Hadiths sur Wealth

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Sahih Al-Boukhari : 41
al-Zuhri (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​أَبُو ‌الْيَمَانِ، ​أَخْبَرَنَا ​شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ كَانَ عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ يُحَدِّثُ أَنَّهُ سَأَلَ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها – ‏{‏وَإِنْ خِفْتُمْ أَنْ لاَ تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَى فَانْكِحُوا مَا طَابَ لَكُمْ مِنَ النِّسَاءِ‏}‏ قَالَتْ هِيَ الْيَتِيمَةُ فِي حَجْرِ وَلِيِّهَا، فَيَرْغَبُ فِي جَمَالِهَا وَمَالِهَا، وَيُرِيدُ أَنْ يَتَزَوَّجَهَا بِأَدْنَى مِنْ سُنَّةِ نِسَائِهَا، فَنُهُوا عَنْ نِكَاحِهِنَّ، إِلاَّ أَنْ يُقْسِطُوا لَهُنَّ فِي إِكْمَالِ الصَّدَاقِ، وَأُمِرُوا بِنِكَاحِ مَنْ سِوَاهُنَّ مِنَ النِّسَاءِ قَالَتْ عَائِشَةُ ثُمَّ اسْتَفْتَى النَّاسُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْدُ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ‏{‏وَيَسْتَفْتُونَكَ فِي النِّسَاءِ قُلِ اللَّهُ يُفْتِيكُمْ فِيهِنَّ‏}‏ قَالَتْ فَبَيَّنَ اللَّهُ فِي هَذِهِ أَنَّ الْيَتِيمَةَ إِذَا كَانَتْ ذَاتَ جَمَالٍ وَمَالٍ رَغِبُوا فِي نِكَاحِهَا، وَلَمْ يُلْحِقُوهَا بِسُنَّتِهَا بِإِكْمَالِ الصَّدَاقِ، فَإِذَا كَانَتْ مَرْغُوبَةً عَنْهَا فِي قِلَّةِ الْمَالِ وَالْجَمَالِ تَرَكُوهَا وَالْتَمَسُوا غَيْرَهَا مِنَ النِّسَاءِ، قَالَ فَكَمَا يَتْرُكُونَهَا حِينَ يَرْغَبُونَ عَنْهَا فَلَيْسَ لَهُمْ أَنْ يَنْكِحُوهَا إِذَا رَغِبُوا فِيهَا إِلاَّ أَنْ يُقْسِطُوا لَهَا الأَوْفَى مِنَ الصَّدَاقِ وَيُعْطُوهَا حَقَّهَا‏.‏
Rapporté ​par ‌Az-Zuhri ​: ​‘Urwa bin Az-Zubair a dit qu’il a demandé à ‘Aisha la signification du verset coranique : « Et si vous craignez de ne pas être équitables envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes de votre choix. » (4.2-3) ‘Aisha a dit : « Il s’agit d’une orpheline sous la tutelle de son tuteur, qui est attiré par elle à cause de sa beauté et de sa richesse, et veut l’épouser en lui donnant une dot inférieure à celle des femmes de son rang. Ils (les tuteurs) ont donc été interdits d’épouser les orphelines à moins de leur donner une dot complète et appropriée. Sinon, ils devaient épouser d’autres femmes. Plus tard, les gens ont interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) à ce sujet. Alors Allah a révélé ce verset : « Ils te demandent une instruction (Ô Muhammad !) au sujet des femmes. Dis : Allah vous instruit à leur sujet… » (4.127) et dans ce verset, Allah a indiqué que si l’orpheline était belle et riche, son tuteur voudrait l’épouser sans lui donner une dot appropriée, mais si elle n’était pas désirable par manque de beauté ou de richesse, il ne l’épouserait pas et chercherait à épouser une autre femme. Donc, puisqu’il ne l’épousait pas quand elle ne lui plaisait pas, il n’avait pas le droit de l’épouser quand il était intéressé, à moins de la traiter avec justice en lui donnant une dot complète et en respectant tous ses droits. »
al-Zuhri (RA) Sahih Al-Boukhari #2763 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 42
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​هَارُونُ، ​حَدَّثَنَا ‌أَبُو ‌سَعِيدٍ، مَوْلَى بَنِي هَاشِمٍ حَدَّثَنَا صَخْرُ بْنُ جُوَيْرِيَةَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ عُمَرَ، تَصَدَّقَ بِمَالٍ لَهُ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ يُقَالُ لَهُ ثَمْغٌ، وَكَانَ نَخْلاً، فَقَالَ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي اسْتَفَدْتُ مَالاً وَهُوَ عِنْدِي نَفِيسٌ فَأَرَدْتُ أَنْ أَتَصَدَّقَ بِهِ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ تَصَدَّقْ بِأَصْلِهِ، لاَ يُبَاعُ وَلاَ يُوهَبُ وَلاَ يُورَثُ، وَلَكِنْ يُنْفَقُ ثَمَرُهُ ‏"‏‏.‏ فَتَصَدَّقَ بِهِ عُمَرُ، فَصَدَقَتُهُ ذَلِكَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ وَفِي الرِّقَابِ وَالْمَسَاكِينِ وَالضَّيْفِ وَابْنِ السَّبِيلِ وَلِذِي الْقُرْبَى، وَلاَ جُنَاحَ عَلَى مَنْ وَلِيَهُ أَنْ يَأْكُلَ مِنْهُ بِالْمَعْرُوفِ، أَوْ يُوكِلَ صَدِيقَهُ غَيْرَ مُتَمَوِّلٍ بِهِ‏.‏
Rapporté ​par ​Ibn ‌‘Umar ‌: Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), ‘Umar a donné en aumône une partie de ses biens, un jardin de palmiers appelé Thamgh. ‘Umar dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai des biens auxquels je tiens beaucoup et je veux les donner en aumône. » Le Prophète dit : « Donne-les en aumône (c’est-à-dire comme fondation pieuse) avec son terrain et ses arbres, à condition que le terrain et les arbres ne soient ni vendus, ni donnés en cadeau, ni légués, mais que les fruits soient distribués en aumône. » Ainsi, ‘Umar l’a donné en aumône, et cela servait à la cause d’Allah, à l’affranchissement des esclaves, aux pauvres, aux invités, aux voyageurs et aux proches. La personne chargée de l’administrer pouvait en manger raisonnablement et équitablement, et pouvait en faire profiter un ami, à condition de ne pas chercher à s’enrichir grâce à cela
Abdullah ibn Umar (RA) Sahih Al-Boukhari #2764 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 43
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​عُبَيْدُ ​بْنُ ‌إِسْمَاعِيلَ، ​حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها – ‏{‏وَمَنْ كَانَ غَنِيًّا فَلْيَسْتَعْفِفْ وَمَنْ كَانَ فَقِيرًا فَلْيَأْكُلْ بِالْمَعْرُوفِ‏}‏‏.‏ قَالَتْ أُنْزِلَتْ فِي وَالِي الْيَتِيمِ أَنْ يُصِيبَ مِنْ مَالِهِ إِذَا كَانَ مُحْتَاجًا بِقَدْرِ مَالِهِ بِالْمَعْرُوفِ‏.‏
Rapporté ​par ​‘Aisha ‌: ​Le verset suivant : « Si le tuteur est aisé, qu’il ne prenne pas de salaire (c’est-à-dire de rémunération), mais s’il est pauvre, qu’il prenne pour lui ce qui est juste et raisonnable. » (4.6) a été révélé à propos du tuteur d’un orphelin, et cela signifie que s’il est pauvre, il peut prendre pour lui (dans les biens de l’orphelin) ce qui est juste et raisonnable selon la part de l’orphelin dans l’héritage
Aïcha (RA) Sahih Al-Boukhari #2765 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 44
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​عَبْدُ ​الْعَزِيزِ ​بْنُ ‌عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ ثَوْرِ بْنِ زَيْدٍ الْمَدَنِيِّ، عَنْ أَبِي الْغَيْثِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ اجْتَنِبُوا السَّبْعَ الْمُوبِقَاتِ ‏"‏‏.‏ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَمَا هُنَّ قَالَ ‏"‏ الشِّرْكُ بِاللَّهِ، وَالسِّحْرُ، وَقَتْلُ النَّفْسِ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ إِلاَّ بِالْحَقِّ، وَأَكْلُ الرِّبَا، وَأَكْلُ مَالِ الْيَتِيمِ، وَالتَّوَلِّي يَوْمَ الزَّحْفِ، وَقَذْفُ الْمُحْصَنَاتِ الْمُؤْمِنَاتِ الْغَافِلاَتِ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ​Abu ​Huraira ‌: Le Prophète (ﷺ) a dit : « Évitez les sept grands péchés destructeurs. » Les gens demandèrent : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Quels sont-ils ? » Il répondit : « Associer d’autres à Allah dans l’adoration, pratiquer la sorcellerie, tuer une vie qu’Allah a rendue sacrée sauf pour une raison valable, manger l’usure (riba), dévorer les biens de l’orphelin, fuir le champ de bataille au moment du combat, et accuser des femmes chastes, croyantes, qui n’ont jamais pensé à rien de mal. »
Abou Hourayra (RA) Sahih Al-Boukhari #2766 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 45
Nafi' bin Umar (RA)
Sahih
وَقَالَ ​لَنَا ​سُلَيْمَانُ ​حَدَّثَنَا ​حَمَّادٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ نَافِعٍ، قَالَ مَا رَدَّ ابْنُ عُمَرَ عَلَى أَحَدٍ وَصِيَّةً‏.‏ وَكَانَ ابْنُ سِيرِينَ أَحَبَّ الأَشْيَاءِ إِلَيْهِ فِي مَالِ الْيَتِيمِ أَنْ يَجْتَمِعَ إِلَيْهِ نُصَحَاؤُهُ وَأَوْلِيَاؤُهُ فَيَنْظُرُوا الَّذِي هُوَ خَيْرٌ لَهُ‏.‏ وَكَانَ طَاوُسٌ إِذَا سُئِلَ عَنْ شَىْءٍ مِنْ أَمْرِ الْيَتَامَى قَرَأَ ‏{‏وَاللَّهُ يَعْلَمُ الْمُفْسِدَ مِنَ الْمُصْلِحِ‏}‏‏.‏ وَقَالَ عَطَاءٌ فِي يَتَامَى الصَّغِيرُ وَالْكَبِيرُ يُنْفِقُ الْوَلِيُّ عَلَى كُلِّ إِنْسَانٍ بِقَدْرِهِ مِنْ حِصَّتِهِ‏.‏
Rapporté ​par ​Nafi’ ​: ​« Ibn ‘Umar n’a jamais refusé d’être nommé tuteur. » Ce que préférait Ibn Sirin concernant les biens de l’orphelin, c’était que le conseiller et les tuteurs de l’orphelin se réunissent pour décider de ce qui est le mieux pour lui. Quand on interrogeait Tawus à propos des affaires d’un orphelin, il récitait : « …Et Allah sait qui cherche à nuire et qui veut du bien… » (2:220). ‘Ata a dit à propos de certains orphelins : « Le tuteur doit subvenir aux besoins des orphelins, jeunes ou âgés, selon leurs besoins et à partir de leurs parts. »
Nafi' bin Umar (RA) Sahih Al-Boukhari #2767 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 46
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَبْدُ ‌اللَّهِ ‌بْنُ ​مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ كَانَ أَبُو طَلْحَةَ أَكْثَرَ أَنْصَارِيٍّ بِالْمَدِينَةِ مَالاً مِنْ نَخْلٍ، وَكَانَ أَحَبُّ مَالِهِ إِلَيْهِ بَيْرَحَاءَ مُسْتَقْبِلَةَ الْمَسْجِدِ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَدْخُلُهَا وَيَشْرَبُ مِنْ مَاءٍ فِيهَا طَيِّبٍ‏.‏ قَالَ أَنَسٌ فَلَمَّا نَزَلَتْ ‏{‏لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ‏}‏ قَامَ أَبُو طَلْحَةَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ اللَّهَ يَقُولُ ‏{‏لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ‏}‏ وَإِنَّ أَحَبَّ أَمْوَالِي إِلَىَّ بِيرُحَاءَ، وَإِنَّهَا صَدَقَةٌ لِلَّهِ أَرْجُو بِرَّهَا وَذُخْرَهَا عِنْدَ اللَّهِ، فَضَعْهَا حَيْثُ أَرَاكَ اللَّهُ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ بَخْ، ذَلِكَ مَالٌ رَابِحٌ ـ أَوْ رَايِحٌ ـ شَكَّ ابْنُ مَسْلَمَةَ وَقَدْ سَمِعْتُ مَا قُلْتَ، وَإِنِّي أَرَى أَنْ تَجْعَلَهَا فِي الأَقْرَبِينَ ‏"‏‏.‏ قَالَ أَبُو طَلْحَةَ أَفْعَلُ ذَلِكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَقَسَمَهَا أَبُو طَلْحَةَ فِي أَقَارِبِهِ وَفِي بَنِي عَمِّهِ‏.‏ وَقَالَ إِسْمَاعِيلُ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ وَيَحْيَى بْنُ يَحْيَى عَنْ مَالِكٍ ‏"‏ رَايِحٌ ‏"‏‏.‏
Rapporté ‌par ‌Anas ‌bin ​Malik : Abu Talha possédait la plus grande richesse en palmiers parmi les Ansar de Médine, et il tenait le plus à son jardin Bairuha’, situé en face de la mosquée du Prophète (ﷺ). Le Prophète y entrait et buvait de son eau fraîche. Lorsque ce verset divin fut révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez » (3:92), Abu Talha se leva et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Allah dit : “Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez”, et le bien que j’aime le plus, c’est Bairuha’, que je veux donner en aumône pour Allah, en espérant Sa récompense. Utilise-le comme Allah te le dira. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Bravo ! C’est un bien profitable (ou périssable). (Ibn Maslama n’est pas sûr du mot exact, profitable ou périssable.) J’ai entendu ce que tu as dit, et je te conseille de le distribuer à tes proches. » Abu Talha dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je vais faire ce que tu as suggéré. » Ainsi, Abu Talha distribua ce jardin à ses proches et cousins
Anas ibn Malik (RA) Sahih Al-Boukhari #2769 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 47
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌مُسَدَّدٌ، ​حَدَّثَنَا ‌يَزِيدُ ‌بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ عَوْنٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أَصَابَ عُمَرُ بِخَيْبَرَ أَرْضًا فَأَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَصَبْتُ أَرْضًا لَمْ أُصِبْ مَالاً قَطُّ أَنْفَسَ مِنْهُ، فَكَيْفَ تَأْمُرُنِي بِهِ قَالَ ‏ "‏ إِنْ شِئْتَ حَبَّسْتَ أَصْلَهَا، وَتَصَدَّقْتَ بِهَا ‏"‏‏.‏ فَتَصَدَّقَ عُمَرُ أَنَّهُ لاَ يُبَاعُ أَصْلُهَا وَلاَ يُوهَبُ وَلاَ يُورَثُ، فِي الْفُقَرَاءِ وَالْقُرْبَى وَالرِّقَابِ وَفِي سَبِيلِ اللَّهِ وَالضَّيْفِ وَابْنِ السَّبِيلِ، وَلاَ جُنَاحَ عَلَى مَنْ وَلِيَهَا أَنْ يَأْكُلَ مِنْهَا بِالْمَعْرُوفِ، أَوْ يُطْعِمَ صَدِيقًا غَيْرَ مُتَمَوِّلٍ فِيهِ‏.‏
Rapporté ‌par ​Ibn ‌`Umar ‌: Quand `Umar a obtenu un terrain à Khaybar, il est allé voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit : « J’ai acquis un terrain, le meilleur que j’aie jamais eu. Que me conseilles-tu d’en faire ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Si tu veux, tu peux en faire un don pour des œuvres de charité. » Alors, `Umar a donné ce terrain en aumône (c’est-à-dire comme fondation pieuse) à condition que la terre ne soit ni vendue, ni offerte, ni transmise en héritage, et que ses revenus servent aux pauvres, aux proches, à l’affranchissement des esclaves, au combat pour la cause d’Allah, ainsi qu’aux invités et aux voyageurs. Celui qui gère cette fondation pouvait en manger raisonnablement et aussi nourrir ses amis, sans chercher à s’enrichir grâce à elle
Abdullah ibn Umar (RA) Sahih Al-Boukhari #2772 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 48
Bara (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​أَبُو ​الْوَلِيدِ، ​حَدَّثَنَا ​شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ لَمَّا نَزَلَتْ ‏{‏لاَ يَسْتَوِي الْقَاعِدُونَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ‏}‏ دَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم زَيْدًا، فَجَاءَ بِكَتِفٍ فَكَتَبَهَا، وَشَكَا ابْنُ أُمِّ مَكْتُومٍ ضَرَارَتَهُ فَنَزَلَتْ ‏{‏لاَ يَسْتَوِي الْقَاعِدُونَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ غَيْرُ أُولِي الضَّرَرِ ‏}‏‏.‏
Rapporté ​par ​Al-Bara ​: ​Lorsque la révélation divine : « Ceux des croyants qui restent assis (à la maison) » est descendue, le Prophète (ﷺ) a fait venir Zaid (bin Thabit) qui est venu avec une omoplate et a écrit dessus. Ibn Um-Maktum s’est plaint de sa cécité, et à ce moment-là la révélation suivante est descendue : « Ne sont pas égaux les croyants qui restent assis (à la maison), sauf ceux qui sont handicapés (par une blessure, ou sont aveugles ou boiteux, etc.), et ceux qui luttent avec leurs biens et leurs vies dans le chemin d’Allah. »
Bara (RA) Sahih Al-Boukhari #2831 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 49
Sahl bin Sa'd al-Sa'idi (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عَبْدُ ‌الْعَزِيزِ ‌بْنُ ‌عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ الزُّهْرِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي صَالِحُ بْنُ كَيْسَانَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ السَّاعِدِيِّ، أَنَّهُ قَالَ رَأَيْتُ مَرْوَانَ بْنَ الْحَكَمِ جَالِسًا فِي الْمَسْجِدِ، فَأَقْبَلْتُ حَتَّى جَلَسْتُ إِلَى جَنْبِهِ، فَأَخْبَرَنَا أَنَّ زَيْدَ بْنَ ثَابِتٍ أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَمْلَى عَلَيْهِ لاَ يَسْتَوِي الْقَاعِدُونَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ وَالْمُجَاهِدُونَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ قَالَ فَجَاءَهُ ابْنُ أُمِّ مَكْتُومٍ وَهُوَ يُمِلُّهَا عَلَىَّ، فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، لَوْ أَسْتَطِيعُ الْجِهَادَ لَجَاهَدْتُ‏.‏ وَكَانَ رَجُلاً أَعْمَى، فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم وَفَخِذُهُ عَلَى فَخِذِي، فَثَقُلَتْ عَلَىَّ حَتَّى خِفْتُ أَنْ تَرُضَّ فَخِذِي، ثُمَّ سُرِّيَ عَنْهُ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ‏{‏غَيْرُ أُولِي الضَّرَرِ‏}‏‏.‏
Rapporté ‌par ‌Sahl ‌bin ‌Sa`d As-Sa`idi : J’ai vu Marwan bin Al-Hakam assis dans la mosquée. Je me suis approché et je me suis assis à côté de lui. Il nous a raconté que Zaid bin Thabit lui avait dit que le Messager d’Allah (ﷺ) lui avait dicté ce verset divin : « Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restent chez eux et ceux qui luttent avec leurs biens et leurs vies dans la cause d’Allah. » (4.95) Zaid a dit : « Ibn Um Maktum est venu voir le Prophète (ﷺ) pendant qu’il me dictait ce verset. Ibn Um Maktum a alors dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si j’en avais la capacité, je participerais sûrement au Jihad.” Il était aveugle. Alors Allah a révélé un verset à Son Messager, alors que sa cuisse était sur la mienne, et elle est devenue si lourde que j’ai eu peur qu’elle me casse la jambe. Puis cet état du Prophète (ﷺ) a cessé après qu’Allah ait révélé : “… sauf ceux qui sont handicapés (par une blessure, la cécité, la boiterie, etc.).”
Sahl bin Sa'd al-Sa'idi (RA) Sahih Al-Boukhari #2832 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 50
Abou Saïd Al Khudri (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​مُحَمَّدُ ‌بْنُ ​سِنَانٍ، ‌حَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، حَدَّثَنَا هِلاَلٌ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَامَ عَلَى الْمِنْبَرِ فَقَالَ ‏"‏ إِنَّمَا أَخْشَى عَلَيْكُمْ مِنْ بَعْدِي مَا يُفْتَحُ عَلَيْكُمْ مِنْ بَرَكَاتِ الأَرْضِ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ ذَكَرَ زَهْرَةَ الدُّنْيَا، فَبَدَأَ بِإِحْدَاهُمَا وَثَنَّى بِالأُخْرَى، فَقَامَ رَجُلٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَوَيَأْتِي الْخَيْرُ بِالشَّرِّ فَسَكَتَ عَنْهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قُلْنَا يُوحَى إِلَيْهِ‏.‏ وَسَكَتَ النَّاسُ كَأَنَّ عَلَى رُءُوسِهِمِ الطَّيْرَ، ثُمَّ إِنَّهُ مَسَحَ عَنْ وَجْهِهِ الرُّحَضَاءَ، فَقَالَ ‏"‏ أَيْنَ السَّائِلُ آنِفًا أَوَخَيْرٌ هُوَ ـ ثَلاَثًا ـ إِنَّ الْخَيْرَ لاَ يَأْتِي إِلاَّ بِالْخَيْرِ، وَإِنَّهُ كُلُّ مَا يُنْبِتُ الرَّبِيعُ مَا يَقْتُلُ حَبَطًا أَوْ يُلِمُّ كُلَّمَا أَكَلَتْ، حَتَّى إِذَا امْتَلأَتْ خَاصِرَتَاهَا اسْتَقْبَلَتِ الشَّمْسَ، فَثَلَطَتْ وَبَالَتْ ثُمَّ رَتَعَتْ، وَإِنَّ هَذَا الْمَالَ خَضِرَةٌ حُلْوَةٌ، وَنِعْمَ صَاحِبُ الْمُسْلِمِ لِمَنْ أَخَذَهُ بِحَقِّهِ، فَجَعَلَهُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ وَالْيَتَامَى وَالْمَسَاكِينِ، وَمَنْ لَمْ يَأْخُذْهُ بِحَقِّهِ فَهْوَ كَالآكِلِ الَّذِي لاَ يَشْبَعُ، وَيَكُونُ عَلَيْهِ شَهِيدًا يَوْمَ الْقِيَامَةِ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ‌Abu ​Sa`id ‌Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) est monté sur le minbar et a dit : « Rien ne m’inquiète autant pour vous après moi, sauf la tentation des biens de ce monde qui vous seront donnés. » Puis il a parlé des plaisirs de ce monde. Il a commencé par l’un (c’est-à-dire les biens) et a continué avec l’autre (c’est-à-dire les plaisirs). Un homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Le bien peut-il entraîner le mal ? » Le Prophète (ﷺ) est resté silencieux et nous avons pensé qu’il recevait une révélation, alors tout le monde s’est tu, impressionné. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a essuyé la sueur de son visage et a demandé : « Où est celui qui a posé la question ? » Il a répété trois fois : « Pensez-vous que la richesse est un bien ? » Puis il a ajouté : « Le bien ne produit que du bien. En vérité, c’est comme ce qui pousse sur les rives d’un cours d’eau : cela tue ou manque de tuer les animaux qui broutent par gourmandise, sauf l’animal qui mange jusqu’à être rassasié, puis se met au soleil, défèque, urine et recommence à brouter. Les biens de ce monde sont comme une herbe douce. Comme la richesse du musulman est excellente, si elle est acquise légalement et dépensée dans la cause d’Allah, pour les orphelins, les pauvres et les voyageurs. Mais celui qui ne l’acquiert pas légalement est comme un mangeur jamais rassasié, et sa richesse témoignera contre lui le Jour de la Résurrection. »
Abou Saïd Al Khudri (RA) Sahih Al-Boukhari #2842 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 51
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌عُثْمَانُ ​بْنُ ‌أَبِي ‌شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ لَقَدْ أَتَانِي الْيَوْمَ رَجُلٌ فَسَأَلَنِي عَنْ أَمْرٍ مَا دَرَيْتُ مَا أَرُدُّ عَلَيْهِ، فَقَالَ أَرَأَيْتَ رَجُلاً مُؤْدِيًا نَشِيطًا، يَخْرُجُ مَعَ أُمَرَائِنَا فِي الْمَغَازِي، فَيَعْزِمُ عَلَيْنَا فِي أَشْيَاءَ لاَ نُحْصِيهَا‏.‏ فَقُلْتُ لَهُ وَاللَّهِ مَا أَدْرِي مَا أَقُولُ لَكَ إِلاَّ أَنَّا كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَعَسَى أَنْ لاَ يَعْزِمَ عَلَيْنَا فِي أَمْرٍ إِلاَّ مَرَّةً حَتَّى نَفْعَلَهُ، وَإِنَّ أَحَدَكُمْ لَنْ يَزَالَ بِخَيْرٍ مَا اتَّقَى اللَّهَ، وَإِذَا شَكَّ فِي نَفْسِهِ شَىْءٌ سَأَلَ رَجُلاً فَشَفَاهُ مِنْهُ، وَأَوْشَكَ أَنْ لاَ تَجِدُوهُ، وَالَّذِي لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ مَا أَذْكُرُ مَا غَبَرَ مِنَ الدُّنْيَا إِلاَّ كَالثَّغْبِ شُرِبَ صَفْوُهُ وَبَقِيَ كَدَرُهُ‏.‏
Rapporté ‌par ​`Abdullah ‌: ‌Aujourd'hui, un homme est venu me voir et m'a posé une question à laquelle je ne savais pas répondre. Il a dit : « Dis-moi, si un homme riche, actif et bien armé part en expédition avec nos chefs et nous ordonne de faire des choses que nous ne pouvons pas faire (devons-nous lui obéir ?) » J'ai répondu : « Par Allah, je ne sais pas quoi te répondre, sauf que nous étions avec le Prophète (ﷺ) et il nous ordonnait de faire une chose à la fois jusqu'à ce que nous l'ayons terminée. Et sans doute, chacun d'entre vous restera dans une bonne situation tant qu'il obéira à Allah. Si quelqu'un doute de la légalité de quelque chose, il doit demander à quelqu'un qui pourra le rassurer, mais bientôt viendra un temps où vous ne trouverez plus un tel homme. Par Celui, en dehors duquel nul n'a le droit d'être adoré, je vois que ce qui est passé de cette vie par rapport à ce qu'il en reste ressemble à un bassin dont l'eau fraîche a été consommée et où il ne reste que de l'eau boueuse. »
Abdullah (RA) Sahih Al-Boukhari #2964 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 52
In Another Narration) Anas
Sahih
وَقَالَ ​إِبْرَاهِيمُ ‌عَنْ ‌عَبْدِ ​الْعَزِيزِ بْنِ صُهَيْبٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ أُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِمَالٍ مِنَ الْبَحْرَيْنِ، فَجَاءَهُ الْعَبَّاسُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَعْطِنِي فَإِنِّي فَادَيْتُ نَفْسِي، وَفَادَيْتُ عَقِيلاً‏.‏ فَقَالَ ‏ "‏ خُذْ ‏"‏‏.‏ فَأَعْطَاهُ فِي ثَوْبِهِ‏.‏
Rapporté ​par ‌Anas ‌: ​(Dans un autre récit) : « De l’argent a été apporté au Prophète (ﷺ) depuis Bahreïn. Al-`Abbas est venu vers lui et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Donne-m’en, car j’ai payé ma rançon et celle de `Aqil.’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Prends’, et il lui en a donné dans son vêtement. »
In Another Narration) Anas Sahih Al-Boukhari #3049 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 53
Khaula al-Ansariya (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​عَبْدُ ​اللَّهِ ​بْنُ ‌يَزِيدَ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي أَيُّوبَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو الأَسْوَدِ، عَنِ ابْنِ أَبِي عَيَّاشٍ ـ وَاسْمُهُ نُعْمَانُ ـ عَنْ خَوْلَةَ الأَنْصَارِيَّةِ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ إِنَّ رِجَالاً يَتَخَوَّضُونَ فِي مَالِ اللَّهِ بِغَيْرِ حَقٍّ، فَلَهُمُ النَّارُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ​Khaula ​Al-Ansariya ‌: J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : « Certaines personnes dépensent la richesse d'Allah (c'est-à-dire celle des musulmans) de façon injuste ; ces gens seront jetés dans le Feu (de l'Enfer) le Jour de la Résurrection. »
Khaula al-Ansariya (RA) Sahih Al-Boukhari #3118 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 54
Abdullah ibn Az-Zubayr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​إِسْحَاقُ ‌بْنُ ‌إِبْرَاهِيمَ، ​قَالَ قُلْتُ لأَبِي أُسَامَةَ أَحَدَّثَكُمْ هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ قَالَ لَمَّا وَقَفَ الزُّبَيْرُ يَوْمَ الْجَمَلِ دَعَانِي، فَقُمْتُ إِلَى جَنْبِهِ فَقَالَ يَا بُنَىِّ، إِنَّهُ لاَ يُقْتَلُ الْيَوْمَ إِلاَّ ظَالِمٌ أَوْ مَظْلُومٌ، وَإِنِّي لاَ أُرَانِي إِلاَّ سَأُقْتَلُ الْيَوْمَ مَظْلُومًا، وَإِنَّ مِنْ أَكْبَرِ هَمِّي لَدَيْنِي، أَفَتُرَى يُبْقِي دَيْنُنَا مِنْ مَالِنَا شَيْئًا فَقَالَ يَا بُنَىِّ بِعْ مَالَنَا فَاقْضِ دَيْنِي‏.‏ وَأَوْصَى بِالثُّلُثِ، وَثُلُثِهِ لِبَنِيهِ، يَعْنِي عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ يَقُولُ ثُلُثُ الثُّلُثِ، فَإِنْ فَضَلَ مِنْ مَالِنَا فَضْلٌ بَعْدَ قَضَاءِ الدَّيْنِ شَىْءٌ فَثُلُثُهُ لِوَلَدِكَ‏.‏ قَالَ هِشَامٌ وَكَانَ بَعْضُ وَلَدِ عَبْدِ اللَّهِ قَدْ وَازَى بَعْضَ بَنِي الزُّبَيْرِ خُبَيْبٌ وَعَبَّادٌ، وَلَهُ يَوْمَئِذٍ تِسْعَةُ بَنِينَ وَتِسْعُ بَنَاتٍ‏.‏ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ فَجَعَلَ يُوصِينِي بِدَيْنِهِ وَيَقُولُ يَا بُنَىِّ، إِنْ عَجَزْتَ عَنْهُ فِي شَىْءٍ فَاسْتَعِنْ عَلَيْهِ مَوْلاَىَ‏.‏ قَالَ فَوَاللَّهِ مَا دَرَيْتُ مَا أَرَادَ حَتَّى قُلْتُ يَا أَبَتِ مَنْ مَوْلاَكَ قَالَ اللَّهُ‏.‏ قَالَ فَوَاللَّهِ مَا وَقَعْتُ فِي كُرْبَةٍ مِنْ دَيْنِهِ إِلاَّ قُلْتُ يَا مَوْلَى الزُّبَيْرِ، اقْضِ عَنْهُ دَيْنَهُ‏.‏ فَيَقْضِيهِ، فَقُتِلَ الزُّبَيْرُ ـ رضى الله عنه ـ وَلَمْ يَدَعْ دِينَارًا وَلاَ دِرْهَمًا، إِلاَّ أَرَضِينَ مِنْهَا الْغَابَةُ، وَإِحْدَى عَشْرَةَ دَارًا بِالْمَدِينَةِ، وَدَارَيْنِ بِالْبَصْرَةِ، وَدَارًا بِالْكُوفَةِ، وَدَارًا بِمِصْرَ‏.‏ قَالَ وَإِنَّمَا كَانَ دَيْنُهُ الَّذِي عَلَيْهِ أَنَّ الرَّجُلَ كَانَ يَأْتِيهِ بِالْمَالِ فَيَسْتَوْدِعُهُ إِيَّاهُ فَيَقُولُ الزُّبَيْرُ لاَ وَلَكِنَّهُ سَلَفٌ، فَإِنِّي أَخْشَى عَلَيْهِ الضَّيْعَةَ، وَمَا وَلِيَ إِمَارَةً قَطُّ وَلاَ جِبَايَةَ خَرَاجٍ وَلاَ شَيْئًا، إِلاَّ أَنْ يَكُونَ فِي غَزْوَةٍ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَوْ مَعَ أَبِي بَكْرٍ وَعُمَرَ وَعُثْمَانَ ـ رضى الله عنهم ـ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الزُّبَيْرِ فَحَسَبْتُ مَا عَلَيْهِ مِنَ الدَّيْنِ فَوَجَدْتُهُ أَلْفَىْ أَلْفٍ وَمِائَتَىْ أَلْفٍ قَالَ فَلَقِيَ حَكِيمُ بْنُ حِزَامٍ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ فَقَالَ يَا ابْنَ أَخِي، كَمْ عَلَى أَخِي مِنَ الدَّيْنِ فَكَتَمَهُ‏.‏ فَقَالَ مِائَةُ أَلْفٍ‏.‏ فَقَالَ حَكِيمٌ وَاللَّهِ مَا أُرَى أَمْوَالَكُمْ تَسَعُ لِهَذِهِ‏.‏ فَقَالَ لَهُ عَبْدُ اللَّهِ أَفَرَأَيْتَكَ إِنْ كَانَتْ أَلْفَىْ أَلْفٍ وَمِائَتَىْ أَلْفٍ قَالَ مَا أُرَاكُمْ تُطِيقُونَ هَذَا، فَإِنْ عَجَزْتُمْ عَنْ شَىْءٍ مِنْهُ فَاسْتَعِينُوا بِي‏.‏ قَالَ وَكَانَ الزُّبَيْرُ اشْتَرَى الْغَابَةَ بِسَبْعِينَ وَمِائَةِ أَلْفٍ، فَبَاعَهَا عَبْدُ اللَّهِ بِأَلْفِ أَلْفٍ وَسِتِّمِائَةِ أَلْفٍ ثُمَّ قَامَ فَقَالَ مَنْ كَانَ لَهُ عَلَى الزُّبَيْرِ حَقٌّ فَلْيُوَافِنَا بِالْغَابَةِ، فَأَتَاهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ، وَكَانَ لَهُ عَلَى الزُّبَيْرِ أَرْبَعُمِائَةِ أَلْفٍ فَقَالَ لِعَبْدِ اللَّهِ إِنْ شِئْتُمْ تَرَكْتُهَا لَكُمْ‏.‏ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ لاَ‏.‏ قَالَ فَإِنْ شِئْتُمْ جَعَلْتُمُوهَا فِيمَا تُؤَخِّرُونَ إِنْ أَخَّرْتُمْ‏.‏ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ لاَ‏.‏ قَالَ قَالَ فَاقْطَعُوا لِي قِطْعَةً‏.‏ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ لَكَ مِنْ هَا هُنَا إِلَى هَا هُنَا‏.‏ قَالَ فَبَاعَ مِنْهَا فَقَضَى دَيْنَهُ فَأَوْفَاهُ، وَبَقِيَ مِنْهَا أَرْبَعَةُ أَسْهُمٍ وَنِصْفٌ، فَقَدِمَ عَلَى مُعَاوِيَةَ وَعِنْدَهُ عَمْرُو بْنُ عُثْمَانَ وَالْمُنْذِرُ بْنُ الزُّبَيْرِ وَابْنُ زَمْعَةَ فَقَالَ لَهُ مُعَاوِيَةُ كَمْ قُوِّمَتِ الْغَابَةُ قَالَ كُلُّ سَهْمٍ مِائَةَ أَلْفٍ‏.‏ قَالَ كَمْ بَقِيَ قَالَ أَرْبَعَةُ أَسْهُمٍ وَنِصْفٌ‏.‏ قَالَ الْمُنْذِرُ بْنُ الزُّبَيْرِ قَدْ أَخَذْتُ سَهْمًا بِمِائَةِ أَلْفٍ‏.‏ قَالَ عَمْرُو بْنُ عُثْمَانَ قَدْ أَخَذْتُ سَهْمًا بِمِائَةِ أَلْفٍ‏.‏ وَقَالَ ابْنُ زَمْعَةَ قَدْ أَخَذْتُ سَهْمًا بِمِائَةِ أَلْفٍ‏.‏ فَقَالَ مُعَاوِيَةُ كَمْ بَقِيَ فَقَالَ سَهْمٌ وَنِصْفٌ‏.‏ قَالَ أَخَذْتُهُ بِخَمْسِينَ وَمِائَةِ أَلْفٍ‏.‏ قَالَ وَبَاعَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ نَصِيبَهُ مِنْ مُعَاوِيَةَ بِسِتِّمِائَةِ أَلْفٍ، فَلَمَّا فَرَغَ ابْنُ الزُّبَيْرِ مِنْ قَضَاءِ دَيْنِهِ قَالَ بَنُو الزُّبَيْرِ اقْسِمْ بَيْنَنَا مِيرَاثَنَا‏.‏ قَالَ لاَ، وَاللَّهِ لاَ أَقْسِمُ بَيْنَكُمْ حَتَّى أُنَادِيَ بِالْمَوْسِمِ أَرْبَعَ سِنِينَ أَلاَ مَنْ كَانَ لَهُ عَلَى الزُّبَيْرِ دَيْنٌ فَلْيَأْتِنَا فَلْنَقْضِهِ‏.‏ قَالَ فَجَعَلَ كَلَّ سَنَةٍ يُنَادِي بِالْمَوْسِمِ، فَلَمَّا مَضَى أَرْبَعُ سِنِينَ قَسَمَ بَيْنَهُمْ قَالَ فَكَانَ لِلزُّبَيْرِ أَرْبَعُ نِسْوَةٍ، وَرَفَعَ الثُّلُثَ، فَأَصَابَ كُلَّ امْرَأَةٍ أَلْفُ أَلْفٍ وَمِائَتَا أَلْفٍ، فَجَمِيعُ مَالِهِ خَمْسُونَ أَلْفَ أَلْفٍ وَمِائَتَا أَلْفٍ‏.‏
Rapporté ​par ‌`Abdullah ‌bin ​Az-Zubair : Quand Az-Zubair s'est levé lors de la bataille d'Al-Jamal, il m'a appelé et je me suis tenu à ses côtés, et il m'a dit : « Ô mon fils ! Aujourd'hui, on sera tué soit comme oppresseur, soit comme opprimé. Je pense que je serai tué comme opprimé. Ce qui m'inquiète le plus, ce sont mes dettes. Penses-tu que, si nous payons les dettes, il restera quelque chose de notre argent ? » Az-Zubair ajouta : « Ô mon fils ! Vends nos biens et paie mes dettes. » Az-Zubair légua alors un tiers de ses biens et un tiers de cette part à ses petits-fils, c'est-à-dire les fils de `Abdullah. Il dit : « Un tiers du tiers. S'il reste des biens après le paiement des dettes, un tiers (du tiers de ce qui reste) doit être donné à tes fils. » (Hisham, un sous-narrateur, ajouta : « Certains des fils de `Abdullah avaient le même âge que les fils d'Az-Zubair, comme Khubaib et `Abbas. `Abdullah avait neuf fils et neuf filles à ce moment-là. » (`Abdullah ajouta :) Mon père (Az-Zubair) n'a cessé d'attirer mon attention sur ses dettes en disant : « Si tu n'arrives pas à payer une partie des dettes, demande l'aide de mon Maître. » Par Allah ! Je ne comprenais pas ce qu'il voulait dire jusqu'à ce que je lui demande : « Ô père ! Qui est ton Maître ? » Il répondit : « Allah (est mon Maître). » Par Allah, chaque fois que j'avais une difficulté à propos de ses dettes, je disais : « Maître d'Az-Zubair ! Paie ses dettes à sa place. » et Allah m'aidait à les payer. Az-Zubair est mort en martyr sans laisser ni dinar ni dirham, mais deux terrains, dont l'un s'appelait Al-Ghaba, et onze maisons à Médine, deux à Bassora, une à Koufa et une en Égypte. En fait, la source de sa dette était que, si quelqu'un lui confiait de l'argent, Az-Zubair disait : « Non, (je ne le garde pas comme dépôt), mais je le prends comme une dette, car j'ai peur qu'il soit perdu. » Az-Zubair n'a jamais été nommé gouverneur ni collecteur de l'impôt du Kharaj ou autre chose de ce genre, mais il a amassé sa richesse (du butin qu'il a gagné) lors des batailles auxquelles il a participé avec le Prophète, Abu Bakr, `Umar et `Uthman. (`Abdullah bin Az-Zubair ajouta :) Quand j'ai compté sa dette, elle s'élevait à deux millions deux cent mille. (Le sous-narrateur ajouta :) Hakim bin Hizam rencontra `Abdullah bin Zubair et demanda : « Ô mon neveu ! À combien s'élève la dette de mon frère ? » `Abdullah la garda secrète et dit : « Cent mille. » Hakim dit : « Par Allah ! Je ne pense pas que tes biens suffiront. » Alors `Abdullah lui dit : « Et si c'est deux millions deux cent mille ? » Hakim dit : « Je ne pense pas que tu puisses la payer ; donc si tu n'arrives pas à tout payer, je t'aiderai. » Az-Zubair avait acheté Al-Ghaba pour cent soixante-dix mille. `Abdullah la vendit pour un million six cent mille. Puis il appela les gens en disant : « Que toute personne ayant une créance sur Az-Zubair vienne à nous à Al-Ghaba. » `Abdullah bin Ja`far, à qui Az-Zubair devait quatre cent mille, vint à lui. Il dit à `Abdullah bin Az-Zubair : « Si tu veux, je t'en fais cadeau. » `Abdullah (bin Az-Zubair) répondit : « Non. » Puis Ibn Ja`far dit : « Si tu veux, tu peux différer le paiement. » Ibn Az-Zubair dit : « Non. » `Abdullah bin Ja`far dit : « Donne-moi une partie du terrain. » `Abdullah bin Az-Zubair lui dit : « Prends le terrain qui s'étend d'ici à là. » Ainsi, `Abdullah bin Az-Zubair vendit une partie des biens (y compris les maisons) et paya parfaitement la dette, gardant quatre parts et demie du terrain (c'est-à-dire Al-Ghaba). Il alla ensuite voir Mu'awiya alors que `Amr bin `Uthman, Al-Mundhir bin Az-Zubair et Ibn Zam`a étaient assis avec lui. Mu'awiya demanda : « À quel prix as-tu estimé Al-Ghaba ? » Il répondit : « Cent mille pour chaque part. » Mu'awiya demanda : « Combien de parts restent ? » `Abdullah répondit : « Quatre parts et demie. » Al-Mundhir bin Az-Zubair dit : « Je veux acheter une part pour cent mille. » `Amr bin `Uthman dit : « Je veux acheter une part pour cent mille. » Ibn Zam`a dit : « Je veux acheter une part pour cent mille. » Mu'awiya dit : « Combien reste-t-il maintenant ? » `Abdullah répondit : « Une part et demie. » Mu'awiya dit : « Je veux l'acheter pour cent cinquante mille. » `Abdullah vendit aussi sa part à Mu'awiya pour six cent mille. Quand Ibn Az-Zubair eut payé toutes les dettes, les fils d'Az-Zubair lui dirent : « Partage notre héritage entre nous. » Il répondit : « Non, par Allah, je ne le partagerai pas entre vous tant que je n'aurai pas annoncé pendant quatre saisons de Hajj consécutives : “Que ceux qui ont des créances sur Az-Zubair viennent afin que nous puissions les rembourser.” » Il commença donc à l'annoncer publiquement à chaque saison de Hajj, et après quatre ans, il partagea l'héritage entre les héritiers. Az-Zubair avait quatre femmes, et après avoir retiré le tiers de ses biens (selon le testament), chacune de ses femmes reçut un million deux cent mille. Donc, la valeur totale de ses biens était de cinquante millions deux cent mille
Abdullah ibn Az-Zubayr (RA) Sahih Al-Boukhari #3129 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 55
Marwan bin al-Hakam (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​سَعِيدُ ‌بْنُ ​عُفَيْرٍ، ​قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ وَزَعَمَ عُرْوَةُ أَنَّ مَرْوَانَ بْنَ الْحَكَمِ، وَمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ، أَخْبَرَاهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ حِينَ جَاءَهُ وَفْدُ هَوَازِنَ مُسْلِمِينَ، فَسَأَلُوهُ أَنْ يَرُدَّ إِلَيْهِمْ أَمْوَالَهُمْ وَسَبْيَهُمْ فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَحَبُّ الْحَدِيثِ إِلَىَّ أَصْدَقُهُ، فَاخْتَارُوا إِحْدَى الطَّائِفَتَيْنِ إِمَّا السَّبْىَ وَإِمَّا الْمَالَ، وَقَدْ كُنْتُ اسْتَأْنَيْتُ بِهِمْ ‏"‏‏.‏ وَقَدْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم انْتَظَرَ آخِرَهُمْ بِضْعَ عَشْرَةَ لَيْلَةً، حِينَ قَفَلَ مِنَ الطَّائِفِ، فَلَمَّا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غَيْرُ رَادٍّ إِلَيْهِمْ إِلاَّ إِحْدَى الطَّائِفَتَيْنِ‏.‏ قَالُوا فَإِنَّا نَخْتَارُ سَبْيَنَا، فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْمُسْلِمِينَ فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ أَمَّا بَعْدُ، فَإِنَّ إِخْوَانَكُمْ هَؤُلاَءِ قَدْ جَاءُونَا تَائِبِينَ، وَإِنِّي قَدْ رَأَيْتُ أَنْ أَرُدَّ إِلَيْهِمْ سَبْيَهُمْ، مَنْ أَحَبَّ أَنْ يُطَيِّبَ فَلْيَفْعَلْ، وَمَنْ أَحَبَّ مِنْكُمْ أَنْ يَكُونَ عَلَى حَظِّهِ حَتَّى نُعْطِيَهُ إِيَّاهُ مِنْ أَوَّلِ مَا يُفِيءُ اللَّهُ عَلَيْنَا فَلْيَفْعَلْ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ النَّاسُ قَدْ طَيَّبْنَا ذَلِكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَهُمْ‏.‏ فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّا لاَ نَدْرِي مَنْ أَذِنَ مِنْكُمْ فِي ذَلِكَ مِمَّنْ لَمْ يَأْذَنْ، فَارْجِعُوا حَتَّى يَرْفَعَ إِلَيْنَا عُرَفَاؤُكُمْ أَمْرَكُمْ ‏"‏ فَرَجَعَ النَّاسُ، فَكَلَّمَهُمْ عُرَفَاؤُهُمْ، ثُمَّ رَجَعُوا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرُوهُ أَنَّهُمْ قَدْ طَيَّبُوا فَأَذِنُوا‏.‏ فَهَذَا الَّذِي بَلَغَنَا عَنْ سَبْىِ هَوَازِنَ‏.‏
Rapporté ​par ‌Marwan ​bin ​Al-Hakim et Miswar bin Makhrama : Lorsque la délégation des Hawazin est venue voir le Messager d'Allah ﷺ après avoir embrassé l'Islam et lui a demandé de leur rendre leurs biens et leurs prisonniers de guerre, le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Pour moi, la meilleure parole est la plus vraie, alors vous pouvez choisir l'une des deux choses : les prisonniers de guerre ou les biens, car j'ai retardé leur distribution. » Le Messager d'Allah ﷺ avait attendu plus de dix jours à son retour de Ta'if. Quand ces gens ont compris que le Messager d'Allah ﷺ ne leur rendrait qu'une des deux choses, ils ont dit : « Nous choisissons nos prisonniers. » Le Messager d'Allah ﷺ s'est alors levé parmi les musulmans, et après avoir glorifié Allah comme Il le mérite, il a dit : « Maintenant, ces frères à vous sont venus vers nous avec repentance, et je trouve logique de leur rendre leurs captifs. Donc, celui d'entre vous qui veut faire ce geste par bonté peut le faire, et celui qui préfère garder sa part, qu'il cède ses prisonniers et nous le compenserons avec le tout premier Fai' (c'est-à-dire le butin reçu sans combat) qu'Allah nous accordera. » À cela, tous les gens ont dit : « Ô Messager d'Allah ﷺ ! Nous sommes tous d'accord pour le faire (rendre les captifs). » Puis le Messager d'Allah ﷺ leur a dit : « Je ne sais pas qui parmi vous a accepté cela et qui ne l'a pas fait. Retournez et que vos chefs m'informent de votre accord. » Les gens sont donc repartis, leurs chefs leur ont parlé, puis sont venus voir le Messager d'Allah et ont dit : « Tout le monde a accepté de bon cœur et a donné la permission de rendre les prisonniers de guerre (sans compensation). » (Az-Zuhri, le sous-narrateur, précise) Voilà ce qui nous a été rapporté au sujet des captifs de Hawazin
Marwan bin al-Hakam (RA) Sahih Al-Boukhari #3131 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 56
Marwan bin al-Hakam (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​سَعِيدُ ​بْنُ ‌عُفَيْرٍ، ‌قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ وَزَعَمَ عُرْوَةُ أَنَّ مَرْوَانَ بْنَ الْحَكَمِ، وَمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ، أَخْبَرَاهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ حِينَ جَاءَهُ وَفْدُ هَوَازِنَ مُسْلِمِينَ، فَسَأَلُوهُ أَنْ يَرُدَّ إِلَيْهِمْ أَمْوَالَهُمْ وَسَبْيَهُمْ فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَحَبُّ الْحَدِيثِ إِلَىَّ أَصْدَقُهُ، فَاخْتَارُوا إِحْدَى الطَّائِفَتَيْنِ إِمَّا السَّبْىَ وَإِمَّا الْمَالَ، وَقَدْ كُنْتُ اسْتَأْنَيْتُ بِهِمْ ‏"‏‏.‏ وَقَدْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم انْتَظَرَ آخِرَهُمْ بِضْعَ عَشْرَةَ لَيْلَةً، حِينَ قَفَلَ مِنَ الطَّائِفِ، فَلَمَّا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غَيْرُ رَادٍّ إِلَيْهِمْ إِلاَّ إِحْدَى الطَّائِفَتَيْنِ‏.‏ قَالُوا فَإِنَّا نَخْتَارُ سَبْيَنَا، فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْمُسْلِمِينَ فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ أَمَّا بَعْدُ، فَإِنَّ إِخْوَانَكُمْ هَؤُلاَءِ قَدْ جَاءُونَا تَائِبِينَ، وَإِنِّي قَدْ رَأَيْتُ أَنْ أَرُدَّ إِلَيْهِمْ سَبْيَهُمْ، مَنْ أَحَبَّ أَنْ يُطَيِّبَ فَلْيَفْعَلْ، وَمَنْ أَحَبَّ مِنْكُمْ أَنْ يَكُونَ عَلَى حَظِّهِ حَتَّى نُعْطِيَهُ إِيَّاهُ مِنْ أَوَّلِ مَا يُفِيءُ اللَّهُ عَلَيْنَا فَلْيَفْعَلْ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ النَّاسُ قَدْ طَيَّبْنَا ذَلِكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَهُمْ‏.‏ فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّا لاَ نَدْرِي مَنْ أَذِنَ مِنْكُمْ فِي ذَلِكَ مِمَّنْ لَمْ يَأْذَنْ، فَارْجِعُوا حَتَّى يَرْفَعَ إِلَيْنَا عُرَفَاؤُكُمْ أَمْرَكُمْ ‏"‏ فَرَجَعَ النَّاسُ، فَكَلَّمَهُمْ عُرَفَاؤُهُمْ، ثُمَّ رَجَعُوا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرُوهُ أَنَّهُمْ قَدْ طَيَّبُوا فَأَذِنُوا‏.‏ فَهَذَا الَّذِي بَلَغَنَا عَنْ سَبْىِ هَوَازِنَ‏.‏
Rapporté ​par ​Marwan ‌bin ‌Al-Hakim et Miswar bin Makhrama : Lorsque la délégation des Hawazin est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) après avoir embrassé l’islam, ils lui ont demandé de leur rendre leurs biens et leurs prisonniers de guerre. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pour moi, la meilleure parole est la plus sincère, alors vous pouvez choisir l’une des deux choses : soit les prisonniers de guerre, soit les biens, car j’ai retardé leur distribution. » Le Messager d’Allah (ﷺ) avait attendu leur venue plus de dix jours après son retour de Ta’if. Quand ces gens ont compris que le Messager d’Allah (ﷺ) n’allait leur rendre qu’une seule des deux choses, ils ont dit : « Nous choisissons nos prisonniers de guerre. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé parmi les musulmans, a glorifié Allah comme il se doit, puis a dit : « Maintenant, ces frères à vous sont venus vers nous avec repentance, et il me semble logique de leur rendre leurs captifs. Donc, celui d’entre vous qui souhaite le faire par générosité peut le faire, et celui qui préfère garder sa part, qu’il rende ses prisonniers et nous le dédommagerons avec le tout premier butin (Fai’) qu’Allah nous accordera. » À cela, tout le monde a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), nous sommes d’accord pour rendre les captifs. » Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Je ne sais pas qui parmi vous a accepté et qui ne l’a pas fait. Retournez et que vos chefs m’informent de votre accord. » Les gens sont donc retournés, leurs chefs leur ont parlé, puis sont venus voir le Prophète (ﷺ) et ont dit : « Tout le monde est d’accord pour rendre les prisonniers de guerre sans compensation. » (Az-Zuhri, le sous-narrateur, précise) : C’est ce qui nous a été rapporté au sujet des captifs de Hawazin
Marwan bin al-Hakam (RA) Sahih Al-Boukhari #3132 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 57
Urwa bin al-Zubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ‌مُحَمَّدُ ​بْنُ ​يُوسُفَ، ​حَدَّثَنَا الأَوْزَاعِيُّ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، وَعُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّ حَكِيمَ بْنَ حِزَامٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَعْطَانِي، ثُمَّ سَأَلْتُهُ فَأَعْطَانِي، ثُمَّ قَالَ لِي ‏ "‏ يَا حَكِيمُ، إِنَّ هَذَا الْمَالَ خَضِرٌ حُلْوٌ، فَمَنْ أَخَذَهُ بِسَخَاوَةِ نَفْسٍ بُورِكَ لَهُ فِيهِ، وَمَنْ أَخَذَهُ بِإِشْرَافِ نَفْسٍ لَمْ يُبَارَكْ لَهُ فِيهِ، وَكَانَ كَالَّذِي يَأْكُلُ وَلاَ يَشْبَعُ، وَالْيَدُ الْعُلْيَا خَيْرٌ مِنَ الْيَدِ السُّفْلَى ‏"‏‏.‏ قَالَ حَكِيمٌ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لاَ أَرْزَأُ أَحَدًا بَعْدَكَ شَيْئًا حَتَّى أُفَارِقَ الدُّنْيَا‏.‏ فَكَانَ أَبُو بَكْرٍ يَدْعُو حَكِيمًا لِيُعْطِيَهُ الْعَطَاءَ، فَيَأْبَى أَنْ يَقْبَلَ مِنْهُ شَيْئًا، ثُمَّ إِنَّ عُمَرَ دَعَاهُ لِيُعْطِيَهُ فَأَبَى أَنْ يَقْبَلَ فَقَالَ يَا مَعْشَرَ الْمُسْلِمِينَ، إِنِّي أَعْرِضُ عَلَيْهِ حَقَّهُ الَّذِي قَسَمَ اللَّهُ لَهُ مِنْ هَذَا الْفَىْءِ، فَيَأْبَى أَنْ يَأْخُذَهُ‏.‏ فَلَمْ يَرْزَأْ حَكِيمٌ أَحَدًا مِنَ النَّاسِ بَعْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى تُوُفِّيَ‏.‏
Rapporté ‌par ​‘Urwa ​bin ​Az-Zubair : Hakim bin Hizam a dit : « J’ai demandé quelque chose au Messager d’Allah (ﷺ), il me l’a donné. Je lui ai demandé encore, il m’a donné, puis il m’a dit : ‘Ô Hakim ! Cette richesse est comme un fruit vert et sucré. Celui qui la prend sans avidité est béni, mais celui qui la prend avec avidité n’est pas béni et sera comme celui qui mange sans jamais être rassasié. Et la main qui donne est meilleure que celle qui reçoit.’ J’ai dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ), par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne demanderai plus rien à personne après toi jusqu’à quitter ce monde.’ Ainsi, quand Abu Bakr, pendant son califat, a appelé Hakim pour lui donner de l’argent, Hakim a refusé. Une fois, ‘Umar l’a aussi appelé pour lui donner quelque chose, mais Hakim a refusé, alors ‘Umar a dit : ‘Ô musulmans ! Je lui donne (à Hakim) ce qu’Allah lui a attribué de ce butin, mais il refuse de le prendre.’ Hakim n’a donc plus rien accepté de personne après le Prophète (ﷺ) jusqu’à sa mort. »
Urwa bin al-Zubair (RA) Sahih Al-Boukhari #3143 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 58
Auf bin Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ​الْحُمَيْدِيُّ، ‌حَدَّثَنَا ‌الْوَلِيدُ ‌بْنُ مُسْلِمٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْعَلاَءِ بْنِ زَبْرٍ، قَالَ سَمِعْتُ بُسْرَ بْنَ عُبَيْدِ اللَّهِ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا إِدْرِيسَ، قَالَ سَمِعْتُ عَوْفَ بْنَ مَالِكٍ، قَالَ أَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي غَزْوَةِ تَبُوكَ، وَهْوَ فِي قُبَّةٍ مِنْ أَدَمٍ فَقَالَ ‏ "‏ اعْدُدْ سِتًّا بَيْنَ يَدَىِ السَّاعَةِ، مَوْتِي، ثُمَّ فَتْحُ بَيْتِ الْمَقْدِسِ، ثُمَّ مُوتَانٌ يَأْخُذُ فِيكُمْ كَقُعَاصِ الْغَنَمِ، ثُمَّ اسْتِفَاضَةُ الْمَالِ حَتَّى يُعْطَى الرَّجُلُ مِائَةَ دِينَارٍ فَيَظَلُّ سَاخِطًا، ثُمَّ فِتْنَةٌ لاَ يَبْقَى بَيْتٌ مِنَ الْعَرَبِ إِلاَّ دَخَلَتْهُ، ثُمَّ هُدْنَةٌ تَكُونُ بَيْنَكُمْ وَبَيْنَ بَنِي الأَصْفَرِ فَيَغْدِرُونَ، فَيَأْتُونَكُمْ تَحْتَ ثَمَانِينَ غَايَةً، تَحْتَ كُلِّ غَايَةٍ اثْنَا عَشَرَ أَلْفًا ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ‌`Auf ‌bin ‌Malik : Je me rendis auprès du Prophète (ﷺ) lors de l’expédition de Tabouk alors qu’il était assis dans une tente en cuir. Il dit : « Comptez six signes annonçant l’approche de l’Heure : ma mort, la conquête de Jérusalem, une épidémie qui vous touchera (et fera de nombreuses victimes) comme la peste chez les moutons, l’abondance de richesses à tel point que même si l’on donne cent dinars à quelqu’un, il ne sera pas satisfait ; ensuite, une épreuve qui n’épargnera aucune maison arabe, puis une trêve entre vous et les Bani Al-Asfar (les Byzantins) qui vous trahiront et vous attaqueront sous quatre-vingts étendards, chaque étendard étant porté par douze mille soldats. »
Auf bin Malik (RA) Sahih Al-Boukhari #3176 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 59
Adi
Sahih
حَدَّثَنِي ​مُحَمَّدُ ‌بْنُ ​الْحَكَمِ، ​أَخْبَرَنَا النَّضْرُ، أَخْبَرَنَا إِسْرَائِيلُ، أَخْبَرَنَا سَعْدٌ الطَّائِيُّ، أَخْبَرَنَا مُحِلُّ بْنُ خَلِيفَةَ، عَنْ عَدِيِّ بْنِ حَاتِمٍ، قَالَ بَيْنَا أَنَا عِنْدَ النَّبِيِّ، صلى الله عليه وسلم إِذْ أَتَاهُ رَجُلٌ فَشَكَا إِلَيْهِ الْفَاقَةَ، ثُمَّ أَتَاهُ آخَرُ، فَشَكَا قَطْعَ السَّبِيلِ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ يَا عَدِيُّ هَلْ رَأَيْتَ الْحِيرَةَ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ لَمْ أَرَهَا وَقَدْ أُنْبِئْتُ عَنْهَا‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَإِنْ طَالَتْ بِكَ حَيَاةٌ لَتَرَيَنَّ الظَّعِينَةَ تَرْتَحِلُ مِنَ الْحِيرَةِ، حَتَّى تَطُوفَ بِالْكَعْبَةِ، لاَ تَخَافُ أَحَدًا إِلاَّ اللَّهَ ‏"‏ ـ قُلْتُ فِيمَا بَيْنِي وَبَيْنَ نَفْسِي فَأَيْنَ دُعَّارُ طَيِّئٍ الَّذِينَ قَدْ سَعَّرُوا الْبِلاَدَ ‏"‏ وَلَئِنْ طَالَتْ بِكَ حَيَاةٌ لَتُفْتَحَنَّ كُنُوزُ كِسْرَى ‏"‏‏.‏ قُلْتُ كِسْرَى بْنِ هُرْمُزَ قَالَ ‏"‏ كِسْرَى بْنِ هُرْمُزَ، وَلَئِنْ طَالَتْ بِكَ حَيَاةٌ، لَتَرَيَنَّ الرَّجُلَ يُخْرِجُ مِلْءَ كَفِّهِ مِنْ ذَهَبٍ أَوْ فِضَّةٍ، يَطْلُبُ مَنْ يَقْبَلُهُ مِنْهُ، فَلاَ يَجِدُ أَحَدًا يَقْبَلُهُ مِنْهُ، وَلَيَلْقَيَنَّ اللَّهَ أَحَدُكُمْ يَوْمَ يَلْقَاهُ، وَلَيْسَ بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ تُرْجُمَانٌ يُتَرْجِمُ لَهُ‏.‏ فَيَقُولَنَّ أَلَمْ أَبْعَثْ إِلَيْكَ رَسُولاً فَيُبَلِّغَكَ فَيَقُولُ بَلَى‏.‏ فَيَقُولُ أَلَمْ أُعْطِكَ مَالاً وَأُفْضِلْ عَلَيْكَ فَيَقُولُ بَلَى‏.‏ فَيَنْظُرُ عَنْ يَمِينِهِ فَلاَ يَرَى إِلاَّ جَهَنَّمَ، وَيَنْظُرُ عَنْ يَسَارِهِ فَلاَ يَرَى إِلاَّ جَهَنَّمَ ‏"‏‏.‏ قَالَ عَدِيٌّ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏"‏ اتَّقُوا النَّارَ وَلَوْ بِشِقَّةِ تَمْرَةٍ، فَمَنْ لَمْ يَجِدْ شِقَّةَ تَمْرَةٍ فَبِكَلِمَةٍ طَيِّبَةٍ ‏"‏‏.‏ قَالَ عَدِيٌّ فَرَأَيْتُ الظَّعِينَةَ تَرْتَحِلُ مِنَ الْحِيرَةِ حَتَّى تَطُوفَ بِالْكَعْبَةِ، لاَ تَخَافُ إِلاَّ اللَّهَ، وَكُنْتُ فِيمَنِ افْتَتَحَ كُنُوزَ كِسْرَى بْنِ هُرْمُزَ، وَلَئِنْ طَالَتْ بِكُمْ حَيَاةٌ لَتَرَوُنَّ مَا قَالَ النَّبِيُّ أَبُو الْقَاسِمِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ يُخْرِجُ مِلْءَ كَفِّهِ ‏"‏‏.‏
Rapporté ​par ‌`Adi ​: ​comme ci-dessus (voir hadith précédent)
Adi Sahih Al-Boukhari #3595 Sahih
Sahih Al-Boukhari : 60
Abou Saïd Al Khudri (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي ‌عَبْدُ ​اللَّهِ ​بْنُ ‌مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عَامِرٍ، حَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، قَالَ حَدَّثَنِي سَالِمٌ أَبُو النَّضْرِ، عَنْ بُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ خَطَبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم النَّاسَ وَقَالَ ‏"‏ إِنَّ اللَّهَ خَيَّرَ عَبْدًا بَيْنَ الدُّنْيَا وَبَيْنَ مَا عِنْدَهُ فَاخْتَارَ ذَلِكَ الْعَبْدُ مَا عِنْدَ اللَّهِ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَبَكَى أَبُو بَكْرٍ، فَعَجِبْنَا لِبُكَائِهِ أَنْ يُخْبِرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ عَبْدٍ خُيِّرَ‏.‏ فَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هُوَ الْمُخَيَّرُ وَكَانَ أَبُو بَكْرٍ أَعْلَمَنَا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّ مِنْ أَمَنِّ النَّاسِ عَلَىَّ فِي صُحْبَتِهِ وَمَالِهِ أَبَا بَكْرٍ، وَلَوْ كُنْتُ مُتَّخِذًا خَلِيلاً غَيْرَ رَبِّي لاَتَّخَذْتُ أَبَا بَكْرٍ، وَلَكِنْ أُخُوَّةُ الإِسْلاَمِ وَمَوَدَّتُهُ، لاَ يَبْقَيَنَّ فِي الْمَسْجِد ِباب إِلاَّ سُدَّ، إِلاَّ باب أَبِي بَكْرٍ ‏"‏‏.‏
Rapporté ‌par ​Abou ​Sa`id ‌Al-Khudri : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit aux gens : « Allah a donné à un serviteur le choix entre ce monde et ce qu’il y a auprès de Lui. Le serviteur a choisi ce qu’il y a auprès d’Allah. » Abou Bakr s’est mis à pleurer, et nous étions étonnés de le voir pleurer à cause de ce que le Prophète (ﷺ) avait dit à propos d’un serviteur à qui on avait offert un choix. (Nous avons compris plus tard) que le Messager d’Allah (ﷺ) parlait de lui-même, et qu’Abou Bakr avait mieux compris que nous tous. Le Messager d’Allah (ﷺ) a ajouté : « Celui qui m’a le plus soutenu, par sa compagnie et ses biens, c’est Abou Bakr. Si je devais prendre un ami intime autre que mon Seigneur, j’aurais choisi Abou Bakr, mais ce qui nous lie, c’est la fraternité et l’amitié en Islam. Toutes les portes de la mosquée doivent être fermées, sauf celle d’Abou Bakr. »
Abou Saïd Al Khudri (RA) Sahih Al-Boukhari #3654 Sahih