Hadiths sur Wealth
935 hadiths authentiques trouves
Sahih Al-Boukhari : 121
Qais (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، قَالَ حَدَّثَنِي قَيْسٌ، قَالَ أَتَيْتُ خَبَّابًا وَهْوَ يَبْنِي حَائِطًا لَهُ فَقَالَ إِنَّ أَصْحَابَنَا الَّذِينَ مَضَوْا لَمْ تَنْقُصْهُمُ الدُّنْيَا شَيْئًا، وَإِنَّا أَصَبْنَا مِنْ بَعْدِهِمْ شَيْئًا، لاَ نَجِدُ لَهُ مَوْضِعًا إِلاَّ التُّرَابَ.
Rapporté par Qais : Je suis allé voir Khabbab pendant qu’il construisait un mur, et il a dit : « Nos compagnons qui sont partis de ce monde n’ont rien profité de leur récompense ici-bas, alors que nous avons accumulé après eux beaucoup de richesses que nous ne pouvons utiliser que pour la terre (c’est-à-dire pour construire). »
Sahih Al-Boukhari : 122
Hakim bin Hizam (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ سَمِعْتُ الزُّهْرِيَّ، يَقُولُ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، وَسَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، عَنْ حَكِيمِ بْنِ حِزَامٍ، قَالَ سَأَلْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَعْطَانِي، ثُمَّ سَأَلْتُهُ فَأَعْطَانِي، ثُمَّ سَأَلْتُهُ فَأَعْطَانِي، ثُمَّ قَالَ
" هَذَا الْمَالُ ـ وَرُبَّمَا قَالَ سُفْيَانُ قَالَ لِي يَا حَكِيمُ ـ إِنَّ هَذَا الْمَالَ خَضِرَةٌ حُلْوَةٌ، فَمَنْ أَخَذَهُ بِطِيبِ نَفْسٍ بُورِكَ لَهُ فِيهِ، وَمَنْ أَخَذَهُ بِإِشْرَافِ نَفْسٍ لَمْ يُبَارَكْ لَهُ فِيهِ، وَكَانَ كَالَّذِي يَأْكُلُ وَلاَ يَشْبَعُ، وَالْيَدُ الْعُلْيَا خَيْرٌ مِنَ الْيَدِ السُّفْلَى ".
Rapporté par Hakim bin Hizam : J’ai demandé au Prophète (ﷺ) de l’argent, il m’en a donné. Je lui ai encore demandé, il m’en a donné. Je lui ai demandé une troisième fois, il m’en a donné, puis il a dit : « Cette richesse est comme un fruit vert et sucré. Celui qui la prend sans avidité, Allah la bénira pour lui. Mais celui qui la prend avec avidité, Allah ne la bénira pas pour lui, et il sera comme celui qui mange sans jamais être rassasié. Et la main qui donne est meilleure que celle qui reçoit. »
Sahih Al-Boukhari : 123
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنِي أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ التَّيْمِيُّ، عَنِ الْحَارِثِ بْنِ سُوَيْدٍ، قَالَ عَبْدُ اللَّهِ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَيُّكُمْ مَالُ وَارِثِهِ أَحَبُّ إِلَيْهِ مِنْ مَالِهِ ". قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا مِنَّا أَحَدٌ إِلاَّ مَالُهُ أَحَبُّ إِلَيْهِ. قَالَ " فَإِنَّ مَالَهُ مَا قَدَّمَ، وَمَالُ وَارِثِهِ مَا أَخَّرَ ".
Rapporté par `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qui parmi vous considère la richesse de ses héritiers plus précieuse que la sienne ? » Ils ont répondu : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Aucun de nous n’aime plus la richesse de ses héritiers que la sienne. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Sa richesse, c’est ce qu’il dépense (pour Allah) de son vivant dans les bonnes actions, tandis que la richesse de ses héritiers, c’est ce qu’il laisse après sa mort. »
Sahih Al-Boukhari : 124
Abou Dhar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ رُفَيْعٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ وَهْبٍ، عَنْ أَبِي ذَرٍّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ خَرَجْتُ لَيْلَةً مِنَ اللَّيَالِي فَإِذَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَمْشِي وَحْدَهُ، وَلَيْسَ مَعَهُ إِنْسَانٌ ـ قَالَ ـ فَظَنَنْتُ أَنَّهُ يَكْرَهُ أَنْ يَمْشِيَ مَعَهُ أَحَدٌ ـ قَالَ ـ فَجَعَلْتُ أَمْشِي فِي ظِلِّ الْقَمَرِ فَالْتَفَتَ فَرَآنِي فَقَالَ " مَنْ هَذَا ". قُلْتُ أَبُو ذَرٍّ جَعَلَنِي اللَّهُ فِدَاءَكَ. قَالَ " يَا أَبَا ذَرٍّ تَعَالَهْ ". قَالَ فَمَشَيْتُ مَعَهُ سَاعَةً فَقَالَ " إِنَّ الْمُكْثِرِينَ هُمُ الْمُقِلُّونَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، إِلاَّ مَنْ أَعْطَاهُ اللَّهُ خَيْرًا، فَنَفَحَ فِيهِ يَمِينَهُ وَشِمَالَهُ وَبَيْنَ يَدَيْهِ وَوَرَاءَهُ، وَعَمِلَ فِيهِ خَيْرًا ". قَالَ فَمَشَيْتُ مَعَهُ سَاعَةً فَقَالَ لِي " اجْلِسْ هَا هُنَا ". قَالَ فَأَجْلَسَنِي فِي قَاعٍ حَوْلَهُ حِجَارَةٌ فَقَالَ لِي " اجْلِسْ هَا هُنَا حَتَّى أَرْجِعَ إِلَيْكَ ". قَالَ فَانْطَلَقَ فِي الْحَرَّةِ حَتَّى لاَ أَرَاهُ فَلَبِثَ عَنِّي فَأَطَالَ اللُّبْثَ، ثُمَّ إِنِّي سَمِعْتُهُ وَهْوَ مُقْبِلٌ وَهْوَ يَقُولُ " وَإِنْ سَرَقَ وَإِنْ زَنَى ". قَالَ فَلَمَّا جَاءَ لَمْ أَصْبِرْ حَتَّى قُلْتُ يَا نَبِيَّ اللَّهِ جَعَلَنِي اللَّهُ فِدَاءَكَ مَنْ تُكَلِّمُ فِي جَانِبِ الْحَرَّةِ مَا سَمِعْتُ أَحَدًا يَرْجِعُ إِلَيْكَ شَيْئًا. قَالَ " ذَلِكَ جِبْرِيلُ ـ عَلَيْهِ السَّلاَمُ ـ عَرَضَ لِي فِي جَانِبِ الْحَرَّةِ، قَالَ بَشِّرْ أُمَّتَكَ أَنَّهُ مَنْ مَاتَ لاَ يُشْرِكُ بِاللَّهِ شَيْئًا دَخَلَ الْجَنَّةَ، قُلْتُ يَا جِبْرِيلُ وَإِنْ سَرَقَ وَإِنْ زَنَى قَالَ نَعَمْ. قَالَ قُلْتُ وَإِنْ سَرَقَ وَإِنْ زَنَى قَالَ نَعَمْ، وَإِنْ شَرِبَ الْخَمْرَ. قَالَ النَّضْرُ أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، وَحَدَّثَنَا حَبِيبُ بْنُ أَبِي ثَابِتٍ، وَالأَعْمَشُ، وَعَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ رُفَيْعٍ، حَدَّثَنَا زَيْدُ بْنُ وَهْبٍ، بِهَذَا. قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ حَدِيثُ أَبِي صَالِحٍ عَنْ أَبِي الدَّرْدَاءِ، مُرْسَلٌ، لاَ يَصِحُّ، إِنَّمَا أَرَدْنَا لِلْمَعْرِفَةِ، وَالصَّحِيحُ حَدِيثُ أَبِي ذَرٍّ. قِيلَ لأَبِي عَبْدِ اللَّهِ حَدِيثُ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ عَنْ أَبِي الدَّرْدَاءِ قَالَ مُرْسَلٌ أَيْضًا لاَ يَصِحُّ، وَالصَّحِيحُ حَدِيثُ أَبِي ذَرٍّ. وَقَالَ اضْرِبُوا عَلَى حَدِيثِ أَبِي الدَّرْدَاءِ هَذَا. إِذَا مَاتَ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ. عِنْدَ الْمَوْتِ.
Rapporté par Abu Dhar : Une nuit, je suis sorti et j’ai trouvé le Messager d’Allah (ﷺ) marchant seul, sans personne avec lui. J’ai pensé qu’il n’aimait peut-être pas être accompagné, alors j’ai marché dans l’ombre, loin de la lumière de la lune. Mais le Prophète (ﷺ) s’est retourné, m’a vu et a dit : « Qui est là ? » J’ai répondu : « Abu Dhar, qu’Allah me sacrifie pour toi ! » Il a dit : « Ô Abu Dhar, viens ici ! » Je l’ai donc accompagné un moment, puis il m’a dit : « Les riches seront en fait les pauvres (peu récompensés) au Jour de la Résurrection, sauf celui à qui Allah donne de la richesse et qui la donne en aumône à droite, à gauche, devant et derrière, et fait de bonnes actions avec. » J’ai marché encore un peu avec lui. Puis il m’a dit : « Assieds-toi ici. » Il m’a fait asseoir dans un endroit découvert entouré de pierres, et m’a dit : « Reste ici jusqu’à ce que je revienne. » Il est parti vers Al-Harra jusqu’à ce que je ne le voie plus, il est resté longtemps, puis je l’ai entendu dire en revenant : « Même s’il a volé, même s’il a commis l’adultère ? » Quand il est revenu, je n’ai pas pu attendre et je lui ai demandé : « Ô Prophète d’Allah ! Qu’Allah me sacrifie pour toi ! À qui parlais-tu près d’Al-Harra ? Je n’ai entendu personne te répondre. » Il a dit : « C’était Gabriel qui est venu à moi près d’Al-Harra et m’a dit : ‘Annonce la bonne nouvelle à tes compagnons : celui qui meurt sans avoir adoré autre qu’Allah entrera au Paradis.’ J’ai dit : ‘Ô Gabriel ! Même s’il a volé ou commis l’adultère ?’ Il a dit : ‘Oui.’ J’ai répété : ‘Même s’il a volé ou commis l’adultère ?’ Il a dit : ‘Oui.’ J’ai encore demandé : ‘Même s’il a volé ou commis l’adultère ?’ Il a dit : ‘Oui.’ »
Sahih Al-Boukhari : 125
Abou Dhar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ زَيْدِ بْنِ وَهْبٍ، قَالَ قَالَ أَبُو ذَرٍّ كُنْتُ أَمْشِي مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي حَرَّةِ الْمَدِينَةِ فَاسْتَقْبَلَنَا أُحُدٌ فَقَالَ " يَا أَبَا ذَرٍّ ". قُلْتُ لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " مَا يَسُرُّنِي أَنَّ عِنْدِي مِثْلَ أُحُدٍ هَذَا ذَهَبًا، تَمْضِي عَلَىَّ ثَالِثَةٌ وَعِنْدِي مِنْهُ دِينَارٌ، إِلاَّ شَيْئًا أُرْصِدُهُ لِدَيْنٍ، إِلاَّ أَنْ أَقُولَ بِهِ فِي عِبَادِ اللَّهِ هَكَذَا وَهَكَذَا وَهَكَذَا ". عَنْ يَمِينِهِ وَعَنْ شِمَالِهِ وَمِنْ خَلْفِهِ. ثُمَّ مَشَى فَقَالَ " إِنَّ الأَكْثَرِينَ هُمُ الأَقَلُّونَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِلاَّ مَنْ قَالَ هَكَذَا وَهَكَذَا وَهَكَذَا ـ عَنْ يَمِينِهِ وَعَنْ شِمَالِهِ وَمِنْ خَلْفِهِ ـ وَقَلِيلٌ مَا هُمْ ". ثُمَّ قَالَ لِي " مَكَانَكَ لاَ تَبْرَحْ حَتَّى آتِيَكَ ". ثُمَّ انْطَلَقَ فِي سَوَادِ اللَّيْلِ حَتَّى تَوَارَى فَسَمِعْتُ صَوْتًا قَدِ ارْتَفَعَ، فَتَخَوَّفْتُ أَنْ يَكُونَ قَدْ عَرَضَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَرَدْتُ أَنْ آتِيَهُ فَذَكَرْتُ قَوْلَهُ لِي " لاَ تَبْرَحْ حَتَّى آتِيَكَ " فَلَمْ أَبْرَحْ حَتَّى أَتَانِي، قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَقَدْ سَمِعْتُ صَوْتًا تَخَوَّفْتُ، فَذَكَرْتُ لَهُ فَقَالَ " وَهَلْ سَمِعْتَهُ ". قُلْتُ نَعَمْ. قَالَ " ذَاكَ جِبْرِيلُ أَتَانِي فَقَالَ مَنْ مَاتَ مِنْ أُمَّتِكَ لاَ يُشْرِكُ بِاللَّهِ شَيْئًا دَخَلَ الْجَنَّةَ ". قُلْتُ وَإِنْ زَنَى وَإِنْ سَرَقَ قَالَ " وَإِنْ زَنَى وَإِنْ سَرَقَ ".
Rapporté par Abou Dhar : Alors que je marchais avec le Prophète (ﷺ) dans la région rocheuse de Médine, la montagne d’Uhud est apparue devant nous. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Abou Dhar ! » J’ai répondu : « Me voici, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il a dit : « Je n’aimerais pas posséder de l’or équivalent à cette montagne d’Uhud, sauf si rien de tout cela, même pas un seul dinar, ne reste avec moi plus de trois jours, sauf ce que je garderais pour rembourser des dettes. J’aurais tout dépensé (distribué) parmi les serviteurs d’Allah comme ceci, comme ceci et comme ceci. » Le Prophète (ﷺ) a alors fait un geste de la main vers sa droite, sa gauche et derrière lui pour illustrer. Il a continué à marcher et a dit : « Les riches sont en réalité les pauvres (peu récompensés) au Jour de la Résurrection, sauf ceux qui dépensent leur richesse comme ceci, comme ceci et comme ceci, à droite, à gauche et derrière eux, mais ces gens sont rares. » Puis il m’a dit : « Reste ici et ne bouge pas jusqu’à mon retour. » Il est parti dans l’obscurité de la nuit jusqu’à disparaître de ma vue, puis j’ai entendu une voix forte et j’ai eu peur qu’il soit arrivé quelque chose au Prophète (ﷺ). J’ai voulu aller vers lui, mais je me suis souvenu de ce qu’il m’avait dit : « Ne quitte pas ta place jusqu’à mon retour », alors je suis resté là jusqu’à ce qu’il revienne. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai entendu une voix et j’ai eu peur. » Je lui ai raconté toute l’histoire. Il a dit : « Tu l’as entendue ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « C’était Gabriel qui est venu à moi et a dit : “Quiconque meurt sans rien associer à Allah entrera au Paradis.” J’ai demandé (à Gabriel) : “Même s’il a volé ou commis un acte sexuel interdit ?” Gabriel a répondu : “Oui, même s’il a volé ou commis un acte sexuel interdit.” »
Sahih Al-Boukhari : 126
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرٍ، حَدَّثَنَا أَبُو حَصِينٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" لَيْسَ الْغِنَى عَنْ كَثْرَةِ الْعَرَضِ، وَلَكِنَّ الْغِنَى غِنَى النَّفْسِ ".
Rapporté par Abou Hourayra : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La richesse ne se mesure pas par la quantité de biens possédés, mais la vraie richesse est celle du cœur satisfait. »
Sahih Al-Boukhari : 127
Abou Saïd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَطَاءُ بْنُ يَزِيدَ، أَنَّ أَبَا سَعِيدٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّ أُنَاسًا مِنَ الأَنْصَارِ سَأَلُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يَسْأَلْهُ أَحَدٌ مِنْهُمْ إِلاَّ أَعْطَاهُ حَتَّى نَفِدَ مَا عِنْدَهُ فَقَالَ لَهُمْ حِينَ نَفِدَ كُلُّ شَىْءٍ أَنْفَقَ بِيَدَيْهِ
" مَا يَكُنْ عِنْدِي مِنْ خَيْرٍ لاَ أَدَّخِرْهُ عَنْكُمْ، وَإِنَّهُ مَنْ يَسْتَعِفَّ يُعِفُّهُ اللَّهُ، وَمَنْ يَتَصَبَّرْ يُصَبِّرْهُ اللَّهُ، وَمَنْ يَسْتَغْنِ يُغْنِهِ اللَّهُ، وَلَنْ تُعْطَوْا عَطَاءً خَيْرًا وَأَوْسَعَ مِنَ الصَّبْرِ ".
Rapporté par Abu Sa`id : Des gens parmi les Ansar ont demandé quelque chose au Messager d’Allah (ﷺ), et il a donné à chacun de ceux qui lui demandaient, jusqu’à ce qu’il n’ait plus rien. Quand tout fut terminé et qu’il avait tout dépensé, il leur dit : « Sachez que si j’ai des biens, je ne vous les cacherai pas (pour les garder pour quelqu’un d’autre). Et sachez que celui qui s’abstient de demander aux autres (ou d’accomplir des actes interdits), Allah le rendra indépendant et sans besoin des autres ; celui qui est patient, Allah lui donnera la patience ; et celui qui se contente de ce qu’il a, Allah le rendra autonome. Et il n’y a pas de cadeau meilleur et plus vaste que la patience. »
Sahih Al-Boukhari : 128
Abou Saïd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، سَمِعْتُ أَبِي، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ عُقْبَةَ بْنِ عَبْدِ الْغَافِرِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم
"ذَكَرَ رَجُلاً فِيمَنْ كَانَ سَلَفَ أَوْ قَبْلَكُمْ آتَاهُ اللَّهُ مَالاً وَوَلَدًا ـ يَعْنِي أَعْطَاهُ قَالَ ـ فَلَمَّا حُضِرَ قَالَ لِبَنِيهِ أَىَّ أَبٍ كُنْتُ قَالُوا خَيْرَ أَبٍ. قَالَ فَإِنَّهُ لَمْ يَبْتَئِرْ عِنْدَ اللَّهِ خَيْرًا ـ فَسَّرَهَا قَتَادَةُ لَمْ يَدَّخِرْ ـ وَإِنْ يَقْدَمْ عَلَى اللَّهِ يُعَذِّبْهُ فَانْظُرُوا، فَإِذَا مُتُّ فَأَحْرِقُونِي، حَتَّى إِذَا صِرْتُ فَحْمًا فَاسْحَقُونِي ـ أَوْ قَالَ فَاسْهَكُونِي ـ ثُمَّ إِذَا كَانَ رِيحٌ عَاصِفٌ فَأَذْرُونِي فِيهَا. فَأَخَذَ مَوَاثِيقَهُمْ عَلَى ذَلِكَ وَرَبِّي فَفَعَلُوا فَقَالَ اللَّهُ كُنْ. فَإِذَا رَجُلٌ قَائِمٌ، ثُمَّ قَالَ أَىْ عَبْدِي مَا حَمَلَكَ عَلَى مَا فَعَلْتَ قَالَ مَخَافَتُكَ ـ أَوْ فَرَقٌ مِنْكَ ـ فَمَا تَلاَفَاهُ أَنْ رَحِمَهُ اللَّهُ ". فَحَدَّثْتُ أَبَا عُثْمَانَ فَقَالَ سَمِعْتُ سَلْمَانَ غَيْرَ أَنَّهُ زَادَ فَأَذْرُونِي فِي الْبَحْرِ. أَوْ كَمَا حَدَّثَ. وَقَالَ مُعَاذٌ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، سَمِعْتُ عُقْبَةَ، سَمِعْتُ أَبَا سَعِيدٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Abu Sa`id : Le Prophète (ﷺ) a parlé d’un homme d’une génération précédente ou d’un peuple avant le vôtre, à qui Allah avait donné à la fois des richesses et des enfants. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand sa mort approchait, il a demandé à ses enfants : “Quel genre de père ai-je été pour vous ?” Ils ont répondu : Tu as été un bon père. Il a dit : “Mais moi (votre père), je n’ai rien préparé de bon auprès d’Allah (pour l’Au-delà) : si je me présente devant Allah, Il me punira. Alors écoutez, (mes enfants), quand je mourrai, brûlez mon corps jusqu’à ce qu’il ne reste que des cendres, puis réduisez-les en poudre, et lorsqu’il y aura un vent fort, jetez-moi (mes cendres) dedans.” Il a donc fait promettre fermement à ses enfants de suivre ses instructions. Et, par Allah, ils l’ont fait. Ensuite, Allah a dit : “Sois !” et voilà que cet homme se tenait debout ! Allah a alors dit : “Ô Mon serviteur ! Qu’est-ce qui t’a poussé à faire cela ?” Cet homme a répondu : “La crainte de Toi.” Alors Allah lui a pardonné
Sahih Al-Boukhari : 129
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ مُحَمَّدٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" لاَ يَأْتِي ابْنَ آدَمَ النَّذْرُ بِشَىْءٍ لَمْ يَكُنْ قَدْ قَدَّرْتُهُ، وَلَكِنْ يُلْقِيهِ الْقَدَرُ وَقَدْ قَدَّرْتُهُ لَهُ، أَسْتَخْرِجُ بِهِ مِنَ الْبَخِيلِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit (qu’Allah a dit) : « Faire un vœu n’apporte rien au fils d’Adam que Je n’aie déjà écrit dans son destin. Mais le vœu lui est imposé par prédestination. Par le vœu, Je fais en sorte qu’un avare dépense de sa richesse. »
Sahih Al-Boukhari : 130
Abou Dhar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنِ الْمَعْرُورِ، عَنْ أَبِي ذَرٍّ، قَالَ انْتَهَيْتُ إِلَيْهِ وَهُوَ يَقُولُ فِي ظِلِّ الْكَعْبَةِ " هُمُ الأَخْسَرُونَ وَرَبِّ الْكَعْبَةِ، هُمُ الأَخْسَرُونَ وَرَبِّ الْكَعْبَةِ " قُلْتُ مَا شَأْنِي أَيُرَى فِيَّ شَىْءٌ مَا شَأْنِي فَجَلَسْتُ إِلَيْهِ وَهْوَ يَقُولُ، فَمَا اسْتَطَعْتُ أَنْ أَسْكُتَ، وَتَغَشَّانِي مَا شَاءَ اللَّهُ، فَقُلْتُ مَنْ هُمْ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " الأَكْثَرُونَ أَمْوَالاً، إِلاَّ مَنْ قَالَ هَكَذَا وَهَكَذَا وَهَكَذَا ".
Rapporté par Abu Dhar : Je l’ai trouvé (le Prophète (ﷺ)) à l’ombre de la Ka`ba ; il disait : « Ce sont eux les perdants, par le Seigneur de la Ka`ba ! Ce sont eux les perdants, par le Seigneur de la Ka`ba ! » Je me suis dit : « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? A-t-on remarqué quelque chose d’inapproprié chez moi ? » Puis je me suis assis près de lui et il a continué à répéter cette phrase. Je ne pouvais plus rester silencieux, et Allah sait dans quel état de tristesse j’étais à ce moment-là. Alors j’ai dit : « Qui sont-ils (les perdants) ? Que mon père et ma mère te soient sacrifiés, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Il a répondu : « Ce sont les riches, sauf celui qui fait comme ceci, comme ceci et comme ceci (c’est-à-dire qui dépense sa richesse dans la voie d’Allah). »
Sahih Al-Boukhari : 131
al-Zuhri (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ، عَنْ صَالِحٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، ح وَحَدَّثَنَا الْحَجَّاجُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ النُّمَيْرِيُّ، حَدَّثَنَا يُونُسُ بْنُ يَزِيدَ الأَيْلِيُّ، قَالَ سَمِعْتُ الزُّهْرِيَّ، قَالَ سَمِعْتُ عُرْوَةَ بْنَ الزُّبَيْرِ، وَسَعِيدَ بْنَ الْمُسَيَّبِ، وَعَلْقَمَةَ بْنَ وَقَّاصٍ، وَعُبَيْدَ اللَّهِ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنْ حَدِيثِ، عَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حِينَ قَالَ لَهَا أَهْلُ الإِفْكِ مَا قَالُوا، فَبَرَّأَهَا اللَّهُ مِمَّا قَالُوا ـ كُلٌّ حَدَّثَنِي طَائِفَةً مِنَ الْحَدِيثِ ـ فَأَنْزَلَ اللَّهُ {إِنَّ الَّذِينَ جَاءُوا بِالإِفْكِ} الْعَشْرَ الآيَاتِ كُلَّهَا فِي بَرَاءَتِي. فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ ـ وَكَانَ يُنْفِقُ عَلَى مِسْطَحٍ لِقَرَابَتِهِ مِنْهُ ـ وَاللَّهِ لاَ أُنْفِقُ عَلَى مِسْطَحٍ شَيْئًا أَبَدًا، بَعْدَ الَّذِي قَالَ لِعَائِشَةَ. فَأَنْزَلَ اللَّهُ {وَلاَ يَأْتَلِ أُولُو الْفَضْلِ مِنْكُمْ وَالسَّعَةِ أَنْ يُؤْتُوا أُولِي الْقُرْبَى} الآيَةَ. قَالَ أَبُو بَكْرٍ بَلَى وَاللَّهِ إِنِّي لأُحِبُّ أَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لِي. فَرَجَعَ إِلَى مِسْطَحٍ النَّفَقَةَ الَّتِي كَانَ يُنْفِقُ عَلَيْهِ وَقَالَ وَاللَّهِ لاَ أَنْزِعُهَا عَنْهُ أَبَدًا.
Rapporté par Az-Zuhri : J'ai entendu `Urwa bin Az-Zubair, Sa`id bin Al-Musayyab, 'Alqama bin Waqqas et 'Ubaidullah bin `Abdullah bin `Uqba rapporter de `Aisha, l'épouse du Prophète (ﷺ), l'histoire des gens (c'est-à-dire les menteurs) qui ont répandu des calomnies contre elle, ce qu'ils ont dit, et comment Allah a révélé son innocence. Chacun d'eux m'a raconté une partie de cette histoire. (Ils ont dit que `Aisha a dit) : « Ensuite, Allah a révélé les dix versets commençant par : "En vérité, ceux qui ont propagé la calomnie..." (24.11-21). Tous ces versets prouvaient mon innocence. Abu Bakr As-Siddiq, qui aidait financièrement Mistah à cause de leur lien de parenté, a dit : "Par Allah, je ne donnerai plus rien (en aumône) à Mistah après ce qu'il a dit sur `Aisha." Puis Allah a révélé : "Et que ceux d'entre vous qui sont bons et riches ne jurent pas de ne plus aider leurs proches..." (24.22). À ce moment-là, Abu Bakr a dit : "Oui, par Allah, j'aime qu'Allah me pardonne." Il a alors recommencé à donner à Mistah l'aide qu'il lui donnait auparavant et a dit : "Par Allah ! Je ne la lui refuserai plus
Sahih Al-Boukhari : 132
Kab Bin Malik
Sahih
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، وَكَانَ، قَائِدَ كَعْبٍ مِنْ بَنِيهِ حِينَ عَمِيَ ـ قَالَ سَمِعْتُ كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ، فِي حَدِيثِهِ {َعَلَى الثَّلاَثَةِ الَّذِينَ خُلِّفُوا} َقَالَ فِي آخِرِ حَدِيثِهِ إِنَّ مِنْ تَوْبَتِي أَنِّي أَنْخَلِعُ مِنْ مَالِي صَدَقَةً إِلَى اللَّهِ وَرَسُولِهِ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَمْسِكْ عَلَيْكَ بَعْضَ مَالِكَ فَهْوَ خَيْرٌ لَكَ ".
Rapporté par Ka`b bin Malik : Vers la fin de son récit à propos des trois qui étaient restés en arrière (lors de la bataille de Tabuk), j'ai dit : « Pour prouver la sincérité de mon repentir (de ne pas avoir participé à la bataille de Tabuk), je vais donner tous mes biens pour Allah et Son Messager (en expiation de ce péché). » Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Garde une partie de ta richesse, c’est mieux pour toi. »
Sahih Al-Boukhari : 133
Sa'id bin al-Harith (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا فُلَيْحُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ الْحَارِثِ، أَنَّهُ سَمِعَ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ أَوَلَمْ يُنْهَوْا عَنِ النَّذْرِ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" إِنَّ النَّذْرَ لاَ يُقَدِّمُ شَيْئًا، وَلاَ يُؤَخِّرُ، وَإِنَّمَا يُسْتَخْرَجُ بِالنَّذْرِ مِنَ الْبَخِيلِ ".
Rapporté par Sa`id bin Al-Harith : Il a entendu Ibn `Umar dire : « Les gens n’avaient-ils pas été interdits de faire des vœux ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un vœu n’accélère ni ne retarde rien, mais en faisant des vœux, une partie de la richesse d’un avare est donnée. »
Sahih Al-Boukhari : 134
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
" لاَ يَأْتِي ابْنَ آدَمَ النَّذْرُ بِشَىْءٍ لَمْ يَكُنْ قُدِّرَ لَهُ، وَلَكِنْ يُلْقِيهِ النَّذْرُ إِلَى الْقَدَرِ قَدْ قُدِّرَ لَهُ، فَيَسْتَخْرِجُ اللَّهُ بِهِ مِنَ الْبَخِيلِ، فَيُؤْتِي عَلَيْهِ مَا لَمْ يَكُنْ يُؤْتِي عَلَيْهِ مِنْ قَبْلُ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah dit : “Le vœu n’apporte rien de plus au fils d’Adam que ce que J’ai déjà décidé pour lui, mais il se peut que son vœu corresponde à ce qui a été décrété pour lui. Ainsi, J’amène un avare à dépenser de sa richesse. Il Me donne (dépense en aumône) pour accomplir ce qui a été décrété pour lui, ce qu’il ne M’aurait pas donné sans ce vœu.” »
Sahih Al-Boukhari : 135
Sa'd bin Abi Waqqas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَامِرُ بْنُ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ مَرِضْتُ بِمَكَّةَ مَرَضًا، فَأَشْفَيْتُ مِنْهُ عَلَى الْمَوْتِ، فَأَتَانِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ لِي مَالاً كَثِيرًا، وَلَيْسَ يَرِثُنِي إِلاَّ ابْنَتِي، أَفَأَتَصَدَّقُ بِثُلُثَىْ مَالِي قَالَ " لاَ ". قَالَ قُلْتُ فَالشَّطْرُ قَالَ " لاَ ". قُلْتُ الثُّلُثُ قَالَ " الثُّلُثُ كَبِيرٌ إِنَّكَ إِنْ تَرَكْتَ وَلَدَكَ أَغْنِيَاءَ خَيْرٌ مِنْ أَنْ تَتْرُكَهُمْ عَالَةً يَتَكَفَّفُونَ النَّاسَ، وَإِنَّكَ لَنْ تُنْفِقَ نَفَقَةً إِلاَّ أُجِرْتَ عَلَيْهَا، حَتَّى اللُّقْمَةَ تَرْفَعُهَا إِلَى فِي امْرَأَتِكَ ". فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَأُخَلَّفُ عَنْ هِجْرَتِي فَقَالَ " لَنْ تُخَلَّفَ بَعْدِي فَتَعْمَلَ عَمَلاً تُرِيدُ بِهِ وَجْهَ اللَّهِ، إِلاَّ ازْدَدْتَ بِهِ رِفْعَةً وَدَرَجَةً، وَلَعَلَّ أَنْ تُخَلَّفَ بَعْدِي حَتَّى يَنْتَفِعَ بِكَ أَقْوَامٌ وَيُضَرَّ بِكَ آخَرُونَ، لَكِنِ الْبَائِسُ سَعْدُ ابْنُ خَوْلَةَ يَرْثِي لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ مَاتَ بِمَكَّةَ ". قَالَ سُفْيَانُ وَسَعْدُ بْنُ خَوْلَةَ رَجُلٌ مِنْ بَنِي عَامِرِ بْنِ لُؤَىٍّ.
Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : J’ai été frappé par une maladie qui m’a presque fait mourir. Le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai beaucoup de biens et je n’ai qu’une fille comme héritière. Puis-je donner les deux tiers de mes biens en aumône ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « La moitié ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Le tiers ? » Il a dit : « Tu peux, mais le tiers, c’est déjà beaucoup. Il vaut mieux laisser tes enfants riches que de les laisser pauvres à demander de l’aide. Et tout ce que tu dépenses pour Allah, tu en seras récompensé, même pour une bouchée de nourriture que tu mets dans la bouche de ta femme. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Vais-je rester après ton départ et ne pas finir mon émigration ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si tu restes après moi, tout bien que tu feras pour Allah t’élèvera et t’apportera des récompenses. Peut-être vivras-tu longtemps, et certains profiteront de toi tandis que d’autres (tes ennemis) seront touchés par toi. » Mais le Messager d’Allah (ﷺ) a eu de la peine pour Sa`d bin Khaula car il est mort à La Mecque. (Sufyan, un des rapporteurs, a précisé que Sa`d bin Khaula était un homme de la tribu de Bani 'Amir bin Lu'ai)
Sahih Al-Boukhari : 136
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُسْلِمٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ زِيَادٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" الْعَجْمَاءُ عَقْلُهَا جُبَارٌ، وَالْبِئْرُ جُبَارٌ، وَالْمَعْدِنُ جُبَارٌ، وَفِي الرِّكَازِ الْخُمُسُ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : Il n’y a pas de Diya pour une personne blessée ou tuée par un animal (qui se déplace sans surveillance), et de même, il n’y a pas de Diya pour celui qui tombe et meurt dans un puits, ni pour celui qui meurt dans une mine. En ce qui concerne l’Ar-Rikaz (richesses enfouies), un cinquième doit revenir à l’État
Sahih Al-Boukhari : 137
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَكُونُ كَنْزُ أَحَدِكُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ شُجَاعًا أَقْرَعَ، يَفِرُّ مِنْهُ صَاحِبُهُ فَيَطْلُبُهُ وَيَقُولُ أَنَا كَنْزُكَ. قَالَ وَاللَّهِ لَنْ يَزَالَ يَطْلُبُهُ حَتَّى يَبْسُطَ يَدَهُ فَيُلْقِمَهَا فَاهُ ". وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِذَا مَا رَبُّ النَّعَمِ لَمْ يُعْطِ حَقَّهَا، تُسَلَّطُ عَلَيْهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، تَخْبِطُ وَجْهَهُ بِأَخْفَافِهَا ". وَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ فِي رَجُلٍ لَهُ إِبِلٌ، فَخَافَ أَنْ تَجِبَ عَلَيْهِ الصَّدَقَةُ، فَبَاعَهَا بِإِبِلٍ مِثْلِهَا، أَوْ بِغَنَمٍ، أَوْ بِبَقَرٍ، أَوْ بِدَرَاهِمَ، فِرَارًا مِنَ الصَّدَقَةِ بِيَوْمٍ، احْتِيَالاً فَلاَ بَأْسَ عَلَيْهِ، وَهْوَ يَقُولُ إِنْ زَكَّى إِبِلَهُ قَبْلَ أَنْ يَحُولَ الْحَوْلُ بِيَوْمٍ أَوْ بِسَنَةٍ، جَازَتْ عَنْهُ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le Jour de la Résurrection, le Kanz (trésor ou richesse dont la Zakat n’a pas été payée) de chacun d’entre vous apparaîtra sous la forme d’un énorme serpent mâle, chauve et venimeux. Son propriétaire s’enfuira, mais le serpent le poursuivra en disant : “Je suis ton Kanz.” » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Par Allah, ce serpent continuera à le suivre jusqu’à ce qu’il tende la main et laisse le serpent l’avaler. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi dit : « Si le propriétaire de chameaux ne paie pas leur Zakat, alors, le Jour de la Résurrection, ces chameaux viendront à lui et frapperont son visage avec leurs sabots. » Certaines personnes ont dit : À propos d’un homme qui possède des chameaux et qui craint que la Zakat ne devienne obligatoire, alors il vend ces chameaux contre d’autres chameaux, ou contre des moutons, des vaches ou de l’argent, un jour avant que la Zakat ne soit due, pour éviter de payer la Zakat par ruse : « Il n’a rien à payer. » Le même savant a dit : « Si quelqu’un paie la Zakat de ses chameaux un jour ou un an avant la fin de l’année (au terme de laquelle la Zakat devient obligatoire), sa Zakat est valable. »
Sahih Al-Boukhari : 138
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَكُونُ كَنْزُ أَحَدِكُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ شُجَاعًا أَقْرَعَ، يَفِرُّ مِنْهُ صَاحِبُهُ فَيَطْلُبُهُ وَيَقُولُ أَنَا كَنْزُكَ. قَالَ وَاللَّهِ لَنْ يَزَالَ يَطْلُبُهُ حَتَّى يَبْسُطَ يَدَهُ فَيُلْقِمَهَا فَاهُ ". وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِذَا مَا رَبُّ النَّعَمِ لَمْ يُعْطِ حَقَّهَا، تُسَلَّطُ عَلَيْهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، تَخْبِطُ وَجْهَهُ بِأَخْفَافِهَا ". وَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ فِي رَجُلٍ لَهُ إِبِلٌ، فَخَافَ أَنْ تَجِبَ عَلَيْهِ الصَّدَقَةُ، فَبَاعَهَا بِإِبِلٍ مِثْلِهَا، أَوْ بِغَنَمٍ، أَوْ بِبَقَرٍ، أَوْ بِدَرَاهِمَ، فِرَارًا مِنَ الصَّدَقَةِ بِيَوْمٍ، احْتِيَالاً فَلاَ بَأْسَ عَلَيْهِ، وَهْوَ يَقُولُ إِنْ زَكَّى إِبِلَهُ قَبْلَ أَنْ يَحُولَ الْحَوْلُ بِيَوْمٍ أَوْ بِسَنَةٍ، جَازَتْ عَنْهُ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le Jour de la Résurrection, le Kanz (trésor ou richesse dont la Zakat n’a pas été payée) de chacun d’entre vous apparaîtra sous la forme d’un énorme serpent mâle, chauve et venimeux. Son propriétaire s’enfuira, mais le serpent le poursuivra en disant : “Je suis ton Kanz.” » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Par Allah, ce serpent continuera à le suivre jusqu’à ce qu’il tende la main et laisse le serpent l’avaler. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a aussi dit : « Si le propriétaire de chameaux ne paie pas leur Zakat, alors, le Jour de la Résurrection, ces chameaux viendront à lui et frapperont son visage avec leurs sabots. » Certaines personnes ont dit : À propos d’un homme qui possède des chameaux et qui craint que la Zakat ne devienne obligatoire, alors il vend ces chameaux contre d’autres chameaux, ou contre des moutons, des vaches ou de l’argent, un jour avant que la Zakat ne soit due, pour éviter de payer la Zakat par ruse : « Il n’a rien à payer. » Le même savant a dit : « Si quelqu’un paie la Zakat de ses chameaux un jour ou un an avant la fin de l’année (au terme de laquelle la Zakat devient obligatoire), sa Zakat est valable. »
Sahih Al-Boukhari : 139
Urwa (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، حَدَّثَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ كَانَ عُرْوَةُ يُحَدِّثُ أَنَّهُ سَأَلَ عَائِشَةَ {وَإِنْ خِفْتُمْ أَنْ لاَ تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَى فَانْكِحُوا مَا طَابَ لَكُمْ مِنَ النِّسَاءِ}. قَالَتْ هِيَ الْيَتِيمَةُ فِي حَجْرِ وَلِيِّهَا، فَيَرْغَبُ فِي مَالِهَا وَجَمَالِهَا، فَيُرِيدُ أَنْ يَتَزَوَّجَهَا بِأَدْنَى مِنْ سُنَّةِ نِسَائِهَا، فَنُهُوا عَنْ نِكَاحِهِنَّ، إِلاَّ أَنْ يُقْسِطُوا لَهُنَّ فِي إِكْمَالِ الصَّدَاقِ، ثُمَّ اسْتَفْتَى النَّاسُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْدُ فَأَنْزَلَ اللَّهُ {وَيَسْتَفْتُونَكَ فِي النِّسَاءِ} فَذَكَرَ الْحَدِيثَ.
Rapporté par `Urwa : Il a demandé à `Aisha à propos du verset : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes qui vous plaisent. » (4.3) `Aisha a expliqué : « Il s’agit d’une orpheline sous la garde de son tuteur, qui, attiré par sa richesse et sa beauté, veut l’épouser en lui donnant une dot inférieure à celle des autres femmes de son rang. Ces tuteurs ont donc été interdits de les épouser, à moins de leur donner leur dot complète et d’être justes envers elles. Ensuite, les gens ont demandé au Messager d’Allah un avis sur ces cas, et Allah a révélé : ‘Ils te consultent au sujet des femmes…’ (4.127) » (Le sous-narrateur a ensuite cité le hadith)
Sahih Al-Boukhari : 140
Harmala (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ قَالَ عَمْرٌو أَخْبَرَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عَلِيٍّ، أَنَّ حَرْمَلَةَ، مَوْلَى أُسَامَةَ أَخْبَرَهُ قَالَ عَمْرٌو وَقَدْ رَأَيْتُ حَرْمَلَةَ قَالَ أَرْسَلَنِي أُسَامَةُ إِلَى عَلِيٍّ وَقَالَ إِنَّهُ سَيَسْأَلُكَ الآنَ فَيَقُولُ مَا خَلَّفَ صَاحِبَكَ فَقُلْ لَهُ يَقُولُ لَكَ لَوْ كُنْتَ فِي شِدْقِ الأَسَدِ لأَحْبَبْتُ أَنْ أَكُونَ مَعَكَ فِيهِ، وَلَكِنَّ هَذَا أَمْرٌ لَمْ أَرَهُ، فَلَمْ يُعْطِنِي شَيْئًا، فَذَهَبْتُ إِلَى حَسَنٍ وَحُسَيْنٍ وَابْنِ جَعْفَرٍ فَأَوْقَرُوا لِي رَاحِلَتِي.
Rapporté par Harmala : (Le serviteur d’Usama) Usama (bin Zaid) m’a envoyé auprès de `Ali (à Kufa) et m’a dit : « `Ali va te demander : ‘Qu’est-ce qui a empêché ton compagnon de me rejoindre ?’ Tu dois lui répondre : ‘Si tu (`Ali) étais dans la gueule d’un lion, j’aimerais être avec toi, mais dans cette affaire, je ne prendrai pas part.’ » Harmala a ajouté : « `Ali ne m’a rien donné quand je lui ai transmis le message, alors je suis allé voir Hasan, Hussain et Ibn Ja`far, et ils ont chargé mes chameaux de nombreux biens. »