Hadiths sur Wealth
935 hadiths authentiques trouves
Sahih Al-Boukhari : 21
al-Shu'bi (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ ابْنُ عُلَيَّةَ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ الْحَذَّاءُ، عَنِ ابْنِ أَشْوَعَ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، حَدَّثَنِي كَاتِبُ الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ، قَالَ كَتَبَ مُعَاوِيَةُ إِلَى الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ أَنِ اكْتُبْ، إِلَىَّ بِشَىْءٍ سَمِعْتَهُ مِنَ النَّبِيِّ، صلى الله عليه وسلم. فَكَتَبَ إِلَيْهِ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" إِنَّ اللَّهَ كَرِهَ لَكُمْ ثَلاَثًا قِيلَ وَقَالَ، وَإِضَاعَةَ الْمَالِ، وَكَثْرَةَ السُّؤَالِ ".
Rapporté par Ash-Shu`bi : Le secrétaire d’Al-Mughira bin Shu`ba a raconté : « Muawiya a écrit à Al-Mughira bin Shu`ba : Écris-moi quelque chose que tu as entendu du Prophète (ﷺ). » Alors Al-Mughira a écrit : J’ai entendu le Prophète dire : « Allah déteste pour vous trois choses : 1. Les bavardages inutiles, parler trop ou parler des autres ; 2. Gaspiller les biens (par excès) ; 3. Poser trop de questions (dans les sujets religieux controversés) ou demander aux autres (sauf en cas de grande nécessité). »
Sahih Al-Boukhari : 22
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا أَفْلَحُ بْنُ حُمَيْدٍ، عَنِ الْقَاسِمِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ خَرَجْنَا مُهِلِّينَ بِالْحَجِّ فِي أَشْهُرِ الْحَجِّ، وَحُرُمِ الْحَجِّ، فَنَزَلْنَا سَرِفَ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لأَصْحَابِهِ " مَنْ لَمْ يَكُنْ مَعَهُ هَدْىٌ، فَأَحَبَّ أَنْ يَجْعَلَهَا عُمْرَةً، فَلْيَفْعَلْ وَمَنْ كَانَ مَعَهُ هَدْىٌ فَلاَ ". وَكَانَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَرِجَالٍ مِنْ أَصْحَابِهِ ذَوِي قُوَّةٍ الْهَدْىُ، فَلَمْ تَكُنْ لَهُمْ عُمْرَةً، فَدَخَلَ عَلَىَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا أَبْكِي فَقَالَ " مَا يُبْكِيكِ ". قُلْتُ سَمِعْتُكَ تَقُولُ لأَصْحَابِكَ مَا قُلْتَ فَمُنِعْتُ الْعُمْرَةَ. قَالَ " وَمَا شَأْنُكِ ". قُلْتُ لاَ أُصَلِّي. قَالَ " فَلاَ يَضُرَّكِ أَنْتِ مِنْ بَنَاتِ آدَمَ، كُتِبَ عَلَيْكِ مَا كُتِبَ عَلَيْهِنَّ، فَكُونِي فِي حَجَّتِكِ عَسَى اللَّهُ أَنْ يَرْزُقَكِهَا ". قَالَتْ فَكُنْتُ حَتَّى نَفَرْنَا مِنْ مِنًى، فَنَزَلْنَا الْمُحَصَّبَ فَدَعَا عَبْدَ الرَّحْمَنِ، فَقَالَ " اخْرُجْ بِأُخْتِكَ الْحَرَمَ، فَلْتُهِلَّ بِعُمْرَةٍ، ثُمَّ افْرُغَا مِنْ طَوَافِكُمَا، أَنْتَظِرْكُمَا هَا هُنَا ". فَأَتَيْنَا فِي جَوْفِ اللَّيْلِ. فَقَالَ " فَرَغْتُمَا ". قُلْتُ نَعَمْ. فَنَادَى بِالرَّحِيلِ فِي أَصْحَابِهِ، فَارْتَحَلَ النَّاسُ، وَمَنْ طَافَ بِالْبَيْتِ، قَبْلَ صَلاَةِ الصُّبْحِ، ثُمَّ خَرَجَ مُوَجِّهًا إِلَى الْمَدِينَةِ.
Rapporté par Aisha : Nous sommes partis en prenant l’Ihram pour le Hajj pendant les mois du Hajj, en nous dirigeant vers les lieux sacrés du Hajj. Nous nous sommes arrêtés à Sarif et le Prophète (ﷺ) a dit à ses compagnons : « Celui qui n’a pas l’animal à sacrifier et qui veut transformer son Hajj en ‘Umra, qu’il le fasse, mais celui qui a l’animal à sacrifier ne doit pas le faire. » Le Prophète (ﷺ) et certains de ses compagnons riches avaient l’animal à sacrifier, donc ils ne sont pas sortis de l’Ihram après la ‘Umra. Le Prophète (ﷺ) est venu me voir alors que je pleurais. Il m’a demandé pourquoi. J’ai répondu : « J’ai entendu ce que tu as dit à tes compagnons et je ne peux pas faire la ‘Umra. » Il m’a demandé : « Qu’as-tu ? » J’ai répondu : « Je ne prie pas. » Il a dit : « Il n’y a pas de mal, car tu es une des filles d’Adam et cela arrive à toutes. Tu dois donc accomplir le Hajj et j’espère qu’Allah te permettra aussi de faire la ‘Umra. » J’ai continué jusqu’à ce que nous quittions Mina et nous sommes arrêtés à Al-Mahassab. Le Prophète (ﷺ) a appelé ‘Abdur Rahman et lui a dit : « Sors du sanctuaire avec ta sœur et qu’elle prenne l’Ihram pour la ‘Umra, et après que vous ayez terminé le Tawaf, je vous attendrai ici. » Nous sommes revenus à minuit et le Prophète (ﷺ) nous a demandé : « Avez-vous terminé ? » J’ai répondu oui. Il a alors annoncé le départ et les gens se sont préparés à partir, certains ayant fait le Tawaf de la Ka‘ba avant la prière du matin, puis le Prophète (ﷺ) est parti pour Médine
Sahih Al-Boukhari : 23
Ibrahim bin Sa'd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، قَالَ قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ ـ رضى الله عنه ـ لَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ آخَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْنِي وَبَيْنَ سَعْدِ بْنِ الرَّبِيعِ فَقَالَ سَعْدُ بْنُ الرَّبِيعِ إِنِّي أَكْثَرُ الأَنْصَارِ مَالاً، فَأَقْسِمُ لَكَ نِصْفَ مَالِي، وَانْظُرْ أَىَّ زَوْجَتَىَّ هَوِيتَ نَزَلْتُ لَكَ عَنْهَا، فَإِذَا حَلَّتْ تَزَوَّجْتَهَا. قَالَ فَقَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ لاَ حَاجَةَ لِي فِي ذَلِكَ، هَلْ مِنْ سُوقٍ فِيهِ تِجَارَةٌ قَالَ سُوقُ قَيْنُقَاعَ. قَالَ فَغَدَا إِلَيْهِ عَبْدُ الرَّحْمَنِ، فَأَتَى بِأَقِطٍ وَسَمْنٍ ـ قَالَ ـ ثُمَّ تَابَعَ الْغُدُوَّ، فَمَا لَبِثَ أَنْ جَاءَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ عَلَيْهِ أَثَرُ صُفْرَةٍ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " تَزَوَّجْتَ ". قَالَ نَعَمْ. قَالَ " وَمَنْ ". قَالَ امْرَأَةً مِنَ الأَنْصَارِ. قَالَ " كَمْ سُقْتَ ". قَالَ زِنَةَ نَوَاةٍ مِنْ ذَهَبٍ أَوْ نَوَاةً مِنْ ذَهَبٍ. فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَوْلِمْ وَلَوْ بِشَاةٍ ".
Rapporté par Ibrahim bin Sa`d, de la part de son père et de son grand-père : `Abdur Rahman bin `Auf a dit : « Quand nous sommes arrivés à Médine en tant qu’émigrés, le Messager d’Allah ﷺ a établi un lien de fraternité entre moi et Sa`d bin Ar-Rabi`. Sa`d bin Ar-Rabi` m’a dit : ‘Je suis le plus riche des Ansar, je vais te donner la moitié de mes biens et tu peux regarder mes deux femmes et choisir celle que tu veux, je la divorcerai, et quand elle aura terminé sa période d’attente, tu pourras l’épouser.’ `Abdur-Rahman a répondu : ‘Je n’ai pas besoin de tout cela. Y a-t-il un marché où l’on fait du commerce ?’ Il a répondu : ‘Le marché de Qaynuqa.’ `Abdur-Rahman s’y est rendu le lendemain et a rapporté du lait caillé et du beurre, puis il a continué à y aller régulièrement. Quelques jours plus tard, `Abdur-Rahman est revenu avec des traces de parfum jaune sur lui. Le Messager d’Allah ﷺ lui a demandé s’il s’était marié. Il a répondu oui. Le Prophète ﷺ a dit : ‘Avec qui t’es-tu marié ?’ Il a répondu : ‘Avec une femme des Ansar.’ Puis le Prophète ﷺ a demandé : ‘Combien lui as-tu donné ?’ Il a répondu : ‘Un morceau d’or équivalent au poids d’un noyau de datte (ou un noyau de datte en or) !’ Le Prophète ﷺ a dit : ‘Fais un banquet de mariage, même avec un seul mouton.’ »
Sahih Al-Boukhari : 24
Khabbab bin Al-Aratt (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ أَبِي الضُّحَى، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ خَبَّابٍ، قَالَ كُنْتُ قَيْنًا فِي الْجَاهِلِيَّةِ، وَكَانَ لِي عَلَى الْعَاصِ بْنِ وَائِلٍ دَيْنٌ، فَأَتَيْتُهُ أَتَقَاضَاهُ قَالَ لاَ أُعْطِيكَ حَتَّى تَكْفُرَ بِمُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم. فَقُلْتُ لاَ أَكْفُرُ حَتَّى يُمِيتَكَ اللَّهُ، ثُمَّ تُبْعَثَ. قَالَ دَعْنِي حَتَّى أَمُوتَ وَأُبْعَثَ، فَسَأُوتَى مَالاً وَوَلَدًا فَأَقْضِيَكَ فَنَزَلَتْ {أَفَرَأَيْتَ الَّذِي كَفَرَ بِآيَاتِنَا وَقَالَ لأُوتَيَنَّ مَالاً وَوَلَدًا * أَطَّلَعَ الْغَيْبَ أَمِ اتَّخَذَ عِنْدَ الرَّحْمَنِ عَهْدًا }
Rapporté par Khabbab : J’étais forgeron à l’époque préislamique, et ‘Asi bin Wail me devait de l’argent, alors je suis allé le voir pour le réclamer. Il m’a dit : Je ne te paierai pas tant que tu ne renieras pas Muhammad. J’ai dit : Je ne renierai pas jusqu’à ce qu’Allah te fasse mourir et que tu sois ressuscité. Il a dit : Laisse-moi jusqu’à ce que je meure et que je sois ressuscité, alors on me donnera de l’argent et des enfants et je te paierai ta dette. À cette occasion, il a été révélé au Prophète : As-tu vu celui qui ne croit pas à Nos signes et dit : On me donnera sûrement des biens et des enfants ? Connaît-il l’inconnu, ou a-t-il pris un engagement auprès du Miséricordieux (Allah) ?
Sahih Al-Boukhari : 25
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" مَطْلُ الْغَنِيِّ ظُلْمٌ، فَإِذَا أُتْبِعَ أَحَدُكُمْ عَلَى مَلِيٍّ فَلْيَتْبَعْ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : Retarder le paiement d’une dette par une personne riche est une injustice. Donc, si votre dette est transférée de votre débiteur à un autre débiteur riche, vous devez accepter
Sahih Al-Boukhari : 26
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ ابْنِ ذَكْوَانَ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" مَطْلُ الْغَنِيِّ ظُلْمٌ، وَمَنْ أُتْبِعَ عَلَى مَلِيٍّ فَلْيَتَّبِعْ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : Retarder le paiement d’une dette par une personne riche est une injustice. Donc, si votre dette est transférée de votre débiteur à un autre débiteur riche, vous devez accepter
Sahih Al-Boukhari : 27
Salama bin al-Akwa' (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا الْمَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ أَبِي عُبَيْدٍ، عَنْ سَلَمَةَ بْنِ الأَكْوَعِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنَّا جُلُوسًا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِذْ أُتِيَ بِجَنَازَةٍ، فَقَالُوا صَلِّ عَلَيْهَا. فَقَالَ " هَلْ عَلَيْهِ دَيْنٌ ". قَالُوا لاَ. قَالَ " فَهَلْ تَرَكَ شَيْئًا ". قَالُوا لاَ. فَصَلَّى عَلَيْهِ ثُمَّ أُتِيَ بِجَنَازَةٍ أُخْرَى، فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، صَلِّ عَلَيْهَا. قَالَ " هَلْ عَلَيْهِ دَيْنٌ ". قِيلَ نَعَمْ. قَالَ " فَهَلْ تَرَكَ شَيْئًا ". قَالُوا ثَلاَثَةَ دَنَانِيرَ. فَصَلَّى عَلَيْهَا، ثُمَّ أُتِيَ بِالثَّالِثَةِ، فَقَالُوا صَلِّ عَلَيْهَا. قَالَ " هَلْ تَرَكَ شَيْئًا ". قَالُوا لاَ. قَالَ " فَهَلْ عَلَيْهِ دَيْنٌ ". قَالُوا ثَلاَثَةُ دَنَانِيرَ. قَالَ " صَلُّوا عَلَى صَاحِبِكُمْ ". قَالَ أَبُو قَتَادَةَ صَلِّ عَلَيْهِ يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَعَلَىَّ دَيْنُهُ. فَصَلَّى عَلَيْهِ.
Rapporté par Salama bin Al-Akwa : Un jour, alors que nous étions assis avec le Prophète, un défunt a été amené. On a demandé au Prophète (ﷺ) de diriger la prière funéraire pour lui. Il a dit : « Avait-il des dettes ? » Les gens ont répondu non. Il a dit : « A-t-il laissé des biens ? » Ils ont dit non. Alors il a dirigé la prière funéraire. Un autre défunt a été amené et les gens ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Dirige la prière funéraire. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Avait-il des dettes ? » Ils ont dit oui. Il a dit : « A-t-il laissé des biens ? » Ils ont dit : « Trois dinars. » Il a alors dirigé la prière. Puis un troisième défunt a été amené et les gens ont dit au Prophète (ﷺ) : « S’il te plaît, dirige la prière funéraire. » Il a dit : « A-t-il laissé des biens ? » Ils ont dit non. Il a demandé : « Avait-il des dettes ? » Ils ont répondu : « Oui, il doit trois dinars. » Il a dit : « Alors, priez pour votre compagnon. » Abu Qatada a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Dirige la prière funéraire, et je paierai sa dette. » Alors il a dirigé la prière
Sahih Al-Boukhari : 28
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يُؤْتَى بِالرَّجُلِ الْمُتَوَفَّى عَلَيْهِ الدَّيْنُ فَيَسْأَلُ " هَلْ تَرَكَ لِدَيْنِهِ فَضْلاً ". فَإِنْ حُدِّثَ أَنَّهُ تَرَكَ لِدَيْنِهِ وَفَاءً صَلَّى، وَإِلاَّ قَالَ لِلْمُسْلِمِينَ " صَلُّوا عَلَى صَاحِبِكُمْ ". فَلَمَّا فَتَحَ اللَّهُ عَلَيْهِ الْفُتُوحَ قَالَ " أَنَا أَوْلَى بِالْمُؤْمِنِينَ مِنْ أَنْفُسِهِمْ، فَمَنْ تُوُفِّيَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ فَتَرَكَ دَيْنًا فَعَلَىَّ قَضَاؤُهُ، وَمَنْ تَرَكَ مَالاً فَلِوَرَثَتِهِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Chaque fois qu'un homme mort endetté était amené au Messager d'Allah (ﷺ), il demandait : « A-t-il laissé de quoi rembourser sa dette ? » S'il apprenait qu'il avait laissé de quoi payer ses dettes, il faisait la prière funéraire. Sinon, il disait aux musulmans de faire la prière funéraire de leur ami. Quand Allah a enrichi le Prophète (ﷺ) grâce aux conquêtes, il a dit : « J'ai plus de droit que les autres croyants d'être le protecteur des croyants. Donc, si un musulman meurt en ayant des dettes, je suis responsable du remboursement de sa dette, et celui qui laisse des biens (après sa mort), ils iront à ses héritiers. »
Sahih Al-Boukhari : 29
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، قَالَ قَرَأْتُ عَلَى مَالِكٍ عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ كَانَ أَبُو طَلْحَةَ أَكْثَرَ الأَنْصَارِ بِالْمَدِينَةِ مَالاً، وَكَانَ أَحَبَّ أَمْوَالِهِ إِلَيْهِ بِيْرُ حَاءَ وَكَانَتْ مُسْتَقْبِلَةَ الْمَسْجِدَ، وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدْخُلُهَا وَيَشْرَبُ مِنْ مَاءٍ فِيهَا طَيِّبٍ فَلَمَّا نَزَلَتْ {لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ} قَامَ أَبُو طَلْحَةَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ اللَّهَ تَعَالَى يَقُولُ فِي كِتَابِهِ {لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ} وَإِنَّ أَحَبَّ أَمْوَالِي إِلَىَّ بِيْرُ حَاءَ، وَإِنَّهَا صَدَقَةٌ لِلَّهِ أَرْجُو بِرَّهَا وَذُخْرَهَا عِنْدَ اللَّهِ فَضَعْهَا يَا رَسُولَ اللَّهِ حَيْثُ شِئْتَ، فَقَالَ " بَخٍ، ذَلِكَ مَالٌ رَائِحٌ، ذَلِكَ مَالٌ رَائِحٌ. قَدْ سَمِعْتُ مَا قُلْتَ فِيهَا، وَأَرَى أَنْ تَجْعَلَهَا فِي الأَقْرَبِينَ ". قَالَ أَفْعَلُ يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَسَمَهَا أَبُو طَلْحَةَ فِي أَقَارِبِهِ وَبَنِي عَمِّهِ. تَابَعَهُ إِسْمَاعِيلُ عَنْ مَالِكٍ. وَقَالَ رَوْحٌ عَنْ مَالِكٍ رَابِحٌ.
Rapporté par Anas bin Malik : Abu Talha était l’homme le plus riche de Médine parmi les Ansar, et son jardin Beeruha’ était ce qu’il possédait de plus cher, situé en face de la mosquée du Prophète. Le Messager d’Allah (ﷺ) y entrait et buvait de son eau douce. Quand ce verset a été révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez en aumône ce que vous aimez » (3.92), Abu Talha s’est levé devant le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah dit dans Son Livre : “Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez en aumône ce que vous aimez”, et ce que j’aime le plus dans mes biens, c’est Beeruha’, alors je le donne en aumône en espérant la récompense d’Allah. Ô Messager d’Allah ! Utilise-le comme tu veux. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a apprécié et a dit : « C’est une richesse qui rapporte, c’est une richesse qui rapporte. J’ai entendu ce que tu as dit ; je te conseille de la distribuer à tes proches. » Abu Talha a dit : « Je vais le faire, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Abu Talha l’a donc distribué à ses proches et cousins. Le sous-narrateur (Malik) a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est une richesse qui rapporte, » au lieu de « richesse qui se perd. »
Sahih Al-Boukhari : 30
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكُ بْنُ أَنَسٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ السَّمَّانِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " الْخَيْلُ لِرَجُلٍ أَجْرٌ، وَلِرَجُلٍ سِتْرٌ، وَعَلَى رَجُلٍ وِزْرٌ، فَأَمَّا الَّذِي لَهُ أَجْرٌ فَرَجُلٌ رَبَطَهَا فِي سَبِيلِ اللَّهِ، فَأَطَالَ بِهَا فِي مَرْجٍ أَوْ رَوْضَةٍ، فَمَا أَصَابَتْ فِي طِيَلِهَا ذَلِكَ مِنَ الْمَرْجِ أَوِ الرَّوْضَةِ كَانَتْ لَهُ حَسَنَاتٍ، وَلَوْ أَنَّهُ انْقَطَعَ طِيَلُهَا فَاسْتَنَّتْ شَرَفًا أَوْ شَرَفَيْنِ كَانَتْ آثَارُهَا وَأَرْوَاثُهَا حَسَنَاتٍ لَهُ، وَلَوْ أَنَّهَا مَرَّتْ بِنَهَرٍ فَشَرِبَتْ مِنْهُ وَلَمْ يُرِدْ أَنْ يَسْقِيَ كَانَ ذَلِكَ حَسَنَاتٍ لَهُ، فَهِيَ لِذَلِكَ أَجْرٌ، وَرَجُلٌ رَبَطَهَا تَغَنِّيًا وَتَعَفُّفًا ثُمَّ لَمْ يَنْسَ حَقَّ اللَّهِ فِي رِقَابِهَا وَلاَ ظُهُورِهَا، فَهِيَ لِذَلِكَ سِتْرٌ، وَرَجُلٌ رَبَطَهَا فَخْرًا وَرِيَاءً وَنِوَاءً لأَهْلِ الإِسْلاَمِ، فَهِيَ عَلَى ذَلِكَ وِزْرٌ ". وَسُئِلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْحُمُرِ فَقَالَ " مَا أُنْزِلَ عَلَىَّ فِيهَا شَىْءٌ إِلاَّ هَذِهِ الآيَةُ الْجَامِعَةُ الْفَاذَّةُ {َمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ خَيْرًا يَرَهُ * وَمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ شَرًّا يَرَهُ }"
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Garder des chevaux peut être une source de récompense pour certains, un moyen de subsistance pour d’autres, ou un fardeau pour d’autres encore. Celui pour qui le cheval sera une source de récompense est celui qui le garde pour la cause d’Allah et l’attache avec une longue corde dans un pâturage ou un jardin. Il recevra une récompense équivalente à ce que la longueur de la corde permet au cheval de manger dans le pâturage ou le jardin. Si le cheval casse sa corde et franchit une ou deux collines, alors toutes ses traces et même ses crottins seront comptés comme de bonnes actions pour son propriétaire. S’il passe près d’une rivière et boit, cela sera aussi considéré comme une bonne action pour son propriétaire, même s’il n’avait pas l’intention de l’abreuver. Les chevaux sont une protection contre la pauvreté pour celui qui les garde pour gagner sa vie sans avoir à demander aux autres, tout en donnant à Allah ce qui Lui revient (comme les prières) avec ce qu’il gagne, et sans les surcharger. Celui qui garde des chevaux par orgueil, pour se vanter ou nuire aux musulmans, ses chevaux seront pour lui une source de péchés. » Quand on a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet des ânes, il a répondu : « Rien de particulier ne m’a été révélé à leur sujet, sauf ce verset général qui s’applique à tout : “Quiconque fait le bien, même du poids d’un atome (ou d’une petite fourmi), le verra (le jour de la Résurrection).” »
Sahih Al-Boukhari : 31
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، أَخِي وَهْبِ بْنِ مُنَبِّهٍ أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" مَطْلُ الْغَنِيِّ ظُلْمٌ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Retarder le remboursement d’une dette alors qu’on en a les moyens est une injustice. »
Sahih Al-Boukhari : 32
Al-Mughira bin Shuba (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ وَرَّادٍ، مَوْلَى الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ عَنِ الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" إِنَّ اللَّهَ حَرَّمَ عَلَيْكُمْ عُقُوقَ الأُمَّهَاتِ، وَوَأْدَ الْبَنَاتِ، وَمَنَعَ وَهَاتِ، وَكَرِهَ لَكُمْ قِيلَ وَقَالَ، وَكَثْرَةَ السُّؤَالِ، وَإِضَاعَةَ الْمَالِ ".
Rapporté par Al-Mughira bin Shu`ba : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah vous a interdit (1) d’être ingrats envers vos mères, (2) d’enterrer vos filles vivantes, (3) de ne pas donner les droits des autres (comme la charité, etc.) et (4) de mendier auprès des gens. Et Allah déteste pour vous (1) les paroles inutiles ou parler trop des autres, (2) de poser trop de questions (dans les affaires religieuses controversées) et (3) de gaspiller les biens par excès. »
Sahih Al-Boukhari : 33
Urwa bin al-Zubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الْعَامِرِيُّ الأُوَيْسِيُّ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ صَالِحٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، أَنَّهُ سَأَلَ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي يُونُسُ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ أَنَّهُ سَأَلَ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ عَنْ قَوْلِ اللَّهِ تَعَالَى {وَإِنْ خِفْتُمْ} إِلَى {وَرُبَاعَ}. فَقَالَتْ يَا ابْنَ أُخْتِي هِيَ الْيَتِيمَةُ تَكُونُ فِي حَجْرِ وَلِيِّهَا تُشَارِكُهُ فِي مَالِهِ، فَيُعْجِبُهُ مَالُهَا وَجَمَالُهَا، فَيُرِيدُ وَلِيُّهَا أَنْ يَتَزَوَّجَهَا بِغَيْرِ أَنْ يُقْسِطَ فِي صَدَاقِهَا، فَيُعْطِيهَا مِثْلَ مَا يُعْطِيهَا غَيْرُهُ، فَنُهُوا أَنْ يَنْكِحُوهُنَّ إِلاَّ أَنْ يُقْسِطُوا لَهُنَّ وَيَبْلُغُوا بِهِنَّ أَعْلَى سُنَّتِهِنَّ مِنَ الصَّدَاقِ، وَأُمِرُوا أَنْ يَنْكِحُوا مَا طَابَ لَهُمْ مِنَ النِّسَاءِ سِوَاهُنَّ. قَالَ عُرْوَةُ قَالَتْ عَائِشَةُ ثُمَّ إِنَّ النَّاسَ اسْتَفْتَوْا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْدَ هَذِهِ الآيَةِ فَأَنْزَلَ اللَّهُ {وَيَسْتَفْتُونَكَ فِي النِّسَاءِ} إِلَى قَوْلِهِ {وَتَرْغَبُونَ أَنْ تَنْكِحُوهُنَّ} وَالَّذِي ذَكَرَ اللَّهُ أَنَّهُ يُتْلَى عَلَيْكُمْ فِي الْكِتَابِ الآيَةُ الأُولَى الَّتِي قَالَ فِيهَا {وَإِنْ خِفْتُمْ أَنْ لاَ تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَى فَانْكِحُوا مَا طَابَ لَكُمْ مِنَ النِّسَاءِ} قَالَتْ عَائِشَةُ وَقَوْلُ اللَّهِ فِي الآيَةِ الأُخْرَى {وَتَرْغَبُونَ أَنْ تَنْكِحُوهُنَّ} يَعْنِي هِيَ رَغْبَةُ أَحَدِكُمْ لِيَتِيمَتِهِ الَّتِي تَكُونُ فِي حَجْرِهِ، حِينَ تَكُونُ قَلِيلَةَ الْمَالِ وَالْجَمَالِ، فَنُهُوا أَنْ يَنْكِحُوا مَا رَغِبُوا فِي مَالِهَا وَجَمَالِهَا مِنْ يَتَامَى النِّسَاءِ إِلاَّ بِالْقِسْطِ مِنْ، أَجْلِ رَغْبَتِهِمْ عَنْهُنَّ.
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : Il a demandé à `Aisha le sens de la parole d’Allah : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes qui vous plaisent, deux, trois ou quatre. » (4.3) Elle a dit : « Ô mon neveu ! Cela concerne l’orpheline qui vit avec son tuteur et partage ses biens. Sa richesse et sa beauté peuvent pousser le tuteur à l’épouser sans lui donner une dot convenable qu’un autre prétendant aurait donnée. Ces tuteurs ont donc été interdits d’épouser ces orphelines à moins d’être justes et de leur donner la dot la plus appropriée ; sinon, ils devaient épouser une autre femme. » `Aisha a ajouté : « Après ce verset, les gens ont de nouveau interrogé le Prophète au sujet du mariage avec les orphelines, alors Allah a révélé : ‘Ils te demandent des instructions concernant les femmes. Dis : Allah vous instruit à leur sujet, ainsi que ce qui vous est récité dans le Livre, concernant les orphelines à qui vous ne donnez pas les parts prescrites et que vous désirez épouser...’ (4.127) Ce qu’Allah veut dire par : ‘Et ce qui vous est récité’ est le verset précédent : ‘Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes qui vous plaisent.’ (4.3) `Aisha a dit : ‘La parole d’Allah dans l’autre verset : ‘que vous désirez épouser’ (4.127) signifie le désir du tuteur d’épouser une orpheline sous sa garde quand elle n’a ni richesse ni beauté (dans ce cas il doit être juste avec elle). Les tuteurs ne devaient pas épouser leurs orphelines riches et belles sans être justes, car en général ils n’épousaient pas celles qui n’étaient ni belles ni riches. »
Sahih Al-Boukhari : 34
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الرَّبِيعِ، سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ وَأَفْهَمَنِي بَعْضَهُ أَحْمَدُ حَدَّثَنَا فُلَيْحُ بْنُ سُلَيْمَانَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، وَسَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، وَعَلْقَمَةَ بْنِ وَقَّاصٍ اللَّيْثِيِّ، وَعُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حِينَ قَالَ لَهَا أَهْلُ الإِفْكِ مَا قَالُوا، فَبَرَّأَهَا اللَّهُ مِنْهُ، قَالَ الزُّهْرِيُّ، وَكُلُّهُمْ حَدَّثَنِي طَائِفَةً مِنْ حَدِيثِهَا وَبَعْضُهُمْ أَوْعَى مِنْ بَعْضٍ، وَأَثْبَتُ لَهُ اقْتِصَاصًا، وَقَدْ وَعَيْتُ عَنْ كُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمُ الْحَدِيثَ الَّذِي حَدَّثَنِي عَنْ عَائِشَةَ، وَبَعْضُ حَدِيثِهِمْ يُصَدِّقُ بَعْضًا. زَعَمُوا أَنَّ عَائِشَةَ قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا أَرَادَ أَنْ يَخْرُجَ سَفَرًا أَقْرَعَ بَيْنَ أَزْوَاجِهِ، فَأَيَّتُهُنَّ خَرَجَ سَهْمُهَا خَرَجَ بِهَا مَعَهُ، فَأَقْرَعَ بَيْنَنَا فِي غَزَاةٍ غَزَاهَا فَخَرَجَ سَهْمِي، فَخَرَجْتُ مَعَهُ بَعْدَ مَا أُنْزِلَ الْحِجَابُ، فَأَنَا أُحْمَلُ فِي هَوْدَجٍ وَأُنْزَلُ فِيهِ، فَسِرْنَا حَتَّى إِذَا فَرَغَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ غَزْوَتِهِ تِلْكَ، وَقَفَلَ وَدَنَوْنَا مِنَ الْمَدِينَةِ، آذَنَ لَيْلَةً بِالرَّحِيلِ، فَقُمْتُ حِينَ آذَنُوا بِالرَّحِيلِ، فَمَشَيْتُ حَتَّى جَاوَزْتُ الْجَيْشَ، فَلَمَّا قَضَيْتُ شَأْنِي أَقْبَلْتُ إِلَى الرَّحْلِ، فَلَمَسْتُ صَدْرِي، فَإِذَا عِقْدٌ لِي مِنْ جَزْعِ أَظْفَارٍ قَدِ انْقَطَعَ، فَرَجَعْتُ فَالْتَمَسْتُ عِقْدِي، فَحَبَسَنِي ابْتِغَاؤُهُ، فَأَقْبَلَ الَّذِينَ يَرْحَلُونَ لِي، فَاحْتَمَلُوا هَوْدَجِي فَرَحَلُوهُ عَلَى بَعِيرِي الَّذِي كُنْتُ أَرْكَبُ، وَهُمْ يَحْسِبُونَ أَنِّي فِيهِ، وَكَانَ النِّسَاءُ إِذْ ذَاكَ خِفَافًا لَمْ يَثْقُلْنَ وَلَمْ يَغْشَهُنَّ اللَّحْمُ، وَإِنَّمَا يَأْكُلْنَ الْعُلْقَةَ مِنَ الطَّعَامِ، فَلَمْ يَسْتَنْكِرِ الْقَوْمُ حِينَ رَفَعُوهُ ثِقَلَ الْهَوْدَجِ فَاحْتَمَلُوهُ وَكُنْتُ جَارِيَةً حَدِيثَةَ السِّنِّ، فَبَعَثُوا الْجَمَلَ وَسَارُوا، فَوَجَدْتُ عِقْدِي بَعْدَ مَا اسْتَمَرَّ الْجَيْشُ، فَجِئْتُ مَنْزِلَهُمْ وَلَيْسَ فِيهِ أَحَدٌ، فَأَمَمْتُ مَنْزِلِي الَّذِي كُنْتُ بِهِ فَظَنَنْتُ أَنَّهُمْ سَيَفْقِدُونِي فَيَرْجِعُونَ إِلَىَّ، فَبَيْنَا أَنَا جَالِسَةٌ غَلَبَتْنِي عَيْنَاىَ فَنِمْتُ، وَكَانَ صَفْوَانُ بْنُ الْمُعَطَّلِ السُّلَمِيُّ ثُمَّ الذَّكْوَانِيُّ مِنْ وَرَاءِ الْجَيْشِ، فَأَصْبَحَ عِنْدَ مَنْزِلِي فَرَأَى سَوَادَ إِنْسَانٍ نَائِمٍ فَأَتَانِي، وَكَانَ يَرَانِي قَبْلَ الْحِجَابِ فَاسْتَيْقَظْتُ بِاسْتِرْجَاعِهِ حِينَ أَنَاخَ رَاحِلَتَهُ، فَوَطِئَ يَدَهَا فَرَكِبْتُهَا فَانْطَلَقَ يَقُودُ بِي الرَّاحِلَةَ، حَتَّى أَتَيْنَا الْجَيْشَ بَعْدَ مَا نَزَلُوا مُعَرِّسِينَ فِي نَحْرِ الظَّهِيرَةِ، فَهَلَكَ مَنْ هَلَكَ، وَكَانَ الَّذِي تَوَلَّى الإِفْكَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ، فَقَدِمْنَا الْمَدِينَةَ فَاشْتَكَيْتُ بِهَا شَهْرًا، يُفِيضُونَ مِنْ قَوْلِ أَصْحَابِ الإِفْكِ، وَيَرِيبُنِي فِي وَجَعِي أَنِّي لاَ أَرَى مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللُّطْفَ الَّذِي كُنْتُ أَرَى مِنْهُ حِينَ أَمْرَضُ، إِنَّمَا يَدْخُلُ فَيُسَلِّمُ ثُمَّ يَقُولُ " كَيْفَ تِيكُمْ ". لاَ أَشْعُرُ بِشَىْءٍ مِنْ ذَلِكَ حَتَّى نَقَهْتُ، فَخَرَجْتُ أَنَا وَأُمُّ مِسْطَحٍ قِبَلَ الْمَنَاصِعِ مُتَبَرَّزُنَا، لاَ نَخْرُجُ إِلاَّ لَيْلاً إِلَى لَيْلٍ، وَذَلِكَ قَبْلَ أَنْ نَتَّخِذَ الْكُنُفَ قَرِيبًا مِنْ بُيُوتِنَا، وَأَمْرُنَا أَمْرُ الْعَرَبِ الأُوَلِ فِي الْبَرِّيَّةِ أَوْ فِي التَّنَزُّهِ، فَأَقْبَلْتُ أَنَا وَأُمُّ مِسْطَحٍ بِنْتُ أَبِي رُهْمٍ نَمْشِي، فَعَثُرَتْ فِي مِرْطِهَا فَقَالَتْ تَعِسَ مِسْطَحٌ، فَقُلْتُ لَهَا بِئْسَ مَا قُلْتِ، أَتَسُبِّينَ رَجُلاً شَهِدَ بَدْرًا فَقَالَتْ يَا هَنْتَاهْ أَلَمْ تَسْمَعِي مَا قَالُوا فَأَخْبَرَتْنِي بِقَوْلِ أَهْلِ الإِفْكِ، فَازْدَدْتُ مَرَضًا إِلَى مَرَضِي، فَلَمَّا رَجَعْتُ إِلَى بَيْتِي دَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَلَّمَ فَقَالَ " كَيْفَ تِيكُمْ ". فَقُلْتُ ائْذَنْ لِي إِلَى أَبَوَىَّ. قَالَتْ وَأَنَا حِينَئِذٍ أُرِيدُ أَنْ أَسْتَيْقِنَ الْخَبَرَ مِنْ قِبَلِهِمَا، فَأَذِنَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَتَيْتُ أَبَوَىَّ فَقُلْتُ لأُمِّي مَا يَتَحَدَّثُ بِهِ النَّاسُ فَقَالَتْ يَا بُنَيَّةُ هَوِّنِي عَلَى نَفْسِكِ الشَّأْنَ، فَوَاللَّهِ لَقَلَّمَا كَانَتِ امْرَأَةٌ قَطُّ وَضِيئَةٌ عِنْدَ رَجُلٍ يُحِبُّهَا وَلَهَا ضَرَائِرُ إِلاَّ أَكْثَرْنَ عَلَيْهَا. فَقُلْتُ سُبْحَانَ اللَّهِ وَلَقَدْ يَتَحَدَّثُ النَّاسُ بِهَذَا قَالَتْ فَبِتُّ تِلْكَ اللَّيْلَةَ حَتَّى أَصْبَحْتُ لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ، ثُمَّ أَصْبَحْتُ فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ وَأُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ حِينَ اسْتَلْبَثَ الْوَحْىُ، يَسْتَشِيرُهُمَا فِي فِرَاقِ أَهْلِهِ، فَأَمَّا أُسَامَةُ فَأَشَارَ عَلَيْهِ بِالَّذِي يَعْلَمُ فِي نَفْسِهِ مِنَ الْوُدِّ لَهُمْ، فَقَالَ أُسَامَةُ أَهْلُكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَلاَ نَعْلَمُ وَاللَّهِ إِلاَّ خَيْرًا، وَأَمَّا عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَمْ يُضَيِّقِ اللَّهُ عَلَيْكَ وَالنِّسَاءُ سِوَاهَا كَثِيرٌ، وَسَلِ الْجَارِيَةَ تَصْدُقْكَ. فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَرِيرَةَ فَقَالَ " يَا بَرِيرَةُ هَلْ رَأَيْتِ فِيهَا شَيْئًا يَرِيبُكِ ". فَقَالَتْ بَرِيرَةُ لاَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ، إِنْ رَأَيْتُ مِنْهَا أَمْرًا أَغْمِصُهُ عَلَيْهَا أَكْثَرَ مِنْ أَنَّهَا جَارِيَةٌ حَدِيثَةُ السِّنِّ تَنَامُ عَنِ الْعَجِينَ فَتَأْتِي الدَّاجِنُ فَتَأْكُلُهُ. فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ يَوْمِهِ، فَاسْتَعْذَرَ مِنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَىٍّ ابْنِ سَلُولَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ يَعْذِرُنِي مِنْ رَجُلٍ بَلَغَنِي أَذَاهُ فِي أَهْلِي، فَوَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَى أَهْلِي إِلاَّ خَيْرًا، وَقَدْ ذَكَرُوا رَجُلاً مَا عَلِمْتُ عَلَيْهِ إِلاَّ خَيْرًا، وَمَا كَانَ يَدْخُلُ عَلَى أَهْلِي إِلاَّ مَعِي ". فَقَامَ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنَا وَاللَّهِ أَعْذِرُكَ مِنْهُ، إِنْ كَانَ مِنَ الأَوْسِ ضَرَبْنَا عُنُقَهُ، وَإِنْ كَانَ مِنْ إِخْوَانِنَا مِنَ الْخَزْرَجِ أَمَرْتَنَا فَفَعَلْنَا فِيهِ أَمْرَكَ. فَقَامَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ وَهُوَ سَيِّدُ الْخَزْرَجِ، وَكَانَ قَبْلَ ذَلِكَ رَجُلاً صَالِحًا وَلَكِنِ احْتَمَلَتْهُ الْحَمِيَّةُ فَقَالَ كَذَبْتَ لَعَمْرُ اللَّهِ، لاَ تَقْتُلُهُ وَلاَ تَقْدِرُ عَلَى ذَلِكَ، فَقَامَ أُسَيْدُ بْنُ الْحُضَيْرِ فَقَالَ كَذَبْتَ لَعَمْرُ اللَّهِ، وَاللَّهِ لَنَقْتُلَنَّهُ، فَإِنَّكَ مُنَافِقٌ تُجَادِلُ عَنِ الْمُنَافِقِينَ. فَثَارَ الْحَيَّانِ الأَوْسُ وَالْخَزْرَجُ حَتَّى هَمُّوا، وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى الْمِنْبَرِ فَنَزَلَ فَخَفَّضَهُمْ حَتَّى سَكَتُوا وَسَكَتَ، وَبَكَيْتُ يَوْمِي لاَ يَرْقَأُ لِي دَمْعٌ وَلاَ أَكْتَحِلُ بِنَوْمٍ، فَأَصْبَحَ عِنْدِي أَبَوَاىَ، قَدْ بَكَيْتُ لَيْلَتَيْنِ وَيَوْمًا حَتَّى أَظُنُّ أَنَّ الْبُكَاءَ فَالِقٌ كَبِدِي ـ قَالَتْ ـ فَبَيْنَا هُمَا جَالِسَانِ عِنْدِي وَأَنَا أَبْكِي إِذِ اسْتَأْذَنَتِ امْرَأَةٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَأَذِنْتُ لَهَا، فَجَلَسَتْ تَبْكِي مَعِي، فَبَيْنَا نَحْنُ كَذَلِكَ إِذْ دَخَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَلَسَ، وَلَمْ يَجْلِسْ عِنْدِي مِنْ يَوْمِ قِيلَ فِيَّ مَا قِيلَ قَبْلَهَا، وَقَدْ مَكُثَ شَهْرًا لاَ يُوحَى إِلَيْهِ فِي شَأْنِي شَىْءٌ ـ قَالَتْ ـ فَتَشَهَّدَ ثُمَّ قَالَ " يَا عَائِشَةُ فَإِنَّهُ بَلَغَنِي عَنْكِ كَذَا وَكَذَا، فَإِنْ كُنْتِ بَرِيئَةً فَسَيُبَرِّئُكِ اللَّهُ، وَإِنْ كُنْتِ أَلْمَمْتِ فَاسْتَغْفِرِي اللَّهَ وَتُوبِي إِلَيْهِ، فَإِنَّ الْعَبْدَ إِذَا اعْتَرَفَ بِذَنْبِهِ ثُمَّ تَابَ تَابَ اللَّهُ عَلَيْهِ ". فَلَمَّا قَضَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَقَالَتَهُ قَلَصَ دَمْعِي حَتَّى مَا أُحِسُّ مِنْهُ قَطْرَةً وَقُلْتُ لأَبِي أَجِبْ عَنِّي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. قَالَ وَاللَّهِ مَا أَدْرِي مَا أَقُولُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. فَقُلْتُ لأُمِّي أَجِيبِي عَنِّي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيمَا قَالَ. قَالَتْ وَاللَّهِ مَا أَدْرِي مَا أَقُولُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. قَالَتْ وَأَنَا جَارِيَةٌ حَدِيثَةُ السِّنِّ لاَ أَقْرَأُ كَثِيرًا مِنَ الْقُرْآنِ فَقُلْتُ إِنِّي وَاللَّهِ لَقَدْ عَلِمْتُ أَنَّكُمْ سَمِعْتُمْ مَا يَتَحَدَّثُ بِهِ النَّاسُ، وَوَقَرَ فِي أَنْفُسِكُمْ وَصَدَّقْتُمْ بِهِ، وَلَئِنْ قُلْتُ لَكُمْ إِنِّي بَرِيئَةٌ. وَاللَّهُ يَعْلَمُ إِنِّي لَبَرِيئَةٌ لاَ تُصَدِّقُونِي بِذَلِكَ، وَلَئِنِ اعْتَرَفْتُ لَكُمْ بِأَمْرٍ، وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنِّي بَرِيئَةٌ لَتُصَدِّقُنِّي وَاللَّهِ مَا أَجِدُ لِي وَلَكُمْ مَثَلاً إِلاَّ أَبَا يُوسُفَ إِذْ قَالَ {فَصَبْرٌ جَمِيلٌ وَاللَّهُ الْمُسْتَعَانُ عَلَى مَا تَصِفُونَ} ثُمَّ تَحَوَّلْتُ عَلَى فِرَاشِي، وَأَنَا أَرْجُو أَنْ يُبَرِّئَنِي اللَّهُ، وَلَكِنْ وَاللَّهِ مَا ظَنَنْتُ أَنْ يُنْزِلَ فِي شَأْنِي وَحْيًا، وَلأَنَا أَحْقَرُ فِي نَفْسِي مِنْ أَنْ يُتَكَلَّمَ بِالْقُرْآنِ فِي أَمْرِي، وَلَكِنِّي كُنْتُ أَرْجُو أَنْ يَرَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي النَّوْمِ رُؤْيَا يُبَرِّئُنِي اللَّهُ، فَوَاللَّهِ مَا رَامَ مَجْلِسَهُ وَلاَ خَرَجَ أَحَدٌ مِنْ أَهْلِ الْبَيْتِ حَتَّى أُنْزِلَ عَلَيْهِ، فَأَخَذَهُ مَا كَانَ يَأْخُذُهُ مِنَ الْبُرَحَاءِ، حَتَّى إِنَّهُ لَيَتَحَدَّرُ مِنْهُ مِثْلُ الْجُمَانِ مِنَ الْعَرَقِ فِي يَوْمٍ شَاتٍ، فَلَمَّا سُرِّيَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ يَضْحَكُ، فَكَانَ أَوَّلَ كَلِمَةٍ تَكَلَّمَ بِهَا أَنْ قَالَ لِي " يَا عَائِشَةُ، احْمَدِي اللَّهَ فَقَدْ بَرَّأَكِ اللَّهُ ". فَقَالَتْ لِي أُمِّي قُومِي إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. فَقُلْتُ لاَ وَاللَّهِ، لاَ أَقُومُ إِلَيْهِ، وَلاَ أَحْمَدُ إِلاَّ اللَّهَ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى {إِنَّ الَّذِينَ جَاءُوا بِالإِفْكِ عُصْبَةٌ مِنْكُمْ} الآيَاتِ، فَلَمَّا أَنْزَلَ اللَّهُ هَذَا فِي بَرَاءَتِي قَالَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ ـ رضى الله عنه ـ وَكَانَ يُنْفِقُ عَلَى مِسْطَحِ بْنِ أُثَاثَةَ لِقَرَابَتِهِ مِنْهُ وَاللَّهِ لاَ أُنْفِقُ عَلَى مِسْطَحٍ شَيْئًا أَبَدًا بَعْدَ مَا قَالَ لِعَائِشَةَ. فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى {وَلاَ يَأْتَلِ أُولُو الْفَضْلِ مِنْكُمْ وَالسَّعَةِ} إِلَى قَوْلِهِ {غَفُورٌ رَحِيمٌ} فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ بَلَى، وَاللَّهِ إِنِّي لأُحِبُّ أَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لِي، فَرَجَعَ إِلَى مِسْطَحٍ الَّذِي كَانَ يُجْرِي عَلَيْهِ. وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَسْأَلُ زَيْنَبَ بِنْتَ جَحْشٍ عَنْ أَمْرِي، فَقَالَ " يَا زَيْنَبُ، مَا عَلِمْتِ مَا رَأَيْتِ ". فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَحْمِي سَمْعِي وَبَصَرِي، وَاللَّهِ مَا عَلِمْتُ عَلَيْهَا إِلاَّ خَيْرًا، قَالَتْ وَهْىَ الَّتِي كَانَتْ تُسَامِينِي، فَعَصَمَهَا اللَّهُ بِالْوَرَعِ. قَالَ وَحَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، مِثْلَهُ. قَالَ وَحَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، وَيَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، مِثْلَهُ.
Rapporté par Aisha (l’épouse du Prophète) : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses épouses et emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Lors d’une expédition, il a tiré au sort entre nous et le sort est tombé sur moi, alors je suis partie avec lui après qu’Allah ait prescrit le port du voile pour les femmes. J’étais transportée dans une litière sur le chameau et j’en descendais toujours à l’intérieur. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) a terminé son expédition et est rentré chez lui, et que nous approchions de Médine, il a ordonné que nous avancions de nuit. Quand l’ordre de partir a été donné, je suis allée plus loin que l’armée pour satisfaire un besoin naturel. Après avoir fini, je suis revenue pour repartir avec les autres et j’ai soudain remarqué que mon collier avait disparu. Je suis retournée le chercher et j’ai été retardée. Ceux qui portaient ma litière sont venus, l’ont posée sur le chameau en pensant que j’étais dedans, car à cette époque les femmes étaient légères et minces, elles ne mangeaient pas beaucoup. Ils n’ont donc pas remarqué la différence de poids et sont partis. J’étais alors une jeune fille. Après avoir retrouvé mon collier, je suis revenue au camp mais il n’y avait plus personne. Je suis donc restée à l’endroit où je campais, pensant qu’ils remarqueraient mon absence et reviendraient me chercher. Dans cet état, je me suis endormie. Safwan bin Mu’attal As-Sulami Adh-Dhakwani, qui était derrière l’armée, est arrivé à mon emplacement le matin. En voyant une personne endormie, il s’est approché de moi, car il m’avait déjà vue avant le port du voile. Je me suis réveillée en l’entendant dire : « Inna lil-lah wa inna ilayhi raji’un (Nous sommes à Allah et à Lui nous retournerons). » Il a fait agenouiller son chameau, est descendu, a mis sa jambe sur les pattes du chameau et je suis montée dessus. Safwan a marché en tenant la corde du chameau jusqu’à ce que nous rejoignions l’armée qui s’était arrêtée pour se reposer à midi. Ceux qui devaient tomber dans l’erreur y sont tombés (certains m’ont accusée à tort), et le chef des accusateurs était `Abdullah bin Ubai bin Salul. Après cela, nous sommes rentrés à Médine, et je suis tombée malade pendant un mois, alors que les gens répandaient les rumeurs des calomniateurs. Pendant ma maladie, je sentais que je ne recevais pas la même gentillesse du Prophète (ﷺ) que d’habitude quand j’étais malade. Il venait, me saluait et disait : « Comment va cette fille ? » Je ne savais rien de ce qui se passait jusqu’à ce que je guérisse et sorte avec Um Mistah pour aller aux toilettes, ce que nous ne faisions que la nuit, car il n’y avait pas encore de toilettes près de nos maisons. Cette habitude ressemblait à celle des anciens Arabes. Donc, Um Mistah bint Ruhm et moi sommes sorties à pied. Um Mistah a trébuché à cause de sa longue robe et a dit : « Que Mistah soit perdu ! » J’ai dit : « Tu dis un mauvais mot. Pourquoi insultes-tu un homme qui a participé à la bataille de Badr ? » Elle a répondu : « Ô Hanata, n’as-tu pas entendu ce qu’ils disent ? » Elle m’a alors raconté les rumeurs. Ma maladie s’est aggravée et, de retour à la maison, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu, m’a saluée et a demandé : « Comment va cette fille ? » J’ai demandé la permission d’aller chez mes parents pour vérifier la rumeur. Il m’a permis d’y aller et j’ai demandé à ma mère : « De quoi parlent les gens ? » Elle a dit : « Ma fille, ne t’inquiète pas trop. Par Allah, jamais une femme belle et aimée de son mari n’a d’autres épouses sans que les autres femmes inventent des histoires sur elle. » J’ai dit : « Gloire à Allah ! Les gens parlent-ils vraiment de cela ? » Cette nuit-là, j’ai pleuré sans m’arrêter jusqu’au matin. Le matin, mes parents étaient avec moi et j’avais pleuré deux nuits et un jour, au point de croire que mon foie allait éclater. Une femme des Ansar a demandé à entrer, je l’ai laissée entrer, elle s’est assise et a pleuré avec moi. Pendant ce temps, le Messager d’Allah (ﷺ) est venu et s’est assis ; il ne s’était jamais assis avec moi depuis le début de l’accusation. Aucune révélation n’était venue à son sujet depuis un mois. Il a récité la Tashahhud puis a dit : « Ô `Aisha ! On m’a informé de telle et telle chose à ton sujet. Si tu es innocente, Allah révélera bientôt ton innocence. Si tu as commis une faute, repens-toi à Allah et demande-Lui pardon, car lorsqu’une personne avoue son péché et demande pardon à Allah, Allah accepte son repentir. » Quand il a fini, mes larmes se sont arrêtées d’un coup. J’ai demandé à mon père de répondre au Messager d’Allah (ﷺ) pour moi, il a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai demandé à ma mère de lui parler, elle a dit : « Par Allah, je ne sais pas quoi dire au Messager d’Allah. » J’étais jeune et je ne connaissais pas beaucoup le Coran. J’ai dit : « Je sais, par Allah, que vous avez entendu ce que les gens disent et que vous l’avez cru. Si je vous dis que je suis innocente et qu’Allah sait que je le suis, vous ne me croirez pas. Si j’avoue alors qu’Allah sait que je suis innocente, vous me croirez. Par Allah, je ne compare ma situation qu’à celle du père de Joseph qui a dit : ‘La patience est la meilleure attitude face à ce que vous racontez, et c’est Allah dont l’aide doit être recherchée.’ » Je me suis alors tournée de l’autre côté du lit en espérant qu’Allah prouverait mon innocence. Par Allah, je n’ai jamais pensé qu’Allah révélerait une révélation à mon sujet, me considérant trop insignifiante pour être mentionnée dans le Coran. J’espérais seulement que le Messager d’Allah (ﷺ) aurait un rêve où Allah prouverait mon innocence. Par Allah, le Messager d’Allah (ﷺ) n’était pas encore levé et personne n’avait quitté la maison que la révélation est descendue sur lui. Il a été pris du même état que lors des révélations, transpirant abondamment même par temps froid. Quand cela s’est terminé, il souriait et a dit en premier : « `Aisha ! Remercie Allah, car Il a prouvé ton innocence. » Ma mère m’a dit d’aller voir le Messager d’Allah (ﷺ), mais j’ai répondu : « Par Allah, je ne remercierai que Allah. » Allah a alors révélé : « Ceux qui ont propagé la calomnie font partie d’un groupe parmi vous… » (24:11). Quand Allah a prouvé mon innocence, Abu Bakr, qui aidait Mistah bin Uthatha car il était de sa famille, a dit : « Par Allah, je ne l’aiderai plus à cause de ce qu’il a dit sur Aisha. » Mais Allah a révélé : « Que ceux qui sont bons et riches parmi vous ne jurent pas de ne plus aider leurs proches, les nécessiteux et ceux qui ont émigré pour Allah. Qu’ils pardonnent et oublient. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne ? Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (24:22) Après cela, Abu Bakr a dit : « Oui, par Allah, j’aime qu’Allah me pardonne », et il a repris son aide à Mistah. Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi interrogé Zainab bint Jahsh (l’épouse du Prophète) à mon sujet : « Qu’as-tu vu ou entendu ? » Elle a répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je préfère ne rien dire de ce que je n’ai pas vu ni entendu. Par Allah, je ne sais que du bien sur Aisha. » Aisha a ajouté : « Zainab était en compétition avec moi (pour la beauté et l’amour du Prophète), mais Allah l’a protégée (de la méchanceté), car elle était pieuse. »
Sahih Al-Boukhari : 35
al-Hasan al-Basri (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ سَمِعْتُ الْحَسَنَ، يَقُولُ اسْتَقْبَلَ وَاللَّهِ الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ مُعَاوِيَةَ بِكَتَائِبَ أَمْثَالِ الْجِبَالِ فَقَالَ عَمْرُو بْنُ الْعَاصِ إِنِّي لأَرَى كَتَائِبَ لاَ تُوَلِّي حَتَّى تَقْتُلَ أَقْرَانَهَا. فَقَالَ لَهُ مُعَاوِيَةُ ـ وَكَانَ وَاللَّهِ خَيْرَ الرَّجُلَيْنِ ـ أَىْ عَمْرُو إِنْ قَتَلَ هَؤُلاَءِ هَؤُلاَءِ وَهَؤُلاَءِ هَؤُلاَءِ مَنْ لِي بِأُمُورِ النَّاسِ مَنْ لِي بِنِسَائِهِمْ، مَنْ لِي بِضَيْعَتِهِمْ فَبَعَثَ إِلَيْهِ رَجُلَيْنِ مِنْ قُرَيْشٍ مِنْ بَنِي عَبْدِ شَمْسٍ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ سَمُرَةَ وَعَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَامِرِ بْنِ كُرَيْزٍ، فَقَالَ اذْهَبَا إِلَى هَذَا الرَّجُلِ فَاعْرِضَا عَلَيْهِ، وَقُولاَ لَهُ، وَاطْلُبَا إِلَيْهِ. فَأَتَيَاهُ، فَدَخَلاَ عَلَيْهِ فَتَكَلَّمَا، وَقَالاَ لَهُ، فَطَلَبَا إِلَيْهِ، فَقَالَ لَهُمَا الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ إِنَّا بَنُو عَبْدِ الْمُطَّلِبِ، قَدْ أَصَبْنَا مِنْ هَذَا الْمَالِ، وَإِنَّ هَذِهِ الأُمَّةَ قَدْ عَاثَتْ فِي دِمَائِهَا. قَالاَ فَإِنَّهُ يَعْرِضُ عَلَيْكَ كَذَا وَكَذَا وَيَطْلُبُ إِلَيْكَ وَيَسْأَلُكَ. قَالَ فَمَنْ لِي بِهَذَا قَالاَ نَحْنُ لَكَ بِهِ. فَمَا سَأَلَهُمَا شَيْئًا إِلاَّ قَالاَ نَحْنُ لَكَ بِهِ. فَصَالَحَهُ، فَقَالَ الْحَسَنُ وَلَقَدْ سَمِعْتُ أَبَا بَكْرَةَ يَقُولُ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى الْمِنْبَرِ وَالْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ إِلَى جَنْبِهِ، وَهْوَ يُقْبِلُ عَلَى النَّاسِ مَرَّةً وَعَلَيْهِ أُخْرَى وَيَقُولُ
" إِنَّ ابْنِي هَذَا سَيِّدٌ، وَلَعَلَّ اللَّهَ أَنْ يُصْلِحَ بِهِ بَيْنَ فِئَتَيْنِ عَظِيمَتَيْنِ مِنَ الْمُسْلِمِينَ ". قَالَ لِي عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ إِنَّمَا ثَبَتَ لَنَا سَمَاعُ الْحَسَنِ مِنْ أَبِي بَكْرَةَ بِهَذَا الْحَدِيثِ.
Rapporté par Al-Hasan Al-Basri : Par Allah, Al-Hasan bin `Ali a mené de grandes armées comme des montagnes contre Muawiya. `Amr bin Al-As a dit (à Muawiya) : « Je vois vraiment des armées qui ne reculeront pas avant d’avoir tué leurs adversaires. » Muawiya, qui était vraiment le meilleur des deux hommes, lui a répondu : « Ô `Amr ! Si ceux-ci tuent ceux-là et ceux-là tuent ceux-ci, qui restera avec moi pour s’occuper des affaires du peuple, qui restera avec moi pour leurs femmes, qui restera avec moi pour leurs enfants ? » Muawiya a alors envoyé deux hommes Qurayshites de la tribu de `Abd-i-Shams, appelés `Abdur Rahman bin Sumura et `Abdullah bin 'Amir bin Kuraiz, vers Al-Hasan en leur disant : « Allez voir cet homme (Al-Hasan) et négociez la paix avec lui, discutez et persuadez-le. » Ils sont donc allés voir Al-Hasan, ont discuté et l’ont convaincu d’accepter la paix. Al-Hasan a dit : « Nous, les descendants de `Abdul Muttalib, avons de la richesse et les gens se sont livrés à la violence et à la corruption (et seul l’argent les calmera). » Ils ont dit à Al-Hasan : « Muawiya t’offre ceci et cela, et il te demande d’accepter la paix. » Al-Hasan leur a dit : « Mais qui sera responsable de ce que vous avez dit ? » Ils ont répondu : « Nous en serons responsables. » Ainsi, tout ce qu’Al-Hasan demandait, ils disaient : « Nous en serons responsables pour toi. » Al-Hasan a donc conclu un traité de paix avec Muawiya. Al-Hasan (Al-Basri) a dit : J’ai entendu Abu Bakr dire : « J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) sur la chaire et Al-Hasan bin `Ali était à ses côtés. Le Prophète (ﷺ) regardait tantôt les gens, tantôt Al-Hasan bin `Ali, en disant : ‘Ce fils à moi est un chef, et qu’Allah fasse la paix entre deux grands groupes de musulmans grâce à lui.’ »
Sahih Al-Boukhari : 36
Sa'd bin Abu Waqqas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَاءَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي وَأَنَا بِمَكَّةَ، وَهْوَ يَكْرَهُ أَنْ يَمُوتَ بِالأَرْضِ الَّتِي هَاجَرَ مِنْهَا قَالَ " يَرْحَمُ اللَّهُ ابْنَ عَفْرَاءَ ". قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أُوصِي بِمَالِي كُلِّهِ قَالَ " لاَ ". قُلْتُ فَالشَّطْرُ قَالَ " لاَ ". قُلْتُ الثُّلُثُ. قَالَ " فَالثُّلُثُ، وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ، إِنَّكَ أَنْ تَدَعَ وَرَثَتَكَ أَغْنِيَاءَ خَيْرٌ مِنْ أَنْ تَدَعَهُمْ عَالَةً يَتَكَفَّفُونَ النَّاسَ فِي أَيْدِيهِمْ، وَإِنَّكَ مَهْمَا أَنْفَقْتَ مِنْ نَفَقَةٍ فَإِنَّهَا صَدَقَةٌ، حَتَّى اللُّقْمَةُ الَّتِي تَرْفَعُهَا إِلَى فِي امْرَأَتِكَ، وَعَسَى اللَّهُ أَنْ يَرْفَعَكَ فَيَنْتَفِعَ بِكَ نَاسٌ وَيُضَرَّ بِكَ آخَرُونَ ". وَلَمْ يَكُنْ لَهُ يَوْمَئِذٍ إِلاَّ ابْنَةٌ.
Rapporté par Sa’d bin Abu Waqqas : Le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite alors que j’étais malade à La Mecque (‘Amir, le sous-narrateur, a dit qu’il n’aimait pas mourir dans la terre d’où il avait émigré). Il (le Prophète) a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Ibn Afra (Sa’d bin Khaula). » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), puis-je léguer tous mes biens (en aumône) ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Alors puis-je léguer la moitié ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Un tiers ? » Il a dit : « Oui, un tiers, mais même un tiers c’est trop. Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que pauvres et dépendants des autres, et tout ce que tu dépenses pour la cause d’Allah sera considéré comme une aumône, même la bouchée que tu mets dans la bouche de ta femme. Allah peut prolonger ta vie afin que certains profitent de toi et que d’autres soient affectés par toi. » À ce moment-là, Sa’d n’avait qu’une seule fille
Sahih Al-Boukhari : 37
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ عُمَارَةَ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَجُلٌ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَىُّ الصَّدَقَةِ أَفْضَلُ قَالَ
" أَنْ تَصَدَّقَ وَأَنْتَ صَحِيحٌ حَرِيصٌ. تَأْمُلُ الْغِنَى، وَتَخْشَى الْفَقْرَ، وَلاَ تُمْهِلْ حَتَّى إِذَا بَلَغَتِ الْحُلْقُومَ قُلْتَ لِفُلاَنٍ كَذَا وَلِفُلاَنٍ كَذَا، وَقَدْ كَانَ لِفُلاَنٍ ".
Rapporté par Abu Huraira : Un homme a demandé au Prophète : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), quelle est la meilleure aumône ? » Il a répondu : « Donner en aumône quand tu es en bonne santé, avide de richesse, espérant devenir riche et craignant la pauvreté. Ne tarde pas à donner l’aumône jusqu’au moment où tu es sur ton lit de mort, en disant : “Donne tant à untel et tant à untel”, car à ce moment-là, tes biens ne t’appartiennent plus, mais à tes héritiers. »
Sahih Al-Boukhari : 38
Urwa bin al-Zubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا الأَوْزَاعِيُّ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، وَعُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّ حَكِيمَ بْنَ حِزَامٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَعْطَانِي، ثُمَّ سَأَلْتُهُ فَأَعْطَانِي ثُمَّ قَالَ لِي
" يَا حَكِيمُ، إِنَّ هَذَا الْمَالَ خَضِرٌ حُلْوٌ، فَمَنْ أَخَذَهُ بِسَخَاوَةِ نَفْسٍ بُورِكَ لَهُ فِيهِ، وَمَنْ أَخَذَهُ بِإِشْرَافِ نَفْسٍ لَمْ يُبَارَكْ لَهُ فِيهِ، وَكَانَ كَالَّذِي يَأْكُلُ وَلاَ يَشْبَعُ، وَالْيَدُ الْعُلْيَا خَيْرٌ مِنَ الْيَدِ السُّفْلَى ". قَالَ حَكِيمٌ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لاَ أَرْزَأُ أَحَدًا بَعْدَكَ شَيْئًا حَتَّى أُفَارِقَ الدُّنْيَا. فَكَانَ أَبُو بَكْرٍ يَدْعُو حَكِيمًا لِيُعْطِيَهُ الْعَطَاءَ فَيَأْبَى أَنْ يَقْبَلَ مِنْهُ شَيْئًا، ثُمَّ إِنَّ عُمَرَ دَعَاهُ لِيُعْطِيَهُ فَيَأْبَى أَنْ يَقْبَلَهُ فَقَالَ يَا مَعْشَرَ الْمُسْلِمِينَ، إِنِّي أَعْرِضُ عَلَيْهِ حَقَّهُ الَّذِي قَسَمَ اللَّهُ لَهُ مِنْ هَذَا الْفَىْءِ فَيَأْبَى أَنْ يَأْخُذَهُ. فَلَمْ يَرْزَأْ حَكِيمٌ أَحَدًا مِنَ النَّاسِ بَعْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى تُوُفِّيَ رَحِمَهُ اللَّهُ.
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Hakim bin Hizam a dit : « J’ai demandé quelque chose au Messager d’Allah (ﷺ), il m’a donné, puis j’ai redemandé et il m’a donné encore, puis il m’a dit : “Ô Hakim ! Cette richesse est verte et douce (c’est-à-dire attirante comme des fruits), et celui qui la prend sans avidité est béni avec, mais celui qui la prend avec avidité n’est pas béni et ressemble à celui qui mange sans jamais être rassasié. La main qui donne est meilleure que celle qui reçoit.” » Hakim a ajouté : « J’ai dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ), par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne demanderai plus jamais rien à personne après toi jusqu’à ma mort. » Par la suite, Abu Bakr appelait Hakim pour lui donner quelque chose, mais il refusait. Puis ‘Umar l’a appelé pour lui donner aussi, mais il a refusé. ‘Umar a alors dit : « Ô musulmans ! Je lui ai proposé sa part que Dieu lui a attribuée dans le butin, mais il refuse de la prendre. » Ainsi, Hakim n’a plus rien demandé à personne après le Prophète, jusqu’à sa mort – qu’Allah lui fasse miséricorde
Sahih Al-Boukhari : 39
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، وَأَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ أَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ {وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِينَ } قَالَ " يَا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ ـ أَوْ كَلِمَةً نَحْوَهَا ـ اشْتَرُوا أَنْفُسَكُمْ، لاَ أُغْنِي عَنْكُمْ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا، يَا بَنِي عَبْدِ مَنَافٍ لاَ أُغْنِي عَنْكُمْ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا، يَا عَبَّاسُ بْنَ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ لاَ أُغْنِي عَنْكَ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا، وَيَا صَفِيَّةُ عَمَّةَ رَسُولِ اللَّهِ لاَ أُغْنِي عَنْكِ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا، وَيَا فَاطِمَةُ بِنْتَ مُحَمَّدٍ سَلِينِي مَا شِئْتِ مِنْ مَالِي لاَ أُغْنِي عَنْكِ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا ". تَابَعَهُ أَصْبَغُ عَنِ ابْنِ وَهْبٍ عَنْ يُونُسَ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ.
Rapporté par Abu Huraira : Lorsque Allah a révélé le verset : « Avertis tes plus proches parents », le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a dit : « Ô gens de Quraish (ou des paroles similaires) ! Sauvez-vous (du Feu de l’Enfer), car je ne peux pas vous protéger du châtiment d’Allah ; Ô Bani ‘Abd Manaf ! Je ne peux pas vous protéger du châtiment d’Allah ; Ô Safiya, tante du Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne peux pas te protéger du châtiment d’Allah ; Ô Fatima bint Muhammad ! Demande-moi ce que tu veux de mes biens, mais je ne peux pas te protéger du châtiment d’Allah. »
Sahih Al-Boukhari : 40
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْفَضْلِ أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ إِنَّ نَاسًا يَزْعُمُونَ أَنَّ هَذِهِ الآيَةَ نُسِخَتْ، وَلاَ وَاللَّهِ مَا نُسِخَتْ، وَلَكِنَّهَا مِمَّا تَهَاوَنَ النَّاسُ، هُمَا وَالِيَانِ وَالٍ يَرِثُ، وَذَاكَ الَّذِي يَرْزُقُ، وَوَالٍ لاَ يَرِثُ، فَذَاكَ الَّذِي يَقُولُ بِالْمَعْرُوفِ، يَقُولُ لاَ أَمْلِكُ لَكَ أَنْ أُعْطِيَكَ.
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Certaines personnes prétendent que l’ordre dans le verset ci-dessus est annulé. Par Allah, il n’est pas annulé, mais les gens ont cessé de l’appliquer. Il y a deux sortes de tuteurs (chargés de l’héritage) : Celui qui hérite ; il doit donner (de ce qu’il hérite aux proches, orphelins, nécessiteux, etc.), et celui qui n’hérite pas (par exemple, le tuteur des orphelins) : il doit parler avec bonté et dire (à ceux qui sont présents lors du partage) : « Je ne peux pas vous le donner (car la richesse appartient aux orphelins). »