وسلم، تشهد. ثم قال: يا عائشة، إن الأمر هو أنكِ قد أتيتني بتهم كذا وكذا. فإن كنتِ بريئة، برأكِ الله. وإن كنتِ قد ارتكبتِ ذنبًا، فاستغفري الله! توبي إليه! فإن العبد إذا اعترف بذنبه ثم تاب، قبل الله توبته. قالت عائشة: لما فرغ رسول الله صلى الله عليه وسلم من الكلام، انقطعت دموعي، ولم أشعر بقطرة واحدة. فقلت لأبي: أجب عني فيما قال رسول الله صلى الله عليه وسلم! فقال أبي: والله، ما أدري ما أقول لرسول الله صلى الله عليه وسلم. ثم قلت لأمي: «أجيبيني عما قاله رسول الله صلى الله عليه وسلم!» فقلت: «والله ما أدري ما أقول لرسول الله صلى الله عليه وسلم». فقلت، مع أنني كنت صغيرًا لا أعرف الكثير من القرآن: «والله أعلم أنكِ سمعتِ ما قيل، بل ترسخ في حصونكِ وآمنتِ به. ولو قلت لكِ إني بريء - والله يعلم براءتي - لما صدقتني. ولو اعترفت لكِ بشيء - والله يعلم براءتي - لأثبتِ لي. والله ما أجد لكِ مثلاً أضربه لكِ. ولكن كما قال أبو يوسف، فإن أمري من صبر جميل. والله هو الذي يُستعان به فيما قلت». فقال: «ثم انقلبتُ على فراشي». والله، علمتُ في تلك اللحظة أنني بريئة وأن الله سيبرئني. ولكن والله، لم يخطر ببالي أن ينزل الوحي (القرآن) في شأني. لم تكن حالتي النفسية وتوقعاتي توحي بأن الله (جل جلاله وعظمته) سينزل آية عني. بل كنتُ أتوقع أن يرى رسول الله (صلى الله عليه وسلم) رؤيا في منامه، وأن الله سيبرئني من خلالها. والله، لم يكن رسول الله (صلى الله عليه وسلم) قد غادر مجلسه، ولم يخرج أحد من أهل البيت حين أنزل الله (جل جلاله وعظمته) الوحي على نبيه (صلى الله عليه وسلم). فعادت إليه تلك الشدة التي غمرته لحظة الوحي. ومن ثقل الكلمات التي أُنزلت عليه، انهمرت حبات العرق من جبينه في ذلك اليوم البارد. ولما انقضى الوحي، ابتسم رسول الله (صلى الله عليه وسلم). وكانت أولى كلماته: "يا عائشة! قال لي الله: «لقد برأك». فقالت لي أمي: «قم واذهب إليه». فقلت: «والله لا أستطيع الذهاب إليه، ولا أستطيع أن أمدح أحدًا غير الله! فهو الذي أنزل براءتي». فأنزل الله تعالى عشر آيات، بدءًا من سورة النور، الآية 11. هذه الآيات أنزلها الله تعالى بشأن براءتي. فقال أبو بكر، الذي كان ينفق على مستة لقرابتهما وفقرهما: «والله، بعد ما قاله عن عائشة، لن أعطيه شيئًا بعد الآن!». فأنزل الله تعالى الآية: «ولا يحلف أهل البيت والمال على أن لا ينصروا أهل القربى...» حتى الآية الكريمة: «ألا تحبون أن يغفر الله لكم؟». قال ابن موسى: «عبد الله بن...» قال مبارك: "هذه أكثر الآيات رجاءً في كتاب الله". قال بكر: "والله، ليغفر لي الله"، ثم عاد يُطعم مسته كما كان يُطعمه سابقًا، قائلاً: "لن أتوقف عن إطعامه أبدًا". قال: "سأل رسول الله صلى الله عليه وسلم زوجته زينب بنت جحش عن أمري، فقال: هل كنتِ تعلمين أم ماذا رأيتِ؟ فأجابت: يا رسول الله، إني أحفظ أذني وعيني، والله ما أعلم إلا خيرًا". قال: "ومع ذلك، كانت هي التي تحدتني من زوجات النبي صلى الله عليه وسلم، فحفظها الله بالتقوى والصلاح. فبدأت أختها حنينة بنت جحش تُخاصمها، فماتت مع الذين هلكوا". قال: "هذا ما جاءنا من أمر هذه الأمة!". وفي الحديث، استخدم التعبير التالي: "أغضبه حماسه..."
Hibban b. Musa nous a raconté. (Il dit) : Abdullah b. Moubarak nous l'a informé. (Il dit) : Yunus b. Yazid al-Ayli nous l'a informé. Ishaq b. Ibrahim al-Hanzali, Muhammad b. Rafi' et Abd b. Humayd a également raconté. (Ibn Rafi' a utilisé l'expression "haddesena" ; les autres ont dit : Abd al-Razzaq nous a informés. Il a dit) : Ma'mar nous a informés. Le contexte est le hadith de Ma'mar issu du récit d'Abd et Ibn Rafi'. Yunus et Ma'mar ont tous deux dit depuis Zuhri. (Zuhri a dit) : Sa'id b. Musayyib, Urwa b. Zubayr, Alkama b. Waqqas et Ubaydullah b. Abdillah b. Utba b. Mas'ud a rapporté d'après Aïcha, l'épouse du Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui), que lorsque les calomniateurs l'ont calomniée et qu'Allah l'a innocentée de leurs accusations, tous les narrateurs lui ont rapporté une partie de son hadith. Certains l'avaient mieux mémorisé que d'autres, et sa transmission était plus fiable. J'ai mémorisé le hadith qu'elle m'a rapporté de chacun d'eux. Les hadiths se corroborent mutuellement. Selon son récit, Aïcha, l'épouse du Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui), a dit : « Lorsque le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) voulait partir en expédition, il tirait au sort parmi ses épouses. Celle sur qui le sort tombait, le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) partait en expédition avec elle. » Elle a dit : « Elle a tiré au sort parmi nous pour une bataille qu'elle allait entreprendre, et le sort est tombé sur moi. Je suis donc partie avec le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui). » Cela se produisit après la révélation du verset concernant le voile. J'étais montée sur le chameau, à l'intérieur de ma palanquin, et j'en descendis à destination. Finalement, lorsque le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) acheva sa campagne et revint, alors que nous approchions de Médine, il annonça une marche nocturne. À cette annonce, je me levai aussitôt et me mis en route, dépassant même l'armée. Après avoir fait mes besoins, je me dirigeai vers mes affaires. Je touchai ma poitrine et constatai que mon collier de perles de safran était cassé. Je fis immédiatement demi-tour et le cherchai. Cette recherche m'empêcha d'avancer. Le groupe qui avait chargé ma selle avait chargé ma palanquin et était parti. Ils la chargèrent sur le chameau que je montais, croyant que j'étais encore à l'intérieur. Il dit : « À cette époque, les femmes avaient la peau claire. Elles n'étaient pas encore corpulentes, leur corps n'était pas recouvert de chair. Elles ne mangeaient que très peu. » L'assemblée chargea les palanquins sur le chameau et les souleva sans se soucier du poids. J'étais une jeune fille fragile. Ils ont emmené le chameau. J'ai retrouvé mon collier après le départ de l'armée. Je suis ensuite arrivée à l'endroit où ils se trouvaient, mais personne ne m'appelait ni ne me répondait. Je suis retournée où j'étais, pensant que l'assemblée me chercherait et reviendrait. Assise là, j'ai eu sommeil et je me suis endormie. Safwan ibn Mu'attal al-Sulam s'est ensuite reposé derrière l'armée de Zakwan. À la fin de la nuit, il a repris la route, a passé la nuit là où j'étais et a aperçu l'ombre d'une personne endormie. Il est immédiatement venu vers moi et m'a reconnue ; en effet, il m'avait vue avant que l'obligation de porter le voile ne me soit imposée. Lorsqu'il m'a reconnue, je me suis réveillée à son istirja (prière de protection). Et j'ai aussitôt couvert mon visage avec mon voile. Par Allah, il ne m'a pas adressé la parole. Je n'ai rien entendu de lui, si ce n'est son istirja. Il a fait agenouiller son chameau ; il a posé le pied sur sa patte avant, et je suis montée dessus. Il me conduisit sur mon chameau et nous nous mîmes en route. Finalement, nous rejoignîmes l'armée après son installation au campement, alors que la chaleur de midi était devenue intense. À ce moment-là, ma mission était accomplie. Abdullah ibn Ubayy ibn Salul avait pris en charge la plus grande partie de cette tâche. Nous arrivâmes ensuite à Médine. À notre arrivée, je fus malade pendant un mois. Les gens répandaient les calomnies. Je n'en étais pas affecté. Mais durant ma maladie, le fait de ne pas voir de la part du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) la même bienveillance qu'auparavant, lorsque j'étais malade, me rendit méfiant. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) entrait seulement, saluait, puis disait quelque chose. Cela aussi me rendit méfiant. Mais je ne ressentais aucune malice. Finalement, une fois guéri, je sortis. Umm Mistah m'accompagna vers Manasi. Cet endroit nous servait de latrines. Nous ne sortions que la nuit. Cet incident s'est produit avant la construction de toilettes près de nos maisons. Notre coutume concernant les latrines était celle des premiers Arabes. Nous trouvions gênant d'en construire à proximité de nos habitations. Umm Mistah et moi marchions. Cette femme est la fille d'Abu Ruhm b. Muttalib b. Abdi Menaf. Sa mère est la fille de Sahr b. Amir, la tante d'Abu Bakr al-Siddiq. Le fils d'Umm Mistah est Mistah b. Usasa b. Abbad b. Muttalifa. Après avoir fait nos besoins, Bint Abu Ruhm et moi nous sommes dirigées vers ma maison. Soudain, Umm Mistah a marché sur son voile et s'est exclamée : « Maudit soit Mistah ! » Je lui ai répondu : « Quelle horreur ! Tu maudis un homme qui était à Badr ? » Elle a rétorqué : « Femme, n'as-tu pas entendu ce qu'il a dit ? » J'ai demandé : « Qu'a-t-il dit ? » Il m'a alors rapporté les propos des calomniateurs. Et mon état s'est considérablement aggravé. À mon retour à la maison, le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) entra et me salua. Puis il me demanda : « Me permets-tu d'aller voir mes parents ? » Je répondis : « À ce moment-là, je souhaitais comprendre pleinement la nouvelle qu'ils m'avaient annoncée. » Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) m'en donna la permission. Je me rendis donc chez mes parents et dis à ma mère : « Ô ma mère ! Que disent les gens ? » Ma mère me dit : « Ô ma fille, calme-toi ! Par Allah, rares sont les belles femmes mariées à un homme qui les aime, même si elles ont des associés, sans que personne ne dise du mal d'elles. » Je m'exclamai : « Gloire à Allah ! Est-ce que les gens ont vraiment dit cela ? » Je pleurai alors toute la nuit. Je passai la nuit à pleurer sans cesse, sans trouver le sommeil. Puis je passai une autre nuit à pleurer. Lorsque la révélation cessa, le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) appela Ali ibn Abi Talib et Usama ibn Zayd pour le consulter au sujet d'une éventuelle séparation d'avec sa famille. Oussama ibn Zayd, reconnaissant l'innocence de sa famille et témoignant de son affection pour elle, dit au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) : « Ô Messager d'Allah ! Ils sont ta famille. Nous ne connaissons que du bien. » Quant à Ali ibn Abi Talib, il dit : « Allah ne te causera pas de malheur ; il y a beaucoup d'autres femmes. Si tu interroges l'esclave, elle te dira la vérité. » Sur ce, le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) appela Barira et lui demanda : « Barira ! As-tu vu quoi que ce soit chez Aïcha qui puisse susciter des doutes ? » Barira lui répondit : « Je jure par Allah, qui t'a envoyé avec la vérité, je n'ai rien vu en lui que je puisse lui reprocher. Cependant, c'est un jeune homme, un tout jeune garçon. Il dort sur la pâte qu'il pétrit pour sa famille, et les moutons viennent la manger. » Suite à cela, le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) se leva et monta en chaire, demandant pardon à Abdullah ibn Ubayy ibn Salul. Aïcha rapporta : « Tandis que le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) était en chaire, il dit : « Ô communauté des musulmans ! Qui acceptera mes excuses de la part d'un homme qui a causé le plus grand tort à ma famille ? Par Allah, je ne connais que du bien de ma famille. Il est seulement entré en leur présence avec moi. » À ces mots, Sa'd ibn Mu'adh al-Ansari se leva et dit : « J'accepterai tes excuses de sa part, ô Messager d'Allah ! S'il est de la tribu des Aws, nous lui trancherons la gorge. » « S’il est de nos frères Khazraj, donnez-nous l’ordre et nous obéirons », dit-il. Sa’d ibn Ubadah se leva alors. Cet homme, chef de la tribu Khazraj et homme de bien, avait cependant été aveuglé par son zèle. Il dit à Sa’d ibn Mu’adh : « Tu te trompes ! Par Allah, tu ne peux ni ne peux le tuer ! » Usayd ibn Hudayr, cousin de Sa’d ibn Mu’adh, se leva à son tour. Il dit à Sa’d ibn Ubadah : « Tu te trompes ! Par Allah, nous le tuerons. Tu es un véritable hypocrite. » « Vous combattez pour les hypocrites ! » Et les deux tribus (les Aws et les Khazraj) se levèrent. Elles étaient même prêtes à se battre. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) se tenait sur la chaire. Il continua de les apaiser jusqu'à ce qu'elles se taisent. Lui aussi se tut. Aïcha raconta : « Ce jour-là, je pleurai. Mes larmes ne cessaient de couler et je ne trouvais pas le sommeil. Je pleurai de nouveau la nuit suivante. Mes larmes ne cessaient de couler et je ne trouvais pas le sommeil. Mes parents pensaient que mes pleurs me brisaient le cœur. Tandis qu'ils étaient assis près de moi et que je pleurais, une femme des Ansar demanda la permission d'entrer. Je la lui accordai. La femme s'assit et se mit à pleurer. Alors que nous étions dans cet état, le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) entra et nous salua. Puis il s'assit. Il ne s'était pas assis près de moi depuis que les rumeurs à mon sujet avaient été diffusées. Il avait attendu un mois et rien ne lui avait été révélé à mon sujet. » Lorsque le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) s'assit, il récita le tashahhud. Puis il dit : « Ô Aïcha, voici ce qui m'est arrivé de ta part : de telles accusations. Si tu es innocente, Allah t'acquittera. Si tu as commis un péché, implore le pardon d'Allah ! Repentis-toi auprès de Lui ! Car si un serviteur avoue un péché et se repent ensuite, Allah accepte son repentir. » Aïcha dit : « Lorsque le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) eut fini de parler, mes larmes cessèrent. Je ne sentis plus une seule larme. Je dis à mon père : « Réponds-moi à ce que le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) a dit ! » Mon père répondit : « Par Allah, je ne sais que dire au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui). » Alors, je dis à ma mère : « Réponds-moi à propos de ce qu'a dit le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) ! » Il répondit : « Par Allah, je ne sais que dire au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui). » Alors, bien que jeune et ne connaissant que peu le Coran, je dis : « Par Allah, je comprends bien que tu as entendu ce qui a été dit. Cela a même pris racine dans tes forteresses, et tu y as cru. Si je te disais que je suis innocent – et Allah sait que je suis innocent –, tu ne me croirais pas. Si je te confessais quelque chose – et Allah sait que je suis innocent –, tu me croirais. Par Allah, je ne trouve aucun exemple à te donner. Cependant, comme l'a dit le père de Joseph, ma situation exige une belle patience. C'est à Allah qu'il faut se tourner concernant ce que tu as dit. » Il dit : « Puis je me retournai et me couchai sur mon lit. » Et par Allah, je sus à cet instant que j'étais innocente et qu'Allah me disculperait. Mais par Allah, je ne pensais pas que la révélation (du Coran) me concernerait. Mon état d'esprit et mes attentes n'étaient pas tels qu'Allah (Glorifié et Exalté) enverrait un verset à mon sujet. J'espérais plutôt que le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) ferait un rêve et que, par ce rêve, Allah me disculperait. Par Allah, le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) n'avait pas quitté son assemblée ; personne de la maisonnée n'était sorti lorsque Allah (Glorifié et Exalté) révéla le Coran à Son Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui). L'intensité qui l'avait submergé au moment de la révélation revint. Sous le poids des paroles révélées, des perles de sueur perlèrent sur son front en cette journée froide. Lorsque l'état de révélation prit fin, le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) sourit. Ses premiers mots furent : « Ô Aïcha ! » « Allah t’a innocenté. » Sur ce, ma mère me dit : « Lève-toi et va le voir. » Je répondis : « Par Allah, je ne peux pas aller le voir. Je ne peux louer personne d’autre qu’Allah ! C’est Lui qui a révélé mon innocence. » Alors Allah (Glorifié et Exalté soit-Il) révéla dix versets, à partir de la sourate An-Nur, verset 11. Ces versets furent révélés par Allah (Glorifié et Exalté soit-Il) concernant mon innocence. Abou Bakr, qui subvenait aux besoins de Mistah en raison de leurs liens de parenté et de leur pauvreté, dit : « Par Allah, après ce qu’il a dit à propos d’Aïcha, je ne lui donnerai plus jamais rien ! » Sur ce, Allah (Glorifié et Exalté soit-Il) révéla le verset : « Que ceux qui sont de haut rang et riches ne jurent pas qu’ils n’aideront pas leurs proches… » jusqu’au noble verset : « Ne souhaitez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? » Ibn Musa dit : « Abdullah b. Mubarak dit : « C'est le verset le plus porteur d'espoir du Livre d'Allah. » Bakr dit : « Par Allah, que Dieu me pardonne ! » et il reprit de nourrir Mistah comme il le faisait auparavant, disant : « Je ne cesserai jamais de le faire. » Il dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) interrogea son épouse, Zaynab bint Jahsh, à mon sujet, lui demandant : « Sais-tu ce que tu as vu ? » Elle répondit : « Ô Messager d'Allah ! Je protège mes oreilles et mes yeux. Par Allah, je ne connais que le bien. » Il dit : « Pourtant, elle fut celle, parmi les épouses du Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui), qui me défia. Allah la protégea par sa piété et sa droiture. » Sa sœur, Hanina bint Jahsh, se mit à la contester, et elle périt parmi les victimes. » Il dit : « Voilà ce que nous avons appris de cette affaire ! » Et dans le hadith, il a utilisé l'expression : « Son zèle l'a mis en colère... »
Sahih Mouslim : 56
Sahih
حَدَّثَنَا حَبَّانُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ، أَخْبَرَنَا يُونُسُ بْنُ يَزِيدَ، الأَيْلِيُّ ح وَحَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الْحَنْظَلِيُّ، وَمُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، وَعَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، قَالَ ابْنُ رَافِعٍ حَدَّثَنَا وَقَالَ الآخَرَانِ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، وَالسِّيَاقُ، حَدِيثُ مَعْمَرٍ مِنْ رِوَايَةِ عَبْدٍ وَابْنِ رَافِعٍ قَالَ يُونُسُ وَمَعْمَرٌ جَمِيعًا عَنِ الزُّهْرِيِّ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ وَعُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ وَعَلْقَمَةُ بْنِ وَقَّاصٍ وَعُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ عَنْ حَدِيثِ عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حِينَ قَالَ لَهَا أَهْلُ الإِفْكِ مَا قَالُوا فَبَرَّأَهَا اللَّهُ مِمَّا قَالُوا وَكُلُّهُمْ حَدَّثَنِي طَائِفَةً مِنْ حَدِيثِهَا وَبَعْضُهُمْ كَانَ أَوْعَى لِحَدِيثِهَا مِنْ بَعْضٍ وَأَثْبَتَ اقْتِصَاصًا وَقَدْ وَعَيْتُ عَنْ كُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمُ الْحَدِيثَ الَّذِي حَدَّثَنِي وَبَعْضُ حَدِيثِهِمْ يُصَدِّقُ بَعْضًا ذَكَرُوا أَنَّ عَائِشَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا أَرَادَ أَنْ يَخْرُجَ سَفَرًا أَقْرَعَ بَيْنَ نِسَائِهِ فَأَيَّتُهُنَّ خَرَجَ سَهْمُهَا خَرَجَ بِهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَعَهُ - قَالَتْ عَائِشَةُ - فَأَقْرَعَ بَيْنَنَا فِي غَزْوَةٍ غَزَاهَا فَخَرَجَ فِيهَا سَهْمِي فَخَرَجْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَذَلِكَ بَعْدَ مَا أُنْزِلَ الْحِجَابُ فَأَنَا أُحْمَلُ فِي هَوْدَجِي وَأُنْزَلُ فِيهِ مَسِيرَنَا حَتَّى إِذَا فَرَغَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ غَزْوِهِ وَقَفَلَ وَدَنَوْنَا مِنَ الْمَدِينَةِ آذَنَ لَيْلَةً بِالرَّحِيلِ فَقُمْتُ حِينَ آذَنُوا بِالرَّحِيلِ فَمَشَيْتُ حَتَّى جَاوَزْتُ الْجَيْشَ فَلَمَّا قَضَيْتُ مِنْ شَأْنِي أَقْبَلْتُ إِلَى الرَّحْلِ فَلَمَسْتُ صَدْرِي فَإِذَا عِقْدِي مِنْ جَزْعِ ظَفَارِ قَدِ انْقَطَعَ فَرَجَعْتُ فَالْتَمَسْتُ عِقْدِي فَحَبَسَنِي ابْتِغَاؤُهُ وَأَقْبَلَ الرَّهْطُ الَّذِينَ كَانُوا يَرْحَلُونَ لِي فَحَمَلُوا هَوْدَجِي فَرَحَلُوهُ عَلَى بَعِيرِيَ الَّذِي كُنْتُ أَرْكَبُ وَهُمْ يَحْسَبُونَ أَنِّي فِيهِ - قَالَتْ - وَكَانَتِ النِّسَاءُ إِذْ ذَاكَ خِفَافًا لَمْ يُهَبَّلْنَ وَلَمْ يَغْشَهُنَّ اللَّحْمُ إِنَّمَا يَأْكُلْنَ الْعُلْقَةَ مِنَ الطَّعَامِ فَلَمْ يَسْتَنْكِرِ الْقَوْمُ ثِقَلَ الْهَوْدَجِ حِينَ رَحَلُوهُ وَرَفَعُوهُ وَكُنْتُ جَارِيَةً حَدِيثَةَ السِّنِّ فَبَعَثُوا الْجَمَلَ وَسَارُوا وَوَجَدْتُ عِقْدِي بَعْدَ مَا اسْتَمَرَّ الْجَيْشُ فَجِئْتُ مَنَازِلَهُمْ وَلَيْسَ بِهَا دَاعٍ وَلاَ مُجِيبٌ فَتَيَمَّمْتُ مَنْزِلِي الَّذِي كُنْتُ فِيهِ وَظَنَنْتُ أَنَّ الْقَوْمَ سَيَفْقِدُونِي فَيَرْجِعُونَ إِلَىَّ فَبَيْنَا أَنَا جَالِسَةٌ فِي مَنْزِلِي غَلَبَتْنِي عَيْنِي فَنِمْتُ وَكَانَ صَفْوَانُ بْنُ الْمُعَطَّلِ السُّلَمِيُّ ثُمَّ الذَّكْوَانِيُّ قَدْ عَرَّسَ مِنْ وَرَاءِ الْجَيْشِ فَادَّلَجَ فَأَصْبَحَ عِنْدَ مَنْزِلِي فَرَأَى سَوَادَ إِنْسَانٍ نَائِمٍ فَأَتَانِي فَعَرَفَنِي حِينَ رَآنِي وَقَدْ كَانَ يَرَانِي قَبْلَ أَنْ يُضْرَبَ الْحِجَابُ عَلَىَّ فَاسْتَيْقَظْتُ بِاسْتِرْجَاعِهِ حِينَ عَرَفَنِي فَخَمَّرْتُ وَجْهِي بِجِلْبَابِي وَوَاللَّهِ مَا يُكَلِّمُنِي كَلِمَةً وَلاَ سَمِعْتُ مِنْهُ كَلِمَةً غَيْرَ اسْتِرْجَاعِهِ حَتَّى أَنَاخَ رَاحِلَتَهُ فَوَطِئَ عَلَى يَدِهَا فَرَكِبْتُهَا فَانْطَلَقَ يَقُودُ بِي الرَّاحِلَةَ حَتَّى أَتَيْنَا الْجَيْشَ بَعْدَ مَا نَزَلُوا مُوغِرِينَ فِي نَحْرِ الظَّهِيرَةِ فَهَلَكَ مَنْ هَلَكَ فِي شَأْنِي وَكَانَ الَّذِي تَوَلَّى كِبْرَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ فَقَدِمْنَا الْمَدِينَةَ فَاشْتَكَيْتُ حِينَ قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ شَهْرًا وَالنَّاسُ يُفِيضُونَ فِي قَوْلِ أَهْلِ الإِفْكِ وَلاَ أَشْعُرُ بِشَىْءٍ مِنْ ذَلِكَ وَهُوَ يَرِيبُنِي فِي وَجَعِي أَنِّي لاَ أَعْرِفُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اللُّطْفَ الَّذِي كُنْتُ أَرَى مِنْهُ حِينَ أَشْتَكِي إِنَّمَا يَدْخُلُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَيُسَلِّمُ ثُمَّ يَقُولُ " كَيْفَ تِيكُمْ " . فَذَاكَ يَرِيبُنِي وَلاَ أَشْعُرُ بِالشَّرِّ حَتَّى خَرَجْتُ بَعْدَ مَا نَقِهْتُ وَخَرَجَتْ مَعِي أُمُّ مِسْطَحٍ قِبَلَ الْمَنَاصِعِ وَهُوَ مُتَبَرَّزُنَا وَلاَ نَخْرُجُ إِلاَّ لَيْلاً إِلَى لَيْلٍ وَذَلِكَ قَبْلَ أَنَّ نَتَّخِذَ الْكُنُفَ قَرِيبًا مِنْ بُيُوتِنَا وَأَمْرُنَا أَمْرُ الْعَرَبِ الأُوَلِ فِي التَّنَزُّهِ وَكُنَّا نَتَأَذَّى بِالْكُنُفِ أَنْ نَتَّخِذَهَا عِنْدَ بُيُوتِنَا فَانْطَلَقْتُ أَنَا وَأُمُّ مِسْطَحٍ وَهِيَ بِنْتُ أَبِي رُهْمِ بْنِ الْمُطَّلِبِ بْنِ عَبْدِ مَنَافٍ وَأُمُّهَا ابْنَةُ صَخْرِ بْنِ عَامِرٍ خَالَةُ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ وَابْنُهَا مِسْطَحُ بْنُ أُثَاثَةَ بْنِ عَبَّادِ بْنِ الْمُطَّلِبِ فَأَقْبَلْتُ أَنَا وَبِنْتُ أَبِي رُهْمٍ قِبَلَ بَيْتِي حِينَ فَرَغْنَا مِنْ شَأْنِنَا فَعَثَرَتْ أُمُّ مِسْطَحٍ فِي مِرْطِهَا فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ . فَقُلْتُ لَهَا بِئْسَ مَا قُلْتِ أَتَسُبِّينَ رَجُلاً قَدْ شَهِدَ بَدْرًا . قَالَتْ أَىْ هَنْتَاهُ أَوَلَمْ تَسْمَعِي مَا قَالَ قُلْتُ وَمَاذَا قَالَ قَالَتْ فَأَخْبَرَتْنِي بِقَوْلِ أَهْلِ الإِفْكِ فَازْدَدْتُ مَرَضًا إِلَى مَرَضِي فَلَمَّا رَجَعْتُ إِلَى بَيْتِي فَدَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَلَّمَ ثُمَّ قَالَ " كَيْفَ تِيكُمْ " . قُلْتُ أَتَأْذَنُ لِي أَنْ آتِيَ أَبَوَىَّ قَالَتْ وَأَنَا حِينَئِذٍ أُرِيدُ أَنْ أَتَيَقَّنَ الْخَبَرَ مِنْ قِبَلِهِمَا . فَأَذِنَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجِئْتُ أَبَوَىَّ فَقُلْتُ لأُمِّي يَا أُمَّتَاهْ مَا يَتَحَدَّثُ النَّاسُ فَقَالَتْ يَا بُنَيَّةُ هَوِّنِي عَلَيْكِ فَوَاللَّهِ لَقَلَّمَا كَانَتِ امْرَأَةٌ قَطُّ وَضِيئَةٌ عِنْدَ رَجُلٍ يُحِبُّهَا وَلَهَا ضَرَائِرُ إِلاَّ كَثَّرْنَ عَلَيْهَا - قَالَتْ - قُلْتُ سُبْحَانَ اللَّهِ وَقَدْ تَحَدَّثَ النَّاسُ بِهَذَا قَالَتْ فَبَكَيْتُ تِلْكَ اللَّيْلَةَ حَتَّى أَصْبَحْتُ لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ ثُمَّ أَصَبَحْتُ أَبْكِي وَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ وَأُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ حِينَ اسْتَلْبَثَ الْوَحْىُ يَسْتَشِيرُهُمَا فِي فِرَاقِ أَهْلِهِ - قَالَتْ - فَأَمَّا أُسَامَةُ بْنُ زَيْدٍ فَأَشَارَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالَّذِي يَعْلَمُ مِنْ بَرَاءَةِ أَهْلِهِ وَبِالَّذِي يَعْلَمُ فِي نَفْسِهِ لَهُمْ مِنَ الْوُدِّ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هُمْ أَهْلُكَ وَلاَ نَعْلَمُ إِلاَّ خَيْرًا . وَأَمَّا عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ فَقَالَ لَمْ يُضَيِّقِ اللَّهُ عَلَيْكَ وَالنِّسَاءُ سِوَاهَا كَثِيرٌ وَإِنْ تَسْأَلِ الْجَارِيَةَ تَصْدُقْكَ - قَالَتْ - فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَرِيرَةَ فَقَالَ " أَىْ بَرِيرَةُ هَلْ رَأَيْتِ مِنْ شَىْءٍ يَرِيبُكِ مِنْ عَائِشَةَ " . قَالَتْ لَهُ بَرِيرَةُ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ إِنْ رَأَيْتُ عَلَيْهَا أَمْرًا قَطُّ أَغْمِصُهُ عَلَيْهَا أَكْثَرَ مِنْ أَنَّهَا جَارِيَةٌ حَدِيثَةُ السِّنِّ تَنَامُ عَنْ عَجِينِ أَهْلِهَا فَتَأْتِي الدَّاجِنُ فَتَأْكُلُهُ - قَالَتْ - فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى الْمِنْبَرِ فَاسْتَعْذَرَ مِنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَىٍّ ابْنِ سَلُولَ - قَالَتْ - فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ عَلَى الْمِنْبَرِ " يَا مَعْشَرَ الْمُسْلِمِينَ مَنْ يَعْذِرُنِي مِنْ رَجُلٍ قَدْ بَلَغَ أَذَاهُ فِي أَهْلِ بَيْتِي فَوَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَى أَهْلِي إِلاَّ خَيْرًا وَلَقَدْ ذَكَرُوا رَجُلاً مَا عَلِمْتُ عَلَيْهِ إِلاَّ خَيْرًا وَمَا كَانَ يَدْخُلُ عَلَى أَهْلِي إِلاَّ مَعِي " . فَقَامَ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ الأَنْصَارِيُّ فَقَالَ أَنَا أَعْذِرُكَ مِنْهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنْ كَانَ مِنَ الأَوْسِ ضَرَبْنَا عُنُقَهُ وَإِنْ كَانَ مِنْ إِخْوَانِنَا الْخَزْرَجِ أَمَرْتَنَا فَفَعَلْنَا أَمْرَكَ - قَالَتْ - فَقَامَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ وَهُوَ سَيِّدُ الْخَزْرَجِ وَكَانَ رَجُلاً صَالِحًا وَلَكِنِ اجْتَهَلَتْهُ الْحَمِيَّةُ فَقَالَ لِسَعْدِ بْنِ مُعَاذٍ كَذَبْتَ لَعَمْرُ اللَّهِ لاَ تَقْتُلُهُ وَلاَ تَقْدِرُ عَلَى قَتْلِهِ . فَقَامَ أُسَيْدُ بْنُ حُضَيْرٍ وَهُوَ ابْنُ عَمِّ سَعْدِ بْنِ مُعَاذٍ فَقَالَ لِسَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ كَذَبْتَ لَعَمْرُ اللَّهِ لَنَقْتُلَنَّهُ فَإِنَّكَ مُنَافِقٌ تُجَادِلُ عَنِ الْمُنَافِقِينَ فَثَارَ الْحَيَّانِ الأَوْسُ وَالْخَزْرَجُ حَتَّى هَمُّوا أَنْ يَقْتَتِلُوا وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَائِمٌ عَلَى الْمِنْبَرِ فَلَمْ يَزَلْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُخَفِّضُهُمْ حَتَّى سَكَتُوا وَسَكَتَ - قَالَتْ - وَبَكَيْتُ يَوْمِي ذَلِكَ لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ ثُمَّ بَكَيْتُ لَيْلَتِي الْمُقْبِلَةَ لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ وَأَبَوَاىَ يَظُنَّانِ أَنَّ الْبُكَاءَ فَالِقٌ كَبِدِي فَبَيْنَمَا هُمَا جَالِسَانِ عِنْدِي وَأَنَا أَبْكِي اسْتَأْذَنَتْ عَلَىَّ امْرَأَةٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَأَذِنْتُ لَهَا فَجَلَسَتْ تَبْكِي - قَالَتْ - فَبَيْنَا نَحْنُ عَلَى ذَلِكَ دَخَلَ عَلَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَلَّمَ ثُمَّ جَلَسَ - قَالَتْ - وَلَمْ يَجْلِسْ عِنْدِي مُنْذُ قِيلَ لِي مَا قِيلَ وَقَدْ لَبِثَ شَهْرًا لاَ يُوحَى إِلَيْهِ فِي شَأْنِي بِشَىْءٍ - قَالَتْ - فَتَشَهَّدَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ جَلَسَ ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ يَا عَائِشَةُ فَإِنَّهُ قَدْ بَلَغَنِي عَنْكِ كَذَا وَكَذَا فَإِنْ كُنْتِ بَرِيئَةً فَسَيُبَرِّئُكِ اللَّهُ وَإِنْ كُنْتِ أَلْمَمْتِ بِذَنْبٍ فَاسْتَغْفِرِي اللَّهَ وَتُوبِي إِلَيْهِ فَإِنَّ الْعَبْدَ إِذَا اعْتَرَفَ بِذَنْبٍ ثُمَّ تَابَ تَابَ اللَّهُ عَلَيْهِ " . قَالَتْ فَلَمَّا قَضَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَقَالَتَهُ قَلَصَ دَمْعِي حَتَّى مَا أُحِسُّ مِنْهُ قَطْرَةً فَقُلْتُ لأَبِي أَجِبْ عَنِّي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيمَا قَالَ . فَقَالَ وَاللَّهِ مَا أَدْرِي مَا أَقُولُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ لأُمِيِّ أَجِيبِي عَنِّي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ وَاللَّهِ مَا أَدْرِي مَا أَقُولُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ وَأَنَا جَارِيَةٌ حَدِيثَةُ السِّنِّ لاَ أَقْرَأُ كَثِيرًا مِنَ الْقُرْآنِ إِنِّي وَاللَّهِ لَقَدْ عَرَفْتُ أَنَّكُمْ قَدْ سَمِعْتُمْ بِهَذَا حَتَّى اسْتَقَرَّ فِي نُفُوسِكُمْ وَصَدَّقْتُمْ بِهِ فَإِنْ قُلْتُ لَكُمْ إِنِّي بَرِيئَةٌ وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي بَرِيئَةٌ لاَ تُصَدِّقُونِي بِذَلِكَ وَلَئِنِ اعْتَرَفْتُ لَكُمْ بِأَمْرٍ وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي بَرِيئَةٌ لَتُصَدِّقُونَنِي وَإِنِّي وَاللَّهِ مَا أَجِدُ لِي وَلَكُمْ مَثَلاً إِلاَّ كَمَا قَالَ أَبُو يُوسُفَ فَصَبْرٌ جَمِيلٌ وَاللَّهُ الْمُسْتَعَانُ عَلَى مَا تَصِفُونَ . قَالَتْ ثُمَّ تَحَوَّلْتُ فَاضْطَجَعْتُ عَلَى فِرَاشِي - قَالَتْ - وَأَنَا وَاللَّهِ حِينَئِذٍ أَعْلَمُ أَنِّي بَرِيئَةٌ وَأَنَّ اللَّهَ مُبَرِّئِي بِبَرَاءَتِي وَلَكِنْ وَاللَّهِ مَا كُنْتُ أَظُنُّ أَنْ يُنْزَلَ فِي شَأْنِي وَحْىٌ يُتْلَى وَلَشَأْنِي كَانَ أَحْقَرَ فِي نَفْسِي مِنْ أَنْ يَتَكَلَّمَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ فِيَّ بِأَمْرٍ يُتْلَى وَلَكِنِّي كُنْتُ أَرْجُو أَنْ يَرَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي النَّوْمِ رُؤْيَا يُبَرِّئُنِي اللَّهُ بِهَا قَالَتْ فَوَاللَّهِ مَا رَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَجْلِسَهُ وَلاَ خَرَجَ مِنْ أَهْلِ الْبَيْتِ أَحَدٌ حَتَّى أَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ عَلَى نَبِيِّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخَذَهُ مَا كَانَ يَأْخُذُهُ مِنَ الْبُرَحَاءِ عِنْدَ الْوَحْىِ حَتَّى إِنَّهُ لَيَتَحَدَّرُ مِنْهُ مِثْلُ الْجُمَانِ مِنَ الْعَرَقِ فِي الْيَوْمِ الشَّاتِ مِنْ ثِقَلِ الْقَوْلِ الَّذِي أُنْزِلَ عَلَيْهِ - قَالَتْ - فَلَمَّا سُرِّيَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ يَضْحَكُ فَكَانَ أَوَّلَ كَلِمَةٍ تَكَلَّمَ بِهَا أَنْ قَالَ " أَبْشِرِي يَا عَائِشَةُ أَمَّا اللَّهُ فَقَدْ بَرَّأَكِ " . فَقَالَتْ لِي أُمِّي قُومِي إِلَيْهِ فَقُلْتُ وَاللَّهِ لاَ أَقُومُ إِلَيْهِ وَلاَ أَحْمَدُ إِلاَّ اللَّهَ هُوَ الَّذِي أَنْزَلَ بَرَاءَتِي - قَالَتْ - فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ { إِنَّ الَّذِينَ جَاءُوا بِالإِفْكِ عُصْبَةٌ مِنْكُمْ} عَشْرَ آيَاتٍ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ هَؤُلاَءِ الآيَاتِ بَرَاءَتِي - قَالَتْ - فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ وَكَانَ يُنْفِقُ عَلَى مِسْطَحٍ لِقَرَابَتِهِ مِنْهُ وَفَقْرِهِ وَاللَّهِ لاَ أُنْفِقُ عَلَيْهِ شَيْئًا أَبَدًا بَعْدَ الَّذِي قَالَ لِعَائِشَةَ . فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ { وَلاَ يَأْتَلِ أُولُو الْفَضْلِ مِنْكُمْ وَالسَّعَةِ أَنْ يُؤْتُوا أُولِي الْقُرْبَى} إِلَى قَوْلِهِ { أَلاَ تُحِبُّونَ أَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لَكُمْ} قَالَ حِبَّانُ بْنُ مُوسَى قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ هَذِهِ أَرْجَى آيَةٍ فِي كِتَابِ اللَّهِ . فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ وَاللَّهِ إِنِّي لأُحِبُّ أَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لِي . فَرَجَعَ إِلَى مِسْطَحٍ النَّفَقَةَ الَّتِي كَانَ يُنْفِقُ عَلَيْهِ وَقَالَ لاَ أَنْزِعُهَا مِنْهُ أَبَدًا . قَالَتْ عَائِشَةُ وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَأَلَ زَيْنَبَ بِنْتَ جَحْشٍ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عَنْ أَمْرِي " مَا عَلِمْتِ أَوْ مَا رَأَيْتِ " . فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَحْمِي سَمْعِي وَبَصَرِي وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ إِلاَّ خَيْرًا . قَالَتْ عَائِشَةُ وَهِيَ الَّتِي كَانَتْ تُسَامِينِي مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَعَصَمَهَا اللَّهُ بِالْوَرَعِ وَطَفِقَتْ أُخْتُهَا حَمْنَةُ بِنْتُ جَحْشٍ تُحَارِبُ لَهَا فَهَلَكَتْ فِيمَنْ هَلَكَ . قَالَ الزُّهْرِيُّ فَهَذَا مَا انْتَهَى إِلَيْنَا مِنْ أَمْرِ هَؤُلاَءِ الرَّهْطِ . وَقَالَ فِي حَدِيثِ يُونُسَ احْتَمَلَتْهُ الْحَمِيَّةُ .
Rapporté par Sa'id b. Musayyib, 'Urwa b. Zubair, 'Alqama b. Waqqas et 'Ubaidullah b. Abdullah b. 'Utba b. Mas'ud : Tous ont rapporté l’histoire de la fausse accusation portée contre 'Aïsha رضي الله عنها, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ. Les calomniateurs ont dit ce qu’ils avaient à dire, mais Allah l’a innocentée. Chacun a rapporté une partie du hadith, certains plus que d’autres, et j’ai essayé de retenir tout ce qu’ils m’ont raconté, certains confirmant les propos des autres. (En résumé :) 'Aïsha رضي الله عنها a dit : Chaque fois que le Messager d’Allah ﷺ voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait celle sur qui le sort tombait. Un jour, il tira au sort pour une expédition et ce fut moi qui fus choisie. C’était après la révélation du verset sur le voile. On me transportait dans une litière et on me déposait à chaque halte. Au retour, alors que nous approchions de Médine, le Prophète ﷺ ordonna de repartir une nuit. Je me levai pour satisfaire un besoin à l’écart du camp. En revenant, je remarquai que mon collier s’était cassé. Je retournai le chercher, ce qui me retarda. Ceux qui s’occupaient de ma litière pensèrent que j’étais dedans, car les femmes étaient légères et jeunes à l’époque, et ils ne remarquèrent pas mon absence. Ils firent avancer le chameau et partirent. Je retrouvai mon collier après le départ de l’armée. Je revins à l’endroit du camp, pensant qu’on reviendrait me chercher. Je m’assis et m’endormis. Safwan b. Mu'attal, qui avait pris du retard, me trouva endormie, me reconnut et dit : « Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un. » Je me couvris la tête. Par Allah, il ne m’adressa pas un mot, sauf cette invocation. Il fit agenouiller son chameau, j’y montai et il me conduisit jusqu’à l’armée. Ceux qui doutaient de moi, dont le plus connu était 'Abdullah b. Ubayy, le grand hypocrite, en profitèrent pour calomnier. À Médine, je tombai malade un mois, sans rien savoir de tout cela, sauf que le Prophète ﷺ était moins affectueux. Je pleurais beaucoup. Un jour, Umm Mistah, une parente, me parla de la rumeur. Je demandai à aller chez mes parents pour vérifier. Ma mère me consola, disant que les coépouses parlaient souvent des femmes aimées de leur mari. Je pleurai toute la nuit. Comme la révélation tardait, le Prophète ﷺ consulta 'Ali et Usama. Usama défendit mon innocence. 'Ali dit : « Il n’y a pas de gêne pour toi, il y a d’autres femmes. Demande à Barira, la servante. » Barira témoigna que je n’avais rien fait de mal, sauf m’endormir en pétrissant la pâte, que la brebis mangeait. Le Prophète ﷺ monta en chaire et demanda : « Qui me soutiendra contre cet homme qui m’a blessé au sujet de ma famille ? » Sa’d b. Mu’adh se leva pour défendre l’honneur du Prophète ﷺ. Les tribus Aus et Khazraj faillirent se disputer, mais le Prophète ﷺ calma la situation. Je continuai à pleurer. Une femme des Ansar vint me voir et pleura avec moi. Le Prophète ﷺ vint, s’assit, récita la shahada, puis dit : « Voici ce qu’on dit sur toi. Si tu es innocente, Allah te défendra. Si tu as commis une faute, demande pardon à Allah. » Mes larmes cessèrent. Je demandai à mon père puis à ma mère de répondre pour moi, mais ils ne surent que dire. Je dis alors : « Si je dis que je suis innocente, vous ne me croirez pas ; si j’avoue, alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Je n’ai d’autre choix que de dire comme le père de Youssouf : “La belle patience. C’est Allah qu’il faut implorer contre ce que vous dites.” » Je me couchai. Par Allah, je savais que j’étais innocente, mais je ne pensais pas qu’Allah révélerait un verset à mon sujet. Je croyais qu’Il inspirerait le Prophète ﷺ en rêve. Mais Allah fit descendre la révélation alors que le Prophète ﷺ était encore assis. Il transpira abondamment. Quand ce fut fini, il sourit et dit : « 'Aïsha, réjouis-toi, Allah t’a innocentée. » Ma mère me dit de me lever remercier le Prophète ﷺ, mais je répondis : « Par Allah, je ne remercierai que Lui. » Allah révéla : « En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie sont un groupe parmi vous… » et dix versets à propos de mon innocence. Abu Bakr, qui soutenait Mistah, jura de ne plus rien lui donner, mais Allah révéla : « Que ceux qui ont des moyens ne jurent pas de ne plus aider leurs proches… Ne souhaitez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? » Abu Bakr dit : « Oui, je veux qu’Allah me pardonne », et il continua à aider Mistah. Le Prophète ﷺ interrogea Zaynab bint Jahsh à mon sujet, et elle répondit : « Je ne dis que ce que j’ai vu ou entendu. Je ne connais que du bien d’elle. » Même si elle était ma rivale, Allah l’a préservée de la calomnie à cause de sa piété. Sa sœur Hamna, cependant, s’est opposée à elle et a été perdue avec les autres
Sahih Mouslim : 57
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، وَأَبُو أُسَامَةَ عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ السُّلَمِيِّ، عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ أَحَدَ أَصْبَرُ عَلَى أَذًى يَسْمَعُهُ مِنَ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ إِنَّهُ يُشْرَكُ بِهِ وَيُجْعَلُ لَهُ الْوَلَدُ ثُمَّ هُوَ يُعَافِيهِمْ وَيَرْزُقُهُمْ " . حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، وَأَبُو سَعِيدٍ الأَشَجُّ قَالاَ حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ السُّلَمِيِّ، عَنْ أَبِي مُوسَى، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم . بِمِثْلِهِ إِلاَّ قَوْلَهُ " وَيُجْعَلُ لَهُ الْوَلَدُ " . فَإِنَّهُ لَمْ يَذْكُرْهُ .
D'après Abou Moussa, le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Nul n'est plus patient qu'Allah, le Très-Haut, le Glorieux, face aux choses les plus pénibles. On Lui associe la polythéisme et la paternité, mais malgré cela, Il les protège et leur pourvoit. » Ce hadith a été transmis d'après Abou Moussa, avec une légère variante.
Sahih Mouslim : 58
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، وَأَبُو أُسَامَةَ عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ السُّلَمِيِّ، عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ أَحَدَ أَصْبَرُ عَلَى أَذًى يَسْمَعُهُ مِنَ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ إِنَّهُ يُشْرَكُ بِهِ وَيُجْعَلُ لَهُ الْوَلَدُ ثُمَّ هُوَ يُعَافِيهِمْ وَيَرْزُقُهُمْ " . حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، وَأَبُو سَعِيدٍ الأَشَجُّ قَالاَ حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ السُّلَمِيِّ، عَنْ أَبِي مُوسَى، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم . بِمِثْلِهِ إِلاَّ قَوْلَهُ " وَيُجْعَلُ لَهُ الْوَلَدُ " . فَإِنَّهُ لَمْ يَذْكُرْهُ .
D'après Abou Moussa, le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Nul n'est plus patient qu'Allah, le Très-Haut, le Glorieux, face aux choses les plus pénibles. On Lui associe la polythéisme et la paternité, mais malgré cela, Il les protège et leur pourvoit. » Ce hadith a été transmis d'après Abou Moussa, avec une légère variante.
Sahih Mouslim : 59
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ شُعَيْبِ بْنِ اللَّيْثِ، حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي اللَّيْثُ، بْنُ سَعْدٍ حَدَّثَنِي مُوسَى بْنُ عُلَىٍّ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ قَالَ الْمُسْتَوْرِدُ الْقُرَشِيُّ عِنْدَ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " تَقُومُ السَّاعَةُ وَالرُّومُ أَكْثَرُ النَّاسِ " . فَقَالَ لَهُ عَمْرٌو أَبْصِرْ مَا تَقُولُ . قَالَ أَقُولُ مَا سَمِعْتُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ لَئِنْ قُلْتَ ذَلِكَ إِنَّ فِيهِمْ لَخِصَالاً أَرْبَعًا إِنَّهُمْ لأَحْلَمُ النَّاسِ عِنْدَ فِتْنَةٍ وَأَسْرَعُهُمْ إِفَاقَةً بَعْدَ مُصِيبَةٍ وَأَوْشَكُهُمْ كَرَّةً بَعْدَ فَرَّةٍ وَخَيْرُهُمْ لِمِسْكِينٍ وَيَتِيمٍ وَضَعِيفٍ وَخَامِسَةٌ حَسَنَةٌ جَمِيلَةٌ وَأَمْنَعُهُمْ مِنْ ظُلْمِ الْمُلُوكِ .
Rapporté par Mustawrid al-Qurashi رضي الله عنه : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « L’Heure Dernière viendra (quand) les Romains seront majoritaires parmi les gens. » ‘Amr lui a dit : « Fais attention à ce que tu dis ! » Il a répondu : « Je dis ce que j’ai entendu du Messager d’Allah ﷺ. » ‘Amr a alors dit : « Si tu dis cela, c’est vrai, car ils ont quatre qualités : ils savent faire preuve de patience dans l’épreuve, ils retrouvent vite leur sang-froid après une difficulté, ils attaquent de nouveau après avoir fui, ils sont bons envers les pauvres, les orphelins et les faibles, et, cinquièmement, ils résistent à l’oppression des rois. »
Sunan Abu Dawud : 60
Abu
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَزِيدَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، أَنَّ نَاسًا، مِنَ الأَنْصَارِ سَأَلُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَعْطَاهُمْ ثُمَّ سَأَلُوهُ فَأَعْطَاهُمْ حَتَّى إِذَا نَفِدَ مَا عِنْدَهُ قَالَ
" مَا يَكُونُ عِنْدِي مِنْ خَيْرٍ فَلَنْ أَدَّخِرَهُ عَنْكُمْ وَمَنْ يَسْتَعْفِفْ يُعِفَّهُ اللَّهُ وَمَنْ يَسْتَغْنِ يُغْنِهِ اللَّهُ وَمَنْ يَتَصَبَّرْ يُصَبِّرْهُ اللَّهُ وَمَا أَعْطَى اللَّهُ أَحَدًا مِنْ عَطَاءٍ أَوْسَعَ مِنَ الصَّبْرِ " .
Abu Sa'id al-Khudri رضي الله عنه a dit : Certains Ansar ont demandé l’aumône au Messager d’Allah ﷺ et il leur a donné. Ils lui ont ensuite redemandé et il leur a encore donné, jusqu’à ce qu’il n’ait plus rien. Il a alors dit : « Je ne garderai jamais rien pour moi en vous le refusant, mais Allah donnera la force à celui qui veut s’abstenir, satisfera celui qui veut se contenter, et donnera la patience à celui qui veut endurer. Personne n’a reçu de don plus grand que la patience. »