Hadiths sur le thème « Miséricorde »
942 hadiths authentiques trouvés
Sahih Mouslim : 141
Sahih
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، أَخْبَرَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَبْدِ الْمَلِكِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي حُمَيْدٍ، - أَوْ عَنْ أَبِي أُسَيْدٍ، - قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِذَا دَخَلَ أَحَدُكُمُ الْمَسْجِدَ فَلْيَقُلِ اللَّهُمَّ افْتَحْ لِي أَبْوَابَ رَحْمَتِكَ . وَإِذَا خَرَجَ فَلْيَقُلِ اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ مِنْ فَضْلِكَ " . قَالَ مُسْلِمٌ سَمِعْتُ يَحْيَى بْنَ يَحْيَى يَقُولُ كَتَبْتُ هَذَا الْحَدِيثَ مِنْ كِتَابِ سُلَيْمَانَ بْنِ بِلاَلٍ . قَالَ بَلَغَنِي أَنَّ يَحْيَى الْحِمَّانِيَّ يَقُولُ وَأَبِي أُسَيْدٍ .
Rapporté par Abu Usaid : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand l’un d’entre vous entre dans la mosquée, qu’il dise : “Ô Allah ! ouvre-moi les portes de Ta miséricorde.” Et quand il en sort, qu’il dise : “Ô Allah ! je Te demande Ta grâce.” » (Imam Muslim a dit : J’ai entendu Yahya dire : J’ai copié ce hadith de la compilation de Sulaiman b. Bilal)
Sahih Mouslim : 142
It Is
Sahih
وَحَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ السَّعْدِيُّ، وَعَمْرٌو النَّاقِدُ، وَزُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، - وَاللَّفْظُ لِعَلِيٍّ وَزُهَيْرٍ - قَالَ عَلِيٌّ أَخْبَرَنَا وَقَالَ الآخَرَانِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ سَمِعَ عَمْرٌو، جَابِرًا يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" الْحَرْبُ خَدْعَةٌ " .
Rapporté par Sa’d b. Hisham b. ‘Amir : Il décida de participer à une expédition pour la cause d’Allah, alors il vint à Médine, voulant vendre ses biens pour acheter des armes et des chevaux afin de combattre les Romains jusqu’à la fin de sa vie. À Médine, les habitants le dissuadèrent, lui racontant qu’un groupe de six hommes avait voulu faire de même du vivant du Messager d’Allah ﷺ, mais il leur avait interdit, disant : « N’avez-vous pas un exemple en moi ? » Après cela, Sa’d retourna auprès de son épouse, bien qu’il l’ait divorcée, et fit témoigner des gens de leur réconciliation. Il alla ensuite voir Ibn ‘Abbas et l’interrogea sur le Witr du Messager d’Allah ﷺ. Ibn ‘Abbas lui dit : « Veux-tu que je t’indique la personne qui connaît le mieux le Witr du Messager d’Allah ﷺ ? » Il demanda : « Qui est-ce ? » Ibn ‘Abbas répondit : « C’est Aïsha. Va la voir, interroge-la, puis viens me rapporter sa réponse. » Je suis donc allé voir Hakim b. Aflah pour qu’il m’accompagne chez elle. Il refusa d’abord, car il lui avait conseillé de ne pas parler du conflit entre deux groupes, mais elle n’avait pas suivi son conseil. Je l’ai supplié par serment, alors nous sommes allés chez Aïsha et avons demandé la permission d’entrer. Elle nous a laissés entrer. Elle reconnut Hakim et demanda : « Qui est avec toi ? » Il répondit : « C’est Sa’d b. Hisham. » Elle demanda : « Quel Hisham ? » Il répondit : « Hisham b. ‘Amir. » Elle invoqua la miséricorde d’Allah pour ‘Amir et parla en bien de lui (Qatada dit qu’il est mort martyr à Uhud). J’ai dit : « Mère des croyants, parle-moi du caractère du Messager d’Allah ﷺ. » Elle répondit : « Ne lis-tu pas le Coran ? » J’ai dit : « Si. » Elle dit alors : « Le caractère du Messager d’Allah ﷺ était le Coran. » J’ai eu envie de partir sans rien demander de plus, mais j’ai changé d’avis et j’ai dit : « Raconte-moi la prière de nuit du Messager d’Allah ﷺ. » Elle répondit : « N’as-tu pas récité : “Ô toi, l’enveloppé” ? » J’ai dit : « Si. » Elle expliqua qu’Allah a rendu la prière de nuit obligatoire au début de cette sourate. Le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons l’ont accomplie pendant un an. Allah a retenu la fin de cette sourate au ciel pendant douze mois, puis Il a révélé les derniers versets qui ont allégé cette obligation : la prière de nuit est devenue surérogatoire après avoir été obligatoire. J’ai dit : « Mère des croyants, parle-moi du Witr du Messager d’Allah ﷺ. » Elle répondit : « Je lui préparais son siwak et l’eau pour ses ablutions, puis Allah le réveillait la nuit autant qu’Il voulait. Il utilisait le siwak, faisait ses ablutions, priait neuf rak‘a sans s’asseoir sauf à la huitième, où il se rappelait Allah, Le louait et L’invoquait, puis il se relevait sans saluer et priait la neuvième rak‘a. Ensuite, il s’asseyait, se rappelait Allah, Le louait, L’invoquait, puis saluait d’une voix assez forte pour que nous l’entendions. Il priait ensuite deux rak‘a assis après la salutation, ce qui faisait onze rak‘a. Ô mon fils, quand le Messager d’Allah ﷺ a vieilli et pris du poids, il faisait le Witr avec sept rak‘a, accomplissant dans les deux rak‘a ce qu’il faisait auparavant, ce qui faisait neuf. Ô mon fils, quand le Messager d’Allah ﷺ commençait une prière, il aimait la continuer, et quand le sommeil ou la maladie l’empêchait de prier la nuit, il priait douze rak‘a dans la journée. Je ne sais pas que le Prophète d’Allah ﷺ ait récité tout le Coran en une nuit, ni qu’il ait prié toute la nuit jusqu’au matin, ni qu’il ait jeûné un mois entier sauf Ramadan. » Le narrateur dit : Je suis ensuite allé voir Ibn ‘Abbas et lui ai rapporté ce que j’avais entendu d’elle. Il dit : « Elle a dit la vérité. Si j’étais allé la voir, j’aurais aimé entendre cela directement de sa bouche. Si j’avais su que tu n’irais pas chez elle, je ne t’aurais pas transmis ce hadith de sa part. »
Sahih Mouslim : 143
Sahih
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ، وَأَبُو بَكْرٍ ابْنَا أَبِي شَيْبَةَ وَإِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الْحَنْظَلِيُّ - وَاللَّفْظُ لاِبْنَىْ أَبِي شَيْبَةَ - قَالَ إِسْحَاقُ أَخْبَرَنَا وَقَالَ الآخَرَانِ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الأَغَرِّ أَبِي مُسْلِمٍ، يَرْوِيهِ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ، وَأَبِي، هُرَيْرَةَ قَالاَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ اللَّهَ يُمْهِلُ حَتَّى إِذَا ذَهَبَ ثُلُثُ اللَّيْلِ الأَوَّلُ نَزَلَ إِلَى السَّمَاءِ الدُّنْيَا فَيَقُولُ هَلْ مِنْ مُسْتَغْفِرٍ هَلْ مِنْ تَائِبٍ هَلْ مِنْ سَائِلٍ هَلْ مِنْ دَاعٍ حَتَّى يَنْفَجِرَ الْفَجْرُ " .
Rapporté par Abu Sa‘id et Abu Huraira رضي الله عنهما : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Allah attend jusqu’à ce qu’un tiers du début de la nuit soit passé ; Il descend au ciel le plus bas et dit : ‘Y a-t-il quelqu’un qui demande pardon ? Y a-t-il un repentant ? Y a-t-il quelqu’un qui demande (Sa miséricorde et Sa faveur) ? Y a-t-il un solliciteur ?’ – jusqu’à l’aube.” »
Sahih Mouslim : 144
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَأَبُو كُرَيْبٍ قَالاَ حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم سَمِعَ رَجُلاً يَقْرَأُ مِنَ اللَّيْلِ فَقَالَ " يَرْحَمُهُ اللَّهُ لَقَدْ أَذْكَرَنِي كَذَا وَكَذَا آيَةً كُنْتُ أَسْقَطْتُهَا مِنْ سُورَةِ كَذَا وَكَذَا " .
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a entendu quelqu’un réciter le Coran la nuit. Il dit alors : « Qu’Allah lui fasse miséricorde ; il m’a rappelé tel verset que j’avais oublié dans telle sourate. »
Sahih Mouslim : 145
Sahih
وَحَدَّثَنَا ابْنُ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدَةُ، وَأَبُو مُعَاوِيَةَ عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَسْتَمِعُ قِرَاءَةَ رَجُلٍ فِي الْمَسْجِدِ . فَقَالَ " رَحِمَهُ اللَّهُ لَقَدْ أَذْكَرَنِي آيَةً كُنْتُ أُنْسِيتُهَا " .
Rapporté par Aïsha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a écouté la récitation du Coran d’un homme dans la mosquée. Il dit alors : « Qu’Allah lui fasse miséricorde ; il m’a rappelé le verset que j’avais oublié. »
Sahih Mouslim : 146
Jabir ibn Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي أَبُو الطَّاهِرِ، أَحْمَدُ بْنُ عَمْرِو بْنِ سَرْحٍ أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، حَدَّثَنِي أَبُو هَانِئٍ،
أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ، يَقُولُ عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
قَالَ لَهُ
" فِرَاشٌ لِلرَّجُلِ وَفِرَاشٌ لاِمْرَأَتِهِ وَالثَّالِثُ لِلضَّيْفِ وَالرَّابِعُ لِلشَّيْطَانِ " .
Rapporté par ‘Ata’ b. Abi Rabah : J’ai entendu ‘Aïsha, l’épouse du Messager d’Allah ﷺ, dire : Lorsqu’il y avait un jour de tempête ou de nuages sombres, on pouvait lire l’inquiétude sur le visage du Messager d’Allah ﷺ, et il allait et venait, anxieux. Mais dès qu’il pleuvait, il était heureux et cette inquiétude disparaissait. ‘Aïsha a dit : Je lui ai demandé la raison de cette anxiété et il a répondu : « J’avais peur que ce soit un malheur qui s’abatte sur ma communauté. » Et quand il voyait la pluie, il disait : « C’est une miséricorde d’Allah. »
Sahih Mouslim : 147
Sahih
حَدَّثَنَا يُونُسُ بْنُ عَبْدِ الأَعْلَى الصَّدَفِيُّ، وَعَمْرُو بْنُ سَوَّادٍ الْعَامِرِيُّ، قَالاَ أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي عَمْرُو بْنُ الْحَارِثِ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْحَارِثِ الأَنْصَارِيِّ، عَنْ عَبْدِ، اللَّهِ بْنِ عُمَرَ قَالَ اشْتَكَى سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ شَكْوَى لَهُ فَأَتَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَعُودُهُ مَعَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ وَسَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ وَعَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ فَلَمَّا دَخَلَ عَلَيْهِ وَجَدَهُ فِي غَشِيَّةٍ فَقَالَ " أَقَدْ قَضَى " . قَالُوا لاَ يَا رَسُولَ اللَّهِ . فَبَكَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا رَأَى الْقَوْمُ بُكَاءَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَكَوْا فَقَالَ " أَلاَ تَسْمَعُونَ إِنَّ اللَّهَ لاَ يُعَذِّبُ بِدَمْعِ الْعَيْنِ وَلاَ بِحُزْنِ الْقَلْبِ وَلَكِنْ يُعَذِّبُ بِهَذَا - وَأَشَارَ إِلَى لِسَانِهِ - أَوْ يَرْحَمُ " .
Rapporté par 'Abdullah b. 'Umar : Sa’d b. Ubada tomba malade. Le Messager d’Allah ﷺ est venu lui rendre visite, accompagné de 'Abd al-Rahman b. 'Auf, Sa’d b. Abi Waqqas et 'Abdullah b. Mas'ud. En entrant dans sa chambre, il l’a trouvé évanoui. Il a alors dit : « Est-il mort ? » Ils ont répondu : « Messager d’Allah, non. » Le Messager d’Allah ﷺ s’est mis à pleurer. Quand les gens ont vu le Messager d’Allah ﷺ pleurer, ils se sont mis à pleurer aussi. Il a dit : « Écoutez, Allah ne punit pas pour les larmes des yeux ni pour la tristesse du cœur, mais Il punit pour cela (en montrant sa langue), ou bien Il fait miséricorde. »
Sahih Mouslim : 148
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الرَّبِيعِ، سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ الْعَتَكِيُّ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا أَبُو التَّيَّاحِ،
حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، ح
وَحَدَّثَنَا شَيْبَانُ بْنُ فَرُّوخَ، - وَاللَّفْظُ لَهُ - حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، عَنْ أَبِي التَّيَّاحِ،
عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَحْسَنَ النَّاسِ خُلُقًا وَكَانَ
لِي أَخٌ يُقَالُ لَهُ أَبُو عُمَيْرٍ - قَالَ أَحْسِبُهُ قَالَ - كَانَ فَطِيمًا - قَالَ - فَكَانَ إِذَا جَاءَ رَسُولُ
اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرَآهُ قَالَ
" أَبَا عُمَيْرٍ مَا فَعَلَ النُّغَيْرُ " . قَالَ فَكَانَ يَلْعَبُ بِهِ
.
Abdullah ibn Abu Mulaika a dit : « La fille d'Uthman ibn Affan est décédée à La Mecque. Nous sommes venus assister à ses funérailles. Ibn Umar et Ibn Abbas étaient également présents, et j'étais assis entre eux. » Il ajouta : « Je me suis d'abord assis à côté de l'un d'eux, puis l'autre est arrivé et s'est assis à côté de moi. » Abdullah ibn Umar dit à Amr ibn Uthman, assis en face de lui : « Ne vas-tu pas empêcher les gens de se lamenter, car le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Le mort est puni à cause des lamentations de sa famille" ? » Ibn Abbas dit alors qu'Umar avait l'habitude de dire quelque chose de ce genre, puis raconta : « Je suis parti de La Mecque avec Umar jusqu'à ce que nous arrivions à al-Baida', où se trouvait un groupe de cavaliers à l'ombre d'un arbre. » Il me dit : « Va voir qui est ce groupe. » Je jetai un coup d'œil et aperçus Suhaib. J'en informai donc Umar. Il me dit : « Appelle-le-moi. » Je retournai donc auprès de Suhaib et lui dis : « Va rencontrer le Commandeur des croyants. » Lorsque Umar fut blessé, Suhaib arriva en pleurant : « Hélas pour le frère ! Hélas pour le compagnon ! » Umar dit : « Ô Suhaib, pleures-tu pour moi alors que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : “Les morts seront punis à cause des lamentations de leurs proches” ? » Ibn Abbas rapporta : « À la mort d'Umar, j'en parlai à Aïcha. Elle dit : “Qu'Allah fasse miséricorde à Umar !” » Je jure par Allah que le Messager d'Allah (ﷺ) n'a jamais dit qu'Allah punirait le croyant à cause des pleurs (d'un membre de sa famille), mais il a dit qu'Allah aggraverait le châtiment du mécréant à cause des pleurs de sa famille sur lui. Aïcha a dit : « Le Coran vous suffit (lorsqu'il dit) : "Nul ne portera le fardeau d'autrui" (VI, 164). » Ibn Abbas a alors dit : « C'est Allah qui a suscité le rire et les pleurs. » Ibn Abou Mulaïka a dit : « Par Allah, Ibn Omar n'a rien dit. »
Sahih Mouslim : 149
Sahih
وَحَدَّثَنَا خَلَفُ بْنُ هِشَامٍ، وَأَبُو الرَّبِيعِ الزَّهْرَانِيُّ، جَمِيعًا عَنْ حَمَّادٍ، - قَالَ خَلَفٌ حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، - عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ ذُكِرَ عِنْدَ عَائِشَةَ قَوْلُ ابْنِ عُمَرَ الْمَيِّتُ يُعَذَّبُ بِبُكَاءِ أَهْلِهِ عَلَيْهِ . فَقَالَتْ رَحِمَ اللَّهُ أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ سَمِعَ شَيْئًا فَلَمْ يَحْفَظْهُ إِنَّمَا مَرَّتْ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جَنَازَةُ يَهُودِيٍّ وَهُمْ يَبْكُونَ عَلَيْهِ فَقَالَ " أَنْتُمْ تَبْكُونَ وَإِنَّهُ لَيُعَذَّبُ " .
Rapporté par Hisham b. ‘Urwa, d’après son père : On mentionna à ‘Aïcha la parole d’Ibn ‘Umar : « Le défunt serait puni à cause des lamentations de sa famille sur lui. » Elle dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Abu ‘Abd al-Rahman (le surnom d’Ibn ‘Umar), il a entendu quelque chose mais ne l’a pas bien retenu. En réalité, le cercueil d’un Juif passa devant le Messager d’Allah ﷺ alors que sa famille se lamentait sur lui. Il dit alors : “Vous pleurez et il est en train d’être puni.” »
Sahih Mouslim : 150
Sahih
وَحَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ، فِيمَا قُرِئَ عَلَيْهِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ، أَبِي بَكْرٍ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهَا أَخْبَرَتْهُ أَنَّهَا، سَمِعَتْ عَائِشَةَ، وَذُكِرَ، لَهَا أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، يَقُولُ إِنَّ الْمَيِّتَ لَيُعَذَّبُ بِبُكَاءِ الْحَىِّ . فَقَالَتْ عَائِشَةُ يَغْفِرُ اللَّهُ لأَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَمَا إِنَّهُ لَمْ يَكْذِبْ وَلَكِنَّهُ نَسِيَ أَوْ أَخْطَأَ إِنَّمَا مَرَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى يَهُودِيَّةٍ يُبْكَى عَلَيْهَا فَقَالَ " إِنَّهُمْ لَيَبْكُونَ عَلَيْهَا وَإِنَّهَا لَتُعَذَّبُ فِي قَبْرِهَا " .
Rapporté par ‘Amra, fille de ‘Abd al-Rahman : Elle a entendu ‘Aïcha à qui elle a parlé de la parole d’Abdullah b. ‘Umar : « Le défunt est puni à cause des lamentations des vivants. » ‘Aïcha répondit : « Qu’Allah fasse miséricorde au père d’Abd al-Rahman (Ibn ‘Umar). Il n’a pas menti, mais il a oublié ou s’est trompé. Le Messager d’Allah ﷺ est passé devant une Juive morte sur laquelle on se lamentait. Il a dit : “Ils pleurent sur elle alors qu’elle est punie dans la tombe.” »
Sahih Mouslim : 151
Sahih
وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، ح وَحَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، جَمِيعًا عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَعِيدِ بْنِ أَبِي هِنْدٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرٍو، عَنِ ابْنٍ لِكَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي قَتَادَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَفِي حَدِيثِ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ " يَسْتَرِيحُ مِنْ أَذَى الدُّنْيَا وَنَصَبِهَا إِلَى رَحْمَةِ اللَّهِ " .
Dans le hadith transmis par Yahya b. Sa’id d’après Qatada, il est dit : « Le serviteur croyant trouve le soulagement des difficultés de ce monde et de ses épreuves, et entre dans la miséricorde d’Allah. »
Sahih Mouslim : 152
Sahih
وَحَدَّثَنِي هَارُونُ بْنُ سَعِيدٍ الأَيْلِيُّ، أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي مُعَاوِيَةُ بْنُ صَالِحٍ، عَنْ حَبِيبِ بْنِ عُبَيْدٍ، عَنْ جُبَيْرِ بْنِ نُفَيْرٍ، سَمِعَهُ يَقُولُ سَمِعْتُ عَوْفَ بْنَ مَالِكٍ، يَقُولُ صَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى جَنَازَةٍ فَحَفِظْتُ مِنْ دُعَائِهِ وَهُوَ يَقُولُ " اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَهُ وَارْحَمْهُ وَعَافِهِ وَاعْفُ عَنْهُ وَأَكْرِمْ نُزُلَهُ وَوَسِّعْ مُدْخَلَهُ وَاغْسِلْهُ بِالْمَاءِ وَالثَّلْجِ وَالْبَرَدِ وَنَقِّهِ مِنَ الْخَطَايَا كَمَا نَقَّيْتَ الثَّوْبَ الأَبْيَضَ مِنَ الدَّنَسِ وَأَبْدِلْهُ دَارًا خَيْرًا مِنْ دَارِهِ وَأَهْلاً خَيْرًا مِنْ أَهْلِهِ وَزَوْجًا خَيْرًا مِنْ زَوْجِهِ وَأَدْخِلْهُ الْجَنَّةَ وَأَعِذْهُ مِنْ عَذَابِ الْقَبْرِ أَوْ مِنْ عَذَابِ النَّارِ " . قَالَ حَتَّى تَمَنَّيْتُ أَنْ أَكُونَ أَنَا ذَلِكَ الْمَيِّتَ . قَالَ وَحَدَّثَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ جُبَيْرٍ حَدَّثَهُ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَوْفِ بْنِ مَالِكٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِنَحْوِ هَذَا الْحَدِيثِ أَيْضًا .
Jubair ibn Nufair rapporte : « J'ai entendu dire par 'Auf ibn Malik que le Prophète (ﷺ) a récité une prière sur le corps du défunt, et je me souviens de sa prière : « Ô Allah ! Pardonne-lui, fais-lui miséricorde, accorde-lui la paix et absous-le. Accueille-le avec honneur et rends sa tombe spacieuse ; lave-le avec de l'eau, de la neige et de la grêle. Purifie-le de ses fautes comme Tu purifies un vêtement blanc de toute impureté. Accorde-lui une demeure plus excellente que la sienne, une famille meilleure que la sienne et une épouse meilleure que la sienne. Fais-le entrer au Paradis et préserve-le du châtiment de la tombe et du châtiment du Feu. » 'Auf ibn Malik a dit : « J'aurais ardemment souhaité être ce défunt. »
Sahih Mouslim : 153
Sahih
وَحَدَّثَنِي هَارُونُ بْنُ سَعِيدٍ الأَيْلِيُّ، أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي مُعَاوِيَةُ بْنُ صَالِحٍ، عَنْ حَبِيبِ بْنِ عُبَيْدٍ، عَنْ جُبَيْرِ بْنِ نُفَيْرٍ، سَمِعَهُ يَقُولُ سَمِعْتُ عَوْفَ بْنَ مَالِكٍ، يَقُولُ صَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى جَنَازَةٍ فَحَفِظْتُ مِنْ دُعَائِهِ وَهُوَ يَقُولُ " اللَّهُمَّ اغْفِرْ لَهُ وَارْحَمْهُ وَعَافِهِ وَاعْفُ عَنْهُ وَأَكْرِمْ نُزُلَهُ وَوَسِّعْ مُدْخَلَهُ وَاغْسِلْهُ بِالْمَاءِ وَالثَّلْجِ وَالْبَرَدِ وَنَقِّهِ مِنَ الْخَطَايَا كَمَا نَقَّيْتَ الثَّوْبَ الأَبْيَضَ مِنَ الدَّنَسِ وَأَبْدِلْهُ دَارًا خَيْرًا مِنْ دَارِهِ وَأَهْلاً خَيْرًا مِنْ أَهْلِهِ وَزَوْجًا خَيْرًا مِنْ زَوْجِهِ وَأَدْخِلْهُ الْجَنَّةَ وَأَعِذْهُ مِنْ عَذَابِ الْقَبْرِ أَوْ مِنْ عَذَابِ النَّارِ " . قَالَ حَتَّى تَمَنَّيْتُ أَنْ أَكُونَ أَنَا ذَلِكَ الْمَيِّتَ . قَالَ وَحَدَّثَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ جُبَيْرٍ حَدَّثَهُ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَوْفِ بْنِ مَالِكٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِنَحْوِ هَذَا الْحَدِيثِ أَيْضًا .
Rapporté par Jubair b. Nufair : J’ai entendu 'Auf b. Malik dire que le Prophète ﷺ a fait la prière sur le corps d’un défunt, et je me souviens de sa prière : « Ô Allah ! Pardonne-lui, fais-lui miséricorde, accorde-lui la paix et absous-le. Accueille-le avec honneur et rends sa tombe spacieuse ; lave-le avec de l’eau, de la neige et de la grêle. Purifie-le de ses fautes comme Tu purifies un vêtement blanc de la saleté. Accorde-lui une demeure meilleure que la sienne, une famille meilleure que la sienne, et un conjoint meilleur que le sien. Fais-le entrer au Paradis et protège-le du châtiment de la tombe et du Feu. » ('Auf bin Malik) a dit : J’aurais vraiment aimé être ce défunt
Sahih Mouslim : 154
Sahih
وَحَدَّثَنِي هَارُونُ بْنُ سَعِيدٍ الأَيْلِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَثِيرِ بْنِ الْمُطَّلِبِ، أَنَّهُ سَمِعَ مُحَمَّدَ بْنَ قَيْسٍ، يَقُولُ سَمِعْتُ عَائِشَةَ، تُحَدِّثُ فَقَالَتْ أَلاَ أُحَدِّثُكُمْ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَعَنِّي . قُلْنَا بَلَى ح. وَحَدَّثَنِي مَنْ، سَمِعَ حَجَّاجًا الأَعْوَرَ، - وَاللَّفْظُ لَهُ - قَالَ حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ، - رَجُلٌ مِنْ قُرَيْشٍ - عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ قَيْسِ بْنِ مَخْرَمَةَ، بْنِ الْمُطَّلِبِ أَنَّهُ قَالَ يَوْمًا أَلاَ أُحَدِّثُكُمْ عَنِّي وَعَنْ أُمِّي قَالَ فَظَنَنَّا أَنَّهُ يُرِيدُ أُمَّهُ الَّتِي وَلَدَتْهُ . قَالَ قَالَتْ عَائِشَةُ أَلاَ أُحَدِّثُكُمْ عَنِّي وَعَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . قُلْنَا بَلَى . قَالَ قَالَتْ لَمَّا كَانَتْ لَيْلَتِيَ الَّتِي كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِيهَا عِنْدِي انْقَلَبَ فَوَضَعَ رِدَاءَهُ وَخَلَعَ نَعْلَيْهِ فَوَضَعَهُمَا عِنْدَ رِجْلَيْهِ وَبَسَطَ طَرَفَ إِزَارِهِ عَلَى فِرَاشِهِ فَاضْطَجَعَ فَلَمْ يَلْبَثْ إِلاَّ رَيْثَمَا ظَنَّ أَنْ قَدْ رَقَدْتُ فَأَخَذَ رِدَاءَهُ رُوَيْدًا وَانْتَعَلَ رُوَيْدًا وَفَتَحَ الْبَابَ فَخَرَجَ ثُمَّ أَجَافَهُ رُوَيْدًا فَجَعَلْتُ دِرْعِي فِي رَأْسِي وَاخْتَمَرْتُ وَتَقَنَّعْتُ إِزَارِي ثُمَّ انْطَلَقْتُ عَلَى إِثْرِهِ حَتَّى جَاءَ الْبَقِيعَ فَقَامَ فَأَطَالَ الْقِيَامَ ثُمَّ رَفَعَ يَدَيْهِ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ ثُمَّ انْحَرَفَ فَانْحَرَفْتُ فَأَسْرَعَ فَأَسْرَعْتُ فَهَرْوَلَ فَهَرْوَلْتُ فَأَحْضَرَ فَأَحْضَرْتُ فَسَبَقْتُهُ فَدَخَلْتُ فَلَيْسَ إِلاَّ أَنِ اضْطَجَعْتُ فَدَخَلَ فَقَالَ " مَا لَكِ يَا عَائِشُ حَشْيَا رَابِيَةً " . قَالَتْ قُلْتُ لاَ شَىْءَ . قَالَ " لَتُخْبِرِينِي أَوْ لَيُخْبِرَنِّي اللَّطِيفُ الْخَبِيرُ " . قَالَتْ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي . فَأَخْبَرْتُهُ قَالَ " فَأَنْتِ السَّوَادُ الَّذِي رَأَيْتُ أَمَامِي " . قُلْتُ نَعَمْ . فَلَهَدَنِي فِي صَدْرِي لَهْدَةً أَوْجَعَتْنِي ثُمَّ قَالَ " أَظَنَنْتِ أَنْ يَحِيفَ اللَّهُ عَلَيْكِ وَرَسُولُهُ " . قَالَتْ مَهْمَا يَكْتُمِ النَّاسُ يَعْلَمْهُ اللَّهُ نَعَمْ . قَالَ " فَإِنَّ جِبْرِيلَ أَتَانِي حِينَ رَأَيْتِ فَنَادَانِي فَأَخْفَاهُ مِنْكِ فَأَجَبْتُهُ فَأَخْفَيْتُهُ مِنْكِ وَلَمْ يَكُنْ يَدْخُلُ عَلَيْكِ وَقَدْ وَضَعْتِ ثِيَابَكِ وَظَنَنْتُ أَنْ قَدْ رَقَدْتِ فَكَرِهْتُ أَنْ أُوقِظَكِ وَخَشِيتُ أَنْ تَسْتَوْحِشِي فَقَالَ إِنَّ رَبَّكَ يَأْمُرُكَ أَنْ تَأْتِيَ أَهْلَ الْبَقِيعِ فَتَسْتَغْفِرَ لَهُمْ " . قَالَتْ قُلْتُ كَيْفَ أَقُولُ لَهُمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " قُولِي السَّلاَمُ عَلَى أَهْلِ الدِّيَارِ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ وَالْمُسْلِمِينَ وَيَرْحَمُ اللَّهُ الْمُسْتَقْدِمِينَ مِنَّا وَالْمُسْتَأْخِرِينَ وَإِنَّا إِنْ شَاءَ اللَّهُ بِكُمْ لَلاَحِقُونَ " .
Rapporté par Muhammad ibn Qais رضي الله عنه : Il dit aux gens : « Voulez-vous que je vous raconte un hadith du Prophète ﷺ de ma part et de celle de ma mère ? » Nous pensions qu’il parlait de sa propre mère. Puis il rapporta que c’était ‘Aïsha رضي الله عنها qui avait raconté ceci : « Voulez-vous que je vous parle de moi et du Messager d’Allah ﷺ ? » Nous avons dit : « Oui. » Elle raconta : « Quand c’était mon tour pour que le Messager d’Allah ﷺ passe la nuit chez moi, il se tourna sur le côté, mit son manteau, retira ses chaussures et les posa près de ses pieds, étendit le coin de son châle sur son lit puis s’allongea jusqu’à ce qu’il pense que je m’étais endormie. Il prit doucement son manteau, remit ses chaussures lentement, ouvrit la porte et sortit, puis la referma doucement. J’ai couvert ma tête, mis mon voile et serré ma ceinture, puis je l’ai suivi jusqu’à ce qu’il arrive à Baqi’. Il s’est tenu debout là-bas longtemps, puis il a levé les mains trois fois, puis il est revenu et je suis aussi revenue. Il a accéléré le pas et j’ai fait de même. Il s’est mis à courir et j’ai couru aussi. Il est rentré dans la maison et moi aussi. Je l’ai précédé et je me suis allongée sur le lit. Il est entré et a dit : “Pourquoi es-tu essoufflée, ô Aïsha ?” J’ai répondu : “Rien.” Il a dit : “Dis-le-moi ou le Subtil et l’Informé me le dira.” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, que mon père et ma mère te soient sacrifiés”, puis je lui ai tout raconté. Il a dit : “Est-ce ton ombre que j’ai vue devant moi ?” J’ai répondu : “Oui.” Il m’a donné une petite tape sur la poitrine que j’ai ressentie, puis il a dit : “As-tu pensé qu’Allah et Son Messager te feraient du tort ?” Elle a dit : “Tout ce que les gens cachent, Allah le sait.” Il a dit : “Gabriel est venu à moi quand tu m’as vu. Il m’a appelé et l’a caché de toi. J’ai répondu à son appel, mais je l’ai aussi caché de toi (car il n’est pas venu à toi), puisque tu n’étais pas entièrement couverte. J’ai pensé que tu dormais et je n’ai pas voulu te réveiller, de peur que tu ne sois effrayée. Gabriel m’a dit : ‘Ton Seigneur t’ordonne d’aller vers les habitants de Baqi’ (ceux qui sont dans les tombes) et de demander pardon pour eux.’” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah, comment dois-je prier pour eux ?” Il a dit : “Dis : Que la paix soit sur les habitants de ce lieu (cimetière) parmi les croyants et les musulmans, et qu’Allah fasse miséricorde à ceux qui nous ont précédés et à ceux qui viendront après, et, si Allah le veut, nous vous rejoindrons.” »
Sahih Mouslim : 155
Sahih
حَدَّثَنَا زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، وَعُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَإِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، قَالَ إِسْحَاقُ أَخْبَرَنَا وَقَالَ الآخَرَانِ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمُ حُنَيْنٍ آثَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَاسًا فِي الْقِسْمَةِ فَأَعْطَى الأَقْرَعَ بْنَ حَابِسٍ مِائَةً مِنَ الإِبِلِ وَأَعْطَى عُيَيْنَةَ مِثْلَ ذَلِكَ وَأَعْطَى أُنَاسًا مِنْ أَشْرَافِ الْعَرَبِ وَآثَرَهُمْ يَوْمَئِذٍ فِي الْقِسْمَةِ فَقَالَ رَجُلٌ وَاللَّهِ إِنَّ هَذِهِ لَقِسْمَةٌ مَا عُدِلَ فِيهَا وَمَا أُرِيدَ فِيهَا وَجْهُ اللَّهِ . قَالَ فَقُلْتُ وَاللَّهِ لأُخْبِرَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم - قَالَ - فَأَتَيْتُهُ فَأَخْبَرْتُهُ بِمَا قَالَ - قَالَ - فَتَغَيَّرَ وَجْهُهُ حَتَّى كَانَ كَالصِّرْفِ ثُمَّ قَالَ " فَمَنْ يَعْدِلُ إِنْ لَمْ يَعْدِلِ اللَّهُ وَرَسُولُهُ " . قَالَ ثُمَّ قَالَ " يَرْحَمُ اللَّهُ مُوسَى قَدْ أُوذِيَ بِأَكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبَرَ " . قَالَ قُلْتُ لاَ جَرَمَ لاَ أَرْفَعُ إِلَيْهِ بَعْدَهَا حَدِيثًا .
Rapporté par Abdullah رضي الله عنه : Le jour de Hunayn, le Messager d’Allah ﷺ a accordé des préférences à certaines personnes lors de la distribution du butin. Il a donné cent chameaux à Aqra’ ibn Habis, autant à ‘Uyayna, et il a aussi donné à des gens parmi les notables d’Arabie, les privilégiant ce jour-là dans la répartition du butin. Un homme a alors dit : « Par Allah, il n’y a eu ni justice dans cette distribution, ni recherche de l’agrément d’Allah. » J’ai dit : « Par Allah, je vais en informer le Messager d’Allah ﷺ. » Je suis allé le voir et je lui ai rapporté ce qui avait été dit. Son visage est devenu rouge comme le sang, puis il a dit : « Qui rendra justice si Allah et Son Messager ne rendent pas justice ? » Il a ajouté : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moussa ; il a été éprouvé plus que cela, mais il a fait preuve de patience. » J’ai dit : « Jamais plus je ne rapporterai au Prophète ﷺ ce genre de propos. »
Sahih Mouslim : 156
Jabir (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، ح وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ رُمْحٍ، أَخْبَرَنَا اللَّيْثُ، عَنْ
أَبِي الزُّبَيْرِ، عَنْ جَابِرٍ، أَنَّ عَبْدًا، لِحَاطِبٍ جَاءَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَشْكُو حَاطِبًا
فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَيَدْخُلَنَّ حَاطِبٌ النَّارَ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" كَذَبْتَ
لاَ يَدْخُلُهَا فَإِنَّهُ شَهِدَ بَدْرًا وَالْحُدَيْبِيَةَ " .
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand arrive le mois de Ramadan, les portes de la miséricorde s’ouvrent, les portes de l’Enfer se ferment et les démons sont enchaînés. »
Sahih Mouslim : 157
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي هَارُونُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ قَالَ ابْنُ جُرَيْجٍ أَخْبَرَنِي
أَبُو الزُّبَيْرِ، أَنَّهُ سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، يَقُولُ أَخْبَرَتْنِي أُمُّ مُبَشِّرٍ، أَنَّهَا سَمِعَتِ النَّبِيَّ صلى
الله عليه وسلم يَقُولُ عِنْدَ حَفْصَةَ " لاَ يَدْخُلُ النَّارَ إِنْ شَاءَ اللَّهُ مِنْ أَصْحَابِ الشَّجَرَةِ أَحَدٌ
. الَّذِينَ بَايَعُوا تَحْتَهَا " . قَالَتْ بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ . فَانْتَهَرَهَا فَقَالَتْ حَفْصَةُ { وَإِنْ مِنْكُمْ
إِلاَّ وَارِدُهَا} فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " قَدْ قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ { ثُمَّ نُنَجِّي الَّذِينَ
اتَّقَوْا وَنَذَرُ الظَّالِمِينَ فِيهَا جِثِيًّا}
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quand vient le mois de Ramadan, les portes de la miséricorde s’ouvrent, les portes de l’Enfer se ferment et les démons sont enchaînés. »
Sahih Mouslim : 158
Sahih
وَحَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، وَعُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، جَمِيعًا عَنْ عَبْدَةَ، - قَالَ إِسْحَاقُ أَخْبَرَنَا عَبْدَةُ بْنُ سُلَيْمَانَ، - عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، - رضى الله عنها - قَالَتْ نَهَاهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْوِصَالِ رَحْمَةً لَهُمْ . فَقَالُوا إِنَّكَ تُوَاصِلُ . قَالَ " إِنِّي لَسْتُ كَهَيْئَتِكُمْ إِنِّي يُطْعِمُنِي رَبِّي وَيَسْقِينِي " .
Rapporté par Aïcha رضي الله عنها : Le Messager d’Allah ﷺ a interdit à ses compagnons de pratiquer le jeûne continu (Saum Wisal) par compassion pour eux. Ils ont dit : « Mais toi, ô Prophète, tu le fais. » Il répondit : « Je ne suis pas comme vous. Mon Seigneur me nourrit et m’abreuve. »
Sahih Mouslim : 159
Sahih
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ الْحُلْوَانِيُّ، وَمُحَمَّدُ بْنُ سَهْلٍ التَّمِيمِيُّ، قَالاَ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي،
مَرْيَمَ أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، أَخْبَرَنِي زَيْدُ بْنُ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ،
الْخُدْرِيِّ أَنَّ رِجَالاً، مِنَ الْمُنَافِقِينَ فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانُوا إِذَا خَرَجَ
النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِلَى الْغَزْوِ تَخَلَّفُوا عَنْهُ وَفَرِحُوا بِمَقْعَدِهِمْ خِلاَفَ رَسُولِ اللَّهِ
صلى الله عليه وسلم فَإِذَا قَدِمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم اعْتَذَرُوا إِلَيْهِ وَحَلَفُوا وَأَحَبُّوا
أَنْ يُحْمَدُوا بِمَا لَمْ يَفْعَلُوا فَنَزَلَتْ { لاَ تَحْسَبَنَّ الَّذِينَ يَفْرَحُونَ بِمَا أَتَوْا وَيُحِبُّونَ أَنْ يُحْمَدُوا
بِمَا لَمْ يَفْعَلُوا فَلاَ تَحْسَبَنَّهُمْ بِمَفَازَةٍ مِنَ الْعَذَابِ}
Rapporté par Zirr b. Habaish : J’ai alors demandé à Ubayy b. Ka'b رضي الله عنه : « Ton frère en foi Ibn Mas'ud dit : Celui qui prie la nuit toute l’année trouvera la Nuit du Destin. » Il répondit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde ; il a dit cela pour que les gens ne comptent pas seulement sur une nuit, alors qu’il savait que la Nuit du Destin est dans le mois de Ramadan et que c’est la vingt-septième nuit. » Il a ensuite juré (sans faire d’exception, c’est-à-dire sans dire In sha Allah) que c’était la vingt-septième nuit. Je lui ai demandé : « Abu Mundhir, sur quoi te bases-tu pour dire cela ? » Il a répondu : « Par le signe que le Messager d’Allah ﷺ nous a donné, à savoir que ce jour-là (le soleil) se lèvera sans rayons. »
Sahih Mouslim : 160
Sahih
وَحَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ مُجَاهِدٍ، قَالَ دَخَلْتُ أَنَا وَعُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ الْمَسْجِدَ، فَإِذَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ جَالِسٌ إِلَى حُجْرَةِ عَائِشَةَ وَالنَّاسُ يُصَلُّونَ الضُّحَى فِي الْمَسْجِدِ فَسَأَلْنَاهُ عَنْ صَلاَتِهِمْ فَقَالَ بِدْعَةٌ . فَقَالَ لَهُ عُرْوَةُ يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ كَمِ اعْتَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَرْبَعَ عُمَرٍ إِحْدَاهُنَّ فِي رَجَبٍ . فَكَرِهْنَا أَنْ نُكَذِّبَهُ وَنَرُدَّ عَلَيْهِ وَسَمِعْنَا اسْتِنَانَ عَائِشَةَ فِي الْحُجْرَةِ . فَقَالَ عُرْوَةُ أَلاَ تَسْمَعِينَ يَا أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ إِلَى مَا يَقُولُ أَبُو عَبْدِ الرَّحْمَنِ فَقَالَتْ وَمَا يَقُولُ قَالَ يَقُولُ اعْتَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَرْبَعَ عُمَرٍ إِحْدَاهُنَّ فِي رَجَبٍ . فَقَالَتْ يَرْحَمُ اللَّهُ أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ مَا اعْتَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلاَّ وَهُوَ مَعَهُ وَمَا اعْتَمَرَ فِي رَجَبٍ قَطُّ .
Rapporté par Mujahid : Moi et ‘Urwa b. Zubair sommes entrés dans la mosquée et avons trouvé ‘Abdullah b. ‘Umar assis près de l’appartement de Aïcha, alors que les gens faisaient la prière du matin (après le lever du soleil). Nous lui avons demandé à propos de leur prière, et il a dit : « C’est une innovation. » ‘Urwa lui a demandé : « Abu Abd al-Rahman, combien de ‘Umra le Messager d’Allah ﷺ a-t-il accomplies ? » Il a répondu : « Quatre ‘Umra, dont une au mois de Rajab. » Nous hésitions à le croire ou à le contredire. Nous avons alors entendu le bruit de la brosse à dents de Aïcha dans son appartement. ‘Urwa a dit : « Mère des croyants, entends-tu ce que dit Abu Abd al-Rahman ? » Elle a demandé : « Que dit-il ? » Il a répondu : « Il affirme que le Messager d’Allah ﷺ a fait quatre ‘Umra, dont une au mois de Rajab. » Elle a alors dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Abu Abd al-Rahman. Jamais le Messager d’Allah ﷺ n’a fait de ‘Umra sans qu’il l’accompagne, et il n’a jamais fait de ‘Umra au mois de Rajab. »