Sahih Al-Boukhari — Hadith #5375
Hadith #5375
وَعَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَصَابَنِي جَهْدٌ شَدِيدٌ فَلَقِيتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، فَاسْتَقْرَأْتُهُ آيَةً مِنْ كِتَابِ اللَّهِ، فَدَخَلَ دَارَهُ وَفَتَحَهَا عَلَىَّ، فَمَشَيْتُ غَيْرَ بَعِيدٍ، فَخَرَرْتُ لِوَجْهِي مِنَ الْجَهْدِ وَالْجُوعِ فَإِذَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَائِمٌ عَلَى رَأْسِي فَقَالَ " يَا أَبَا هُرَيْرَةَ ". فَقُلْتُ لَبَّيْكَ رَسُولَ اللَّهِ وَسَعْدَيْكَ. فَأَخَذَ بِيَدِي فَأَقَامَنِي، وَعَرَفَ الَّذِي بِي، فَانْطَلَقَ بِي إِلَى رَحْلِهِ، فَأَمَرَ لِي بِعُسٍّ مِنْ لَبَنٍ فَشَرِبْتُ مِنْهُ، ثُمَّ قَالَ " عُدْ يَا أَبَا هِرٍّ ". فَعُدْتُ فَشَرِبْتُ، ثُمَّ قَالَ " عُدْ ". فَعُدْتُ فَشَرِبْتُ حَتَّى اسْتَوَى بَطْنِي فَصَارَ كَالْقِدْحِ ـ قَالَ ـ فَلَقِيتُ عُمَرَ وَذَكَرْتُ لَهُ الَّذِي كَانَ مِنْ أَمْرِي وَقُلْتُ لَهُ تَوَلَّى اللَّهُ ذَلِكَ مَنْ كَانَ أَحَقَّ بِهِ مِنْكَ يَا عُمَرُ، وَاللَّهِ لَقَدِ اسْتَقْرَأْتُكَ الآيَةَ وَلأَنَا أَقْرَأُ لَهَا مِنْكَ. قَالَ عُمَرُ وَاللَّهِ لأَنْ أَكُونَ أَدْخَلْتُكَ أَحَبُّ إِلَىَّ مِنْ أَنْ يَكُونَ لِي مِثْلُ حُمْرِ النَّعَمِ.
Rapporté par Abu Huraira : Un jour, alors que j’étais épuisé à cause d’une grande faim, j’ai rencontré ‘Umar ibn Al-Khattab et je lui ai demandé de me réciter un verset du Livre d’Allah. Il est entré chez lui et me l’a expliqué. (Puis je suis sorti et) après avoir marché un peu, je suis tombé par terre à cause de la fatigue et de la faim. Soudain, j’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) debout près de ma tête. Il a dit : « Ô Abu Huraira ! » J’ai répondu : « Me voici, ô Messager d’Allah (ﷺ), et à ton service ! » Il m’a alors pris par la main et m’a aidé à me relever. Il a compris ce que j’endurais. Il m’a emmené chez lui et a demandé qu’on apporte un grand bol de lait. J’en ai bu, puis il a dit : « Bois encore, ô Abu Hirr ! » J’ai bu de nouveau, puis il a répété : « Bois encore. » J’ai continué jusqu’à ce que mon ventre soit plein et ressemble à un bol. Ensuite, j’ai rencontré ‘Umar et je lui ai raconté ce qui m’était arrivé, en lui disant : « Quelqu’un qui avait plus de droit que toi, ô ‘Umar, s’est occupé de moi. Par Allah, je t’ai demandé de me réciter un verset alors que je le connaissais mieux que toi. » ‘Umar m’a alors dit : « Par Allah, si je t’avais accueilli et nourri, cela m’aurait été plus cher que de posséder de beaux chameaux rouges. »
Rapporté par
Abou Hourayra (RA)
Source
Sahih Al-Boukhari # 70/5375
Grade
Sahih
Catégorie
Chapitre 70: Nourriture