Boulough Al-Maram — Hadith #52304
Hadith #52304
وَعَنِ ابْنِ عُمَرَ -رَضِيَ اَللَّهُ عَنْهُمَا- قَالَ: { لَمَّا تُوُفِّيَ عَبْدُ اَللَّهِ بْنِ أُبَيٍّ جَاءٍ اِبْنُهُ إِلَى رَسُولِ اَللَّهِ - صلى الله عليه وسلم -. فَقَالَ: أَعْطِنِي قَمِيصَكَ أُكَفِّنْهُ فِيهِ, فَأَعْطَاه ُ]إِيَّاهُ] } مُتَّفَقٌ عَلَيْهِ 1 .1 - صحيح. رواه البخاري (1269)، ومسلم (2400). هذا وقد جاءت أحاديث أخرى يتعارض ظاهرها مع حديث ابن عمر، وجواب ذلك مبسوط في "سبل السلام" وغيره "كالفتح". "تنبيه": أخذ بعضهم كالإسماعيلي وابن حجر وغيرهما من هذا الحديث جواز طلب آثار أهل الخير منهم للتبرك بها!! وأقول: كلا. فهذا يجوز فقط -أي: التبرك- بآثار النبي صلى الله عليه وسلم دون غيره من أهل الخير والصلاح، ودليلنا على هذا، هو ذلك الأصل الأصيل، الذي نجهر به ليل نهار، ونعلمه كل الناس، ألا وهو: "على فهم السلف الصالح" وتلك هي التي تميز أصحاب الدعوة السلفية عن غيرهم من أصحاب الدعوات الأخرى، سواء كانت مذهبية فقهية، أو دعوية فكرية، أو منهجية حزبية. وهذا المثال من الأمثلة الواضحة على أنه بدون هذا القيد يلج الإنسان إلى الابتداع من أوسع أبوابه، والعياذ بالله، ففي السنة نجد أن الصحابة رضي الله عنهم تبركوا بوضوئه صلى الله عليه وسلم، وبعرقه، وبغير ذلك من آثاره صلى الله عليه وسلم كما في "الصحيحين" وغيرهما. ولكن هل نجد الصحابة أو السلف الصالح في القرون الثلاثة المفضلة قد فعلوا ذلك بآثار أحد غير النبي صلى الله عليه وسلم؟ لا شك أن كل منصف سيقول: لا لم نجد؟ فنقول: لو كان ذلك خيرا لسبقونا إليه، ولكن لما لم يفعلوا ذلك وجعلوه خصوصية للنبي صلى الله عليه وسلم، وجب علينا أن لا نتعدى فهمهم، وإلا وقعنا في مثل ما يقع فيه كثير من الناس في البدع والضلالة بسبب طرحهم لهذا القيد "على فهم السلف الصالح" وإلا فكثير من هؤلاء -إن لم يكن كلهم- مع ضلالهم يقولون بوجوب الأخذ بالكتاب والسنة. وأخيرا أذكر بعض من تصدر المجالس والندوات في أيامنا هذه أن هذا الأصل له أدلته من كتاب الله عز وجل ومن حديث النبي صلى الله عليه وسلم، لا كما ذكر أحدهم في بعض دروسه! من أنه طوال حياته العلمية! لا يعرف إلا الكتاب والسنة وهكذا تلقى من مشائخه! إلى أن ابتدع السلفيون هذا القول. وعلى أية حال كل ذلك مفصل في رسالتي "السلفيون المفترى عليهم" والحمد لله أولا وآخرا.
D'après Ibn Umar (qu'Allah les agrée tous deux), il a dit : « À la mort d'Abdullah ibn Ubay, son fils vint trouver le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions soient sur lui) et lui dit : « Donne-moi ta tunique afin que je puisse l'envelopper dedans. » Il la lui donna. » Hadith authentique. 1.1 - Authentique. Rapporté par al-Bukhari (1269) et Muslim (2400). D'autres hadiths semblent contredire celui d'Ibn Umar ; la réponse à cette question est expliquée en détail dans « Subul al-Salam » et d'autres ouvrages tels que « al-Fath ». Remarque : Certains savants, comme al-Isma'ili, Ibn Hajar et d'autres, ont déduit de ce hadith qu'il est permis de demander des bénédictions sur les reliques des pieux. Il n'est pas permis de solliciter des bénédictions sur les reliques des pieux ! Je dis : Non. Il est uniquement permis de rechercher la bénédiction auprès des reliques du Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui), et non auprès de celles d'autres personnes pieuses et vertueuses. Notre preuve en est ce principe fondamental que nous proclamons jour et nuit et que nous enseignons à tous : « Conformément à la compréhension des pieux prédécesseurs. » C'est ce qui distingue les adeptes du salafisme des autres prédicateurs, qu'ils appartiennent à une école de jurisprudence particulière, à un courant intellectuel ou à une méthodologie partisane. Cet exemple illustre clairement que, sans cette restriction, on s'aventure dans l'innovation par ses portes les plus larges, à Dieu ne plaise. Dans la Sunna, nous constatons que les Compagnons (qu'Allah les agrée) recherchaient la bénédiction auprès de l'eau des ablutions du Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui), de sa sueur et d'autres reliques, comme le rapportent les deux Sahihs (Bukhari et Muslim) et d'autres sources. Mais trouve-t-on chez les Compagnons ou les pieux prédécesseurs des trois siècles de prédilection un tel traitement des reliques d'un autre que le Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui) ? Sans aucun doute, toute personne de bonne foi répondra : Non. Nous disons : Si cela était permis, ils nous l'auraient fait avant nous. Mais puisqu'ils ne l'ont pas fait et ont considéré cela comme un privilège propre au Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui), nous ne devons pas nous écarter de leur interprétation. Autrement, nous tomberions dans les mêmes erreurs et le même égarement que beaucoup, qui appliquent cette condition « selon l'interprétation des pieux prédécesseurs ». Nombre de ces personnes, sinon toutes, malgré leur égarement, affirment encore l'obligation de se conformer au Coran et à la Sunna. Enfin, je rappelle à ceux qui président des réunions et des séminaires aujourd'hui que ce principe trouve ses preuves dans le Livre d'Allah, le Très-Haut, et dans les hadiths du Prophète (que la paix et les bénédictions soient sur lui), contrairement à ce qu'affirme l'un d'eux dans certains de ses enseignements ! Ce dernier prétendait n'avoir connu, durant toute sa vie d'érudit, que le Coran et la Sunna, et que c'est ce qu'il avait reçu de ses maîtres, jusqu'à ce que les salafistes inventent cette affirmation. Quoi qu'il en soit, tout cela est exposé en détail dans mon traité « Les salafistes calomniés ». Louange à Allah, en premier et en dernier.
Source
Boulough Al-Maram # 3/546
Grade
Sahih
Catégorie
Chapitre 3: Chapitre 3