Al-Muwatta de l'Imam Malik — Hadith #35841
Hadith #35841
حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ خَرَجَ عَبْدُ اللَّهِ وَعُبَيْدُ اللَّهِ ابْنَا عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ فِي جَيْشٍ إِلَى الْعِرَاقِ فَلَمَّا قَفَلاَ مَرَّا عَلَى أَبِي مُوسَى الأَشْعَرِيِّ وَهُوَ أَمِيرُ الْبَصْرَةِ فَرَحَّبَ بِهِمَا وَسَهَّلَ ثُمَّ قَالَ لَوْ أَقْدِرُ لَكُمَا عَلَى أَمْرٍ أَنْفَعُكُمَا بِهِ لَفَعَلْتُ . ثُمَّ قَالَ بَلَى هَا هُنَا مَالٌ مِنْ مَالِ اللَّهِ أُرِيدُ أَنْ أَبْعَثَ بِهِ إِلَى أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ فَأُسْلِفُكُمَاهُ فَتَبْتَاعَانِ بِهِ مَتَاعًا مِنْ مَتَاعِ الْعِرَاقِ ثُمَّ تَبِيعَانِهِ بِالْمَدِينَةِ فَتُؤَدِّيَانِ رَأْسَ الْمَالِ إِلَى أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ وَيَكُونُ الرِّبْحُ لَكُمَا فَقَالاَ وَدِدْنَا ذَلِكَ . فَفَعَلَ وَكَتَبَ إِلَى عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ أَنْ يَأْخُذَ مِنْهُمَا الْمَالَ فَلَمَّا قَدِمَا بَاعَا فَأُرْبِحَا فَلَمَّا دَفَعَا ذَلِكَ إِلَى عُمَرَ قَالَ أَكُلُّ الْجَيْشِ أَسْلَفَهُ مِثْلَ مَا أَسْلَفَكُمَا قَالاَ لاَ . فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ ابْنَا أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ فَأَسْلَفَكُمَا أَدِّيَا الْمَالَ وَرِبْحَهُ . فَأَمَّا عَبْدُ اللَّهِ فَسَكَتَ وَأَمَّا عُبَيْدُ اللَّهِ فَقَالَ مَا يَنْبَغِي لَكَ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ هَذَا لَوْ نَقَصَ هَذَا الْمَالُ أَوْ هَلَكَ لَضَمِنَّاهُ . فَقَالَ عُمَرُ أَدِّيَاهُ . فَسَكَتَ عَبْدُ اللَّهِ وَرَاجَعَهُ عُبَيْدُ اللَّهِ . فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ جُلَسَاءِ عُمَرَ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ لَوْ جَعَلْتَهُ قِرَاضًا . فَقَالَ عُمَرُ قَدْ جَعَلْتُهُ قِرَاضًا . فَأَخَذَ عُمَرُ رَأْسَ الْمَالِ وَنِصْفَ رِبْحِهِ وَأَخَذَ عَبْدُ اللَّهِ وَعُبَيْدُ اللَّهِ ابْنَا عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ نِصْفَ رِبْحِ الْمَالِ .
«A propos d'un commanditaire qui verse à un commandité un capital, et que tous deux s'empruntent de l'argent (somme indépendante du capital) ou encore que le commanditaire demande à son partenaire de vendre pour lui une marchandise qu'il possède, ou aussi qu'il lui donne des dinars avec quoi le commandité achètera pour le commanditaire une marchandise, Malek a dit: «Le commanditaire n'aurait pas chargé son partenaire, d'un achat et d'une vente, s'il ne lui avait pas livré un capital, lui demandant amicalement de le faire et trouvant cela facile à être fait, mais si le commandité refuse de s'en charger, le commanditaire n'aura pas le droit de reprendre son capital de ce partenaire, et ce dernier, n'aura pas à emprunter de l'autre ni acceptera de lui vendre une marchandise, sachant bien qu'il n'a pas un capital; d'autre part, si le commandité refuse de se charger et de l'achat et de la vente, il n'est pas obligé de rendre le capital de la société en commandite. Or, s'il est fait, que tous deux se soient entendus sur ce qui est de convenable et pour l'un et pour l'autre, sans que cela en soit une condition, ceci est donc permis et toléré. Mais si une condition quelconque figure de telle façon que le commandité risque de rembourser au commanditaire le capital au cas où il refuse ce que le commanditaire le charge de faire, ou que le commanditaire craigne que le commandité ne lui remettra pas son capital, cela n'est plus permis dans une société en commandite et c'est ce que les hommes versés dans la religion ont interdit de faire». Chapitre XIII L'avance faite dans une société en commandite
Source
Al-Muwatta de l'Imam Malik # 32/1386
Grade
Mauquf Sahih
Catégorie
Chapitre 32: Le Qirad
Sujets:
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