Hadiths sur le thème « Repentir »
231 hadiths authentiques trouvés
Sahih Al-Boukhari : 41
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهَا أَخْبَرَتْهُ أَنَّهَا اشْتَرَتْ نُمْرُقَةً فِيهَا تَصَاوِيرُ، فَلَمَّا رَآهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَامَ عَلَى الْبَابِ فَلَمْ يَدْخُلْ، فَعَرَفَتْ فِي وَجْهِهِ الْكَرَاهِيَةَ قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَتُوبُ إِلَى اللَّهِ وَإِلَى رَسُولِهِ، مَاذَا أَذْنَبْتُ قَالَ " مَا بَالُ هَذِهِ النُّمْرُقَةِ ". فَقَالَتِ اشْتَرَيْتُهَا لِتَقْعُدَ عَلَيْهَا وَتَوَسَّدَهَا. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ أَصْحَابَ هَذِهِ الصُّوَرِ يُعَذَّبُونَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، وَيُقَالُ لَهُمْ أَحْيُوا مَا خَلَقْتُمْ ـ وَقَالَ ـ إِنَّ الْبَيْتَ الَّذِي فِيهِ الصُّوَرُ لاَ تَدْخُلُهُ الْمَلاَئِكَةُ ".
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : J’ai acheté un coussin avec des images dessus. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) l’a vu, il s’est arrêté à la porte et n’est pas entré. J’ai vu sur son visage qu’il n’aimait pas cela ! J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je me repens devant Allah et Son Messager ! Qu’ai-je fait de mal ? » Il a dit : « Et ce coussin ? » J’ai répondu : « Je l’ai acheté pour que tu t’assoies ou t’allonges dessus. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ceux qui font ces images seront punis sévèrement le Jour de la Résurrection, et il leur sera dit : “Donnez vie à ce que vous avez créé.” » Il a ajouté : « Les anges n’entrent pas dans une maison où il y a des images. »
Sahih Al-Boukhari : 42
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي عَوْفُ بْنُ مَالِكِ بْنِ الطُّفَيْلِ ـ هُوَ ابْنُ الْحَارِثِ وَهْوَ ابْنُ أَخِي عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لأُمِّهَا ـ أَنَّ عَائِشَةَ حُدِّثَتْ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ قَالَ فِي بَيْعٍ أَوْ عَطَاءٍ أَعْطَتْهُ عَائِشَةُ وَاللَّهِ لَتَنْتَهِيَنَّ عَائِشَةُ، أَوْ لأَحْجُرَنَّ عَلَيْهَا. فَقَالَتْ أَهُوَ قَالَ هَذَا قَالُوا نَعَمْ. قَالَتْ هُوَ لِلَّهِ عَلَىَّ نَذْرٌ، أَنْ لاَ أُكَلِّمَ ابْنَ الزُّبَيْرِ أَبَدًا. فَاسْتَشْفَعَ ابْنُ الزُّبَيْرِ إِلَيْهَا، حِينَ طَالَتِ الْهِجْرَةُ فَقَالَتْ لاَ وَاللَّهِ لاَ أُشَفِّعُ فِيهِ أَبَدًا، وَلاَ أَتَحَنَّثُ إِلَى نَذْرِي. فَلَمَّا طَالَ ذَلِكَ عَلَى ابْنِ الزُّبَيْرِ كَلَّمَ الْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ وَعَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ الأَسْوَدِ بْنِ عَبْدِ يَغُوثَ، وَهُمَا مِنْ بَنِي زُهْرَةَ، وَقَالَ لَهُمَا أَنْشُدُكُمَا بِاللَّهِ لَمَّا أَدْخَلْتُمَانِي عَلَى عَائِشَةَ، فَإِنَّهَا لاَ يَحِلُّ لَهَا أَنْ تَنْذُرَ قَطِيعَتِي. فَأَقْبَلَ بِهِ الْمِسْوَرُ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ مُشْتَمِلَيْنِ بِأَرْدِيَتِهِمَا حَتَّى اسْتَأْذَنَا عَلَى عَائِشَةَ فَقَالاَ السَّلاَمُ عَلَيْكِ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ، أَنَدْخُلُ قَالَتْ عَائِشَةُ ادْخُلُوا. قَالُوا كُلُّنَا قَالَتْ نَعَمِ ادْخُلُوا كُلُّكُمْ. وَلاَ تَعْلَمُ أَنَّ مَعَهُمَا ابْنَ الزُّبَيْرِ، فَلَمَّا دَخَلُوا دَخَلَ ابْنُ الزُّبَيْرِ الْحِجَابَ، فَاعْتَنَقَ عَائِشَةَ وَطَفِقَ يُنَاشِدُهَا وَيَبْكِي، وَطَفِقَ الْمِسْوَرُ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ يُنَاشِدَانِهَا إِلاَّ مَا كَلَّمَتْهُ وَقَبِلَتْ مِنْهُ، وَيَقُولاَنِ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَمَّا قَدْ عَلِمْتِ مِنَ الْهِجْرَةِ، فَإِنَّهُ لاَ يَحِلُّ لِمُسْلِمٍ أَنْ يَهْجُرَ أَخَاهُ فَوْقَ ثَلاَثِ لَيَالٍ. فَلَمَّا أَكْثَرُوا عَلَى عَائِشَةَ مِنَ التَّذْكِرَةِ وَالتَّحْرِيجِ طَفِقَتْ تُذَكِّرُهُمَا نَذْرَهَا وَتَبْكِي وَتَقُولُ إِنِّي نَذَرْتُ، وَالنَّذْرُ شَدِيدٌ. فَلَمْ يَزَالاَ بِهَا حَتَّى كَلَّمَتِ ابْنَ الزُّبَيْرِ، وَأَعْتَقَتْ فِي نَذْرِهَا ذَلِكَ أَرْبَعِينَ رَقَبَةً. وَكَانَتْ تَذْكُرُ نَذْرَهَا بَعْدَ ذَلِكَ فَتَبْكِي، حَتَّى تَبُلَّ دُمُوعُهَا خِمَارَهَا.
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : On m'a dit qu'`Abdullah bin Az-Zubair, en apprenant que je donnais ou offrais quelque chose, a dit : « Par Allah, si `Aisha ne cesse pas cela, je la déclarerai incapable de gérer ses biens. » J'ai demandé : « A-t-il vraiment dit cela ? » Les gens ont répondu : « Oui. » Alors j'ai juré par Allah de ne plus jamais parler à Ibn Az-Zubair. Quand cette situation a duré longtemps, `Abdullah bin Az-Zubair a cherché à se réconcilier avec moi, mais j'ai dit : « Par Allah, je n'accepterai l'intercession de personne pour lui et je ne romprai pas mon vœu. » Comme cela devenait difficile pour Ibn Az-Zubair, il a demandé à Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth, qui étaient de la tribu de Bani Zahra : « Je vous en supplie, par Allah, laissez-moi entrer chez `Aisha, car il n'est pas permis qu'elle fasse le vœu de couper les liens avec moi. » Alors Al-Miswar et `Abdur-Rahman, enroulés dans leurs manteaux, ont demandé la permission d'entrer chez `Aisha en disant : « Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur toi ! Pouvons-nous entrer ? » `Aisha a répondu : « Entrez. » Ils ont demandé : « Tous ensemble ? » Elle a dit : « Oui, entrez tous. » Sans savoir qu'Ibn Az-Zubair était avec eux. Quand ils sont entrés, Ibn Az-Zubair est allé vers `Aisha, l'a prise par la main et a commencé à lui demander pardon en pleurant. Al-Miswar et `Abdur-Rahman lui ont aussi demandé de lui parler et d'accepter son repentir. Ils lui ont dit : « Le Prophète (ﷺ) a interdit ce que tu sais, c'est-à-dire de couper les liens avec tes frères musulmans, car il n'est pas permis à un musulman de ne pas parler à son frère plus de trois jours. » Comme ils insistaient et lui rappelaient l'importance de garder de bonnes relations et de pardonner, elle s'est mise à leur rappeler aussi et à pleurer, en disant : « J'ai fait un vœu, et c'est une chose difficile. » Ils ont continué à la supplier jusqu'à ce qu'elle parle à `Abdullah bin Az-Zubair et qu'elle affranchisse quarante esclaves en expiation de son vœu. Plus tard, chaque fois qu'elle se souvenait de ce vœu, elle pleurait tellement que son voile était mouillé de larmes
Sahih Al-Boukhari : 43
Sahih
روت عائشة رضي الله عنها (زوجة النبي صلى الله عليه وسلم): رُوي لها أن عبد الله بن الزبير رضي الله عنه، لما علم أنها تبيع أو تُهدي شيئًا، قال: والله، إن لم تكف عائشة عن ذلك، لأعلنتها عاجزة عن تدبير شؤونها. فسألت: حقًا قال ذلك؟ قالوا: نعم. فقالت عائشة رضي الله عنها: والله، ما أكلم ابن الزبير رضي الله عنه أبدًا. فلما طال هذا القطيعة، استشفع لها عبد الله بن الزبير رضي الله عنه، فقالت: والله، ما أقبل شفاعة أحد له، وما أرتكب إثمًا بنقض نذري. لما اشتدّت وطأة الموقف على ابن الزبير، استأذن من المسور بن مخرمة وعبد الرحمن بن الأسود بن أبي يغوث، وهما من بني الزهراء، قائلاً: "أرجوكم بالله أن تسمحوا لي بالدخول على عائشة، فليس لها أن تنذرني بالقطيعة". فدخل المسور وعبد الرحمن، وهما يرتديان عباءاتهما، مستأذنين، قائلين: "السلام عليكم ورحمة الله وبركاته! هل ندخل؟" فأجابت عائشة: "ادخلوا". فسألاها: "كلكم؟" فقالت: "نعم، ادخلوا جميعاً"، ولما لم تكن تعلم أن ابن الزبير معهما. فلما دخلا، دخل ابن الزبير الغرفة المنفصلة، وأخذ بيدها، وبدأ يبكي طالباً منها المغفرة. طلب منها المسور وعبد الرحمن أن تكلمه وتقبل توبته، وقالا لها: "لقد نهى النبي صلى الله عليه وسلم عما تعلمينه من قطع صلة الرحم، لأنه لا يجوز للمسلم أن يقاطع أخاه أكثر من ثلاث ليالٍ". ولما ألحّا عليها بتذكيرها بأهمية الحفاظ على صلة الرحم الطيبة والعفو عن زلات الآخرين، ووضعاها في موقف صعب، بدأت تذكرهما هي الأخرى، وبكت قائلة: "لقد نذرت نذرًا، والنذر صعب". واستمرّا في إلحاحهما حتى كلمت عبد الله بن الزبير، فأعتقت أربعين رقبة كفارة لنذرها. وبعد ذلك، كلما تذكرت نذرها، بكت بكاءً شديدًا حتى ابتل نقابها.
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : On lui rapporta qu'`Abdullah bin Az-Zubair, en apprenant qu'elle vendait ou offrait quelque chose en cadeau, avait dit : « Par Allah, si `Aisha ne cesse pas cela, je la déclarerai incapable de gérer ses biens. » J'ai demandé : « Est-ce qu'il (`Abdullah bin Az-Zubair) a vraiment dit cela ? » Les gens ont répondu : « Oui. » `Aisha dit alors : « Je jure par Allah que je ne parlerai plus jamais à Ibn Az-Zubair. » Quand cette rupture dura longtemps, `Abdullah bin Az-Zubair chercha à ce qu'on intercède en sa faveur auprès d'elle, mais elle répondit : « Par Allah, je n'accepterai l'intercession de personne pour lui, et je ne commettrai pas de péché en rompant mon vœu. » Comme la situation devenait difficile pour Ibn Az-Zubair, il demanda à Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth, qui étaient de la tribu de Bani Zahra : « Je vous supplie, par Allah, de me permettre d'entrer chez `Aisha, car il n'est pas permis qu'elle fasse le vœu de couper les liens avec moi. » Alors Al-Miswar et `Abdur-Rahman, enroulés dans leurs manteaux, demandèrent la permission d'entrer en disant : « Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur toi ! Pouvons-nous entrer ? » `Aisha répondit : « Entrez. » Ils demandèrent : « Tous ensemble ? » Elle dit : « Oui, entrez tous, » sans savoir qu'Ibn Az-Zubair était avec eux. Quand ils entrèrent, Ibn Az-Zubair entra dans la pièce séparée, la prit par la main et commença à lui demander pardon en pleurant. Al-Miswar et `Abdur-Rahman lui demandèrent aussi de lui parler et d'accepter son repentir. Ils lui dirent : « Le Prophète (ﷺ) a interdit ce que tu sais concernant le fait de couper les liens (ne pas parler à ses frères musulmans), car il n'est pas permis à un musulman de ne pas parler à son frère plus de trois nuits (jours). » Comme ils insistaient en lui rappelant l'importance de garder de bonnes relations familiales et de pardonner les fautes des autres, et qu'ils la mirent dans une situation difficile, elle commença à leur rappeler aussi et pleura, disant : « J'ai fait un vœu, et (la question du) vœu est difficile. » Ils (Al-Miswar et `Abdur-Rahman) continuèrent à insister jusqu'à ce qu'elle parle à `Abdullah bin Az-Zubair, puis elle affranchit quarante esclaves en expiation de son vœu. Plus tard, chaque fois qu'elle se rappelait son vœu, elle pleurait tellement que son voile était trempé de larmes
Sahih Al-Boukhari : 44
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي عَوْفُ بْنُ مَالِكِ بْنِ الطُّفَيْلِ ـ هُوَ ابْنُ الْحَارِثِ وَهْوَ ابْنُ أَخِي عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لأُمِّهَا ـ أَنَّ عَائِشَةَ حُدِّثَتْ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ قَالَ فِي بَيْعٍ أَوْ عَطَاءٍ أَعْطَتْهُ عَائِشَةُ وَاللَّهِ لَتَنْتَهِيَنَّ عَائِشَةُ، أَوْ لأَحْجُرَنَّ عَلَيْهَا. فَقَالَتْ أَهُوَ قَالَ هَذَا قَالُوا نَعَمْ. قَالَتْ هُوَ لِلَّهِ عَلَىَّ نَذْرٌ، أَنْ لاَ أُكَلِّمَ ابْنَ الزُّبَيْرِ أَبَدًا. فَاسْتَشْفَعَ ابْنُ الزُّبَيْرِ إِلَيْهَا، حِينَ طَالَتِ الْهِجْرَةُ فَقَالَتْ لاَ وَاللَّهِ لاَ أُشَفِّعُ فِيهِ أَبَدًا، وَلاَ أَتَحَنَّثُ إِلَى نَذْرِي. فَلَمَّا طَالَ ذَلِكَ عَلَى ابْنِ الزُّبَيْرِ كَلَّمَ الْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ وَعَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ الأَسْوَدِ بْنِ عَبْدِ يَغُوثَ، وَهُمَا مِنْ بَنِي زُهْرَةَ، وَقَالَ لَهُمَا أَنْشُدُكُمَا بِاللَّهِ لَمَّا أَدْخَلْتُمَانِي عَلَى عَائِشَةَ، فَإِنَّهَا لاَ يَحِلُّ لَهَا أَنْ تَنْذُرَ قَطِيعَتِي. فَأَقْبَلَ بِهِ الْمِسْوَرُ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ مُشْتَمِلَيْنِ بِأَرْدِيَتِهِمَا حَتَّى اسْتَأْذَنَا عَلَى عَائِشَةَ فَقَالاَ السَّلاَمُ عَلَيْكِ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ، أَنَدْخُلُ قَالَتْ عَائِشَةُ ادْخُلُوا. قَالُوا كُلُّنَا قَالَتْ نَعَمِ ادْخُلُوا كُلُّكُمْ. وَلاَ تَعْلَمُ أَنَّ مَعَهُمَا ابْنَ الزُّبَيْرِ، فَلَمَّا دَخَلُوا دَخَلَ ابْنُ الزُّبَيْرِ الْحِجَابَ، فَاعْتَنَقَ عَائِشَةَ وَطَفِقَ يُنَاشِدُهَا وَيَبْكِي، وَطَفِقَ الْمِسْوَرُ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ يُنَاشِدَانِهَا إِلاَّ مَا كَلَّمَتْهُ وَقَبِلَتْ مِنْهُ، وَيَقُولاَنِ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَمَّا قَدْ عَلِمْتِ مِنَ الْهِجْرَةِ، فَإِنَّهُ لاَ يَحِلُّ لِمُسْلِمٍ أَنْ يَهْجُرَ أَخَاهُ فَوْقَ ثَلاَثِ لَيَالٍ. فَلَمَّا أَكْثَرُوا عَلَى عَائِشَةَ مِنَ التَّذْكِرَةِ وَالتَّحْرِيجِ طَفِقَتْ تُذَكِّرُهُمَا نَذْرَهَا وَتَبْكِي وَتَقُولُ إِنِّي نَذَرْتُ، وَالنَّذْرُ شَدِيدٌ. فَلَمْ يَزَالاَ بِهَا حَتَّى كَلَّمَتِ ابْنَ الزُّبَيْرِ، وَأَعْتَقَتْ فِي نَذْرِهَا ذَلِكَ أَرْبَعِينَ رَقَبَةً. وَكَانَتْ تَذْكُرُ نَذْرَهَا بَعْدَ ذَلِكَ فَتَبْكِي، حَتَّى تَبُلَّ دُمُوعُهَا خِمَارَهَا.
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : On lui rapporta qu'`Abdullah bin Az-Zubair, en apprenant qu'elle vendait ou offrait quelque chose en cadeau, avait dit : « Par Allah, si `Aisha ne cesse pas cela, je la déclarerai incapable de gérer ses biens. » J'ai demandé : « Est-ce qu'il (`Abdullah bin Az-Zubair) a vraiment dit cela ? » Les gens ont répondu : « Oui. » `Aisha dit alors : « Je jure par Allah que je ne parlerai plus jamais à Ibn Az-Zubair. » Quand cette rupture dura longtemps, `Abdullah bin Az-Zubair chercha à ce qu'on intercède en sa faveur auprès d'elle, mais elle répondit : « Par Allah, je n'accepterai l'intercession de personne pour lui, et je ne commettrai pas de péché en rompant mon vœu. » Comme la situation devenait difficile pour Ibn Az-Zubair, il demanda à Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth, qui étaient de la tribu de Bani Zahra : « Je vous supplie, par Allah, de me permettre d'entrer chez `Aisha, car il n'est pas permis qu'elle fasse le vœu de couper les liens avec moi. » Alors Al-Miswar et `Abdur-Rahman, enroulés dans leurs manteaux, demandèrent la permission d'entrer en disant : « Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur toi ! Pouvons-nous entrer ? » `Aisha répondit : « Entrez. » Ils demandèrent : « Tous ensemble ? » Elle dit : « Oui, entrez tous, » sans savoir qu'Ibn Az-Zubair était avec eux. Quand ils entrèrent, Ibn Az-Zubair entra dans la pièce séparée, la prit par la main et commença à lui demander pardon en pleurant. Al-Miswar et `Abdur-Rahman lui demandèrent aussi de lui parler et d'accepter son repentir. Ils lui dirent : « Le Prophète (ﷺ) a interdit ce que tu sais concernant le fait de couper les liens (ne pas parler à ses frères musulmans), car il n'est pas permis à un musulman de ne pas parler à son frère plus de trois nuits (jours). » Comme ils insistaient en lui rappelant l'importance de garder de bonnes relations familiales et de pardonner les fautes des autres, et qu'ils la mirent dans une situation difficile, elle commença à leur rappeler aussi et pleura, disant : « J'ai fait un vœu, et (la question du) vœu est difficile. » Ils (Al-Miswar et `Abdur-Rahman) continuèrent à insister jusqu'à ce qu'elle parle à `Abdullah bin Az-Zubair, puis elle affranchit quarante esclaves en expiation de son vœu. Plus tard, chaque fois qu'elle se rappelait son vœu, elle pleurait tellement que son voile était trempé de larmes
Sahih Al-Boukhari : 45
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ الْمُفَضَّلِ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّهُ أَقْبَلَ هُوَ وَأَبُو طَلْحَةَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَمَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم صَفِيَّةُ، مُرْدِفَهَا عَلَى رَاحِلَتِهِ، فَلَمَّا كَانُوا بِبَعْضِ الطَّرِيقِ عَثَرَتِ النَّاقَةُ، فَصُرِعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَالْمَرْأَةُ، وَأَنَّ أَبَا طَلْحَةَ ـ قَالَ أَحْسِبُ ـ اقْتَحَمَ عَنْ بَعِيرِهِ، فَأَتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ جَعَلَنِي اللَّهُ فِدَاكَ، هَلْ أَصَابَكَ مِنْ شَىْءٍ. قَالَ " لاَ وَلَكِنْ عَلَيْكَ بِالْمَرْأَةِ ". فَأَلْقَى أَبُو طَلْحَةَ ثَوْبَهُ عَلَى وَجْهِهِ فَقَصَدَ قَصْدَهَا، فَأَلْقَى ثَوْبَهُ عَلَيْهَا فَقَامَتِ الْمَرْأَةُ، فَشَدَّ لَهُمَا عَلَى رَاحِلَتِهِمَا فَرَكِبَا، فَسَارُوا حَتَّى إِذَا كَانُوا بِظَهْرِ الْمَدِينَةِ ـ أَوْ قَالَ أَشْرَفُوا عَلَى الْمَدِينَةِ ـ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " آيِبُونَ تَائِبُونَ، عَابِدُونَ لِرَبِّنَا حَامِدُونَ ". فَلَمْ يَزَلْ يَقُولُهَا حَتَّى دَخَلَ الْمَدِينَةَ.
Rapporté par Anas bin Malik : Lui et Abu Talha accompagnaient le Prophète (ﷺ) en direction de Médine, tandis que Safiya (l'épouse du Prophète) était assise derrière lui sur sa chamelle. Après avoir parcouru une partie du chemin, la patte de la chamelle a glissé et le Prophète (ﷺ) et sa femme (Safiya) sont tombés. Abu Talha est descendu rapidement de sa monture et s'est précipité vers le Prophète en disant : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Que je sois sacrifié pour toi ! T'es-tu fait mal ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Non, mais occupe-toi de la femme (ma femme). » Abu Talha a couvert son visage avec son vêtement et s'est dirigé vers elle, puis il a jeté son vêtement sur elle. Ensuite, la femme s'est relevée et Abu Talha a préparé leur chamelle (en resserrant la selle, etc.), puis le Prophète (ﷺ) et Safiya sont remontés dessus. Ils ont repris la route et, lorsqu'ils se sont approchés de Médine ou qu'ils l'ont aperçue, le Prophète (ﷺ) a dit : « Ayibun, taibun, `abidun, liRabbina hamidun » (Nous revenons à Médine en nous repentant, en adorant notre Seigneur et en Le louant). Le Prophète (ﷺ) a continué à répéter ces paroles jusqu'à ce qu'il entre dans la ville de Médine
Sahih Al-Boukhari : 46
Abdullah bin Ka'b (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ابْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ كَعْبٍ، قَالَ سَمِعْتُ كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ، يُحَدِّثُ حِينَ تَخَلَّفَ عَنْ تَبُوكَ، وَنَهَى، رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ كَلاَمِنَا، وَآتِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأُسَلِّمُ عَلَيْهِ، فَأَقُولُ فِي نَفْسِي هَلْ حَرَّكَ شَفَتَيْهِ بِرَدِّ السَّلاَمِ أَمْ لاَ حَتَّى كَمَلَتْ خَمْسُونَ لَيْلَةً، وَآذَنَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِتَوْبَةِ اللَّهِ عَلَيْنَا حِينَ صَلَّى الْفَجْرَ.
Rapporté par `Abdullah bin Ka`b : J’ai entendu Ka`b bin Malik raconter (lorsqu’il n’a pas participé à la bataille de Tabuk) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit à tous les musulmans de nous parler. J’allais voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je le saluais, puis je me demandais s’il bougeait les lèvres pour me répondre ou non, et cela a duré cinquante nuits. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a annoncé aux gens qu’Allah nous avait pardonnés (qu’Il avait accepté notre repentir), au moment où il venait d’accomplir la prière du Fajr (à l’aube)
Sahih Al-Boukhari : 47
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، قَالَ قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" وَاللَّهِ إِنِّي لأَسْتَغْفِرُ اللَّهَ وَأَتُوبُ إِلَيْهِ فِي الْيَوْمِ أَكْثَرَ مِنْ سَبْعِينَ مَرَّةً ".
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Par Allah ! Je demande pardon à Allah et je me repens auprès de Lui plus de soixante-dix fois par jour. »
Sahih Al-Boukhari : 48
al-Harith bin Suwaid (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا أَبُو شِهَابٍ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ عُمَارَةَ بْنِ عُمَيْرٍ، عَنِ الْحَارِثِ بْنِ سُوَيْدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ، حَدِيثَيْنِ أَحَدُهُمَا عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَالآخَرُ عَنْ نَفْسِهِ، قَالَ " إِنَّ الْمُؤْمِنَ يَرَى ذُنُوبَهُ كَأَنَّهُ قَاعِدٌ تَحْتَ جَبَلٍ يَخَافُ أَنْ يَقَعَ عَلَيْهِ، وَإِنَّ الْفَاجِرَ يَرَى ذُنُوبَهُ كَذُبَابٍ مَرَّ عَلَى أَنْفِهِ ". فَقَالَ بِهِ هَكَذَا قَالَ أَبُو شِهَابٍ بِيَدِهِ فَوْقَ أَنْفِهِ. ثُمَّ قَالَ " لَلَّهُ أَفْرَحُ بِتَوْبَةِ عَبْدِهِ مِنْ رَجُلٍ نَزَلَ مَنْزِلاً، وَبِهِ مَهْلَكَةٌ، وَمَعَهُ رَاحِلَتُهُ عَلَيْهَا طَعَامُهُ وَشَرَابُهُ، فَوَضَعَ رَأْسَهُ فَنَامَ نَوْمَةً، فَاسْتَيْقَظَ وَقَدْ ذَهَبَتْ رَاحِلَتُهُ، حَتَّى اشْتَدَّ عَلَيْهِ الْحَرُّ وَالْعَطَشُ أَوْ مَا شَاءَ اللَّهُ، قَالَ أَرْجِعُ إِلَى مَكَانِي. فَرَجَعَ فَنَامَ نَوْمَةً، ثُمَّ رَفَعَ رَأْسَهُ، فَإِذَا رَاحِلَتُهُ عِنْدَهُ ". تَابَعَهُ أَبُو عَوَانَةَ وَجَرِيرٌ عَنِ الأَعْمَشِ. وَقَالَ أَبُو أُسَامَةَ حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ حَدَّثَنَا عُمَارَةُ سَمِعْتُ الْحَارِثَ. وَقَالَ شُعْبَةُ وَأَبُو مُسْلِمٍ عَنِ الأَعْمَشِ عَنْ إِبْرَاهِيمَ التَّيْمِيِّ عَنِ الْحَارِثِ بْنِ سُوَيْدٍ. وَقَالَ أَبُو مُعَاوِيَةَ حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ عَنْ عُمَارَةَ عَنِ الأَسْوَدِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ وَعَنْ إِبْرَاهِيمَ التَّيْمِيِّ عَنِ الْحَارِثِ بْنِ سُوَيْدٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ.
Rapporté par Al-Harith bin Suwaid : `Abdullah bin Mas`ud nous a rapporté deux récits : l’un du Prophète (ﷺ) et l’autre de lui-même, en disant : Un croyant voit ses péchés comme s’il était assis sous une montagne dont il craint qu’elle ne tombe sur lui ; tandis que la personne mauvaise considère ses péchés comme des mouches qui passent devant son nez et qu’il chasse simplement de la main, comme ceci. » Abu Shihab (le sous-narrateur) a passé sa main devant son nez pour illustrer. (Ibn Mas`ud a ajouté) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah est plus heureux du repentir de Son serviteur qu’un homme qui campe dans un endroit où sa vie est en danger, mais qui a sa monture portant sa nourriture et son eau. Il pose alors sa tête et s’endort un moment, puis se réveille et découvre que sa monture a disparu. (Il commence à la chercher) et souffre de la chaleur et de la soif, ou de ce qu’Allah veut qu’il endure. Il se dit alors : ‘Je vais retourner à ma place.’ Il revient, se rendort, puis en se réveillant, il lève la tête et trouve sa monture à côté de lui. »
Sahih Al-Boukhari : 49
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا حَبَّانُ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. وَحَدَّثَنَا هُدْبَةُ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" اللَّهُ أَفْرَحُ بِتَوْبَةِ عَبْدِهِ مِنْ أَحَدِكُمْ سَقَطَ عَلَى بَعِيرِهِ، وَقَدْ أَضَلَّهُ فِي أَرْضِ فَلاَةٍ ".
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Allah est plus heureux du repentir de Son serviteur que l’un de vous ne l’est en retrouvant son chameau qu’il avait perdu dans le désert. »
Sahih Al-Boukhari : 50
Kab Bin Malik
Sahih
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، وَكَانَ، قَائِدَ كَعْبٍ مِنْ بَنِيهِ حِينَ عَمِيَ ـ قَالَ سَمِعْتُ كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ، فِي حَدِيثِهِ {َعَلَى الثَّلاَثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُوا} َقَالَ فِي آخِرِ حَدِيثِهِ إِنَّ مِنْ تَوْبَتِي أَنِّي أَنْخَلِعُ مِنْ مَالِي صَدَقَةً إِلَى اللَّهِ وَرَسُولِهِ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَمْسِكْ عَلَيْكَ بَعْضَ مَالِكَ فَهْوَ خَيْرٌ لَكَ ".
Rapporté par Ka`b bin Malik : Vers la fin de son récit à propos des trois qui étaient restés en arrière (lors de la bataille de Tabuk), j'ai dit : « Pour prouver la sincérité de mon repentir (de ne pas avoir participé à la bataille de Tabuk), je vais donner tous mes biens pour Allah et Son Messager (en expiation de ce péché). » Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Garde une partie de ta richesse, c’est mieux pour toi. »
Sahih Al-Boukhari : 51
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا الْحَجَّاجُ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ زَعَمَ عَطَاءٌ أَنَّهُ سَمِعَ عُبَيْدَ بْنَ عُمَيْرٍ، يَقُولُ سَمِعْتُ عَائِشَةَ، تَزْعُمُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَمْكُثُ عِنْدَ زَيْنَبَ بِنْتِ جَحْشٍ، وَيَشْرَبُ عِنْدَهَا عَسَلاً، فَتَوَاصَيْتُ أَنَا وَحَفْصَةُ أَنَّ أَيَّتَنَا دَخَلَ عَلَيْهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَلْتَقُلْ إِنِّي أَجِدُ مِنْكَ رِيحَ مَغَافِيرَ، أَكَلْتَ مَغَافِيرَ فَدَخَلَ عَلَى إِحْدَاهُمَا فَقَالَتْ ذَلِكَ لَهُ. فَقَالَ " لاَ بَلْ شَرِبْتُ عَسَلاً عِنْدَ زَيْنَبَ بِنْتِ جَحْشٍ، وَلَنْ أَعُودَ لَهُ ". فَنَزَلَتْ {يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ لِمَ تُحَرِّمُ مَا أَحَلَّ اللَّهُ لَكَ}، {إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ}، لِعَائِشَةَ وَحَفْصَةَ، {وَإِذْ أَسَرَّ النَّبِيُّ إِلَى بَعْضِ أَزْوَاجِهِ حَدِيثًا} لِقَوْلِهِ " بَلْ شَرِبْتُ عَسَلاً ".
وَقَالَ لِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى عَنْ هِشَامٍ، " وَلَنْ أَعُودَ لَهُ، وَقَدْ حَلَفْتُ، فَلاَ تُخْبِرِي بِذَلِكَ أَحَدًا ".
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) restait parfois chez Zainab bint Jahsh (l’une de ses épouses) et il y buvait du miel. Hafsa et moi avons décidé que lorsque le Prophète (ﷺ) viendrait chez l’une de nous, elle lui dirait : « Je sens une mauvaise odeur de Maghafir (une sorte de raisin qui sent mauvais). As-tu mangé du Maghafir ? » Quand il est venu chez l’une de nous, elle lui a dit cela. Il a répondu : « Non, mais j’ai bu du miel chez Zainab bint Jahsh, et je n’en boirai plus jamais. » Ensuite, ce verset a été révélé : « Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a rendu licite ?... (jusqu’à) Si vous deux (épouses du Prophète (ﷺ)) revenez à Allah dans le repentir. » (66.1-4) Les deux étaient `Aisha et Hafsa. Et aussi la parole d’Allah : « Et (souviens-toi) quand le Prophète (ﷺ) confia un secret à l’une de ses épouses ! » (66.3), c’est-à-dire quand il a dit : « Mais j’ai bu du miel. » Hisham a dit : Cela voulait aussi dire qu’il a dit : « Je n’en boirai plus, et j’ai fait un serment, alors ne le dis à personne. »
Sahih Al-Boukhari : 52
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَطَعَ يَدَ امْرَأَةٍ. قَالَتْ عَائِشَةُ وَكَانَتْ تَأْتِي بَعْدَ ذَلِكَ، فَأَرْفَعُ حَاجَتَهَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَتَابَتْ وَحَسُنَتْ تَوْبَتُهَا.
Rapporté par `Aisha : Le Prophète ﷺ a coupé la main d'une femme, et cette femme venait me voir, et je transmettais son message au Prophète ﷺ. Elle s'est repentie, et son repentir était sincère
Sahih Al-Boukhari : 53
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ ذَكْوَانَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" لاَ يَزْنِي الزَّانِي حِينَ يَزْنِي وَهْوَ مُؤْمِنٌ، وَلاَ يَسْرِقُ حِينَ يَسْرِقُ وَهْوَ مُؤْمِنٌ، وَلاَ يَشْرَبُ حِينَ يَشْرَبُهَا وَهْوَ مُؤْمِنٌ، وَالتَّوْبَةُ مَعْرُوضَةٌ بَعْدُ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui commet un rapport sexuel interdit n'est pas croyant au moment où il le fait, et un voleur n'est pas croyant au moment où il vole, et celui qui boit de l'alcool n'est pas croyant au moment où il boit. Cependant, la porte du repentir reste ouverte après cela. »
Sahih Al-Boukhari : 54
Abdallah ben Ka'b ben Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ ـ وَكَانَ قَائِدَ كَعْبٍ مِنْ بَنِيهِ حِينَ عَمِيَ ـ قَالَ سَمِعْتُ كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ، قَالَ لَمَّا تَخَلَّفَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي غَزْوَةِ تَبُوكَ ـ فَذَكَرَ حَدِيثَهُ ـ وَنَهَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمُسْلِمِينَ عَنْ كَلاَمِنَا، فَلَبِثْنَا عَلَى ذَلِكَ خَمْسِينَ لَيْلَةً، وَآذَنَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِتَوْبَةِ اللَّهِ عَلَيْنَا.
Rapporté par ‘Abdullah bin Ka‘b bin Malik, qui était le guide de Ka‘b parmi ses fils quand Ka‘b est devenu aveugle : J'ai entendu Ka‘b bin Malik dire : « Quand certaines personnes sont restées en arrière et n'ont pas rejoint le Messager d'Allah (ﷺ) lors de la bataille de Tabuk... » puis il a raconté toute l’histoire et a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) a interdit aux musulmans de nous parler, alors nous (mes compagnons et moi) sommes restés cinquante nuits dans cette situation, puis le Messager d'Allah (ﷺ) a annoncé qu'Allah avait accepté notre repentir. »
Sahih Mouslim : 55
Sahih
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ ذَكْوَانَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ يَزْنِي الزَّانِي حِينَ يَزْنِي وَهُوَ مُؤْمِنٌ وَلاَ يَسْرِقُ حِينَ يَسْرِقُ وَهُوَ مُؤْمِنٌ وَلاَ يَشْرَبُ الْخَمْرَ حِينَ يَشْرَبُهَا وَهُوَ مُؤْمِنٌ وَالتَّوْبَةُ مَعْرُوضَةٌ بَعْدُ " .
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Un fornicateur n’est pas croyant tant qu’il commet la fornication, un voleur n’est pas croyant tant qu’il vole, et celui qui boit du vin n’est pas croyant tant qu’il en boit. Mais le repentir peut être accepté après cela
Sahih Mouslim : 56
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَأَبُو كُرَيْبٍ جَمِيعًا عَنْ أَبِي مُعَاوِيَةَ، - قَالَ أَبُو كُرَيْبٍ حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، - عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " صَلاَةُ الرَّجُلِ فِي جَمَاعَةٍ تَزِيدُ عَلَى صَلاَتِهِ فِي بَيْتِهِ وَصَلاَتِهِ فِي سُوقِهِ بِضْعًا وَعِشْرِينَ دَرَجَةً وَذَلِكَ أَنَّ أَحَدَهُمْ إِذَا تَوَضَّأَ فَأَحْسَنَ الْوُضُوءَ ثُمَّ أَتَى الْمَسْجِدَ لاَ يَنْهَزُهُ إِلاَّ الصَّلاَةُ لاَ يُرِيدُ إِلاَّ الصَّلاَةَ فَلَمْ يَخْطُ خَطْوَةً إِلاَّ رُفِعَ لَهُ بِهَا دَرَجَةٌ وَحُطَّ عَنْهُ بِهَا خَطِيئَةٌ حَتَّى يَدْخُلَ الْمَسْجِدَ فَإِذَا دَخَلَ الْمَسْجِدَ كَانَ فِي الصَّلاَةِ مَا كَانَتِ الصَّلاَةُ هِيَ تَحْبِسُهُ وَالْمَلاَئِكَةُ يُصَلُّونَ عَلَى أَحَدِكُمْ مَا دَامَ فِي مَجْلِسِهِ الَّذِي صَلَّى فِيهِ يَقُولُونَ اللَّهُمَّ ارْحَمْهُ اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَهُ اللَّهُمَّ تُبْ عَلَيْهِ مَا لَمْ يُؤْذِ فِيهِ مَا لَمْ يُحْدِثْ فِيهِ " .
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La prière d’un homme en groupe a plus de valeur de vingt degrés, et même plus, par rapport à sa prière chez lui ou sur le marché. Car s’il fait ses ablutions soigneusement, puis sort vers la mosquée uniquement pour la prière, sans autre intention, il ne fait pas un pas sans qu’un degré lui soit élevé et qu’un péché lui soit pardonné, jusqu’à ce qu’il entre dans la mosquée. Et lorsqu’il est occupé à la prière après être entré, les anges continuent d’invoquer des bénédictions pour lui tant qu’il reste à sa place de prière, en disant : “Ô Allah, fais-lui miséricorde et pardonne-lui ! Accepte son repentir.” Les anges continuent ainsi tant qu’il ne fait pas de mal ou tant que ses ablutions ne sont pas rompues. »
Sahih Mouslim : 57
Sahih
حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ مُحَمَّدٍ النَّاقِدُ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ، أَخْبَرَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ ثَمَانِينَ، رَجُلاً مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ هَبَطُوا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ جَبَلِ التَّنْعِيمِ مُتَسَلِّحِينَ يُرِيدُونَ غِرَّةَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابِهِ فَأَخَذَهُمْ سَلَمًا فَاسْتَحْيَاهُمْ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ { وَهُوَ الَّذِي كَفَّ أَيْدِيَهُمْ عَنْكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ عَنْهُمْ بِبَطْنِ مَكَّةَ مِنْ بَعْدِ أَنْ أَظْفَرَكُمْ عَلَيْهِمْ}
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Quand le Messager d’Allah ﷺ se levait la nuit pour prier, il disait : « Ô Allah, à Toi la louange, Tu es la lumière des cieux et de la terre. À Toi la louange, Tu es le Soutien des cieux et de la terre. À Toi la louange, Tu es le Seigneur des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. Tu es la Vérité, Ta promesse est Vérité, la rencontre avec Toi est Vérité. Le Paradis est vrai, l’Enfer est vrai, l’Heure est vraie. Ô Allah, je me soumets à Toi, je crois en Toi, je place ma confiance en Toi, et je reviens à Toi repentant. C’est avec Ton aide que je discute, et vers Toi je me tourne pour juger ; alors pardonne-moi mes péchés passés et futurs, ceux que j’ai commis en secret et ouvertement. Tu es mon Dieu, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi. »
Sahih Mouslim : 58
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي بَكْرٍ الْمُقَدَّمِيُّ، حَدَّثَنَا يُوسُفُ الْمَاجِشُونُ، حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ عَبْدِ، الرَّحْمَنِ الأَعْرَجِ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي رَافِعٍ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ كَانَ إِذَا قَامَ إِلَى الصَّلاَةِ قَالَ " وَجَّهْتُ وَجْهِيَ لِلَّذِي فَطَرَ السَّمَوَاتِ وَالأَرْضَ حَنِيفًا وَمَا أَنَا مِنَ الْمُشْرِكِينَ إِنَّ صَلاَتِي وَنُسُكِي وَمَحْيَاىَ وَمَمَاتِي لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ لاَ شَرِيكَ لَهُ وَبِذَلِكَ أُمِرْتُ وَأَنَا مِنَ الْمُسْلِمِينَ اللَّهُمَّ أَنْتَ الْمَلِكُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ أَنْتَ . أَنْتَ رَبِّي وَأَنَا عَبْدُكَ ظَلَمْتُ نَفْسِي وَاعْتَرَفْتُ بِذَنْبِي فَاغْفِرْ لِي ذُنُوبِي جَمِيعًا إِنَّهُ لاَ يَغْفِرُ الذُّنُوبَ إِلاَّ أَنْتَ وَاهْدِنِي لأَحْسَنِ الأَخْلاَقِ لاَ يَهْدِي لأَحْسَنِهَا إِلاَّ أَنْتَ وَاصْرِفْ عَنِّي سَيِّئَهَا لاَ يَصْرِفُ عَنِّي سَيِّئَهَا إِلاَّ أَنْتَ لَبَّيْكَ وَسَعْدَيْكَ وَالْخَيْرُ كُلُّهُ فِي يَدَيْكَ وَالشَّرُّ لَيْسَ إِلَيْكَ أَنَا بِكَ وَإِلَيْكَ تَبَارَكْتَ وَتَعَالَيْتَ أَسْتَغْفِرُكَ وَأَتُوبُ إِلَيْكَ " . وَإِذَا رَكَعَ قَالَ " اللَّهُمَّ لَكَ رَكَعْتُ وَبِكَ آمَنْتُ وَلَكَ أَسْلَمْتُ خَشَعَ لَكَ سَمْعِي وَبَصَرِي وَمُخِّي وَعَظْمِي وَعَصَبِي " . وَإِذَا رَفَعَ قَالَ " اللَّهُمَّ رَبَّنَا لَكَ الْحَمْدُ مِلْءَ السَّمَوَاتِ وَمِلْءَ الأَرْضِ وَمِلْءَ مَا بَيْنَهُمَا وَمِلْءَ مَا شِئْتَ مِنْ شَىْءٍ بَعْدُ " . وَإِذَا سَجَدَ قَالَ " اللَّهُمَّ لَكَ سَجَدْتُ وَبِكَ آمَنْتُ وَلَكَ أَسْلَمْتُ سَجَدَ وَجْهِي لِلَّذِي خَلَقَهُ وَصَوَّرَهُ وَشَقَّ سَمْعَهُ وَبَصَرَهُ تَبَارَكَ اللَّهُ أَحْسَنُ الْخَالِقِينَ " . ثُمَّ يَكُونُ مِنْ آخِرِ مَا يَقُولُ بَيْنَ التَّشَهُّدِ وَالتَّسْلِيمِ " اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي مَا قَدَّمْتُ وَمَا أَخَّرْتُ وَمَا أَسْرَرْتُ وَمَا أَعْلَنْتُ وَمَا أَسْرَفْتُ وَمَا أَنْتَ أَعْلَمُ بِهِ مِنِّي أَنْتَ الْمُقَدِّمُ وَأَنْتَ الْمُؤَخِّرُ لاَ إِلَهَ إِلاَّ أَنْتَ " .
Rapporté par Ali b. Abu Talib رضي الله عنه : Quand le Messager d’Allah ﷺ se levait la nuit pour prier, il disait : « Je tourne mon visage avec dévotion vers Celui qui a créé les cieux et la terre, et je ne fais pas partie des polythéistes. Ma prière, mon sacrifice, ma vie et ma mort sont pour Allah, le Seigneur des mondes ; Il n’a pas d’associé, et c’est ce qui m’a été ordonné, et je fais partie des croyants. Ô Allah, Tu es le Roi, il n’y a pas de divinité en dehors de Toi, Tu es mon Seigneur et je suis Ton serviteur. Je me suis fait du tort à moi-même et je reconnais mon péché. Pardonne-moi tous mes péchés, car nul autre que Toi ne pardonne les péchés. Guide-moi vers la meilleure conduite, car seul Toi peux guider vers le bien. Éloigne de moi les péchés, car seul Toi peux les éloigner. Me voici à Ton service, la grâce T’appartient et tout le bien est entre Tes mains, on ne se rapproche pas de Toi par le mal. Ma force et mon existence viennent de Toi et je me tourne vers Toi. Tu es béni et Tu es élevé. Je Te demande pardon et je me repens auprès de Toi. » Et lorsqu’il s’inclinait, il disait : « Ô Allah, c’est pour Toi que je m’incline. Je crois en Toi, je me soumets à Toi, et je Te soumets mon ouïe, ma vue, ma moelle, mes os et mes nerfs. » Et lorsqu’il se relevait de l’inclinaison, il disait : « Ô Allah, notre Seigneur, à Toi la louange, une louange qui remplit les cieux et la terre, et tout ce qu’il y a entre eux, et tout ce que Tu veux après cela. » Et lorsqu’il se prosternait, il disait : « Ô Allah, c’est à Toi que je me prosterne, c’est en Toi que je crois, et je me soumets à Toi. Mon visage est soumis à Celui qui l’a créé, qui lui a donné forme et qui lui a ouvert l’ouïe et la vue. Béni soit Allah, le meilleur des créateurs. » Puis, entre le Tashahhud et la salutation, il disait : « Pardonne-moi mes péchés passés et futurs, ceux qui sont visibles et cachés, ceux où j’ai dépassé les limites et ceux que Tu connais mieux que moi. Tu es le Premier et le Dernier. Il n’y a pas de divinité en dehors de Toi. »
Sahih Mouslim : 59
Sahih
وَحَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الْحَنْظَلِيُّ، وَمُحَمَّدُ بْنُ أَبِي عُمَرَ، - وَتَقَارَبَا فِي لَفْظِ الْحَدِيثِ - قَالَ ابْنُ أَبِي عُمَرَ حَدَّثَنَا وَقَالَ، إِسْحَاقُ أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي ثَوْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ لَمْ أَزَلْ حَرِيصًا أَنْأَسْأَلَ عُمَرَ عَنِ الْمَرْأَتَيْنِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَيْنِ قَالَ اللَّهُ تَعَالَى {إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا} حَتَّى حَجَّ عُمَرُ وَحَجَجْتُ مَعَهُ فَلَمَّا كُنَّا بِبَعْضِ الطَّرِيقِ عَدَلَ عُمَرُ وَعَدَلْتُ مَعَهُ بِالإِدَاوَةِ فَتَبَرَّزَ ثُمَّ أَتَانِي فَسَكَبْتُ عَلَى يَدَيْهِ فَتَوَضَّأَ فَقُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَنِ الْمَرْأَتَانِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَانِ قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ لَهُمَا { إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا} قَالَ عُمَرُ وَاعَجَبًا لَكَ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ - قَالَ الزُّهْرِيُّ كَرِهَ وَاللَّهِ مَا سَأَلَهُ عَنْهُ وَلَمْ يَكْتُمْهُ - قَالَ هِيَ حَفْصَةُ وَعَائِشَةُ . ثُمَّ أَخَذَ يَسُوقُ الْحَدِيثَ قَالَ كُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ قَوْمًا نَغْلِبُ النِّسَاءَ فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ وَجَدْنَا قَوْمًا تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ فَطَفِقَ نِسَاؤُنَا يَتَعَلَّمْنَ مِنْ نِسَائِهِمْ - قَالَ - وَكَانَ مَنْزِلِي فِي بَنِي أُمَيَّةَ بْنِ زَيْدٍ بِالْعَوَالِي فَتَغَضَّبْتُ يَوْمًا عَلَى امْرَأَتِي فَإِذَا هِيَ تُرَاجِعُنِي فَأَنْكَرْتُ أَنْ تُرَاجِعَنِي . فَقَالَتْ مَا تُنْكِرُ أَنْ أُرَاجِعَكَ فَوَاللَّهِ إِنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيُرَاجِعْنَهُ وَتَهْجُرُهُ إِحْدَاهُنَّ الْيَوْمَ إِلَى اللَّيْلِ . فَانْطَلَقْتُ فَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَقُلْتُ أَتُرَاجِعِينَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ نَعَمْ . فَقُلْتُ أَتَهْجُرُهُ إِحْدَاكُنَّ الْيَوْمَ إِلَى اللَّيْلِ قَالَتْ نَعَمْ . قُلْتُ قَدْ خَابَ مَنْ فَعَلَ ذَلِكَ مِنْكُنَّ وَخَسِرَ أَفَتَأْمَنُ إِحْدَاكُنَّ أَنْ يَغْضَبَ اللَّهُ عَلَيْهَا لِغَضَبِ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا هِيَ قَدْ هَلَكَتْ لاَ تُرَاجِعِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلاَ تَسْأَلِيهِ شَيْئًا وَسَلِينِي مَا بَدَا لَكِ وَلاَ يَغُرَّنَّكِ أَنْ كَانَتْ جَارَتُكِ هِيَ أَوْسَمَ وَأَحَبَّ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْكِ - يُرِيدُ عَائِشَةَ - قَالَ وَكَانَ لِي جَارٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَكُنَّا نَتَنَاوَبُ النُّزُولَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَيَنْزِلُ يَوْمًا وَأَنْزِلُ يَوْمًا فَيَأْتِينِي بِخَبَرِ الْوَحْىِ وَغَيْرِهِ وَآتِيهِ بِمِثْلِ ذَلِكَ وَكُنَّا نَتَحَدَّثُ أَنَّ غَسَّانَ تُنْعِلُ الْخَيْلَ لِتَغْزُوَنَا فَنَزَلَ صَاحِبِي ثُمَّ أَتَانِي عِشَاءً فَضَرَبَ بَابِي ثُمَّ نَادَانِي فَخَرَجْتُ إِلَيْهِ فَقَالَ حَدَثَ أَمْرٌ عَظِيمٌ . قُلْتُ مَاذَا أَجَاءَتْ غَسَّانُ قَالَ لاَ بَلْ أَعْظَمُ مِنْ ذَلِكَ وَأَطْوَلُ طَلَّقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نِسَاءَهُ . فَقُلْتُ قَدْ خَابَتْ حَفْصَةُ وَخَسِرَتْ قَدْ كُنْتُ أَظُنُّ هَذَا كَائِنًا حَتَّى إِذَا صَلَّيْتُ الصُّبْحَ شَدَدْتُ عَلَىَّ ثِيَابِي ثُمَّ نَزَلْتُ فَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ وَهْىَ تَبْكِي فَقُلْتُ أَطَلَّقَكُنَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ لاَ أَدْرِي هَا هُوَ ذَا مُعْتَزِلٌ فِي هَذِهِ الْمَشْرُبَةِ . فَأَتَيْتُ غُلاَمًا لَهُ أَسْوَدَ فَقُلْتُ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ . فَدَخَلَ ثُمَّ خَرَجَ إِلَىَّ فَقَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَصَمَتَ فَانْطَلَقْتُ حَتَّى انْتَهَيْتُ إِلَى الْمِنْبَرِ فَجَلَسْتُ فَإِذَا عِنْدَهُ رَهْطٌ جُلُوسٌ يَبْكِي بَعْضُهُمْ فَجَلَسْتُ قَلِيلاً ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ ثُمَّ أَتَيْتُ الْغُلاَمَ فَقُلْتُ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ . فَدَخَلَ ثُمَّ خَرَجَ إِلَىَّ . فَقَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَصَمَتَ . فَوَلَّيْتُ مُدْبِرًا فَإِذَا الْغُلاَمُ يَدْعُونِي فَقَالَ ادْخُلْ فَقَدْ أَذِنَ لَكَ فَدَخَلْتُ فَسَلَّمْتُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا هُوَ مُتَّكِئٌ عَلَى رَمْلِ حَصِيرٍ قَدْ أَثَّرَ فِي جَنْبِهِ فَقُلْتُ أَطَلَّقْتَ يَا رَسُولَ اللَّهِ نِسَاءَكَ فَرَفَعَ رَأْسَهُ إِلَىَّ وَقَالَ " لاَ " . فَقُلْتُ اللَّهُ أَكْبَرُ لَوْ رَأَيْتَنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَكُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ قَوْمًا نَغْلِبُ النِّسَاءَ فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ وَجَدْنَا قَوْمًا تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ فَطَفِقَ نِسَاؤُنَا يَتَعَلَّمْنَ مِنْ نِسَائِهِمْ فَتَغَضَّبْتُ عَلَى امْرَأَتِي يَوْمًا فَإِذَا هِيَ تُرَاجِعُنِي فَأَنْكَرْتُ أَنْ تُرَاجِعَنِي . فَقَالَتْ مَا تُنْكِرُ أَنْ أُرَاجِعَكَ فَوَاللَّهِ إِنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيُرَاجِعْنَهُ وَتَهْجُرُهُ إِحْدَاهُنَّ الْيَوْمَ إِلَى اللَّيْلِ . فَقُلْتُ قَدْ خَابَ مَنْ فَعَلَ ذَلِكَ مِنْهُنَّ وَخَسِرَ أَفَتَأْمَنُ إِحْدَاهُنَّ أَنْ يَغْضَبَ اللَّهُ عَلَيْهَا لِغَضَبِ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا هِيَ قَدْ هَلَكَتْ فَتَبَسَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ دَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَقُلْتُ لاَ يَغُرَّنَّكِ أَنْ كَانَتْ جَارَتُكِ هِيَ أَوْسَمُ مِنْكِ وَأَحَبُّ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْكِ . فَتَبَسَّمَ أُخْرَى فَقُلْتُ أَسْتَأْنِسُ يَا رَسُولَ اللَّهِ . قَالَ " نَعَمْ " . فَجَلَسْتُ فَرَفَعْتُ رَأْسِي فِي الْبَيْتِ فَوَاللَّهِ مَا رَأَيْتُ فِيهِ شَيْئًا يَرُدُّ الْبَصَرَ إِلاَّ أُهُبًا ثَلاَثَةً فَقُلْتُ ادْعُ اللَّهَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنْ يُوَسِّعَ عَلَى أُمَّتِكَ فَقَدْ وَسَّعَ عَلَى فَارِسَ وَالرُّومِ وَهُمْ لاَ يَعْبُدُونَ اللَّهَ فَاسْتَوَى جَالِسًا ثُمَّ قَالَ " أَفِي شَكٍّ أَنْتَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ أُولَئِكَ قَوْمٌ عُجِّلَتْ لَهُمْ طَيِّبَاتُهُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا " . فَقُلْتُ اسْتَغْفِرْ لِي يَا رَسُولَ اللَّهِ . وَكَانَ أَقْسَمَ أَنْ لاَ يَدْخُلَ عَلَيْهِنَّ شَهْرًا مِنْ شِدَّةِ مَوْجِدَتِهِ عَلَيْهِنَّ . حَتَّى عَاتَبَهُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ . قَالَ الزُّهْرِيُّ فَأَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ لَمَّا مَضَى تِسْعٌ وَعِشْرُونَ لَيْلَةً دَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَدَأَ بِي فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّكَ أَقْسَمْتَ أَنْ لاَ تَدْخُلَ عَلَيْنَا شَهْرًا وَإِنَّكَ دَخَلْتَ مِنْ تِسْعٍ وَعِشْرِينَ أَعُدُّهُنَّ . فَقَالَ " إِنَّ الشَّهْرَ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ - ثُمَّ قَالَ - يَا عَائِشَةُ إِنِّي ذَاكِرٌ لَكِ أَمْرًا فَلاَ عَلَيْكِ أَنْ لاَ تَعْجَلِي فِيهِ حَتَّى تَسْتَأْمِرِي أَبَوَيْكِ " . ثُمَّ قَرَأَ عَلَىَّ الآيَةَ { يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ قُلْ لأَزْوَاجِكَ} حَتَّى بَلَغَ { أَجْرًا عَظِيمًا} قَالَتْ عَائِشَةُ قَدْ عَلِمَ وَاللَّهِ أَنَّ أَبَوَىَّ لَمْ يَكُونَا لِيَأْمُرَانِي بِفِرَاقِهِ قَالَتْ فَقُلْتُ أَوَفِي هَذَا أَسْتَأْمِرُ أَبَوَىَّ فَإِنِّي أُرِيدُ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَالدَّارَ الآخِرَةَ . قَالَ مَعْمَرٌ فَأَخْبَرَنِي أَيُّوبُ أَنَّ عَائِشَةَ قَالَتْ لاَ تُخْبِرْ نِسَاءَكَ أَنِّي اخْتَرْتُكَ فَقَالَ لَهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ اللَّهَ أَرْسَلَنِي مُبَلِّغًا وَلَمْ يُرْسِلْنِي مُتَعَنِّتًا " . قَالَ قَتَادَةُ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا مَالَتْ قُلُوبُكُمَا.
Ibn 'Abbas (qu'Allah l'agrée) a rapporté : J'avais toujours souhaité interroger 'Umar (qu'Allah l'agrée) au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dont Allah, le Très-Haut, a dit : « Si vous vous repentez toutes deux auprès d'Allah, alors vos cœurs y sont certes favorables » (Ixvi. 4), jusqu'à ce que 'Umar (qu'Allah l'agrée) parte pour le Hajj et que je l'accompagne. Alors que nous suivions un chemin, 'Umar (qu'Allah l'agrée) s'écarta et je le suivis avec une cruche (d'eau). Il répondit à l'appel de la nature, puis vint à moi. Je lui versai de l'eau sur les mains et il fit ses ablutions. Je demandai : « Ô Commandeur des Croyants, quelles sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) au sujet desquelles Allah, le Très-Haut, le Majestueux, a dit : "Si vous vous repentez toutes deux, alors vos cœurs y sont certes disposés" ? » 'Umar (qu'Allah l'agrée) répondit : « Comme c'est étrange pour toi, Ibn 'Abbas ! » (Zuhri dit : « Par Allah, il n'appréciait guère sa question, mais il ne la garda pas secrète. ») Il ('Umar) dit : « Ce sont Hafsa et 'Aïcha. » Puis il commença à relater le hadith et dit : « Nous étions parmi les Qurayshites, un peuple qui dominait les femmes. Arrivés à Médine, nous y avons trouvé un peuple dominé par ses femmes, et nos femmes ont commencé à adopter les coutumes des leurs. » Il ajouta : « Ma maison était située dans la banlieue d'Alédina, dans la tribu des Banu. » Umayya b. Zaid. Un jour, je me suis mis en colère contre ma femme et elle m'a réprimandé. Je n'ai pas apprécié sa réplique. Elle a dit : « Tu désapprouves que je te réprimande ? Par Allah, les épouses du Messager d'Allah (ﷺ) lui réprimandent, et l'une d'elles se détache de lui du jour jusqu'à la nuit. » Alors, moi ('Umar), je suis allé voir Hafsa et je lui ai demandé : « Réprimandes-tu le Messager d'Allah (ﷺ) ? » Elle a répondu : « Oui. » J'ai dit : « Y a-t-il parmi vous l'une d'entre vous qui se détache de lui du jour jusqu'à la nuit ? » Elle a répondu : « Oui. » Il a dit : « Celle d'entre vous qui a agi ainsi a échoué et a subi une perte. Ne craignez-vous pas tous la colère d'Allah sur elle à cause de la colère de Son Messager (ﷺ), et qu'elle ne périsse pas ? Ne réprimandez donc pas le Messager d'Allah (ﷺ) et ne lui demandez rien, mais demandez-moi ce que vous désirez. » (Et la franchise) de votre compagne ne saurait vous induire en erreur, si elle est plus gracieuse et plus chère au Messager d'Allah (ﷺ) que vous (c'est-à-dire 'Aïcha) (qu'Allah l'agrée). Il (Hadrat 'Umar) a poursuivi : J'avais un compagnon parmi les Ansar et nous nous relayions auprès du Messager (ﷺ). Il y restait un jour, puis j'y restais le lendemain. Il m'apportait les nouvelles de la révélation et autres, et je les lui rapportais de la même manière. Nous avons discuté du fait que les Ghassanides ferraient les chevaux en vue de nous attaquer. Un jour, mon compagnon a accompagné (le Prophète), puis il est venu me voir la nuit, a frappé à ma porte et m'a appelé. Je suis sorti et il m'a dit : « Il s'est passé quelque chose de très important. » J'ai demandé : « Quoi donc ? Les Ghassanides sont-ils venus ? » Il a répondu : « Non, mais c'est encore plus grave et plus important : le Prophète (ﷺ) a divorcé de ses femmes. Je me suis dit : Hafsa a échoué et a subi une perte. Je craignais que cela n'arrive. À l'aube, j'ai accompli la prière de l'aube, je me suis habillé, puis je suis allé à la maison du Saint Prophète et j'ai rendu visite à Hafsa, qui pleurait. Je lui ai demandé : Le Messager d'Allah (ﷺ) vous a-t-il divorcés ? Elle a répondu : Je ne sais pas. Il s'est cependant retiré dans son grenier. Je suis allé trouver un serviteur noir et je lui ai dit : Demande la permission pour 'Umar. Il est entré, puis est revenu vers moi et m'a dit : Je lui ai parlé de toi, mais il est resté silencieux. Je suis ensuite allé à la chaire et je m'y suis assis. Un groupe de personnes était assis près d'elle, et certaines pleuraient. Je suis resté assis là un moment, jusqu'à ce que je sois submergé par cette pensée qui me traversait l'esprit. Je suis alors retourné vers le garçon et je lui ai dit : Demande la permission pour 'Umar. Il est entré, puis est revenu vers moi et m'a dit : Je lui ai parlé de toi. Je lui ai parlé de toi, mais il est resté silencieux. J'allais faire demi-tour quand le garçon m'a appelé et m'a dit : « Entre, tu y es autorisé. » J'entrai et saluai le Messager d'Allah (ﷺ). Il était allongé sur une natte dont le côté était marqué. Je lui demandai : « Ô Messager d'Allah, as-tu divorcé de tes femmes ? » Il leva la tête vers moi et répondit : « Non. » Je dis : « Allah est le Plus Grand. Ô Messager d'Allah, j'aurais souhaité que tu aies vu comment nous, les Qurayshites, dominions les femmes. Mais lorsque nous sommes arrivés à Médine, nous avons trouvé un peuple où les femmes dominaient. Nos femmes ont donc commencé à s'inspirer des leurs. » Un jour, je me suis mis en colère contre ma femme et elle a commencé à me répondre. Je n'ai pas approuvé sa réponse. Elle a dit : « Tu n'aimes pas que je te réponde, mais par Allah, les épouses du Messager d'Allah (ﷺ) lui répondent et l'une d'elles se sépare de lui pendant une journée entière. » J'ai dit : « Celui qui… » Parmi elles, certaines ont échoué et subi des pertes. L'une d'elles se sent-elle apaisée par la colère d'Allah, due à la colère du Messager d'Allah (ﷺ) ? Elle a certainement péri. Le Messager d'Allah (ﷺ) sourit. Je dis : « Ô Messager d'Allah, j'ai rendu visite à Hafsa et lui ai dit : “Que le comportement de ta compagne (Aïcha) ne te trompe pas, si elle est plus gracieuse que toi et plus chère au Messager d'Allah (ﷺ) que toi.” » Le Messager d'Allah (ﷺ) sourit une seconde fois. Je dis : « Ô Messager d'Allah, comment te parler de choses agréables ? » Il répondit : « Oui. Je me suis assis et j'ai levé les yeux (pour observer) la maison et, par Allah, je n'ai rien vu de significatif, si ce n'est trois peaux. » Je dis : « Ô Messager d'Allah, implore le Seigneur de faire prospérer ta communauté comme Il l'a fait pour les peuples de Perse et de Rome (malgré le fait que…). » qu'ils ne le font pas, adorez Allah, le Très-Haut, le Majestueux. Sur ce, il (le Messager d'Allah) se redressa et je dis : « Ibn Khattab, doutes-tu qu'ils soient un peuple à qui les biens précieux ont été accordés dès leur arrivée en ce monde ? » Je dis : « Ô Messager d'Allah ! Implore Son pardon pour moi. » Et il (le Messager d'Allah) avait juré de ne pas leur rendre visite pendant un mois, tant il était irrité par eux, jusqu'à ce qu'Allah manifeste Son mécontentement envers lui. Zuhri dit : « 'Urwa m'a rapporté que 'A'Isha (qu'Allah l'agrée) a dit : Au bout de vingt-neuf nuits, le Messager d'Allah (ﷺ) est venu me voir et a commencé sa visite par moi. » Je dis : « Messager d'Allah, tu avais juré de ne pas nous rendre visite pendant un mois, et pourtant tu es venu après que je n'aie compté que vingt-neuf nuits. » Il dit alors : « Le mois peut aussi compter vingt-neuf jours. » Puis il dit : 'Aïcha, je vais te parler d'une chose, et tu ne dois pas te précipiter (et ne prends pas de décision définitive) avant d'avoir consulté tes parents. Il me récita alors ce verset : « Ô Prophète, dis à tes épouses » jusqu'à ce qu'il atteigne « une immense récompense » (xxxiii. 28). 'Aïcha (qu'Allah l'agrée) dit : Par Allah, il savait que mes parents ne me permettraient pas de me séparer de lui. Je dis : Est-il nécessaire de consulter mes parents à ce sujet ? En réalité, je choisis Allah et Son Messager (ﷺ) et la demeure dans l'au-delà. Ma'mar dit : Ayyub m'a rapporté qu''Aïcha a dit : « N'informe pas tes épouses que je t'ai choisi », sur quoi le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « En vérité, Allah m'a envoyé comme messager, et Il ne m'a pas envoyé comme une source de difficulté (pour les autres). » Qatada dit : « Saghat qulubukum » signifie « Vos cœurs » ont penché
Sahih Mouslim : 60
Sahih
وَحَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الْحَنْظَلِيُّ، وَمُحَمَّدُ بْنُ أَبِي عُمَرَ، - وَتَقَارَبَا فِي لَفْظِ الْحَدِيثِ - قَالَ ابْنُ أَبِي عُمَرَ حَدَّثَنَا وَقَالَ، إِسْحَاقُ أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي ثَوْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ لَمْ أَزَلْ حَرِيصًا أَنْأَسْأَلَ عُمَرَ عَنِ الْمَرْأَتَيْنِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَيْنِ قَالَ اللَّهُ تَعَالَى {إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا} حَتَّى حَجَّ عُمَرُ وَحَجَجْتُ مَعَهُ فَلَمَّا كُنَّا بِبَعْضِ الطَّرِيقِ عَدَلَ عُمَرُ وَعَدَلْتُ مَعَهُ بِالإِدَاوَةِ فَتَبَرَّزَ ثُمَّ أَتَانِي فَسَكَبْتُ عَلَى يَدَيْهِ فَتَوَضَّأَ فَقُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَنِ الْمَرْأَتَانِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَانِ قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ لَهُمَا { إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا} قَالَ عُمَرُ وَاعَجَبًا لَكَ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ - قَالَ الزُّهْرِيُّ كَرِهَ وَاللَّهِ مَا سَأَلَهُ عَنْهُ وَلَمْ يَكْتُمْهُ - قَالَ هِيَ حَفْصَةُ وَعَائِشَةُ . ثُمَّ أَخَذَ يَسُوقُ الْحَدِيثَ قَالَ كُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ قَوْمًا نَغْلِبُ النِّسَاءَ فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ وَجَدْنَا قَوْمًا تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ فَطَفِقَ نِسَاؤُنَا يَتَعَلَّمْنَ مِنْ نِسَائِهِمْ - قَالَ - وَكَانَ مَنْزِلِي فِي بَنِي أُمَيَّةَ بْنِ زَيْدٍ بِالْعَوَالِي فَتَغَضَّبْتُ يَوْمًا عَلَى امْرَأَتِي فَإِذَا هِيَ تُرَاجِعُنِي فَأَنْكَرْتُ أَنْ تُرَاجِعَنِي . فَقَالَتْ مَا تُنْكِرُ أَنْ أُرَاجِعَكَ فَوَاللَّهِ إِنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيُرَاجِعْنَهُ وَتَهْجُرُهُ إِحْدَاهُنَّ الْيَوْمَ إِلَى اللَّيْلِ . فَانْطَلَقْتُ فَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَقُلْتُ أَتُرَاجِعِينَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ نَعَمْ . فَقُلْتُ أَتَهْجُرُهُ إِحْدَاكُنَّ الْيَوْمَ إِلَى اللَّيْلِ قَالَتْ نَعَمْ . قُلْتُ قَدْ خَابَ مَنْ فَعَلَ ذَلِكَ مِنْكُنَّ وَخَسِرَ أَفَتَأْمَنُ إِحْدَاكُنَّ أَنْ يَغْضَبَ اللَّهُ عَلَيْهَا لِغَضَبِ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا هِيَ قَدْ هَلَكَتْ لاَ تُرَاجِعِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلاَ تَسْأَلِيهِ شَيْئًا وَسَلِينِي مَا بَدَا لَكِ وَلاَ يَغُرَّنَّكِ أَنْ كَانَتْ جَارَتُكِ هِيَ أَوْسَمَ وَأَحَبَّ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْكِ - يُرِيدُ عَائِشَةَ - قَالَ وَكَانَ لِي جَارٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَكُنَّا نَتَنَاوَبُ النُّزُولَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَيَنْزِلُ يَوْمًا وَأَنْزِلُ يَوْمًا فَيَأْتِينِي بِخَبَرِ الْوَحْىِ وَغَيْرِهِ وَآتِيهِ بِمِثْلِ ذَلِكَ وَكُنَّا نَتَحَدَّثُ أَنَّ غَسَّانَ تُنْعِلُ الْخَيْلَ لِتَغْزُوَنَا فَنَزَلَ صَاحِبِي ثُمَّ أَتَانِي عِشَاءً فَضَرَبَ بَابِي ثُمَّ نَادَانِي فَخَرَجْتُ إِلَيْهِ فَقَالَ حَدَثَ أَمْرٌ عَظِيمٌ . قُلْتُ مَاذَا أَجَاءَتْ غَسَّانُ قَالَ لاَ بَلْ أَعْظَمُ مِنْ ذَلِكَ وَأَطْوَلُ طَلَّقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نِسَاءَهُ . فَقُلْتُ قَدْ خَابَتْ حَفْصَةُ وَخَسِرَتْ قَدْ كُنْتُ أَظُنُّ هَذَا كَائِنًا حَتَّى إِذَا صَلَّيْتُ الصُّبْحَ شَدَدْتُ عَلَىَّ ثِيَابِي ثُمَّ نَزَلْتُ فَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ وَهْىَ تَبْكِي فَقُلْتُ أَطَلَّقَكُنَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ لاَ أَدْرِي هَا هُوَ ذَا مُعْتَزِلٌ فِي هَذِهِ الْمَشْرُبَةِ . فَأَتَيْتُ غُلاَمًا لَهُ أَسْوَدَ فَقُلْتُ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ . فَدَخَلَ ثُمَّ خَرَجَ إِلَىَّ فَقَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَصَمَتَ فَانْطَلَقْتُ حَتَّى انْتَهَيْتُ إِلَى الْمِنْبَرِ فَجَلَسْتُ فَإِذَا عِنْدَهُ رَهْطٌ جُلُوسٌ يَبْكِي بَعْضُهُمْ فَجَلَسْتُ قَلِيلاً ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ ثُمَّ أَتَيْتُ الْغُلاَمَ فَقُلْتُ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ . فَدَخَلَ ثُمَّ خَرَجَ إِلَىَّ . فَقَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَصَمَتَ . فَوَلَّيْتُ مُدْبِرًا فَإِذَا الْغُلاَمُ يَدْعُونِي فَقَالَ ادْخُلْ فَقَدْ أَذِنَ لَكَ فَدَخَلْتُ فَسَلَّمْتُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا هُوَ مُتَّكِئٌ عَلَى رَمْلِ حَصِيرٍ قَدْ أَثَّرَ فِي جَنْبِهِ فَقُلْتُ أَطَلَّقْتَ يَا رَسُولَ اللَّهِ نِسَاءَكَ فَرَفَعَ رَأْسَهُ إِلَىَّ وَقَالَ " لاَ " . فَقُلْتُ اللَّهُ أَكْبَرُ لَوْ رَأَيْتَنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَكُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ قَوْمًا نَغْلِبُ النِّسَاءَ فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ وَجَدْنَا قَوْمًا تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ فَطَفِقَ نِسَاؤُنَا يَتَعَلَّمْنَ مِنْ نِسَائِهِمْ فَتَغَضَّبْتُ عَلَى امْرَأَتِي يَوْمًا فَإِذَا هِيَ تُرَاجِعُنِي فَأَنْكَرْتُ أَنْ تُرَاجِعَنِي . فَقَالَتْ مَا تُنْكِرُ أَنْ أُرَاجِعَكَ فَوَاللَّهِ إِنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيُرَاجِعْنَهُ وَتَهْجُرُهُ إِحْدَاهُنَّ الْيَوْمَ إِلَى اللَّيْلِ . فَقُلْتُ قَدْ خَابَ مَنْ فَعَلَ ذَلِكَ مِنْهُنَّ وَخَسِرَ أَفَتَأْمَنُ إِحْدَاهُنَّ أَنْ يَغْضَبَ اللَّهُ عَلَيْهَا لِغَضَبِ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا هِيَ قَدْ هَلَكَتْ فَتَبَسَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ دَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَقُلْتُ لاَ يَغُرَّنَّكِ أَنْ كَانَتْ جَارَتُكِ هِيَ أَوْسَمُ مِنْكِ وَأَحَبُّ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْكِ . فَتَبَسَّمَ أُخْرَى فَقُلْتُ أَسْتَأْنِسُ يَا رَسُولَ اللَّهِ . قَالَ " نَعَمْ " . فَجَلَسْتُ فَرَفَعْتُ رَأْسِي فِي الْبَيْتِ فَوَاللَّهِ مَا رَأَيْتُ فِيهِ شَيْئًا يَرُدُّ الْبَصَرَ إِلاَّ أُهُبًا ثَلاَثَةً فَقُلْتُ ادْعُ اللَّهَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنْ يُوَسِّعَ عَلَى أُمَّتِكَ فَقَدْ وَسَّعَ عَلَى فَارِسَ وَالرُّومِ وَهُمْ لاَ يَعْبُدُونَ اللَّهَ فَاسْتَوَى جَالِسًا ثُمَّ قَالَ " أَفِي شَكٍّ أَنْتَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ أُولَئِكَ قَوْمٌ عُجِّلَتْ لَهُمْ طَيِّبَاتُهُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا " . فَقُلْتُ اسْتَغْفِرْ لِي يَا رَسُولَ اللَّهِ . وَكَانَ أَقْسَمَ أَنْ لاَ يَدْخُلَ عَلَيْهِنَّ شَهْرًا مِنْ شِدَّةِ مَوْجِدَتِهِ عَلَيْهِنَّ . حَتَّى عَاتَبَهُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ . قَالَ الزُّهْرِيُّ فَأَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ لَمَّا مَضَى تِسْعٌ وَعِشْرُونَ لَيْلَةً دَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَدَأَ بِي فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّكَ أَقْسَمْتَ أَنْ لاَ تَدْخُلَ عَلَيْنَا شَهْرًا وَإِنَّكَ دَخَلْتَ مِنْ تِسْعٍ وَعِشْرِينَ أَعُدُّهُنَّ . فَقَالَ " إِنَّ الشَّهْرَ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ - ثُمَّ قَالَ - يَا عَائِشَةُ إِنِّي ذَاكِرٌ لَكِ أَمْرًا فَلاَ عَلَيْكِ أَنْ لاَ تَعْجَلِي فِيهِ حَتَّى تَسْتَأْمِرِي أَبَوَيْكِ " . ثُمَّ قَرَأَ عَلَىَّ الآيَةَ { يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ قُلْ لأَزْوَاجِكَ} حَتَّى بَلَغَ { أَجْرًا عَظِيمًا} قَالَتْ عَائِشَةُ قَدْ عَلِمَ وَاللَّهِ أَنَّ أَبَوَىَّ لَمْ يَكُونَا لِيَأْمُرَانِي بِفِرَاقِهِ قَالَتْ فَقُلْتُ أَوَفِي هَذَا أَسْتَأْمِرُ أَبَوَىَّ فَإِنِّي أُرِيدُ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَالدَّارَ الآخِرَةَ . قَالَ مَعْمَرٌ فَأَخْبَرَنِي أَيُّوبُ أَنَّ عَائِشَةَ قَالَتْ لاَ تُخْبِرْ نِسَاءَكَ أَنِّي اخْتَرْتُكَ فَقَالَ لَهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ اللَّهَ أَرْسَلَنِي مُبَلِّغًا وَلَمْ يُرْسِلْنِي مُتَعَنِّتًا " . قَالَ قَتَادَةُ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا مَالَتْ قُلُوبُكُمَا.
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Ibn ‘Abbas a rapporté : « J’ai toujours voulu interroger Omar رضي الله عنه au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète ﷺ à propos desquelles Allah, le Très-Haut, a dit : “Si vous revenez toutes deux à Allah, alors vos cœurs se sont inclinés (vers le repentir)” (sourate 66, verset 4), jusqu’à ce qu’Omar parte pour le Hajj et que je l’accompagne. Sur le chemin, il s’est écarté pour ses besoins et j’ai apporté un récipient d’eau. Il a fait ses ablutions, puis j’ai dit : “Commandeur des croyants, qui sont ces deux femmes parmi les épouses du Prophète ﷺ à propos desquelles Allah a dit : ‘Si vous revenez toutes deux à Allah, alors vos cœurs se sont inclinés (vers le repentir)’ ?” Omar رضي الله عنه répondit : “Comme c’est étrange, Ibn ‘Abbas !” (Zuhri a dit : Par Allah, il n’aimait pas cette question, mais il n’a pas gardé le secret.) Il a dit : “Ce sont Hafsa et Aïcha.” Puis il raconta : “Nous étions des gens de Qouraïsh qui avions l’habitude de dominer nos femmes, mais en arrivant à Médine, nous avons trouvé des gens dominés par leurs femmes, et nos femmes ont commencé à apprendre de leurs femmes. Un jour, je me suis fâché contre ma femme et elle m’a répondu. Je n’aimais pas qu’elle me réponde. Elle m’a dit : ‘Tu n’aimes pas que je te réponde, mais, par Allah, les épouses du Messager d’Allah ﷺ lui répondent, et l’une d’elles se sépare de lui toute la journée jusqu’à la nuit.’ Je suis allé voir Hafsa et lui ai dit : ‘Réponds-tu au Messager d’Allah ﷺ ?’ Elle a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Est-ce que l’une d’entre vous se sépare de lui toute la journée jusqu’à la nuit ?’ Elle a dit : ‘Oui.’ J’ai dit : ‘Celle qui fait cela a échoué et perdu. N’avez-vous pas peur de la colère d’Allah à cause de la colère de Son Messager ﷺ, et ainsi périr ? Ne répondez pas au Messager d’Allah ﷺ et ne lui demandez rien, mais demandez-moi ce que vous voulez. Que le comportement de ta compagne ne t’influence pas, même si elle est plus belle et plus aimée du Messager d’Allah ﷺ que toi (en parlant d’Aïcha رضي الله عنها).’ ” Il a ajouté : “J’avais un compagnon parmi les Ansar, et nous restions auprès du Messager ﷺ chacun notre tour. Il y allait un jour, moi le lendemain, et nous nous informions mutuellement des révélations et des nouvelles. Nous parlions de la menace des Ghassanides. Un jour, mon compagnon est venu la nuit, a frappé à ma porte et a dit : ‘Il s’est passé quelque chose de grave.’ J’ai demandé : ‘Les Ghassanides sont-ils venus ?’ Il a répondu : ‘Non, c’est plus grave : le Prophète ﷺ a divorcé de ses épouses.’ J’ai dit : ‘Hafsa a échoué et perdu, je le craignais.’ Le matin, j’ai prié l’aube, me suis habillé et suis allé voir Hafsa, qui pleurait. J’ai demandé : ‘Le Messager d’Allah ﷺ vous a-t-il divorcées ?’ Elle a dit : ‘Je ne sais pas, mais il s’est isolé dans sa chambre.’ Je suis allé voir le serviteur noir et lui ai demandé la permission d’entrer. Il est allé voir le Prophète ﷺ, puis est revenu sans rien dire. Je suis allé au minbar, où des gens pleuraient. Je suis resté un moment, puis je suis revenu voir le serviteur, qui m’a finalement fait signe d’entrer. J’ai salué le Messager d’Allah ﷺ, qui était allongé sur une natte, avec des marques sur le côté. J’ai demandé : ‘Messager d’Allah, as-tu divorcé de tes épouses ?’ Il a levé la tête et dit : ‘Non.’ J’ai dit : ‘Allah est le Plus Grand ! Messager d’Allah, si tu avais vu comment, à La Mecque, nous dominions nos femmes, mais à Médine, ce sont elles qui dominent. Un jour, ma femme m’a répondu, et je n’ai pas aimé cela. Elle m’a dit : “Tu n’aimes pas que je te réponde, mais les épouses du Prophète ﷺ lui répondent, et l’une d’elles se sépare de lui toute la journée.” J’ai dit : “Celle qui fait cela a échoué et perdu. N’a-t-elle pas peur de la colère d’Allah à cause de la colère du Messager ﷺ, et ainsi périr ?”’ Le Messager d’Allah ﷺ a souri. J’ai dit : ‘Messager d’Allah, j’ai dit à Hafsa : “Que le comportement de ta compagne (Aïcha) ne t’influence pas, même si elle est plus belle et plus aimée de toi.”’ Il a souri de nouveau. J’ai dit : ‘Messager d’Allah, puis-je te parler de choses agréables ?’ Il a dit : ‘Oui.’ Je me suis assis et j’ai levé la tête : par Allah, je n’ai rien vu d’important dans la maison, à part trois peaux. J’ai dit : ‘Messager d’Allah, invoque ton Seigneur pour qu’Il accorde la prospérité à ta communauté, comme Il l’a fait pour les Perses et les Romains, alors qu’ils n’adorent pas Allah.’ Il s’est redressé et a dit : ‘Ibn Khattab, doutes-tu qu’ils soient un peuple à qui tout a été donné dans ce bas-monde ?’ J’ai dit : ‘Messager d’Allah, demande pardon pour moi.’ Le Messager d’Allah ﷺ avait fait le serment de ne pas leur rendre visite pendant un mois, à cause de sa grande contrariété, jusqu’à ce qu’Allah lui montre Son mécontentement. Zuhri a dit : ‘Urwa m’a informé qu’Aïcha رضي الله عنها a dit : “Après vingt-neuf nuits, le Messager d’Allah ﷺ est venu me voir en premier. Je lui ai dit : ‘Messager d’Allah, tu avais juré de ne pas venir pendant un mois, or tu es venu après vingt-neuf nuits.’ Il répondit : ‘Le mois peut aussi compter vingt-neuf jours.’ Puis il dit : ‘Aïcha, je veux te parler d’une chose, ne sois pas pressée et consulte tes parents.’ Il récita alors le verset : ‘Ô Prophète, dis à tes épouses…’ jusqu’à ‘une grande récompense’ (sourate 33, verset 28).’ Aïcha رضي الله عنها a dit : ‘Par Allah, il savait que mes parents ne m’auraient jamais permis de me séparer de lui. J’ai dit : “Ai-je besoin de consulter mes parents ? Je choisis Allah, Son Messager et la demeure de l’au-delà.”’ Ma‘mar a dit : Ayyub m’a rapporté qu’Aïcha a dit : ‘Ne dis pas à tes épouses que je t’ai choisi.’ Le Messager d’Allah ﷺ a dit : ‘En vérité, Allah m’a envoyé comme messager, pas comme source de difficulté.’ Qatada a dit : ‘Saghat qulubukum’ signifie : ‘Vos cœurs se sont inclinés.’ »