Hadiths sur Neighbor
231 hadiths authentiques trouves
Sahih Al-Boukhari : 41
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ مَهْدِيٍّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي حَصِينٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلاَ يُؤْذِ جَارَهُ، وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيُكْرِمْ ضَيْفَهُ، وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيَقُلْ خَيْرًا أَوْ لِيَصْمُتْ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour Dernier ne doit pas faire de mal à son voisin ; celui qui croit en Allah et au Jour Dernier doit bien accueillir son invité ; et celui qui croit en Allah et au Jour Dernier doit dire ce qui est bien ou se taire. »
Sahih Al-Boukhari : 42
Aïcha (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الأُوَيْسِيُّ، حَدَّثَنِي ابْنُ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ رُومَانَ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّهَا قَالَتْ لِعُرْوَةَ ابْنَ أُخْتِي إِنْ كُنَّا لَنَنْظُرُ إِلَى الْهِلاَلِ ثَلاَثَةَ أَهِلَّةٍ فِي شَهْرَيْنِ، وَمَا أُوقِدَتْ فِي أَبْيَاتِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَارٌ. فَقُلْتُ مَا كَانَ يُعِيشُكُمْ قَالَتِ الأَسْوَدَانِ التَّمْرُ وَالْمَاءُ إِلاَّ أَنَّهُ قَدْ كَانَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جِيرَانٌ مِنَ الأَنْصَارِ كَانَ لَهُمْ مَنَائِحُ، وَكَانُوا يَمْنَحُونَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَبْيَاتِهِمْ، فَيَسْقِينَاهُ.
Rapporté par `Aisha : Elle a dit à `Urwa : « Ô fils de ma sœur ! Il nous arrivait de voir trois croissants de lune en deux mois, et aucun feu n’était allumé dans les maisons du Messager d’Allah (ﷺ) (c’est-à-dire que rien n’était cuisiné). » `Urwa demanda : « Comment faisiez-vous pour vivre ? » `Aisha répondit : « Avec les deux choses noires, c’est-à-dire les dattes et l’eau, sauf que le Messager d’Allah (ﷺ) avait des voisins parmi les Ansar qui possédaient des chamelles laitières, et ils donnaient un peu de lait au Prophète (ﷺ), qui nous le faisait boire. »
Sahih Al-Boukhari : 43
Abou Hourayra (RA)
Sahih
حَدَّثَنِي عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
" مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيَقُلْ خَيْرًا، أَوْ لِيَصْمُتْ، وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلاَ يُؤْذِ جَارَهُ، وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيُكْرِمْ ضَيْفَهُ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui croit en Allah et au Jour dernier doit dire du bien ou se taire. Celui qui croit en Allah et au Jour dernier ne doit pas faire de mal à son voisin. Celui qui croit en Allah et au Jour dernier doit accueillir généreusement son invité. »
Sahih Al-Boukhari : 44
Abdullah Bin Mas'ud
Sahih
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَنْصُورٌ، وَسُلَيْمَانُ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ أَبِي مَيْسَرَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَىُّ الذَّنْبِ أَعْظَمُ قَالَ " أَنْ تَجْعَلَ لِلَّهِ نِدًّا وَهْوَ خَلَقَكَ ". قُلْتُ ثُمَّ أَىٌّ قَالَ " أَنْ تَقْتُلَ وَلَدَكَ مِنْ أَجْلِ أَنْ يَطْعَمَ مَعَكَ ". قُلْتُ ثُمَّ أَىٌّ قَالَ " أَنْ تُزَانِيَ حَلِيلَةَ جَارِكَ ".
قَالَ يَحْيَى وَحَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنِي وَاصِلٌ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، مِثْلَهُ، قَالَ عَمْرٌو فَذَكَرْتُهُ لِعَبْدِ الرَّحْمَنِ وَكَانَ حَدَّثَنَا عَنْ سُفْيَانَ عَنِ الأَعْمَشِ وَمَنْصُورٍ وَوَاصِلٍ عَنْ أَبِي وَائِلٍ عَنْ أَبِي مَيْسَرَةَ قَالَ دَعْهُ دَعْهُ.
Rapporté par `Abdullah bin Mas`ud : J'ai dit : « Ô Messager d'Allah (ﷺ) ! Quel est le plus grand péché ? » Il a répondu : « Associer à Allah des partenaires en adorant d'autres que Lui, alors que c'est Lui seul qui t'a créé. » J'ai demandé : « Et après ? » Il a dit : « Tuer ton enfant par crainte qu'il partage ta nourriture. » J'ai demandé : « Et après ? » Il a dit : « Commettre un rapport sexuel interdit avec la femme de ton voisin. »
Sahih Al-Boukhari : 45
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُرَحْبِيلَ، قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ قَالَ رَجُلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَىُّ الذَّنْبِ أَكْبَرُ عِنْدَ اللَّهِ قَالَ " أَنْ تَدْعُوَ لِلَّهِ نِدًّا، وَهْوَ خَلَقَكَ ". قَالَ ثُمَّ أَىٌّ قَالَ " ثُمَّ أَنْ تَقْتُلَ وَلَدَكَ، أَنْ يَطْعَمَ مَعَكَ ". قَالَ ثُمَّ أَىٌّ قَالَ " ثُمَّ أَنْ تُزَانِيَ بِحَلِيلَةِ جَارِكَ ". فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ تَصْدِيقَهَا {وَالَّذِينَ لاَ يَدْعُونَ مَعَ اللَّهِ إِلَهًا آخَرَ وَلاَ يَقْتُلُونَ النَّفْسَ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ إِلاَّ بِالْحَقِّ وَلاَ يَزْنُونَ وَمَنْ يَفْعَلْ ذَلِكَ يَلْقَ أَثَامًا} الآيَةَ.
Rapporté par `Abdullah : Un homme a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Quel est le plus grand péché aux yeux d’Allah ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Associer à Allah un rival alors que c’est Lui seul qui t’a créé. » L’homme a demandé : « Et ensuite ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tuer ton enfant par crainte qu’il partage ta nourriture avec toi. » L’homme a demandé : « Et ensuite ? » Le Prophète a dit : « Avoir une relation interdite avec la femme de ton voisin. » Alors Allah a révélé pour confirmer ce récit : « Et ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité, ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée sauf pour une juste raison, et ne commettent pas de relation interdite. Et quiconque fait cela subira la punition. »
Sahih Al-Boukhari : 46
Jabir ibn Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ إِنَّمَا جَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الشُّفْعَةَ فِي كُلِّ مَا لَمْ يُقْسَمْ، فَإِذَا وَقَعَتِ الْحُدُودُ وَصُرِّفَتِ الطُّرُقُ فَلاَ شُفْعَةَ. وَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ الشُّفْعَةُ لِلْجِوَارِ. ثُمَّ عَمَدَ إِلَى مَا شَدَّدَهُ فَأَبْطَلَهُ، وَقَالَ إِنِ اشْتَرَى دَارًا فَخَافَ أَنْ يَأْخُذَ الْجَارُ بِالشُّفْعَةِ، فَاشْتَرَى سَهْمًا مِنْ مِائَةِ سَهْمٍ، ثُمَّ اشْتَرَى الْبَاقِيَ، وَكَانَ لِلْجَارِ الشُّفْعَةُ فِي السَّهْمِ الأَوَّلِ، وَلاَ شُفْعَةَ لَهُ فِي بَاقِي الدَّارِ، وَلَهُ أَنْ يَحْتَالَ فِي ذَلِكَ.
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a établi que le droit de préemption s’applique tant que le bien immobilier n’a pas été divisé. Mais si les limites sont fixées et les chemins tracés, il n’y a plus de préemption. Un homme a dit : « La préemption n’est que pour le voisin », puis il a annulé ce qu’il venait d’affirmer. Il a expliqué : « Si quelqu’un veut acheter une maison et, craignant que le voisin ne l’achète par préemption, il achète d’abord une part sur cent de la maison, puis le reste, alors le voisin n’a le droit de préemption que sur la première part, pas sur le reste ; et l’acheteur peut utiliser cette astuce dans ce cas. »
Sahih Al-Boukhari : 47
Amr bin al-Sharid (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ مَيْسَرَةَ، سَمِعْتُ عَمْرَو بْنَ الشَّرِيدِ، قَالَ جَاءَ الْمِسْوَرُ بْنُ مَخْرَمَةَ فَوَضَعَ يَدَهُ عَلَى مَنْكِبِي، فَانْطَلَقْتُ مَعَهُ إِلَى سَعْدٍ فَقَالَ أَبُو رَافِعٍ لِلْمِسْوَرِ أَلاَ تَأْمُرُ هَذَا أَنْ يَشْتَرِيَ مِنِّي بَيْتِي الَّذِي فِي دَارِي. فَقَالَ لاَ أَزِيدُهُ عَلَى أَرْبَعِمِائَةٍ، إِمَّا مُقَطَّعَةٍ وَإِمَّا مُنَجَّمَةٍ. قَالَ أُعْطِيتُ خَمْسَمِائَةٍ نَقْدًا، فَمَنَعْتُهُ، وَلَوْلاَ أَنِّي سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" الْجَارُ أَحَقُّ بِصَقَبِهِ ". مَا بِعْتُكَهُ أَوْ قَالَ مَا أَعْطَيْتُكَهُ. قُلْتُ لِسُفْيَانَ إِنَّ مَعْمَرًا لَمْ يَقُلْ هَكَذَا. قَالَ لَكِنَّهُ قَالَ لِي هَكَذَا. وَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ إِذَا أَرَادَ أَنْ يَبِيعَ الشُّفْعَةَ فَلَهُ أَنْ يَحْتَالَ حَتَّى يُبْطِلَ الشُّفْعَةَ فَيَهَبُ الْبَائِعُ لِلْمُشْتَرِي الدَّارَ، وَيَحُدُّهَا وَيَدْفَعُهَا إِلَيْهِ، وَيُعَوِّضُهُ الْمُشْتَرِي أَلْفَ دِرْهَمٍ، فَلاَ يَكُونُ لِلشَّفِيعِ فِيهَا شُفْعَةٌ.
Rapporté par 'Amr bin Ash-Sharid : Al-Miswar bin Makhrama est venu et a posé sa main sur mon épaule, et je l'ai accompagné chez Sa'd. Abu Rafi' a dit à Al-Miswar : « Ne veux-tu pas demander à Sa'd d’acheter ma maison qui se trouve dans ma cour ? » Sa'd a répondu : « Je n’offrirai pas plus de quatre cents, payés en plusieurs fois sur une période déterminée. » Abu Rafi' a dit : « On m’a proposé cinq cents en espèces mais j’ai refusé. Si je n’avais pas entendu le Prophète ﷺ dire : “Le voisin a plus de droits à l’égard de son voisin”, je ne te l’aurais pas vendue. » Le rapporteur a dit à Soufyan : Ma'mar n’a pas dit cela. Soufyan a répondu : « Mais il me l’a bien dit à moi. » Certaines personnes ont dit : « Si quelqu’un veut vendre une maison et priver quelqu’un de son droit de préemption, il peut contourner la règle en offrant la maison à l’acheteur comme un cadeau, en en fixant les limites et en la lui donnant. L’acheteur donne ensuite au vendeur mille dirhams en compensation, et dans ce cas, celui qui avait le droit de préemption le perd. »
Sahih Al-Boukhari : 48
Amr bin al-Sharid (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ مَيْسَرَةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الشَّرِيدِ، عَنْ أَبِي رَافِعٍ، أَنَّ سَعْدًا، سَاوَمَهُ بَيْتًا بِأَرْبَعِمِائَةِ مِثْقَالٍ فَقَالَ لَوْلاَ أَنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" الْجَارُ أَحَقُّ بِصَقَبِهِ ". لَمَا أَعْطَيْتُكَ. وَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ إِنِ اشْتَرَى نَصِيبَ دَارٍ، فَأَرَادَ أَنْ يُبْطِلَ الشُّفْعَةَ، وَهَبَ لاِبْنِهِ الصَّغِيرِ وَلاَ يَكُونُ عَلَيْهِ يَمِينٌ.
Rapporté par 'Amr bin Ash-Sharid : Abu Rafi' a dit que Sa'd lui avait proposé quatre cents mithqals d’or pour une maison. Abu Rafi' a dit : « Si je n’avais pas entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Le voisin a plus de droits à l’égard de son voisin”, je ne te l’aurais pas donnée. » Certaines personnes ont dit : « Si quelqu’un a acheté une partie d’une maison et veut annuler le droit de préemption, il peut l’offrir en cadeau à son jeune fils et il ne sera pas obligé de prêter serment. »
Sahih Al-Boukhari : 49
Abou Rafi (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ مَيْسَرَةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الشَّرِيدِ، عَنْ أَبِي رَافِعٍ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " الْجَارُ أَحَقُّ بِصَقَبِهِ ". وَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ إِنِ اشْتَرَى دَارًا بِعِشْرِينَ أَلْفَ دِرْهَمٍ، فَلاَ بَأْسَ أَنْ يَحْتَالَ حَتَّى يَشْتَرِيَ الدَّارَ بِعِشْرِينَ أَلْفَ دِرْهَمٍ، وَيَنْقُدَهُ تِسْعَةَ آلاَفِ دِرْهَمٍ وَتِسْعَمِائَةَ دِرْهَمٍ وَتِسْعَةً وَتِسْعِينَ، وَيَنْقُدَهُ دِينَارًا بِمَا بَقِيَ مِنَ الْعِشْرِينَ الأَلْفَ، فَإِنْ طَلَبَ الشَّفِيعُ أَخَذَهَا بِعِشْرِينَ أَلْفَ دِرْهَمٍ، وَإِلاَّ فَلاَ سَبِيلَ لَهُ عَلَى الدَّارِ، فَإِنِ اسْتُحِقَّتِ الدَّارُ، رَجَعَ الْمُشْتَرِي عَلَى الْبَائِعِ بِمَا دَفَعَ إِلَيْهِ، وَهْوَ تِسْعَةُ آلاَفِ دِرْهَمٍ وَتِسْعُمِائَةٍ وَتِسْعَةٌ وَتِسْعُونَ دِرْهَمًا وَدِينَارٌ، لأَنَّ الْبَيْعَ حِينَ اسْتُحِقَّ انْتَقَضَ الصَّرْفُ فِي الدِّينَارِ، فَإِنْ وَجَدَ بِهَذِهِ الدَّارِ عَيْبًا وَلَمْ تُسْتَحَقَّ، فَإِنَّهُ يَرُدُّهَا عَلَيْهِ بِعِشْرِينَ أَلْفَ دِرْهَمٍ. قَالَ فَأَجَازَ هَذَا الْخِدَاعَ بَيْنَ الْمُسْلِمِينَ وَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لاَ دَاءَ وَلاَ خِبْثَةَ وَلاَ غَائِلَةَ ".
Rapporté par Abu Rafi' : Le Prophète ﷺ a dit : « Le voisin a plus de droits à l’égard de son voisin (que quiconque d’autre). » Certains hommes ont dit : « Si quelqu’un veut acheter une maison pour 20 000 dirhams, il n’y a pas de mal à contourner la préemption en l’achetant (seulement sur le papier) pour 20 000 dirhams, mais en ne payant au vendeur que 9 999 dirhams en espèces et en convenant de ne payer qu’un dinar en espèces pour le reste du prix (c’est-à-dire 10 001 dirhams). Si celui qui a le droit de préemption offre 20 000 dirhams pour la maison, il peut l’acheter, sinon il n’a pas ce droit (ainsi, par cette astuce, il perd la préemption). Si la maison s’avère appartenir à quelqu’un d’autre que le vendeur, l’acheteur doit récupérer auprès du vendeur ce qu’il a payé, c’est-à-dire 9 999 dirhams et un dinar, car si la maison appartient à quelqu’un d’autre, toute la transaction est invalide. Si l’acheteur découvre un défaut dans la maison et qu’elle n’appartient pas à quelqu’un d’autre que le vendeur, il peut la rendre et recevoir 20 000 dirhams (au lieu de 9 999 dirhams plus un dinar) qu’il a réellement payés. » Abu 'Abdullah a dit : « Ainsi, cet homme permet à certains de ruser parmi les musulmans (alors que) le Prophète ﷺ a dit : “Dans les transactions entre musulmans, il ne faut pas leur vendre des animaux malades, des choses mauvaises ou volées.” »
Sahih Al-Boukhari : 50
Amr bin al-Sharid (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ سُفْيَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مَيْسَرَةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الشَّرِيدِ، أَنَّ أَبَا رَافِعٍ، سَاوَمَ سَعْدَ بْنَ مَالِكٍ بَيْتًا بِأَرْبَعِمِائَةِ مِثْقَالٍ وَقَالَ لَوْلاَ أَنِّي سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
" الْجَارُ أَحَقُّ بِصَقَبِهِ ". مَا أَعْطَيْتُكَ.
Rapporté par 'Amr bin Ash-Sharid : Abu Rafi' a vendu une maison à Sa'd bin Malik pour quatre cents mithqals d’or, et il a dit : « Si je n’avais pas entendu le Prophète ﷺ dire : “Le voisin a plus de droits à l’égard de son voisin (que quiconque d’autre)”, je ne te l’aurais pas vendue. »
Sahih Al-Boukhari : 51
Shaqiq (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصِ بْنِ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، حَدَّثَنَا شَقِيقٌ، سَمِعْتُ حُذَيْفَةَ، يَقُولُ بَيْنَا نَحْنُ جُلُوسٌ عِنْدَ عُمَرَ قَالَ أَيُّكُمْ يَحْفَظُ قَوْلَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي الْفِتْنَةِ. قَالَ
" فِتْنَةُ الرَّجُلِ فِي أَهْلِهِ وَمَالِهِ وَوَلَدِهِ وَجَارِهِ، تُكَفِّرُهَا الصَّلاَةُ وَالصَّدَقَةُ وَالأَمْرُ بِالْمَعْرُوفِ وَالنَّهْىُ عَنِ الْمُنْكَرِ ". قَالَ لَيْسَ عَنْ هَذَا أَسْأَلُكَ، وَلَكِنِ الَّتِي تَمُوجُ كَمَوْجِ الْبَحْرِ. قَالَ لَيْسَ عَلَيْكَ مِنْهَا بَأْسٌ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ، إِنَّ بَيْنَكَ وَبَيْنَهَا بَابًا مُغْلَقًا. قَالَ عُمَرُ أَيُكْسَرُ الْبَابُ أَمْ يُفْتَحُ قَالَ بَلْ يُكْسَرُ. قَالَ عُمَرُ إِذًا لاَ يُغْلَقَ أَبَدًا. قُلْتُ أَجَلْ. قُلْنَا لِحُذَيْفَةَ أَكَانَ عُمَرُ يَعْلَمُ الْبَابَ قَالَ نَعَمْ كَمَا أَعْلَمُ أَنَّ دُونَ غَدٍ لَيْلَةً، وَذَلِكَ أَنِّي حَدَّثْتُهُ حَدِيثًا لَيْسَ بِالأَغَالِيطِ. فَهِبْنَا أَنْ نَسْأَلَهُ مَنِ الْبَابُ فَأَمَرْنَا مَسْرُوقًا فَسَأَلَهُ فَقَالَ مَنِ الْبَابُ قَالَ عُمَرُ.
Rapporté par Shaqiq : J’ai entendu Hudhaifa dire : « Alors que nous étions assis avec `Umar, il a dit : ‘Qui parmi vous se souvient de la parole du Prophète (ﷺ) à propos des épreuves ?’ Hudhaifa a dit : ‘Les épreuves d’un homme dans sa famille, ses biens, ses enfants et ses voisins sont effacées par ses prières, la Zakat (et les aumônes), le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal.’ `Umar a dit : ‘Je ne te parle pas de ces épreuves, mais de celles qui viendront comme les vagues de la mer.’ Hudhaifa a dit : ‘Ne t’inquiète pas, chef des croyants, il y a une porte fermée entre toi et elles.’ `Umar a dit : ‘Cette porte sera-t-elle brisée ou ouverte ?’ J’ai dit : ‘Non, elle sera brisée.’ `Umar a dit : ‘Alors elle ne sera jamais refermée.’ J’ai dit : ‘Oui.’ Nous avons demandé à Hudhaifa : ‘Est-ce que `Umar savait ce que représentait cette porte ?’ Il a répondu : ‘Oui, tout comme je sais qu’il fera nuit avant demain matin, car je lui ai rapporté un récit authentique, sans erreur.’ Nous n’avons pas osé demander à Hudhaifa qui était la porte, alors nous avons demandé à Masruq de le faire à notre place. Il a répondu : ‘C’est `Umar.’ »
Sahih Al-Boukhari : 52
Abou Saïd (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، أَنَّ أَبَا سَعِيدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمًا حَدِيثًا طَوِيلاً عَنِ الدَّجَّالِ، فَكَانَ فِيمَا يُحَدِّثُنَا بِهِ أَنَّهُ قَالَ
" يَأْتِي الدَّجَّالُ وَهُوَ مُحَرَّمٌ عَلَيْهِ أَنْ يَدْخُلَ نِقَابَ الْمَدِينَةِ، فَيَنْزِلُ بَعْضَ السِّبَاخِ الَّتِي تَلِي الْمَدِينَةَ، فَيَخْرُجُ إِلَيْهِ يَوْمَئِذٍ رَجُلٌ وَهْوَ خَيْرُ النَّاسِ أَوْ مِنْ خِيَارِ النَّاسِ، فَيَقُولُ أَشْهَدُ أَنَّكَ الدَّجَّالُ الَّذِي حَدَّثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَدِيثَهُ، فَيَقُولُ الدَّجَّالُ أَرَأَيْتُمْ إِنْ قَتَلْتُ هَذَا ثُمَّ أَحْيَيْتُهُ، هَلْ تَشُكُّونَ فِي الأَمْرِ فَيَقُولُونَ لاَ. فَيَقْتُلُهُ ثُمَّ يُحْيِيهِ فَيَقُولُ وَاللَّهِ مَا كُنْتُ فِيكَ أَشَدَّ بَصِيرَةً مِنِّي الْيَوْمَ. فَيُرِيدُ الدَّجَّالُ أَنْ يَقْتُلَهُ فَلاَ يُسَلَّطُ عَلَيْهِ ".
Rapporté par Abu Sa`id : Un jour, le Messager d'Allah (ﷺ) nous a raconté un long récit au sujet d’Ad-Dajjal. Parmi ce qu’il nous a dit, il y avait : « Ad-Dajjal viendra, mais il lui sera interdit d’entrer dans les cols montagneux de Médine. Il s’installera dans une des zones salées proches de Médine, et un homme, qui sera le meilleur ou l’un des meilleurs des gens, viendra à lui. Il dira : “J’atteste que tu es Ad-Dajjal, dont l’histoire nous a été racontée par le Messager d’Allah (ﷺ).” Ad-Dajjal dira alors à ceux qui l’écoutent : “Regardez : si je tue cet homme puis que je lui rends la vie, aurez-vous encore des doutes sur ce que je prétends ?” Ils répondront : “Non.” Alors Ad-Dajjal tuera cet homme puis le fera revivre. L’homme dira : “Par Allah, maintenant je te reconnais encore mieux qu’avant !” Ad-Dajjal essaiera alors de le tuer à nouveau, mais il n’en aura pas le pouvoir
Sahih Al-Boukhari : 53
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُرَحْبِيلَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ سَأَلْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَىُّ الذَّنْبِ أَعْظَمُ عِنْدَ اللَّهِ قَالَ " أَنْ تَجْعَلَ لِلَّهِ نِدًّا وَهْوَ خَلَقَكَ ". قُلْتُ إِنَّ ذَلِكَ لَعَظِيمٌ. قُلْتُ ثُمَّ أَىّ قَالَ " ثُمَّ أَنْ تَقْتُلَ وَلَدَكَ تَخَافُ أَنْ يَطْعَمَ مَعَكَ ". قُلْتُ ثُمَّ أَىّ قَالَ " ثُمَّ أَنْ تُزَانِيَ بِحَلِيلَةِ جَارِكَ ".
Rapporté par `Abdullah : J’ai demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Quel est le plus grand péché aux yeux d’Allah ? » Il répondit : « Associer à Allah des partenaires alors que c’est Lui seul qui t’a créé. » J’ai dit : « En effet, c’est un immense péché », et j’ai ajouté : « Et ensuite ? » Il répondit : « Tuer ton enfant par crainte qu’il partage ta nourriture avec toi. » J’ai demandé encore : « Et ensuite ? » Il répondit : « Commettre l’adultère avec la femme de ton voisin. »
Sahih Al-Boukhari : 54
Abdullah (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُرَحْبِيلَ، قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ قَالَ رَجُلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَىُّ الذَّنْبِ أَكْبَرُ عِنْدَ اللَّهِ قَالَ " أَنْ تَدْعُوَ لِلَّهِ نِدًّا، وَهْوَ خَلَقَكَ ". قَالَ ثُمَّ أَىّ قَالَ " ثُمَّ أَنْ تَقْتُلَ وَلَدَكَ، أَنْ يَطْعَمَ مَعَكَ ". قَالَ ثُمَّ أَىّ قَالَ " أَنْ تُزَانِيَ حَلِيلَةَ جَارِكَ ". فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَصْدِيقَهَا {وَالَّذِينَ لاَ يَدْعُونَ مَعَ اللَّهِ إِلَهًا آخَرَ وَلاَ يَقْتُلُونَ النَّفْسَ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ إِلاَّ بِالْحَقِّ وَلاَ يَزْنُونَ وَمَنْ يَفْعَلْ ذَلِكَ} الآيَةَ.
Rapporté par `Abdullah : Un homme a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Quel est le plus grand péché aux yeux d’Allah ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Associer à Allah des partenaires alors que c’est Lui seul qui t’a créé. » L’homme a dit : « Et après ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tuer ton fils par crainte qu’il partage ta nourriture. » L’homme a dit : « Et après ? » Le Prophète a dit : « Commettre l’adultère avec la femme de ton voisin. » Puis Allah a révélé pour confirmer cela : « Et ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité, ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée sauf pour une juste raison, et ne commettent pas l’adultère. Et quiconque fait cela subira une punition. »
Sahih Mouslim : 55
It Is
Sahih
حَدَّثَنَا زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، وَمُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، جَمِيعًا عَنِ ابْنِ عُيَيْنَةَ، - قَالَ ابْنُ نُمَيْرٍ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، - عَنْ عَمْرٍو، أَنَّهُ سَمِعَ نَافِعَ بْنَ جُبَيْرٍ، يُخْبِرُ عَنْ أَبِي شُرَيْحٍ الْخُزَاعِيِّ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
" مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيُحْسِنْ إِلَى جَارِهِ وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيُكْرِمْ ضَيْفَهُ وَمَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلْيَقُلْ خَيْرًا أَوْ لِيَسْكُتْ " .
Rapporté par Qutaybah bin Sa’īd : Jarīr nous a rapporté, de la part de Hamzah az-Zayyāt, il a dit : « Murrah al-Hamdānī a entendu quelque chose de la part d’al-Hārith et lui a dit : “Assieds-toi près de la porte.” » Il a dit : « Alors Murrah est rentré à l’intérieur, a pris son épée, et al-Hārith a senti le danger et est parti. »
Sahih Mouslim : 56
Sahih
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، ح وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ رُمْحٍ، أَخْبَرَنَا اللَّيْثُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ، حَدَّثَهُ أَنَّ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ خَاصَمَ الزُّبَيْرَ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي شِرَاجِ الْحَرَّةِ الَّتِي يَسْقُونَ بِهَا النَّخْلَ فَقَالَ الأَنْصَارِيُّ سَرِّحِ الْمَاءَ . يَمُرُّ فَأَبَى عَلَيْهِمْ فَاخْتَصَمُوا عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلزُّبَيْرِ " اسْقِ يَا زُبَيْرُ ثُمَّ أَرْسِلِ الْمَاءَ إِلَى جَارِكَ " . فَغَضِبَ الأَنْصَارِيُّ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنْ كَانَ ابْنَ عَمَّتِكَ فَتَلَوَّنَ وَجْهُ نَبِيِّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ " يَا زُبَيْرُ اسْقِ ثُمَّ احْبِسِ الْمَاءَ حَتَّى يَرْجِعَ إِلَى الْجَدْرِ " . فَقَالَ الزُّبَيْرُ وَاللَّهِ إِنِّي لأَحْسِبُ هَذِهِ الآيَةَ نَزَلَتْ فِي ذَلِكَ { فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ ثُمَّ لاَ يَجِدُوا فِي أَنْفُسِهِمْ حَرَجًا}
Rapporté par ‘Urwa b. Zubair : ‘Abdullah b. Zubair lui a raconté qu’un homme des Ansar s’est disputé avec Zubair devant le Messager d’Allah ﷺ au sujet des points d’eau de Harra, d’où ils arrosaient les palmiers-dattiers. L’Ansari a dit : « Laisse couler l’eau », mais Zubair a refusé et le différend a été porté devant le Messager d’Allah ﷺ. Il a dit à Zubair : « Zubair, arrose (tes palmiers), puis laisse l’eau à ton voisin. » L’Ansari s’est énervé et a dit : « Ô Messager d’Allah, tu as pris cette décision parce qu’il est le fils de la sœur de ton père. » Le visage du Messager d’Allah ﷺ a changé, puis il a dit : « Zubair, arrose (tes palmiers), puis retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne les murs. » Zubair a dit : « Je pense, par Allah, que ce verset a été révélé à ce sujet : “Non, par ton Seigneur, ils ne croiront pas vraiment tant qu’ils ne t’auront pas pris comme juge dans leurs différends, et qu’ils n’éprouveront aucune gêne pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettront totalement.” (IV, 65) »
Sahih Mouslim : 57
Sahih
روى لنا يحيى بن يحيى: روى لنا عبد العزيز بن أبي حازم عن أبيه، عن يزيد بن رومان، عن عروة، عن عائشة، أنها كانت تقول: والله يا ابن أختي! كنا نرى الهلال، ثم الهلال، ثم الهلال، حتى رأينا ثلاثة أهلة في شهرين، ولم تكن تُوقد نار في بيوت رسول الله صلى الله عليه وسلم. فقالت عروة: فسألتها: يا عمتي، ما كان رزقك آنذاك؟ فقالت: تمرتان أسودتان وماء! ولكن كان لرسول الله صلى الله عليه وسلم جيران من الأنصار، وكان لهم أبقار حلوب. وكانوا يرسلون اللبن إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم، فيسقينا إياه. (شرح ٢٩٧٩ د)
Yahya ibn Yahya nous a rapporté : Abdul Aziz ibn Abi Hazim nous a rapporté de son père, d'après Yazid ibn Ruman, d'après Urwa, d'après Aïcha, qui disait : « Par Allah, ô fils de ma sœur ! Nous voyions le croissant de lune, puis un autre, puis encore un autre ; nous avons vu trois croissants de lune en deux mois, et aucun feu n'était allumé dans les maisons du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui). » Urwa dit : « Je lui demandai : « Ô tante, comment gagniez-vous alors ? » Elle répondit : « Deux dattes noires (c'est-à-dire séchées) et de l'eau ! Cependant, le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) avait des voisins Ansar qui possédaient des vaches laitières. Ils envoyaient du lait au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui), et il nous le donnait à boire. » (Explication 2979 DA)
Sahih Mouslim : 58
Sahih
ثم واصلنا سيرنا. وأخيرًا، وصلنا إلى جابر بن عبد الله في مسجده. كان يصلي متلففًا بثوب. فدخلتُ بين المصلين وجلستُ بينه وبين القبلة. وقلتُ: "رحمك الله، أتصلي متلففًا بثوب وعباءتك بجانبك؟" فأشار بيده على صدري، وفرّق أصابعه وثناها. تمنيتُ لو يأتي أحمق مثلك ويرى كيف أفعل ذلك ويفعل مثلي. جاء رسول الله صلى الله عليه وسلم إلى هذا المسجد وفي يده نخلة ابن طوب، فرأى بعض البصاق على قبلة المسجد. فمسحه بغصن. ثم التفت إلينا وقال: "أيّكم يُريد أن يُعرض عنها؟" فخفنا. ثم قال مرة أخرى: "أيّكم يُريد أن يُعرض عنها؟" فخفنا مرة أخرى. ثم قال: "أيّكم يُريد أن يُعرض عنها؟" قلنا: "لا، لا أحد منا يريد ذلك يا رسول الله!" فقال: "إذا قام أحدكم للصلاة، فإن كعبة الله تعالى تكون باتجاه وجهه، فلا يبصق في وجهه ولا عن يمينه، بل يبصق عن شماله تحت رجله اليسرى، فإن أصابته مصيبة فجأة فليفعل ذلك بثوبه..." ثم طوى ثوبه على نفسه وقال: "أروني زعفرانًا!" فقام شاب من الحي وركض إلى بيته، فأتى بيده عطرًا برائحة الزعفران. فأخذه رسول الله صلى الله عليه وسلم ومسح به طرف الغصن، ثم مسح به أثر البصاق، وقال: "من هنا بدأ استخدام الزعفران في مساجدكم." ثم خرجنا مع النبي صلى الله عليه وسلم في غزوة بطن بوفاد. كان يبحث عن مجدي بن عمرو الجهني. تناوبنا خمسة أو ستة أو سبعة منا على ركوب جمله. ثم جاء دور رجل من الأنصار. أنزل الجمل وركبه، ثم قاده. لكن الجمل تردد لحظة. فقال له: "انطلق! لعنك الله!". فسأل رسول الله صلى الله عليه وسلم: "من يلعن جمله؟". قال الرجل: "أنا يا رسول الله! لا تركبنا على هذا البهيمة! لا تلعنوا أنفسكم! لا تلعنوا أولادكم! لا تلعنوا أموالكم! لا تلعنوا الله في الساعة التي يعطيكم فيها ما تسألون!". فواصلنا السير مع النبي صلى الله عليه وسلم. ولما حان الوقت واقتربنا من أحد مياه الجزيرة العربية، سأل رسول الله صلى الله عليه وسلم: "من يتقدمنا ليجهز الحوض ويشرب الماء ويأتينا به؟". قال جابر: "قمتُ على الفور وقلت: ها هو رجل يا رسول الله!" فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم: "من يذهب معك؟" فقام جبار بن ساعي على الفور، وذهبنا إلى البئر، فملأنا الحوض بدلوين من الماء، ورصصنا الحجارة فيه، ثم ملأناه بالماء حتى امتلأ. وكان أول الواصلين رسول الله صلى الله عليه وسلم، فقال: "أتشربون؟" قلنا: "نعم يا رسول الله!" فأطلق جمله فشرب، ثم شد اللجام فباعدت الدابة رجليها فأتبولت، ثم قلبها وأركعها. ثم جاء رسول الله صلى الله عليه وسلم إلى المعبد فتوضأ فيه. وبعد ذلك، قمتُ وتوضأتُ من نفس الموضع الذي توضأ فيه رسول الله صلى الله عليه وسلم. ثم ذهب جبار بن سحر لقضاء حاجته. ثم قام رسول الله صلى الله عليه وسلم للصلاة. كنتُ أرتدي ثوبًا مخططًا، فحاولتُ لفه حول طرفيه، لكنني لم أستطع الوصول إليهما. كان للثوب أهداب، فقلبتها على ظهرها، ثم لففتُه حول طرفيه، ثم وضعته على حجري. ثم جئتُ ووقفتُ عن يسار رسول الله صلى الله عليه وسلم، فأدارني ووقف عن يمينه ثم عن يساره. عندئذٍ، أخذ رسول الله صلى الله عليه وسلم بأيدينا ودفعنا، وجعلنا نقف خلفه. دون أن أدري، بدأتُ أرمي التمر على رسول الله صلى الله عليه وسلم، ثم فهمتُ قصده. أشار بيده، أي: "اربط حزامك". فلما فرغ رسول الله صلى الله عليه وسلم من الصلاة، قال: "جابر!". فقلتُ: "أنا جاهز يا رسول الله!". قال: "إن كانت عريضة، فضمّوها من طرفيها! وإن كانت ضيقة، فاربطوها كزر!" مشينا معه (صلى الله عليه وسلم). وكان طعام كل واحد منا تمرة مجففة. كان يمصّها ثم يضعها في ثوبه. وكنا ننفض عنها الأوراق بأقدامنا ونأكلها. حتى أن شفاهنا كانت تتقرح. أقسم أنني في أحد الأيام، سقط منا سهوًا، ولم يُعطَ أحدنا تمرة، فذهبنا إليه (لضعفه) وشهدنا أنه لم يُعطَ تمرة. فأُعطيَ تمرة، فقام وأخذها. مشينا معه (صلى الله عليه وسلم). وأخيرًا، نزلنا إلى وادٍ واسع. فذهب رسول الله (صلى الله عليه وسلم) لقضاء حاجته. فتبعته بقارورة ماء. ثم نظر رسول الله (صلى الله عليه وسلم) حوله، فلم يرَ ما يستر به نفسه. وفجأة، وقعت عيناه على شجرتين على حافة الوادي. ذهب رسول الله صلى الله عليه وسلم إلى إحداهما، فأخذ غصنًا وقال: «أسْلِمِي إِلَيَّ!» فسَلَمَهُ الغصنُ كجملٍ مُلَجَّمٍ عَصِيَ على صاحبه. ثم ذهب إلى الشجرة الأخرى، فأخذ غصنًا وقال: «أسْلِمِي إِلَيَّ!» فسَلَمَهُ الغصنُ أيضًا كالأولى. فلما بلغ وسطهما، ضمَّهما وقال: «أسْلِمِي إِلَيَّ!» قال. فالتصقتا. قال جابر: خرجتُ مسرعًا خشية أن يتحسس رسول الله صلى الله عليه وسلم وجودي فيبتعد. (قال محمد بن عباد: «فيتيبَعَاجِي» بدلًا من «فيبتيدِي»). وجلستُ، وكنتُ أُحدّث نفسي. فنظرتُ صدفةً إلى جانبي، فماذا رأيت؟ كان رسول الله صلى الله عليه وسلم قادمًا. انفصلت الشجرتان، واستقامت كل منهما على جذعها. رأيت رسول الله صلى الله عليه وسلم يتوقف لحظة، وأشار برأسه (أشار أبو إسماعيل برأسه يمينًا ويسارًا). ثم سار نحوي، فلما وصل إلى جانبي قال: "يا جابر، أترى أين كنت واقفًا؟" سأل: "ما معنى هذا يا رسول الله؟" قلت: "نعم يا رسول الله!" قال: "اذهب إلى هاتين الشجرتين، واقطع غصنًا من كل منهما. وعندما تقف حيث أنا، ضع غصنًا عن يمينك وغصنًا عن يسارك." قمت، وأخذت حجرًا، وكسرته، وشحذته، فصار حادًا لي. ذهبت إلى الشجرتين، وقطعت غصنًا من كل منهما. ثم جررتهما، وعدت، ووقفت حيث كان رسول الله صلى الله عليه وسلم واقفًا. وضعت غصنًا عن يميني وغصنًا عن يساري. ثم لحقت به وقلت: "لقد فعلتُ ذلك يا رسول الله! ما الحاجة إلى ذلك؟" قال: "مررتُ بقبرين لرجلين كانا يُعذَّبان، ودعوتُ الله أن يُخفَّف عذابهما ما دامت هذه الأغصان حية". بعد ذلك، وصلنا إلى الجيش. فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم: "يا جابر، نادِ: ماء للوضوء!" فصرختُ: "انتباه! ماء للوضوء! انتباه، ماء للوضوء! انتباه، ألا يوجد ماء للوضوء؟" قلت: "يا رسول الله! لم أجد قطرة ماء واحدة في القافلة". وكان رجل من الأنصار يُبرِّد الماء لرسول الله صلى الله عليه وسلم في قربة قديمة مُعلَّقة على سعفة نخل. قال لي رسول الله صلى الله عليه وسلم: «اذهب إلى فلان يا ابن فلان، وانظر هل في قربته شيء؟» فذهبت إليه ونظرت في القربة، فلم أجد فيها إلا قطرة واحدة عند فوهتها، ولو فرغتها لشربها الجزء الجاف منها. فأتيت رسول الله صلى الله عليه وسلم وقلت: «يا رسول الله، لم أجد فيها إلا قطرة واحدة عند فوهتها، ولو فرغتها لشربها الجزء الجاف منها، فأتيني بها!» فأمرني. فأتيت به إليه، فأخذها بيده وهمس بكلمات لم أفهمها، وكان يعصرها بكلتا يديه، ثم ناولني إياها وقال: «يا جابر، قل: إناء كبير!» فقلت: «يا صاحب إناء القافلة!» حملوها على الفور وأحضروها إليّ، فوضعتُ الإناء أمامه. عندئذٍ، أشار رسول الله صلى الله عليه وسلم بيده داخل الإناء، فبسطها وفرّق بين أصابعه، ثم وضعها في قاع الإناء وقال: "يا جابر، خذه واسكبه عليّ وقل بسم الله!". فسكبتُ الماء عليه على الفور وقلتُ بسم الله. ثم رأيتُ الماء يغلي بين أصابع رسول الله صلى الله عليه وسلم، ثم غلى الإناء ودار حتى امتلأ. فقال: "يا جابر، نادِ على من يحتاج إلى ماء!". وكان نائمًا. ثم جاء الجمع وشربوا حتى ارتوت. فقلتُ: "هل بقي أحد يحتاج إلى شيء؟". فرفع رسول الله صلى الله عليه وسلم يده فوق الإناء الممتلئ. اشتكوا إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم من الجوع، فقال: «اللهم أطعمكم!». ثم وصلنا إلى شاطئ البحر، فهاجت الأمواج وألقت بهيمة، فأشعلنا النار في نصفها وطبخنا الطعام، وشويناه وأكلنا حتى شبعنا. ثم دخلت أنا وفلان وفلان (عدّ خمسة أشخاص) في عين هذه البهيمة، فلم يرنا أحد. ثم خرجنا، فأخذنا ضلعًا من أحد أضلاعها وثنيناه، ثم أحضرنا أضخم رجل في القافلة، وأضخم جمل، وأضخم ثوب، فدخل تحتها ولم يخفض رأسه. ويعني هذا الطفل الذي يقترب من سن البلوغ، وقد قال بعضهم إنه يعني الطفل الذي بدأ يأكل، وقال آخرون إنه يعني الطفل الذي بلغ الخامسة من عمره. على الرغم من أن كلمة "وآهزته" في الرواية الثانية تُنسب إلى (وا) في جميع روايات مسلم، فقد قال النووي إن هذا خطأ، وأن الصيغة الصحيحة هي (و). لأن المقصود هو أن يتمنى المرء أن يرتدي أحدهم ثوبًا من قماش مخطط، والآخر ثوبًا من قماش معافري. أي ثوبين. وقد قال البعض إنها تعني ثوبين جديدين. وبحسب أبي عبيدة، المعجمي، فإنها تعني الزعفران. وقال الأسماء إنها تعني عطورًا مختلفة ممزوجة بالزعفران. ووفقًا لتعريفه، فإن كلمة "خلوق" لها نفس المعنى، وهو ما قصده الحديث. بواد: هو اسم أحد جبال الجهينة.
Nous avons ensuite continué notre chemin. Finalement, nous sommes arrivés à Jabir ibn Abdillah dans sa mosquée. Il priait, enveloppé dans un vêtement. Je me suis frayé un chemin à travers l'assemblée et me suis assis entre lui et la qibla. Je lui ai dit : « Qu'Allah te fasse miséricorde ! Pries-tu enveloppé dans un vêtement, ton manteau à côté de toi ? » Il a posé sa main sur ma poitrine, a écarté les doigts et les a courbés. J'ai souhaité qu'un insensé comme toi vienne voir comment je fais et m'imite. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) est venu à cette mosquée, tenant une palme d'Ibn Tub. Il a vu de la salive sur la qibla et l'a essuyée avec une branche. Puis il s'est tourné vers nous et a demandé : « Qui d'entre vous voudrait s'en détourner ? » Nous avons eu peur. Il a répété : « Qui d'entre vous voudrait s'en détourner ? » Nous avons eu de nouveau peur. Il demanda alors : « Qui d’entre vous voudrait s’en détourner ? » Nous répondîmes : « Non ! Aucun de nous, ô Messager d’Allah ! » Il dit : « Lorsque l’un d’entre vous se lève pour prier, la Kaaba d’Allah, le Très-Haut, est certes tournée vers son visage. Il ne doit donc pas cracher vers son visage ni à sa droite. Il doit cracher à sa gauche, sous son pied gauche. Si un malheur soudain le frappe, il doit faire de même avec son vêtement… » Puis, repliant son vêtement sur lui-même, il dit : « Montrez-moi du safran ! » Aussitôt, un jeune homme du voisinage se leva, courut chez lui et rapporta un bâtonnet de parfum au safran. Le Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) le prit et en frotta l’extrémité du bâtonnet. Puis il essuya la trace de salive avec et dit : « C’est de là que provient la coutume d’utiliser du parfum de safran dans vos mosquées. » Nous partîmes avec le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) pour l'expédition à Batn Buvad. Il recherchait Majdi ibn Amr al-Juhani. Cinq, six ou sept d'entre nous se relayaient pour monter son chameau. Puis ce fut au tour d'un homme des Ansar. Il fit agenouiller l'animal et monta dessus. Il le mena alors. Mais le chameau hésita un instant. Il lui dit : « Va ! Qu'Allah te maudisse ! » Sur ce, le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) demanda : « Qui donc maudit son chameau ? » Cet homme répondit : « C'est moi, ô Messager d'Allah ! Ne nous accompagne pas sur cet animal maudit ! Ne vous maudissez pas ! Ne maudissez pas vos enfants ! Ne maudissez pas vos biens ! Ne maudissez pas Allah à l'heure où Il vous accordera ce que vous demandez ! » Nous continuâmes notre marche avec le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Lorsque le moment fut venu et que nous approchâmes d'un point d'eau de la mer d'Arabie, le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) demanda : « Qui nous précédera pour préparer le bassin, boire et nous apporter de l'eau ? » Jabir répondit : « Je me levai aussitôt et dis : 'Ô Messager d'Allah !' » Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) demanda alors : « Qui vous accompagnera ? » Aussitôt, Jabbar ibn Sa'i se leva et nous nous rendîmes au puits. Nous puisâmes un ou deux seaux d'eau dans le bassin et en disposâmes les pierres. Puis nous puisâmes de l'eau jusqu'à ce qu'il soit plein. Le premier arrivé fut le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui), qui demanda : « Voulez-vous boire ? » Nous répondîmes : « Oui, ô Messager d'Allah ! » Il lâcha son chameau, qui but. Il tira sur les rênes, l'animal écarta les pattes et urina. Puis il le retourna et le fit s'agenouiller. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) se rendit ensuite à la synagogue et y fit ses ablutions. Après cela, je me levai et fis mes ablutions au même endroit. Jabbar ibn Sahr alla aux toilettes. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) se leva alors pour prier. Je portais un vêtement rayé et tentai de l'enrouler autour de mes deux extrémités, mais je n'y parvins pas. Le vêtement avait des franges. Je le retournai, puis l'enroulai autour de mes deux extrémités et le posai sur mes genoux. Je me plaçai ensuite à la gauche du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Il me fit pivoter et se plaça à sa droite, puis à sa gauche. Alors, le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) nous prit par la main, nous poussa et nous fit nous tenir derrière lui. Sans m'en rendre compte, je me suis mis à lancer des dattes au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Puis j'ai compris son intention. Il m'a fait un geste de la main, signifiant : « Attachez votre ceinture. » Lorsque le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) eut terminé la prière, il dit : « Jabir ! » Je répondis : « Je suis prêt, ô Messager d'Allah ! » Il dit : « Si elle est large, enroulez-la entre les deux extrémités ! Si elle est étroite, nouez-la comme un bouton ! » Nous marchions avec lui (que la paix et les bénédictions soient sur lui). La nourriture quotidienne de chacun de nous était une datte séchée. Il la suçait puis la glissait dans son vêtement. Nous secouions nos arcs pour enlever les feuilles et la mangions. Nos lèvres en étaient même irritées. Je jure qu'un jour, par erreur, l'un de nous n'a pas reçu de datte, et nous sommes allés le chercher (en raison de sa faiblesse) et avons témoigné qu'il n'en avait pas reçu. On lui en a donné une, il s'est levé et l'a prise. Nous avons marché avec lui (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Finalement, nous descendîmes dans une large vallée. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) alla se soulager. Je le suivis avec un récipient d'eau. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) regarda autour de lui, mais ne vit rien pour s'abriter. Soudain, deux arbres attirèrent son attention au bord de la vallée. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) se dirigea aussitôt vers l'un d'eux, saisit une branche et dit : « Soumets-toi à moi, avec ma permission ! » La branche se soumit à lui, telle une chamelle indomptée par un mors. Il alla vers l'autre arbre, saisit une branche et dit : « Soumets-toi à moi, avec ma permission ! » Elle se soumit également. Arrivé entre les deux, il les réunit et dit : « Soumettez-vous à moi, avec ma permission ! » Aussitôt, ils se rapprochèrent. Jabir dit : Je me suis enfui de là, craignant que si le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) sentait ma présence, il ne s'éloigne. (Muhammad ibn Abbad a dit « Feyetebe'acıe » au lieu de « Feyebteıde »). Je me suis assis et j'ai parlé à voix basse. Par hasard, j'ai regardé à côté de moi. Et que vis-je ? Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) arrivait. Les deux arbres s'étaient écartés et chacun s'était redressé sur son tronc. J'ai vu le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) s'arrêter un instant. Il fit un geste de la tête. (Abu Ismail indiqua la droite et la gauche de la tête.) Puis il s'est dirigé vers moi et, arrivé à ma hauteur, il dit : « Jabir ! As-tu vu où je me tenais ? » Il demanda : « Que signifie ceci, ô Messager d'Allah ? » Je répondis : « Oui, ô Messager d'Allah ! » Il dit : « Va à ces deux arbres et coupe une branche de chacun. Quand tu seras à ma place, place une branche à ta droite et une à ta gauche. » Je me levai, pris une pierre, la cassai et l'affûtai ; elle devint tranchante pour moi. J'allais aux deux arbres et coupai une branche de chacun. Puis je les traînai et revins me placer là où se tenait le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Je plaçai une branche à ma droite et une à ma gauche. Je le rejoignis alors et dis : « J'ai accompli ma tâche, ô Messager d'Allah ! Pourquoi était-ce nécessaire ? » Il répondit : « Je suis passé près de deux tombes de personnes en deuil, et par mon intercession, j'ai prié pour que leur tourment soit allégé tant que ces branches resteraient vivantes. » Ensuite, nous rejoignîmes l'armée. Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dit : « Jabir, crie : “De l'eau pour les ablutions !” » ordonna-t-il. J’ai crié : « Attention ! De l’eau pour les ablutions ! Attention, de l’eau pour les ablutions ! Attention, n’y a-t-il pas d’eau pour les ablutions ? » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah ! Je n’ai pas trouvé une seule goutte d’eau dans la caravane. » Un homme des Ansar avait coutume de rafraîchir de l’eau pour le Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) dans une vieille outre suspendue à une branche de palmier. Le Messager d’Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) m’a dit : « Va voir untel, fils d’untel, et regarde s’il y a quelque chose dans son outre ! » J’y suis allé et j’ai regardé dans l’outre. Mais je n’y ai rien trouvé, si ce n’est une seule goutte au bord. Si je la vidais, la partie sèche de l’outre l’absorberait. Je me rendis aussitôt auprès du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) et lui dis : « Ô Messager d'Allah ! Je n'y ai trouvé qu'une goutte au bord de l'outre. Si je la vidais, la partie sèche de l'outre l'absorberait. Apporte-la-moi ! » Il me l'ordonna. Je la lui apportai aussitôt. Il la prit dans sa main et commença à parler de façon incompréhensible. Il la pressait également des deux mains. Puis il me la tendit et dit : « Jabir ! Crie : “Une grande coupe !” » Je criai : « Ô propriétaire de la coupe de la caravane ! » Ils la prirent aussitôt et me l'apportèrent. Je déposai la coupe devant lui. Alors, le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) fit le geste suivant avec sa main à l'intérieur de la coupe : il étendit la main et écarta les doigts. Il posa alors sa main au fond du bol et dit : « Jabir ! Prends-le, verse-le sur moi et dis "Bismillah !" » Je lui versai aussitôt l'eau et dis "Bismillah". Je vis ensuite l'eau bouillir entre les doigts du Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui). Le bol se mit à bouillir, tourna et se remplit finalement. Il dit alors : « Jabir ! Appelle ceux qui ont soif ! » Il dormait. Puis l'assemblée vint et but à satiété. Je demandai : « Y a-t-il encore quelqu'un qui a besoin de quelque chose ? » Le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) leva alors la main au-dessus du bol, qui était plein. Ils se plaignirent au Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) de leur faim, et il leur dit : « Qu'Allah vous nourrisse ! » Nous atteignîmes ensuite le bord de la mer. La mer se déchaîna et rejeta un animal. Nous allumâmes un feu sur la moitié de cet animal et préparâmes un repas. Nous le rôtissions et mangâmes à satiété. Alors moi, untel et untel (il a compté cinq personnes), nous sommes entrés dans l'os de l'œil de cet animal. Personne ne pouvait nous voir. Finalement, nous sommes sortis. Et nous avons pris une côte et l'avons pliée. Puis nous avons amené l'homme le plus costaud de la caravane, le plus gros chameau et le plus grand tissu. Il est passé dessous sans même baisser la tête. Cela signifie un enfant approchant la puberté. Certains disent que cela signifie un enfant qui a commencé à manger, tandis que d'autres disent que cela signifie un enfant de cinq ans. Bien que le mot « wa ahazte » dans le deuxième récit soit attribué avec un (wa) dans toutes les versions de Muslim, Nawawi a dit que c'est une erreur et que la forme correcte est (ev). Parce que l'intention est de souhaiter qu'une personne porte un vêtement fait de deux tissus rayés et l'autre un vêtement fait de deux tissus ma'afiri. Cela signifie deux vêtements. Certains disent que cela signifie deux vêtements neufs. Selon Abu Ubayda, un lexicographe, cela signifie safran. Asma'i a dit que cela signifie diverses fragrances combinées au safran. Selon sa définition, Khaluq a également la même signification, ce qui correspond aussi à ce qu'indique le hadith. Buwad : c'est le nom d'une des montagnes de Juheyna.
Sunan Abu Dawud : 59
Abou Barza (RA)
Sahih
حَدَّثَنَا حَفْصُ بْنُ عُمَرَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي الْمِنْهَالِ، عَنْ أَبِي بَرْزَةَ، قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُصَلِّي الظُّهْرَ إِذَا زَالَتِ الشَّمْسُ وَيُصَلِّي الْعَصْرَ وَإِنَّ أَحَدَنَا لَيَذْهَبُ إِلَى أَقْصَى الْمَدِينَةِ وَيَرْجِعُ وَالشَّمْسُ حَيَّةٌ وَنَسِيتُ الْمَغْرِبَ وَكَانَ لاَ يُبَالِي تَأْخِيرَ الْعِشَاءِ إِلَى ثُلُثِ اللَّيْلِ . قَالَ ثُمَّ قَالَ إِلَى شَطْرِ اللَّيْلِ . قَالَ وَكَانَ يَكْرَهُ النَّوْمَ قَبْلَهَا وَالْحَدِيثَ بَعْدَهَا وَكَانَ يُصَلِّي الصُّبْحَ وَمَا يَعْرِفُ أَحَدُنَا جَلِيسَهُ الَّذِي كَانَ يَعْرِفُهُ وَكَانَ يَقْرَأُ فِيهَا مِنَ السِّتِّينَ إِلَى الْمِائَةِ .
Rapporté par Abu Barzah رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ faisait la prière du zuhr quand le soleil venait de passer le zénith ; il faisait la prière du ‘asr après laquelle l’un de nous pouvait aller jusqu’aux environs de Médine et revenir alors que le soleil brillait encore ; j’ai oublié ce qu’il a dit au sujet du maghrib ; il ne craignait pas de retarder la prière du ‘isha jusqu’à ce qu’un tiers de la nuit soit passé, ou il a dit : jusqu’à la moitié de la nuit. Il n’aimait pas dormir avant ni parler après. Il faisait la prière du fajr quand un homme pouvait reconnaître son voisin qu’il connaissait bien ; et il récitait entre soixante et cent versets pendant cette prière
Sunan Abu Dawud : 60
Sahih
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُرَحْبِيلَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَىُّ الذَّنْبِ أَعْظَمُ قَالَ " أَنْ تَجْعَلَ لِلَّهِ نِدًّا وَهُوَ خَلَقَكَ " . قَالَ فَقُلْتُ ثُمَّ أَىٌّ قَالَ " أَنْ تَقْتُلَ وَلَدَكَ مَخَافَةَ أَنْ يَأْكُلَ مَعَكَ " . قَالَ قُلْتُ ثُمَّ أَىٌّ قَالَ " أَنْ تُزَانِيَ حَلِيلَةَ جَارِكَ " . قَالَ وَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى تَصْدِيقَ قَوْلِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم { وَالَّذِينَ لاَ يَدْعُونَ مَعَ اللَّهِ إِلَهًا آخَرَ وَلاَ يَقْتُلُونَ النَّفْسَ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ إِلاَّ بِالْحَقِّ وَلاَ يَزْنُونَ } الآيَةَ .
Rapporté par ‘Abd Allah (bin Masud) رضي الله عنه : « J’ai demandé au Messager d’Allah ﷺ : “Quel est le plus grand des péchés ?” Il a répondu : “Que tu associes quelqu’un à Allah alors qu’Il t’a créé.” J’ai demandé : “Et ensuite ?” Il a répondu : “Que tu commettes l’adultère avec la femme de ton voisin.” Allah a alors révélé ce verset du Coran pour confirmer la parole du Prophète ﷺ : “Ceux qui n’invoquent pas avec Allah une autre divinité, ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée sauf pour une juste raison, et ne commettent pas de fornication.” »