Hadiths sur Wealth
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Sahih Al-Boukhari : 141
Abou al-Minhal (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا أَبُو شِهَابٍ، عَنْ عَوْفٍ، عَنْ أَبِي الْمِنْهَالِ، قَالَ لَمَّا كَانَ ابْنُ زِيَادٍ وَمَرْوَانُ بِالشَّأْمِ، وَوَثَبَ ابْنُ الزُّبَيْرِ بِمَكَّةَ، وَوَثَبَ الْقُرَّاءُ بِالْبَصْرَةِ، فَانْطَلَقْتُ مَعَ أَبِي إِلَى أَبِي بَرْزَةَ الأَسْلَمِيِّ حَتَّى دَخَلْنَا عَلَيْهِ فِي دَارِهِ وَهْوَ جَالِسٌ فِي ظِلِّ عُلِّيَّةٍ لَهُ مِنْ قَصَبٍ، فَجَلَسْنَا إِلَيْهِ فَأَنْشَأَ أَبِي يَسْتَطْعِمُهُ الْحَدِيثَ فَقَالَ يَا أَبَا بَرْزَةَ أَلاَ تَرَى مَا وَقَعَ فِيهِ النَّاسُ فَأَوَّلُ شَىْءٍ سَمِعْتُهُ تَكَلَّمَ بِهِ إِنِّي احْتَسَبْتُ عِنْدَ اللَّهِ أَنِّي أَصْبَحْتُ سَاخِطًا عَلَى أَحْيَاءِ قُرَيْشٍ، إِنَّكُمْ يَا مَعْشَرَ الْعَرَبِ كُنْتُمْ عَلَى الْحَالِ الَّذِي عَلِمْتُمْ مِنَ الذِّلَّةِ وَالْقِلَّةِ وَالضَّلاَلَةِ، وَإِنَّ اللَّهَ أَنْقَذَكُمْ بِالإِسْلاَمِ وَبِمُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم حَتَّى بَلَغَ بِكُمْ مَا تَرَوْنَ، وَهَذِهِ الدُّنْيَا الَّتِي أَفْسَدَتْ بَيْنَكُمْ، إِنَّ ذَاكَ الَّذِي بِالشَّأْمِ وَاللَّهِ إِنْ يُقَاتِلُ إِلاَّ عَلَى الدُّنْيَا.
Rapporté par Abu Al-Minhal : Lorsque Ibn Ziyad et Marwan étaient au Sham et qu'Ibn Az-Zubair a pris le pouvoir à La Mecque, et que les Qurra' (les Khawarij) se sont révoltés à Bassora, je suis parti avec mon père chez Abu Barza Al-Aslami. Nous sommes entrés chez lui alors qu'il était assis à l'ombre d'une pièce en roseaux. Nous nous sommes assis avec lui et mon père a commencé à lui parler en disant : « Ô Abu Barza ! Ne vois-tu pas dans quelle situation difficile les gens se trouvent ? » La première chose que je l'ai entendu dire fut : « Je demande à Allah de me récompenser pour ma colère et mon mépris envers la tribu des Quraysh. Ô vous, les Arabes ! Vous savez très bien que vous étiez dans la misère, peu nombreux et égarés, et qu'Allah vous a sortis de tout cela grâce à l'islam et à Muhammad, jusqu'à vous amener à l'état de prospérité et de bonheur que vous voyez aujourd'hui ; et c'est l'amour de ce bas monde et de ses plaisirs qui a causé la discorde parmi vous. Celui qui est au Sham (c'est-à-dire Marwan), par Allah, ne se bat que pour les biens de ce monde ; et ceux qui sont parmi vous, par Allah, ne se battent que pour les biens de ce monde ; et celui qui est à La Mecque (c'est-à-dire Ibn Az-Zubair), par Allah, ne se bat que pour les biens de ce monde. »
Sahih Al-Boukhari : 142
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" لاَ تَقُومُ السَّاعَةُ حَتَّى تَقْتَتِلَ فِئَتَانِ عَظِيمَتَانِ، يَكُونُ بَيْنَهُمَا مَقْتَلَةٌ عَظِيمَةٌ، دَعْوَتُهُمَا وَاحِدَةٌ، وَحَتَّى يُبْعَثَ دَجَّالُونَ كَذَّابُونَ، قَرِيبٌ مِنْ ثَلاَثِينَ، كُلُّهُمْ يَزْعُمُ أَنَّهُ رَسُولُ اللَّهِ، وَحَتَّى يُقْبَضَ الْعِلْمُ، وَتَكْثُرَ الزَّلاَزِلُ، وَيَتَقَارَبَ الزَّمَانُ، وَتَظْهَرَ الْفِتَنُ، وَيَكْثُرَ الْهَرْجُ وَهْوَ الْقَتْلُ، وَحَتَّى يَكْثُرَ فِيكُمُ الْمَالُ فَيَفِيضَ، حَتَّى يُهِمَّ رَبَّ الْمَالِ مَنْ يَقْبَلُ صَدَقَتَهُ، وَحَتَّى يَعْرِضَهُ فَيَقُولَ الَّذِي يَعْرِضُهُ عَلَيْهِ لاَ أَرَبَ لِي بِهِ. وَحَتَّى يَتَطَاوَلَ النَّاسُ فِي الْبُنْيَانِ، وَحَتَّى يَمُرَّ الرَّجُلُ بِقَبْرِ الرَّجُلِ فَيَقُولُ يَا لَيْتَنِي مَكَانَهُ. وَحَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ مِنْ مَغْرِبِهَا، فَإِذَا طَلَعَتْ وَرَآهَا النَّاسُ ـ يَعْنِي ـ آمَنُوا أَجْمَعُونَ، فَذَلِكَ حِينَ لاَ يَنْفَعُ نَفْسًا إِيمَانُهَا لَمْ تَكُنْ آمَنَتْ مِنْ قَبْلُ، أَوْ كَسَبَتْ فِي إِيمَانِهَا خَيْرًا، وَلَتَقُومَنَّ السَّاعَةُ وَقَدْ نَشَرَ الرَّجُلاَنِ ثَوْبَهُمَا بَيْنَهُمَا، فَلاَ يَتَبَايَعَانِهِ وَلاَ يَطْوِيَانِهِ، وَلَتَقُومَنَّ السَّاعَةُ وَقَدِ انْصَرَفَ الرَّجُلُ بِلَبَنِ لِقْحَتِهِ فَلاَ يَطْعَمُهُ، وَلَتَقُومَنَّ السَّاعَةُ وَهْوَ يُلِيطُ حَوْضَهُ فَلاَ يَسْقِي فِيهِ، وَلَتَقُومَنَّ السَّاعَةُ وَقَدْ رَفَعَ أُكْلَتَهُ إِلَى فِيهِ فَلاَ يَطْعَمُهَا ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « L’Heure n’aura pas lieu (1) avant que deux grands groupes ne se battent, causant de nombreuses pertes de chaque côté, alors qu’ils suivront la même croyance, (2) avant que près de trente menteurs (Dajjals) n’apparaissent, chacun prétendant être le Messager d’Allah (ﷺ), (3) avant que la connaissance religieuse ne disparaisse (par la mort des savants), (4) que les tremblements de terre augmentent, (5) que le temps passe plus vite, (6) que les épreuves se multiplient, (7) que les meurtres augmentent, (8) que la richesse devienne si abondante qu’un riche craindra de ne trouver personne pour accepter sa Zakat, et chaque fois qu’il la proposera à quelqu’un, cette personne dira : “Je n’en ai pas besoin”, (9) que les gens rivalisent pour construire des bâtiments toujours plus hauts, (10) qu’un homme, en passant devant une tombe, dise : “Si seulement j’étais à sa place”, (11) et que le soleil se lève à l’ouest. Quand le soleil se lèvera à l’ouest et que les gens le verront, ils croiront tous, mais ce sera le moment où : (comme Allah l’a dit) “La foi ne servira plus à une âme qui n’avait pas cru auparavant, ni n’aura fait de bien grâce à sa foi.” (6.158) Et l’Heure arrivera alors que deux hommes étaleront un tissu devant eux sans pouvoir le vendre ni le replier ; l’Heure arrivera alors qu’un homme aura trait sa chamelle et emporté le lait sans pouvoir le boire ; l’Heure arrivera avant qu’un homme qui répare un bassin pour ses bêtes ne puisse les abreuver ; et l’Heure arrivera alors qu’une personne aura porté une bouchée à sa bouche sans pouvoir la manger
Sahih Al-Boukhari : 143
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا شِهَابُ بْنُ عَبَّادٍ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ حُمَيْدٍ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" لاَ حَسَدَ إِلاَّ فِي اثْنَتَيْنِ، رَجُلٌ آتَاهُ اللَّهُ مَالاً فَسَلَّطَهُ عَلَى هَلَكَتِهِ فِي الْحَقِّ، وَآخَرُ آتَاهُ اللَّهُ حِكْمَةً فَهْوَ يَقْضِي بِهَا وَيُعَلِّمُهَا ".
Rapporté par `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ne souhaitez pas être comme quelqu’un, sauf dans deux cas : (1) Un homme à qui Allah a donné des richesses et qui les dépense de façon juste. (2) Un homme à qui Allah a donné la sagesse (la connaissance du Coran et des hadiths), qui agit selon elle et l’enseigne aux autres. »
Sahih Al-Boukhari : 144
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ هِنْدَ، قَالَتْ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِنَّ أَبَا سُفْيَانَ رَجُلٌ شَحِيحٌ، فَأَحْتَاجُ أَنْ آخُذَ مِنْ مَالِهِ. قَالَ
" خُذِي مَا يَكْفِيكِ وَوَلَدَكِ بِالْمَعْرُوفِ ".
Rapporté par `Aisha : Hind (bint `Utba) a dit au Prophète (ﷺ) : « Abu Sufyan est un homme avare et j’ai besoin de prendre un peu de son argent. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prends raisonnablement ce qui est suffisant pour toi et tes enfants. »
Sahih Al-Boukhari : 145
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" لاَ تَحَاسُدَ إِلاَّ فِي اثْنَتَيْنِ رَجُلٌ آتَاهُ اللَّهُ الْقُرْآنَ، فَهْوَ يَتْلُوهُ آنَاءَ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ يَقُولُ لَوْ أُوتِيتُ مِثْلَ مَا أُوتِيَ هَذَا لَفَعَلْتُ كَمَا يَفْعَلُ، وَرَجُلٌ آتَاهُ اللَّهُ مَالاً يُنْفِقُهُ فِي حَقِّهِ فَيَقُولُ لَوْ أُوتِيتُ مِثْلَ مَا أُوتِيَ لَفَعَلْتُ كَمَا يَفْعَلُ ".
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، بِهَذَا.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Il ne faut envier que deux personnes : un homme à qui Allah a donné la connaissance du Coran, et qui le récite jour et nuit, et quelqu’un qui dit : « Si j’avais reçu la même chose, je ferais comme lui » ; et un homme à qui Allah a donné des richesses, et qui les dépense de façon juste, et quelqu’un qui dit : « Si j’avais reçu la même chose, je ferais comme lui. »
Sahih Al-Boukhari : 146
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ لَمَّا تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ بَعْدَهُ، وَكَفَرَ مَنْ كَفَرَ مِنَ الْعَرَبِ قَالَ عُمَرُ لأَبِي بَكْرٍ كَيْفَ تُقَاتِلُ النَّاسَ، وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ. فَمَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ. عَصَمَ مِنِّي مَالَهُ وَنَفْسَهُ، إِلاَّ بِحَقِّهِ، وَحِسَابُهُ عَلَى اللَّهِ ". فَقَالَ وَاللَّهِ لأُقَاتِلَنَّ مَنْ فَرَّقَ بَيْنَ الصَّلاَةِ وَالزَّكَاةِ، فَإِنَّ الزَّكَاةَ حَقُّ الْمَالِ، وَاللَّهِ لَوْ مَنَعُونِي عِقَالاً كَانُوا يُؤَدُّونَهُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَقَاتَلْتُهُمْ عَلَى مَنْعِهِ. فَقَالَ عُمَرُ فَوَاللَّهِ مَا هُوَ إِلاَّ أَنْ رَأَيْتُ اللَّهَ قَدْ شَرَحَ صَدْرَ أَبِي بَكْرٍ لِلْقِتَالِ فَعَرَفْتُ أَنَّهُ الْحَقُّ. قَالَ ابْنُ بُكَيْرٍ وَعَبْدُ اللَّهِ عَنِ اللَّيْثِ عَنَاقًا. وَهْوَ أَصَحُّ.
Rapporté par Abu Huraira : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé et qu’Abu Bakr a été choisi comme calife après lui, certains Arabes sont revenus à la mécréance. ‘Umar a dit à Abu Bakr : « Comment peux-tu combattre ces gens alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah.” Et celui qui dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah” protège ses biens et sa vie de moi, sauf s’il mérite une punition légale, et son compte sera avec Allah ! » Abu Bakr répondit : « Par Allah, je combattrai celui qui fait une différence entre la zakat et la prière, car la zakat est un droit obligatoire à prélever sur les biens. Par Allah, s’ils me refusent même une corde qu’ils donnaient au Messager d’Allah (ﷺ), je les combattrai pour cela. » ‘Umar dit : « Par Allah, ce n’était rien d’autre que le fait qu’Allah ait ouvert la poitrine d’Abu Bakr à ce combat, et j’ai alors compris avec certitude que c’était la vérité. »
Sahih Al-Boukhari : 147
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ لَمَّا تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ بَعْدَهُ، وَكَفَرَ مَنْ كَفَرَ مِنَ الْعَرَبِ قَالَ عُمَرُ لأَبِي بَكْرٍ كَيْفَ تُقَاتِلُ النَّاسَ، وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ. فَمَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ. عَصَمَ مِنِّي مَالَهُ وَنَفْسَهُ، إِلاَّ بِحَقِّهِ، وَحِسَابُهُ عَلَى اللَّهِ ". فَقَالَ وَاللَّهِ لأُقَاتِلَنَّ مَنْ فَرَّقَ بَيْنَ الصَّلاَةِ وَالزَّكَاةِ، فَإِنَّ الزَّكَاةَ حَقُّ الْمَالِ، وَاللَّهِ لَوْ مَنَعُونِي عِقَالاً كَانُوا يُؤَدُّونَهُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَقَاتَلْتُهُمْ عَلَى مَنْعِهِ. فَقَالَ عُمَرُ فَوَاللَّهِ مَا هُوَ إِلاَّ أَنْ رَأَيْتُ اللَّهَ قَدْ شَرَحَ صَدْرَ أَبِي بَكْرٍ لِلْقِتَالِ فَعَرَفْتُ أَنَّهُ الْحَقُّ. قَالَ ابْنُ بُكَيْرٍ وَعَبْدُ اللَّهِ عَنِ اللَّيْثِ عَنَاقًا. وَهْوَ أَصَحُّ.
Rapporté par Abu Huraira : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé et qu’Abu Bakr a été choisi comme calife après lui, certains Arabes sont revenus à la mécréance. ‘Umar a dit à Abu Bakr : « Comment peux-tu combattre ces gens alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah.” Et celui qui dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah” protège ses biens et sa vie de moi, sauf s’il mérite une punition légale, et son compte sera avec Allah ! » Abu Bakr répondit : « Par Allah, je combattrai celui qui fait une différence entre la zakat et la prière, car la zakat est un droit obligatoire à prélever sur les biens. Par Allah, s’ils me refusent même une corde qu’ils donnaient au Messager d’Allah (ﷺ), je les combattrai pour cela. » ‘Umar dit : « Par Allah, ce n’était rien d’autre que le fait qu’Allah ait ouvert la poitrine d’Abu Bakr à ce combat, et j’ai alors compris avec certitude que c’était la vérité. »
Sahih Al-Boukhari : 148
Warrad (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ، عَنْ وَرَّادٍ، كَاتِبِ الْمُغِيرَةِ قَالَ كَتَبَ مُعَاوِيَةُ إِلَى الْمُغِيرَةِ اكْتُبْ إِلَىَّ مَا سَمِعْتَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. فَكَتَبَ إِلَيْهِ إِنَّ نَبِيَّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَقُولُ فِي دُبُرِ كُلِّ صَلاَةٍ
" لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ، لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ، وَهْوَ عَلَى كُلِّ شَىْءٍ قَدِيرٌ، اللَّهُمَّ لاَ مَانِعَ لِمَا أَعْطَيْتَ، وَلاَ مُعْطِيَ لِمَا مَنَعْتَ، وَلاَ يَنْفَعُ ذَا الْجَدِّ مِنْكَ الْجَدُّ ". وَكَتَبَ إِلَيْهِ إِنَّهُ كَانَ يَنْهَى عَنْ قِيلَ وَقَالَ، وَكَثْرَةِ السُّؤَالِ، وَإِضَاعَةِ الْمَالِ، وَكَانَ يَنْهَى عَنْ عُقُوقِ الأُمَّهَاتِ وَوَأْدِ الْبَنَاتِ وَمَنْعٍ وَهَاتِ.
Rapporté par Warrad : (le secrétaire d'Al-Mughira) Muawiya a écrit à Al-Mughira : « Écris-moi ce que tu as entendu du Messager d'Allah (ﷺ). » Alors Al-Mughira lui a écrit : Le Prophète d'Allah disait à la fin de chaque prière : « La ilaha illalla-h wahdahu la sharika lahu, lahul Mulku, wa lahul Hamdu wa huwa ala kulli shai'in qadir. Allahumma la mani'a lima a'taita, wala mu'tiya lima mana'ta, wala yanfa'u dhuljadd minkal-jadd. » Il lui a aussi écrit que le Prophète (ﷺ) interdisait : (1) les bavardages inutiles ou parler trop des autres, (2) poser trop de questions (dans des sujets religieux controversés), (3) gaspiller sa richesse par excès, (4) manquer de respect à sa mère, (5) enterrer les filles vivantes, (6) retenir ses bienfaits envers les autres (c'est-à-dire ne pas donner leurs droits), (7) et demander aux autres (sauf en cas de nécessité)
Sahih Al-Boukhari : 149
Malik bin Aus al-Nasri (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي مَالِكُ بْنُ أَوْسٍ النَّصْرِيُّ، وَكَانَ، مُحَمَّدُ بْنُ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ ذَكَرَ لِي ذِكْرًا مِنْ ذَلِكَ فَدَخَلْتُ عَلَى مَالِكٍ فَسَأَلْتُهُ فَقَالَ انْطَلَقْتُ حَتَّى أَدْخُلَ عَلَى عُمَرَ أَتَاهُ حَاجِبُهُ يَرْفَا فَقَالَ هَلْ لَكَ فِي عُثْمَانَ وَعَبْدِ الرَّحْمَنِ وَالزُّبَيْرِ وَسَعْدٍ يَسْتَأْذِنُونَ. قَالَ نَعَمْ. فَدَخَلُوا فَسَلَّمُوا وَجَلَسُوا. فَقَالَ هَلْ لَكَ فِي عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ. فَأَذِنَ لَهُمَا. قَالَ الْعَبَّاسُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ اقْضِ بَيْنِي وَبَيْنَ الظَّالِمِ. اسْتَبَّا. فَقَالَ الرَّهْطُ عُثْمَانُ وَأَصْحَابُهُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ اقْضِ بَيْنَهُمَا وَأَرِحْ أَحَدَهُمَا مِنَ الآخَرِ. فَقَالَ اتَّئِدُوا أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ الَّذِي بِإِذْنِهِ تَقُومُ السَّمَاءُ وَالأَرْضُ، هَلْ تَعْلَمُونَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ نُورَثُ مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ ". يُرِيدُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَفْسَهُ. قَالَ الرَّهْطُ قَدْ قَالَ ذَلِكَ. فَأَقْبَلَ عُمَرُ عَلَى عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ فَقَالَ أَنْشُدُكُمَا بِاللَّهِ هَلْ تَعْلَمَانِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ذَلِكَ. قَالاَ نَعَمْ. قَالَ عُمَرُ فَإِنِّي مُحَدِّثُكُمْ عَنْ هَذَا الأَمْرِ، إِنَّ اللَّهَ كَانَ خَصَّ رَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم فِي هَذَا الْمَالِ بِشَىْءٍ لَمْ يُعْطِهِ أَحَدًا غَيْرَهُ، فَإِنَّ اللَّهَ يَقُولُ {مَا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ مِنْهُمْ فَمَا أَوْجَفْتُمْ} الآيَةَ، فَكَانَتْ هَذِهِ خَالِصَةً لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، ثُمَّ وَاللَّهِ مَا احْتَازَهَا دُونَكُمْ وَلاَ اسْتَأْثَرَ بِهَا عَلَيْكُمْ، وَقَدْ أَعْطَاكُمُوهَا وَبَثَّهَا فِيكُمْ، حَتَّى بَقِيَ مِنْهَا هَذَا الْمَالُ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُنْفِقُ عَلَى أَهْلِهِ نَفَقَةَ سَنَتِهِمْ مِنْ هَذَا الْمَالِ، ثُمَّ يَأْخُذُ مَا بَقِيَ فَيَجْعَلُهُ مَجْعَلَ مَالِ اللَّهِ، فَعَمِلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِذَلِكَ حَيَاتَهُ، أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ هَلْ تَعْلَمُونَ ذَلِكَ فَقَالُوا نَعَمْ. ثُمَّ قَالَ لِعَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ أَنْشُدُكُمَا اللَّهَ هَلْ تَعْلَمَانِ ذَلِكَ قَالاَ نَعَمْ. ثُمَّ تَوَفَّى اللَّهُ نَبِيَّهُ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ أَنَا وَلِيُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، فَقَبَضَهَا أَبُو بَكْرٍ فَعَمِلَ فِيهَا بِمَا عَمِلَ فِيهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَأَنْتُمَا حِينَئِذٍ ـ وَأَقْبَلَ عَلَى عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ ـ تَزْعُمَانِ أَنَّ أَبَا بَكْرٍ فِيهَا كَذَا، وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنَّهُ فِيهَا صَادِقٌ بَارٌّ رَاشِدٌ تَابِعٌ لِلْحَقِّ، ثُمَّ تَوَفَّى اللَّهُ أَبَا بَكْرٍ فَقُلْتُ أَنَا وَلِيُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبِي بَكْرٍ. فَقَبَضْتُهَا سَنَتَيْنِ أَعْمَلُ فِيهَا بِمَا عَمِلَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو بَكْرٍ، ثُمَّ جِئْتُمَانِي وَكَلِمَتُكُمَا عَلَى كَلِمَةٍ وَاحِدَةٍ وَأَمْرُكُمَا جَمِيعٌ، جِئْتَنِي تَسْأَلُنِي نَصِيبَكَ مِنِ ابْنِ أَخِيكَ، وَأَتَانِي هَذَا يَسْأَلُنِي نَصِيبَ امْرَأَتِهِ مِنْ أَبِيهَا فَقُلْتُ إِنْ شِئْتُمَا دَفَعْتُهَا إِلَيْكُمَا، عَلَى أَنَّ عَلَيْكُمَا عَهْدَ اللَّهِ وَمِيثَاقَهُ تَعْمَلاَنِ فِيهَا بِمَا عَمِلَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبِمَا عَمِلَ فِيهَا أَبُو بَكْرٍ وَبِمَا عَمِلْتُ فِيهَا مُنْذُ وَلِيتُهَا، وَإِلاَّ فَلاَ تُكَلِّمَانِي فِيهَا. فَقُلْتُمَا ادْفَعْهَا إِلَيْنَا بِذَلِكَ. فَدَفَعْتُهَا إِلَيْكُمَا بِذَلِكَ، أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ هَلْ دَفَعْتُهَا إِلَيْهِمَا بِذَلِكَ قَالَ الرَّهْطُ نَعَمْ. فَأَقْبَلَ عَلَى عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ فَقَالَ أَنْشُدُكُمَا بِاللَّهِ هَلْ دَفَعْتُهَا إِلَيْكُمَا بِذَلِكَ. قَالاَ نَعَمْ. قَالَ أَفَتَلْتَمِسَانِ مِنِّي قَضَاءً غَيْرَ ذَلِكَ فَوَالَّذِي بِإِذْنِهِ تَقُومُ السَّمَاءُ وَالأَرْضُ لاَ أَقْضِي فِيهَا قَضَاءً غَيْرَ ذَلِكَ حَتَّى تَقُومَ السَّاعَةُ، فَإِنْ عَجَزْتُمَا عَنْهَا فَادْفَعَاهَا إِلَىَّ، فَأَنَا أَكْفِيكُمَاهَا.
Rapporté par Malik bin Aus An-Nasri : Je suis allé jusqu’à entrer chez ‘Umar (et pendant que j’étais assis là), son portier Yarfa est venu lui dire : « ‘Uthman, ‘Abdur-Rahman, Az-Zubair et Sa’d demandent la permission d’entrer. » ‘Umar les a autorisés. Ils sont donc entrés, ont salué et se sont assis. (Après un moment, le portier est revenu) et a dit : « Dois-je faire entrer ‘Ali et ‘Abbas ? » ‘Umar leur a permis d’entrer. Al-‘Abbas a dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre moi et l’oppresseur (‘Ali). » Il y a alors eu un différend (concernant les biens des Bani Nadir) entre eux (‘Abbas et ‘Ali). ‘Uthman et ses compagnons ont dit : « Ô chef des croyants ! Juge entre eux et libère l’un de l’autre. » ‘Umar a dit : « Soyez patients ! Je vous demande, par Allah, par la permission duquel existent le ciel et la terre ! Savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Nos biens ne sont pas hérités, et tout ce que nous laissons doit être donné en aumône”, et par cela, le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même ? » Le groupe a répondu : « Il a vraiment dit cela. » ‘Umar s’est alors tourné vers ‘Ali et ‘Abbas et a dit : « Je vous demande, par Allah, le savez-vous tous les deux ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a ensuite dit : « Maintenant, je vais vous expliquer cette affaire en détail. Allah a accordé au Messager d’Allah (ﷺ) une partie de cette richesse qu’Il n’a donnée à personne d’autre, comme Allah l’a dit : “Ce qu’Allah a accordé comme butin à Son Messager pour lequel vous n’avez pas combattu...” (59.6) Donc, cette propriété appartenait entièrement au Messager d’Allah (ﷺ), mais il ne l’a pas gardée pour lui en vous ignorant, ni ne l’a gardée sans vous, mais il vous l’a donnée et l’a distribuée parmi vous jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une partie, et le Prophète en utilisait une partie pour les dépenses annuelles de sa famille et donnait le reste comme il le faisait avec les autres biens d’Allah. Le Prophète (ﷺ) a agi ainsi toute sa vie, et je vous demande, par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar s’est alors adressé à ‘Ali et ‘Abbas : « Je vous demande, par Allah, le savez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a ajouté : « Puis Allah a rappelé Son Messager à Lui. Abou Bakr a alors dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ)” et a pris en charge tous les biens du Prophète, qu’il a gérés comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ), et vous étiez présents à ce moment-là. » Puis il s’est tourné vers ‘Ali et ‘Abbas et a dit : « Vous dites tous les deux qu’Abou Bakr a fait ceci ou cela dans la gestion des biens, mais Allah sait qu’Abou Bakr était honnête, juste, intelligent et suivait la bonne voie dans sa gestion. Ensuite, Allah a rappelé Abou Bakr à Lui, et j’ai dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ) et d’Abou Bakr.” J’ai donc pris en charge les biens pendant deux ans et je les ai gérés comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abou Bakr. Puis vous deux (‘Ali et ‘Abbas) êtes venus me demander la même chose ! (Ô ‘Abbas ! Tu es venu me demander ta part dans les biens de ton neveu ; et lui (‘Ali) est venu me demander la part de sa femme dans les biens de son père, et je vous ai dit à tous les deux : “Si vous le souhaitez, je vous les confierai à condition que vous les gériez comme le faisaient le Messager d’Allah (ﷺ) et Abou Bakr, et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge ; sinon, ne m’en parlez plus.” Vous avez alors dit : “Donne-les-nous à cette condition.” Je vous les ai donc donnés à cette condition. Maintenant, je vous demande, par Allah, ne les ai-je pas donnés à cette condition ? » Le groupe (à qui il parlait) a répondu : « Oui. » ‘Umar s’est alors adressé à ‘Abbas et ‘Ali : « Je vous demande, par Allah, ne vous ai-je pas donné tous ces biens à cette condition ? » Ils ont répondu : « Oui. » ‘Umar a alors dit : « Cherchez-vous maintenant un autre jugement de ma part ? Par Celui par la permission duquel existent le ciel et la terre, je ne donnerai pas d’autre jugement que celui-là jusqu’à la fin des temps ; et si vous n’arrivez pas à gérer ces biens, vous pouvez me les rendre, et je m’en occuperai à votre place. » (Voir hadith n°326, vol)
Sahih Al-Boukhari : 150
Jabir ibn Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ الْمُنْكَدِرِ، يَقُولُ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، يَقُولُ مَرِضْتُ فَجَاءَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي وَأَبُو بَكْرٍ وَهُمَا مَاشِيَانِ، فَأَتَانِي وَقَدْ أُغْمِيَ عَلَىَّ فَتَوَضَّأَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ صَبَّ وَضُوءَهُ عَلَىَّ فَأَفَقْتُ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ ـ وَرُبَّمَا قَالَ سُفْيَانُ فَقُلْتُ أَىْ رَسُولَ اللَّهِ ـ كَيْفَ أَقْضِي فِي مَالِي كَيْفَ أَصْنَعُ فِي مَالِي قَالَ فَمَا أَجَابَنِي بِشَىْءٍ حَتَّى نَزَلَتْ آيَةُ الْمِيرَاثِ.
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Je suis tombé malade, et le Messager d'Allah (ﷺ) et Abu Bakr sont venus me rendre visite à pied. Le Prophète (ﷺ) est venu vers moi alors que j'étais inconscient. Le Messager d'Allah (ﷺ) a fait ses ablutions, puis il a versé l'eau restante de ses ablutions sur moi, ce qui m'a fait reprendre connaissance. J'ai alors dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Comment dois-je dépenser ma richesse ? Ou comment dois-je en disposer ? » Mais le Prophète (ﷺ) ne m'a pas répondu jusqu'à ce que le verset sur les lois de l'héritage soit révélé
Sahih Al-Boukhari : 151
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا شِهَابُ بْنُ عَبَّادٍ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ حُمَيْدٍ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" لاَ حَسَدَ إِلاَّ فِي اثْنَتَيْنِ رَجُلٌ آتَاهُ اللَّهُ مَالاً فَسُلِّطَ عَلَى هَلَكَتِهِ فِي الْحَقِّ، وَآخَرُ آتَاهُ اللَّهُ حِكْمَةً فَهْوَ يَقْضِي بِهَا وَيُعَلِّمُهَا ".
Rapporté par `Abdullah : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ne souhaitez pas être comme quelqu'un d'autre, sauf dans deux cas : celui d'un homme à qui Allah a donné des richesses et qui les dépense de la bonne manière, et celui d'un homme à qui Allah a donné la connaissance religieuse (le Coran et la Sunna), qui juge selon cette connaissance et l'enseigne aux autres. »
Sahih Al-Boukhari : 152
Abou Saïd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي الأَسْوَدِ، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، سَمِعْتُ أَبِي، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ عُقْبَةَ بْنِ عَبْدِ الْغَافِرِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " أَنَّهُ ذَكَرَ رَجُلاً فِيمَنْ سَلَفَ ـ أَوْ فِيمَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ قَالَ كَلِمَةً يَعْنِي ـ أَعْطَاهُ اللَّهُ مَالاً وَوَلَدًا ـ فَلَمَّا حَضَرَتِ الْوَفَاةُ قَالَ لِبَنِيهِ أَىَّ أَبٍ كُنْتُ لَكُمْ قَالُوا خَيْرَ أَبٍ. قَالَ فَإِنَّهُ لَمْ يَبْتَئِرْ ـ أَوْ لَمْ يَبْتَئِزْ ـ عِنْدَ اللَّهِ خَيْرًا، وَإِنْ يَقْدِرِ اللَّهُ عَلَيْهِ يُعَذِّبْهُ، فَانْظُرُوا إِذَا مُتُّ فَأَحْرِقُونِي حَتَّى إِذَا صِرْتُ فَحْمًا فَاسْحَقُونِي ـ أَوْ قَالَ فَاسْحَكُونِي ـ فَإِذَا كَانَ يَوْمُ رِيحٍ عَاصِفٍ فَأَذْرُونِي فِيهَا " فَقَالَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فَأَخَذَ مَوَاثِيقَهُمْ عَلَى ذَلِكَ وَرَبِّي، فَفَعَلُوا ثُمَّ أَذْرَوْهُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ، فَقَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ كُنْ. فَإِذَا هُوَ رَجُلٌ قَائِمٌ. قَالَ اللَّهُ أَىْ عَبْدِي مَا حَمَلَكَ عَلَى أَنْ فَعَلْتَ مَا فَعَلْتَ قَالَ مَخَافَتُكَ أَوْ فَرَقٌ مِنْكَ قَالَ فَمَا تَلاَفَاهُ أَنْ رَحِمَهُ عِنْدَهَا ـ وَقَالَ مَرَّةً أُخْرَى فَمَا تَلاَفَاهُ غَيْرُهَا ـ ". فَحَدَّثْتُ بِهِ أَبَا عُثْمَانَ فَقَالَ سَمِعْتُ هَذَا مِنْ سَلْمَانَ غَيْرَ أَنَّهُ زَادَ فِيهِ أَذْرُونِي فِي الْبَحْرِ. أَوْ كَمَا حَدَّثَ.
حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، وَقَالَ، لَمْ يَبْتَئِرْ. وَقَالَ خَلِيفَةُ حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، وَقَالَ، لَمْ يَبْتَئِزْ. فَسَّرَهُ قَتَادَةُ لَمْ يَدَّخِرْ.
Rapporté par Abu Sa`id : Le Prophète (ﷺ) a parlé d’un homme parmi les gens du passé ou parmi ceux qui vous ont précédés. Le Prophète (ﷺ) a dit une phrase qui signifie : Allah lui avait donné des richesses et des enfants. Quand il fut sur le point de mourir, il dit à ses fils : « Quel genre de père ai-je été pour vous ? » Ils répondirent : « Tu as été un bon père. » Il leur dit qu’il n’avait rien présenté de bon devant Allah, et que si Allah le saisissait, Il le punirait. Il ajouta : « Regardez ! Quand je mourrai, brûlez-moi, puis quand je serai réduit en charbon, écrasez-moi, et quand viendra un jour de vent, dispersez mes cendres dans le vent. » Le Prophète (ﷺ) ajouta : « Par Allah, il fit promettre fermement à ses enfants de le faire, et ils le firent. (Ils le brûlèrent après sa mort) et dispersèrent ses cendres un jour de vent. Puis Allah ordonna à ses cendres : “Sois !” et voilà qu’il redevint un homme debout ! Allah dit : “Ô Mon serviteur ! Qu’est-ce qui t’a poussé à faire cela ?” Il répondit : “Par crainte de Toi.” Rien ne le sauva alors si ce n’est la Miséricorde d’Allah (et Allah lui pardonna). »
Sahih Al-Boukhari : 153
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" لاَ تَحَاسُدَ إِلاَّ فِي اثْنَتَيْنِ رَجُلٌ آتَاهُ اللَّهُ الْقُرْآنَ فَهْوَ يَتْلُوهُ آنَاءَ اللَّيْلِ وَآنَاءَ النَّهَارِ، فَهْوَ يَقُولُ لَوْ أُوتِيتُ مِثْلَ مَا أُوتِيَ هَذَا، لَفَعَلْتُ كَمَا يَفْعَلُ. وَرَجُلٌ آتَاهُ اللَّهُ مَالاً فَهْوَ يُنْفِقُهُ فِي حَقِّهِ فَيَقُولُ لَوْ أُوتِيتُ مِثْلَ مَا أُوتِيَ عَمِلْتُ فِيهِ مِثْلَ مَا يَعْمَلُ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il ne faut envier que deux personnes : un homme à qui Allah a donné le Coran et qui le récite pendant la nuit et le jour, et on peut alors dire : ‘Si j’avais reçu la même chose que cet homme, je ferais comme lui.’ L’autre est un homme à qui Allah a donné des richesses et qui les dépense de la bonne façon, et on peut alors dire : ‘Si j’avais reçu la même chose que lui, je ferais comme lui.’ »
Sahih Al-Boukhari : 154
Salim (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ الزُّهْرِيُّ عَنْ سَالِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" لاَ حَسَدَ إِلاَّ فِي اثْنَتَيْنِ رَجُلٌ آتَاهُ اللَّهُ الْقُرْآنَ فَهْوَ يَتْلُوهُ آنَاءَ اللَّيْلِ وَآنَاءَ النَّهَارِ، وَرَجُلٌ آتَاهُ اللَّهُ مَالاً فَهْوَ يُنْفِقُهُ آنَاءَ اللَّيْلِ وَآنَاءَ النَّهَارِ ". سَمِعْتُ سُفْيَانَ مِرَارًا لَمْ أَسْمَعْهُ يَذْكُرُ الْخَبَرَ وَهْوَ مِنْ صَحِيحِ حَدِيثِهِ.
Rapporté par le père de Salim : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il ne faut envier que deux personnes : un homme à qui Allah a donné la connaissance du Coran et qui le récite pendant la nuit et le jour ; et un homme à qui Allah a donné des richesses et qui les dépense (pour Allah) pendant la nuit et le jour. »
Sahih Mouslim : 155
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ لَمَّا تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ بَعْدَهُ وَكَفَرَ مَنْ كَفَرَ مِنَ الْعَرَبِ قَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ لأَبِي بَكْرٍ كَيْفَ تُقَاتِلُ النَّاسَ وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ فَمَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ فَقَدْ عَصَمَ مِنِّي مَالَهُ وَنَفْسَهُ إِلاَّ بِحَقِّهِ وَحِسَابُهُ عَلَى اللَّهِ " . فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ وَاللَّهِ لأُقَاتِلَنَّ مَنْ فَرَّقَ بَيْنَ الصَّلاَةِ وَالزَّكَاةِ فَإِنَّ الزَّكَاةَ حَقُّ الْمَالِ وَاللَّهِ لَوْ مَنَعُونِي عِقَالاً كَانُوا يُؤَدُّونَهُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَقَاتَلْتُهُمْ عَلَى مَنْعِهِ . فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ فَوَاللَّهِ مَا هُوَ إِلاَّ أَنْ رَأَيْتُ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ قَدْ شَرَحَ صَدْرَ أَبِي بَكْرٍ لِلْقِتَالِ فَعَرَفْتُ أَنَّهُ الْحَقُّ .
Rapporté par Ibn Abbās رضي الله عنه : « Bushayr al-Adawī est venu voir Ibn Abbās et s’est mis à lui rapporter des hadiths en disant : “Le Messager d’Allah ﷺ a dit…” à plusieurs reprises. Il semblait qu’Ibn Abbās n’écoutait pas ses hadiths et ne les considérait pas. Alors Bushayr lui dit : “Ô Ibn Abbās, pourquoi ne m’écoutes-tu pas alors que je te rapporte des paroles du Messager d’Allah ﷺ ?” Ibn Abbās répondit : “Avant, quand un homme disait ‘Le Messager d’Allah ﷺ a dit…’, nous nous précipitions vers lui pour écouter. Mais quand les gens ont commencé à tout mélanger, nous n’avons plus pris de hadiths que de ceux que nous connaissions.” »
Sahih Mouslim : 156
It Is
Sahih
حَدَّثَنِي هَارُونُ بْنُ سَعِيدٍ الأَيْلِيُّ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ حَدَّثَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ ثَوْرِ بْنِ زَيْدٍ، عَنْ أَبِي الْغَيْثِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " اجْتَنِبُوا السَّبْعَ الْمُوبِقَاتِ " . قِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَمَا هُنَّ قَالَ " الشِّرْكُ بِاللَّهِ وَالسِّحْرُ وَقَتْلُ النَّفْسِ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ إِلاَّ بِالْحَقِّ وَأَكْلُ مَالِ الْيَتِيمِ وَأَكْلُ الرِّبَا وَالتَّوَلِّي يَوْمَ الزَّحْفِ وَقَذْفُ الْمُحْصَنَاتِ الْغَافِلاَتِ الْمُؤْمِنَاتِ " .
Rapporté par Ahmad bin Ibrāhīm : Sulaymān bin Harb m’a rapporté, d’après Hammād bin Zayd : Farqad a été mentionné devant Ayyūb, alors il a dit : « En vérité, Farqad n’est pas un compagnon du ḥadith. »
Sahih Mouslim : 157
It Is
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى الْعَنَزِيُّ، وَأَبُو مَعْنٍ الرَّقَاشِيُّ وَإِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ كُلُّهُمْ عَنْ أَبِي عَاصِمٍ، - وَاللَّفْظُ لاِبْنِ الْمُثَنَّى - حَدَّثَنَا الضَّحَّاكُ، - يَعْنِي أَبَا عَاصِمٍ - قَالَ أَخْبَرَنَا حَيْوَةُ بْنُ شُرَيْحٍ، قَالَ حَدَّثَنِي يَزِيدُ بْنُ أَبِي حَبِيبٍ، عَنِ ابْنِ شَمَاسَةَ الْمَهْرِيِّ، قَالَ حَضَرْنَا عَمْرَو بْنَ الْعَاصِ وَهُوَ فِي سِيَاقَةِ الْمَوْتِ . فَبَكَى طَوِيلاً وَحَوَّلَ وَجْهَهُ إِلَى الْجِدَارِ فَجَعَلَ ابْنُهُ يَقُولُ يَا أَبَتَاهُ أَمَا بَشَّرَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِكَذَا أَمَا بَشَّرَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِكَذَا قَالَ فَأَقْبَلَ بِوَجْهِهِ . فَقَالَ إِنَّ أَفْضَلَ مَا نُعِدُّ شَهَادَةُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ إِنِّي قَدْ كُنْتُ عَلَى أَطْبَاقٍ ثَلاَثٍ لَقَدْ رَأَيْتُنِي وَمَا أَحَدٌ أَشَدَّ بُغْضًا لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنِّي وَلاَ أَحَبَّ إِلَىَّ أَنْ أَكُونَ قَدِ اسْتَمْكَنْتُ مِنْهُ فَقَتَلْتُهُ فَلَوْ مُتُّ عَلَى تِلْكَ الْحَالِ لَكُنْتُ مِنْ أَهْلِ النَّارِ فَلَمَّا جَعَلَ اللَّهُ الإِسْلاَمَ فِي قَلْبِي أَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ ابْسُطْ يَمِينَكَ فَلأُبَايِعْكَ . فَبَسَطَ يَمِينَهُ - قَالَ - فَقَبَضْتُ يَدِي . قَالَ " مَا لَكَ يَا عَمْرُو " . قَالَ قُلْتُ أَرَدْتُ أَنْ أَشْتَرِطَ . قَالَ " تَشْتَرِطُ بِمَاذَا " . قُلْتُ أَنْ يُغْفَرَ لِي . قَالَ " أَمَا عَلِمْتَ أَنَّ الإِسْلاَمَ يَهْدِمُ مَا كَانَ قَبْلَهُ وَأَنَّ الْهِجْرَةَ تَهْدِمُ مَا كَانَ قَبْلَهَا وَأَنَّ الْحَجَّ يَهْدِمُ مَا كَانَ قَبْلَهُ " . وَمَا كَانَ أَحَدٌ أَحَبَّ إِلَىَّ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلاَ أَجَلَّ فِي عَيْنِي مِنْهُ وَمَا كُنْتُ أُطِيقُ أَنْ أَمْلأَ عَيْنَىَّ مِنْهُ إِجْلاَلاً لَهُ وَلَوْ سُئِلْتُ أَنْ أَصِفَهُ مَا أَطَقْتُ لأَنِّي لَمْ أَكُنْ أَمْلأُ عَيْنَىَّ مِنْهُ وَلَوْ مُتُّ عَلَى تِلْكَ الْحَالِ لَرَجَوْتُ أَنْ أَكُونَ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ ثُمَّ وَلِينَا أَشْيَاءَ مَا أَدْرِي مَا حَالِي فِيهَا فَإِذَا أَنَا مُتُّ فَلاَ تَصْحَبْنِي نَائِحَةٌ وَلاَ نَارٌ فَإِذَا دَفَنْتُمُونِي فَشُنُّوا عَلَىَّ التُّرَابَ شَنًّا ثُمَّ أَقِيمُوا حَوْلَ قَبْرِي قَدْرَ مَا تُنْحَرُ جَزُورٌ وَيُقْسَمُ لَحْمُهَا حَتَّى أَسْتَأْنِسَ بِكُمْ وَأَنْظُرَ مَاذَا أُرَاجِعُ بِهِ رُسُلَ رَبِّي .
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Mu’adh a dit : Le Messager d’Allah m’a envoyé comme gouverneur au Yémen et, au moment du départ, il m’a conseillé ainsi : « Tu vas bientôt arriver auprès d’un peuple des gens du Livre. Appelle-les d’abord à attester qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que je suis le messager d’Allah. S’ils acceptent, informe-les qu’Allah leur a prescrit cinq prières chaque jour et chaque nuit. S’ils acceptent, dis-leur qu’Allah a rendu la Zakat obligatoire pour eux, à prélever sur les riches et à distribuer aux pauvres. S’ils acceptent, ne prends pas le meilleur de leurs biens. Prends garde à l’invocation de l’opprimé, car il n’y a pas de barrière entre lui et Allah. »
Sahih Mouslim : 158
Sahih
حَدَّثَنَا أُمَيَّةُ بْنُ بِسْطَامَ الْعَيْشِيُّ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا رَوْحٌ، - وَهُوَ ابْنُ الْقَاسِمِ - عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أُمَيَّةَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ صَيْفِيٍّ، عَنْ أَبِي مَعْبَدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمَّا بَعَثَ مُعَاذًا إِلَى الْيَمَنِ قَالَ " إِنَّكَ تَقْدَمُ عَلَى قَوْمٍ أَهْلِ كِتَابٍ فَلْيَكُنْ أَوَّلَ مَا تَدْعُوهُمْ إِلَيْهِ عِبَادَةُ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ فَإِذَا عَرَفُوا اللَّهَ فَأَخْبِرْهُمْ أَنَّ اللَّهَ فَرَضَ عَلَيْهِمْ خَمْسَ صَلَوَاتٍ فِي يَوْمِهِمْ وَلَيْلَتِهِمْ فَإِذَا فَعَلُوا فَأَخْبِرْهُمْ أَنَّ اللَّهَ قَدْ فَرَضَ عَلَيْهِمْ زَكَاةً تُؤْخَذُ مِنْ أَغْنِيَائِهِمْ فَتُرَدُّ عَلَى فُقَرَائِهِمْ فَإِذَا أَطَاعُوا بِهَا فَخُذْ مِنْهُمْ وَتَوَقَّ كَرَائِمَ أَمْوَالِهِمْ " .
Rapporté par Ibn ‘Abbas رضي الله عنهما : Lorsque le Messager d’Allah ﷺ a envoyé Mu’adh au Yémen comme gouverneur, il lui a dit : « Tu vas rencontrer un peuple des gens du Livre. La première chose à laquelle tu dois les appeler, c’est l’adoration d’Allah, qu’Il soit glorifié. Lorsqu’ils reconnaissent Allah, informe-les qu’Il leur a prescrit cinq prières chaque jour et chaque nuit. Quand ils les accomplissent, informe-les qu’Allah a rendu la Zakat obligatoire pour eux, à prélever sur les riches et à distribuer aux pauvres. Quand ils acceptent cela, prélève-la et évite de choisir le meilleur de leurs biens. »
Sahih Mouslim : 159
It Is
Sahih
وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، وَعَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، - وَتَقَارَبَا فِي اللَّفْظِ - قَالَ ابْنُ رَافِعٍ حَدَّثَنَا وَقَالَ عَبْدٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " حِينَ أُسْرِيَ بِي لَقِيتُ مُوسَى - عَلَيْهِ السَّلاَمُ - " . فَنَعَتَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " فَإِذَا رَجُلٌ - حَسِبْتُهُ قَالَ - مُضْطَرِبٌ رَجِلُ الرَّأْسِ كَأَنَّهُ مِنْ رِجَالِ شَنُوءَةَ - قَالَ - وَلَقِيتُ عِيسَى " . فَنَعَتَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " فَإِذَا رَبْعَةٌ أَحْمَرُ كَأَنَّمَا خَرَجَ مِنْ دِيمَاسٍ " . - يَعْنِي حَمَّامًا - قَالَ " وَرَأَيْتُ إِبْرَاهِيمَ - صَلَوَاتُ اللَّهِ عَلَيْهِ - وَأَنَا أَشْبَهُ وَلَدِهِ بِهِ - قَالَ - فَأُتِيتُ بِإِنَاءَيْنِ فِي أَحَدِهِمَا لَبَنٌ وَفِي الآخَرِ خَمْرٌ فَقِيلَ لِي خُذْ أَيَّهُمَا شِئْتَ . فَأَخَذْتُ اللَّبَنَ فَشَرِبْتُهُ . فَقَالَ هُدِيتَ الْفِطْرَةَ أَوْ أَصَبْتَ الْفِطْرَةَ أَمَا إِنَّكَ لَوْ أَخَذْتَ الْخَمْرَ غَوَتْ أُمَّتُكَ " .
Rapporté par Anas رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Aucun serviteur ne croit vraiment – et dans la version d’Abdul Warith : aucune personne ne croit vraiment – tant que je ne lui suis pas plus cher que sa famille, ses biens et toute l’humanité. »
Sahih Mouslim : 160
Sahih
حَدَّثَنِي أَبُو غَسَّانَ الْمِسْمَعِيُّ، حَدَّثَنَا مُعَاذٌ، - وَهُوَ ابْنُ هِشَامٍ - قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي كَثِيرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو قِلاَبَةَ، عَنْ ثَابِتِ بْنِ الضَّحَّاكِ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لَيْسَ عَلَى رَجُلٍ نَذْرٌ فِيمَا لاَ يَمْلِكُ وَلَعْنُ الْمُؤْمِنِ كَقَتْلِهِ وَمَنْ قَتَلَ نَفْسَهُ بِشَىْءٍ فِي الدُّنْيَا عُذِّبَ بِهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ وَمَنِ ادَّعَى دَعْوَى كَاذِبَةً لِيَتَكَثَّرَ بِهَا لَمْ يَزِدْهُ اللَّهُ إِلاَّ قِلَّةً وَمَنْ حَلَفَ عَلَى يَمِينِ صَبْرٍ فَاجِرَةٍ " .
Rapporté par Thabit b. al-Dahhak رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Personne n’est obligé d’offrir en vœu ce qu’il ne possède pas, et maudire un croyant équivaut à le tuer. Celui qui se suicide avec un objet dans ce monde sera tourmenté avec cet objet le Jour de la Résurrection. Celui qui fait une fausse déclaration pour augmenter sa richesse, Allah ne lui accordera que la pauvreté. Celui qui jure faussement s’attirera la colère d’Allah. »