Hadiths sur le thème « Miséricorde »
942 hadiths authentiques trouvés
Sahih Al-Boukhari : 101
Oussama (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا حَفْصُ بْنُ عُمَرَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، أَخْبَرَنَا عَاصِمٌ الأَحْوَلُ، سَمِعْتُ أَبَا عُثْمَانَ، يُحَدِّثُ عَنْ أُسَامَةَ، أَنَّ ابْنَةً لِرَسُولِ اللَّهِ، صلى الله عليه وسلم أَرْسَلَتْ إِلَيْهِ وَمَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أُسَامَةُ بْنُ زَيْدٍ وَسَعْدٌ وَأُبَىٌّ أَنَّ ابْنِي قَدِ احْتُضِرَ فَاشْهَدْنَا. فَأَرْسَلَ يَقْرَأُ السَّلاَمَ وَيَقُولُ " إِنَّ لِلَّهِ مَا أَخَذَ وَمَا أَعْطَى وَكُلُّ شَىْءٍ عِنْدَهُ مُسَمًّى فَلْتَصْبِرْ وَتَحْتَسِبْ ". فَأَرْسَلَتْ إِلَيْهِ تُقْسِمُ عَلَيْهِ، فَقَامَ وَقُمْنَا مَعَهُ، فَلَمَّا قَعَدَ رُفِعَ إِلَيْهِ، فَأَقْعَدَهُ فِي حَجْرِهِ وَنَفْسُ الصَّبِيِّ تَقَعْقَعُ، فَفَاضَتْ عَيْنَا رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ سَعْدٌ مَا هَذَا يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " هَذَا رَحْمَةٌ يَضَعُهَا اللَّهُ فِي قُلُوبِ مَنْ يَشَاءُ مِنْ عِبَادِهِ، وَإِنَّمَا يَرْحَمُ اللَّهُ مِنْ عِبَادِهِ الرُّحَمَاءَ ".
Rapporté par Usama : Un jour, une fille du Messager d’Allah (ﷺ) lui a envoyé un message pendant qu’Usama, Sa`d, et mon père ou Ubai étaient assis avec lui. Elle disait dans le message : « Mon enfant est en train de mourir, viens s’il te plaît. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a renvoyé l’émissaire avec ses salutations et lui a dit de transmettre ce message : « Ce qu’Allah prend Lui appartient, ce qu’Il donne Lui appartient, et tout a un terme fixé auprès de Lui : qu’elle soit patiente et espère la récompense d’Allah. » Elle a de nouveau insisté pour qu’il vienne, alors le Prophète (ﷺ) s’est levé, et nous aussi. Lorsqu’il s’est assis chez sa fille, l’enfant lui a été amené ; il l’a pris sur ses genoux alors que l’enfant respirait difficilement. Les yeux du Messager d’Allah (ﷺ) se sont mis à verser des larmes. Sa`d a demandé : « Qu’est-ce que cela, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « C’est la miséricorde qu’Allah a placée dans le cœur de ceux de Ses serviteurs qu’Il veut, et Allah n’est miséricordieux qu’envers ceux de Ses serviteurs qui sont miséricordieux envers les autres. »
Sahih Al-Boukhari : 102
Salama (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا الْمَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ أَبِي عُبَيْدٍ، عَنْ سَلَمَةَ، قَالَ خَرَجْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلَى خَيْبَرَ فَقَالَ رَجُلٌ مِنْهُمْ أَسْمِعْنَا يَا عَامِرُ مِنْ هُنَيْهَاتِكَ. فَحَدَا بِهِمْ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَنِ السَّائِقُ " قَالُوا عَامِرٌ. فَقَالَ " رَحِمَهُ اللَّهُ ". فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلاَّ أَمْتَعْتَنَا بِهِ. فَأُصِيبَ صَبِيحَةَ لَيْلَتِهِ فَقَالَ الْقَوْمُ حَبِطَ عَمَلُهُ، قَتَلَ نَفْسَهُ. فَلَمَّا رَجَعْتُ وَهُمْ يَتَحَدَّثُونَ أَنَّ عَامِرًا حَبِطَ عَمَلُهُ، فَجِئْتُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ يَا نَبِيَّ اللَّهِ فَدَاكَ أَبِي وَأُمِّي، زَعَمُوا أَنَّ عَامِرًا حَبِطَ عَمَلُهُ. فَقَالَ " كَذَبَ مَنْ قَالَهَا، إِنَّ لَهُ لأَجْرَيْنِ اثْنَيْنِ، إِنَّهُ لَجَاهِدٌ مُجَاهِدٌ، وَأَىُّ قَتْلٍ يَزِيدُهُ عَلَيْهِ ".
Rapporté par Salama : Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) vers Khaybar. Un homme parmi les compagnons a dit : « Ô ‘Amir ! Chante-nous quelques-unes de tes chansons pour faire avancer les chameaux. » Alors il en a chanté quelques-unes, en rythme avec la marche des chameaux. Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qui conduit ces chameaux ? » Ils ont répondu : « ‘Amir. » Le Prophète a dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde ! » Les gens ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si seulement tu nous laissais profiter de sa compagnie plus longtemps ! » Puis ‘Amir a été tué le lendemain matin. Les gens ont dit : « Les bonnes actions de ‘Amir sont perdues puisqu’il s’est tué lui-même. » Je suis revenu à ce moment-là pendant qu’ils parlaient de cela. Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et j’ai dit : « Ô Prophète d’Allah ! Que mon père soit sacrifié pour toi ! Les gens disent que les bonnes actions de ‘Amir sont perdues. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui dit cela ment, car ‘Amir aura une double récompense puisqu’il a fait des efforts pour obéir à Allah et a combattu pour la cause d’Allah. Aucune autre façon de mourir ne lui aurait donné une plus grande récompense. »
Sahih Al-Boukhari : 103
Kharija bin Zaid bin Thabit (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ خَارِجَةَ بْنِ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ، عَنْ أُمِّ الْعَلاَء ِ ـ وَهْىَ امْرَأَةٌ مِنْ نِسَائِهِمْ بَايَعَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ـ قَالَتْ طَارَ لَنَا عُثْمَانُ بْنُ مَظْعُونٍ فِي السُّكْنَى حِينَ اقْتَرَعَتِ الأَنْصَارُ عَلَى سُكْنَى الْمُهَاجِرِينَ، فَاشْتَكَى فَمَرَّضْنَاهُ حَتَّى تُوُفِّيَ، ثُمَّ جَعَلْنَاهُ فِي أَثْوَابِهِ فَدَخَلَ عَلَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ رَحْمَةُ اللَّهِ عَلَيْكَ أَبَا السَّائِبِ، فَشَهَادَتِي عَلَيْكَ لَقَدْ أَكْرَمَكَ اللَّهُ. قَالَ " وَمَا يُدْرِيكِ ". قُلْتُ لاَ أَدْرِي وَاللَّهِ. قَالَ " أَمَّا هُوَ فَقَدْ جَاءَهُ الْيَقِينُ، إِنِّي لأَرْجُو لَهُ الْخَيْرَ مِنَ اللَّهِ، وَاللَّهِ مَا أَدْرِي وَأَنَا رَسُولُ اللَّهِ مَا يُفْعَلُ بِي وَلاَ بِكُمْ ". قَالَتْ أُمُّ الْعَلاَءِ فَوَاللَّهِ لاَ أُزَكِّي أَحَدًا بَعْدَهُ. قَالَتْ وَرَأَيْتُ لِعُثْمَانَ فِي النَّوْمِ عَيْنًا تَجْرِي، فَجِئْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لَهُ فَقَالَ " ذَاكِ عَمَلُهُ يَجْرِي لَهُ "
Rapporté par Kharija bin Zaid bin Thabit : Um Al-`Ala, une femme Ansari qui avait prêté allégeance au Messager d’Allah (ﷺ), a dit : « `Uthman bin Maz’un est venu dans notre groupe quand les Ansars ont tiré au sort pour répartir les émigrants parmi eux. Il est tombé malade et nous l’avons soigné jusqu’à sa mort. Ensuite, nous l’avons enveloppé dans ses vêtements. Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu chez nous. Je me suis adressée au défunt en disant : “Qu’Allah te fasse miséricorde, ô Aba As-Sa’ib ! Je témoigne qu’Allah t’a honoré.” Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Comment le sais-tu ?’ J’ai répondu : ‘Je ne le sais pas, par Allah.’ Il a dit : ‘Quant à lui, la mort lui est venue et je lui souhaite tout le bien de la part d’Allah. Par Allah, même si je suis le Messager d’Allah (ﷺ), je ne sais pas ce qui va m’arriver, ni ce qui vous arrivera.’ » Um Al-`Ala a dit : « Par Allah, je ne témoignerai plus jamais de la droiture de qui que ce soit après cela. » Elle a ajouté : « Plus tard, j’ai vu en rêve une source d’eau qui coulait pour `Uthman. Je suis allée voir le Messager d’Allah (ﷺ) et je lui ai raconté cela. Il a dit : ‘C’est le symbole de ses bonnes actions dont la récompense continue pour lui.’ »
Sahih Al-Boukhari : 104
Abu Sa'id Al-Khudri added that the Prophet further
Sahih
قَالَ أَبُو حَازِمٍ فَسَمِعَنِي النُّعْمَانُ بْنُ أَبِي عَيَّاشٍ، وَأَنَا أُحَدِّثُهُمْ، هَذَا فَقَالَ هَكَذَا سَمِعْتَ سَهْلاً، فَقُلْتُ نَعَمْ. قَالَ وَأَنَا أَشْهَدُ، عَلَى أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ لَسَمِعْتُهُ يَزِيدُ فِيهِ قَالَ
" إِنَّهُمْ مِنِّي. فَيُقَالُ إِنَّكَ لاَ تَدْرِي مَا بَدَّلُوا بَعْدَكَ فَأَقُولُ سُحْقًا سُحْقًا لِمَنْ بَدَّلَ بَعْدِي ".
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Le Prophète (ﷺ) a ajouté : « Je dirai que ces gens font partie de moi. Il me sera dit : “Tu ne sais pas quels changements et quelles nouveautés ils ont introduits après toi.” Alors je dirai : “Qu’ils soient éloignés (de la miséricorde), qu’ils soient éloignés, ceux qui ont modifié (la religion) après moi.” »
Sahih Al-Boukhari : 105
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَالِمٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، أَنَّهُ سَمِعَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ فِي صَلاَةِ الْفَجْرِ رَفَعَ رَأْسَهُ مِنَ الرُّكُوعِ قَالَ " اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ فِي الأَخِيرَةِ ". ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ الْعَنْ فُلاَنًا وَفُلاَنًا ". فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ {لَيْسَ لَكَ مِنَ الأَمْرِ شَىْءٌ أَوْ يَتُوبَ عَلَيْهِمْ أَوْ يُعَذِّبَهُمْ فَإِنَّهُمْ ظَالِمُونَ}.
Rapporté par Ibn `Umar : Il a entendu le Prophète, après avoir relevé la tête de l’inclinaison pendant la prière du matin, dire : « Ô Allah, notre Seigneur ! Toutes les louanges sont pour Toi. » Et dans la dernière rak‘a, il a dit : « Ô Allah ! Maudis untel et untel. » Puis Allah a révélé : « Ce n’est pas à toi (Ô Muhammad) de décider, (mais à Allah), qu’Il leur accorde Sa miséricorde ou qu’Il les punisse, car ce sont vraiment des injustes. »
Sahih Al-Boukhari : 106
Oussama ben Zayd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ عَاصِمٍ الأَحْوَلِ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ النَّهْدِيِّ، عَنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ، قَالَ كُنَّا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِذْ جَاءَهُ رَسُولُ إِحْدَى بَنَاتِهِ يَدْعُوهُ إِلَى ابْنِهَا فِي الْمَوْتِ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " ارْجِعْ فَأَخْبِرْهَا أَنَّ لِلَّهِ مَا أَخَذَ، وَلَهُ مَا أَعْطَى، وَكُلُّ شَىْءٍ عِنْدَهُ بِأَجَلٍ مُسَمًّى، فَمُرْهَا فَلْتَصْبِرْ وَلْتَحْتَسِبْ ". فَأَعَادَتِ الرَّسُولَ أَنَّهَا أَقْسَمَتْ لَتَأْتِيَنَّهَا، فَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَقَامَ مَعَهُ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ وَمُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ، فَدُفِعَ الصَّبِيُّ إِلَيْهِ وَنَفْسُهُ تَقَعْقَعُ كَأَنَّهَا فِي شَنٍّ فَفَاضَتْ عَيْنَاهُ فَقَالَ لَهُ سَعْدٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " هَذِهِ رَحْمَةٌ جَعَلَهَا اللَّهُ فِي قُلُوبِ عِبَادِهِ، وَإِنَّمَا يَرْحَمُ اللَّهُ مِنْ عِبَادِهِ الرُّحَمَاءَ ".
Rapporté par Usama bin Zaid : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) quand soudain un messager est venu de la part d’une de ses filles pour lui demander de venir voir son fils qui était en train de mourir. Le Prophète (ﷺ) a dit au messager : « Retourne et dis-lui que tout ce qu’Allah prend Lui appartient, et tout ce qu’Il donne Lui appartient, et que tout auprès de Lui a un terme fixé dans ce monde. Dis-lui donc d’être patiente et d’espérer la récompense d’Allah. » Mais elle a renvoyé le messager vers le Prophète (ﷺ), en insistant pour qu’il vienne. Alors le Prophète (ﷺ) s’est levé, suivi de Sa`d bin 'Ubada et Mu`adh bin Jabal, et ils sont allés la voir. Quand l’enfant a été amené au Prophète (ﷺ), il respirait difficilement, comme si sa poitrine était une outre d’eau. À ce moment-là, les yeux du Prophète (ﷺ) se sont remplis de larmes. Sa`d lui a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Qu’est-ce que cela ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « C’est la miséricorde qu’Allah a mise dans le cœur de Ses serviteurs, et Allah ne fait miséricorde qu’à ceux de Ses serviteurs qui sont eux-mêmes miséricordieux envers les autres. »
Sahih Al-Boukhari : 107
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، عَنْ أَبِي حَمْزَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" لَمَّا خَلَقَ اللَّهُ الْخَلْقَ كَتَبَ فِي كِتَابِهِ ـ هُوَ يَكْتُبُ عَلَى نَفْسِهِ، وَهْوَ وَضْعٌ عِنْدَهُ عَلَى الْعَرْشِ ـ إِنَّ رَحْمَتِي تَغْلِبُ غَضَبِي ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Lorsque Allah a créé la Création, Il a écrit dans Son Livre — et Il a écrit cela à propos de Lui-même, et ce Livre est auprès de Lui sur le Trône : ‘En vérité, Ma Miséricorde l’emporte sur Ma Colère.’ »
Sahih Al-Boukhari : 108
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" إِنَّ اللَّهَ لَمَّا قَضَى الْخَلْقَ كَتَبَ عِنْدَهُ فَوْقَ عَرْشِهِ إِنَّ رَحْمَتِي سَبَقَتْ غَضَبِي ".
Rapporté par Abou Hourayra : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand Allah a terminé Sa création, Il a écrit sur Son Trône : “Ma Miséricorde l’emporte sur Ma colère.” »
Sahih Al-Boukhari : 109
Ata' bin Yazid al-Laithi (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَزِيدَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ النَّاسَ، قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلْ نَرَى رَبَّنَا يَوْمَ الْقِيَامَةِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَلْ تُضَارُّونَ فِي الْقَمَرِ لَيْلَةَ الْبَدْرِ ". قَالُوا لاَ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " فَهَلْ تُضَارُّونَ فِي الشَّمْسِ لَيْسَ دُونَهَا سَحَابٌ ". قَالُوا لاَ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " فَإِنَّكُمْ تَرَوْنَهُ كَذَلِكَ، يَجْمَعُ اللَّهُ النَّاسَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ فَيَقُولُ مَنْ كَانَ يَعْبُدُ شَيْئًا فَلْيَتَّبِعْهُ. فَيَتْبَعُ مَنْ كَانَ يَعْبُدُ الشَّمْسَ الشَّمْسَ، وَيَتْبَعُ مَنْ كَانَ يَعْبُدُ الْقَمَرَ الْقَمَرَ، وَيَتْبَعُ مَنْ كَانَ يَعْبُدُ الطَّوَاغِيتَ الطَّوَاغِيتَ، وَتَبْقَى هَذِهِ الأُمَّةُ فِيهَا شَافِعُوهَا ـ أَوْ مُنَافِقُوهَا شَكَّ إِبْرَاهِيمُ ـ فَيَأْتِيهِمُ اللَّهُ فَيَقُولُ أَنَا رَبُّكُمْ. فَيَقُولُونَ هَذَا مَكَانُنَا حَتَّى يَأْتِيَنَا رَبُّنَا فَإِذَا جَاءَنَا رَبُّنَا عَرَفْنَاهُ فَيَأْتِيهِمُ اللَّهُ فِي صُورَتِهِ الَّتِي يَعْرِفُونَ فَيَقُولُ أَنَا رَبُّكُمْ. فَيَقُولُونَ أَنْتَ رَبُّنَا. فَيَتْبَعُونَهُ وَيُضْرَبُ الصِّرَاطُ بَيْنَ ظَهْرَىْ جَهَنَّمَ، فَأَكُونُ أَنَا وَأُمَّتِي أَوَّلَ مَنْ يُجِيزُهَا، وَلاَ يَتَكَلَّمُ يَوْمَئِذٍ إِلاَّ الرُّسُلُ، وَدَعْوَى الرُّسُلِ يَوْمَئِذٍ اللَّهُمَّ سَلِّمْ سَلِّمْ. وَفِي جَهَنَّمَ كَلاَلِيبُ مِثْلُ شَوْكِ السَّعْدَانِ، هَلْ رَأَيْتُمُ السَّعْدَانَ ". قَالُوا نَعَمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " فَإِنَّهَا مِثْلُ شَوْكِ السَّعْدَانِ، غَيْرَ أَنَّهُ لاَ يَعْلَمُ مَا قَدْرُ عِظَمِهَا إِلاَّ اللَّهُ، تَخْطَفُ النَّاسَ بِأَعْمَالِهِمْ، فَمِنْهُمُ الْمُوبَقُ بَقِيَ بِعَمَلِهِ، أَوِ الْمُوثَقُ بِعَمَلِهِ، وَمِنْهُمُ الْمُخَرْدَلُ أَوِ الْمُجَازَى أَوْ نَحْوُهُ، ثُمَّ يَتَجَلَّى حَتَّى إِذَا فَرَغَ اللَّهُ مِنَ الْقَضَاءِ بَيْنَ الْعِبَادِ وَأَرَادَ أَنْ يُخْرِجَ بِرَحْمَتِهِ مَنْ أَرَادَ مِنْ أَهْلِ النَّارِ أَمَرَ الْمَلاَئِكَةَ أَنْ يُخْرِجُوا مِنَ النَّارِ مَنْ كَانَ لاَ يُشْرِكُ بِاللَّهِ شَيْئًا، مِمَّنْ أَرَادَ اللَّهُ أَنْ يَرْحَمَهُ مِمَّنْ يَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، فَيَعْرِفُونَهُمْ فِي النَّارِ بِأَثَرِ السُّجُودِ، تَأْكُلُ النَّارُ ابْنَ آدَمَ إِلاَّ أَثَرَ السُّجُودِ، حَرَّمَ اللَّهُ عَلَى النَّارِ أَنْ تَأْكُلَ أَثَرَ السُّجُودِ، فَيَخْرُجُونَ مِنَ النَّارِ قَدِ امْتُحِشُوا، فَيُصَبُّ عَلَيْهِمْ مَاءُ الْحَيَاةِ فَيَنْبُتُونَ تَحْتَهُ كَمَا تَنْبُتُ الْحِبَّةُ فِي حَمِيلِ السَّيْلِ، ثُمَّ يَفْرُغُ اللَّهُ مِنَ الْقَضَاءِ بَيْنَ الْعِبَادِ، وَيَبْقَى رَجُلٌ مُقْبِلٌ بِوَجْهِهِ عَلَى النَّارِ هُوَ آخِرُ أَهْلِ النَّارِ دُخُولاً الْجَنَّةَ فَيَقُولُ أَىْ رَبِّ اصْرِفْ وَجْهِي عَنِ النَّارِ، فَإِنَّهُ قَدْ قَشَبَنِي رِيحُهَا وَأَحْرَقَنِي ذَكَاؤُهَا. فَيَدْعُو اللَّهَ بِمَا شَاءَ أَنْ يَدْعُوَهُ ثُمَّ يَقُولُ اللَّهُ هَلْ عَسَيْتَ إِنْ أُعْطِيتَ ذَلِكَ أَنْ تَسْأَلَنِي غَيْرَهُ. فَيَقُولُ لاَ وَعِزَّتِكَ لاَ أَسْأَلُكَ غَيْرَهُ، وَيُعْطِي رَبَّهُ مِنْ عُهُودٍ وَمَوَاثِيقَ مَا شَاءَ، فَيَصْرِفُ اللَّهُ وَجْهَهُ عَنِ النَّارِ، فَإِذَا أَقْبَلَ عَلَى الْجَنَّةِ وَرَآهَا سَكَتَ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَسْكُتَ ثُمَّ يَقُولُ أَىْ رَبِّ قَدِّمْنِي إِلَى باب الْجَنَّةِ. فَيَقُولُ اللَّهُ لَهُ أَلَسْتَ قَدْ أَعْطَيْتَ عُهُودَكَ وَمَوَاثِيقَكَ أَنْ لاَ تَسْأَلَنِي غَيْرَ الَّذِي أُعْطِيتَ أَبَدًا، وَيْلَكَ يَا ابْنَ آدَمَ مَا أَغْدَرَكَ. فَيَقُولُ أَىْ رَبِّ. وَيَدْعُو اللَّهَ حَتَّى يَقُولَ هَلْ عَسَيْتَ إِنْ أُعْطِيتَ ذَلِكَ أَنْ تَسْأَلَ غَيْرَهُ. فَيَقُولُ لاَ وَعِزَّتِكَ لاَ أَسْأَلُكَ غَيْرَهُ، وَيُعْطِي مَا شَاءَ مِنْ عُهُودٍ وَمَوَاثِيقَ، فَيُقَدِّمُهُ إِلَى باب الْجَنَّةِ، فَإِذَا قَامَ إِلَى باب الْجَنَّةِ انْفَهَقَتْ لَهُ الْجَنَّةُ فَرَأَى مَا فِيهَا مِنَ الْحَبْرَةِ وَالسُّرُورِ، فَيَسْكُتُ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَسْكُتَ ثُمَّ يَقُولُ أَىْ رَبِّ أَدْخِلْنِي الْجَنَّةَ. فَيَقُولُ اللَّهُ أَلَسْتَ قَدْ أَعْطَيْتَ عُهُودَكَ وَمَوَاثِيقَكَ أَنْ لاَ تَسْأَلَ غَيْرَ مَا أُعْطِيتَ ـ فَيَقُولُ ـ وَيْلَكَ يَا ابْنَ آدَمَ مَا أَغْدَرَكَ. فَيَقُولُ أَىْ رَبِّ لاَ أَكُونَنَّ أَشْقَى خَلْقِكَ فَلاَ يَزَالُ يَدْعُو حَتَّى يَضْحَكَ اللَّهُ مِنْهُ فَإِذَا ضَحِكَ مِنْهُ قَالَ لَهُ ادْخُلِ الْجَنَّةَ. فَإِذَا دَخَلَهَا قَالَ اللَّهُ لَهُ تَمَنَّهْ. فَسَأَلَ رَبَّهُ وَتَمَنَّى حَتَّى إِنَّ اللَّهَ لَيُذَكِّرُهُ يَقُولُ كَذَا وَكَذَا، حَتَّى انْقَطَعَتْ بِهِ الأَمَانِيُّ قَالَ اللَّهُ ذَلِكَ لَكَ وَمِثْلُهُ مَعَهُ ". قَالَ عَطَاءُ بْنُ يَزِيدَ وَأَبُو سَعِيدٍ الْخُدْرِيُّ مَعَ أَبِي هُرَيْرَةَ لاَ يَرُدُّ عَلَيْهِ مِنْ حَدِيثِهِ شَيْئًا حَتَّى إِذَا حَدَّثَ أَبُو هُرَيْرَةَ أَنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى قَالَ " ذَلِكَ لَكَ وَمِثْلُهُ مَعَهُ ". قَالَ أَبُو سَعِيدٍ الْخُدْرِيُّ " وَعَشَرَةُ أَمْثَالِهِ مَعَهُ ". يَا أَبَا هُرَيْرَةَ. قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ مَا حَفِظْتُ إِلاَّ قَوْلَهُ " ذَلِكَ لَكَ وَمِثْلُهُ مَعَهُ ". قَالَ أَبُو سَعِيدٍ الْخُدْرِيُّ أَشْهَدُ أَنِّي حَفِظْتُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَوْلَهُ " ذَلِكَ لَكَ وَعَشَرَةُ أَمْثَالِهِ ". قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ فَذَلِكَ الرَّجُلُ آخِرُ أَهْلِ الْجَنَّةِ دُخُولاً الْجَنَّةَ.
Rapporté par 'Ata' bin Yazid Al-Laithi, d’après Abu Huraira : Les gens ont demandé : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Verrons-nous notre Seigneur au Jour de la Résurrection ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Avez-vous du mal à voir la lune lors d’une nuit de pleine lune ? » Ils dirent : « Non, ô Messager d’Allah ﷺ. » Il dit : « Avez-vous du mal à voir le soleil quand il n’y a pas de nuages ? » Ils dirent : « Non, ô Messager d’Allah ﷺ. » Il dit : « Ainsi, vous Le verrez de la même façon. Allah rassemblera tous les gens au Jour de la Résurrection et dira : “Que celui qui adorait quelque chose (dans ce monde) le suive.” Ainsi, ceux qui adoraient le soleil suivront le soleil, ceux qui adoraient la lune suivront la lune, et ceux qui adoraient d’autres fausses divinités les suivront. Il ne restera que cette communauté avec ses gens de bien (ou ses hypocrites). (Le sous-narrateur, Ibrahim, a un doute.) Allah viendra à eux et dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils (le nieront et) diront : “Nous resterons ici jusqu’à ce que notre Seigneur vienne, car lorsque notre Seigneur viendra, nous Le reconnaîtrons.” Alors Allah viendra à eux sous une forme qu’ils connaissent et dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils diront : “Tu es notre Seigneur.” Ils Le suivront. Ensuite, un pont sera dressé au-dessus de l’Enfer (le Feu). Moi et mes fidèles serons les premiers à le traverser, et personne ne parlera ce jour-là sauf les Prophètes. Leur invocation ce jour-là sera : “Ô Allah, sauve ! Sauve !” Dans l’Enfer (ou sur le Pont), il y aura des crochets comme les épines de l’arbuste As-Sa'dan. Avez-vous vu As-Sa'dan ? » Ils répondirent : « Oui, ô Messager d’Allah ﷺ ! » Il dit : « Ces crochets ressemblent aux épines d’As-Sa'dan, mais seul Allah sait leur taille. Ils attraperont les gens selon leurs actes. Certains resteront en Enfer à cause de leurs mauvaises actions, certains seront attrapés ou déchirés par les crochets (et tomberont en Enfer), et certains seront punis puis soulagés. Quand Allah aura fini de juger les gens, Il fera sortir de l’Enfer qui Il voudra par Sa miséricorde. Il ordonnera alors aux anges de sortir du Feu tous ceux qui n’adoraient qu’Allah, parmi ceux à qui Allah veut faire miséricorde, et ceux qui ont attesté (dans ce monde) qu’il n’y a de dieu qu’Allah. Les anges les reconnaîtront dans le Feu grâce à la marque de prosternation (sur leur front), car le Feu consumera tout le corps humain sauf la marque laissée par la prosternation, qu’Allah a interdite au Feu de toucher. Ils sortiront du Feu complètement brûlés, puis l’eau de la vie sera versée sur eux et ils repousseront comme une graine dans la boue d’un torrent. Ensuite, Allah achèvera les jugements entre les gens, et il restera un homme face au Feu, le dernier des gens de l’Enfer à entrer au Paradis. Il dira : “Ô mon Seigneur ! Éloigne mon visage du Feu car son air m’a blessé et sa chaleur m’a brûlé.” Il invoquera Allah comme Allah voudra qu’il L’invoque, puis Allah lui dira : “Si Je t’accorde cela, demanderas-tu autre chose ?” Il répondra : “Non, par Ta puissance (et Ton honneur), je ne Te demanderai rien d’autre.” Il donnera à son Seigneur toutes les promesses et engagements qu’Allah exigera. Alors Allah détournera son visage de l’Enfer. Quand il fera face au Paradis et le verra, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis il dira : “Ô mon Seigneur ! Approche-moi de la porte du Paradis.” Allah lui dira : “N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus que ce que tu as reçu ? Malheur à toi, fils d’Adam ! Comme tu es perfide !” Il dira : “Ô mon Seigneur,” et continuera d’invoquer Allah jusqu’à ce qu’Il lui dise : “Si Je t’accorde ce que tu demandes, demanderas-tu autre chose ?” Il répondra : “Non, par Ta puissance (et Ton honneur), je ne demanderai rien d’autre.” Il donnera alors des engagements à Allah, puis Allah l’approchera de la porte du Paradis. Quand il sera devant la porte, le Paradis s’ouvrira devant lui et il en verra la beauté et les plaisirs, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis il dira : “Ô mon Seigneur ! Fais-moi entrer au Paradis.” Allah lui dira : “N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus que ce que tu as reçu ? Malheur à toi, fils d’Adam ! Comme tu es perfide !” L’homme dira : “Ô mon Seigneur ! Ne fais pas de moi la créature la plus malheureuse !” Il continuera d’invoquer Allah jusqu’à ce qu’Allah rie de ses paroles, et quand Allah rira de lui, Il lui dira : “Entre au Paradis.” Quand il y entrera, Allah lui dira : “Souhaite ce que tu veux.” Alors il demandera à son Seigneur et exprimera de nombreux souhaits, car Allah lui rappellera Lui-même de demander certaines choses en disant : “Souhaite ceci ou cela.” Quand il n’aura plus rien à souhaiter, Allah lui dira : “C’est pour toi, et autant encore.” ‘Ata’ bin Yazid ajouta : Abu Sa’id Al-Khudri, qui était présent avec Abu Huraira, ne contesta rien de ce qu’il avait dit, mais quand Abu Huraira rapporta qu’Allah avait dit : “C’est pour toi et autant encore”, Abu Sa’id Al-Khudri dit : “Et dix fois plus, ô Abu Huraira !” Abu Huraira dit : “Je ne me souviens que de sa parole : ‘C’est pour toi et autant encore.’” Abu Sa’id Al-Khudri dit alors : “Je témoigne que je me souviens que le Prophète ﷺ a dit : ‘C’est pour toi, et dix fois plus.’” Abu Huraira ajouta : “Cet homme sera la dernière personne du Paradis à y entrer.”
Sahih Al-Boukhari : 110
Ata' bin Yazid al-Laithi (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَزِيدَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ النَّاسَ، قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلْ نَرَى رَبَّنَا يَوْمَ الْقِيَامَةِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَلْ تُضَارُّونَ فِي الْقَمَرِ لَيْلَةَ الْبَدْرِ ". قَالُوا لاَ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " فَهَلْ تُضَارُّونَ فِي الشَّمْسِ لَيْسَ دُونَهَا سَحَابٌ ". قَالُوا لاَ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " فَإِنَّكُمْ تَرَوْنَهُ كَذَلِكَ، يَجْمَعُ اللَّهُ النَّاسَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ فَيَقُولُ مَنْ كَانَ يَعْبُدُ شَيْئًا فَلْيَتَّبِعْهُ. فَيَتْبَعُ مَنْ كَانَ يَعْبُدُ الشَّمْسَ الشَّمْسَ، وَيَتْبَعُ مَنْ كَانَ يَعْبُدُ الْقَمَرَ الْقَمَرَ، وَيَتْبَعُ مَنْ كَانَ يَعْبُدُ الطَّوَاغِيتَ الطَّوَاغِيتَ، وَتَبْقَى هَذِهِ الأُمَّةُ فِيهَا شَافِعُوهَا ـ أَوْ مُنَافِقُوهَا شَكَّ إِبْرَاهِيمُ ـ فَيَأْتِيهِمُ اللَّهُ فَيَقُولُ أَنَا رَبُّكُمْ. فَيَقُولُونَ هَذَا مَكَانُنَا حَتَّى يَأْتِيَنَا رَبُّنَا فَإِذَا جَاءَنَا رَبُّنَا عَرَفْنَاهُ فَيَأْتِيهِمُ اللَّهُ فِي صُورَتِهِ الَّتِي يَعْرِفُونَ فَيَقُولُ أَنَا رَبُّكُمْ. فَيَقُولُونَ أَنْتَ رَبُّنَا. فَيَتْبَعُونَهُ وَيُضْرَبُ الصِّرَاطُ بَيْنَ ظَهْرَىْ جَهَنَّمَ، فَأَكُونُ أَنَا وَأُمَّتِي أَوَّلَ مَنْ يُجِيزُهَا، وَلاَ يَتَكَلَّمُ يَوْمَئِذٍ إِلاَّ الرُّسُلُ، وَدَعْوَى الرُّسُلِ يَوْمَئِذٍ اللَّهُمَّ سَلِّمْ سَلِّمْ. وَفِي جَهَنَّمَ كَلاَلِيبُ مِثْلُ شَوْكِ السَّعْدَانِ، هَلْ رَأَيْتُمُ السَّعْدَانَ ". قَالُوا نَعَمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " فَإِنَّهَا مِثْلُ شَوْكِ السَّعْدَانِ، غَيْرَ أَنَّهُ لاَ يَعْلَمُ مَا قَدْرُ عِظَمِهَا إِلاَّ اللَّهُ، تَخْطَفُ النَّاسَ بِأَعْمَالِهِمْ، فَمِنْهُمُ الْمُوبَقُ بَقِيَ بِعَمَلِهِ، أَوِ الْمُوثَقُ بِعَمَلِهِ، وَمِنْهُمُ الْمُخَرْدَلُ أَوِ الْمُجَازَى أَوْ نَحْوُهُ، ثُمَّ يَتَجَلَّى حَتَّى إِذَا فَرَغَ اللَّهُ مِنَ الْقَضَاءِ بَيْنَ الْعِبَادِ وَأَرَادَ أَنْ يُخْرِجَ بِرَحْمَتِهِ مَنْ أَرَادَ مِنْ أَهْلِ النَّارِ أَمَرَ الْمَلاَئِكَةَ أَنْ يُخْرِجُوا مِنَ النَّارِ مَنْ كَانَ لاَ يُشْرِكُ بِاللَّهِ شَيْئًا، مِمَّنْ أَرَادَ اللَّهُ أَنْ يَرْحَمَهُ مِمَّنْ يَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، فَيَعْرِفُونَهُمْ فِي النَّارِ بِأَثَرِ السُّجُودِ، تَأْكُلُ النَّارُ ابْنَ آدَمَ إِلاَّ أَثَرَ السُّجُودِ، حَرَّمَ اللَّهُ عَلَى النَّارِ أَنْ تَأْكُلَ أَثَرَ السُّجُودِ، فَيَخْرُجُونَ مِنَ النَّارِ قَدِ امْتُحِشُوا، فَيُصَبُّ عَلَيْهِمْ مَاءُ الْحَيَاةِ فَيَنْبُتُونَ تَحْتَهُ كَمَا تَنْبُتُ الْحِبَّةُ فِي حَمِيلِ السَّيْلِ، ثُمَّ يَفْرُغُ اللَّهُ مِنَ الْقَضَاءِ بَيْنَ الْعِبَادِ، وَيَبْقَى رَجُلٌ مُقْبِلٌ بِوَجْهِهِ عَلَى النَّارِ هُوَ آخِرُ أَهْلِ النَّارِ دُخُولاً الْجَنَّةَ فَيَقُولُ أَىْ رَبِّ اصْرِفْ وَجْهِي عَنِ النَّارِ، فَإِنَّهُ قَدْ قَشَبَنِي رِيحُهَا وَأَحْرَقَنِي ذَكَاؤُهَا. فَيَدْعُو اللَّهَ بِمَا شَاءَ أَنْ يَدْعُوَهُ ثُمَّ يَقُولُ اللَّهُ هَلْ عَسَيْتَ إِنْ أُعْطِيتَ ذَلِكَ أَنْ تَسْأَلَنِي غَيْرَهُ. فَيَقُولُ لاَ وَعِزَّتِكَ لاَ أَسْأَلُكَ غَيْرَهُ، وَيُعْطِي رَبَّهُ مِنْ عُهُودٍ وَمَوَاثِيقَ مَا شَاءَ، فَيَصْرِفُ اللَّهُ وَجْهَهُ عَنِ النَّارِ، فَإِذَا أَقْبَلَ عَلَى الْجَنَّةِ وَرَآهَا سَكَتَ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَسْكُتَ ثُمَّ يَقُولُ أَىْ رَبِّ قَدِّمْنِي إِلَى باب الْجَنَّةِ. فَيَقُولُ اللَّهُ لَهُ أَلَسْتَ قَدْ أَعْطَيْتَ عُهُودَكَ وَمَوَاثِيقَكَ أَنْ لاَ تَسْأَلَنِي غَيْرَ الَّذِي أُعْطِيتَ أَبَدًا، وَيْلَكَ يَا ابْنَ آدَمَ مَا أَغْدَرَكَ. فَيَقُولُ أَىْ رَبِّ. وَيَدْعُو اللَّهَ حَتَّى يَقُولَ هَلْ عَسَيْتَ إِنْ أُعْطِيتَ ذَلِكَ أَنْ تَسْأَلَ غَيْرَهُ. فَيَقُولُ لاَ وَعِزَّتِكَ لاَ أَسْأَلُكَ غَيْرَهُ، وَيُعْطِي مَا شَاءَ مِنْ عُهُودٍ وَمَوَاثِيقَ، فَيُقَدِّمُهُ إِلَى باب الْجَنَّةِ، فَإِذَا قَامَ إِلَى باب الْجَنَّةِ انْفَهَقَتْ لَهُ الْجَنَّةُ فَرَأَى مَا فِيهَا مِنَ الْحَبْرَةِ وَالسُّرُورِ، فَيَسْكُتُ مَا شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَسْكُتَ ثُمَّ يَقُولُ أَىْ رَبِّ أَدْخِلْنِي الْجَنَّةَ. فَيَقُولُ اللَّهُ أَلَسْتَ قَدْ أَعْطَيْتَ عُهُودَكَ وَمَوَاثِيقَكَ أَنْ لاَ تَسْأَلَ غَيْرَ مَا أُعْطِيتَ ـ فَيَقُولُ ـ وَيْلَكَ يَا ابْنَ آدَمَ مَا أَغْدَرَكَ. فَيَقُولُ أَىْ رَبِّ لاَ أَكُونَنَّ أَشْقَى خَلْقِكَ فَلاَ يَزَالُ يَدْعُو حَتَّى يَضْحَكَ اللَّهُ مِنْهُ فَإِذَا ضَحِكَ مِنْهُ قَالَ لَهُ ادْخُلِ الْجَنَّةَ. فَإِذَا دَخَلَهَا قَالَ اللَّهُ لَهُ تَمَنَّهْ. فَسَأَلَ رَبَّهُ وَتَمَنَّى حَتَّى إِنَّ اللَّهَ لَيُذَكِّرُهُ يَقُولُ كَذَا وَكَذَا، حَتَّى انْقَطَعَتْ بِهِ الأَمَانِيُّ قَالَ اللَّهُ ذَلِكَ لَكَ وَمِثْلُهُ مَعَهُ ". قَالَ عَطَاءُ بْنُ يَزِيدَ وَأَبُو سَعِيدٍ الْخُدْرِيُّ مَعَ أَبِي هُرَيْرَةَ لاَ يَرُدُّ عَلَيْهِ مِنْ حَدِيثِهِ شَيْئًا حَتَّى إِذَا حَدَّثَ أَبُو هُرَيْرَةَ أَنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى قَالَ " ذَلِكَ لَكَ وَمِثْلُهُ مَعَهُ ". قَالَ أَبُو سَعِيدٍ الْخُدْرِيُّ " وَعَشَرَةُ أَمْثَالِهِ مَعَهُ ". يَا أَبَا هُرَيْرَةَ. قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ مَا حَفِظْتُ إِلاَّ قَوْلَهُ " ذَلِكَ لَكَ وَمِثْلُهُ مَعَهُ ". قَالَ أَبُو سَعِيدٍ الْخُدْرِيُّ أَشْهَدُ أَنِّي حَفِظْتُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَوْلَهُ " ذَلِكَ لَكَ وَعَشَرَةُ أَمْثَالِهِ ". قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ فَذَلِكَ الرَّجُلُ آخِرُ أَهْلِ الْجَنَّةِ دُخُولاً الْجَنَّةَ.
Rapporté par 'Ata' bin Yazid Al-Laithi, d’après Abu Huraira : Les gens ont demandé : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Verrons-nous notre Seigneur au Jour de la Résurrection ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Avez-vous du mal à voir la lune lors d’une nuit de pleine lune ? » Ils dirent : « Non, ô Messager d’Allah ﷺ. » Il dit : « Avez-vous du mal à voir le soleil quand il n’y a pas de nuages ? » Ils dirent : « Non, ô Messager d’Allah ﷺ. » Il dit : « Ainsi, vous Le verrez de la même façon. Allah rassemblera tous les gens au Jour de la Résurrection et dira : “Que celui qui adorait quelque chose (dans ce monde) le suive.” Ainsi, ceux qui adoraient le soleil suivront le soleil, ceux qui adoraient la lune suivront la lune, et ceux qui adoraient d’autres fausses divinités les suivront. Il ne restera que cette communauté avec ses gens de bien (ou ses hypocrites). (Le sous-narrateur, Ibrahim, a un doute.) Allah viendra à eux et dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils (le nieront et) diront : “Nous resterons ici jusqu’à ce que notre Seigneur vienne, car lorsque notre Seigneur viendra, nous Le reconnaîtrons.” Alors Allah viendra à eux sous une forme qu’ils connaissent et dira : “Je suis votre Seigneur.” Ils diront : “Tu es notre Seigneur.” Ils Le suivront. Ensuite, un pont sera dressé au-dessus de l’Enfer (le Feu). Moi et mes fidèles serons les premiers à le traverser, et personne ne parlera ce jour-là sauf les Prophètes. Leur invocation ce jour-là sera : “Ô Allah, sauve ! Sauve !” Dans l’Enfer (ou sur le Pont), il y aura des crochets comme les épines de l’arbuste As-Sa'dan. Avez-vous vu As-Sa'dan ? » Ils répondirent : « Oui, ô Messager d’Allah ﷺ ! » Il dit : « Ces crochets ressemblent aux épines d’As-Sa'dan, mais seul Allah sait leur taille. Ils attraperont les gens selon leurs actes. Certains resteront en Enfer à cause de leurs mauvaises actions, certains seront attrapés ou déchirés par les crochets (et tomberont en Enfer), et certains seront punis puis soulagés. Quand Allah aura fini de juger les gens, Il fera sortir de l’Enfer qui Il voudra par Sa miséricorde. Il ordonnera alors aux anges de sortir du Feu tous ceux qui n’adoraient qu’Allah, parmi ceux à qui Allah veut faire miséricorde, et ceux qui ont attesté (dans ce monde) qu’il n’y a de dieu qu’Allah. Les anges les reconnaîtront dans le Feu grâce à la marque de prosternation (sur leur front), car le Feu consumera tout le corps humain sauf la marque laissée par la prosternation, qu’Allah a interdite au Feu de toucher. Ils sortiront du Feu complètement brûlés, puis l’eau de la vie sera versée sur eux et ils repousseront comme une graine dans la boue d’un torrent. Ensuite, Allah achèvera les jugements entre les gens, et il restera un homme face au Feu, le dernier des gens de l’Enfer à entrer au Paradis. Il dira : “Ô mon Seigneur ! Éloigne mon visage du Feu car son air m’a blessé et sa chaleur m’a brûlé.” Il invoquera Allah comme Allah voudra qu’il L’invoque, puis Allah lui dira : “Si Je t’accorde cela, demanderas-tu autre chose ?” Il répondra : “Non, par Ta puissance (et Ton honneur), je ne Te demanderai rien d’autre.” Il donnera à son Seigneur toutes les promesses et engagements qu’Allah exigera. Alors Allah détournera son visage de l’Enfer. Quand il fera face au Paradis et le verra, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis il dira : “Ô mon Seigneur ! Approche-moi de la porte du Paradis.” Allah lui dira : “N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus que ce que tu as reçu ? Malheur à toi, fils d’Adam ! Comme tu es perfide !” Il dira : “Ô mon Seigneur,” et continuera d’invoquer Allah jusqu’à ce qu’Il lui dise : “Si Je t’accorde ce que tu demandes, demanderas-tu autre chose ?” Il répondra : “Non, par Ta puissance (et Ton honneur), je ne demanderai rien d’autre.” Il donnera alors des engagements à Allah, puis Allah l’approchera de la porte du Paradis. Quand il sera devant la porte, le Paradis s’ouvrira devant lui et il en verra la beauté et les plaisirs, il restera silencieux aussi longtemps qu’Allah le voudra, puis il dira : “Ô mon Seigneur ! Fais-moi entrer au Paradis.” Allah lui dira : “N’as-tu pas promis de ne rien demander de plus que ce que tu as reçu ? Malheur à toi, fils d’Adam ! Comme tu es perfide !” L’homme dira : “Ô mon Seigneur ! Ne fais pas de moi la créature la plus malheureuse !” Il continuera d’invoquer Allah jusqu’à ce qu’Allah rie de ses paroles, et quand Allah rira de lui, Il lui dira : “Entre au Paradis.” Quand il y entrera, Allah lui dira : “Souhaite ce que tu veux.” Alors il demandera à son Seigneur et exprimera de nombreux souhaits, car Allah lui rappellera Lui-même de demander certaines choses en disant : “Souhaite ceci ou cela.” Quand il n’aura plus rien à souhaiter, Allah lui dira : “C’est pour toi, et autant encore.” ‘Ata’ bin Yazid ajouta : Abu Sa’id Al-Khudri, qui était présent avec Abu Huraira, ne contesta rien de ce qu’il avait dit, mais quand Abu Huraira rapporta qu’Allah avait dit : “C’est pour toi et autant encore”, Abu Sa’id Al-Khudri dit : “Et dix fois plus, ô Abu Huraira !” Abu Huraira dit : “Je ne me souviens que de sa parole : ‘C’est pour toi et autant encore.’” Abu Sa’id Al-Khudri dit alors : “Je témoigne que je me souviens que le Prophète ﷺ a dit : ‘C’est pour toi, et dix fois plus.’” Abu Huraira ajouta : “Cet homme sera la dernière personne du Paradis à y entrer.”
Sahih Al-Boukhari : 111
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ، حَدَّثَنَا أَبِي، عَنْ صَالِحِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" اخْتَصَمَتِ الْجَنَّةُ وَالنَّارُ إِلَى رَبِّهِمَا فَقَالَتِ الْجَنَّةُ يَا رَبِّ مَا لَهَا لاَ يَدْخُلُهَا إِلاَّ ضُعَفَاءُ النَّاسِ وَسَقَطُهُمْ. وَقَالَتِ النَّارُ ـ يَعْنِي ـ أُوثِرْتُ بِالْمُتَكَبِّرِينَ. فَقَالَ اللَّهُ تَعَالَى لِلْجَنَّةِ أَنْتِ رَحْمَتِي. وَقَالَ لِلنَّارِ أَنْتِ عَذَابِي أُصِيبُ بِكِ مَنْ أَشَاءُ، وَلِكُلِّ وَاحِدَةٍ مِنْكُمَا مِلْؤُهَا ـ قَالَ ـ فَأَمَّا الْجَنَّةُ فَإِنَّ اللَّهَ لاَ يَظْلِمُ مِنْ خَلْقِهِ أَحَدًا، وَإِنَّهُ يُنْشِئُ لِلنَّارِ مَنْ يَشَاءُ فَيُلْقَوْنَ فِيهَا فَتَقُولُ هَلْ مِنْ مَزِيدٍ. ثَلاَثًا، حَتَّى يَضَعَ فِيهَا قَدَمَهُ فَتَمْتَلِئُ وَيُرَدُّ بَعْضُهَا إِلَى بَعْضٍ وَتَقُولُ قَطْ قَطْ قَطْ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le Paradis et l’Enfer se sont disputés devant leur Seigneur. Le Paradis a dit : “Ô Seigneur ! Pourquoi n’entrent chez moi que les pauvres et les humbles ?” L’Enfer a dit : “J’ai été favorisé par les orgueilleux.” Alors Allah a dit au Paradis : “Tu es Ma miséricorde,” et Il a dit à l’Enfer : “Tu es Mon châtiment que J’inflige à qui Je veux, et Je vous remplirai tous les deux.” » Le Prophète ajouta : « Quant au Paradis, il sera rempli de bonnes personnes, car Allah ne lèse aucune de Ses créatures, et Il crée pour l’Enfer qui Il veut, et ils y seront jetés, et il dira trois fois : “Y en a-t-il encore ?” jusqu’à ce qu’Allah pose Son pied dessus, alors il sera plein, ses côtés se rapprocheront et il dira : “Assez ! Assez ! Assez !” »
Sahih Al-Boukhari : 112
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا حَفْصُ بْنُ عُمَرَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" لَيُصِيبَنَّ أَقْوَامًا سَفْعٌ مِنَ النَّارِ بِذُنُوبٍ أَصَابُوهَا عُقُوبَةً، ثُمَّ يُدْخِلُهُمُ اللَّهُ الْجَنَّةَ بِفَضْلِ رَحْمَتِهِ يُقَالُ لَهُمُ الْجَهَنَّمِيُّونَ ". وَقَالَ هَمَّامٌ حَدَّثَنَا قَتَادَةٌ حَدَّثَنَا أَنَسٌ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Certaines personnes seront brûlées par l’Enfer en punition de leurs péchés, puis Allah les fera entrer au Paradis grâce à Sa miséricorde. On les appellera “Al-Jahannamiyyin” (les gens de l’Enfer). »
Sahih Al-Boukhari : 113
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" لَمَّا قَضَى اللَّهُ الْخَلْقَ كَتَبَ عِنْدَهُ فَوْقَ عَرْشِهِ، إِنَّ رَحْمَتِي سَبَقَتْ غَضَبِي ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Quand Allah a créé les créatures, Il a écrit auprès de Lui sur Son Trône : “Ma miséricorde l’emporte sur Ma colère.” »
Sahih Al-Boukhari : 114
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامٍ، سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" لاَ يَقُلْ أَحَدُكُمُ اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي إِنْ شِئْتَ، ارْحَمْنِي إِنْ شِئْتَ، ارْزُقْنِي إِنْ شِئْتَ، وَلْيَعْزِمْ مَسْأَلَتَهُ، إِنَّهُ يَفْعَلُ مَا يَشَاءُ، لاَ مُكْرِهَ لَهُ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Aucun de vous ne doit dire : ‘Ô Allah ! Pardonne-moi si Tu veux’, ou ‘Accorde-moi Ta miséricorde si Tu veux’, ou ‘Donne-moi de quoi vivre si Tu veux’, mais il doit être ferme dans sa demande, car Allah fait ce qu’Il veut et personne ne peut Le forcer à faire quoi que ce soit. »
Sahih Al-Boukhari : 115
Abou Saïd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي الأَسْوَدِ، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، سَمِعْتُ أَبِي، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ عُقْبَةَ بْنِ عَبْدِ الْغَافِرِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " أَنَّهُ ذَكَرَ رَجُلاً فِيمَنْ سَلَفَ ـ أَوْ فِيمَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ قَالَ كَلِمَةً يَعْنِي ـ أَعْطَاهُ اللَّهُ مَالاً وَوَلَدًا ـ فَلَمَّا حَضَرَتِ الْوَفَاةُ قَالَ لِبَنِيهِ أَىَّ أَبٍ كُنْتُ لَكُمْ قَالُوا خَيْرَ أَبٍ. قَالَ فَإِنَّهُ لَمْ يَبْتَئِرْ ـ أَوْ لَمْ يَبْتَئِزْ ـ عِنْدَ اللَّهِ خَيْرًا، وَإِنْ يَقْدِرِ اللَّهُ عَلَيْهِ يُعَذِّبْهُ، فَانْظُرُوا إِذَا مُتُّ فَأَحْرِقُونِي حَتَّى إِذَا صِرْتُ فَحْمًا فَاسْحَقُونِي ـ أَوْ قَالَ فَاسْحَكُونِي ـ فَإِذَا كَانَ يَوْمُ رِيحٍ عَاصِفٍ فَأَذْرُونِي فِيهَا " فَقَالَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فَأَخَذَ مَوَاثِيقَهُمْ عَلَى ذَلِكَ وَرَبِّي، فَفَعَلُوا ثُمَّ أَذْرَوْهُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ، فَقَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ كُنْ. فَإِذَا هُوَ رَجُلٌ قَائِمٌ. قَالَ اللَّهُ أَىْ عَبْدِي مَا حَمَلَكَ عَلَى أَنْ فَعَلْتَ مَا فَعَلْتَ قَالَ مَخَافَتُكَ أَوْ فَرَقٌ مِنْكَ قَالَ فَمَا تَلاَفَاهُ أَنْ رَحِمَهُ عِنْدَهَا ـ وَقَالَ مَرَّةً أُخْرَى فَمَا تَلاَفَاهُ غَيْرُهَا ـ ". فَحَدَّثْتُ بِهِ أَبَا عُثْمَانَ فَقَالَ سَمِعْتُ هَذَا مِنْ سَلْمَانَ غَيْرَ أَنَّهُ زَادَ فِيهِ أَذْرُونِي فِي الْبَحْرِ. أَوْ كَمَا حَدَّثَ.
حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، وَقَالَ، لَمْ يَبْتَئِرْ. وَقَالَ خَلِيفَةُ حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، وَقَالَ، لَمْ يَبْتَئِزْ. فَسَّرَهُ قَتَادَةُ لَمْ يَدَّخِرْ.
Rapporté par Abu Sa`id : Le Prophète (ﷺ) a parlé d’un homme parmi les gens du passé ou parmi ceux qui vous ont précédés. Le Prophète (ﷺ) a dit une phrase qui signifie : Allah lui avait donné des richesses et des enfants. Quand il fut sur le point de mourir, il dit à ses fils : « Quel genre de père ai-je été pour vous ? » Ils répondirent : « Tu as été un bon père. » Il leur dit qu’il n’avait rien présenté de bon devant Allah, et que si Allah le saisissait, Il le punirait. Il ajouta : « Regardez ! Quand je mourrai, brûlez-moi, puis quand je serai réduit en charbon, écrasez-moi, et quand viendra un jour de vent, dispersez mes cendres dans le vent. » Le Prophète (ﷺ) ajouta : « Par Allah, il fit promettre fermement à ses enfants de le faire, et ils le firent. (Ils le brûlèrent après sa mort) et dispersèrent ses cendres un jour de vent. Puis Allah ordonna à ses cendres : “Sois !” et voilà qu’il redevint un homme debout ! Allah dit : “Ô Mon serviteur ! Qu’est-ce qui t’a poussé à faire cela ?” Il répondit : “Par crainte de Toi.” Rien ne le sauva alors si ce n’est la Miséricorde d’Allah (et Allah lui pardonna). »
Sahih Al-Boukhari : 116
Abou Hourayra (RA)
Sahih
وَقَالَ لِي خَلِيفَةُ بْنُ خَيَّاطٍ حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، سَمِعْتُ أَبِي، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَبِي رَافِعٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" لَمَّا قَضَى اللَّهُ الْخَلْقَ كَتَبَ كِتَابًا عِنْدَهُ غَلَبَتْ ـ أَوْ قَالَ سَبَقَتْ ـ رَحْمَتِي غَضَبِي. فَهْوَ عِنْدَهُ فَوْقَ الْعَرْشِ ".
Rapporté par Abu Huraira : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Avant qu’Allah ne crée les créatures, Il a écrit dans un Livre : Ma miséricorde l’emporte sur Ma colère. » Et ce Livre est posé auprès de Lui au-dessus du Trône
Sahih Al-Boukhari : 117
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي غَالِبٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، سَمِعْتُ أَبِي يَقُولُ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، أَنَّ أَبَا رَافِعٍ، حَدَّثَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" إِنَّ اللَّهَ كَتَبَ كِتَابًا قَبْلَ أَنْ يَخْلُقَ الْخَلْقَ إِنَّ رَحْمَتِي سَبَقَتْ غَضَبِي. فَهْوَ مَكْتُوبٌ عِنْدَهُ فَوْقَ الْعَرْشِ ".
Rapporté par Abu Hurairah (ra) : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Avant qu’Allah ne crée les créatures, Il a écrit dans un Livre : “Ma miséricorde l’emporte sur Ma colère.” Et cela est écrit auprès de Lui au-dessus du Trône. »
Sahih Mouslim : 118
Sahih
اعلموا! وفقكم الله. من استطاع التمييز بين الأحاديث الصحيحة والضعيفة، وعرف الرواة الموثوقين والمتهمين (أي الذين اتُهموا بالكذب وغيره)، وجب عليه ألا يروي إلا الحديث الصحيح الأصل، الذي لم يُفصح عن خطئه، وأن يتجنب روايات المتهمين أو المتشددين من أهل البدع. ودليل ذلك قول الله تعالى: "يا أيها الذين آمنوا إن جاءكم فاسق بالخبر فتحققوا منه أن تضلوا قوماً بجهالة فتندموا غداً على ما كنتم تعملون". وقال الله تعالى: "واستشهدوا على رجلين أو رجل وامرأتين من اختياركم" (أي الذين عُرفوا بالصدق والخير)، وقال: "دعا الله تعالى إلى شهداء صالحين". يتضح من هذه الآيات أن قول المعتدي غير موثوق، وكذلك يتضح من الحديث الشريف أنه لا يجوز رواية حديث باطل (يحتمل أن يكون باطلاً)، كما هو واضح من القرآن، وهذا الحديث هو نفسه الحديث المشهور المروي عن رسول الله صلى الله عليه وسلم أنه قال: «من روى عني حديثًا وظن أنه باطل فهو كاذب». روى الإمام مسلم رحمه الله بسنده عن سيدنا سمرة بن جندب رضي الله عنه وسيدنا مغيرة بن شعبة رضي الله عنهما أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قال: (أي نفس الحديث المذكور أعلاه: من روى عني حديثًا وظن أنه باطل فهو كاذب).
Rapporté par Ali رضي الله عنه alors qu'il donnait un sermon : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Ne dites pas de mensonges à mon sujet ; en effet, celui qui ment à mon sujet ira en Enfer.” »
Sahih Mouslim : 119
Sahih
روى جرير بن عبد الحميد (رحمه الله): "لقيت جابر بن يزيد الجوفي ولم آخذ منه أي حديث؛ كان يؤمن بالعودة [العودة، وهو اعتقاد الرافضة بشأن عودة علي]".
Rapporté par Jarīr bin Abd al-Hamīd رحمه الله : « J’ai rencontré Jābir bin Yazīd al-Ju’fī et je n’ai pas pris de hadiths de lui ; il croyait au retour [ar-Raj’ah, une croyance des Rāfiḍa concernant le retour de Ali]. »
Sahih Mouslim : 120
It Is
Sahih
حَدَّثَنِي هَارُونُ بْنُ سَعِيدٍ الأَيْلِيُّ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَمْرٌو، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ رَبِيعَةَ، عَنْ عِرَاكِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ، يَقُولُ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" لاَ تَرْغَبُوا عَنْ آبَائِكُمْ فَمَنْ رَغِبَ عَنْ أَبِيهِ فَهُوَ كُفْرٌ " .
Rapporté par Muhammad bin Rāfi’ et Hajjāj bin ash-Shā’ir : Ils ont dit : « Abd ur-Razzāq nous a rapporté, Ma’mar a dit : ‘Je n’ai jamais vu Ayyūb parler en mal de qui que ce soit, sauf d’Abd al-Karīm – c’est-à-dire Abū Umayyah.’ Il l’a donc mentionné et a dit, qu’Allah lui fasse miséricorde : ‘Il n’est pas digne de confiance – il m’a demandé au sujet d’un hadith d’Ikrimah puis il a dit “J’ai entendu d’Ikrimah” [en rapportant le hadith].’ »