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Sahih Al-Boukhari : 21
Urwa bin al-Zubair (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ الزُّبَيْرَ، كَانَ يُحَدِّثُ أَنَّهُ خَاصَمَ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ قَدْ شَهِدَ بَدْرًا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي شِرَاجٍ مِنَ الْحَرَّةِ كَانَا يَسْقِيَانِ بِهِ كِلاَهُمَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلزُّبَيْرِ " اسْقِ يَا زُبَيْرُ ثُمَّ أَرْسِلْ إِلَى جَارِكَ ". فَغَضِبَ الأَنْصَارِيُّ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ آنْ كَانَ ابْنَ عَمَّتِكَ فَتَلَوَّنَ وَجْهُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ " اسْقِ ثُمَّ احْبِسْ حَتَّى يَبْلُغَ الْجَدْرَ ". فَاسْتَوْعَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَئِذٍ حَقَّهُ لِلزُّبَيْرِ، وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَبْلَ ذَلِكَ أَشَارَ عَلَى الزُّبَيْرِ بِرَأْىٍ سَعَةٍ لَهُ وَلِلأَنْصَارِيِّ، فَلَمَّا أَحْفَظَ الأَنْصَارِيُّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اسْتَوْعَى لِلزُّبَيْرِ حَقَّهُ فِي صَرِيحِ الْحُكْمِ. قَالَ عُرْوَةُ قَالَ الزُّبَيْرُ وَاللَّهِ مَا أَحْسِبُ هَذِهِ الآيَةَ نَزَلَتْ إِلاَّ فِي ذَلِكَ {فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ} الآيَةَ.
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : Az-Zubair m’a raconté qu’il s’était disputé avec un homme des Ansar qui avait participé à la bataille de Badr devant le Messager d’Allah (ﷺ) à propos d’un canal d’irrigation qu’ils utilisaient tous les deux. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Az-Zubair : « Ô Zubair ! Arrose ton jardin d’abord, puis laisse couler l’eau vers ton voisin. » L’Ansari s’est énervé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce parce qu’il est ton cousin ? » À ce moment-là, le visage du Messager d’Allah (ﷺ) a changé (de colère) et il a dit (à Az-Zubair) : « Arrose ton jardin puis retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne les murs (autour des palmiers). » Ainsi, le Messager d’Allah (ﷺ) a donné à Az-Zubair son droit complet. Avant cela, le Messager d’Allah (ﷺ) avait donné un jugement généreux, bénéfique pour Az-Zubair et l’Ansari, mais quand l’Ansari l’a irrité, il a donné à Az-Zubair son droit complet selon la loi. Az-Zubair a dit : « Par Allah ! Je pense que le verset suivant a été révélé à ce sujet : "Mais non, par ton Seigneur ! Ils n’auront pas la foi tant qu’ils ne t’auront pas pris comme juge dans tous leurs différends." »
Sahih Al-Boukhari : 22
Hudhaifa bin Al-Yaman (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ شُعْبَةَ،. حَدَّثَنِي بِشْرُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ، سَمِعْتُ أَبَا وَائِلٍ، يُحَدِّثُ عَنْ حُذَيْفَةَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَيُّكُمْ يَحْفَظُ قَوْلَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْفِتْنَةِ فَقَالَ حُذَيْفَةُ أَنَا أَحْفَظُ كَمَا قَالَ. قَالَ هَاتِ إِنَّكَ لَجَرِيءٌ. قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" فِتْنَةُ الرَّجُلِ فِي أَهْلِهِ وَمَالِهِ وَجَارِهِ تُكَفِّرُهَا الصَّلاَةُ وَالصَّدَقَةُ وَالأَمْرُ بِالْمَعْرُوفِ وَالنَّهْىُ عَنِ الْمُنْكَرِ ". قَالَ لَيْسَتْ هَذِهِ، وَلَكِنِ الَّتِي تَمُوجُ كَمَوْجِ الْبَحْرِ. قَالَ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ لاَ بَأْسَ عَلَيْكَ مِنْهَا، إِنَّ بَيْنَكَ وَبَيْنَهَا بَابًا مُغْلَقًا. قَالَ يُفْتَحُ الْبَابُ أَوْ يُكْسَرُ قَالَ لاَ بَلْ يُكْسَرُ. قَالَ ذَاكَ أَحْرَى أَنْ لاَ يُغْلَقَ. قُلْنَا عَلِمَ الْبَابَ قَالَ نَعَمْ، كَمَا أَنَّ دُونَ غَدٍ اللَّيْلَةَ، إِنِّي حَدَّثْتُهُ حَدِيثًا لَيْسَ بِالأَغَالِيطِ. فَهِبْنَا أَنْ نَسْأَلَهُ، وَأَمَرْنَا مَسْرُوقًا، فَسَأَلَهُ فَقَالَ مَنِ الْبَابُ قَالَ عُمَرُ.
Rapporté par Hudhaifa : Un jour, `Umar bin Al-Khattab a dit : « Qui parmi vous se souvient de la parole du Messager d’Allah à propos des épreuves ? » Hudhaifa répondit : « Je me souviens exactement de ce qu’il a dit. » `Umar dit : « Dis-nous, tu es vraiment un homme audacieux ! » Hudhaifa dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Les épreuves d’un homme concernant sa famille, ses biens et ses voisins sont effacées par la prière, l’aumône, le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal.’ » `Umar dit : « Je ne parle pas de ces épreuves, mais de celles qui viendront comme des vagues de la mer. » Hudhaifa répondit : « Ô chef des croyants ! Tu n’as pas à craindre ces épreuves, car il y a une porte fermée entre toi et elles. » `Umar demanda : « Cette porte sera-t-elle ouverte ou brisée ? » Hudhaifa répondit : « Non, elle sera brisée. » `Umar dit : « Alors il est probable qu’elle ne sera plus jamais refermée. » Plus tard, les gens demandèrent à Hudhaifa : « `Umar savait-il ce que signifiait cette porte ? » Il répondit : « Oui, `Umar le savait aussi bien que l’on sait qu’il fera nuit avant demain matin. Je lui ai rapporté une parole authentique, pas un mensonge. » Nous n’osions pas demander à Hudhaifa ; alors nous avons demandé à Masruq de l’interroger : « Que représente la porte ? » Il répondit : « `Umar. »
Sahih Al-Boukhari : 23
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُرَحْبِيلَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ سَأَلْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَىُّ الذَّنْبِ أَعْظَمُ عِنْدَ اللَّهِ قَالَ " أَنْ تَجْعَلَ لِلَّهِ نِدًّا وَهْوَ خَلَقَكَ ". قُلْتُ إِنَّ ذَلِكَ لَعَظِيمٌ، قُلْتُ ثُمَّ أَىُّ قَالَ " وَأَنْ تَقْتُلَ وَلَدَكَ تَخَافُ أَنْ يَطْعَمَ مَعَكَ ". قُلْتُ ثُمَّ أَىُّ قَالَ " أَنْ تُزَانِيَ حَلِيلَةَ جَارِكَ ".
Rapporté par `Abdullah : J'ai demandé au Prophète : « Quel est le plus grand péché aux yeux d'Allah ? » Il a dit : « Que tu donnes un égal à Allah alors que c’est Lui seul qui t’a créé. » J’ai dit : « C’est vraiment un grand péché. » J’ai ensuite demandé : « Et après ? » Il a dit : « Tuer ton enfant par crainte qu’il ne partage ta nourriture. » J’ai demandé : « Et après ? » Il a dit : « Commettre l’adultère avec la femme de ton voisin. »
Sahih Al-Boukhari : 24
Urwa (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، قَالَ خَاصَمَ الزُّبَيْرُ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ فِي شَرِيجٍ مِنَ الْحَرَّةِ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اسْقِ يَا زُبَيْرُ ثُمَّ أَرْسِلِ الْمَاءَ إِلَى جَارِكَ ". فَقَالَ الأَنْصَارِيُّ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنْ كَانَ ابْنَ عَمَّتِكَ فَتَلَوَّنَ وَجْهُهُ ثُمَّ قَالَ " اسْقِ يَا زُبَيْرُ ثُمَّ احْبِسِ الْمَاءَ حَتَّى يَرْجِعَ إِلَى الْجَدْرِ، ثُمَّ أَرْسِلِ الْمَاءَ إِلَى جَارِكَ ". وَاسْتَوْعَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِلزُّبَيْرِ حَقَّهُ فِي صَرِيحِ الْحُكْمِ حِينَ أَحْفَظَهُ الأَنْصَارِيُّ، كَانَ أَشَارَ عَلَيْهِمَا بِأَمْرٍ لَهُمَا فِيهِ سَعَةٌ. قَالَ الزُّبَيْرُ فَمَا أَحْسِبُ هَذِهِ الآيَاتِ إِلاَّ نَزَلَتْ فِي ذَلِكَ {فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ}
Rapporté par `Urwa : Az-Zubair s’est disputé avec un homme des Ansar à propos d’un cours d’eau naturel à Al-Harra. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Zubair ! Irrigue (tes terres), puis laisse l’eau couler vers ton voisin. » L’Ansari a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), (est-ce parce qu’il est ton cousin ?) » À ce moment, le visage du Prophète (ﷺ) est devenu rouge de colère et il a dit : « Ô Zubair ! Irrigue (ta terre), puis retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne les murs, puis laisse-la couler vers ton voisin. » Ainsi, le Prophète (ﷺ) a permis à Az-Zubair de prendre pleinement son droit après que l’Ansari l’ait mis en colère. Le Prophète (ﷺ) avait d’abord donné un ordre qui était juste pour les deux. Az-Zubair a dit : « Je pense que le verset a été révélé à ce sujet : “Mais non, par ton Seigneur, ils n’auront pas la foi tant qu’ils ne t’auront pas pris comme juge dans tous leurs différends.” »
Sahih Al-Boukhari : 25
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ سُفْيَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي مَنْصُورٌ، وَسُلَيْمَانُ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ أَبِي مَيْسَرَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ،. قَالَ وَحَدَّثَنِي وَاصِلٌ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَأَلْتُ ـ أَوْ سُئِلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ـ أَىُّ الذَّنْبِ عِنْدَ اللَّهِ أَكْبَرُ قَالَ " أَنْ تَجْعَلَ لِلَّهِ نِدًّا وَهْوَ خَلَقَكَ ". قُلْتُ ثُمَّ أَىٌّ قَالَ " ثُمَّ أَنْ تَقْتُلَ وَلَدَكَ خَشْيَةَ أَنْ يَطْعَمَ مَعَكَ". قُلْتُ ثُمَّ أَىٌّ قَالَ " أَنْ تُزَانِيَ بِحَلِيلَةِ جَارِكَ ". قَالَ وَنَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُ تَصْدِيقًا لِقَوْلِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم {وَالَّذِينَ لاَ يَدْعُونَ مَعَ اللَّهِ إِلَهًا آخَرَ وَلاَ يَقْتُلُونَ النَّفْسَ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ إِلاَّ بِالْحَقِّ وَلَا يَزْنُونَ}
Rapporté par `Abdullah : Moi ou quelqu’un d’autre avons demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Quel est le plus grand péché aux yeux d’Allah ? » Il a répondu : « Que tu donnes un associé à Allah alors que c’est Lui seul qui t’a créé. » J’ai demandé : « Et ensuite ? » Il a dit : « Que tu tues ton enfant par crainte qu’il partage ta nourriture. » J’ai demandé : « Et ensuite ? » Il a dit : « Que tu commettes l’adultère avec la femme de ton voisin. » Puis le verset suivant a été révélé pour confirmer la parole du Messager d’Allah (ﷺ) : « Ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité, ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée sauf pour une juste raison, et ne commettent pas l’adultère… »
Sahih Al-Boukhari : 26
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا رَوْحٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سُلَيْمَانَ، سَمِعْتُ ذَكْوَانَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" لاَ حَسَدَ إِلاَّ فِي اثْنَتَيْنِ رَجُلٌ عَلَّمَهُ اللَّهُ الْقُرْآنَ فَهُوَ يَتْلُوهُ آنَاءَ اللَّيْلِ وَآنَاءَ النَّهَارِ فَسَمِعَهُ جَارٌ لَهُ فَقَالَ لَيْتَنِي أُوتِيتُ مِثْلَ مَا أُوتِيَ فُلاَنٌ فَعَمِلْتُ مِثْلَ مَا يَعْمَلُ، وَرَجُلٌ آتَاهُ اللَّهُ مَالاً فَهْوَ يُهْلِكُهُ فِي الْحَقِّ فَقَالَ رَجُلٌ لَيْتَنِي أُوتِيتُ مِثْلَ مَا أُوتِيَ فُلاَنٌ فَعَمِلْتُ مِثْلَ مَا يَعْمَلُ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Il ne faut envier que deux personnes : un homme à qui Allah a enseigné le Coran, qui le récite la nuit et le jour, et dont le voisin l’écoute et dit : “J’aimerais avoir reçu ce qu’untel a reçu, pour pouvoir faire comme lui” ; et un homme à qui Allah a donné des biens, qu’il dépense de façon juste, et un autre homme peut dire : “J’aimerais avoir reçu ce qu’untel a reçu, pour pouvoir faire comme lui.” »
Sahih Al-Boukhari : 27
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ نَصْرٍ، حَدَّثَنَا حُسَيْنٌ الْجُعْفِيُّ، عَنْ زَائِدَةَ، عَنْ مَيْسَرَةَ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلاَ يُؤْذِي جَارَهُ ". وَاسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ خَيْرًا فَإِنَّهُنَّ خُلِقْنَ مِنْ ضِلَعٍ وَإِنَّ أَعْوَجَ شَيْءٍ فِي الضِّلَعِ أَعْلَاهُ فَإِنْ ذَهَبْتَ تُقِيمُهُ كَسَرْتَهُ وَإِنْ تَرَكْتَهُ لَمْ يَزَلْ أَعْوَجَ فَاسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ خَيْرًا
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour dernier ne doit pas faire de mal à son voisin. Et je vous recommande de bien traiter les femmes, car elles ont été créées à partir d’une côte, et la partie la plus courbée de la côte est son extrémité supérieure ; si tu essaies de la redresser, elle se cassera, et si tu la laisses, elle restera courbée. Donc, je vous encourage à bien traiter les femmes. »
Sahih Al-Boukhari : 28
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ نَصْرٍ، حَدَّثَنَا حُسَيْنٌ الْجُعْفِيُّ، عَنْ زَائِدَةَ، عَنْ مَيْسَرَةَ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلاَ يُؤْذِي جَارَهُ ".
وَاسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ خَيْرًا فَإِنَّهُنَّ خُلِقْنَ مِنْ ضِلَعٍ وَإِنَّ أَعْوَجَ شَيْءٍ فِي الضِّلَعِ أَعْلَاهُ فَإِنْ ذَهَبْتَ تُقِيمُهُ كَسَرْتَهُ وَإِنْ تَرَكْتَهُ لَمْ يَزَلْ أَعْوَجَ فَاسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ خَيْرًا
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour dernier ne doit pas faire de mal à son voisin. Et je vous recommande de bien traiter les femmes, car elles ont été créées à partir d’une côte, et la partie la plus courbée de la côte est son extrémité supérieure ; si tu essaies de la redresser, elle se cassera, et si tu la laisses, elle restera courbée. Donc, je vous encourage à bien traiter les femmes. »
Sahih Al-Boukhari : 29
Ibn Abbas (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي ثَوْرٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمْ أَزَلْ حَرِيصًا أَنْ أَسْأَلَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ عَنِ الْمَرْأَتَيْنِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَيْنِ قَالَ اللَّهُ تَعَالَى {إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا} حَتَّى حَجَّ وَحَجَجْتُ مَعَهُ، وَعَدَلَ وَعَدَلْتُ مَعَهُ بِإِدَاوَةٍ، فَتَبَرَّزَ، ثُمَّ جَاءَ فَسَكَبْتُ عَلَى يَدَيْهِ مِنْهَا فَتَوَضَّأَ فَقُلْتُ لَهُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَنِ الْمَرْأَتَانِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَانِ قَالَ اللَّهُ تَعَالَى {إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا} قَالَ وَاعَجَبًا لَكَ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ، هُمَا عَائِشَةُ وَحَفْصَةُ. ثُمَّ اسْتَقْبَلَ عُمَرُ الْحَدِيثَ يَسُوقُهُ قَالَ كُنْتُ أَنَا وَجَارٌ لِي مِنَ الأَنْصَارِ فِي بَنِي أُمَيَّةَ بْنِ زَيْدٍ، وَهُمْ مِنْ عَوَالِي الْمَدِينَةِ، وَكُنَّا نَتَنَاوَبُ النُّزُولَ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَيَنْزِلُ يَوْمًا وَأَنْزِلُ يَوْمًا، فَإِذَا نَزَلْتُ جِئْتُهُ بِمَا حَدَثَ مِنْ خَبَرِ ذَلِكَ الْيَوْمِ مِنَ الْوَحْىِ أَوْ غَيْرِهِ، وَإِذَا نَزَلَ فَعَلَ مِثْلَ ذَلِكَ، وَكُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ نَغْلِبُ النِّسَاءَ، فَلَمَّا قَدِمْنَا عَلَى الأَنْصَارِ إِذَا قَوْمٌ تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ، فَطَفِقَ نِسَاؤُنَا يَأْخُذْنَ مِنْ أَدَبِ نِسَاءِ الأَنْصَارِ، فَصَخِبْتُ عَلَى امْرَأَتِي فَرَاجَعَتْنِي فَأَنْكَرْتُ أَنْ تُرَاجِعَنِي قَالَتْ وَلِمَ تُنْكِرُ أَنْ أُرَاجِعَكَ فَوَاللَّهِ إِنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيُرَاجِعْنَهُ، وَإِنَّ إِحْدَاهُنَّ لَتَهْجُرُهُ الْيَوْمَ حَتَّى اللَّيْلِ. فَأَفْزَعَنِي ذَلِكَ وَقُلْتُ لَهَا وَقَدْ خَابَ مَنْ فَعَلَ ذَلِكَ مِنْهُنَّ. ثُمَّ جَمَعْتُ عَلَىَّ ثِيَابِي فَنَزَلْتُ فَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَقُلْتُ لَهَا أَىْ حَفْصَةُ أَتُغَاضِبُ إِحْدَاكُنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم الْيَوْمَ حَتَّى اللَّيْلِ قَالَتْ نَعَمْ. فَقُلْتُ قَدْ خِبْتِ وَخَسِرْتِ، أَفَتَأْمَنِينَ أَنْ يَغْضَبَ اللَّهُ لِغَضَبِ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم فَتَهْلِكِي لاَ تَسْتَكْثِرِي النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَلاَ تُرَاجِعِيهِ فِي شَىْءٍ، وَلاَ تَهْجُرِيهِ، وَسَلِينِي مَا بَدَا لَكِ، وَلاَ يَغُرَّنَّكِ أَنْ كَانَتْ جَارَتُكِ أَوْضَأَ مِنْكِ، وَأَحَبَّ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ـ يُرِيدُ عَائِشَةَ ـ قَالَ عُمَرُ وَكُنَّا قَدْ تَحَدَّثْنَا أَنَّ غَسَّانَ تُنْعِلُ الْخَيْلَ لِغَزْوِنَا، فَنَزَلَ صَاحِبِي الأَنْصَارِيُّ يَوْمَ نَوْبَتِهِ، فَرَجَعَ إِلَيْنَا عِشَاءً فَضَرَبَ بَابِي ضَرْبًا شَدِيدًا وَقَالَ أَثَمَّ هُوَ فَفَزِعْتُ فَخَرَجْتُ إِلَيْهِ، فَقَالَ قَدْ حَدَثَ الْيَوْمَ أَمْرٌ عَظِيمٌ. قُلْتُ مَا هُوَ، أَجَاءَ غَسَّانُ قَالَ لاَ بَلْ أَعْظَمُ مِنْ ذَلِكَ وَأَهْوَلُ، طَلَّقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نِسَاءَهُ. فَقُلْتُ خَابَتْ حَفْصَةُ وَخَسِرَتْ، قَدْ كُنْتُ أَظُنُّ هَذَا يُوشِكُ أَنْ يَكُونَ، فَجَمَعْتُ عَلَىَّ ثِيَابِي فَصَلَّيْتُ صَلاَةَ الْفَجْرِ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَدَخَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مَشْرُبَةً لَهُ، فَاعْتَزَلَ فِيهَا، وَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَإِذَا هِيَ تَبْكِي فَقُلْتُ مَا يُبْكِيكِ أَلَمْ أَكُنْ حَذَّرْتُكِ هَذَا أَطَلَّقَكُنَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ لاَ أَدْرِي هَا هُوَ ذَا مُعْتَزِلٌ فِي الْمَشْرُبَةِ. فَخَرَجْتُ فَجِئْتُ إِلَى الْمِنْبَرِ فَإِذَا حَوْلَهُ رَهْطٌ يَبْكِي بَعْضُهُمْ، فَجَلَسْتُ مَعَهُمْ قَلِيلاً ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ، فَجِئْتُ الْمَشْرُبَةَ الَّتِي فِيهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ لِغُلاَمٍ لَهُ أَسْوَدَ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ. فَدَخَلَ الْغُلاَمُ فَكَلَّمَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ كَلَّمْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَذَكَرْتُكَ لَهُ، فَصَمَتَ. فَانْصَرَفْتُ حَتَّى جَلَسْتُ مَعَ الرَّهْطِ الَّذِينَ عِنْدَ الْمِنْبَرِ، ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ فَجِئْتُ فَقُلْتُ لِلْغُلاَمِ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ. فَدَخَلَ ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَصَمَتَ. فَرَجَعْتُ فَجَلَسْتُ مَعَ الرَّهْطِ الَّذِينَ عِنْدَ الْمِنْبَرِ، ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ فَجِئْتُ الْغُلاَمَ فَقُلْتُ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ. فَدَخَلَ ثُمَّ رَجَعَ إِلَىَّ فَقَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَصَمَتَ. فَلَمَّا وَلَّيْتُ مُنْصَرِفًا ـ قَالَ ـ إِذَا الْغُلاَمُ يَدْعُونِي فَقَالَ قَدْ أَذِنَ لَكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَدَخَلْتُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا هُوَ مُضْطَجِعٌ عَلَى رِمَالِ حَصِيرٍ، لَيْسَ بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ فِرَاشٌ، قَدْ أَثَّرَ الرِّمَالُ بِجَنْبِهِ مُتَّكِئًا عَلَى وِسَادَةٍ مِنْ أَدَمٍ حَشْوُهَا لِيفٌ، فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ ثُمَّ قُلْتُ وَأَنَا قَائِمٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَطَلَّقْتَ نِسَاءَكَ. فَرَفَعَ إِلَىَّ بَصَرَهُ فَقَالَ " لاَ ". فَقُلْتُ اللَّهُ أَكْبَرُ. ثُمَّ قُلْتُ وَأَنَا قَائِمٌ أَسْتَأْنِسُ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَوْ رَأَيْتَنِي، وَكُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ نَغْلِبُ النِّسَاءَ فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ إِذَا قَوْمٌ تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ، فَتَبَسَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَوْ رَأَيْتَنِي وَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَقُلْتُ لَهَا لاَ يَغُرَّنَّكِ أَنْ كَانَتْ جَارَتُكِ أَوْضَأَ مِنْكِ وَأَحَبَّ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يُرِيدُ عَائِشَةَ فَتَبَسَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم تَبَسُّمَةً أُخْرَى، فَجَلَسْتُ حِينَ رَأَيْتُهُ تَبَسَّمَ، فَرَفَعْتُ بَصَرِي فِي بَيْتِهِ، فَوَاللَّهِ مَا رَأَيْتُ فِي بَيْتِهِ شَيْئًا يَرُدُّ الْبَصَرَ غَيْرَ أَهَبَةٍ ثَلاَثَةٍ، فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ ادْعُ اللَّهَ فَلْيُوَسِّعْ عَلَى أُمَّتِكَ، فَإِنَّ فَارِسًا وَالرُّومَ قَدْ وُسِّعَ عَلَيْهِمْ، وَأُعْطُوا الدُّنْيَا وَهُمْ لاَ يَعْبُدُونَ اللَّهَ. فَجَلَسَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ مُتَّكِئًا. فَقَالَ " أَوَفِي هَذَا أَنْتَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ، إِنَّ أُولَئِكَ قَوْمٌ عُجِّلُوا طَيِّبَاتِهِمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا ". فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ اسْتَغْفِرْ لِي. فَاعْتَزَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نِسَاءَهُ مِنْ أَجْلِ ذَلِكَ الْحَدِيثِ حِينَ أَفْشَتْهُ حَفْصَةُ إِلَى عَائِشَةَ تِسْعًا وَعِشْرِينَ لَيْلَةً وَكَانَ قَالَ " مَا أَنَا بِدَاخِلٍ عَلَيْهِنَّ شَهْرًا ". مِنْ شِدَّةِ مَوْجِدَتِهِ عَلَيْهِنَّ حِينَ عَاتَبَهُ اللَّهُ، فَلَمَّا مَضَتْ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ لَيْلَةً دَخَلَ عَلَى عَائِشَةَ فَبَدَأَ بِهَا فَقَالَتْ لَهُ عَائِشَةُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّكَ كُنْتَ قَدْ أَقْسَمْتَ أَنْ لاَ تَدْخُلَ عَلَيْنَا شَهْرًا، وَإِنَّمَا أَصْبَحْتَ مِنْ تِسْعٍ وَعِشْرِينَ لَيْلَةً أَعُدُّهَا عَدًّا. فَقَالَ " الشَّهْرُ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ ". فَكَانَ ذَلِكَ الشَّهْرُ تِسْعًا وَعِشْرِينَ لَيْلَةً. قَالَتْ عَائِشَةُ ثُمَّ أَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى آيَةَ التَّخَيُّرِ فَبَدَأَ بِي أَوَّلَ امْرَأَةٍ مِنْ نِسَائِهِ فَاخْتَرْتُهُ، ثُمَّ خَيَّرَ نِسَاءَهُ كُلَّهُنَّ فَقُلْنَ مِثْلَ مَا قَالَتْ عَائِشَةُ.
Rapporté par Ibn `Abbas : J’avais très envie de demander à `Umar bin Al-Khattab au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète à propos desquelles Allah a dit : « Si vous deux (épouses du Prophète (ﷺ), c’est-à-dire Aisha et Hafsa) revenez à Allah, vos cœurs sont déjà enclins (à vous opposer à ce que le Prophète (ﷺ) aime). » (66:4), jusqu’à ce que `Umar fasse le Hajj et que je le fasse avec lui. En chemin, `Umar s’est isolé pour faire ses besoins, et je l’ai accompagné avec un récipient d’eau. Quand il a fini, je lui ai versé de l’eau sur les mains pour qu’il fasse ses ablutions. Je lui ai alors dit : « Ô chef des croyants ! Qui sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) à propos desquelles Allah a dit : “Si vous deux revenez à Allah, vos cœurs sont déjà enclins (à vous opposer à ce que le Prophète (ﷺ) aime) ?” (66:4) » Il a dit : « Je suis étonné de ta question, ô Ibn `Abbas. Il s’agissait de `Aisha et Hafsa. » Puis `Umar a continué à raconter le hadith et a dit : « Moi et un voisin ansar des Bani Umaiyya bin Zaid, qui habitait à `Awali-al-Medina, nous rendions visite au Prophète (ﷺ) à tour de rôle. Il y allait un jour et moi le lendemain. Quand j’y allais, je lui rapportais les nouvelles de la révélation et d’autres choses, et quand il y allait, il faisait de même pour moi. Nous, les gens de Quraish, avions l’habitude d’avoir le dessus sur nos femmes, mais en arrivant chez les Ansar, nous avons vu que leurs femmes avaient le dessus sur leurs maris, alors nos femmes ont commencé à imiter les femmes ansar. J’ai crié sur ma femme et elle m’a répondu, ce que je n’aimais pas. Elle m’a dit : “Pourquoi es-tu surpris que je te réponde ? Par Allah, les femmes du Prophète lui répondent aussi et certaines ne lui parlent pas toute la journée jusqu’au soir.” Cette parole m’a effrayé et je lui ai dit : “Celle qui fait cela est perdue !” Ensuite, je me suis préparé et je suis allé voir Hafsa. Je lui ai dit : “Est-ce que l’une d’entre vous met le Prophète (ﷺ) en colère jusqu’au soir ?” Elle a répondu : “Oui.” J’ai dit : “Tu es perdue ! N’as-tu pas peur qu’Allah se mette en colère à cause de la colère du Messager d’Allah (ﷺ) et que tu sois perdue ? Ne demande pas plus au Prophète (ﷺ), ne lui réponds pas et ne cesse pas de lui parler. Demande-moi ce dont tu as besoin et ne sois pas tentée d’imiter ta voisine (`Aisha), car elle est plus charmante que toi et plus aimée du Prophète (ﷺ).” » `Umar a ajouté : « À ce moment-là, une rumeur circulait selon laquelle la tribu de Ghassan préparait ses chevaux pour nous attaquer. Mon compagnon ansar, le jour de son tour, est allé en ville et est revenu la nuit en frappant violemment à ma porte et en demandant si j’étais là. J’ai eu peur et je suis sorti. Il m’a dit : “Aujourd’hui, il s’est passé quelque chose de grave.” J’ai demandé : “Quoi ? Les gens de Ghassan sont-ils venus ?” Il a répondu : “Non, mais c’est encore plus grave : le Messager d’Allah (ﷺ) a divorcé de ses femmes.” `Umar a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) s’est éloigné de ses femmes et j’ai dit : “Hafsa est perdue.” Je pensais que ce divorce allait arriver bientôt. Je me suis donc préparé et j’ai prié la prière du matin avec le Prophète (ﷺ), puis il est monté dans une pièce à l’étage et s’est isolé. Je suis allé voir Hafsa et je l’ai trouvée en train de pleurer. Je lui ai demandé : “Pourquoi pleures-tu ? Ne t’avais-je pas prévenue ? Le Prophète (ﷺ) vous a-t-il toutes divorcées ?” Elle a répondu : “Je ne sais pas. Il est là-haut, seul.” Je suis sorti et je me suis assis près de la chaire, où un groupe de gens était assis, certains pleuraient. Je suis resté un moment, puis je n’ai pas supporté la situation, alors je suis allé voir la pièce du Prophète (ﷺ) et j’ai dit à un de ses esclaves noirs : “Peux-tu demander la permission au Prophète (ﷺ) pour `Umar d’entrer ?” L’esclave est entré, a parlé au Prophète (ﷺ), puis est revenu en disant : “Je lui ai parlé de toi, mais il n’a rien dit.” Je suis revenu m’asseoir près de la chaire, mais je n’ai pas supporté, alors j’ai encore demandé à l’esclave : “Peux-tu demander la permission pour `Umar ?” Il est entré et revenu en disant : “Je lui ai parlé de toi, mais il n’a rien dit.” J’y suis retourné une troisième fois, et l’esclave m’a finalement appelé : “Le Prophète (ﷺ) t’a donné la permission.” Je suis alors entré auprès du Messager d’Allah (ﷺ) et je l’ai vu allongé sur un lit fait de tiges de palmiers, sans matelas, et les tiges avaient laissé des marques sur son flanc. Il était appuyé sur un oreiller en cuir rempli de fibres de palmier. Je l’ai salué et, debout, j’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! As-tu divorcé de tes femmes ?” Il m’a regardé et a dit : “Non.” J’ai dit : “Allahou Akbar !” Puis, toujours debout, j’ai dit : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Nous, les gens de Quraish, avions le dessus sur nos femmes, mais en arrivant à Médine, nous avons vu que les hommes étaient dominés par leurs femmes.” Le Prophète (ﷺ) a souri, puis j’ai ajouté : “Veux-tu écouter ce que je vais dire, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? Je suis allé voir Hafsa et je lui ai dit : ‘Ne sois pas tentée d’imiter ta compagne (`Aisha), car elle est plus charmante que toi et plus aimée du Prophète.’” Le Prophète (ﷺ) a souri une deuxième fois. Quand je l’ai vu sourire, je me suis assis. J’ai alors regardé autour de sa maison, et par Allah, je n’ai rien vu d’important à part trois peaux. J’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! Invoque Allah pour qu’il rende tes compagnons riches, car les Perses et les Romains ont reçu les plaisirs de ce monde, bien qu’ils n’adorent pas Allah.” Le Prophète (ﷺ) s’est alors redressé et a dit : “Penses-tu ainsi, ô fils d’Al-Khattab ? Ce sont des gens qui ont reçu la récompense de leurs bonnes actions dans ce monde.” J’ai dit : “Ô Messager d’Allah ! Demande pardon à Allah pour moi.” Ensuite, le Prophète (ﷺ) s’est éloigné de ses femmes pendant vingt-neuf jours à cause de ce que Hafsa avait révélé à `Aisha. Le Prophète (ﷺ) avait dit : “Je n’irai pas les voir pendant un mois,” à cause de sa colère, et Allah l’a réprimandé. Quand vingt-neuf jours se sont écoulés, le Prophète (ﷺ) est d’abord allé voir `Aisha. Elle lui a dit : “Ô Messager d’Allah ! Tu avais juré de ne pas venir pendant un mois, mais il ne s’est passé que vingt-neuf jours, je les ai comptés un par un.” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Ce mois-ci compte vingt-neuf jours.” `Aisha a ajouté : “Ensuite, Allah a révélé les versets du choix.” Et parmi toutes ses femmes, il m’a demandé la première, et j’ai choisi de rester avec lui. Puis il a donné le choix à ses autres femmes et elles ont dit comme moi. » (Le Prophète (ﷺ) avait décidé de s’abstenir de manger un certain aliment à cause d’un événement, alors Allah l’a blâmé pour cela. Certaines de ses femmes étaient la cause de cette décision, c’est pourquoi il les a délaissées pendant un mois. Voir le Coran
Sahih Al-Boukhari : 30
Asma' bint Abubakr (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مَحْمُودٌ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ أَسْمَاءَ بِنْتِ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَتْ تَزَوَّجَنِي الزُّبَيْرُ، وَمَا لَهُ فِي الأَرْضِ مِنْ مَالٍ، وَلاَ مَمْلُوكٍ، وَلاَ شَىْءٍ غَيْرَ نَاضِحٍ، وَغَيْرَ فَرَسِهِ، فَكُنْتُ أَعْلِفُ فَرَسَهُ، وَأَسْتَقِي الْمَاءَ، وَأَخْرِزُ غَرْبَهُ وَأَعْجِنُ، وَلَمْ أَكُنْ أُحْسِنُ أَخْبِزُ، وَكَانَ يَخْبِزُ جَارَاتٌ لِي مِنَ الأَنْصَارِ وَكُنَّ نِسْوَةَ صِدْقٍ، وَكُنْتُ أَنْقُلُ النَّوَى مِنْ أَرْضِ الزُّبَيْرِ الَّتِي أَقْطَعَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى رَأْسِي، وَهْىَ مِنِّي عَلَى ثُلُثَىْ فَرْسَخٍ، فَجِئْتُ يَوْمًا وَالنَّوَى عَلَى رَأْسِي فَلَقِيتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَعَهُ نَفَرٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَدَعَانِي ثُمَّ قَالَ
" إِخْ إِخْ ". لِيَحْمِلَنِي خَلْفَهُ، فَاسْتَحْيَيْتُ أَنْ أَسِيرَ مَعَ الرِّجَالِ، وَذَكَرْتُ الزُّبَيْرَ وَغَيْرَتَهُ، وَكَانَ أَغْيَرَ النَّاسِ، فَعَرَفَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنِّي قَدِ اسْتَحْيَيْتُ فَمَضَى، فَجِئْتُ الزُّبَيْرَ فَقُلْتُ لَقِيَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَعَلَى رَأْسِي النَّوَى، وَمَعَهُ نَفَرٌ مِنْ أَصْحَابِهِ، فَأَنَاخَ لأَرْكَبَ، فَاسْتَحْيَيْتُ مِنْهُ وَعَرَفْتُ غَيْرَتَكَ. فَقَالَ وَاللَّهِ لَحَمْلُكِ النَّوَى كَانَ أَشَدَّ عَلَىَّ مِنْ رُكُوبِكِ مَعَهُ. قَالَتْ حَتَّى أَرْسَلَ إِلَىَّ أَبُو بَكْرٍ بَعْدَ ذَلِكَ بِخَادِمٍ يَكْفِينِي سِيَاسَةَ الْفَرَسِ، فَكَأَنَّمَا أَعْتَقَنِي.
Rapporté par Asma' bint Abu Bakr : Quand Az-Zubair m'a épousée, il n'avait ni bien, ni esclave, ni rien d'autre à part un chameau pour puiser l'eau du puits et son cheval. Je donnais à manger à son cheval, je puisais l'eau, je réparais le seau pour puiser l'eau et je préparais la pâte, mais je ne savais pas faire le pain. Nos voisines ansarites faisaient donc le pain pour moi, et c'étaient des femmes respectables. Je transportais les noyaux de dattes sur ma tête depuis le terrain de Zubair que le Messager d'Allah (ﷺ) lui avait donné, et ce terrain était à environ deux miles de chez moi. Un jour, alors que je revenais avec les noyaux de dattes sur la tête, j'ai rencontré le Messager d'Allah (ﷺ) avec quelques Ansar. Il m'a appelée, puis, en faisant agenouiller son chameau, il a dit : « Ikh ! Ikh ! » pour m'inviter à monter derrière lui. J'ai eu honte de voyager avec des hommes et j'ai pensé à Az-Zubair et à sa grande pudeur, car il était très jaloux. Le Messager d'Allah (ﷺ) a vu que j'étais gênée, alors il a continué son chemin. Je suis rentrée et j'ai raconté à Az-Zubair : « J'ai rencontré le Messager d'Allah (ﷺ) alors que je portais une charge de noyaux de dattes sur la tête, et il était accompagné de quelques compagnons. Il a fait agenouiller son chameau pour que je monte, mais j'ai eu honte devant lui et j'ai pensé à ta pudeur. » Az-Zubair a dit : « Par Allah, te voir porter les noyaux de dattes (et que le Prophète (ﷺ) te voie ainsi) m'embarrasse plus que si tu étais montée avec lui. » (J'ai continué à servir ainsi) jusqu'à ce qu'Abu Bakr m'envoie une servante pour s'occuper du cheval, et j'ai eu l'impression d'être libérée
Sahih Al-Boukhari : 31
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا صَدَقَةُ، أَخْبَرَنَا ابْنُ عُلَيَّةَ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنِ ابْنِ سِيرِينَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ النَّحْرِ
" مَنْ كَانَ ذَبَحَ قَبْلَ الصَّلاَةِ فَلْيُعِدْ ". فَقَامَ رَجُلٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ هَذَا يَوْمٌ يُشْتَهَى فِيهِ اللَّحْمُ ـ وَذَكَرَ جِيرَانَهُ ـ وَعِنْدِي جَذَعَةٌ خَيْرٌ مِنْ شَاتَىْ لَحْمٍ. فَرَخَّصَ لَهُ فِي ذَلِكَ، فَلاَ أَدْرِي أَبَلَغَتِ الرُّخْصَةُ مَنْ سِوَاهُ أَمْ لاَ، ثُمَّ انْكَفَأَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِلَى كَبْشَيْنِ فَذَبَحَهُمَا، وَقَامَ النَّاسُ إِلَى غُنَيْمَةٍ فَتَوَزَّعُوهَا أَوْ قَالَ فَتَجَزَّعُوهَا.
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a dit le jour de Nahr : « Celui qui a sacrifié son offrande avant la prière doit recommencer (et en sacrifier une autre). » Un homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Aujourd’hui, la viande est très recherchée. » Il a ensuite parlé de ses voisins et a ajouté : « J’ai un bélier de six mois qui, pour moi, vaut mieux que la viande de deux moutons. » Le Prophète (ﷺ) lui a permis de le sacrifier comme offrande, mais je ne sais pas si cette permission valait aussi pour d’autres personnes. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est allé vers deux béliers et les a sacrifiés, puis les gens sont allés vers des moutons et les ont partagés entre eux
Sahih Al-Boukhari : 32
Anas ibn Malik (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَنَسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" مَنْ ذَبَحَ قَبْلَ الصَّلاَةِ فَلْيُعِدْ ". فَقَالَ رَجُلٌ هَذَا يَوْمٌ يُشْتَهَى فِيهِ اللَّحْمُ ـ وَذَكَرَ مِنْ جِيرَانِهِ فَكَأَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَذَرَهُ ـ وَعِنْدِي جَذَعَةٌ خَيْرٌ مِنْ شَاتَيْنِ فَرَخَّصَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَلاَ أَدْرِي بَلَغَتِ الرُّخْصَةُ أَمْ لاَ، ثُمَّ انْكَفَأَ إِلَى كَبْشَيْنِ ـ يَعْنِي فَذَبَحَهُمَا ـ ثُمَّ انْكَفَأَ النَّاسُ إِلَى غُنَيْمَةٍ فَذَبَحُوهَا.
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui a sacrifié avant la prière de l'`Id doit recommencer (et sacrifier un autre animal). » Un homme a dit : « C'est le jour où la viande est recherchée. » Puis il a parlé du besoin de ses voisins (en viande) et le Prophète (ﷺ) a semblé accepter son excuse. L'homme a dit : « J'ai un Jadha'a qui, pour moi, vaut mieux que deux brebis. » Le Prophète (ﷺ) lui a permis de le sacrifier. Mais je ne sais pas si cette permission concernait tous les musulmans ou non. Ensuite, le Prophète (ﷺ) est allé vers deux béliers et les a sacrifiés, et les gens sont allés vers leurs moutons et les ont sacrifiés
Sahih Al-Boukhari : 33
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، قَالَ لَنَا عِكْرِمَةُ أَلاَ أُخْبِرُكُمْ بِأَشْيَاءَ، قِصَارٍ حَدَّثَنَا بِهَا أَبُو هُرَيْرَةَ، نَهَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الشُّرْبِ مِنْ فَمِ الْقِرْبَةِ أَوِ السِّقَاءِ، وَأَنْ يَمْنَعَ جَارَهُ أَنْ يَغْرِزَ خَشَبَهُ فِي دَارِهِ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit de boire directement à l’ouverture d’une outre ou d’autres récipients en cuir. Il a aussi interdit d’empêcher son voisin de planter un piquet dans le mur de sa maison
Sahih Al-Boukhari : 34
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُرَحْبِيلَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَىُّ الذَّنْبِ أَعْظَمُ قَالَ " أَنْ تَجْعَلَ لِلَّهِ نِدًّا وَهْوَ خَلَقَكَ ". ثُمَّ قَالَ أَىُّ قَالَ " أَنْ تَقْتُلَ وَلَدَكَ خَشْيَةَ أَنْ يَأْكُلَ مَعَكَ ". قَالَ ثُمَّ أَىُّ قَالَ " أَنْ تُزَانِيَ حَلِيلَةَ جَارِكَ ". وَأَنْزَلَ اللَّهُ تَصْدِيقَ قَوْلِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم {وَالَّذِينَ لاَ يَدْعُونَ مَعَ اللَّهِ إِلَهًا آخَرَ}.
Rapporté par `Abdullah : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Quel est le plus grand des péchés ? » Il a répondu : « Associer à Allah un rival alors que c’est Lui seul qui t’a créé. » J’ai demandé : « Et ensuite ? » Il a dit : « Tuer ton enfant par crainte qu’il partage ta nourriture avec toi. » J’ai encore demandé : « Et ensuite ? » Il a dit : « Commettre l’adultère avec la femme de ton voisin. » Puis Allah a révélé, pour confirmer la parole du Prophète : « Ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité… » (jusqu’à la fin du verset)
Sahih Al-Boukhari : 35
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي أُوَيْسٍ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو بَكْرِ بْنُ مُحَمَّدٍ، عَنْ عَمْرَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" مَا زَالَ يُوصِينِي جِبْرِيلُ بِالْجَارِ حَتَّى ظَنَنْتُ أَنَّهُ سَيُوَرِّثُهُ ".
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Gabriel n’a cessé de me recommander de bien traiter les voisins, avec gentillesse et respect, au point que j’ai pensé qu’il allait me demander de les compter parmi mes héritiers. »
Sahih Al-Boukhari : 36
Abdullah ibn Umar (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" مَا زَالَ جِبْرِيلُ يُوصِينِي بِالْجَارِ حَتَّى ظَنَنْتُ أَنَّهُ سَيُوَرِّثُهُ ".
Rapporté par Ibn `Umar : Le Messager d’Allah a dit : « Gabriel n’a pas arrêté de me recommander de bien traiter les voisins, avec bonté et respect, au point que j’ai cru qu’il allait me demander de les inclure parmi mes héritiers. »
Sahih Al-Boukhari : 37
Abou Shurayh (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَاصِمُ بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، عَنْ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي شُرَيْحٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " وَاللَّهِ لاَ يُؤْمِنُ، وَاللَّهِ لاَ يُؤْمِنُ، وَاللَّهِ لاَ يُؤْمِنُ ". قِيلَ وَمَنْ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " الَّذِي لاَ يَأْمَنُ جَارُهُ بَوَايِقَهُ ". تَابَعَهُ شَبَابَةُ وَأَسَدُ بْنُ مُوسَى. وَقَالَ حُمَيْدُ بْنُ الأَسْوَدِ وَعُثْمَانُ بْنُ عُمَرَ وَأَبُو بَكْرِ بْنُ عَيَّاشٍ وَشُعَيْبُ بْنُ إِسْحَاقَ عَنِ ابْنِ أَبِي ذِئْبٍ، عَنِ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ،.
Rapporté par Abu Shuraih : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Par Allah, il ne croit pas ! Par Allah, il ne croit pas ! Par Allah, il ne croit pas ! » On lui a demandé : « Qui donc, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Celui dont le voisin n’est pas à l’abri de son mal. »
Sahih Al-Boukhari : 38
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، عَنْ أَبِي حَصِينٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلاَ يُؤْذِ جَارَهُ، وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيُكْرِمْ ضَيْفَهُ، وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيَقُلْ خَيْرًا أَوْ لِيَصْمُتْ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour dernier ne doit pas nuire à son voisin ; celui qui croit en Allah et au Jour dernier doit être généreux envers son invité ; et celui qui croit en Allah et au Jour dernier doit dire du bien ou se taire. »
Sahih Al-Boukhari : 39
Abou Shurayh al-Adawi (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدٌ الْمَقْبُرِيُّ، عَنْ أَبِي شُرَيْحٍ الْعَدَوِيِّ، قَالَ سَمِعَتْ أُذُنَاىَ، وَأَبْصَرَتْ، عَيْنَاىَ حِينَ تَكَلَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيُكْرِمْ جَارَهُ، وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيُكْرِمْ ضَيْفَهُ جَائِزَتَهُ ". قَالَ وَمَا جَائِزَتُهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " يَوْمٌ وَلَيْلَةٌ وَالضِّيَافَةُ ثَلاَثَةُ أَيَّامٍ، فَمَا كَانَ وَرَاءَ ذَلِكَ فَهْوَ صَدَقَةٌ عَلَيْهِ، وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيَقُلْ خَيْرًا أَوْ لِيَصْمُتْ ".
Rapporté par Abu Shuraih Al-Adawi : Mes oreilles ont entendu et mes yeux ont vu le Prophète (ﷺ) lorsqu’il a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour dernier doit bien traiter son voisin, et celui qui croit en Allah et au Jour dernier doit bien accueillir son invité en lui donnant ce qui lui est dû. » On a demandé : « Quel est ce droit, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « C’est de l’accueillir généreusement pendant un jour et une nuit avec de la bonne nourriture. L’invité a le droit d’être accueilli pendant trois jours (avec de la nourriture ordinaire). S’il reste plus longtemps, ce qu’on lui donnera sera considéré comme une aumône (Sadaqa). Et celui qui croit en Allah et au Jour dernier doit dire du bien ou se taire (c’est-à-dire éviter toute parole sale ou mauvaise). »
Sahih Al-Boukhari : 40
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو عِمْرَانَ، قَالَ سَمِعْتُ طَلْحَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ لِي جَارَيْنِ فَإِلَى أَيِّهِمَا أُهْدِي قَالَ
" إِلَى أَقْرَبِهِمَا مِنْكِ بَابًا ".
Rapporté par `Aisha : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai deux voisins. À qui dois-je envoyer mes cadeaux ? » Il a répondu : « À celui dont la porte est la plus proche de toi. »