Hadiths sur le thème « Miséricorde »
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Sahih Al-Boukhari : 21
Sa'd bin Abu Waqqas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَاءَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي وَأَنَا بِمَكَّةَ، وَهْوَ يَكْرَهُ أَنْ يَمُوتَ بِالأَرْضِ الَّتِي هَاجَرَ مِنْهَا قَالَ " يَرْحَمُ اللَّهُ ابْنَ عَفْرَاءَ ". قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أُوصِي بِمَالِي كُلِّهِ قَالَ " لاَ ". قُلْتُ فَالشَّطْرُ قَالَ " لاَ ". قُلْتُ الثُّلُثُ. قَالَ " فَالثُّلُثُ، وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ، إِنَّكَ أَنْ تَدَعَ وَرَثَتَكَ أَغْنِيَاءَ خَيْرٌ مِنْ أَنْ تَدَعَهُمْ عَالَةً يَتَكَفَّفُونَ النَّاسَ فِي أَيْدِيهِمْ، وَإِنَّكَ مَهْمَا أَنْفَقْتَ مِنْ نَفَقَةٍ فَإِنَّهَا صَدَقَةٌ، حَتَّى اللُّقْمَةُ الَّتِي تَرْفَعُهَا إِلَى فِي امْرَأَتِكَ، وَعَسَى اللَّهُ أَنْ يَرْفَعَكَ فَيَنْتَفِعَ بِكَ نَاسٌ وَيُضَرَّ بِكَ آخَرُونَ ". وَلَمْ يَكُنْ لَهُ يَوْمَئِذٍ إِلاَّ ابْنَةٌ.
Rapporté par Sa’d bin Abu Waqqas : Le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite alors que j’étais malade à La Mecque (‘Amir, le sous-narrateur, a dit qu’il n’aimait pas mourir dans la terre d’où il avait émigré). Il (le Prophète) a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Ibn Afra (Sa’d bin Khaula). » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), puis-je léguer tous mes biens (en aumône) ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Alors puis-je léguer la moitié ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Un tiers ? » Il a dit : « Oui, un tiers, mais même un tiers c’est trop. Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que pauvres et dépendants des autres, et tout ce que tu dépenses pour la cause d’Allah sera considéré comme une aumône, même la bouchée que tu mets dans la bouche de ta femme. Allah peut prolonger ta vie afin que certains profitent de toi et que d’autres soient affectés par toi. » À ce moment-là, Sa’d n’avait qu’une seule fille
Sahih Al-Boukhari : 22
Urwa bin al-Zubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا الأَوْزَاعِيُّ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، وَعُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّ حَكِيمَ بْنَ حِزَامٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَعْطَانِي، ثُمَّ سَأَلْتُهُ فَأَعْطَانِي ثُمَّ قَالَ لِي
" يَا حَكِيمُ، إِنَّ هَذَا الْمَالَ خَضِرٌ حُلْوٌ، فَمَنْ أَخَذَهُ بِسَخَاوَةِ نَفْسٍ بُورِكَ لَهُ فِيهِ، وَمَنْ أَخَذَهُ بِإِشْرَافِ نَفْسٍ لَمْ يُبَارَكْ لَهُ فِيهِ، وَكَانَ كَالَّذِي يَأْكُلُ وَلاَ يَشْبَعُ، وَالْيَدُ الْعُلْيَا خَيْرٌ مِنَ الْيَدِ السُّفْلَى ". قَالَ حَكِيمٌ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لاَ أَرْزَأُ أَحَدًا بَعْدَكَ شَيْئًا حَتَّى أُفَارِقَ الدُّنْيَا. فَكَانَ أَبُو بَكْرٍ يَدْعُو حَكِيمًا لِيُعْطِيَهُ الْعَطَاءَ فَيَأْبَى أَنْ يَقْبَلَ مِنْهُ شَيْئًا، ثُمَّ إِنَّ عُمَرَ دَعَاهُ لِيُعْطِيَهُ فَيَأْبَى أَنْ يَقْبَلَهُ فَقَالَ يَا مَعْشَرَ الْمُسْلِمِينَ، إِنِّي أَعْرِضُ عَلَيْهِ حَقَّهُ الَّذِي قَسَمَ اللَّهُ لَهُ مِنْ هَذَا الْفَىْءِ فَيَأْبَى أَنْ يَأْخُذَهُ. فَلَمْ يَرْزَأْ حَكِيمٌ أَحَدًا مِنَ النَّاسِ بَعْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى تُوُفِّيَ رَحِمَهُ اللَّهُ.
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Hakim bin Hizam a dit : « J’ai demandé quelque chose au Messager d’Allah (ﷺ), il m’a donné, puis j’ai redemandé et il m’a donné encore, puis il m’a dit : “Ô Hakim ! Cette richesse est verte et douce (c’est-à-dire attirante comme des fruits), et celui qui la prend sans avidité est béni avec, mais celui qui la prend avec avidité n’est pas béni et ressemble à celui qui mange sans jamais être rassasié. La main qui donne est meilleure que celle qui reçoit.” » Hakim a ajouté : « J’ai dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ), par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne demanderai plus jamais rien à personne après toi jusqu’à ma mort. » Par la suite, Abu Bakr appelait Hakim pour lui donner quelque chose, mais il refusait. Puis ‘Umar l’a appelé pour lui donner aussi, mais il a refusé. ‘Umar a alors dit : « Ô musulmans ! Je lui ai proposé sa part que Dieu lui a attribuée dans le butin, mais il refuse de la prendre. » Ainsi, Hakim n’a plus rien demandé à personne après le Prophète, jusqu’à sa mort – qu’Allah lui fasse miséricorde
Sahih Al-Boukhari : 23
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا جُوَيْرِيَةُ، عَنْ نَافِعٍ، قَالَ قَالَ ابْنُ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ رَجَعْنَا مِنَ الْعَامِ الْمُقْبِلِ فَمَا اجْتَمَعَ مِنَّا اثْنَانِ عَلَى الشَّجَرَةِ الَّتِي بَايَعْنَا تَحْتَهَا، كَانَتْ رَحْمَةً مِنَ اللَّهِ. فَسَأَلْتُ نَافِعًا عَلَى أَىِّ شَىْءٍ بَايَعَهُمْ عَلَى الْمَوْتِ قَالَ لاَ، بَايَعَهُمْ عَلَى الصَّبْرِ.
Rapporté par Ibn `Umar : Lorsque nous sommes arrivés à Hudaibiya l'année suivante (du traité de Hudaibiya), même pas deux hommes parmi nous n'étaient d'accord sur l'arbre sous lequel nous avions prêté serment d'allégeance, et cela faisait partie de la Miséricorde d'Allah. (Le sous-narrateur a demandé à Naf'i : « Pour quoi le Prophète (ﷺ) a-t-il pris leur serment d'allégeance, était-ce pour la mort ? » Naf'i a répondu : « Non, il a pris leur serment d'allégeance pour la patience. »
Sahih Al-Boukhari : 24
Ali bin al-Husain (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ مُحَمَّدٍ الْجَرْمِيُّ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا أَبِي أَنَّ الْوَلِيدَ بْنَ كَثِيرٍ، حَدَّثَهُ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ حَلْحَلَةَ الدُّؤَلِيِّ، حَدَّثَهُ أَنَّ ابْنَ شِهَابٍ حَدَّثَهُ أَنَّ عَلِيَّ بْنَ حُسَيْنٍ حَدَّثَهُ أَنَّهُمْ، حِينَ قَدِمُوا الْمَدِينَةَ مِنْ عِنْدِ يَزِيدَ بْنِ مُعَاوِيَةَ مَقْتَلَ حُسَيْنِ بْنِ عَلِيٍّ رَحْمَةُ اللَّهِ عَلَيْهِ لَقِيَهُ الْمِسْوَرُ بْنُ مَخْرَمَةَ فَقَالَ لَهُ هَلْ لَكَ إِلَىَّ مِنْ حَاجَةٍ تَأْمُرُنِي بِهَا فَقُلْتُ لَهُ لاَ. فَقَالَ لَهُ فَهَلْ أَنْتَ مُعْطِيَّ سَيْفَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِنِّي أَخَافُ أَنْ يَغْلِبَكَ الْقَوْمُ عَلَيْهِ، وَايْمُ اللَّهِ، لَئِنْ أَعْطَيْتَنِيهِ لاَ يُخْلَصُ إِلَيْهِمْ أَبَدًا حَتَّى تُبْلَغَ نَفْسِي، إِنَّ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ خَطَبَ ابْنَةَ أَبِي جَهْلٍ عَلَى فَاطِمَةَ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ فَسَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَخْطُبُ النَّاسَ فِي ذَلِكَ عَلَى مِنْبَرِهِ هَذَا وَأَنَا يَوْمَئِذٍ مُحْتَلِمٌ فَقَالَ " إِنَّ فَاطِمَةَ مِنِّي، وَأَنَا أَتَخَوَّفُ أَنْ تُفْتَنَ فِي دِينِهَا ". ثُمَّ ذَكَرَ صِهْرًا لَهُ مِنْ بَنِي عَبْدِ شَمْسٍ، فَأَثْنَى عَلَيْهِ فِي مُصَاهَرَتِهِ إِيَّاهُ قَالَ " حَدَّثَنِي فَصَدَقَنِي، وَوَعَدَنِي فَوَفَى لِي، وَإِنِّي لَسْتُ أُحَرِّمُ حَلاَلاً وَلاَ أُحِلُّ حَرَامًا، وَلَكِنْ وَاللَّهِ لاَ تَجْتَمِعُ بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبِنْتُ عَدُوِّ اللَّهِ أَبَدًا ".
Rapporté par `Ali bin Al-Husain : Quand ils sont arrivés à Médine après être revenus de chez Yazid bin Mu’awiya, après le martyre de Husain bin `Ali (qu’Allah lui fasse miséricorde), Al-Miswar bin Makhrama l’a rencontré et lui a dit : « As-tu besoin de quelque chose que je puisse faire pour toi ? » `Ali répondit : « Non. » Al-Miswar dit : « Veux-tu me donner l’épée du Messager d’Allah (ﷺ) ? J’ai peur que les gens ne te la prennent de force. Par Allah, si tu me la donnes, ils ne pourront jamais la prendre tant que je vivrai. » Quand `Ali bin Abu Talib a demandé la main de la fille d’Abu Jahl pour l’épouser en plus de Fatima, j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) sur sa chaire parler de cela devant les gens, et j’avais alors atteint l’âge de la puberté. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Fatima fait partie de moi, et j’ai peur qu’elle ne subisse des épreuves dans sa religion (à cause de la jalousie). » Le Prophète (ﷺ) a ensuite mentionné un de ses gendres de la tribu d’Abu Shams, et il l’a loué comme un bon gendre, disant : « Tout ce qu’il a dit était vrai, il m’a fait une promesse et l’a tenue. Je ne rends pas illicite ce qui est licite, ni licite ce qui est illicite, mais par Allah, la fille du Messager d’Allah (ﷺ) et la fille de l’ennemi d’Allah (c’est-à-dire Abu Jahl) ne peuvent jamais être réunies (comme épouses d’un même homme). »
Sahih Al-Boukhari : 25
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا مُغِيرَةُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْقُرَشِيُّ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" لَمَّا قَضَى اللَّهُ الْخَلْقَ كَتَبَ فِي كِتَابِهِ، فَهْوَ عِنْدَهُ فَوْقَ الْعَرْشِ إِنَّ رَحْمَتِي غَلَبَتْ غَضَبِي ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand Allah a terminé la création, Il a écrit dans Son Livre qui est auprès de Lui sur le Trône : ‘Ma Miséricorde l’emporte sur Ma colère.’ »
Sahih Al-Boukhari : 26
Abou Salama (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ لَهَا
" يَا عَائِشَةُ، هَذَا جِبْرِيلُ يَقْرَأُ عَلَيْكِ السَّلاَمَ ". فَقَالَتْ وَعَلَيْهِ السَّلاَمُ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ. تَرَى مَا لاَ أَرَى. تُرِيدُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Abu Salama : `Aisha a dit que le Prophète ﷺ lui a dit : « Ô `Aisha ! Voici Gabriel, il te transmet ses salutations. » `Aisha a répondu : « Paix sur lui, ainsi que la miséricorde et les bénédictions d’Allah. » Puis, s’adressant au Prophète ﷺ, elle a dit : « Tu vois ce que je ne vois pas. »
Sahih Al-Boukhari : 27
Abou Talha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا ابْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّهُ سَمِعَ ابْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ سَمِعْتُ أَبَا طَلْحَةَ، يَقُولُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" لاَ تَدْخُلُ الْمَلاَئِكَةُ بَيْتًا فِيهِ كَلْبٌ وَلاَ صُورَةُ تَمَاثِيلَ ".
Rapporté par Abu Talha : J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Les anges (de la miséricorde) n’entrent pas dans une maison où il y a un chien ou une image d’un être vivant (un humain ou un animal). »
Sahih Al-Boukhari : 28
Busr bin Sa'id (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنَا عَمْرٌو، أَنَّ بُكَيْرَ بْنَ الأَشَجِّ، حَدَّثَهُ أَنَّ بُسْرَ بْنَ سَعِيدٍ حَدَّثَهُ أَنَّ زَيْدَ بْنَ خَالِدٍ الْجُهَنِيَّ ـ رضى الله عنه ـ حَدَّثَهُ وَمَعَ، بُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ عُبَيْدُ اللَّهِ الْخَوْلاَنِيُّ الَّذِي كَانَ فِي حَجْرِ مَيْمُونَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حَدَّثَهُمَا زَيْدُ بْنُ خَالِدٍ أَنَّ أَبَا طَلْحَةَ حَدَّثَهُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تَدْخُلُ الْمَلاَئِكَةُ بَيْتًا فِيهِ صُورَةٌ ". قَالَ بُسْرٌ فَمَرِضَ زَيْدُ بْنُ خَالِدٍ، فَعُدْنَاهُ فَإِذَا نَحْنُ فِي بَيْتِهِ بِسِتْرٍ فِيهِ تَصَاوِيرُ، فَقُلْتُ لِعُبَيْدِ اللَّهِ الْخَوْلاَنِيِّ أَلَمْ يُحَدِّثْنَا فِي التَّصَاوِيرِ فَقَالَ إِنَّهُ قَالَ " إِلاَّ رَقْمٌ فِي ثَوْبٍ ". أَلاَ سَمِعْتَهُ قُلْتُ لاَ. قَالَ بَلَى قَدْ ذَكَرَهُ.
Rapporté par Busr bin Sa`id : Zaid bin Khalid Al-Juhani lui a raconté quelque chose en présence de Sa`id bin 'Ubaidullah Al-Khaulani, qui a été élevé dans la maison de Maymouna, l’épouse du Prophète. Zaid leur a raconté qu’Abu Talha a dit que le Prophète ﷺ a dit : « Les anges (de la miséricorde) n’entrent pas dans une maison où il y a une image. » Busr a dit : « Plus tard, Zaid bin Khalid est tombé malade et nous sommes allés le voir. À notre surprise, nous avons vu un rideau décoré d’images dans sa maison. J’ai dit à Ubaidullah Al-Khaulani : “Ne nous a-t-il pas parlé de l’interdiction des images ?” Il a dit : “Mais il a fait une exception pour la broderie sur les vêtements. Tu ne l’as pas entendu ?” J’ai dit : “Non.” Il a dit : “Si, il l’a dit.” »
Sahih Al-Boukhari : 29
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" خَلَقَ اللَّهُ آدَمَ وَطُولُهُ سِتُّونَ ذِرَاعًا، ثُمَّ قَالَ اذْهَبْ فَسَلِّمْ عَلَى أُولَئِكَ مِنَ الْمَلاَئِكَةِ، فَاسْتَمِعْ مَا يُحَيُّونَكَ، تَحِيَّتُكَ وَتَحِيَّةُ ذُرِّيَّتِكَ. فَقَالَ السَّلاَمُ عَلَيْكُمْ. فَقَالُوا السَّلاَمُ عَلَيْكَ وَرَحْمَةُ اللَّهِ. فَزَادُوهُ وَرَحْمَةُ اللَّهِ. فَكُلُّ مَنْ يَدْخُلُ الْجَنَّةَ عَلَى صُورَةِ آدَمَ، فَلَمْ يَزَلِ الْخَلْقُ يَنْقُصُ حَتَّى الآنَ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah a créé Adam avec une taille de soixante coudées. Quand Il l’a créé, Il lui a dit : “Va saluer ce groupe d’anges et écoute leur réponse, car ce sera ta salutation et celle de ta descendance.” Adam a dit (aux anges) : As-Salamu Alaikum (que la paix soit sur vous). Les anges ont répondu : “As-salamu Alaika wa Rahmatu-l-lahi” (que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur toi). Ainsi, les anges ont ajouté à la salutation d’Adam l’expression ‘wa Rahmatu-l-lahi’. Toute personne qui entrera au Paradis ressemblera à Adam (par l’apparence et la taille). Depuis la création d’Adam, les gens n’ont cessé de diminuer en taille. »
Sahih Al-Boukhari : 30
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي أَحْمَدُ بْنُ سَعِيدٍ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ جَرِيرٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " يَرْحَمُ اللَّهُ أُمَّ إِسْمَاعِيلَ، لَوْلاَ أَنَّهَا عَجِلَتْ لَكَانَ زَمْزَمُ عَيْنًا مَعِينًا ". قَالَ الأَنْصَارِيُّ حَدَّثَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَمَّا كَثِيرُ بْنُ كَثِيرٍ فَحَدَّثَنِي قَالَ إِنِّي وَعُثْمَانَ بْنَ أَبِي سُلَيْمَانَ جُلُوسٌ مَعَ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، فَقَالَ مَا هَكَذَا حَدَّثَنِي ابْنُ عَبَّاسٍ، قَالَ أَقْبَلَ إِبْرَاهِيمُ بِإِسْمَاعِيلَ وَأُمِّهِ عَلَيْهِمُ السَّلاَمُ وَهْىَ تُرْضِعُهُ، مَعَهَا شَنَّةٌ ـ لَمْ يَرْفَعْهُ ـ ثُمَّ جَاءَ بِهَا إِبْرَاهِيمُ وَبِابْنِهَا إِسْمَاعِيلَ.
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle ne s’était pas dépêchée (de remplir sa gourde avec l’eau du puits de Zamzam), Zamzam serait devenue un ruisseau coulant à la surface de la terre. » Ibn `Abbas a ajouté : « (Le Prophète) Abraham a amené Ismaël et sa mère (à La Mecque) alors qu’elle allaitait Ismaël et qu’elle avait une gourde d’eau avec elle. »
Sahih Al-Boukhari : 31
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي أَحْمَدُ بْنُ سَعِيدٍ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ جَرِيرٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" يَرْحَمُ اللَّهُ أُمَّ إِسْمَاعِيلَ، لَوْلاَ أَنَّهَا عَجِلَتْ لَكَانَ زَمْزَمُ عَيْنًا مَعِينًا ". قَالَ الأَنْصَارِيُّ حَدَّثَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَمَّا كَثِيرُ بْنُ كَثِيرٍ فَحَدَّثَنِي قَالَ إِنِّي وَعُثْمَانَ بْنَ أَبِي سُلَيْمَانَ جُلُوسٌ مَعَ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، فَقَالَ مَا هَكَذَا حَدَّثَنِي ابْنُ عَبَّاسٍ، قَالَ أَقْبَلَ إِبْرَاهِيمُ بِإِسْمَاعِيلَ وَأُمِّهِ عَلَيْهِمُ السَّلاَمُ وَهْىَ تُرْضِعُهُ، مَعَهَا شَنَّةٌ ـ لَمْ يَرْفَعْهُ ـ ثُمَّ جَاءَ بِهَا إِبْرَاهِيمُ وَبِابْنِهَا إِسْمَاعِيلَ.
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle ne s’était pas dépêchée (de remplir sa gourde avec l’eau du puits de Zamzam), Zamzam serait devenue un ruisseau coulant à la surface de la terre. » Ibn `Abbas a ajouté : « (Le Prophète) Abraham a amené Ismaël et sa mère (à La Mecque) alors qu’elle allaitait Ismaël et qu’elle avait une gourde d’eau avec elle. »
Sahih Al-Boukhari : 32
Ibn Abbas (RA)
Sahih
وَحَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ أَيُّوبَ السَّخْتِيَانِيِّ، وَكَثِيرِ بْنِ كَثِيرِ بْنِ الْمُطَّلِبِ بْنِ أَبِي وَدَاعَةَ،، يَزِيدُ أَحَدُهُمَا عَلَى الآخَرِ عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ أَوَّلَ مَا اتَّخَذَ النِّسَاءُ الْمِنْطَقَ مِنْ قِبَلِ أُمِّ إِسْمَاعِيلَ، اتَّخَذَتْ مِنْطَقًا لَتُعَفِّيَ أَثَرَهَا عَلَى سَارَةَ، ثُمَّ جَاءَ بِهَا إِبْرَاهِيمُ، وَبِابْنِهَا إِسْمَاعِيلَ وَهْىَ تُرْضِعُهُ حَتَّى وَضَعَهُمَا عِنْدَ الْبَيْتِ عِنْدَ دَوْحَةٍ، فَوْقَ زَمْزَمَ فِي أَعْلَى الْمَسْجِدِ، وَلَيْسَ بِمَكَّةَ يَوْمَئِذٍ أَحَدٌ، وَلَيْسَ بِهَا مَاءٌ، فَوَضَعَهُمَا هُنَالِكَ، وَوَضَعَ عِنْدَهُمَا جِرَابًا فِيهِ تَمْرٌ وَسِقَاءً فِيهِ مَاءٌ، ثُمَّ قَفَّى إِبْرَاهِيمُ مُنْطَلِقًا فَتَبِعَتْهُ أُمُّ إِسْمَاعِيلَ فَقَالَتْ يَا إِبْرَاهِيمُ أَيْنَ تَذْهَبُ وَتَتْرُكُنَا بِهَذَا الْوَادِي الَّذِي لَيْسَ فِيهِ إِنْسٌ وَلاَ شَىْءٌ فَقَالَتْ لَهُ ذَلِكَ مِرَارًا، وَجَعَلَ لاَ يَلْتَفِتُ إِلَيْهَا فَقَالَتْ لَهُ آللَّهُ الَّذِي أَمَرَكَ بِهَذَا قَالَ نَعَمْ. قَالَتْ إِذًا لاَ يُضَيِّعُنَا. ثُمَّ رَجَعَتْ، فَانْطَلَقَ إِبْرَاهِيمُ حَتَّى إِذَا كَانَ عِنْدَ الثَّنِيَّةِ حَيْثُ لاَ يَرَوْنَهُ اسْتَقْبَلَ بِوَجْهِهِ الْبَيْتَ، ثُمَّ دَعَا بِهَؤُلاَءِ الْكَلِمَاتِ وَرَفَعَ يَدَيْهِ، فَقَالَ {رَبَّنَا إِنِّي أَسْكَنْتُ مِنْ ذُرِّيَّتِي بِوَادٍ غَيْرِ ذِي زَرْعٍ} حَتَّى بَلَغَ {يَشْكُرُونَ}. وَجَعَلَتْ أُمُّ إِسْمَاعِيلَ تُرْضِعُ إِسْمَاعِيلَ، وَتَشْرَبُ مِنْ ذَلِكَ الْمَاءِ، حَتَّى إِذَا نَفِدَ مَا فِي السِّقَاءِ عَطِشَتْ وَعَطِشَ ابْنُهَا، وَجَعَلَتْ تَنْظُرُ إِلَيْهِ يَتَلَوَّى ـ أَوْ قَالَ يَتَلَبَّطُ ـ فَانْطَلَقَتْ كَرَاهِيَةَ أَنْ تَنْظُرَ إِلَيْهِ، فَوَجَدَتِ الصَّفَا أَقْرَبَ جَبَلٍ فِي الأَرْضِ يَلِيهَا، فَقَامَتْ عَلَيْهِ ثُمَّ اسْتَقْبَلَتِ الْوَادِيَ تَنْظُرُ هَلْ تَرَى أَحَدًا فَلَمْ تَرَ أَحَدًا، فَهَبَطَتْ مِنَ، الصَّفَا حَتَّى إِذَا بَلَغَتِ الْوَادِيَ رَفَعَتْ طَرَفَ دِرْعِهَا، ثُمَّ سَعَتْ سَعْىَ الإِنْسَانِ الْمَجْهُودِ، حَتَّى جَاوَزَتِ الْوَادِيَ، ثُمَّ أَتَتِ الْمَرْوَةَ، فَقَامَتْ عَلَيْهَا وَنَظَرَتْ هَلْ تَرَى أَحَدًا، فَلَمْ تَرَ أَحَدًا، فَفَعَلَتْ ذَلِكَ سَبْعَ مَرَّاتٍ ـ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " فَذَلِكَ سَعْىُ النَّاسِ بَيْنَهُمَا ". ـ فَلَمَّا أَشْرَفَتْ عَلَى الْمَرْوَةِ سَمِعَتْ صَوْتًا، فَقَالَتْ صَهٍ. تُرِيدَ نَفْسَهَا، ثُمَّ تَسَمَّعَتْ، فَسَمِعَتْ أَيْضًا، فَقَالَتْ قَدْ أَسْمَعْتَ، إِنْ كَانَ عِنْدَكَ غِوَاثٌ. فَإِذَا هِيَ بِالْمَلَكِ، عِنْدَ مَوْضِعِ زَمْزَمَ، فَبَحَثَ بِعَقِبِهِ ـ أَوْ قَالَ بِجَنَاحِهِ ـ حَتَّى ظَهَرَ الْمَاءُ، فَجَعَلَتْ تُحَوِّضُهُ وَتَقُولُ بِيَدِهَا هَكَذَا، وَجَعَلَتْ تَغْرِفُ مِنَ الْمَاءِ فِي سِقَائِهَا، وَهْوَ يَفُورُ بَعْدَ مَا تَغْرِفُ ـ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَرْحَمُ اللَّهُ أُمَّ إِسْمَاعِيلَ لَوْ تَرَكَتْ زَمْزَمَ ـ أَوْ قَالَ لَوْ لَمْ تَغْرِفْ مِنَ الْمَاءِ ـ لَكَانَتْ زَمْزَمُ عَيْنًا مَعِينًا ". ـ قَالَ فَشَرِبَتْ وَأَرْضَعَتْ وَلَدَهَا، فَقَالَ لَهَا الْمَلَكُ لاَ تَخَافُوا الضَّيْعَةَ، فَإِنَّ هَا هُنَا بَيْتَ اللَّهِ، يَبْنِي هَذَا الْغُلاَمُ، وَأَبُوهُ، وَإِنَّ اللَّهَ لاَ يُضِيعُ أَهْلَهُ. وَكَانَ الْبَيْتُ مُرْتَفِعًا مِنَ الأَرْضِ كَالرَّابِيَةِ، تَأْتِيهِ السُّيُولُ فَتَأْخُذُ عَنْ يَمِينِهِ وَشِمَالِهِ، فَكَانَتْ كَذَلِكَ، حَتَّى مَرَّتْ بِهِمْ رُفْقَةٌ مِنْ جُرْهُمَ ـ أَوْ أَهْلُ بَيْتٍ مِنْ جُرْهُمَ ـ مُقْبِلِينَ مِنْ طَرِيقِ كَدَاءٍ فَنَزَلُوا فِي أَسْفَلِ مَكَّةَ، فَرَأَوْا طَائِرًا عَائِفًا. فَقَالُوا إِنَّ هَذَا الطَّائِرَ لَيَدُورُ عَلَى مَاءٍ، لَعَهْدُنَا بِهَذَا الْوَادِي وَمَا فِيهِ مَاءٌ، فَأَرْسَلُوا جَرِيًّا أَوْ جَرِيَّيْنِ، فَإِذَا هُمْ بِالْمَاءِ، فَرَجَعُوا فَأَخْبَرُوهُمْ بِالْمَاءِ، فَأَقْبَلُوا، قَالَ وَأُمُّ إِسْمَاعِيلَ عِنْدَ الْمَاءِ فَقَالُوا أَتَأْذَنِينَ لَنَا أَنْ نَنْزِلَ عِنْدَكِ فَقَالَتْ نَعَمْ، وَلَكِنْ لاَ حَقَّ لَكُمْ فِي الْمَاءِ. قَالُوا نَعَمْ. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " فَأَلْفَى ذَلِكَ أُمَّ إِسْمَاعِيلَ، وَهْىَ تُحِبُّ الإِنْسَ " فَنَزَلُوا وَأَرْسَلُوا إِلَى أَهْلِيهِمْ، فَنَزَلُوا مَعَهُمْ حَتَّى إِذَا كَانَ بِهَا أَهْلُ أَبْيَاتٍ مِنْهُمْ، وَشَبَّ الْغُلاَمُ، وَتَعَلَّمَ الْعَرَبِيَّةَ مِنْهُمْ، وَأَنْفَسَهُمْ وَأَعْجَبَهُمْ حِينَ شَبَّ، فَلَمَّا أَدْرَكَ زَوَّجُوهُ امْرَأَةً مِنْهُمْ، وَمَاتَتْ أُمُّ إِسْمَاعِيلَ، فَجَاءَ إِبْرَاهِيمُ، بَعْدَ مَا تَزَوَّجَ إِسْمَاعِيلُ يُطَالِعُ تَرِكَتَهُ، فَلَمْ يَجِدْ إِسْمَاعِيلَ، فَسَأَلَ امْرَأَتَهُ عَنْهُ فَقَالَتْ خَرَجَ يَبْتَغِي لَنَا. ثُمَّ سَأَلَهَا عَنْ عَيْشِهِمْ وَهَيْئَتِهِمْ فَقَالَتْ نَحْنُ بِشَرٍّ، نَحْنُ فِي ضِيقٍ وَشِدَّةٍ. فَشَكَتْ إِلَيْهِ. قَالَ فَإِذَا جَاءَ زَوْجُكِ فَاقْرَئِي عَلَيْهِ السَّلاَمَ، وَقُولِي لَهُ يُغَيِّرْ عَتَبَةَ بَابِهِ. فَلَمَّا جَاءَ إِسْمَاعِيلُ، كَأَنَّهُ آنَسَ شَيْئًا، فَقَالَ هَلْ جَاءَكُمْ مِنْ أَحَدٍ قَالَتْ نَعَمْ، جَاءَنَا شَيْخٌ كَذَا وَكَذَا، فَسَأَلَنَا عَنْكَ فَأَخْبَرْتُهُ، وَسَأَلَنِي كَيْفَ عَيْشُنَا فَأَخْبَرْتُهُ أَنَّا فِي جَهْدٍ وَشِدَّةٍ. قَالَ فَهَلْ أَوْصَاكِ بِشَىْءٍ قَالَتْ نَعَمْ، أَمَرَنِي أَنْ أَقْرَأَ عَلَيْكَ السَّلاَمَ، وَيَقُولُ غَيِّرْ عَتَبَةَ بَابِكَ. قَالَ ذَاكِ أَبِي وَقَدْ أَمَرَنِي أَنْ أُفَارِقَكِ الْحَقِي بِأَهْلِكِ. فَطَلَّقَهَا، وَتَزَوَّجَ مِنْهُمْ أُخْرَى، فَلَبِثَ عَنْهُمْ إِبْرَاهِيمُ مَا شَاءَ اللَّهُ ثُمَّ أَتَاهُمْ بَعْدُ، فَلَمْ يَجِدْهُ، فَدَخَلَ عَلَى امْرَأَتِهِ، فَسَأَلَهَا عَنْهُ. فَقَالَتْ خَرَجَ يَبْتَغِي لَنَا. قَالَ كَيْفَ أَنْتُمْ وَسَأَلَهَا عَنْ عَيْشِهِمْ، وَهَيْئَتِهِمْ. فَقَالَتْ نَحْنُ بِخَيْرٍ وَسَعَةٍ. وَأَثْنَتْ عَلَى اللَّهِ. فَقَالَ مَا طَعَامُكُمْ قَالَتِ اللَّحْمُ. قَالَ فَمَا شَرَابُكُمْ قَالَتِ الْمَاءُ. فَقَالَ اللَّهُمَّ بَارِكْ لَهُمْ فِي اللَّحْمِ وَالْمَاءِ. قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " وَلَمْ يَكُنْ لَهُمْ يَوْمَئِذٍ حَبٌّ، وَلَوْ كَانَ لَهُمْ دَعَا لَهُمْ فِيهِ ". قَالَ فَهُمَا لاَ يَخْلُو عَلَيْهِمَا أَحَدٌ بِغَيْرِ مَكَّةَ إِلاَّ لَمْ يُوَافِقَاهُ. قَالَ فَإِذَا جَاءَ زَوْجُكِ فَاقْرَئِي عَلَيْهِ السَّلاَمَ، وَمُرِيهِ يُثْبِتُ عَتَبَةَ بَابِهِ، فَلَمَّا جَاءَ إِسْمَاعِيلُ قَالَ هَلْ أَتَاكُمْ مِنْ أَحَدٍ قَالَتْ نَعَمْ أَتَانَا شَيْخٌ حَسَنُ الْهَيْئَةِ، وَأَثْنَتْ عَلَيْهِ، فَسَأَلَنِي عَنْكَ فَأَخْبَرْتُهُ، فَسَأَلَنِي كَيْفَ عَيْشُنَا فَأَخْبَرْتُهُ أَنَّا بِخَيْرٍ. قَالَ فَأَوْصَاكِ بِشَىْءٍ قَالَتْ نَعَمْ، هُوَ يَقْرَأُ عَلَيْكَ السَّلاَمَ، وَيَأْمُرُكَ أَنْ تُثْبِتَ عَتَبَةَ بَابِكَ. قَالَ ذَاكِ أَبِي، وَأَنْتِ الْعَتَبَةُ، أَمَرَنِي أَنْ أُمْسِكَكِ. ثُمَّ لَبِثَ عَنْهُمْ مَا شَاءَ اللَّهُ، ثُمَّ جَاءَ بَعْدَ ذَلِكَ، وَإِسْمَاعِيلُ يَبْرِي نَبْلاً لَهُ تَحْتَ دَوْحَةٍ قَرِيبًا مِنْ زَمْزَمَ، فَلَمَّا رَآهُ قَامَ إِلَيْهِ، فَصَنَعَا كَمَا يَصْنَعُ الْوَالِدُ بِالْوَلَدِ وَالْوَلَدُ بِالْوَالِدِ، ثُمَّ قَالَ يَا إِسْمَاعِيلُ، إِنَّ اللَّهَ أَمَرَنِي بِأَمْرٍ. قَالَ فَاصْنَعْ مَا أَمَرَكَ رَبُّكَ. قَالَ وَتُعِينُنِي قَالَ وَأُعِينُكَ. قَالَ فَإِنَّ اللَّهَ أَمَرَنِي أَنْ أَبْنِيَ هَا هُنَا بَيْتًا. وَأَشَارَ إِلَى أَكَمَةٍ مُرْتَفِعَةٍ عَلَى مَا حَوْلَهَا. قَالَ فَعِنْدَ ذَلِكَ رَفَعَا الْقَوَاعِدَ مِنَ الْبَيْتِ، فَجَعَلَ إِسْمَاعِيلُ يَأْتِي بِالْحِجَارَةِ، وَإِبْرَاهِيمُ يَبْنِي، حَتَّى إِذَا ارْتَفَعَ الْبِنَاءُ جَاءَ بِهَذَا الْحَجَرِ فَوَضَعَهُ لَهُ، فَقَامَ عَلَيْهِ وَهْوَ يَبْنِي، وَإِسْمَاعِيلُ يُنَاوِلُهُ الْحِجَارَةَ، وَهُمَا يَقُولاَنِ {رَبَّنَا تَقَبَّلْ مِنَّا إِنَّكَ أَنْتَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ}. قَالَ فَجَعَلاَ يَبْنِيَانِ حَتَّى يَدُورَا حَوْلَ الْبَيْتِ، وَهُمَا يَقُولاَنِ {رَبَّنَا تَقَبَّلْ مِنَّا إِنَّكَ أَنْتَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ }.
Rapporté par Ibn `Abbas : La première femme à utiliser une ceinture fut la mère d’Ismaël. Elle a mis une ceinture pour cacher ses traces à Sarah. Abraham l’a amenée, elle et son fils Ismaël, alors qu’elle l’allaitait, près de la Ka`ba, sous un arbre à l’endroit de Zamzam, à l’endroit le plus élevé de la mosquée. À cette époque, il n’y avait personne à La Mecque, ni aucune eau. Il les a installés là, a mis près d’eux un sac en cuir contenant des dattes et une petite gourde d’eau, puis il est reparti. La mère d’Ismaël l’a suivi en disant : « Ô Abraham ! Où vas-tu, en nous laissant dans cette vallée où il n’y a personne avec qui nous pourrions vivre, ni rien à manger ? » Elle a répété cela plusieurs fois, mais il ne s’est pas retourné. Elle lui a alors demandé : « Est-ce Allah qui t’a ordonné de faire cela ? » Il a répondu : « Oui. » Elle a dit : « Alors Il ne nous abandonnera pas. » Elle est retournée à sa place et Abraham a continué son chemin. Arrivé à la Thaniya, là où ils ne pouvaient plus le voir, il s’est tourné vers la Ka`ba, a levé les mains et a invoqué Allah en disant : « Ô notre Seigneur ! J’ai installé une partie de ma descendance dans une vallée sans culture, près de Ta Maison sacrée (Ka`ba à La Mecque), afin, ô notre Seigneur, qu’ils accomplissent parfaitement la prière. Fais que des cœurs parmi les hommes s’attachent à eux et (ô Allah) accorde-leur des fruits, afin qu’ils soient reconnaissants. » (14.37) La mère d’Ismaël a continué à l’allaiter et à boire l’eau qu’elle avait. Quand l’eau de la gourde a été épuisée, elle a eu soif et son enfant aussi. Elle a commencé à regarder son fils (Ismaël) qui se tordait de douleur ; elle l’a laissé, car elle ne supportait pas de le voir ainsi, et a vu que la montagne de Safa était la plus proche. Elle s’est mise debout dessus et a regardé attentivement la vallée pour voir si quelqu’un arrivait, mais elle n’a vu personne. Elle est descendue de Safa et, arrivée dans la vallée, elle a relevé sa robe et a couru, comme une personne en détresse, jusqu’à ce qu’elle atteigne la montagne de Marwa, où elle s’est arrêtée pour regarder, espérant voir quelqu’un, mais elle n’a vu personne. Elle a répété cela (courir entre Safa et Marwa) sept fois. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « C’est l’origine de la tradition de la marche entre Safa et Marwa. Quand elle est arrivée à Marwa (la dernière fois), elle a entendu une voix, s’est arrêtée et a écouté attentivement. Elle a entendu la voix à nouveau et a dit : ‘Ô, (qui que tu sois) ! Tu m’as fait entendre ta voix ; as-tu quelque chose pour m’aider ?’ Et voilà qu’elle a vu un ange à l’endroit de Zamzam, creusant la terre avec son talon (ou son aile), jusqu’à ce que l’eau jaillisse. Elle a commencé à faire comme un bassin autour de l’eau avec ses mains, et a rempli sa gourde avec l’eau, qui continuait à couler même après qu’elle en ait pris. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismaël ! Si elle avait laissé Zamzam couler sans essayer de la retenir (ou si elle n’avait pas puisé l’eau pour remplir sa gourde), Zamzam serait devenue un ruisseau à la surface de la terre. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ensuite, elle a bu et a allaité son enfant. L’ange lui a dit : ‘N’aie pas peur d’être abandonnée, car c’est la Maison d’Allah qui sera construite par ce garçon et son père, et Allah n’abandonne jamais Ses gens.’ La Maison (la Ka`ba) à cette époque était sur une hauteur, et quand il pleuvait, l’eau passait à droite et à gauche. Elle a vécu ainsi jusqu’à ce que des gens de la tribu de Jurhum ou une famille de Jurhum passent par là, alors qu’ils venaient par le chemin de Kada’. Ils se sont arrêtés dans la partie basse de La Mecque et ont vu un oiseau qui avait l’habitude de voler autour de l’eau sans la quitter. Ils ont dit : ‘Cet oiseau doit tourner autour de l’eau, alors que nous savons qu’il n’y a pas d’eau dans cette vallée.’ Ils ont envoyé un ou deux messagers qui ont découvert la source d’eau et sont revenus en informer les autres. Ils sont alors tous venus (vers l’eau). » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « La mère d’Ismaël était assise près de l’eau. Ils lui ont demandé : ‘Nous permets-tu de rester avec toi ?’ Elle a répondu : ‘Oui, mais vous n’aurez pas le droit de posséder l’eau.’ Ils ont accepté. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « La mère d’Ismaël était satisfaite de la situation car elle aimait avoir de la compagnie. Ils se sont donc installés là, puis ont fait venir leurs familles qui se sont installées aussi, et certaines familles sont devenues des résidents permanents. L’enfant (Ismaël) a grandi, a appris l’arabe avec eux, et ses qualités les ont fait l’aimer. Quand il a atteint la puberté, ils l’ont marié à une femme parmi eux. Après la mort de la mère d’Ismaël, Abraham est revenu après le mariage d’Ismaël pour voir sa famille qu’il avait laissée, mais il n’a pas trouvé Ismaël. Il a demandé à sa femme où il était, et elle a répondu : ‘Il est parti chercher de quoi vivre.’ Il lui a alors demandé comment ils vivaient, et elle a répondu : ‘Nous vivons dans la misère, dans la difficulté et la pauvreté’, se plaignant à lui. Il a dit : ‘Quand ton mari reviendra, transmets-lui mon salut et dis-lui de changer le seuil de la porte (de sa maison).’ Quand Ismaël est revenu, il a senti quelque chose d’inhabituel et a demandé à sa femme : ‘Quelqu’un t’a-t-il rendu visite ?’ Elle a répondu : ‘Oui, un vieil homme avec telle description est venu, il a demandé après toi, je lui ai dit où tu étais, il a demandé comment nous vivions, je lui ai dit que nous étions dans la difficulté et la pauvreté.’ Ismaël a dit : ‘T’a-t-il donné un conseil ?’ Elle a répondu : ‘Oui, il m’a dit de te transmettre son salut et de te dire de changer le seuil de ta porte.’ Ismaël a dit : ‘C’était mon père, et il m’a ordonné de te divorcer. Retourne dans ta famille.’ Ismaël l’a donc divorcée et a épousé une autre femme parmi eux (les Jurhum). Puis Abraham est resté loin d’eux aussi longtemps qu’Allah l’a voulu, puis il est revenu mais n’a pas trouvé Ismaël. Il est allé voir la femme d’Ismaël et lui a demandé où il était. Elle a répondu : ‘Il est parti chercher de quoi vivre.’ Abraham lui a demandé comment ils allaient, et elle a répondu : ‘Nous sommes prospères et à l’aise (nous avons tout en abondance).’ Puis elle a remercié Allah. Abraham a demandé : ‘Quel est votre aliment ?’ Elle a répondu : ‘De la viande.’ Il a demandé : ‘Que buvez-vous ?’ Elle a répondu : ‘De l’eau.’ Il a dit : ‘Ô Allah ! Bénis leur viande et leur eau.’ Le Prophète a ajouté : « À cette époque, ils n’avaient pas de céréales, et s’ils en avaient eu, il aurait aussi demandé à Allah de les bénir. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Si quelqu’un n’a que ces deux choses pour vivre, sa santé et son humeur seront affectées, sauf s’il vit à La Mecque. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Abraham a alors dit à la femme d’Ismaël : ‘Quand ton mari reviendra, transmets-lui mes salutations et dis-lui de bien garder le seuil de sa porte.’ Quand Ismaël est revenu, il a demandé à sa femme : ‘Quelqu’un t’a-t-il rendu visite ?’ Elle a répondu : ‘Oui, un vieil homme beau est venu me voir’, puis elle l’a loué et a ajouté : ‘Il a demandé après toi, je lui ai dit où tu étais, il a demandé comment nous vivions, je lui ai dit que nous étions dans une bonne situation.’ Ismaël lui a demandé : ‘T’a-t-il donné un conseil ?’ Elle a répondu : ‘Oui, il m’a dit de te transmettre ses salutations et de te dire de bien garder le seuil de ta porte.’ Ismaël a dit : ‘C’était mon père, et tu es le seuil de la porte. Il m’a ordonné de te garder auprès de moi.’ Puis Abraham est resté loin d’eux aussi longtemps qu’Allah l’a voulu, puis il est revenu. Il a vu Ismaël sous un arbre près de Zamzam, aiguisant ses flèches. Quand il a vu Abraham, il s’est levé pour l’accueillir (et ils se sont salués comme un père et son fils). Abraham a dit : ‘Ô Ismaël ! Allah m’a donné un ordre.’ Ismaël a dit : ‘Fais ce que ton Seigneur t’a ordonné.’ Abraham a demandé : ‘Veux-tu m’aider ?’ Ismaël a dit : ‘Je t’aiderai.’ Abraham a dit : ‘Allah m’a ordonné de construire une maison ici’, en montrant une butte plus haute que le terrain autour. » Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ils ont alors élevé les fondations de la Maison (la Ka`ba). Ismaël apportait les pierres et Abraham construisait, et quand les murs sont devenus hauts, Ismaël a apporté cette pierre et l’a placée pour Abraham qui s’est tenu dessus pour continuer la construction, tandis qu’Ismaël lui passait les pierres, et tous deux disaient : ‘Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient.’ Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Ils ont continué à construire et à tourner autour de la Ka`ba en disant : Ô notre Seigneur ! Accepte ce service de notre part, Tu es l’Audient, l’Omniscient. »
Sahih Al-Boukhari : 33
Abou Humaid al-Sa'idi (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكُ بْنُ أَنَسٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ حَزْمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَمْرِو بْنِ سُلَيْمٍ الزُّرَقِيِّ، أَخْبَرَنِي أَبُو حُمَيْدٍ السَّاعِدِيُّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُمْ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ كَيْفَ نُصَلِّي عَلَيْكَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" قُولُوا اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَأَزْوَاجِهِ وَذُرِّيَّتِهِ، كَمَا صَلَّيْتَ عَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ، وَبَارِكْ عَلَى مُحَمَّدٍ وَأَزْوَاجِهِ وَذُرِّيَّتِهِ، كَمَا بَارَكْتَ عَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ، إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ ".
Rapporté par Abu Humaid As-Sa`idi : Les gens ont demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Comment devons-nous (demander à Allah de) prier sur toi ? » Le Messager d’Allah a répondu : « Dites : Ô Allah ! Accorde Ta miséricorde à Muhammad, à ses épouses et à sa descendance, comme Tu as accordé Ta miséricorde à la famille d’Abraham ; et accorde Tes bénédictions à Muhammad et à sa descendance, comme Tu as accordé Tes bénédictions à la famille d’Abraham, car Tu es le Digne de louange, le Glorieux. »
Sahih Al-Boukhari : 34
Abd al-Rahman bin Abi Laila (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قَيْسُ بْنُ حَفْصٍ، وَمُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، قَالاَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ بْنُ زِيَادٍ، حَدَّثَنَا أَبُو قُرَّةَ، مُسْلِمُ بْنُ سَالِمٍ الْهَمْدَانِيُّ قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عِيسَى، سَمِعَ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ أَبِي لَيْلَى، قَالَ لَقِيَنِي كَعْبُ بْنُ عُجْرَةَ فَقَالَ أَلاَ أُهْدِي لَكَ هَدِيَّةً سَمِعْتُهَا مِنَ النَّبِيِّ، صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ بَلَى، فَأَهْدِهَا لِي. فَقَالَ سَأَلْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ كَيْفَ الصَّلاَةُ عَلَيْكُمْ أَهْلَ الْبَيْتِ فَإِنَّ اللَّهَ قَدْ عَلَّمَنَا كَيْفَ نُسَلِّمُ. قَالَ
" قُولُوا اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ، وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ، كَمَا صَلَّيْتَ عَلَى إِبْرَاهِيمَ وَعَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ، إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ، اللَّهُمَّ بَارِكْ عَلَى مُحَمَّدٍ، وَعَلَى آلِ مُحَمَّدٍ، كَمَا بَارَكْتَ عَلَى إِبْرَاهِيمَ، وَعَلَى آلِ إِبْرَاهِيمَ، إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ ".
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Abi Laila : Ka`b bin Ujrah m’a rencontré et a dit : « Veux-tu que je t’offre un cadeau que j’ai reçu du Prophète ? » `Abdur-Rahman a répondu : « Oui, donne-le-moi. » J’ai dit : « Nous avons demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Comment doit-on (demander à Allah de) prier sur toi et les membres de ta famille, car Allah nous a appris comment te saluer (dans la prière) ?’ Il a dit : ‘Dites : Ô Allah ! Accorde Ta miséricorde à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu as accordé Ta miséricorde à Abraham et à la famille d’Abraham, car Tu es le Digne de louange, le Glorieux. Ô Allah ! Accorde Tes bénédictions à Muhammad et à la famille de Muhammad, comme Tu as accordé Tes bénédictions à Abraham et à la famille d’Abraham, car Tu es le Digne de louange, le Glorieux.’ »
Sahih Al-Boukhari : 35
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، وَسَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" نَحْنُ أَحَقُّ مِنْ إِبْرَاهِيمَ إِذْ قَالَ {رَبِّ أَرِنِي كَيْفَ تُحْيِي الْمَوْتَى قَالَ أَوَلَمْ تُؤْمِنْ قَالَ بَلَى وَلَكِنْ لِيَطْمَئِنَّ قَلْبِي} وَيَرْحَمُ اللَّهُ لُوطًا، لَقَدْ كَانَ يَأْوِي إِلَى رُكْنٍ شَدِيدٍ وَلَوْ لَبِثْتُ فِي السِّجْنِ طُولَ مَا لَبِثَ يُوسُفُ لأَجَبْتُ الدَّاعِيَ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Nous sommes plus enclins au doute qu’Abraham, quand il a dit : “Mon Seigneur ! Montre-moi comment Tu redonnes la vie aux morts.” Allah lui a dit : “Ne crois-tu pas ?” Il a répondu : “Oui, mais c’est pour que ma foi soit plus forte.” (2.260) Qu’Allah accorde Sa miséricorde à Loth ! Il voulait avoir un soutien puissant. Si j’étais resté aussi longtemps en prison que Joseph, j’aurais accepté la liberté sans insister pour qu’on déclare mon innocence. »
Sahih Al-Boukhari : 36
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ أَسْمَاءَ ابْنِ أَخِي جُوَيْرِيَةَ حَدَّثَنَا جُوَيْرِيَةُ بْنُ أَسْمَاءَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَنَّ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيَّبِ، وَأَبَا، عُبَيْدٍ أَخْبَرَاهُ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" يَرْحَمُ اللَّهُ لُوطًا، لَقَدْ كَانَ يَأْوِي إِلَى رُكْنٍ شَدِيدٍ، وَلَوْ لَبِثْتُ فِي السِّجْنِ مَا لَبِثَ يُوسُفُ ثُمَّ أَتَانِي الدَّاعِي لأَجَبْتُهُ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qu’Allah accorde Sa miséricorde à Loth. Il voulait avoir un soutien puissant. Si j’étais resté en prison aussi longtemps que Joseph et qu’on m’avait proposé la liberté, je l’aurais acceptée. »
Sahih Al-Boukhari : 37
Sa'id bin Jubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ، قَالَ قُلْتُ لاِبْنِ عَبَّاسٍ إِنَّ نَوْفًا الْبَكَالِيَّ يَزْعُمُ أَنَّ مُوسَى صَاحِبَ الْخَضِرِ لَيْسَ هُوَ مُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ، إِنَّمَا هُوَ مُوسَى آخَرُ. فَقَالَ كَذَبَ عَدُوُّ اللَّهِ حَدَّثَنَا أُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " أَنَّ مُوسَى قَامَ خَطِيبًا فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ، فَسُئِلَ أَىُّ النَّاسِ أَعْلَمُ فَقَالَ أَنَا. فَعَتَبَ اللَّهُ عَلَيْهِ إِذْ لَمْ يَرُدَّ الْعِلْمَ إِلَيْهِ. فَقَالَ لَهُ بَلَى، لِي عَبْدٌ بِمَجْمَعِ الْبَحْرَيْنِ هُوَ أَعْلَمُ مِنْكَ. قَالَ أَىْ رَبِّ وَمَنْ لِي بِهِ ـ وَرُبَّمَا قَالَ سُفْيَانُ أَىْ رَبِّ وَكَيْفَ لِي بِهِ ـ قَالَ تَأْخُذُ حُوتًا، فَتَجْعَلُهُ فِي مِكْتَلٍ، حَيْثُمَا فَقَدْتَ الْحُوتَ فَهْوَ ثَمَّ ـ وَرُبَّمَا قَالَ فَهْوَ ثَمَّهْ ـ وَأَخَذَ حُوتًا، فَجَعَلَهُ فِي مِكْتَلٍ، ثُمَّ انْطَلَقَ هُوَ وَفَتَاهُ يُوشَعُ بْنُ نُونٍ، حَتَّى أَتَيَا الصَّخْرَةَ، وَضَعَا رُءُوسَهُمَا فَرَقَدَ مُوسَى، وَاضْطَرَبَ الْحُوتُ فَخَرَجَ فَسَقَطَ فِي الْبَحْرِ، فَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ سَرَبًا، فَأَمْسَكَ اللَّهُ عَنِ الْحُوتِ جِرْيَةَ الْمَاءِ، فَصَارَ مِثْلَ الطَّاقِ، فَقَالَ هَكَذَا مِثْلُ الطَّاقِ. فَانْطَلَقَا يَمْشِيَانِ بَقِيَّةَ لَيْلَتِهِمَا وَيَوْمَهُمَا، حَتَّى إِذَا كَانَ مِنَ الْغَدِ قَالَ لِفَتَاهُ آتِنَا غَدَاءَنَا لَقَدْ لَقِينَا مِنْ سَفَرِنَا هَذَا نَصَبًا. وَلَمْ يَجِدْ مُوسَى النَّصَبَ حَتَّى جَاوَزَ حَيْثُ أَمَرَهُ اللَّهُ. قَالَ لَهُ فَتَاهُ أَرَأَيْتَ إِذْ أَوَيْنَا إِلَى الصَّخْرَةِ فَإِنِّي نَسِيتُ الْحُوتَ، وَمَا أَنْسَانِيهِ إِلاَّ الشَّيْطَانُ أَنْ أَذْكُرَهُ، وَاتَّخَذَ سَبِيلَهُ فِي الْبَحْرِ عَجَبًا، فَكَانَ لِلْحُوتِ سَرَبًا وَلَهُمَا عَجَبًا. قَالَ لَهُ مُوسَى ذَلِكَ مَا كُنَّا نَبْغِي، فَارْتَدَّا عَلَى آثَارِهِمَا قَصَصًا، رَجَعَا يَقُصَّانِ آثَارَهُمَا حَتَّى انْتَهَيَا إِلَى الصَّخْرَةِ، فَإِذَا رَجُلٌ مُسَجًّى بِثَوْبٍ، فَسَلَّمَ مُوسَى، فَرَدَّ عَلَيْهِ. فَقَالَ وَأَنَّى بِأَرْضِكَ السَّلاَمُ. قَالَ أَنَا مُوسَى. قَالَ مُوسَى بَنِي إِسْرَائِيلَ قَالَ نَعَمْ، أَتَيْتُكَ لِتُعَلِّمَنِي مِمَّا عُلِّمْتَ رَشَدًا. قَالَ يَا مُوسَى إِنِّي عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ، عَلَّمَنِيهِ اللَّهُ لاَ تَعْلَمُهُ وَأَنْتَ عَلَى عِلْمٍ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ عَلَّمَكَهُ اللَّهُ لاَ أَعْلَمُهُ. قَالَ هَلْ أَتَّبِعُكَ قَالَ {إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا * وَكَيْفَ تَصْبِرُ عَلَى مَا لَمْ تُحِطْ بِهِ خُبْرًا} إِلَى قَوْلِهِ {إِمْرًا} فَانْطَلَقَا يَمْشِيَانِ عَلَى سَاحِلِ الْبَحْرِ، فَمَرَّتْ بِهِمَا سَفِينَةٌ، كَلَّمُوهُمْ أَنْ يَحْمِلُوهُمْ، فَعَرَفُوا الْخَضِرَ، فَحَمَلُوهُ بِغَيْرِ نَوْلٍ، فَلَمَّا رَكِبَا فِي السَّفِينَةِ جَاءَ عُصْفُورٌ، فَوَقَعَ عَلَى حَرْفِ السَّفِينَةِ، فَنَقَرَ فِي الْبَحْرِ نَقْرَةً أَوْ نَقْرَتَيْنِ، قَالَ لَهُ الْخَضِرُ يَا مُوسَى، مَا نَقَصَ عِلْمِي وَعِلْمُكَ مِنْ عِلْمِ اللَّهِ إِلاَّ مِثْلَ مَا نَقَصَ هَذَا الْعُصْفُورُ بِمِنْقَارِهِ مِنَ الْبَحْرِ. إِذْ أَخَذَ الْفَأْسَ فَنَزَعَ لَوْحًا، قَالَ فَلَمْ يَفْجَأْ مُوسَى إِلاَّ وَقَدْ قَلَعَ لَوْحًا بِالْقَدُّومِ. فَقَالَ لَهُ مُوسَى مَا صَنَعْتَ قَوْمٌ حَمَلُونَا بِغَيْرِ نَوْلٍ، عَمَدْتَ إِلَى سَفِينَتِهِمْ فَخَرَقْتَهَا لِتُغْرِقَ أَهْلَهَا، لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا إِمْرًا. قَالَ أَلَمْ أَقُلْ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا. قَالَ لاَ تُؤَاخِذْنِي بِمَا نَسِيتُ وَلاَ تُرْهِقْنِي مِنْ أَمْرِي عُسْرًا، فَكَانَتِ الأُولَى مِنْ مُوسَى نِسْيَانًا. فَلَمَّا خَرَجَا مِنَ الْبَحْرِ مَرُّوا بِغُلاَمٍ يَلْعَبُ مَعَ الصِّبْيَانِ، فَأَخَذَ الْخَضِرُ بِرَأْسِهِ فَقَلَعَهُ بِيَدِهِ هَكَذَا ـ وَأَوْمَأَ سُفْيَانُ بِأَطْرَافِ أَصَابِعِهِ كَأَنَّهُ يَقْطِفُ شَيْئًا ـ فَقَالَ لَهُ مُوسَى أَقَتَلْتَ نَفْسًا زَكِيَّةً بِغَيْرِ نَفْسٍ لَقَدْ جِئْتَ شَيْئًا نُكْرًا. قَالَ أَلَمْ أَقُلْ لَكَ إِنَّكَ لَنْ تَسْتَطِيعَ مَعِيَ صَبْرًا. قَالَ إِنْ سَأَلْتُكَ عَنْ شَىْءٍ بَعْدَهَا فَلاَ تُصَاحِبْنِي، قَدْ بَلَغْتَ مِنْ لَدُنِّي عُذْرًا. فَانْطَلَقَا حَتَّى إِذَا أَتَيَا أَهْلَ قَرْيَةٍ اسْتَطْعَمَا أَهْلَهَا فَأَبَوْا أَنْ يُضَيِّفُوهُمَا فَوَجَدَا فِيهَا جِدَارًا يُرِيدُ أَنْ يَنْقَضَّ مَائِلاً ـ أَوْمَأَ بِيَدِهِ هَكَذَا وَأَشَارَ سُفْيَانُ كَأَنَّهُ يَمْسَحُ شَيْئًا إِلَى فَوْقُ، فَلَمْ أَسْمَعْ سُفْيَانَ يَذْكُرُ مَائِلاً إِلاَّ مَرَّةً ـ قَالَ قَوْمٌ أَتَيْنَاهُمْ فَلَمْ يُطْعِمُونَا وَلَمْ يُضَيِّفُونَا عَمَدْتَ إِلَى حَائِطِهِمْ لَوْ شِئْتَ لاَتَّخَذْتَ عَلَيْهِ أَجْرًا. قَالَ هَذَا فِرَاقُ بَيْنِي وَبَيْنِكَ، سَأُنَبِّئُكَ بِتَأْوِيلِ مَا لَمْ تَسْتَطِعْ عَلَيْهِ صَبْرًا". قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " وَدِدْنَا أَنَّ مُوسَى كَانَ صَبَرَ، فَقَصَّ اللَّهُ عَلَيْنَا مِنْ خَبَرِهِمَا ". قَالَ سُفْيَانُ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَرْحَمُ اللَّهُ مُوسَى، لَوْ كَانَ صَبَرَ يُقَصُّ عَلَيْنَا مِنْ أَمْرِهِمَا ". وَقَرَأَ ابْنُ عَبَّاسٍ أَمَامَهُمْ مَلِكٌ يَأْخُذُ كُلَّ سَفِينَةٍ صَالِحَةٍ غَصْبًا، وَأَمَّا الْغُلاَمُ فَكَانَ كَافِرًا وَكَانَ أَبَوَاهُ مُؤْمِنَيْنِ. ثُمَّ قَالَ لِي سُفْيَانُ سَمِعْتُهُ مِنْهُ مَرَّتَيْنِ وَحَفِظْتُهُ مِنْهُ. قِيلَ لِسُفْيَانَ حَفِظْتَهُ قَبْلَ أَنْ تَسْمَعَهُ مِنْ عَمْرٍو، أَوْ تَحَفَّظْتَهُ مِنْ إِنْسَانٍ فَقَالَ مِمَّنْ أَتَحَفَّظُهُ وَرَوَاهُ أَحَدٌ عَنْ عَمْرٍو غَيْرِي سَمِعْتُهُ مِنْهُ مَرَّتَيْنِ أَوْ ثَلاَثًا وَحَفِظْتُهُ مِنْهُ.
Rapporté par Sa`id bin Jubair : J’ai dit à Ibn `Abbas : « Nauf Al-Bukah affirme que Moïse, le compagnon d’Al-Khadir, n’était pas Moïse (le prophète) des enfants d’Israël, mais un autre Moïse. » Ibn `Abbas a dit : « L’ennemi d’Allah (c’est-à-dire Nauf) a menti. Ubai bin Ka`b nous a dit que le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Un jour, Moïse s’est levé et a parlé aux enfants d’Israël. On lui a demandé qui était l’homme le plus savant parmi le peuple. Il a répondu : “Moi.” Allah l’a réprimandé car il n’a pas attribué la connaissance absolue à Allah. Alors Allah lui a dit : “Oui, à la jonction des deux mers, il y a un de Mes serviteurs qui est plus savant que toi.” Moïse a dit : “Ô mon Seigneur ! Comment puis-je le rencontrer ?” Allah a dit : “Prends un poisson et mets-le dans un panier. Tu le trouveras à l’endroit où tu perdras le poisson.” Moïse a pris un poisson, l’a mis dans un panier et est parti avec son jeune serviteur, Yusha` bin Noon, jusqu’à ce qu’ils atteignent le rocher où ils se sont allongés. Moïse s’est endormi, et le poisson, sortant du panier, est tombé dans la mer. Il a pris son chemin dans la mer comme dans un tunnel. Allah a arrêté le courant de l’eau au-dessus du poisson et cela formait comme une arche (le Prophète (ﷺ) a montré cette arche avec ses mains). Ils ont voyagé le reste de la nuit, et le lendemain Moïse a dit à son jeune serviteur : “Donne-nous notre nourriture, car nous avons beaucoup souffert de fatigue dans ce voyage.” Moïse ne s’est pas senti fatigué avant d’avoir dépassé l’endroit qu’Allah lui avait demandé de chercher. Son jeune serviteur lui a dit : “Sais-tu que lorsque nous étions assis près de ce rocher, j’ai oublié le poisson, et personne d’autre que Satan ne m’a fait oublier de t’en parler, et il a pris son chemin dans la mer d’une façon étonnante ?” Il y avait donc un passage pour le poisson et cela les a étonnés. Moïse a dit : “C’est ce que nous cherchions.” Ils sont donc tous les deux revenus sur leurs pas jusqu’au rocher. Là, ils ont vu un homme allongé, couvert d’un vêtement. Moïse l’a salué et il a répondu : “Comment les gens se saluent-ils dans ton pays ?” Moïse a dit : “Je suis Moïse.” L’homme a demandé : “Moïse des enfants d’Israël ?” Moïse a dit : “Oui, je suis venu pour que tu m’enseignes ce qu’Allah t’a appris.” Il a dit : “Ô Moïse ! J’ai une partie de la connaissance d’Allah qu’Il m’a donnée et que tu ne connais pas, et tu as une partie de la connaissance d’Allah qu’Il t’a donnée et que je ne connais pas.” Moïse a demandé : “Puis-je te suivre ?” Il a dit : “Mais tu ne pourras pas être patient avec moi, car comment pourrais-tu être patient sur des choses que tu ne comprendras pas ?” (Moïse a dit : “Tu me trouveras, si Allah le veut, vraiment patient, et je ne te désobéirai en rien.”) Ils sont donc partis tous les deux en marchant le long de la mer, un bateau est passé et ils ont demandé à l’équipage de les prendre à bord. L’équipage a reconnu Al-Khadir et les a pris gratuitement. Quand ils étaient à bord, un moineau est venu se poser sur le bord du bateau et a trempé son bec une ou deux fois dans la mer. Al-Khadir a dit à Moïse : “Ô Moïse ! Ma connaissance et la tienne n’ont pas diminué la connaissance d’Allah plus que ce que ce moineau a diminué l’eau de la mer avec son bec.” Soudain, Al-Khadir a pris une hache et a arraché une planche, et Moïse ne s’en est pas rendu compte avant qu’il ait arraché une planche avec la hache. Moïse lui a dit : “Qu’as-tu fait ? Ils nous ont pris à bord gratuitement, et tu as fait un trou dans leur bateau pour noyer ses passagers. Tu as vraiment fait une chose grave.” Al-Khadir a répondu : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” Moïse a répondu : “Ne me blâme pas pour ce que j’ai oublié, et ne sois pas dur avec moi pour ma faute.” Donc la première excuse de Moïse était l’oubli. Quand ils ont quitté la mer, ils sont passés près d’un garçon qui jouait avec d’autres enfants. Al-Khadir a attrapé la tête du garçon et l’a arrachée avec sa main comme ceci. (Soufyan, le sous-narrateur, a montré avec ses doigts comme s’il cueillait un fruit.) Moïse lui a dit : “As-tu tué une personne innocente qui n’a tué personne ? Tu as vraiment fait une chose horrible.” Al-Khadir a dit : “Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas être patient avec moi ?” Moïse a dit : “Si je te demande quoi que ce soit après cela, ne m’accompagne plus. Tu as une excuse de ma part.” Puis ils ont continué jusqu’à ce qu’ils arrivent dans un village et ont demandé du bois à ses habitants, mais ils ont refusé de les recevoir. Ensuite, ils ont vu un mur qui allait s’effondrer (et Al-Khadir l’a réparé simplement en passant ses mains dessus). (Soufyan, le sous-narrateur, a montré avec ses mains comment Al-Khadir a passé ses mains sur le mur vers le haut.) Moïse a dit : “Ce sont les gens chez qui nous sommes allés, mais ils ne nous ont ni donné à manger, ni reçus, et pourtant tu as réparé leur mur. Si tu avais voulu, tu aurais pu demander un salaire.” Al-Khadir a dit : “C’est ici que nos chemins se séparent, et je vais t’expliquer ce que tu n’as pas pu supporter.” Le Prophète (ﷺ) a ajouté : “Nous aurions aimé que Moïse puisse rester patient, ainsi Allah nous aurait raconté plus de choses sur leur histoire.” (Soufyan, le sous-narrateur, a dit que le Prophète (ﷺ) a dit : “Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! S’il avait été patient, on nous aurait raconté davantage sur leur cas.”
Sahih Al-Boukhari : 38
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنِ الأَعْمَشِ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا وَائِلٍ، قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَسَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَسْمًا، فَقَالَ رَجُلٌ إِنَّ هَذِهِ لَقِسْمَةٌ مَا أُرِيدَ بِهَا وَجْهُ اللَّهِ. فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ، فَغَضِبَ حَتَّى رَأَيْتُ الْغَضَبَ فِي وَجْهِهِ، ثُمَّ قَالَ
" يَرْحَمُ اللَّهُ مُوسَى قَدْ أُوذِيَ بِأَكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبَرَ ".
Rapporté par `Abdullah : Un jour, le Prophète (ﷺ) a distribué quelque chose (à ses compagnons). Un homme a dit : « Cette distribution n’a pas été faite (avec justice), cherchant la satisfaction d’Allah. » Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) pour lui rapporter cela. Il est devenu si en colère que j’ai vu les signes de la colère sur son visage. Puis il a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse, car il a été blessé plus gravement que cela, et il a pourtant enduré avec patience. »
Sahih Al-Boukhari : 39
Abou Saïd Al Khudri (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَبِي الصِّدِّيقِ النَّاجِيِّ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" كَانَ فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ رَجُلٌ قَتَلَ تِسْعَةً وَتِسْعِينَ إِنْسَانًا ثُمَّ خَرَجَ يَسْأَلُ، فَأَتَى رَاهِبًا فَسَأَلَهُ، فَقَالَ لَهُ هَلْ مِنْ تَوْبَةٍ قَالَ لاَ. فَقَتَلَهُ، فَجَعَلَ يَسْأَلُ، فَقَالَ لَهُ رَجُلٌ ائْتِ قَرْيَةَ كَذَا وَكَذَا. فَأَدْرَكَهُ الْمَوْتُ فَنَاءَ بِصَدْرِهِ نَحْوَهَا، فَاخْتَصَمَتْ فِيهِ مَلاَئِكَةُ الرَّحْمَةِ وَمَلاَئِكَةُ الْعَذَابِ، فَأَوْحَى اللَّهُ إِلَى هَذِهِ أَنْ تَقَرَّبِي. وَأَوْحَى اللَّهُ إِلَى هَذِهِ أَنْ تَبَاعَدِي. وَقَالَ قِيسُوا مَا بَيْنَهُمَا. فَوُجِدَ إِلَى هَذِهِ أَقْرَبُ بِشِبْرٍ، فَغُفِرَ لَهُ ".
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Parmi les hommes des Bani Israël, il y avait un homme qui avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes. Il partit alors demander si son repentir pouvait être accepté. Il rencontra un moine et lui demanda si son repentir pouvait être accepté. Le moine répondit non, alors l’homme le tua. Il continua à demander jusqu’à ce qu’un homme lui conseille d’aller dans un certain village. (Il s’y rendit) mais la mort le surprit en chemin. En mourant, il tourna sa poitrine vers le village (où il espérait que son repentir serait accepté), et alors les anges de la miséricorde et les anges du châtiment se disputèrent à son sujet. Allah ordonna au village (vers lequel il allait) de se rapprocher de lui, et au village (d’où il venait) de s’éloigner, puis Il ordonna aux anges de mesurer la distance entre son corps et les deux villages. Il fut trouvé plus proche d’une empan du village (où il se rendait). Ainsi, il fut pardonné. »
Sahih Al-Boukhari : 40
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا دَاوُدُ بْنُ أَبِي الْفُرَاتِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ بُرَيْدَةَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ يَعْمَرَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ سَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الطَّاعُونِ، فَأَخْبَرَنِي
" أَنَّهُ عَذَابٌ يَبْعَثُهُ اللَّهُ عَلَى مَنْ يَشَاءُ، وَأَنَّ اللَّهَ جَعَلَهُ رَحْمَةً لِلْمُؤْمِنِينَ، لَيْسَ مِنْ أَحَدٍ يَقَعُ الطَّاعُونُ فَيَمْكُثُ فِي بَلَدِهِ صَابِرًا مُحْتَسِبًا، يَعْلَمُ أَنَّهُ لاَ يُصِيبُهُ إِلاَّ مَا كَتَبَ اللَّهُ لَهُ، إِلاَّ كَانَ لَهُ مِثْلُ أَجْرِ شَهِيدٍ ".
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : J’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet de la peste. Il m’a dit que c’était un châtiment envoyé par Allah à qui Il veut, mais qu’Allah en a fait une miséricorde pour les croyants. Si, lors d’une épidémie, quelqu’un reste dans son pays avec patience, en espérant la récompense d’Allah et en croyant que rien ne peut lui arriver sauf ce qu’Allah a écrit pour lui, il recevra la récompense d’un martyr